Archive pour avril, 2015

Sémantique coloniale… La doctrine de la conquête comme système de domination…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 19 avril 2015 by Résistance 71

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

La conquête comme système conceptuel de domination

 

Steven Newcomb

 

3 avril 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/04/03/conquest-idea-system-domination

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien que les Etats-Unis aient imposé par la force des critères de domination sur la nations natives originelles de ce continent, il est somme toute assez typique de voir les tribunaux des Etats-Unis et la plupart des universitaires de droit utiliser les mots “conquérant”, conquête” et “conquérir” et non pas les mots “domination”, “dominants”, “dominer”. Le professeur Robert Miller (Shawnee) par exemple, a intitulé son livre: “Native America: Discovered and Conquered” (2008). Le théologien George “Tink” Tinker (Osage) a intitulé son livre de 1993 “Missionary Conquest” et dans mon livre Pagans in the Promised Land (2008), je réfère au modèle mental de “conquérant” et à l’idée de conquête.

Avec le recul, je vois maintenant que cela aurait eu plus de sens d’écrire au sujet du “dominant” et de son modèle mental. Pensez à la différence apportée si George Tinker avait intitulé son livre Missionary Domination, (Domination missionnaire) ou si Robert Miller avait intitulé le sien “Native America: ‘Discovered’ and Dominated.” Se référer à nos nations comme étant “découvertes et conquises” donne l’impression que la lutte est terminée et que les Etats-Unis sont les “gagnants” contre l’ “ennemi” que sont les nations natives du continent et que nous devons vivre avec cette conséquence à tout jamais.

Une bonne partie du processus de décolonisation implique le fait d’embrasser le besoin de se démarquer consciemment des termes colonisateurs de référence en n’utilisant plus le mot de “conquête” et de commencer à utiliser le terme de “domination” en référence au système de la loi et politique fédérale indienne adopté par les Etats-Unis. Cette façon de cadrer l’affaire suggère ainsi que la domination des Etats-Unis, toujours imposée sur nos nations originelles, est invalide et doit être mise au défi et terminée.

Peut-être qu’une analogie aiderait à illustrer ce point. Pensez pour un instant à l’empire romain battant une nation ou un peuple en imposant un régime de domination. Imaginons que les Romains réfèrent typiquement de manières orale et écrite à leur système comme étant une “conquête”, ce qui veut dire une “victoire”, un “triomphe”. Cela n’aurait absolument aucun sens pour la nation ou le peuple sur lequel l’empire romain a imposé son règne par la force, d’appeler cette imposition étrangère sur leur sol une “conquête”, voulant dire une victoire romaine ou un “triomphe” sur un ennemi.

Le livre d’Edward Gibson The Rise and Fall of the Roman Empire (Edited with Introduction and Notes by J. W. Saunders, George G. Harrap & Co., 1949) fournit des exemples de langage utilisé de cette façon. Comme l’écrivit Gibson: “Nous avons déjà eu l’occasion de mentionner la conquête de la Grande-Bretagne et de fixer le terme de province romaine sur cette île (p.29) “ et “Avant la conquête romaine, le pays qui est maintenant appelé la Lombardie n’était pas considéré comme partie de l’Italie,” (p.30)

Pour ceux sur qui un système de domination romain a été imposé, appeler cette imposition romaine une “conquête” serait se positionner dans une perspective romaine pour se catégoriser eux-mêmes. Cela voudrait dire qu’ils se verraient comme une ou des nations sur lesquelles une “victoire”, un “triomphe” romain a été accompli, point final. Afin d’éviter une telle erreur, une telle nation ou un tel peuple devrait plutôt utiliser le mot “domination” pour référer au système romain qui leur a été imposé. (NdT: On peut se poser la question de savoir comment les Gaulois, conquis après Alésia, jugèrent la domination romaine ? Il est intéressant de constater que nos livres d’histoire relatent très brièvement la guerre des Gaules pour passer directement au monde “gallo-romain”, présenté comme source progressiste infinie, justifiant ainsi l’idéologie de la conquête au nom de la “civilisation”, employée par nos empires modernes en permanence… N’est-ce pas très convénient de voir la chose de cette façon pour l’oligarchie dominante ? Question: quelle fut la résistance gauloise à l’occupation romaine après la victoire de Jules César ?... Quelles furent les mesures ethnocidaires prises par les occupants pour détruire la culture gauloise ? Y sont-ils parvenus ?)

Les citations ci-dessus provenant de Gibson démontrent comment, au travers de leur utilisation de “la conquête”, les Romains ont assumé une attitude triomphante envers ceux qu’ils dominaient. Les Romains utiliseraient l’expression d’”après la conquête” pour référer au temps d’après que leur imposition soit devenue “gagnante” en forçant les autres peuples et nations sous l’ascendance romaine. Si une nation ou un peuple subjugué décidait qu’il voulait remettre en question l’imposition romaine, il pouvait le faire de manière effective en utilisant l’expression “après la domination” fondée sur l’assomption que la domination d’une nation par une autre est invalide et inacceptable.

Passons maintenant à l’application du mot “conquête” envers nos nations. En 1986, dans l’affaire Chunie v. Ringrose (impliquant une demande territoriale Chumash sur deux îles au large de la côte de Santa Barbara en Californie), la cour d’appel du 9ème district utilisa le mot “conquête” dans le sens de “victoire” ou de “triomphe” de l’Espagne sur les nations indiennes. La cour écrivit: “L’Espagne a acquis les îles par la conquête et la colonisation et ces îles sont ensuite passées au Mexique lorsqu’il a obtenu son indépendance de l’Espagne.” Cette façon de cadrer l’histoire est tellement bateau , que la personne de base qui lirait ce verdict et même le juge et les assesseurs qui l’ont forgée auront peu de chance d’interpréter le mots “conquête” et “colonisation” comme voulant dire “domination”.

Si la cour avait reconnu ce fait, elle aurait pu écrire quelque chose comme: “L’Espagne a acquis ces îles par domination et colonisation”. Mais un tel phrasé ouvrirait ainsi la possibilité d’une reconnaissance de la domination des nations natives par les Etats-Unis et défierait son bien-fondé, la rendant ainsi invalide et serait vue comme devant être terminée.

La décision de la 9ème chambre d’appel dans l’affaire Ringrose déclare: “Après la conquête par les puissances européennes, les Indiens furent permis d’occuper le territoire sur lequel ils avaient précédemment exercé une ‘souveraineté’”. Puis la cour renchérit: “Ce droit (d’occupation des sols) n’est pas un droit de propriété, mais est plutôt un droit d’occupation accordé par le souverain conquérant.” Du point de vue Chumash, qui désire défier le schéma de domination, “après la conquête” devrait-être réexprimé sous la forme “après la domination”. D’un tel point de vue, l’expression “souverain conquérant” serait plus précisément rephrasé en “souverain dominant” qui nie aux nations natives toute forme de titre sur la terre, titre qui pourrait entrer en compétition avec cette domination supposée.

Notez bien la différence de ton lorsque nous écrivons: “après la domination par les puissances européennes, les Indiens furent permis d’occuper le territoire sur lequel ils avaient précédemment exercé une souveraineté. Ce droit n’est as un droit de propriété, mais plutôt un droit d’occupation des sols accordé par le souverain dominant.” Dans l’affaire des Indiens Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis en cour suprême des Etats-Unis (1955), la cour déclara ceci: “Après la conquête, ils (les Indiens) furent autorisés d’occuper des portions de territoire sur lesquelles ils avaient précédemment exercé une ‘souveraineté’, comme nous utilisons ce terme.” Réexprimé d’un point de vue de nation originelle cela sonnerait comme ceci: “Après la domination, ils furent autorisés d’occuper des portions de territoire sur lesquelles ils exerçaient précédemment une ‘souveraineté’, comme nous utilisons le terme.

Appeler un système de domination par son nom de “domination” est un moyen de dire la vérité au pouvoir, mais c’est aussi un moyen d’identifier précisément la nature du système linguistique, mental et comportemental contre lequel nous luttons. Dans son livre Domination and the Arts of Resistance: Hidden Transcripts (Yale University Press, 1990), James C. Scott cite George Orwell en disant “quand l’homme blanc devient tyran, il détruit sa propre liberté”. La surveillance de la population américaine par la NSA, la contraction des libertés civiles du peuple américain en général et la poussée pour un état de sécurité nationale démontrent que bien que le peuple américain pensait être le bénéficiaire du système de domination de l’empire américain, en réalité c’est sa propre existence qui est en train d’être détruite par ce même système impérialiste qui travailla si dur pour détruire l’existence libre de nos nations. (NdT: Ce que dit Newcomb est exactement ce que nous disons depuis le départ de nos analyse et dans notre article de synthèse publié en Mai 2013: “Tous colonisés !”)

L’utilisation par les tribunaux états-uniens d’expressions clefs comme “après la conquête”, “le conquérant souverain” et “la domination ultime” fait partie des transcriptions cachées du mot domination que les Etats-Unis ont utilisé et continuent d’utiliser contre nos nations originellement libres et toujours libres de droit. Une partie de notre tâche immédiate est d’ouvrir ces transcriptions cachées à la scrutinité afin de pouvoir nommer et éliminer précisément et efficacement les schémas ancrés de domination, de subordination et de déshumanisation qui sont utilisés contre nos peuples et nos nations.

Sainte démocratie

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Adrien Simon

 

En des temps étranges, où la diversité

Crevait, seule, au profit de l’uniformité,

Le cerveau des bipèdes sans plume

Perdait leurs lueurs dans une brume.

 

Une brume artificielle, créée de toutes pièces

Par un rabâchage éducatif et médiatique,

Martelant la sainte perfection démocratique.

Une brume où se cognaient jeunesse et vieillesse.

 

« Démocratie libérale ! Elections !

Pluralité ! Vote ! Représentation !

« 
Ces quelques termes hurlés quotidiennement

Devenaient immuables et source d’apaisement.

 

Un apaisement si gargarisant, si rassurant et fier,

Que les discours animés se tarissaient

Lorsqu’un intrigant fringant hurlait

Son doute sur ces notions illusoirement nécessaires.

 

La foule conditionnée bouchaient ses oreilles

A la moindre parole d’un innocent subversif

Qui s’était extirpé de ce dogme massif

Commettant le crime odieux de sortir du sommeil.

 

L’intrigant fringant questionnait :

« Pourquoi la Démocratie deviendrait Vérité ?

Ce n’est qu’une idée et non une immaculée déité ! »

Mais seul son écho, moqueur, répondait.

 

Car, si cette sainteté de système politique

A bien une inaltérable et vraie caractéristique,

C’est la tyrannie de la majorité stupide

Qui se complaît dans son oisiveté cupide.

 

L’intrigant fringant n’était pas un homme dangereux

Mais un penseur, philosophant sur la vie et ses enjeux.

Pourtant, ses bénignes questions le firent passer pour fou

Dans cette réalité de pensée unique, de totalitarisme doux.

* * *

Source:

http://opiflexion.blog4ever.com/sainte-democratie

Terrorisme d’État: La réalité historique des attentats fausse-bannière…

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« Heureusement, la propagande offre au politicien habile et sincère un instrument de choix pour modeler et façonner la volonté du peuple… L’important pour les hommes d’état contemporains n’est pas tant de savoir plaire à l’opinion que de savoir l’amener à partager leurs vues. »
~ Edward Bernays, 1928 ~

Cette citation du neveu de Sigmund Freud et père de la propagande moderne (il fut étudié de près par tous les régimes totalitaires de son temps et après, de Mussolini à Hitler en passant par Staline puis Mao) est issue de son livre « Propagande, comment manipuler l’opinion en démocratie », qu’il écrivit en 1928.

Ce qui laisse pantois est la toute dernière phrase du livre qui dit ceci:  » La propagande ne cessera jamais d’exister. Les esprits intelligents doivent comprendre qu’elle leur offre l’outil moderne dont ils doivent se saisir à des fins productives, pour créer de l’ordre à partir du chaos. »

ORDO AB CHAO ou l’ordre du chaos est la devise du Nouvel Ordre Mondial et quoi de mieux pour créer le « chaos constructeur de la gouvernance mondiale » que le terrorisme faux-drapeau couvert par les couches superposées de la propagande étatiste idoine ?…

— Résistance 71 —

 

Le grand secret de l’Histoire: le terrorisme des opérations sous fausse bannière.

 

Tyler Durden

 

6 avril 2015

 

url de l’article:

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/04/17/attentats-sous-fausse-banniere-mythe-ou-realite/#more-80346

 

Ce vieil adage est bien vrai: si l’on ne retient pas l’Histoire, on est condamné à la répéter.

Le plus grand secret de l’Histoire que les gens n’ont donc pas encore intégré, puisque c’est un secret, est le terrorisme sous fausse bannière.

Il existe de nombreuses attaques sous fausse bannière bien documentées dans lesquelles un gouvernement est l’instigateur et qui, pour des raisons politiques, en reporte la faute sur son ennemi.

Les opérations sous fausse bannière ont, sans arrêt, changé le cours de l’Histoire, dans le monde entier. Sauf si le peuple prend conscience de ce style d’opération, les gouvernements continueront à les utiliser pour provoquer de plus en plus de guerres désastreuses.

