Archive pour avril, 2015

Résistance politique: Ripoublique moribonde et abstention politique…

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« Le capitalisme d’État ne fera qu’augmenter les pouvoirs de la bureaucratie et du capitalisme. Le véritable progrès réside dans la direction politique de la décentralisation à la fois territoriale et fonctionnelle, dans le développement de l’esprit de l’initiative locale et personnelle et de la fédération libre du simple au plus complexe au lieu de la hiérarchie actuelle du centre vers la périphérie. »
~ Pierre Kropotkine ~

 

Que crève leur démocratie

 

Guillaume Goutte

 

24 Avril 2015

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/syndicalisme/17704-que-creve-leur-democratie

 

Le prétendu « devoir » citoyen est tellement moribond que nos parlementaires en quête – hypocrite – de légitimité populaire en sont rendus à vouloir rendre le vote obligatoire ! Bah tiens. Il paraît que les Belges l’ont déjà mis en place depuis un baille. Tu votes, c’est bien ; tu votes pas, tu paies 30 balles. Avoir recours à pareille mesure en dit long sur l’état de décrépitude du système démocratique parlementaire, dans lequel les sujets de ces messieurs-dames de l’État ont de moins en moins confiance. Les échéances électorales passent, et les taux d’abstention explosent, traduisant de manière on ne peut plus explicite le désamour des potentiels électeurs à l’égard de cette démocratie putassière qui n’en finit plus d’avancer à marche forcée contre les classes populaires.

Politiser l’abstention

Bien sûr, il serait parfaitement idiot de penser que cette abstention grandissante trahit le désir de ces « mauvais citoyens » de ne plus se voir confisquer leur souveraineté par des cols blancs avides de pouvoir. Et l’abstention est probablement aujourd’hui le fruit d’un désintérêt pour la politique en général, y compris dans ce qu’elle pourrait avoir de « noble ». Nombre de ceux qui ne votent pas aux départementales se désintéresseront tout autant des élections professionnelles dans leur entreprise ou des mobilisations sociales qui secouent leur quartier. Mais si cette abstention populaire n’est pas à fantasmer, il nous reste cependant à en prendre la juste mesure et à en tirer les conclusions adéquates : à savoir l’urgence pour les révolutionnaires de faire valoir aujourd’hui, haut et fort, à destination de nos frères et sœurs de classe, la possibilité de faire de la politique autrement, en dehors des logiques de représentation verticale et, donc, de l’État. Politiser l’abstention, en somme, comme nous avons un jour politisé la nôtre. Mais le dire, c’est bien, reste à savoir comment s’y prendre – et la réponse est sans doute ailleurs que dans le seul collage d’affiches appelant à une « abstention révolutionnaire ».

Le mirage du vote blanc

Histoire de se la jouer cool et de diluer quelque peu la logique autoritaire que renferme cette possible obligation de voter, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone – en première ligne dans cette affaire –, avance aussi l’idée de comptabiliser le vote blanc, excepté lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. Une façon de dire aux électeurs : si aucun candidat ne vous convient, pas grave, votez blanc, mais, surtout, votez ! Tout est là. Tout est ici résumé. L’important, pour eux, n’est pas que les électeurs aient confiance dans les candidats, mais qu’ils participent à la mascarade électorale. Autrement, la perte de légitimité ne concerne plus les seuls candidats, mais le système électoral tout entier. En reconnaissant le vote blanc, ceux d’en haut aspirent moins à faire remonter le désaveu de ceux d’en bas à l’égard des candidats qu’à nous pousser à être les acteurs d’un système désormais moribond.

Démocratie de classe

Le président du Sénat, Gérard Larcher, et celui de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, tous deux porteurs de ces brillantes idées pour revitaliser la vieille démocratie (l’un de droite, l’autre de gauche), nous auraient presque émus dans leurs justifications. Ces deux présidents auraient ainsi à cœur de réaffirmer et de favoriser l’engagement républicain (quèsaco ?). Pour eux, l’abstention est dangereuse : c’est même un déni de démocratie (laquelle ?). Inutile, bien sûr, de démonter à nouveau leur langue de bois, ils sont tellement grotesques qu’il est probable que personne ne soit vraiment dupe de leurs discours et de leurs idées « révolutionnaires ». Reste qu’il est « amusant » – et somme toute assez révélateur – de voir que leur amour de la démocratie et du devoir électoral s’arrête aux institutions de leur classe, celle des dirigeants et des possédants. Car il y a quelques mois, en 2014, l’Assemblée nationale puis le Conseil constitutionnel ont adopté et validé la suppression… des élections prud’homales ! Jusqu’alors élus par les salariés, les conseillers prud’homaux sont désormais désignés par les organisations syndicales et patronales. La raison de cette mesure ? Les travailleurs étaient de moins en moins nombreux à participer à ces élections prud’homales. Pourquoi, alors, ne pas avoir proposé le vote obligatoire ? Sans doute est-il plus facile de contrôler la direction d’un syndicat que des hordes de travailleurs énervés.

Résister à l’empire: Shakespeare contre le Nouvel Ordre Mondial…

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William Shakespeare et le Nouvel Ordre Mondial: “L’enfer est vide et tous les démons sont ici”

 

Michel Chossudovsky

 

23 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/william-shakespeare-and-the-new-world-order-hell-is-empty-and-all-the-devils-are-here/30493

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui 23 Avril est le jour anniversiare de la naissance de Shakespeare.

William Shakespeare, né le 23 Avril 1564 (non confirmé), baptisé le 26 Avril 1564, décédé le 23 Avril 1616.

Nous célébrons donc le 451ème anniversaire de la naissance de William Shakespeare, qui nous a enseigné de ne jamais désespérer dans notre résolution de lutter et de rechercher la vérité et de confronter le mensonge.

“Démasquer le mensonge et amener la vérité en pleine lumière.”

Signes de notre temps: des criminels de guerre tenant de hautes fonctions étatiques sont célébrés comme des messagers de la paix:

“Ainsi j’habille ma malfaisance nue… Paraît être un saint, alors que je ne joue que la part du diable.” (Richard III)

Ceux impliqués dans la “sécurité par les moyens militaires” ont pris en charge l’attribution du prix Nobel de la Paix… “Sans loi sont ceux qui font de leurs volontés leurs lois.”

Le mensonge devient vérité.

Les réalités sont inversées.

La guerre devient la paix.

“Des guerres humanitaires” sont engagées avec des armements des plus sophistiqués afin de venir au secours de ceux qui souffrent de l’oppression.

“La communauté internationale” est la dépositrice de la “Vérité”, qui ne peut plus être contestée. L’inquisition américaine prévaut.

Un consensus politique inextricable est imposé.

Ceux qui osent s’opposer à la “Paix” et à la “Responsabilité de Protéger” (R2P) de l’OTAN sont marqués du sceau de l’infâmie terroriste.

Les méchants sont tapis dans l’ombre. Des terroristes démoniaques armés de kalaschnikovs menacent la sécurité des Etats-Unis et son arsenal “de la paix” nucléaire d’une valeur de milliers de milliards de dollars qui, en accord avec l’opinion scientifique experte en contrat avec le Pentagone, est “sans danger pour les populations civiles environnantes”…

Une dichotomie du bien contre le mal prévaut: un “Clash des Civilisations”.

L’occident a une mission: “Nous devons lutter contre le mal sous toutes ses formes afin de préserver coûte que coûte le mode de vie occidental.” Les faiseurs de guerre sont présentés comme les victimes.

Briser le mensonge veut dire briser un projet criminel de destruction globale dans lequel la quête permanente du profit est la force dominante.

L’agenda militaire motivé par le fric et les immenses profits détruit les valeurs humaines et transforme les gens en des zombies inconscients.

Renversons la marée.

Regardons les architectes du Nouvel Ordre Mondial et dénonçons les des mots mêmes de Shakespeare:

“L’enfer est vide et tous les démons sont ici.”

Notre tâche ultime et nécessaire est de renvoyer les “démons” de notre temps, les architectes auto-proclamés de la démocratie et du “libre-marché”, là où ils appartiennent vraiment.

“Quelqu’un peut sourire, sourire et sourire encore et être un malfaisant !”

Défions ces criminels de guerre “tout sourire” placés dans les plus hautes fonctions et les groupes de lobbying entrepreneuriaux qui les soutiennent.

Brisons l’inquisition américaine.

Torpillons la croisade militaire US-OTAN-Israël.

Fermons les usines d’armement et les bases militaires.

Les membres des forces armées devraient désobéir aux ordres et refuser de participer à une guerre criminelle.

Ramenons les troupes à la maison !

Ukraine: La grande tradition anarchiste et le mouvement de La “Makhnovshchina”…

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Article connexe: « La société contre l’État: l’expérience anarchiste ukrainienne 1917-1923 »

 

Le mouvement makhnoviste ukrainien dans la révolution russe

 

Robert Graham

 

30 mars 2015

 

url de l’article original:

https://robertgraham.wordpress.com/2015/03/29/the-makhnovist-movement-in-the-russian-revolution/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Contre-révolution en Russie

La révolution russe de 1917 leva un autre problème d’importance fondamentale pour les anarchistes révolutionnaires: comment gérer la contre-révolution ? Que celle-ci vienne de la droite ou de la gauche ? De 1918 à 1921, la Russie fut dévastée par une guerre civile. Bien des anarchistes prirent position afin de protéger les gains fait par la révolution de 1917, ils n’avaient pas d’autre choix que de travailler avec les Bolchéviques (les “Rouges”) afin d’empêcher les contre-révolutionnaires monarchistes / tsaristes (les “Blancs”) de forcer un retour à l’ancien régime, avec tous les massacres et représailles que cela représenterait. D’après Paul Avrich, pendant la guerre civile russe “une grande majorité des anarchistes donnèrent un soutien varié au régime en danger”, menant Lénine à louer quelques-uns des anarchistes pour “être devenus les soutiens les plus motivés du pouvoir soviétique” (1978:196-197)

Le mouvement makhnoviste

D’autres anarchistes argumentaient eux qu’il y avait des alternatives à simplement soutenir les bolchéviques dans leur lutte contre les contre-révolutionnaires blancs, renforçant ainsi la dictature bolchévique. Ils préconisaient au contraire une “guerre de résistance permanente, ici, là-bas et partout”, comme le dit alors si bien Voline en Février 1918. Mais ce ne fut qu’en Ukraine que les anarchistes furent capables de mettre en place une insurrection populaire avec l’anarchiste Nestor Makhno, emmenant une armée de guerilleros paysans et ouvriers (La “Makhnovshchina”) contre des forces variées allant des troupes d’occupation allemandes et autrichiennes, aux “hommes forts” locaux (“hetman”) en passant par les “Blancs” et les bolchéviques eux-mêmes lorsque ce fut nécessaire. (Volume One, Selections 85 & 86).

Lorsque les makhnovistes libéraient un endroit, ils abolissaient tous les décrets issus par les blancs et les rouges, laissant ainsi les “assemblées paysannes et celles des travailleurs des usines et des ateliers” décider pour elles-mêmes la façon d’organiser leurs affaires. La terre devait retourner à “ces paysans qui s’autosuffisent par leur travail de la terre” et “les usines et ateliers, les mines et autres outils et moyens de production, devaient retourner aux ouvriers eux-mêmes.” (Volume One, Selection 85).