Dans les exemples suivants, les officiels gouvernementaux qui ont participé à ces attaques (ou en ont sérieusement proposé) l’ont avoué, oralement ou par écrit :

  1. – En 1931, les troupes japonaises ont déclenché une petite explosion dans un train et ont accusé la Chine pour justifier l’invasion de la Mandchourie. C’est une histoire connue sous le nom de  l’incident de Munkenou l’incident de Mandchourie. Le tribunal militaire international de Tokyo a trouvé que «plusieurs des participants à ce plan, dont Hashimoto (un officier supérieur de l’armée japonaise) ont plusieurs fois admis leur participation à ce complot et ont déclaré que le but de cet incident était de donner une excuse à l’occupation de la Mandchourie par l’armée du Kwantun ». Voyez ici.
  2. – Un haut officier de la SS nazi a avoué au tribunal de Nuremberg que, sous les ordres du chef de la Gestapo, lui et d’autres militaires nazis ont attaqué leur propre peuple et des infrastructures pour en rejeter la faute sur les Polonais afin de justifier l’invasion de la Pologne.
  3. – Le général nazi Franz Halder a aussi témoigné au tribunal de Nuremberg que le dirigeant nazi Goering avait admis avoir donné l’ordre de mettre le feu au parlement allemand (le Reichstag) en 1933 et avait accusé à tort les communistes de cet acte criminel.
  4. – Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a admis par écrit que l’Armée rouge soviétique avait bombardé le village russe de Mainila en 1939, tout en accusant la Finlande de cette attaque, et s’en est servi comme prétexte pour lancer la guerre d’hivercontre la Finlande. Le président russe Boris Eltsine a admis que la Russie avait été l’agresseur dans la guerre d’hiver.
  5. – Le parlement russe, l’actuel président russe Poutine et l’ancien dirigeant soviétique Gorbatchev ont tous reconnu que Joseph Staline avait ordonné à sa police secrète d’exécuter 22 000 officiers de l’armée polonaise à Katyn, en 1940, et en a fait porter la faute aux nazis.
  6. – Le gouvernement britannique a admis avoir bombardé, entre 1946 et 1948,  cinq bateaux transportant des juifs cherchant à fuir l’holocauste pour se réfugier en Israël et avoir créé un faux groupe appelé Défenseurs de la Palestine arabe, qu’il a accusé d’avoir bombardé ces bateaux. (Voir ici, ici et ici)
  7. – Israël a reconnu qu’en 1954 une cellule terroriste israélienne opérant en Égypte avait placé des bombes dans plusieurs bâtiments, dont des bureaux diplomatiques américains, et avait laissé des preuvesimpliquant les Arabes. (Une des bombes s’est déclenchée prématurément, permettant aux Égyptiens d’identifier les coupables et plusieurs Israéliens impliqués ont avoué.) (Voir ici et ici)
  8. – La CIA a admis qu’elle avait employé des Iraniens dans les années 1950 pour se faire passer pour des communistes cherchant à commettre des attentats, tout cela pour essayer de retourner la population contre le premier ministre élu démocratiquement.
  9. – Le premier ministre turc a reconnu que le gouvernement turc avait organisé les attentats de 1955 contre le consulat turc en Grèce, endommageant par la même occasion le lieu de naissance, situé a proximité, du fondateur de la Turquie moderne, tout en faisant porter la responsabilité à la Grèce et justifier les violences anti-grecques.
  10. – Le premier ministre britannique a avoué à son secrétaire de la défense que le président américain Dwight Eisenhower et lui avaient approuvé un plan en 1957 pour lancer des attaques sur la Syrie et en reporter la faute sur le gouvernement syrien comme moyen de parvenir à un changement de régime
  11. – Un ancien premier ministre italien, un juge italien et un ancien chef du contre-espionnage italien ont admis que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone et de la CIA, ont organisé des attentats en Italie et d’autres pays européens pour que la population se joigne aux gouvernements dans leur lutte contre le communisme. Comme l’a fait remarquer un participant à ce programme secret: «Vous devez attaquer des civils, des gens, des femmes et des enfants, des innocents et des inconnus totalement éloignés de la sphère politique. La raison en est très simple. Tout cela pour pousser les gens, le peuple italien, à se tourner vers l’État pour demander plus de sécurité.» (Voir aussi ici) (L’Italie et d’autres pays européens avaient déjà rejoint l’OTAN avant que ces attentats ne soient perpétrés.) Et regardez cette émission spéciale de la BBC. Ils ont aussi exécuté des attentats en France, en Belgique, au Danemark, en Allemagne, en Grèce, en Hollande, en Norvège, au Portugal, au Royaume Uni et encore dans d’autres pays.

Les attentats sous fausse bannière exécutés sous ce programme OTAN/CIA comportent entre autres :

L’assassinat du premier ministre turc (1960)

Des attentats à la bombe au Portugal (1966)

Le massacre de la Piazza Fontana en Italie (1969)

Des attaques terroristes en Turquie (1971)

Les attentats à la bombe de Peteano (1972)

Les fusillades de Brescia en Italie et un attentat à la bombe dans un train (1974)

Des fusillades à Istanbul (1977)

Le massacre d’Atocha à Madrid (1977)

L’enlèvement et le meurtre d’un Premier ministre italien (1978)

Les attentats de la gare de Bologne en Italie (1980)

La fusillade et l’assassinat de 28 passants à Brabant en Belgique (1985)

  1. – En 1960, le sénateur américain George Smathers propose que les États Unis lancent «une fausse attaque sur la baie de Guantanamo qui nous donnerait l’excuse pour déclencher une bataille puis d’aller renverser Castro
  2. – Des documents du département d’État montrent que, en 1961, le chef de l’armée et d’autres fonctionnaires de haut niveau discutaient de l’opportunité de faire exploser un consulat en République dominicaine pour avoir le prétexte d’envahir le pays. Le plan ne fut jamais exécuté mais tout ce beau monde l’envisageait comme une sérieuse possibilité.
  3. – Comme le gouvernement américain l’a reconnu, des documents de 1962 récemment déclassifiés montrent que le chef des armées a donné son accord à un plan pour faire exploser des avions AMÉRICAINS (sous un plan très élaboré d’échange d’avions) et pour commettre aussi des actes terroristes sur le sol américain, en accuser des Cubains et justifier ainsi une invasion de Cuba. Regardez l’article de ABC, les documents officiels et l’interview par Peter Jennings de l’ancien journaliste d’investigation d’ABC world news.
  4. – En 1963, le département de la Défense américain a écrit un mémo poussant à des attaques à l’intérieur de l’Organisation des États d’Amérique, dans des pays comme la Jamaïque ou Trinité et Tobago, pour ensuite en accuser le gouvernement cubain.
  5. – Le département de la Défense américain a même été jusqu’à proposer de secrètement payer quelqu’un dans le gouvernement Castro pour attaquer les États-Unis: «La seule solution restante à envisager serait alors de corrompre un des subordonnés militaire de Castro pour qu’il lance une attaque sur Guantanamo.»
  6. – La NSA a avoué qu’elle avait menti à propos de ce qu’il s’était réellement passé dans le golfe du Tonkin en 1964, manipulant les données pour qu’elles montrent des bateaux vietnamiens tirer sur un navire américain, justifiant ainsi le déclenchement de la guerre du Vietnam.
  7. – Un comité d’enquête du Congrès américain a montré que, dans le cours de sa campagne «Cointelpro», le FBI avait utilisé de nombreux provocateurs, des années 1950 jusqu’aux années 1970, pour perpétrer des violences et les utiliser pour faussement accuser des activistes politiques.
  8. – Un haut général turc a admis que les forces turques avaient incendié une mosquée à Chypre dans les années 1970 pour en faire porter la responsabilité sur leurs ennemis. Il expliqua: «Au cours de certaines guerres on accuse l’ennemi d’actes de sabotage pour augmenter la résistance populaire. On l’a fait à Chypre, on a même brûlé une mosquée.» En réponse à l’air incrédule de son interlocuteur, le général a ajouté «C’est juste un exemple
  9. – Un document déclassifié de la CIA, datant de 1973, a révélé un programme pour entraîner des forces de police et militaires étrangères à la manière de fabriquer des dispositifs piégés, en faisant croire qu’ils les entraînaient seulement à la façon d’enquêter sur les actes terroristes:

Voici le programme:

  1. Enseigner aux stagiaires les techniques de base pour utiliser des explosifs de démolition, commerciaux ou militaires, et la manière de les utiliser dans des opérations de terrorisme ou de sabotage industriel.
  2. Présenter aux stagiaires le matériel et l’équipement disponibles sur le marché, ceux qui sont susceptible d’être utilisés par des terroristes ou des saboteurs pour fabriquer des explosifs.
  3. Familiariser les stagiaires avec les concepts d’analyse de la cible et de planification des opérations utiles à un terroriste ou un saboteur.
  4. Présenter aux stagiaires les moyens et techniques concernant les dispositifs piégés avec des travaux pratiques sur des dispositifs déjà fabriqués ou à fabriquer eux même.

Le programme fournit aux stagiaires de bonnes opportunités de familiarisation et d’entrainement en manipulant, préparant et utilisant les diverses charges explosives, agents incendiaires, outils de terrorisme et techniques de sabotage.

  1. – Le gouvernement a admis (et ici) qu’en 1978 les services secrets allemands ont fait exploser une bombe contre le mur extérieur d’une prison et placé des outils d’évasion pour qu’un prisonnier, un membre de la Faction armée rouge, puisse s’évader et qu’on lui fasse porter la responsabilité d’un attentat.
  2. – Un agent du Mossad a reconnu qu’en 1984 le Mossad avait placé un émetteur radio dans la résidence de Kadhafi à Tripoli pour transmettre de fausses émissions enregistrées par le Mossad, dans le but de faire croire que Kadhafi soutenait le terrorisme.
  3. – Le Conseil sud-africain pour la vérité et la réconciliation a trouvé qu’en 1989, le Bureau de coopération civile (une branche secrète des forces de défense sud-africaines) avait proposé à un expert en explosifs de «participer à une opération destinée à discréditer l’ANC en faisant exploser le véhicule de police de l’officier chargé de l’enquête sur le meurtre», faisant ainsi croire que l’ANC était responsable de l’opération.
  4. – Un diplomate algérien ainsi que plusieurs officiers de l’armée algérienne ont reconnu que, dans les années 1990, l’armée algérienne massacrait fréquemment des civils et en accusait les militants islamiques. (Voir la vidéo)
  5. – Une publication de 1994 de l’armée américaine, les Tactiques techniques et procédures de défense internes pour les Forces spéciales, rééditée en 2004, recommande ouvertement d’employer des terroristes et d’utiliser des opérations sous fausses bannières pour déstabiliser les régimes de gauche en Amérique latine. Des attaques sous fausse bannière ont donc été exécutées en Amérique du sud et d’autres régions du monde dans le cadre de la guerre salede la CIA. (Voir ici)
  6. – Dans le même genre, un manuel d’opérations psychologiquesrédigé par un contractant de la CIA pour le compte des rebelles contras du Nicaragua fait remarquer l’intérêt d’assassiner quelqu’un de son bord pour créer un martyr pour la cause. Le manuel a été authentifié par le gouvernement américain. Le Washington Post, l’AP et d’autre médias ont fait un tel remue-ménage autour de cette affaire que, durant la campagne présidentielle de 1984, le président Reagan, a été confronté à cette question à la télévision nationale:

«En ce moment, nous faisons face à cette extraordinaire histoire de manuel de guérilla de la CIA distribué aux anti-sandinistes que nous soutenons, manuel qui professe non seulement le meurtres de sandinistes, mais aussi l’utilisation de criminels pour tuer des membres de la guérilla que nous soutenons, afin d’en faire des martyrs.»

  1. – Une équipe indonésienne enquêtant sur les violents pillages qui se sont déroulés en 1998 a déterminé que «des membres de l’armée ont été impliqués dans les pillages, certains dans le but délibéré de les provoquer
  2. – Des officiers supérieurs du renseignement et de l’armée russe ont reconnu que le KGB avait, en 1999, fait exploser des appartements occupés par des Russes pour en accuser les Tchétchènes et justifier l’invasion de la Tchétchénie. (Voir ce rapport et cette discussion)
  3. – Comme le rapportent la BBC, le New York Times, et l’AP, des officiels de Macédoine ont admis que le gouvernement avait tué de sang-froid sept immigrants innocents et prétendu que c’étaient des soldats d’al-Qaïda qui tentaient de tuer des policiers macédoniens, ceci pour essayer de se joindre à la guerre contre la terreur
  4. – Des officiers supérieurs de la police de Gènes, en Italie, ont avoué que, en juillet 2001, au G8 de Gènes, la police avait placé des cocktails Molotov et simulé le poignardage d’un officier de police pour justifier une violente répression contre les manifestants.
  5. – Les États-Unis ont lancé de fausses accusations contre l’Irak en disant qu’il avait joué un rôle dans les attaques du 11 septembre, comme le montre un mémo du secrétariat à la Défense, et ces accusations ont été la justification principale pour déclencher la guerre contre ce pays. Même après que la Commission sur le 11 septembre n’a reconnu aucune relation entre les deux, Dick Cheney a dit avoir des preuves accablantesde relations entre al-Qaida et le régime de Saddam Hussein, que Cheney avait probablementdes informations inaccessibles à la commission du 11 septembre et que les médias ne faisaient pas leur devoir en rapportant de tels liens. Les hauts fonctionnaires américains reconnaissent maintenant que la guerre d’Irak a été lancée pour le pétrole, pas pour le 11 septembre ou les armes de destruction massive. A la suite des déclarations de quelques loups solitaires, de nombreux officiels américains disent maintenant que le 11 septembre a été du terrorisme d’état, mais que ce n’était pas l’Irak qui était derrière les terroristes. (De nombreux officiels ont aussi supposé que le 11 septembre était une opération sous fausse bannière organisée par quelques voyous dans le gouvernement américain, mais une telle affirmation sort du sujet de notre discussion. Le point actuel est que les États-Unis ont accusé l’Irak tout en sachant que l’Irak n’avait rien à voir la dedans.)
  6. – Même si le FBI reconnait maintenant que les attaques à l’anthrax ont été lancées par un ou plusieurs scientifiques travaillant pour le gouvernement, un haut dirigeant du FBI a dit que des officiels de la Maison Blanche leur avaient ordonné d’accuser al-Qaida pour ces attaques à l’anthrax (rappelez vous à quoi les lettres ressemblaient). Des officiels du gouvernement confirment aussi que la Maison Blanche avait essayé de lier ces attaques à l’Irak pour justifier un changement de régime dans ce pays.
  7. – Selon le Washington Post, la police indonésienne a reconnu que les militaires avaient tué des professeurs américains à Papua en 2002 et accusé le groupe séparatiste papou pour qu’il soit placé sur la liste des organisations terroristes.
  8. – Le très respecté ancien président indonésien Gus Dur a aussi reconnu que le gouvernement avait probablement joué un rôle dans les attentats de Bali en 2002.
  9. – La police gardant le sommet de l’Union européenne de 2003 en Grèce a été filmée en train de donner des cocktails Molotovà un manifestant pacifique.
  10. – L’ancien avocat du département de la Justice, John Yoo a suggéré en 2005 que les Américains devraient lancer l’offensive contre al-Qaida en «créant une fausse organisation terroriste. Elle pourrait avoir ses propres sites web, centres de recrutement et d’entrainement et opérations de financement. Elle pourrait lancer de fausses opérations terroristes et se donner le crédit pour les vrais, semant la confusion dans les rangs d’al-Qaida, semant le doute entre ses rangs et remettant en question la validité de ces communications
  11. – Dans le même genre, le professeur John Arquilla de la Naval Postgraduate School, un analyste stratégique réputé pour avoir développé le concept de guerre du net, a poussé les services de renseignement occidentaux à créer de nouveaux pseudo gangsde terroristes comme moyen de perturber les vraisréseaux terroristes. Selon Seymour Hersh, un journaliste ayant été honoré d’un prix Pulitzer, la stratégie des pseudo gangs est déjà utilisée par le Pentagone:

«Selon la nouvelle méthode de Rumsfeld, m’a-t-on-dit, les stratèges militaires américains auront l’autorisation, à l’étranger, de se faire passer pour des hommes d’affaires corrompus cherchant à acheter de la contrebande pouvant être utilisée à la fabrication de systèmes nucléaires. Selon des conseillers du Pentagone, des citoyens locaux pourront être recrutés et envoyés rejoindre des guérillas ou des terroristes…»

«Ces nouvelles règles permettront à la communauté des Forces spéciales de mettre en place ce qu’ils appellent des groupes d’action dans le pays cible et qui pourront être utilisés pour infiltrer et éliminer des organisations terroristes. « Vous souvenez-vous de ces groupes paramilitaires d’extrême droite du Salvador?», me demanda l’ancien officiel du renseignement, en se référant à ces gangs ayant commis des atrocités au début des années 1990. «Nous les avons créés et financés. L’objectif maintenant est d’embaucher des gens locaux partout où nous en avons besoin. Et nous ne dirons rien au congrès à ce sujet.» Un ancien officier militaire, au courant des actions commandos du Pentagone a dit: «Nous allons marcher côte à côte avec les voyous.»

  1. – En juin 2005, United Press Internationala publié ce rapport :

«Des officiers des renseignements américains nous ont fait savoir que quelques rebelles en Irak utilisent des pistolets Beretta 92, tous récents mais avec leurs numéros de série non visibles. Ces numéros ne semblent pas avoir été physiquement enlevés. On dirait plutôt qu’ils sont sortis de la chaine de production sans numéro de série. Ce qui indiquerait que ces armes étaient destinées à des groupes de terrain ou des cellules terroristes avec l’accord du gouvernement. Des analystes soupçonnent que ces armes ont été fournies par le Mossad ou la CIA et qu’elles sont utilisées par des agents provocateurs, car les autorités américaines montrent ces attaques de rebelles contres de civils pour délégitimer la résistance

  1. – En 2005, des soldats israéliens déguisés ont avoué avoir jeté des cailloux sur d’autres soldats israéliens pour pouvoir accuser les Palestiniens et utiliser cette excuse pour réprimer les manifestations pacifiques palestiniennes.
  2. – En 2007, la police du Québec a reconnu que les voyous qui portaient des cailloux au milieu d’une manifestation pacifique étaient en réalité des policiers déguisés (voir ca aussi).
  3. – En 2008 un manuel sur les opérations spéciales de terrain recommande que l’armée américaine manipule à ses fins des organisations non étatiques telles que groupes paramilitaires, individus, chefs d’entreprises, organisations politiques étrangères, organisations de résistance, expatriés, terroristes transnationaux, terroristes désillusionnés, contrebandiers ou tout autre groupe d’indésirables. Le manuel indique ouvertement que les opérations spéciales américaines peuvent utiliser autant le terrorisme que le contre-terrorisme (mais aussi des activités criminelles transnationales comme le trafic de drogue, d’armes et des transactions financières illégales.)
  4. – Aux manifestations du G20 de 2009, à Londres, un membre du parlement britannique a vu des policiers en civil en train d’inciter la foule à la violence.
  5. – En 2011, des politiciens égyptiens ont reconnu (ici aussi) que des fonctionnaires avaient pillé les musées de leurs objets de grande valeur et mis cela sur le dos des manifestants pour les discréditer.
  6. – Un colonel de l’armée colombienne a avoué que son unité avait tué 57 civils puis leur avait mis des uniformes pour faire croire qu’ils étaient des rebelles tués au combat.
  7. – Embrose Evans-Pritchard, le très respecté journaliste du Telegraph, a dit que l’ancien chef des renseignements saoudien, le prince Bandar, avait récemment reconnu que le gouvernement saoudien contrôlait les terroristes tchétchènes.
  8. – Des sources américaines de haut niveau ont admis que le gouvernement turc, membre de l’OTAN, avait organisé l’attaque chimique dont on avait accusé le gouvernement syrien. Un membre haut placé du gouvernement turc a reconnu que des plans était prévus pour perpétrer des attaques et accuser le gouvernement syrien de celles-ci.
  9. – Le chef de la sécurité ukrainienne a reconnu que les tirs de snipers qui ont déclenché le coup d’État ont été réalisés dans ce but. Des officiels ukrainiens ont précisé que les snipers ukrainiens avaient tiré sur les deux camps afin de provoquer le maximum de désordre.
  10. – L’agence d’espionnage britannique a admis (voir ici) qu’elle exécute des cyber attaques sous fausse bannièresur des cibles, piégeant ces cibles en écrivant des propos offensifs ou illégaux… pour ensuite prétendre que ce sont elles qui les ont écrites.
  11. – Des soldats américains ont avoué que s’ils tuaient des innocents en Irak ou en Afghanistan, alors ils abandonnaient des armes près des corps pour faire croire qu’ils étaient des militants.
  12. – De la même manière, la police piège des innocents pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Cette pratique est si connue que le New York Timesécrit en 1981: «Dans le jargon policier américain, un throwdown est une arme que l’on place intentionnellement près de la victime

En 1999, Newsweekrapporte:

Perez, un ancien policier de Los Angeles, fut surpris en train de voler huit livres de cocaïne du casier à preuves de la police. Après avoir plaidé coupable, il demanda un allègement de sentence en racontant une étonnante histoire de tentative de meurtre et de throwdown, mot d’argot pour une arme déposée par des policiers pour justifier légalement une fusillade. Perez a dit que son partenaire, l’officier Nino Durden, et lui avaient tué un membre désarmé du Gang de la 18e Rue, puis placé un fusil semi automatique près du suspect inconscient pour déclarer que celui-ci avait essayé de leur tirer dessus.

Wikipedia note:

«Dans le cadre de son allègement de peine, Perez impliqua des dizaines d’officiers de la division antigang, en racontant qu’ils battaient régulièrement les membres des gangs, plaçait des preuves sur les suspects, falsifiaient les rapports et provoquaient eux mêmes des fusillades.»

(En aparté, même si ce ne sont techniquement pas des attaques sous fausse bannière, la police a été prise piégeant des innocents par de nombreux autres moyens, aussi)

C’est tellement commun qu’il y a un nom pour cela.

Un ancien officier des renseignements a récemment soutenu que: «La plupart des terroristes sont des terroristes sous fausse bannière ou sont créés par nos propres services de sécurité

Cela pourrait être une exagération (et, comme on a vu dans les exemples ci-dessus, les États-Unis ne sont pas les seuls à avoir employé cette méthode). Le fait est que c’est une stratégie largement utilisée.

Cette forme de tromperie est si commune qu’on lui a donné un nom il y a des centaines d’années.

Le terrorisme sous fausse bannière est défini comme un gouvernement qui attaque son propre peuple, pour reporter l’accusation sur d’autres et justifier la guerre qu’ils vont leur faire.

Ou, comme le définit Wikipédia :

«Une opération sous fausse bannière est une opération secrète conduite par des gouvernements, des corporations ou autres organisations, qui est planifiée pour faire croire qu’elle a été perpétrée par une autre entité. Le terme vient du concept militaire d’utiliser un faux drapeau, c’est à dire utiliser un drapeau d’un pays qui n’est pas le sien. Les opérations sous fausse bannière ne se limitent pas aux temps de guerre ou de contre-révolution et ont aussi été utilisée en temps de paix, par exemple durant la stratégie de la tension en Italie.» (NdT : Voir exemple N 11)

Le mot vient de l’époque des bateaux en bois, lorsqu’un bateau hissait le pavillon de son ennemi avant de l’attaquer. De cette inversion de bannière vient le terme attaque sous fausse bannière.

En fait, ce concept est si bien accepté que les règles d’engagement naval, aérien ou terrestre interdisent toutes les attaques sous fausse bannière. Plus précisément, les règles d’engagement statuent qu’une force militaire peut porter le drapeau de l’ennemi, imiter leurs insignes ou en porter les vêtements… mais que la ruse doit être révélée avant l’attaque.

Pourquoi les règles d’engagement sont elles si spécifiques? Surement parce que les nations ont utilisé les attaques sous fausse bannière depuis des siècles. Et les règles de guerre ont au moins essayé que les attaques sous fausses bannière ne soient pas utilisées comme justificatif au déclenchement d’une guerre.

En d’autres mots, ces règles d’engagement montrent que les attaques sous fausse bannière sont des tactiques récurrentes.

Tout au long de l’histoire les dirigeants ont reconnu le danger d’une attaque sous fausse bannière:

«Le terrorisme est la meilleure arme politique car rien ne permet de mieux diriger les gens que la peur d’une mort soudaine.» – Adolf Hitler

«Bien sur que le peuple ne veut pas la guerre… Mais, après tout, c’est aux dirigeants d’un pays d’en choisir la politique, et c’est assez simple d’y rattacher les gens, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, une régime parlementaire ou une dictature communiste… Avec ou sans voix, le peuple peut toujours être amené à suivre la volonté des dirigeants, C’est facile. Tout ce qu’il y a à faire, c’est de leur dire qu’ils sont attaqués, dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et exposer le pays à un danger. Cela marche de la même façon dans tous les pays.» – Hermann Goering

«La manière la plus simple de contrôler le peuple est de perpétuer des actes de terreur. Le peuple réclamera de telles lois si sa sécurité est mise en jeu.» – Joseph Staline

Allez-vous rester silencieux alors que votre gouvernement utilise les méthodes d’Hitler, de Goering ou de Staline? Ou allez-vous répandre le message et montrer aux autres cette pièce manquante cruciale du puzzle de l’histoire… Le terrorisme sous fausse bannière.

Résistance au colonialisme: Lutte autochtone pour la souveraineté… La société des guerriers Mohawk

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Soyez prêts pour l’arrivée de l’hiver

 

Cameron “Bubsy” Martin

 

15 avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.tworowtimes.com/opinions/opinion/be-ready-for-when-winter-comes/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai eu une fois une très bonne conversation avec un anthropologue américain d’Akwesasne.

C’est une personne intelligente, mais il ne pouvait pas en revenir que nous, les Mohawks, combattons toujours après tout ce que nous avons enduré au gré du temps. Il a dit que sur la base ses recherches sur notre culture de vie, nous étions toujours le peuple guerrier des anciens livres d’histoire.

Alors que nous parlions, se tenait un débat houleux à Akwesasne au sujet de laisser les gardes frontière canadiens porter des armes de poing fournies par le gouvernement lors de leur service au poste frontière de l’île de Cornwall. La réunion se tenait à 23:00 un dimanche soir et la date butoir pour armer les gardes était à minuit ce soir là.

Le consensus général des gens était: Jamais de la vie ! Les gardes frontières harcèlent déjà les Mohawks d’Akwesasne suffisamment sans être armés, qu’est-ce que ce sera s’ils le sont ?…

Nous nous rappelons nos accords, mais le Canada qui fut autrefois notre allié souffre de perte de mémoire et d’amnésie. Ils ont voulu nous utiliser nous les Mohawks, puis disposer de nous une fois terminées leurs affaires.

Ils allaient être écrabouillés entre les Français au Nord et les Américains au Sud alors nous avons une fois de plus sauver la couronne.

Puis nous sommes venus nous reposer dans le village Mohawk de Brantford le long de Grande Rivière afin d’agir en tant que tampon pour les protéger des Américains dans le haut Canada. Ce qu’ils ne semblent pas vouloir comprendre, c’est que nous ne sommes pas les pions de qui que ce soit, bons à jeter après usage dans la guerre. Nous sommes la voix vivante et qui respire de notre terre-mère et nous disons que quiconque pense qu’il peut dominer la nature ou peut dire aux quatre vents ce qu’ils ont à faire, est un imbécile arrogant. Nous appartenons à la terre et non pas l’inverse et nous avons clarifié notre position à ce sujet encore et toujours.

Cette fois-là sur l’île de Cornwall à 23:55 les services frontaliers CBSA évacuèrent leur poste et quittèrent leur boulot. Il y avait 500 Mohawks en colère à l’extérieur criant. Nous étions sur le point de faire cuire quelques marshmallows comme nous l’avons fait dans le passé. L’histoire montre que c’est un guerrier des six nations Haudenosaunee (iroquoises) de Grande Rivière qui alluma le feu qui dévasta la Maison Blanche à Washington dans la guerre de 1812. Il a reçu une pension pour ce fait de guerre.

C’est ainsi que nous fonctionnons. Cette nuit particulière ne fut pas différente et les puissances en place le savaient. J’ai dit aux gars là-bas que j’étais partant pour quoi que ce soit, mais que c’était leur show, je n’étais qu’un visiteur. On m’a toujours dit qu’il fallait laisser les membres de la communauté mener toute forme d’action directe par respect, parce que finalement ce sont eux qui vivent là après que vous soyez repartis chez vous, vous devez marcher sur des œufs.