Les makhnovistes dénonçaient “l’autorité terrienne bourgeoise d’un côté et la dictature communiste bolchévique de l’autre.” Ils mettaient à mal la police secrète bolchévique, la tristement célebre tchéka, dans des zones qui avaient été sous contrôle bolchévique et réouvraient les imprimeries et les salles de réunion que les bolchéviques avaient fermé, proclamant que “la liberté de parole, de réunion, de la presse, d’assemblée, de se syndiquer étaient des droits humains inaliénables pour chaque ouvrier et paysan et que toute restriction sur ces droits constituait un acte contre-révolutionnaire.” Les makhnovistes appelèrent les soldats de l’armée rouge, parfois avec succès, à déserter et à rejoindre les makhnovistes dans leur lutte pour “une société des travailleurs non-autoritaire, sans parasites et sans commissaires politiques-bureaucrates.” (Volume One, Selection 85).

Malgré leur opposition à la “milice d’État, aux policiers et aux armées”, qu’ils abolissaient dans les zones libérées, les insurgents makhnovistes adoptèrent quelques aspects d’une organisation militaire plus conventionnelle, incluant une chaîne de commandement et une conscription, il y eut parfois quelques débordements et des “exécutions sommaires” (Avrich, 1988: 114 & 121)

Beaucoup d’anarchistes encore libres de pouvoir le faire comme Voline, Aaron Baton et Peter Arshinov, se rendirent en Ukraine pour assister les makhnovistes, mettant en place la confédération de Nabat, une des organisations anarchiste les plus efficaces durant la révolution russe et la guerre civile. Mais, comme le nota Arshinov: “trois années de guerre civile ininterrompue rendit le sud de l’Ukraine en un champ de bataille permanent,” ce qui rendit la tâche très difficiles pour les makhnovistes et les anarchistes en soutien, pour faire quoi que ce soit de positif. Et pourtant, pendant 5 mois, au début de l’année 1919, la région de “Gulyai-Polye”, où était basé Makhno, fut libre de toute autorité politique, donnant une chance, même si courte, aux anarchistes de mettre leurs idées constructives en pratique en aidant les paysans et les ouvriers à mettre en place des communes libertaires et des assemblées populaires (soviets).

Une “série de congrès régionaux de paysans, d’ouvriers et d’insurgents”, se tint, la troisième en Avril 1919 et ce “en défi d’une interdiction faite par les bolchéviques”. Après que “deux agents de la tchéka envoyés pour assassiner Makhno furent arrêtés et exécutés” en Mai 1919 et que les makhnovistes eurent appelé les soldats de l’armée rouge de les rejoindre, Trotski mit les makhnovistes hors-la-loi, envoyant des troupes pour démanteler leurs communes paysannes. Malgré quelques alliances sporadiques pour combattre les blancs, début 1921, les bolchéviques avaient écrasé le mouvement makhnoviste.

A l’encontre des bolchéviques, les makkhnovistes furent capables de réunir un soutien suffisant au sein de la population ukrainienne, surtout paysanne, qui avait un profond ressentiment pour les saisies de grains et de nourriture dont ils étaient les victimes de la part des bolchéviques, voyant que “le pain qui leur était pris de force nourrissait essentiellement l’énorme machine gouvernementale et bureaucratique” qui avait été créée par les bolchéviques. Pour que la révolution puisse être réussie, les anarchistes pensaient (et pensent toujours) que les masses “devaient se sentir véritablement libres, elles doivent savoir que le travail qu’elles fournissent est le leur et leur bénéfice, elles doivent voir que dans chaque mesure sociale qui est adoptée, s’inscrit la manifestation de leur volonté, de leurs espoirs et de leurs aspirations.”

(Volume One, Selection 86).

Terrorisme d’états de l’OTAN: Coup de semonce russe…

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Avertissement de la Russie à l’OTAN

 

Al Manar

 

22 Avril 2015

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=232373&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=33&s1=1

 

Le général Valery Gerasimov, chef d’État-major de l’Armée russe a mis en garde les pays européens qui envisagent d’accueillir les systèmes de missiles de l’Otan sous commandement américain, que Moscou considère ces installations comme des cibles prioritaires, car elles possèdent des capacités offensives.

Selon lui, les États-Unis et leurs partenaires de l’Otan veulent mettre la Russie à genoux en alimentant les conflits à sa frontière, comme en Ukraine. 

«Les MK-41 lance-missiles verticaux qui font partie du complexe AEGIS Ashore, système de missiles basé au sol déployé en Roumanie et en Pologne, peuvent tirer non seulement des fusées anti-missiles SM-3, mais aussi des missiles de croisière Tomahawk», a déclaré le général Gerasimov lors d’une conférence sur la défense dans la capitale russe, Moscou, jeudi dernier.
 «Les nations non-nucléaires qui hébergent des éléments du système ABM deviennent des cibles prioritaires pour nos contre-mesures», a-t-il averti.

 «Nous considérons le déploiement de systèmes de défense anti-missiles globaux par les Américains comme une étape supplémentaire des États-Unis et de leurs alliés dans leur projet de destruction du système actuel de sécurité internationale afin de s’assurer la domination du monde», a déclaré Gerasimov.

Il a poursuivi: «Il devient évident que la poursuite de la mise en œuvre des plans de défense antimissile des États-Unis et de l’Otan crée une véritable menace pour les forces nucléaires stratégiques russes.» 


«Nous ne savons pas quel genre d’ordres reçoivent les nouvelles autorités ukrainiennes de la part de leurs tuteurs occidentaux et où l’agression de Kiev pourra continuer à l’avenir», a-t-il dit.

Pendant ce temps, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a déclaré que Washington a franchi toutes les lignes en tentant de faire glisser l’Ukraine dans son camp dans le cadre d’un plan plus large visant à élargir l’Otan et aliéner les voisins de la Russie.

«Les pays de l’Otan poursuivent activement une expansion de leur espace géopolitique, installent des capacités militaires en Europe de l’Est et essaient de fermer la frontière de la Russie. Le but de leurs exercices dans l’Europe de l’Est et dans la région Arctique indique leur nature antirusse», il dit. 

Choïgou a également accusé l’Otan d’accroître le potentiel de guerre en Europe de l’Est en banalisant «l’utilisation d’armes nucléaires tactiques américaines déployées dans plusieurs pays européens».

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: Le bourbier yéménite terrorise la maison des Saoud…

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Au Yémen, défaite des Saoudiens et victoire de l’axe de la résistance !

 

IRIB

 

22 Avril 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/366601-yémen-défaite-des-saoudiens,-victoire-de-l’axe-de-la-résistance

 

Selon le site d’information libanais, Al-Ahd, l’annonce de la fin de l’agression saoudienne contre le Yémen, est le signe de la défaite de la coalition formée par Riyad, et de la victoire de l’axe de la Résistance.

Le site d’information libanais, Al-Ahd, estime qu’après 2.415 missions des avions de l’armée saoudienne et des pays qui ont adhéré la coalition, formée par Riyad, les Saoudiens ont dû admettre l’échec total de leur agression militaire contre le Yémen.

Nous reproduisons ici un extrait de l’article d’Al-Ahd.

***

En effet, l’Arabie saoudite n’a pu réaliser aucun de ses objectifs, et ses attaques contre le Yémen n’ont eu d’autre résultat que le massacre des civils, (dont de nombre defemmes, enfants et personnes âgées), et la destruction des infrastructures du pays. Les Saoudiens prétendaient vouloir faire revenir la légalité et la légitimité, au Yémen. Où est maintenant leur protégé, à savoir, Abd Rabbo Mansour Hadi ? En réalité, l’Arabie saoudite a subi une défaite cuisante, face à la volonté et la résistance du peuple yéménite.

Ce qui s’est produit, au Yémen, est la suite des victoires de l’axe de la Résistance : en 2006, les combattants de la Résistance libanaise ont infligé une lourde défaite aux Sionistes, et en avril 2015, les Yéménites ont fait goûter le fiel amer de la défaite aux agresseurs saoudiens.

A présent, les Saoudiens, qui commencent à admettre leur défaite, supplie que le monde les soutienne. Il est intéressant de savoir que quelques heures avant l’annonce de la fin des raids aériens contre le Yémen, par l’Arabie saoudite, c’étaient les autorités iraniennes qui en avaient annoncé la nouvellen à Téhéran. Ce que les dirigeants saoudiens appelaient la «tempête décisive» s’est tourné contre eux et l’Arabie saoudite se sent, plus que jamais, isolée, à l’intérieur de ses frontières.

Après avoir pris leur décision d’agresser, militairement, le Yémen, les dirigeants saoudiens ont essayé de former une coalition arabe, quoique très fragile, pour justifier leur action. Ils ont fait la sourde oreille aux conseils qu’on leur donnait, pour cesser leurs attaques sauvages contre la population civile. Après les raids aériens, des attaques balistiques, maritime et d’artillerie, pendant 27 jours, l’Arabie saoudite n’a pas réussi à réaliser ses buts, au Yémen. Le protégé des Saoudiens, le Président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi, se trouve à Riyad, est il est dans l’impossibilité de rentrer, à Sanaa ou à Aden, pour se mettre à la tête du pouvoir, comme le souhaitaient les dirigeants saoudiens.

Après leur défaite militaire, les Saoudiens parlent, maintenant, d’un certain «retour de l’espoir». Mais l’espoir auquel ils font allusion est le retour de Mansour Hadi au pouvoir. Si c’est le cas, il faut admettre que les rêves des dirigeants saoudiens sont tombés à l’eau, pour toujours. L’idée du retour de Mansour Hadi à la tête du pouvoir n’est qu’un mirage.

L’autre but de l’agression saoudienne contre le Yémen était d’empêcher que l’armée yéménite et les comités populaires, formés par le mouvement Ansarrallah, puissent prendre ne main le contrôle d’autres provinces du pays, notamment, celle de la province d’Aden. Mais là encore, les Saoudiens ont subi une lourde défaite.

La coalition formée par l’Arabie saoudite a essayé de justifier son intervention militaire, au Yémen, sous divers prétextes : l’effort pour faire revenir la légitimité et la légalité, au Yémen, neutraliser les menaces yéménites contre la sécurité nationale de l’Arabie saoudite, empêcher l’occupation du Yémen, par l’Iran, etc… Mais ce qui en reste n’est qu’une défaite totale, pour l’axe saoudien.

En revanche, le mouvement révolutionnaire Ansarrallah a su résister aux attaques saoudiennes, et garder sa supériorité, sur le terrain. Les efforts de Riyad, pour louer les armées d’autres pays, afin de déclencher une offensive terrestre contre le Yémen, ont, également, échoué. L’Arabie saoudite est restée seule, au sein de la coalition qu’elle avait formée. L’armée saoudienne n’a pas pu progresser, dans le territoire yéménite, même d’un centimètre. Maintenant, les Saoudiens doivent répondre de la longue liste des crimes qu’ils ont commis contre le Yémen.