Nous avions sorti les pelles mécaniques et une grosse pelleteuse était sur le site si nous décidions de nous y enterrer. La situation devenait tendue. Je remarquais un policier en civil d’Akwesasne que j’avais déjà vu, faire des clichés mentaux de la foule.

Quand tout le monde écoutait le grand orateur Mohawk Jake Swamp et regardait devant eux, l’espion lui regardait derrière et dévisageait les gens. J’ai remarqué ces choses. C’est mon boulot en tant que loup Mohawk. Ce n’est pas non plus ma première danse dans l’arène…

Donc, au bout du compte, nos soi-disants alliés mollissaient et étaient d’accord de ne pas armer leurs gardes frontières sur notre territoire. Ils vont continuer à pousser pour cela c’est sûr. Cela va à l’encontre de notre grand pacifisme que d’amener des armes sur notre territoire, armes qui pourraient altérer la vie. Des amis ne se font pas cela les uns les autres.

Si c’est notre travail en tant qu’hommes que de porter le fardeau de la paix, ainsi soit-il. (NdT: Il n’y a pas de mots dans les langues iroquoises pour dire “guerrier”, la terminologie n’existe simplement pas. Les “guerriers” sont appelés Rotisken’rakéhte ou “ceux qui portent le fardeau de la paix”). Si nous devons nous battre, c’est nore devoir de protéger l’héritage de nos futurs enfants. Nous avons survécu jusqu’ici et si nous avions dû disparaître, cela se serait passé il y a bien longtemps.

J’ai dit à mon ami anthropologue et il fut tout à fait d’accord avec moi, que Dekanawida n’aurait pas pris la peine de venir chez les Mohawks s’il pensait avec le Grand Créateur que nous serions balayés par un apport soudain de sang étranger.

Les faibles seront absorbés mais les véritables familles combattantes survivront. Il n’y a pas de pitié dans la loi naturelle. Lorsque vient l’hiver, il vaut mieux être prêt et quand la sève d’érable commence à être fluide, il vaudra mieux avoir ses bottes et son seau prêts.
Wakiro !

Si vous voulez correspondre avec lui, Cameron “Bubsy” Martin peut-être joint c/o the Elgin-Middlesex Detention Centre, 711 Exeter Rd., London, ON, N6E 1L3.

Nouvel ordre mondial: Système bancaire parallèle… en dollar US ?… Dissidence ou consolidation de l’oligarchie?…

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Cette très bonne analyse de Michel Chossudovsky est bien complémentaire de ce que nous disions le 2 avril courant au sujet de la Banque Asiatique d’Infrastructure et d’Investissement… Aussi toutes les banques centrales, qui sont es consortiums de banques privées, ne peuvent RIEN FAIRE sans l’aval de leur QG de la Banque des Règlements Internationaux, qui appartient au top de la haute finance mondiale

Tout cela sent l’enfumage… Un de plus…

— Résistance 71 —

 

Les BRICS et la fiction de la “dédollarisation”

 

Michel Chossudovsky

 

16 avril 2015

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/les-brics-et-la-fiction-de-la-dedollarisation/5442923

 

La presse financière ainsi qu’une partie des médias alternatifs parlent d’un possible affaiblissement du dollar étasunien comme monnaie d’échange internationale résultant de l’initiative des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

L’un des arguments centraux dans ce débat sur les devises mondiales concurrentes repose sur l’initiative du BRICS visant à créer une banque de développement qui, selon les analystes, défie l’hégémonie de Wall Street et les institutions de Bretton Woods établies à Washington.

La Nouvelle Banque de développement des BRICS (NBD) a été mise en place pour opposer deux grands géants dirigés par l’Occident – la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). La NBD jouera un rôle clé comme pool de monnaies pour les projets d’infrastructure au sein d’un groupe de cinq pays détenant d’importantes économies nationales émergentes – Russie, Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud. (RT 9 Octobre 2015, c’est l’auteur qui souligne.)

Plus récemment, le rôle de la nouvelle Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (Asian Infrastructure Investment Bank ou AIIB), proposée par la Chine, a été mis en lumière. Selon les reportages, celle-ci menace de « transférer le contrôle de la finance mondiale de Wall Street et Londres vers les nouvelles banques et le fonds de développement de Pékin et Shanghai ».

Les BRICS ont fait l’objet d’un important battage médiatique.

Alors que la création des BRICS a des implications géopolitiques importantes, et l’AIIB et la NBD avec son fonds de réserves d’urgence (Contingency Reserve Arrangement, CRA), proposée par les BRICS, sont des entités libellées en dollars. À moins d’être combinées à un système mutlidevises de commerce et de crédit, elles ne menacent pas l’hégémonie du dollar. Bien au contraire, elles ont tendance à soutenir et augmenter les prêts libellés en dollar. En outre, elles répliquent plusieurs caractéristiques du cadre de Bretton Woods.

Vers un accord multidevises?

L’important, cependant, d’un point de vue géopolitique, c’est que la Chine et la Russie développent un échange rouble-yuan, négocié entre la Banque centrale de Russie et la Banque populaire de Chine.

La situation des trois autres États membres des BRICS (Brésil, Inde, Afrique du Sud) à l’égard de la mise en œuvre des échanges de devises (le réal, la roupie et le rand) est nettement différente. Ces trois pays très endettés sont dans le carcan des conditionnalités du FMI et de la Banque mondiale. Ils ne prennent pas de décisions sur des questions fondamentales touchant à la politique monétaire et à la réforme macro-économique sans avoir le feu vert des institutions financières internationales basées à Washington.

Les échanges de devises entre les banques centrales des BRICS ont été mis de l’avant par la Russie afin de « [f]aciliter le financement du commerce tout en contournant complètement le dollar. Le nouveau système pourra également remplacer de facto le FMI, car il permettra aux membres de l’alliance de diriger les ressources pour financer les pays les plus faibles ». (Voix de la Russie)

Alors que la Russie a officiellement soulevé la question d’un accord multidevises, la structure de la Banque de développement ne reconnaît pas « officiellement » un tel cadre à l’heure actuelle:

« Avec la Chine et les partenaires des BRICS, nous discutons de la mise en place d’un système d’échanges multilatéraux qui permettront de transférer des ressources à un pays ou un autre si nécessaire. Une partie des réserves de change peut être dirigée vers [le nouveau système]. » (Gouverneur de la Banque centrale de Russie, juin 2014, Prime News Agency)

L’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil ont décidé de ne pas aller de pair avec une entente multidevises, laquelle aurait permis le développement du commerce bilatéral et d’activités d’investissement entre les pays du BRIC, opérant en dehors de l’espace de crédit libellé en dollars. En réalité, ils n’avaient pas le choix de prendre cette décision en raison des strictes conditionnalités de prêts imposées par le FMI.

Lourdement endettés sous le poids de leurs créanciers extérieurs, les trois pays sont de fidèles élèves de la Banque mondiale et du FMI. La banque centrale de ces pays est contrôlée par Wall Street et le FMI. Leur entrée dans une entente bancaire non dollarisée ou « antidollar » incluant de multiples devises, aurait exigé l’approbation préalable du FMI.

Le fonds de réserves d’urgence

On définit le fonds de réserves d’urgence (FRU) comme un « cadre dédié à fournir un soutien financier par le biais d’instruments de liquidité et de précaution, en réaction à la pression à court terme actuelle ou potentielle de la balance des paiements ». (Russia India Report  7 avril, 2015). Dans ce contexte, le FRU ne constitue pas un « filet de sécurité » pour les pays du BRIC, il accepte l’hégémonie du dollar étasunien, laquelle est soutenue par des opérations spéculatives de grande envergure sur les marchés des devises et des matières premières.

Le FRU fonctionne essentiellement comme à un accord de prêt de précaution du FMI (comme par exemple celui du Brésil en novembre 1998) visant à permettre aux pays très endettés de maintenir la parité de leur taux de change avec le dollar étasunien en reconstituant les réserves de leur banque centrale avec l’argent emprunté.

Le FRU exclut l’option stratégique de contrôle des changes par les États membres du groupe BRICS. Dans le cas de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud, cette option est largement forclose en raison de leurs accords avec le FMI.

Le FRU de 100 milliards de dollars libellé en dollars US est un « plateau d’argent » pour « les spéculateurs institutionnels » occidentaux, dont JP Morgan Chase, Deutsche Bank, HSBC, Goldman Sachs et al., impliqués dans des opérations de vente à découvert sur le Forex. Le FRU financera au bout du compte l’attaque spéculative sur le marché des changes.

Le néolibéralisme est fermement ancré

Un accord impliquant les monnaies nationales au lieu du dollar US nécessite une politique monétaire souveraine des banques centrales. À bien des égards, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud sont (du point de vue monétaire) des États étasuniens par procuration, fermement alignés sur les diktats économiques de la triade Fonds monétaire international-Banque mondiale-Organisation mondiale du commerce.

Il convient de rappeler que depuis 1991, la politique macroéconomique de l’Inde est contrôlée des institutions de Bretton Woods, avec un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, le Dr. Manmohan Singh, d’abord comme ministre des Finances, puis comme Premier ministre.

Par ailleurs, alors que l’Inde est un allié de la Chine et la Russie au sein des BRICS, elle fait partie d’un nouvel accord de coopération en matière de défense avec le Pentagone, un accord (officieusement) dirigé contre la Russie et la Chine. L’Inde coopère également avec les États-Unis dans la technologie aérospatiale et constitue également le plus grand marché (après l’Arabie saoudite) pour la vente de systèmes d’armes étasuniens. Toutes ces transactions sont en dollars étasuniens.

En 2010, le Brésil a lui aussi signé un accord de grande envergure en matière de défense avec les États-Unis, sous le gouvernement de Luis Ignacio da Silva, qui, selon l’ancien directeur général du FMI Heinrich Koeller, « est [leur] meilleur président » :

« [Je] suis très enthousiaste [par rapport à l’administration de Lula]; mais il est préférable de dire que je suis très impressionné par le président Lula, en effet, surtout parce que je pense qu’il est crédible. » (Directeur général du FMI Heinrich Koeller, Conférence de presse ,10 avril 2003)

Au Brésil, les institutions de Bretton Woods et de Wall Street ont dominé la réforme macro-économique depuis le début du gouvernement de Luis Ignacio da Silva en 2003. Sous Lula, un dirigeant de Wall Street a été nommé à la tête de la Banque centrale : la Banco do Brasil (Banque du Brésil) était entre les mains d’un ancien dirigeant de Citigroup. Bien qu’il existe des divisions au sein du Parti des Travailleurs (PT), le parti au pouvoir, le néolibéralisme prévaut. Les décisions économiques et sociales au Brésil sont en grande partie dictées par les créanciers extérieurs du pays, dont JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup.

Les réserves de la Banque centrale et la dette extérieure

L’Inde et le Brésil (avec le Mexique) sont parmi les pays en développement les plus endettés au monde. Les réserves en devises sont fragiles. La dette extérieure de l’Inde en 2013 était de l’ordre de plus de 427 milliards de dollars, celle du Brésil était énorme, se chiffrant à 482 milliards de dollars, alors que la dette extérieure de l’Afrique du Sud était de 140 milliards de dollars. (Banque mondiale, encours de la dette extérieure, 2013).

Stock de la dette extérieure (2013)

Brésil 482 milliards de dollars

Inde 27 milliards de dollars

Afrique du Sud 140 milliards de dollars

Les réserves des banques centrales des trois pays sont inférieures à leur dette extérieure (y compris les avoirs en or et en devises, voir tableau ci-dessous).

Réserves de la Banque centrale (2013)

Brésil 359  milliards de dollars

Inde: 298 milliards de dollars

Afrique du Sud $ 50 milliards de dollars

La situation de l’Afrique du Sud est particulièrement précaire avec une dette extérieure près de trois fois la valeur des réserves de sa banque centrale.

Cela signifie que ces trois États membres du groupe BRICS sont sous le poids de leurs créanciers occidentaux. Les réserves de leur Banque centrale sont soutenues par de l’argent emprunté. Les opérations de leur Banque centrale (par exemple celle visant à soutenir les investissements nationaux et les programmes de développement) nécessiteront des emprunts en dollars étasuniens. Leurs banques centrales sont essentiellement des dispositifs de « caisses d’émission » puisque leurs monnaies nationales sont dollarisées.

La Banque de développement du groupe BRICS (NBD)

Le 15 juillet 2014, le groupe des cinq pays ont signé un accord pour créer la Banque de développement BRICS de 100 milliards de dollars US ainsi qu’un « pool de monnaies de réserve » de 100 milliards libellé en dollars étasuniens. Ces engagements ont ensuite été révisés.

Chacun des cinq pays membres « devra allouer une part égale du capital de lancement de 50 milliards de dollars, lequel sera augmenté à 100 milliards de dollars. La Russie a accepté de fournir à la banque 2 milliards de dollars de son budget fédéral au cours des sept prochaines années ». (RT, 9 mars, 2015)

Les engagements au fonds de réserves d’urgence sont les suivants :

Brésil, $ 18 milliards

Russie $ 18milliards

Inde $ 18 milliards

Chine $ 41milliards

Afrique du Sud $ 5 milliards

Total $ 100 milliards

Tel que mentionné précédemment, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud sont des pays très endettés et leur Banque centrale a des réserves substantiellement inférieures au niveau de leur dette extérieure. Leur contribution aux deux entités financières des BRICS ne peut être que financée des deux façons suivantes :

  • en réduisant leurs réserves en dollars US et/ou
  • ▪ en finançant leurs contributions à la Banque de développement et au FRU, en empruntant de l’argent, soit en haussant leur dette extérieure libellée en dollars.

Dans les deux cas, l’hégémonie du dollar prévaut. Autrement dit, les créanciers occidentaux du Brésil, de l’Inde et de l’Afrique du Sud devront « contribuer » directement ou indirectement au financement des leurs contributions en dollars à la banque de développement BRICS (NBD) et au FRU.