Le porte-parole saoudien, qui a annoncé la fin de l’opération de l’opération «Tempête décisive» a eu, vraiment, du mal à justifier ces agressions militaires, qui n’ont laissé que des destructions. Près de 2.600 Yéménites sont tombés en martyrs, et des milliers d’autres ont été blessés, lors des attaques militaires saoudiennes. Le porte-parole n’avait rien à dire, pour justifier la mort d’innocents.

Les forces saoudiennes ont obligé des dizaines de milliers de Yéménites à fuir leurs foyers. Elles ont empêché l’acheminement d’aides humanitaires aux sinistrés. Elles ont violé toutes les lois et conventions internationales, en matière des droits de l’Homme et l’interdiction des crimes de guerre, en massacrant les civils. Les Saoudiens ont violé la souveraineté nationale du Yémen et son intervenus, brutalement, dans les affaires intérieures de ce pays. Ce qu’ils ont commis contre les Yéménites est, parfaitement, comparable aux crimes commis par les terroristes takfiris de Daesh.

Les dirigeants saoudiens ont prouvé qu’ils avaient une perception erronée de la volonté et des revendications politiques et sociales de leurs voisins yéménites. Ils ne connaissaient pas, non plus, les sentiments patriotiques des Yéménites et leur résistance. L’armée yéménite et les comités populaires n’ont pas été affaiblis, après 27 jours d’attaques de l’armée saoudienne ; et les Yéménites ont créé une nouvelle épopée, en brisant la tentative saoudienne de dominer et coloniser le Yémen.

Résistance politique: Temps de se lever contre les lois liberticides… L’Occident se fascise à vu d’œil…

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“Ceux qui sont prêts à sacrifier leur liberté pour plus de sécurité n’auront, ni ne méritent, ni l’un, ni l’autre.”
~ Benjamin Franklin ~

Ne trouvez-vous pas bizarre que d’un seul coup le Canada ait cette loi en stock, que la France ait passé en catimini la “loi sur le renseignement”, que les yanks aient leur Patriot Act et toutes leurs lois liberticides depuis 2001, idem au Royaume-Uni et dans le monde occidental ? Le durcicement vers la dictature occidentale est évident… L’oligarchie est passée en phase finale de mise en place de sa grille de contrôle du Nouvel Ordre Mondial.

N’oubliez jamais: NOUS SOMMES TOUS DES COLONISÉS !

C’est la main dans la main avec les peuples et nations indigènes colonisés et opprimés que nous en sortirons, ensemble et pas autrement ! Union et désobéissance civile !…

~ Résistance 71 ~

 

Le projet de loi canadienne liberticide C-51* est au sujet du contrôle de la population et pas du tout au sujet du terrorisme

 

Association des Iroquois et des Indiens Alliés (AIIA ou AIAI en anglais)

 

24 Mars 2015

 

url de l’article original:

http://www.aiai.on.ca/newsroom/opinion/bill-c-51-is-about-control-not-terrorism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note* du traducteur: Le projet de loi C-51 est une loi liberticide estampillée comme le “Patriot Act” canadien, de la même façon que l’est la loi récemment passée en France, en catimini dans une assemblée ne contenant que 30 députés votant pour la “loi sur le renseignement”, autre ignominie liberticide occidentale.

En tant que peuples indigènes nous avons fait l’expérience de l’oppression et du contrôle par le gouvernement colonial canadien ces derniers 150 ans. Nous avons souffert de politiques et de lois qui ont été faites pour nous éliminer, nous assimiler, nous opprimer et nous réduire au silence total. Ceci corespond à notre expérience, notre vécu sur nos propres terres et ceci continue jusqu’à aujourd’hui.

Nos peuples sont devenus des sujets de recherche rapides lorsqu’il convient d’évaluer les dangers sous-jacents qui sont cachés dans des morceaux de législation (liberticides). Nous sommes, et à juste titre, souvent très suspicieux et critiques des politiques et des lois qui sont empaquetées pour nous être vendues comme étant dans notre “meilleur intérêt” ou faites pour nous “protéger”. C’est du point de vue de cette vision sous loupe binoculaire que nous pouvons partager un appel de danger fort et clair à la fois pour les Canadiens et les peuples indigènes. La loi C-51, la loi anti-terrorisme, est au sujet du contrôle de la population et non pas au sujet du terrorisme.

La loi C-51 est faite pour nous maintenir dans la peur de quelque chose, le tout au nom de réduire au silence les citoyens et de contrôler la désobéissance civile. Le langage de terrorisme n’est que rhétorique utilisée pour vous vendre toujours plus de guerre et pour que vous achetiez toujours plus de ces mesures de sécurité économiques et autres. C’est le monstre de dessous le lit, celui du placard, monté en épingle par la propagande et la prise de position politique. Vous avez bien plus de chance de mourir dans un accident avec votre tondeuse à gazon que de mourir dans un “attentat terroriste” (NdT: qui dans la quasi totalité des cas sont perpétrés par les services d’état ou leurs mercenaires privés…)

Au travers du Canada ces dernières trois années, nous avons vu à maintes reprises le mouvement indigène et ses alliés canadiens Idle No More descendre dans les rues pour manifester contre les législations qui enfreignent sur les droits indigènes et qui affaiblissent la protection de l’environnement. Les peuples indigènes ont résisté au gouvernement pour notre futur collectif. Nous avons bloqué des voies de chemin de fer, des autoroutes, nous avons marché sur le parlement à Ottawa, nous avons fait des grèves de la faim et de manière générale, nous avons fait de notre mieux pour perturber le Canada et avoir nos voix entendues et nos droits inhérents de nations reconnus.

Il est déplorable que nous en soyons réduits à la désobéissance civile juste pour faire entendre nos voix, mais cela constitue la seule arme à notre disposition (et celle des peuples) lorsque le gouvernement fédéral n’a absolument aucune préoccupation pour honorer la couronne qui possède une responsabilité à la fois légale et constitutionnelle. La loi C-51 va nous retirer la seule arme que nous ayons et va nous étiqueter en tant que terroristes pour le simple fait de nous battre pour nos droits inhérents.

Cette loi C-51 donne au gouvernement les pouvoirs d’une force de police secrète, de conrôler ce qui se dit dans l’espace cybernétique et lui donne la possibilité de punir des citoyens pour le simple fait de protester ou de manifester.

Cette loi protège certaines choses, comme le capitalisme par exemple et elle met en priorité l’économie au dessus des droits civils. Elle protège le gouvernement d’un retour de bâton du public, lui permettant de prendre des décisions sans aucune juste supervision. Elle protège les idéologies impérialistes qui continuent de supprimer, d’opprimer et de contrôler les populations indigènes ainsi que nos terres et nos ressources.

Les Canadiens ont besoin de prendre et de lire une page des livres des peuples indigènes au travers du Canada et d’approcher cette loi C-51 avec toute la méfiance et le cynisme qui lui sont dûs. Faites-nous confiance, comme tant de législations avec celle-là qui ont œuvrées pour nous opprimer, cette loi est une loi pour vous contrôler et non pas pour vous protéger. Nous devons NOUS DRESSER COLLECTIVEMENT ET LA COMBATTRE.

Nous avons besoin d’un dialogue public ouvert entre tous les peuples et nations indigènes et tous les Canadiens. C’est ensemble que nous devons stopper ce projet maléfique avant qu’il ne devienne une loi applicable.

Résistance politique: refusons l’état de guerre perpétuelle qu’on nous impose… Union !

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Rajoutons pour être plus précis que l’EIIL/EI est une création de A à Z des services occidentaux agissant, tout comme AQ en son temps, comme une légion mercenaire « djihadiste » pour la CIA, le Mossad et les intérêts des pays impérialistes de l’OTAN et affiliés…

— Résistance 71 —

 

Sortir de la guerre

 

Paul du groupe Regard Noir Fédération Anarchiste

 

Octobre 2014

 

Source: http://www.monde-libertaire.fr/antimilitarisme/17272-sortir-de-la-guerre

 

La guerre est là. L’ennemi numéro un du moment, l’État islamique (EI) et ses exactions. Les États impérialistes, occidentaux ou pas, ont finalement trouvé le meilleur des prétextes à la guerre, la lutte contre le terrorisme. En son nom, l’Irak et la Syrie sont bombardés. Bien sûr, les attaques sont chirurgicales, elles ne tuent que les fous de Dieu et, bien sûr, la paix viendra après. En attendant, la guerre contre l’État islamique vient voler vedette à la courbe du chômage toujours en hausse, au Medef qui propose un retour au XIXe siècle, elle polarise encore plus le peuple autour de la question musulmane et elle impose de choisir un camp.

Combattre la propagande antiterroriste

Depuis maintenant presque quinze ans, la lutte contre le terrorisme sert d’arme antisociale de premier choix au patronat et aux puissants, pour maintenir le prolétariat dans un état de peur plus ou moins constante et le diviser un peu plus. D’autant plus que c’est l’islam qui est au centre de cette propagande antiterroriste. Les millions de musulmans de France et du reste de l’Occident sont encore un peu plus stigmatisés, à tel point qu’il paraît normal d’en voir s’afficher avec des pancartes « Pas en mon nom ». Comme si chaque musulman était intrinsèquement un terroriste en puissance. Force est de constater que l’islam fait donc bien l’objet d’un traitement spécifique par le pouvoir et qu’il entraîne une islamophobie croissante qui divise toujours plus les pauvres.

Pour la lutte contre le terrorisme donc, l’union sacrée est décrétée, la volonté de justice sociale est mise au placard et les victoires du patronat passent avec une facilité déconcertante.

En outre, ce sont les militants politiques, et a fortiori les révolutionnaires qui sont les premiers victimes des lois antiterroristes pendant que le peuple voit sa liberté une nouvelle fois attaquée par la dernière loi Cazeneuve, prétendument au profit de sa sécurité.

Il nous faut ne pas tomber dans les pièges de l’ennemi, combattre avec force toutes les lois liberticides et ne pas alimenter une islamophobie qui prend de jour en jour une tournure des plus inquiétantes.

Démasquer l’hypocrisie de la guerre « juste »

La guerre juste, nous dit-on. On montre les fous de Dieu de l’EI décapiter, tuer, pendre. On nous vend l’urgence de les mettre hors d’état de nuire. Mais qui est responsable de la situation ? Sûrement pas les civils qui se font tuer par les islamistes ou par les bombes censées les en protéger. Peu importe qui est derrière, ce sont les mêmes armes qui tuent toutes ces personnes. L’EI possède des armes dernier cri made in USA, prises aux mains de l’armée irakienne. Les 10 ans d’invasion occidentale en Irak auront donc, en plus d’avoir fait sombrer un peuple dans le chaos, donner le matériel militaire nécessaire aux terroristes et à leur œuvre. C’est donc ces armes qu’ils utilisent en Syrie contre les seuls qui les combattent réellement, les Kurdes, sous l’œil distant du régime de Bachar al-Assar, autrefois lui aussi ennemi numéro un.

Il n’y a donc aucune justice dans cette guerre, pas plus que dans les autres, il n’y a que l’impérialisme, le pouvoir et la cupidité.