Dans le cas de l’Afrique du Sud, dont les réserves de la Banque centrale se chiffrent à 50 milliards de dollars, la contribution à la NBD du groupe BRICS sera inévitablement financée par une augmentation de la dette extérieure du pays (libellée en dollars étasuniens).

En outre, en ce qui concerne l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud, il ne fait aucun doute que leur appartenance à la Banque de développement des BRICS a fait l’objet de négociations à huis clos avec le FMI et qu’ils ont garanti qu’ils ne quitteraient pas le « Consensus de Washington » en adoptant des réformes macro-économiques.

Si ces pays contrôlaient totalement la politique monétaire de leur Banques centrale, les contributions à la Banque de développement (NBD) se feraient dans leur monnaie nationale plutôt qu’en de dollars étasuniens en vertu d’un accord mutlidevises. Inutile de dire que dans un système mutlidevises, le fonds d’urgence (FRU) ne serait pas nécessaire.

La géopolitique derrière l’initiative des BRICS est cruciale. Bien que cette initiative ait accepté dès le début le système du dollar, cela n’exclut pas l’introduction, à un stade ultérieur, d’un accord multidevises, qui remettrait en question l’hégémonie du dollar.

Loi liberticide et contrôle de l’internet au Canada…

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ciblant ces méchants Mohawks empêcheurs de piller en rond… Tout cela est d’actualité tant au Canada qu’en France et en Europe où l’heure est à la volonté oligarchique de museler la dissidence à la pensée unique totalitaire étatique occidentale.

Écoutons nos frères des nations premières et unifions nos esprits !

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 —

 

Cyber contrôle

 

Mohawk Nation News

 

15 avril 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/04/15/cyber-control/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le gouvernement veut faire passer des lois pour prendre le contrôle de l’internet et… de nous. Quel meilleur moyen en effet que d’inonder la toile avec de la pornographie, du harcèlement de tout poil, du racisme, de l’horreur et tout ce qui peut nous irriter et nous fâcher afin de nous faire demander au gouvernement de contrôler la chose ! C’est comme ces gens qui nous appellent au téléphone pour nous vendre des séjours vacances ou nous donner 20 millions de dollars. Nous n’avons pas à regarder tout cela. Nous n’avons juste qu’à raccrocher le téléphone et effacer le courriel. Ils n’arrêtent pas ? Nous non plus, on continue de leur raccrocher au nez et à effacer les courriels à chaque fois.

Les merdias contrôlés par les corporations essaient de contrôler l’internet. La Grande Loi de la Paix, Kaiane’reko:wa est basée sur une société informée. L’entreprise commerciale qu’est McGill University (Montreal) met en place un forum de “définition de la limite” sur “les risques légaux de l’utilisation des médias sociaux” à Kahnawake le Mardi 21 Avril courant. Les cyber agents qui viennent nous guider sur les “implications du harcèlement social dans les médias” et sur comment obéir au gouvernement et ses “édits légaux et éducationnels” sont Alyssa Wiseman et Arzina Zaver. Nima Naimi sera la supposée experte en “implications civiles et criminelles” autour du monde. Ils vont venir pour nous dire comment nous contrôler nous-mêmes et comment fermer nos gueules, spécifiquement au sujet de la critique du gouvernement, notre vrai problème…

Qui au Conseil Mohawk Kahnawake Inc. est derrière la mise en place de ce forum ? Ceci n’est que l’annonce d’une nouvelle réglementation génocidaire qui nous sera imposée. Ils ne veulent pas de critique ni de questions au sujet de leur agenda commercial et corporatiste ou de leurs directeurs.

Comme le Canada aujourd’hui, l’Allemagne nazie était fasciste, un état totalitaire. Un modèle de contrôle complet sur la politique, la société et la culture qui était imposée à ses citoyens. Le public ne pouvait pas parler librement. Ils avaient à se soumettre corps et âme à la matrix corporatiste. Des organisations paramilitaires muselaient la dissidence et terrorisaient l’opposition. Média, télévision, radio, journaux, presse et éducation contrôlaient à tous les niveaux l’information et les idées qui circulaient.

En quoi cela est-il différent du travail d’Alyssa, d’Arzina et de Naimi ? Elles sont là pour nous aider à nous conformer aux lignes de conduite du Canada corporatiste. La technologie et spécifiquement l’internet, est utilisée pour nous harceler, pour nous intimider et nous menacer en permanence. Nos téléphones et communications sur la toile sont surveillés, nos ordinateurs sont mis hors service à distance ou compromis. Nous sommes ciblés si le gouvernement décide que ce que nous faisons menace la grille de contrôle qu’il met en place, il nous menace, fait de fausses accusations ou nous reproche de nous tenir contre la bonne marche du corporatisme, il vole nos informations et données personnelles, nos informations financières privées et détruit nos données ou nos équipements. Si on a oublié quelque chose, merci de le rajouter à la liste.

Un internet libre est nécessaire pour parvenir à l’unification des esprits, devenir un esprit, ceci est le principe même de la Grande Loi de la Paix. L’entreprise veut prendre en charge l’internet afin de pouvoir contrôler nos esprits et nous maintenir en état de léthargie. La nature nous a donné un cerveau, un esprit pour que nous puissions savoir ce qui est réel et que nous ne succombions pas aux fausses réalités. Satenakonnirahs veut dire renforcer son esprit. Le tout fondé sur la collection et l’assimilation de l’information importante, ceci est notre système d’alarme.

Autogestion: La fonctionnalité ouvrière indépendante à l’œuvre…

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Ceci n’est pas expliqué dans les « livres d’histoire » quand on parle de la « guerre civile » espagnole, qui fut en fait une révolution sociale étouffée par la coalition étatique fasciste, communiste et social-démocrate… Rien que çà !

— Résistance 71 —

 

La gestion ouvrière du système de transport public à Barcelone 1936-1939

 

Tom Wetzel

 

30 Mars 2015

 

url de l’article en français:

http://www.autogestion.asso.fr/?p=5067

 

L’histoire de la gestion ouvrière directe du système de transport public de Barcelone durant la révolution et la guerre civile espagnole dans les années 1930 est une illustration de la capacité des travailleurs de diriger en direct les industries dans lesquelles ils travaillent.

Dans les années précédant la révolution espagnole de 1936, les luttes des travailleurs ont connu des défaites comme celle de la longue grève des tramways de 1935. Certains des leaders de cette grève ont été jetés en prison. La victoire des libéraux et des sociaux-démocrates lors des élections nationales de février 1936 a permis la libération de ces syndicalistes et les travailleurs du système de transport ont pu reconstruire leur syndicat, qui a joué un rôle important dans la ville durant les événements révolutionnaires de 1936.

Dans la Barcelone de 1936, le tramway, géré par « Tramways de Barcelone » (Tranvias de Barcelona), une société principalement détenue par des investisseurs belges, constituait la majeure partie du système de transport. La société de tramways fonctionnait sur 60 lignes qui quadrillaient la ville et s’étendait dans les banlieues proches. Sur les 7000 travailleurs de cette société, 6500 adhéraient au Syndicat des transports de la Confédération Nationale du Travail (CNT). La CNT était une organisation syndicale libertaire. Le syndicat des transport était une organisation totalement démocratique, fonctionnant par Assemblées générales et conseils de délégués élus. Etre syndicaliste signifiait être partie prenante d’un mouvement social révolutionnaire ayant pour objectif de permettre aux travailleurs de prendre le contrôle direct et collectif de la gestion des industries, supplantant les patrons et les investisseurs capitalistes afin de créer une économie basée sur la propriété collective.

En réaction aux mobilisations de masse et aux grèves des travailleurs espagnols, la direction de l’armée, avec le soutien de l’élite capitaliste du pays, a tenté de renverser le gouvernement libéral le 19 juillet 1936 afin d’écraser le mouvement ouvrier. Des groupes unitaires de défense se sont immédiatement formés avec le support de la majeure partie de la police, qui ont permis de mettre en défaite l’armée sur les deux tiers du pays. Les syndicats de travailleurs ont formé leur propre « Armée populaire » pour combattre l’armée fasciste espagnole. Dans les jours qui ont suivi la défaite de l’armée à Barcelone, les syndicats ont alors exproprié la plupart des industries et de nouvelles organisations de gestion ouvrière directe ont été mises en place.

Les travailleurs du Syndicat des transports ont participé aux combats. Ils ont saisi un véhicule blindé que la société utilisait pour tracter les tramways et l’ont utilisé comme char d’assaut dans les combats avec l’armée.

Le 20 juillet, un groupe armé du Syndicat des Transports CNT découvre que la direction des Tramways de Barcelone avait fuit. Une assemblée générale des travailleurs du système de transport s’est alors tenue le jour suivant et a voté à une très large majorité l’expropriation des propriétaires au nom du peuple. Trois lignes privées de bus, deux funiculaires et le métropolitain ont ainsi été réquisitionnés en même temps que les tramways.

Le système de tramways a été sévèrement malmené dans les batailles de rue. Des rails ont été endommagés, des caténaires sont tombés en certains endroits, des panneaux de commandes ont été mis hors service sans parler des barricades qui bloquaient certaines lignes. Travaillant jour et nuit, les travailleurs du système de transport ont pu remettre en marche le réseau de tramways en cinq jours. Dans le même temps, les tramways ont été repeints avec le drapeau diagonalement divisé de rouge et de noir du mouvement syndical (voir photo). Avant le 19 juillet, les équipements de la compagnie d’électricité étaient souvent placés au milieu des rues obligeant le tramway à réaliser des tournants serrés souvent sources de déraillements. Après la prise de pouvoir des syndicats, les travailleurs des transports se sont entendus avec les travailleurs des services de l’énergie pour les déplacer afin de rendre les rails plus rectilignes. Sous gestion privée, la société d’électricité avait placé des générateurs au milieu de la rue et les rails de tramways les contournaient. Les travailleurs se sont alors arrangés pour les déplacer sur le côté. Sur nombre de lignes, les câbles étaient tendus par des pylônes placés au centre de la rue. Ils ont été remplacés par des pylônes sur trottoirs qui étaient considérés plus sûr.

Les différents modes de transport – bus, métro, tramway – étaient organisés en sections syndicales distinctes, à l’image des ateliers de réparation. Ils étaient tous dirigés par des comités élus et responsables devant les assemblées de travailleurs. Un ingénieur était élu pour chacun des comités administratifs, afin de faciliter la coordination entre ingénieurs et travailleurs manuels. Il y avait une Assemblée générale pour les décisions qui affectaient la totalité des modes de transports. Il n’y avait pas de directeur général ou de gestionnaire principal mais un comité de travailleurs élu de 7 membres responsables de la coordination générale.

Les Tramways de Barcelone avaient mis en place un système de tarifs par zone dans lequel les personnes venant des banlieues éloignées où résidait la classe ouvrière étaient désavantagées pour accéder au centre ville. Un tarif unique pour l’ensemble de la zone métropolitaine a alors été institué. En dépit de cette baisse de tarif, le système de transport dégageait des excédents. Une partie significative de ces excédents était destinée à l’effort de guerre anti-fasciste. Les travailleurs donnaient aussi de leur temps du dimanche pour travailler dans des usines mises en place dans les ateliers du système de transport pour fabriquer des munitions pour l’Armée populaire.

Beaucoup de machines-outils françaises et américaines ont été achetées, pour permettre au service de transport d’être auto-suffisant en terme de pièces détachées. Il y avait notamment une machine-outil américaine capable de dupliquer des pièces détachées, la seule machine de ce type en Espagne. Un fourneau pour fondre et mélanger les pièces usagées a été acquis. Ce nouvel équipement permettait au service de transport de construire ses propres tramways. Avant la révolution, la société privée n’était capable de réaliser que 2% des réparations dans ses propres ateliers et n’assurait que les plus urgentes. En une année de gestion ouvrière, les ateliers étaient capables de fabriquer 98% des pièces usagées, et ce, tout en dégageant des excédents en dépit d’une hausse de 150% des matières premières.

Le syndicat CNT des transports s’est entendu avec le nouveau syndicat CNT de la santé pour garantir aux travailleurs des transports et à leurs familles des soins médicaux gratuits. Le syndicat des travailleurs de la santé s’est créé en vue de prendre en main les hôpitaux et créer un réseau de cliniques gratuites, faisant partie d’un nouveau système socialisé et gratuit de santé en Espagne, créé à l’initiative des personnes du secteur. L’accord entre le collectif du système de transport et la fédération de la santé comportait un tiers-payant pour les travailleurs et leurs familles. Ceci incluait l’accès à une clinique qui n’était jusqu’alors réservée qu’aux plus riches.

A cause de la baisse des déplacements automobiles due à la guerre et de l’augmentation de l’emploi dans des industries de guerre, la fréquentation des transports publics a augmenté de 62% pendant la première année de gestion ouvrière. Il était impossible d’obtenir de nouveaux tramways. Pour s’adapter à cette nouvelle fréquentation, les travailleurs ont repensé les opérations de maintenance afin de diminuer les temps d’immobilisation du matériel. Plusieurs tramways vieillissants ont été rénovés et remis en service. De nouveaux wagons légers ont été construits pour les deux lignes de funiculaires.

En septembre-octobre 1936, il y a eu un conflit politique majeur entre les syndicalistes et les communistes concernant les industries sous gestion ouvrière. Les syndicalistes voulaient créer une économie socialisée et démocratique, contrôlée par « en-bas » et gérée par des assemblées de travailleurs et de voisinage, avec des plans à l’échelle de régions entières définis par des congrès de délégués. Les communistes étaient intéressés à reconstruire le pouvoir d’un État bureaucratique traditionnel… avec en perspective une mainmise de l’État sur l’ensemble de l’économie. De ce point de vue, les communistes s’opposaient au projet des syndicalistes d’une gestion directe de l’économie par les travailleurs en établissant des barrages routiers. Ils ont été aidé par des professionnels, des petites entreprises et des cadres qui voyaient disparaître leurs privilèges de classe. Suite à ce conflit politique majeur, la Généralité – le gouvernement régional de la Catalogne – a émis un décret de collectivisation en octobre 1936 exigeant que les industries expropriées soient réorganisées en coopératives de travail.