Le piège de la guerre sainte

Cela étant dit, il ne faut pas minimiser la dangerosité et l’importance des islamistes. Sans fantasmer un djihad qui serait à nos portes (cette idée n’a pas de sens et ne sert que la xénophobie et le racisme de l’extrême droite), il se trouve que l’intégrisme musulman s’affirme particulièrement au Moyen-Orient, puis au Maghreb et en Afrique subsaharienne. L’EI est bien plus structuré qu’Al-Qaïda et a la volonté de créer un État pérenne, Aqmi n’est pas vaincu et, du côté chiite, le Hezbollah est l’organisation structurellement et politique fasciste la plus nombreuse et la plus armée du monde. Ce n’est donc pas une invention des impérialistes occidentaux que de dire que l’islamisme est un danger, et il nous faut ne pas tomber dans des pièges très présents dans notre camp. D’une part l’islamophobie, qui tend les bras à tous les non-musulmans français et qui n’est qu’un outil de division efficace pour la bourgeoisie. D’autre part, l’erreur affolante de voir les musulmans comme le sujet révolutionnaire du moment, et de revoir nos idéaux à la baisse pour les intégrer dans notre mouvement. C’est bien évidemment la tactique des résidus trotskistes et maoïstes, mais cela touche aussi le mouvement libertaire et le déstabilise quant à la façon de mener la lutte antireligieuse. Une seule solution dans ce contexte de guerre et de stigmatisation : débattre au sein de nos organisations et redéfinir nos méthodes luttes (mais certainement pas nos idées) pour qu’elles soient cohérentes et efficaces.

Choisir son camp

La position traditionnellement pacifiste des anarchistes est clairement insuffisante. La guerre, c’est mal, certes. Mais nous avons un projet, et il nous faut l’affirmer. Le fédéralisme libertaire est d’une pertinence incontestable dans une zone comme le Moyen-Orient où les conflits territoriaux et ethniques n’en finissent plus de déchirer les peuples. Il faut donc nouer des liens avec celles et ceux qui portent un projet progressiste. En l’occurrence, les révolutionnaires kurdes semblent être la lueur d’espoir pour un projet fédéraliste et pour la paix. L’expérience du confédéralisme démocratique à Rojava (Kurdistan syrien) et plus largement en Turquie et en Irak, est le seul projet qui pour le moment arrive à faire vivre plusieurs communautés bien différentes autour d’un fonctionnement politique égalitaire et laïque. Les unités de défense des femmes, qui ont joué un rôle combattant de premier ordre contre Bachaar al-Assad et aujourd’hui contre l’EI et qui organisent une autodéfense féminine contre les violences sexistes, ne peuvent que nous intéresser. Si nous devons choisir un camp, c’est donc celui-là, avec une prudence certaine sachant la réalité historique du Parti des travailleurs kurdes (PKK), son autoritarisme et son marxisme-léninisme. Mais sa transformation idéologique n’est pas une impossibilité. Les zapatistes du Chiapas (Mexique) avant eux ont opéré une réelle remise en cause de leurs fondamentaux pour s’approcher d’un projet et de pratiques sensiblement anarchistes. À nous d’ouvrir un dialogue avec les forces kurdes pour faire en sorte que cette transformation soit effective et totale.

 

Résistance au colonialisme: La position réitérée du Grand Conseil Haudenosaunee (Iroquois) sur la gouvernance étatique coloniale…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Le Grand Conseil Haudenosaunee réitère sa position sur les conseils élus (coloniaux)

 

Chef Sidney Hill, Tadodaho*, Onondaga nation

 

22 mai 2013

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2013/05/22/haudenosaunee-grand-council-reiterates-position-elected-councils

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Tadodaho est le Grand Chef Onondaga, et grand chef de la Confédération Iroquoise, le gardien du feu de la confédération, du feu du grand conseil qui brûle à Onondaga depuis plus de 900 ans. La nation Onondaga est la gardienne du feu du conseil de la Confédération Iroquoise. Elle est au centre de la “longue maison des nations” gardée à l’Est par la nation Mohawk et à l’Ouest par la nation Seneca.
Rappel:
Les chefs n’ont aucun pouvoir et ne sont que les représentants des décisions des conseils de clans de chaque nation, de véritables représentants de décisions populaires prise de manière unanime et non pas à la majorité. La règle de la majorité impose la division politique sur laquelle pousse la tyrannie. Seule l’unanimité des décisions et une chefferie sans pouvoir possèdent une validité unificatrice…

Nous avons énormément à apprendre des nations autochtones des Amériques, d’Océanie et des sociétés traditionnelles en général. Faisons-le, unissons-nous pour vivre mieux et en paix !…

~ Résistance 71 ~

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Salutations des chefs, mères de clans, et des peuples Haudenosaunee, Confédération des Six Nationss Iroquoises, peuples de la Longue Maison.

Le Grand Conseil des Chefs de la confédération désire prendre le temps de rappeler à ses citoyens de la position Haudenosaunee en ce qui concerne les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) dont les élections nous sont imposées et le remède que nous proposons afin de standardiser la gouvernance au sein de la confédération Haudenosaunee.