Après la publication de ce décret, le système de transport, qui avait été géré par le syndicat, a été réorganisé en tant que Collectif de Service public unifié, formellement séparé de la CNT. Dans certains secteurs de ce Collectif, comme le métro, il y avait le syndicat UGT. L’UGT était une fédération de syndicats sociaux-démocrates – plus bureaucratisés que la CNT et liés aux partis socialiste et communiste. Dans les secteurs du Collectif où l’UGT était présente, l’UGT élisait ses propres délégués aux comités administratifs.

Avant le 19 juillet, les peones (manœuvres) étaient les travailleurs les plus mal payés et les travailleurs qualifiés percevait 50% de plus. Après l’expropriation de l’industrie, tous les travailleurs autres que les qualifiés recevaient la même paye de base et les travailleurs qualifiés (comme les mécaniciens) étaient payés 6% de plus. Les travailleurs se mobilisaient bénévolement les dimanches dans les ateliers mis en place par le syndicat des transports pour fabriquer du matériel de guerre pour les milices ouvrières qui combattaient l’armée espagnole. Par ailleurs, des douches et des moyens de nettoyage ont été installés dans tous les ateliers et les dépôts… quelque chose qui n’avait jamais été fait auparavant.

Les questions de discipline au travail étaient traitées par les assemblées de travailleurs. Il y a eu quelques cas de travailleurs en état d’ébriété au travail. Dans de tel cas, le travailleur était généralement suspendu de façon temporaire et sa paye était transmise directement à sa femme (s’il était marié).

A cause du recrutement de travailleurs dans l’Armée populaire combattant les militaires fascistes, le système de transport a dû faire face à un manque de main d’œuvre. Ceci a conduit à recruter pour la première fois des femmes. Mais un autre problème est alors apparu pour le mouvement syndicaliste libertaire, et ce, pas seulement dans le système de transport.

L’Association des femmes antifascistes (Asociación de Mujeres Anti-fascistas — AMA) était présente parmi les femmes travaillant dans l’industrie. Or l’AMA était une « courroie de transmission » du Parti communiste. Comme l’AMA gagnait de l’influence dans l’industrie, les militants syndicaux de la CNT craignaient que les femmes rejoignent l’UGT. Ceci aurait augmenté l’influence des communistes dans l’industrie. Le syndicat libertaire CNT aurait pu se retrouver minoritaire.

Afin de contrer ceci, les unions locales de la CNT ont ouvert leurs locaux syndicaux aux Femmes Libres (Mujeres Libres). Durant la révolution et la guerre civile, les Femmes libres ont regroupé plus de 20000 femmes pauvres ou de la classe ouvrière afin de les impliquer dans les questions sociales et les combats. Elles participaient en tant qu’égales des hommes dans les syndicats et autres organisations.

Les syndicats ont créé des jardins d’enfants, des groupes d’étude ainsi que des programmes d’apprentissage et d’alphabétisation pour les femmes. Dans les usines collectivisées, le travail pouvait être interrompu pour permettre aux militantes de Femmes libres de présenter leurs activités. Le système de transport était une industrie où les Mujeres Libres ont eu une forte présence. Pura Pérez, membre des Mujeres Libres, a été une des premières femmes à conduire un tramway dans Barcelone. D’après elle, les hommes du syndicat des transports CNT considéraient les femmes comme « des apprenties, des mécaniciennes, et conductrices et nous ont réellement appris ce qu’il fallait faire. » La camarade Pérez de la CNT se remémore que cela a été un choc pour les passagers lorsqu’ils ont réalisé que c’était une femme qui était aux commandes du tramway. A la fin de la guerre civile, les femmes constituaient une partie significative de la force de travail du système de transport de Barcelone.

Résistance politique: Surveillance partout… Liberté nulle part !

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Editorial du Monde Libertaire

 

16 Avril 2015

 

Guerre au terrorisme, c’est la nouvelle priorité. On nous demande de tout lui sacrifier, à commencer par ce que nous avons de plus précieux : il faudrait renoncer à nos libertés au profit de notre sécurité. Le projet de loi sur le renseignement a été concocté par le gouvernement, bien avant les attentats contre Charlie et est loin de ne concerner que les actes de terrorisme. Il s’agit de légaliser des techniques de surveillance non ciblée, c’est-à-dire de masse, ce qui sort du cadre légal actuel. En principe ces nouvelles méthodes intrusives doivent avoir l’aval de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Dans le cas contraire, la décision finale appartiendra au Premier ministre. Il peut d’ailleurs également se passer de l’avis du CNTCR en cas « d’urgence absolue ». Qui déterminera s’il s’agit d’urgence « absolue » ? Ça reste flou, mais une chose est sûre : militants politiques et syndicaux, journalistes, mouvements sociaux ont du mouron à se faire dans un avenir très proche. 1984 arrive en 2015.

Au cœur de l’hydre financière: la Banque des Règlements Internationaux de Bâle… L’institution la plus secrète au monde

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Petit rappel avant de lire cet excellent article de Durden: ce qui est appelé banques centrales: la BCE, la Bundesbank, la Banque d’Angleterre, la Banque de France, la Banque de la Réserve Fédérale des Etats-Unis etc… sont des consortiums de BANQUES PRIVÉES, qui sont gérées par des hauts fonctionnaires d’état, payés grassement des deniers publics. Ces gens s’enferment tous les deux mois dans des réunions secrètes à Bâle donc pour y décider en privé du sort économique du monde, le tout pour le profit d’intérêts banquiers PRIVÉS… et tout le monde trouve çà normal ? Ah oui c’est vrai, on est pas censé le savoir !!

Qu’est-ce qu’une trahison déjà ?

A lire impérativement en complément de cet article: notre traduction du livre de l’historien Antony Sutton: « Wall Street et la montée d’Hitler », qui parle dès le premier chapitre de la collusion de Wall Street, de Schacht et de la BRI/BIS comme étant le cœur même avec JP Morgan et Rockefeller du financement de l’Allemagne nazie sous couvert des plans Dawes et Young de l’après 1ère guerre mondiale…

— Résistance 71 —

 

A la rencontre du groupe secret qui dirige le monde

 

Tyler Durden

 

12 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.zerohedge.com/news/2015-04-11/meet-secretive-group-runs-world

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis des siècles, il y a eu bien des histoires, certaines basées sur des faits incertains, d’autres basées sur le ouïe-dire, la conjecture, la spéculation ou carrément le mensonge, au sujet de groupes de gens qui “contrôlent le monde”. Certaines sont partiellement vraies, d’autres largement hyperboliques, mais quand il s’agit d’archive historique, rien ne s’approche de plus près du stéréotype du groupe secret déterminant la destinée de 7 milliards d’individus que la Banque des Règlements Internationaux ou Bank for International Settlements (BRI/BIS), qui se cache tellement à la vue de tous, que très peu de personnes s’en sont jamais occupées.

Ce qui suit est un extrait de TOWER OF BASEL: The Shadowy History of the Secret Bank that Runs the World by Adam LeBor.

Le club le plus exclusif au monde a juste dix-huit membres. Ils se réunissent tous les deux mois un dimanche soir à 19:00 dans la salle de conférence E d’une tour circulaire dont les vitres teintées dominent la gare centrale de la ville de Bâle en Suisse.
Leur discussion dure une heure, parfois une heure et demie. Certains de ceux présents amènent un collègue avec eux, mais les aides parlent rarement durant ces conclaves des plus confidentiels. La réunion se termine, les aides s’en vont et ceux qui demeurent se retirent pour dîner dans la salle à manger du 18ème étage avec la confiance affirmée que le repas et les vins seront somptueux. Le repas qui dure jusqu’à 23:00 ou minuit est là où le vrai travail est effectué. Le protocole et l’hospitalité, peaufinés depuis plus de huit décennies, sont sans faute. Tout ce qui est dit à la table ne doit pas être répété ailleurs, c’est la règle.

Très peu de ceux qui jouissent de cette haute cuisine et de ces grands crus classés, parmi les meilleurs que la Suisse puisse offrir, seraient reconnus par des passants dans la rue, mais ils incluent un grand nombre des gens les plus puissants du monde. Ces hommes, car ce sont presque tous exclusivement des hommes, sont de banquiers centraux. Ils sont venus à Bâle pour assister à la réunion de l’Economic Consultative Committee (ECC) de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), qui est la banque des banques centrales. Ses membres actuels (en 2013) incluent: Ben Bernanke, le président de la banque de la réserve fédérale américaine, Sir Mervyn King le gouverneur de la banque d’Angleterre, Mario Draghi, de la Banque Centrale Européenne (BCE), Zhou Xiaochuan de la Banque de Chine et les gouverneurs des banques centrales d’Allemagne, de France, d’Italie, de Suède, du Canada, d’Inde, du Brésil. Jaime Caruana, un ancien gouverneur de la banque d’Espagne et maintenant le General Manager de la BRI, se joint à eux. (NdT: Notons au passage que le patron de la banque de chine est présent… pas celui de la Russie, ce qui en suffisamment dit long à notre sens…)

Début 2013, lorsque ce livre fut mis sous presse, King, qui devait quiter la Banque d’Angleterre en Juin 2013, présidait l’ECC. L’ECC, qui était auparavant connu sous le nom de réunion des gouverneurs G-10, est la plus influente des nombreuses réunions se déroulant sous l’égide de la BRI, ouverte seulement à un petit groupe sélectionné de banquiers centraux des économies avancées. L’ECC fait des recommandations sur le membership et l’organisation des trois comités de la BRI qui gèrent le système financier mondial, les systèmes de paiement et les marchés internationaux. Le comité prépare aussi des propositions pour la réunion sur l‘économie mondiale et guide son agenda.

La réunion commence à 09:30 du matin le Lundi dans la salle B et dure trois heures. Là, King préside sur les gouverneurs des banques centrales de trente pays jugés les plus importants de l’économie mondiale. En plus de ceux qui étaient présents au dîner de la veille au soir, la réunion du Lundi inclut des représentants de pays comme par exemple la Pologne, l’indonésie, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Turquie. Les gouverneurs des quinze banques centrales de pays plus petits comme la Hongrie, Israël et la Nouvelle-Zélande sont autorisés à y assister en tant qu’observateurs, mais ne parlent généralement pas. Les gouverneurs de tierces banques comme la Macédoine ou la Slovaquie ne sont pas autorisés à assister à la réunion. Ils doivent se contenter de dénicher des informations lors des pauses café et pauses repas.

Les gouverneurs de toutes les 60 banques centrales membres de la BRI se joignent ensuite à un buffet-déjeuner dans la salle à manger du 18ème étage. Conçue par Herzog & Meuron, l’entreprise d’architecture suisse qui créa le stade “nid d’oiseau” pour les JO de Pékin, la salle à manger a des murs blancs, un plafond noir et une vue spectaculaire sur 3 pays: la Suisse, la France et l’Allemagne. A 14:00 les banquiers centraux et leurs aides-de-camp retournent dans la salle B pour la réunion des gouverneurs afin de discuter de sujets d’intérêt jusqu’à la fin de la réunion à 17:00

King a une approche différente de son prédécesseur Jean-claude Trichet, l’ancien président de la BCE, dans sa façon de présider la réunion sur l’économie mondiale. D’après un ancien banquier central, Trichet était très gaulois dans son style: un protocolaire qui appelait les banquiers centraux à parler par ordre décroissant d’importance en commençant avec le gouverneur de la Fed américaine, puis celui de la banque d’Angleterre et celui de la Bundesbank allemande, puis progressivement en descendant la hiérarchie. King, lui par contraste, adopte une approche plus égalitaire et thématique: il ouvre la réunion et annonce que chacun peut particper à sa guise en invitant les discussions et les contributions en provenance de tous ceux présents.

Les conclaves des gouverneurs ont joué un rôle crucial pour déterminer la réponse du monde à la crise financière globale.
“La BRI a été un point de rencontre très important pour les banquiers centraux depuis le début de la crise et la logique pour son existence s’est développée plus encore”, a dit King. “Nous avons eu à faire face à des défis que nous n’avions jamais vu auparavant. Nous avons dû travailler pour comprendre ce qui se passait, quels instruments nous devions utiliser lorsque les taux d’intérêt sont si proche de zéro, comment communique t’on une politique financière. On en disctute à la maison avec nos personnels, mais il est très utile que les gouverneurs se rencontrent et en parlent entre eux.”

Ces discussions, disent les banquiers centraux, doivent être confidentielles. Quand vous êtes au top, au poste #1, on peut parfois se sentir bien solitaire. Cela aide grandement de rencontrer d’autres #1 et de dire: “Ok, voilà mon problème, comment faites-vous pour le gérer ?” continua King. “Etre capable de parler de manière informelle et ouvertement au sujet de nos expériences a été quelque chose de grande valeur. Nous ne parlons pas dans des forum publics, alors nous pouvons vraiment dire ce que nous pensons et croyons, nous posons des questions et demandons des réponses, nous profitons de l’expérience des autres.”

Les gestionnaires de la BRI travaillent très dur pour assurer que l’atmosphère soit amicale et conviviale durant tout le week-end, cela semble être efficace. La banque organise une véritable flottille de limousines qui vont chercher les gouverneurs à leur arrivée à l’aéroport de Zürich et les amène directement à Bâle. Des petits déjeuners, déjeuners et dîners séparés sont arrangés pour les gouverneurs des banques nationales qui supervisent des économies nationales de types et de tailles différents, ainsi personne ne se sent exclut. “Les banquiers centraux sont plus relax et se sentent plus à la maison avec leurs collègues banquiers centraux qu’au sein de leur propre gouvernement”, se rappelle Paul Volcker, ancien président de la Fed américaine, qui s’est rendu aux week-ends de Bàle à plusieurs reprises. La qualité exceptionnelle de la nourriture et des vins servis facilitent l’esprit de camaraderie, dit Peter Akos Bod, un ancien gouverneur de la banque centrale de Hongrie. “Les sujets de discussions principaux étaient les vins et la stupidité des ministres des finances. Si vous n’aviez pas une bonne connaissance des vins, vous ne pouviez pas vous joindre aux conversations.”

La conversation est généralement stimulante et agréable, disent les banquiers centraux. Le contraste entre le comité fédéral des marchés libres à la Fed et les dîners du dimanche soir du G-10 des gouverneurs était notoire, se rappelle Laurence Meyer, qui fut un membre du comité des gouverneurs de la Fed entre 1996 et 2002. Le président de la Fed ne représentait pas toujours la banque aux réunions de Bâle, ainsi Meyer s’y rendit de temps en temps. Les discussions de la BRI étaient toujours très vivantes, focalisées et ingénieuses. Aux réunions de la Fed, du moins lorsque j’y participais, les membres ne faisaient que lire des déclarations qui avaient été préparées à l’avance. Ils se ne se référaient que très rarement à des déclarations d’autres membres et il n’y avait pratiquement jamais d’échanges verbaux entre deux membres ou une discussion ouverte au sujet d’options possibles sur des politiques financières. Aux dîners de la BRI, les gens se parlent et les discussions sont toujours stimulantes, interactives et focalisées sur des problèmes sérieux auxquels doit faire face l’économie mondiale.”

Tous les gouverneurs présents à la réunion de deux jours sont assurés d’une confidentialité totale, d’une discrétion et du plus haut niveau de sécurité. Les réunions se tiennent sur plusieurs étages qui ne sont utilisés que quand les gouverneurs sont là. On donne aux gouverneurs un bureau et tout le soutien logistique et personnel possible, incluant des secrétaires. Les autorités suisses n’ont absolument aucune jurisdiction sur les lieux de la BRI. Fondé par un traité international et encore plus protégé par l’accord de QG avec le gouvernement suisse en 1987, la BRI possède le même type de protections que celles garanties au QG de l’ONU, du FMI et des ambassades diplomatiques. Les autorités suisses ont besoin de l’autorisation express de la direction de la BRI pour entrer dans les bâtiments de la banque, qui sont décrits comme étant “inviolables”.

La BRI a le droit de communiquer en code, d’envoyer et de recevoir de la correspondance dans des sacs scellés, couverts par la même protection que les valises diplomatiques ce qui veut dire que les sacs ne peuvent pas être ouverts par quiconque.
La BRI est exempte d’impôts en Suisse, ses employés ne doivent pas payer d’impôts sur leur salaire, salaires en général très généreux et qui sont faits pour être compétitifs avec le secteur privé. En 2011, le salaire du General Manager était de 763 930 FS, tandis que les chefs de départements étaient rémunérés 587 640 FS par an (exonérés d’impôts !!), à cela s’ajoutent de très généreuses primes et facilités. Les privilèges légaux de la banque sont aussi étendus à son personnel et à ses directeurs. Les Senior Managers bénéficient d’un statut à part très similaire à celui de diplomates, lorsqu’ils sont en service commandé sur le territoire suisse, c’est à dire qu’ils ne peuent pas être arrêtés, ni fouillés, sauf s’il y a évidence d’un acte criminel direct et leurs papiers et documentations sont inviolables. Les gouverneurs de banques centrales voyageant à Bâle tous les deux mois pour la réunion de la BRI bénéficient des mêmes status lorsqu’ils sont sur le territoire suisse. Tous les personnels de banque ont une immunité légale devant la loi suisse, à vie et pour tous les actes commis et perpétrés dans le cours de leur vie professionnelle. La banque est un endroit très demandé pour y travailler, pas seulement pour les salaires. La BRI compte 600 employés venant de 50 pays différents. L’atmosphère y est cosmopolite et multi-nationale, bien que très suisse dans son fonctionnement, mettant une grande emphase sur la hiérarchie bancaire. Comme bien des gens travaillant pour l’ONU ou le FMI, les gens travaillant pour la BRI se sentent investis d’une sorte de mission, ils pensent travaller pour des intérêts supérieurs, quasi divins et sont donc immunisés contre toutes formes de considérations normales de responsabilité et de transparence.

La direction de la banque a essayé de planifier toute éventualité de façon à ce que la police suisse ne soit jamais appelée. Le QG de la BRI possède des systèmes de sécurité et anti-incendie ayant plusieurs niveaux de fonctionalité, il y a une clinique interne et elle a son propre abri anti-bombe et cas d’attaque terroriste ou de conflagration armée. Les biens de la BRI échappent à tout contrôle civil et public sous la loi suisse et ne peuvent JAMAIS être saisis.

La BRI garde un secret bancaire des plus stricts. Les minutes, agenda et la liste de participants des réunions sur l’économie mondiale ou l’ECC ne sont divulgués sous aucun format, pour la simple et bonne raison, que tout cela n’existe pas, il n’y a pas d’archives tenues des réunions, bien que certains banquiers gribouillent parfois leurs propres notes. Parfois, la banque se fendra d’une très brève conférence de presse ou d’une déclaration ennuyeuse après coup, mais jamais rien ne sera détaillé. Cette tradition de confidentalité privilégiée remonte à la création même de la banque.

“La tranquilité de Bâle et sa caractéristique absolument non-politique fournit un environnment parfait pour ces réunions tout aussi tranquille et non-politiques”, écrivit un officiel américain en 1935. “La régularité des réunions et leur quasi perpétuelle existence et attendance par presque tous les membres du comité font qu’elles n’attirent qu’une très faible attention de la part des médias et de la presse. “Très peu a changé en plus de 40 ans”, dit Charles Coombs, un ancien directeur des changes à la Fed américaine de New York et qui a participé aux réunions des gouverneurs entre 1960 et 1975. Les banquiers qui étaient admis dans le cercle intérieur des réunions des gouverneurs avaient une confiance absolue les uns envers les autres, se rappele t’il dans ses mémoires. “Quelques soient les sommes d’argent impliquées, aucun accord ou memo n’était jamais signé ou des compromis initialisés, La parole de chaque officiel était suffisante et il n’y a jamais de déceptions.”

Qu’est-ce que cela peut donc bien faire pour le reste d’entre nous ? Les banquiers ont rassemblé la confidentialité depuis que l’argent a été inventé. Les banquiers centraux aiment à se considérer comme les grands prêtres de la finance, comme des technocrates supervisant les rituels de l’arcane monnétaire et d’une liturgie financière comprise seulement par une toute petite élite auto-sélectionnée.

Mais les gouverneurs qui se réunissent tous les deux mois à Bâle sont des fonctionnaires. Leurs salaires, leur billets d’avion, leurs facture d’hôtels et leurs fonds de retraites lucratifs lorsqu’ils prennent leur retraite sont payés des deniers publics. Les réserves nationales détenues par les banques centrales sont de l’argent public, la richesse des nations. Les discussions des banquiers centraux à la BRI, l’information qu’ils partagent, les politiques qu’ils évaluent, les opinions qu’ils échangent et les décisions subséquentes qu’ils prennent, sont profondément politiques. Les banquiers centraux, dont l’indépencance est protégée constitutionnellement, contrôlent la politique monnétaire du monde développé. Ils gèrent les réserves monnétaires des économies nationales. Ils décident des taux d’intérêts ainsi décidant de la valeur même de nos économies et de nos investissements. Ils décident de se focaliser sur l’austérité ou la croissance. Leurs décisions ont un impact direct sur nos vies.

La tradition du secret de la BRI remonte à des décennies. Pendant les années 1960 par exemple, la banque abritait la London Gold Pool. Huit pays entreprirent de manipuler le marché de l’or afin de maintenir le cours de l’or aux environs de 35 US$ l’once, en ligne avec les prévisions de l’accord de Bretton Woods qui dirigeait le système financier internatinal dans l’après seconde guerre mondiale.
Bien que Le London Gold Pool n’existe plus, son successeur est le comité des marchés de la BRI, qui se réunit tous les deux mois à l’occasion de la réunion des gouverneurs afin de discuter des tendances des marchés financiers. Des officiels de 21 banques centrales y participent. Le comité publie de temps en temps un article, mais son agenda et ses discussions demeurent secrets.

De nos jours, les pays représentés dans les réunions de l’économie mondiale comptent ensemble pour les 4/5 du PIB mondial, la plus grande partie de la richesse produite dans le monde, d’après les statistiques de la BRI elle-même. Les banquiers centraux maintenant “semblent plus puissants que les politiciens”, a écrit le magazine The Economist, “ils tiennent l’économie du monde entre leurs mains.” Comment cela s’est-il produit ? La BRI, l’institution la plus secrète au monde peut en clâmer la plus grande partie de la responsabilité. Du premier jour de son existence, la BRI a dédié son action à développer toujours plus avant les intérêts des banques centrales et à construire la nouvelle architecture de la finance transnationale. Ce faisant, elle a généré une nouvelle classe de technocrates dont les membres planent entre des positions hautement payées à la BRI, le FMI et les banques centrales et commerciales.

Le fondateur de cette cabale technocrate fut Per Jacobssen, l’économiste suédois qui servit comme conseiller à la BRI de 1931 à 1956. Le titre, en apparence si fade, est trompeur et cache bien son pouvoir et son amplitude. Très influent, très très bien connecté et très respecté par ses pairs, Jacobsen écrivit les tous premiers rapports annuels de la BRI, qui furent, et demeurent toujours, des lectures essentielles dans le monde des trésoreries. Jacobssen fut un supporteur de la première heure d’un fédéralisme européen. Il argumentait sans cesse contre l’inflation, les dépenses excessives des gouvernements et l’intervention de l’état dans l’économie. Jacobssen quitta la BRI en 1956 pour prendre en charge le FMI. Son héritage façonne toujours le monde actuel. Les conséquences de ses mélanges de libéralisme économique, d’obsession des prix et du démantèlement des souverainetés nationales, se jouent aujourd’hui tous les soirs sur nos écrans de télévision dans les JT.

Les défenseurs de la BRI défendent le fait qu’elle n’est pas secrète. Les archives de la banque sont ouvertes et les chercheurs peuvent consulter presque tous les documents qui ont plus de 30 ans. Les archivistes de la BRI sont en effet très cordiaux et professionnels, toujours prêts à aider. Le site internet de la banque inclut ses rapports annuels que l’on peut télécharger, ainsi que de nombreux articles ou documents concernant la politique financière produits par le prestigieux service de recherche de la banque. La BRI publie des comptes détaillés de ses sécurities et marchés dérivatifs ainsi que des statistiques bancaires internationales. Mais tout ceci n’est largement que compilation et analyses d’information qui sont déjà dans le domaine public. Les détails des activités internes de la banque, incluant la vaste majorité de ses opérations financières pour ses clients, les banques centrales et les organisations internationales, demeure secret. Les réunions sur l’économie mondiale et les autres réunions financières cruciales prenant place à Bâle comme celle de comité des marchés, demeurent fermées à tout non-membre du cercle fermé. Des personnes privées ne peuvent pas avoir de compte à la BRI à moins qu’elles ne travaillent pour la banque. L’Opacité de la banque, son manque total à rendre compte et son influence toujours croissante lèvent d’importantes questions, pas seulement sur la politique monnétaire, mais sur la transparence, la responsabilité et comment le pouvoir est vraiment exercé dans nos démocraties.

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Quand j’ai expliqué à des amis et relations que j’écrivais un livre sur la Banque des Règlements Internationaux, la réponse habituelle fut celle d’un regard décontenancé suivi de la question: “la banque de quoi ?” Mes interlocuteurs étaient des gens intelligents, éduqués qui suivent les affaires courantes. Bon nombre d’entre eux avaient un intérêt à vouloir comprendre l’économie mondiale et la crise financière. Et pourtant, seule une petit poignée avait entendu parler de la BRI. Ceci est très étrange, car la BRI est la banque la plus importante du monde et elle a été créée avant le FMI et la Banque Mondiale. Pendant des décennies, elle s’est tenue au centre du réseau global de l’argent, du pouvoir et de l’influence mondiale secrète.

La BRI a été créée en 1930. Elle fut créée ostenciblement comme partie du plan Young pour la gestion de l’administration du paiement de la dette allemande résultant de la première guerre mondiale. L’architecte clef de la banque fut Montagu Norman, qui était alors le gouverneur de la banque d’Angleterre et Hjalmar Schacht, le président de la Reichsbank, qui décrivait la BRI comme “ma banque”. Les membres fondateurs de la BRI étaient les banques centrales de GB, de France, d’Allemagne, d’Italie, de Belgique et un consortium de banques japonaises. Des parts furent aussi offertes à la réserve fédérale américaine, mais les Etats-Unis, suspicieux de quoi que ce soit qui puisse empiéter sur sa souveraineté nationale, refusa. A sa place, un consortium de banques commerciales prit les parts offertes: la JP Morgan, la First National Bank de New York (NdT: Rockefeller) et la First National Bank de Chicago (NdT: Rockefeller).

Le véritable but de la BRI était détaillé dans ses statuts: “promouvoir la coopération entre les banques centrales et fournir une aide additionnelle pour les opérations financières internationales”. Ce fut le point culminant des décennies de rêve des banquiers centraux, d’avoir leur propre banque, d’être puissants, indépendants et libres de l’interférence des politiciens et des journalistes fouineurs. Le mieux était que la BRI s’auto-finançait et existerait à perpétuité. Ses clients étaient en fait ses propres fondateurs et actionnaires: les banques centrales. Pendant les années 30, la BRI fut le centre de réunion de la cabale des banquiers centraux, dominée par Norman et Schacht. Ce groupe aida à reconstruire l’Allemagne. Le New York Times décrivit Schacht, largement connu pour être le génie derriere la résurgence de l’économie allemande, comme le “pilote de fer de la finance nazie”. Pendant la guerre, la BRI devint le de facto bras de la Reichsbank, acceptant l’or volé par les nazis et pratiquant des opérations de changes pour l’allemagne nazie.

L’alliance de la banque avec Berlin était bien connue à Washington D.C et Londres. Mais le besoin de maintenir la BRI fonctionnelle, de maintenir les couloirs nouveaux de la finance transnationale ouverts, fut ce sur quoi les deux côtés tombèrent d’accord. Bâle était l’endroit idéal, car perché sur le côté nord de la Suisse, pratiquement sur la frontière avec l’Allemagne et la France. Quelques kilomètres plus loin, des soldats allemands et alliés mourraient à la guerre. Rien de tout cela ne comptait pour la BRI. Les réunions furent suspendues, mais les relations entre la banque et tous les belligérents demeurèrent cordiales, professionnelles et productives. Les nationalités n’avaient aucune espèce d’importance. La loyauté essentielle était à la finance internationale. Le président de la banque, Thomas McKittrick était américain. Le General Manager, Roger Aubouin, français, son assistant, Paul Hechler était allemand et membre du parti nazi et signait ses correspondances d’un “Heil Hitler!”. Le secrétaire général, Rafaelle Pilotti était italien. Per Jacobssen, le conseiller de la banque était suédois. Ses assistants ainsi que ceux de Pilotti étaient britanniques.

Après 1945, cinq directeurs de la BRI, incluant Hjalmar Schacht, furent accusés de crimes de guerre. L’Allemagne perdit la guerre mais gagna la paix économique, grâce en très grande partie à la BRI. La scène internationale, les contacts, les réseaux bancaires, et la légitimité que fournissait la BRI, d’abord à la Reichsbank puis aux banques qui lui succédèrent, tout ceci a aidé à assurer la continuité des énormes intérêts économiques puissants de l’Allemagne nazie vers le présent.

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Durant les premières 47 années de son existence, de 1930 à 1977, la BRI était logée dans un ancien hôtel, près de la gare centrale de Bâle. L’entrée de la banque était cachée par un chocolatier et seulement une petite annonce confirmait que l’entrée très étroite menait bien à la BRI. Les directeurs de la banque pensaient que ceux qui devaient savoir où était la banque le sauraient et que le reste du monde n’avait certainement pas besoin de le savoir. L’intérieur du bâtiment ne changea que très peu au fil des décennies, se rappellent Charles Coombs. La BRI avait “l’apparence spartiate d’un ancien hôtel de style victorien dont les chambres simples et doubles avaient été transformées en bureaux simplement en enlevant les lits et en y mettant les bureaux.”

La banque a bougé dans son QG actuel au 2 Centralbhanhofplatz en 1977. Elle n’a pas bougé bien loin et surplombe maintenant la gare centrale de Bâle. De nos jours, la BRI a trois missions, de ses propres mots: “servir les banques centrales dans leur quête de stabilité financière et monnétaire, de développer une coopération internationale dans ces domaines et d’agir de banque centrale pour les banques centrales.” La BRI accueille aussi la plupart de l’infrastructure pratique et technique dont le réseau mondial des banques centrales et leurs contre-parties commerciales ont besoin pour fonctionner gentiment et efficacement. Elle a deux pièces d’échanges commerciaux liées entre elles: une au QG de Bâle et une au bureau régional de Hong Kong. La BRI achète et vend de l’or et des monnaies étrangères pour ses clients. Elle fournit de la gestion de biens et arrange le crédit à court-terme pour les banques centrales quand elles en ont besoin.

La BRI est une institution unique: une organisation ingernationale, une banque extrêment profitable et un institut de recherche fondé et protégé par les traités internationaux. La BRI est redevable et responsable devant ses clients et ses actionnaires, les banques centrales, mais elle guide également leurs opérations. La tâche principale d’une banque centrale, argumente la BRI, est de contrôler le flot des crédits et le volume de monnaie en circulation, ce qui assurera un climat d’affaires stable et maintiendra les taux de changes dans une fourchette gérable afin d’assurer la valeur de la monnaie et ainsi adoucir les mouvements de capitaux et le commerce international. Ceci est crucial, spécifiquement dans une économie mondialisée ou les marchés réagissent dans la micro-seconde et où les perceptions de stabilité économique et de la valeur sont presque aussi importantes que la réalité elle-même

La BRI aide aussi à superviser les banques commerciales, bien qu’elle n’ait pas de pouvoir légal sur elles. Le comité de Bâle sur la supervision bancaire, logé à la BRI, régule le capital et les demandes de liquidités des banques commerciales. Ceci demande que les banques aient un capital minimum de 8% à risques, des biens mesurés à au moins 100 millions de dollars et maintiennent au moins 8 millions de dollars de capital. Le comité n’a aucun pouvoir coercitif, mais il a une énorme force morale. “cette réglementation est si forte que le principe des 8% a été mis sous forme de loi nationale”, a dit Peter Akos Bod. “C’est comme le voltage, Le Voltage a été établi à 220V. Vous pouvez décider 90V mais çà ne marchera pas.” En théorie, des mesures de gardiennage et de coopération supervisées par la BRI, maintiendront le bon fonctionnement du système financier mondial. En théorie.

La réalité est que nous sommes passés de la dépression profonde à un stade de crise structurelle profonde, qui prend son origine dans la rapacité et la veulerie des banques, qui menace toute notre sécurité financière. Comme dans les années 1930, une partie de l’Europe doit faire face à un effondrement total potentiel. La Bundesbank et la BCE, deux des membres les plus puissants de la BRI, ont monté la folie de l’austérité, qui a déjà menée des pays comme la Grèce au bord du gouffre, aidé en cela par la corruption et la veulerie des classes dirigeantes. D’autres pourraient bien suivre bientôt. Le vieil ordre craque et fait eau de toutes parts, ses institutions politiques et financières le corrodant de l’intérieur. D’Oslo à Athènes, l’extrême droite est résurgente, nourrit en partie par la croissance de la pauvreté et du chômage. La colère et le cynisme corrodent la foi des citoyens en la démocratie et la règle de la loi. Une fois de plus, la valeur de la propriété et des biens s’évaporent devant les yeux des propriétaires. La monnaie européenne est menacée d’effondrement, tandis que ceux qui ont de l’argent cherchent des valeurs refuge dans le Franc Suisse ou l’or. Les jeunes, les talentueux et les mobiles, une fois de plus fuient leurs pays d’origine pour vivre de nouvelles vies à l’étranger. Les forces puissantes du capital international qui ont amenées la BRI à la vie et qui donnèrent à la banque sa puissance et son influence, sont de nouveraux triomphantes.

La BRI est au cœur même d’un système financier international qui part en vrille, mais ses officiels argumentent qu’ils n’ont pas le pouvoir d’agir comme régulateur financier international. Et pourtant la BRI ne peut pas échapper à ses responsabilités pour la crise de la zone euro. Des premiers accord à la fin des années 1940 sur les paiements multilatéraux jusqu’à l’établissement de la BCE en 1998, la BRI a été au cœur du projet d’intégration de l’Europe, fournissant une expertise technique et les mécanismes financiers pour une harmonisation monnétaire. Pendant les années 1950, elle géra les European Payments Union, qui internationalisa les systèmes de paiements du continent. La BRI hébergea le comité des gouverneurs des banquiers centraux de la CEE en 1964, qui coordonna la politique monnétaire trans-européenne. Pendant les années 1970, la BRI géra le “serpent monnétaire”, le mécanisme qui fixait le taux de change des monnaies dans une fourchette standardisée. Durant les années 1980, la BRI hébergea le comité Delors dont le rapport de 1988 mena à la création d’une monnaie unique européenne. La BRI mit au monde l’Institut Monnétaire Européen (IME), le précurseur de la BCE. Le président de l’IME était un des économistes les plus influents: Alexandre Lamfalussy, connu pour être le “père de l’Euro”. Avant de rejoindre l’IME en 1994, Lamfalussy avait travaillé à la BRI pendant 17 ans, d’abord comme conseiller économique, puis comme le General Manager/Fondé de Pouvoir de la banque.

Pour une organisation secrète et au profil bas, la BRI a prouvé être particulièrement rapide et agile. Elle a survécu la première grande dépression, la fin des paiements des réparations et du standard or (deux des principales raisons de son existence…), la montée du nazisme, la seconde guerre mondiale, l’accord de Bretton Woods, la guerre froide, les crises financières des années 1980 et 1990, la naissance du FMI et de la BM et la fin du communisme et de la guerre froide. Comme le nota Malcolm Knight, gérant à la banque de 2003 à 2008:”Il est encourageant de constater qu’en demeurant petite, flexible et libre d’interférences politiques, la banque a, au cours de son histoire, eu un succès remarquable en s’adaptant aux ciconstances changeantes.”

La banque s’est rendue pilier du système financier international. Aussi bien avec les réunions de l’économie mondiale, la BRI héberge 4 des plus importants comités gérant les affaires bancaires du monde: le comité de Bâle sur la supervision bancaire, le comité sur le système financier global, le comité sur les systèmes de paiement et de réglement et le comité Irving Fisher, qui s’occupe des statistiques des banques centrales. La banque héberge également trois organisations indépendantes: deux groupes s’occupant d’assurance et un Financial Stability Board (FSB). Le FSB, qui coordonne les autorités financières nationales et les politiques régulatrices, est déjà considéré comme le 4ème pilier du système financier global après la BRI, le FMI et les banques commerciales.

La BRI est maintenant la 30ème plus grosse réserve d’or mondiale avec 119 tonnes, plus que le Qatar, le Brésil ou le Canada. Être membre de la BRI demeure un privilège plus qu’un droit. Le comité des directeurs est responsable de l’admission des banques centrales jugées “donner une contribution substantielle à la coopération monnétaire internationale et aux activités de la banque”. La Chine, l’Inde, la Russie, et l’Arabie saoudite ne rejoignirent la BRI qu’en 1996. La banque a ouvert des bureaux au Mexique et à Hong Kong mais demeure très eurocentrique. Les pays baltes, la Macédoine et la Slovénie ont été acceptés mais pas le Pakistan, ni le Kazakhstan qui est pourtant une des grosses nations de l’Eurasie. Pour l’Afrique, seule l’Algérie et l’Afrique du Sud sont membres. Le Nigéria, qui a la plus grosse population du continent n’a pas été admis.

Considérant le rôle pivot de la BRI dans l’économie transnationale, son profil bas est assez remarquable. En 1930, un journaliste du New York Times nota que la culture du secret à la BRI était si forte qu’il n’était même pas permis de regarder à l’intérieur de la salle de direction, même lorsque les directeurs l’avaient quitté. Peu de changement en ce domaine. Les journalistes ne sont pas admis dans l’enceinte du QG lorsque les réunions sont en cours. Les officiels de la BRI parlent très rarement aux membres de la presse et quand ils le font, c’est avec grande réticence. La stratégie semble marcher. Le mouvement Occupy Wall Street, les mouvements anti-mondialisation, les réseaux de protestation, ont tous ignoré la BRI. Centralbahnpaltz 2 à Bâle est tranquille. Il n’y a aucun manifestant devant le bâtiment, personne ne campe sur les trottoirs devant la place ou dans les parcs environnants, pas de comités de réceptions animés pour les banquiers centraux mondiaux.

Alors que l’économie mondiale saute de crise en crise, les institutions financières sont passées à la loupe comme jamais auparavant. Des légions de journalistes, de blogueurs et de journalistes d’enquête épient les mouvements de chaque banque et pourtant, à part quelques brèves mentions sur les pages financières des journaux, la Banque des Règlements Internationaux a largement réussi à éviter d’attirer une quelconque attention sur elle. Enfin, jusqu’ici…

Partie d’échecs au Moyen-Orient: Prévoyant, Poutine lève l’embargo sur la livraison des S-300 à l’Iran…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies with tags , , , , , , , , on 15 avril 2015 by Résistance 71

En fait l’affaire est simple: Les négociations sur le nucléaire iranien se déroulent très bien, il n’y a plus de raisons pour les sanctions/embargo et en plus, Poutine anticipe la trahison yankee qui sera blâmée sur l’Iran et mènera potentiellement à des frappes israéliennes sur les sites nucléaires iraniens. Ce qui est le but. Poutine profite du positif pour lever l’embargo et doter l’Iran du système de défense anti-aérien le plus perfectionné au monde, sachant pertinemment que les Iraniens sont les rois de l’ingénierie inversée, et qu’ils créeront depuis les S-300 leurs propres systèmes équivalents des S-400 tout en sachant que l’armée russe se dote pas à pas des S-500…

Finement joué Vladimir !

— Résistance 71 —

 

Enfin Poutine lève l’interdiction sur la livraison des missiles solair S-300 à l’Iran

 

Gilad Atzmon

 

14 avril 2015

 

url de l‘article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/2015/4/14/at-last-putin-lifts-ban-on-delivery-of-s-300-missile-systems-to-iran

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Hier, le président russe a révoqué l’embargo interdisant la livraison par la russie des missiles de défense sol-air S-300 à l’Iran. Le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a commenté sur la décision en disant que l’embargo russe volontaire sur la livraison des S-300 n’était plus nécessaire au vu des progrès réalisée dans les négociations sur le nucléaire iranien à Lausanne.

Les Israéliens sont dans un état de panique totale. Le ministre du renseignement Yuval Steinitz a commenté hier en disant: “Au lieu de demander à l’Iran qu’il mette un terme au terrorisme qu’il inspire au Moyen-Orient et dans le monde, on lui accorde l’obtention d’armement très sophistiqué qui ne va faire que doper ses agressions.”

Quelqu’un devrait rappeler à Steinitz que c’est en fait l’état juif qui terrorise la région entière avec son arsenal nucléaire et autres actes génocidaires répétés envers les Palestiniens. Quoi qu’il en soit, il est très intéressant d’apprendre de la bouche du ministre Steinitz comment peut-il voir une menace dans un “système de défense anti-aérien” ? Je pense que la réponse est très simple: La nouvelle au sujet de ces S-300 interfère avec la soif de violence d’israël et la simple idée qu’un pays musulman puisse défendre son ciel et son espace aérien est quelque chose que les Israéliens ne peuvent pas du tout admettre ni tolérer.