Dès le moment où les conseils élus furent imposés dans nos communautés, leur intention principale fut d’abolir la force et le caractère national de nos gouvernements traditionnels et d’assister à la mise sous franchise et à l’assimilation d’Haudenosaunee dans la fabrique nationale (et coloniale) du Canada et des Etats-Unis. Il a depuis toujours été la position de la confédération Haudenosaunee de dire que l’existence des conseils élus que ce soit au Canada ou aux Etats-Unis, se fait en dehors du cercle Wampum. Personne ni aucune nation ne peut amener dans le cercle une autre forme de gouvernance sans l’accord total du Grand Conseil (NdT: qui n’est que la représentation des décisions des peuples de la confédération)

Le cercle Wampum trace la ligne entre les conseils traditionnels et les conseils élus ; celle-ci est claire et distincte: les conseils traditionnels sont les gouvernement originaux des communautés Haudenosaunee/nations iroquoises qui s’occupent des affaires nationales, tandis que les conseils élus émanent d’un système imposé par la loi indienne au Canada (Indian Act) et la loi fédérale indienne (aux Etats-Unis) et ce pour l’administration des politiques coloniales de chaque communauté. Ces dernières années néanmoins, ces conseils élus ont commencé à commander les différents symboles, philosophies et le caractère national de la confédération Haudenosaunee, se représentant ainsi de manière fausse envers des agences externes et limitant par là-même l’importance Haudenosaunee en tant que système de gouvernance indigène originel.

Que ce soit en référence au traité Wampum Deux Rangées, aux traités, aux relations de nations à nations ou de l’implication subtile que ces conseils élus sont quelque part synonymes de la Confédération Haudenosaunee ou les conseils traditionnels ; cette ambigüité a perpétré une fausse impression et une confusion à la fois de manière externe et interne que les conseils élus seraient actuellement une partie réelle de la confédération Haudenosaunee.

Plus récemment, ces conseils élus se sont aventurés dans l’arène internationale, un domaine peuplé de nations et d’états et ce au travers d’une entité formelle appelée la Caucus Iroquois, le National Congress of American Indians (NCAI), et les United Southern and Eastern Tribes (USET). Depuis 1977, la confédération Haudenosaunee a été la pionnière de la présence indigène aux Nations-Unies et dans d’autres lieux représentatifs internationaux, menant en cela vers la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU, une présence que le Caucus Iroquois, le NCAI et l’USET s’évertuent à supplanter et se perpétuant eux-mêmes comme étant les voix légitimes de nos communautés internationalement et agissent dans l’intérêt de leurs maîtres coloniaux du Canada et des Etats-Unis.

Le Grand Conseil des Chefs sent qu’il ne peut plus rester plus longtemps à acquiescer sur ce sujet et se doit d’insister afin que l’appropriation du caractère national Haudenosaunee cesse. De plus, le Grand Conseil des Chefs doit relayer à ses voisins le fait que le Caucus Iroquois et ses conseils élus tributaires, ainsi que le NCAI et l’USET, ne représentent aucunement la confédératiion Haudenosaunee ni même ses nations membres. Tandis que le Grand Conseil des chefs pense qu’il se doit d’être ferme sur le sujet, notre conseil rappelle aux conseils coloniaux élus le remède Haudenosaunee de standardisation de la gouvernance dans nos communautees sous la Grande loi de la Paix / Kaienere’ko:wa.

En 1991, les chefs Haudenosaunee ont dressé les grandes lignes de leurs prérequis pour commencer un dialogue pertinent sur le comment nous pourrions tous vivre en suivant la principes de Kaianere’ko:wa sous la Longue Maison Haudenosaunee. A ce moment là, les chefs Haudenosaunee ont demandé aux conseils élus de respecter et de reconnaître leur autorité sur huit zones politiques dont ils ont la jurisdiction historique. Bien que nous comprenons qu’à ce moment précis de l’histoire, les Etats-Unis et le Canada ne reconnaissent que la légitimité des conseils élus, nous pensons que ceci ne changera jamais tant que nos peuples acceptent de plein gré l’imposition coloniale. Le Grand Conseil des Chefs demeure ferme et intransigeant sur la nécessité de démontrer la bonne foi et est prêt à commencer le travail nécessaire pour aider à décoloniser les structures politiuques ce chacune de nos communautés.

Ceci représente bien des défis à cause de l’impact personnel que ceci a sur les individus qui ont une connexion sentimentale profonde avec Haudenosaunee et qui veulent l’exprimer de manière à pouvoir aider. Ce qui n’est pas bien compris est qu’en représentant Haudenosaunee au sein des constructions fictives coloniales, cela pousse plus avant l’agenda colonial du Canada et des Etats-Unis. Les systèmes électoraux sont des entités étrangères qui ont colonisés la culture par la malversation et l’appropriation frauduleuse ; plaçant nos enseignements, nos lois et nos symboles au sein de la construction coloniale du système de conseil de bande électoral transformant la décolonisation en une apparence de revitalisation et de transformation culturelles totalement dénuée de sens.

Kaianere’ko:wa est fondée sur l’inclusivité, la coexistence pacitifque et la force par l’unification, liées par des lois qui assurent un processus de prise de décisions consensuel et démocratique (NdT: chefferie sans pouvoir, ne représentant que les peuples, décisions prises à l’unanimité d’après les désirs du peuple exprimés en conseils de clans dans une société matriarcale où les conseils de femmes ont autant de poids que le conseils des hommes et où les femmes sont les détentrices et gardiennes de la terre ancestrale-Wampum 44-). Le Grand Conseil des Chefs ne prend aucun jugement sur le caractère moral ou la sincérité de ceux qui servent actuellement de conseillers (coloniaux), mais nous les encourageons de ramener leurs dons, leur savoir-faire et leur dédication dans le canoë et de revenir à l’ombre du grand arbre de la paix. Liés ensemble par les bons liens de la paix et du pouvoir, nous pouvons être plus forts que jamais.

Da•ne’thoh,

Chief Sidney Hill, Tadodaho, Onondaga Indian Nation

Foire à l’autogestion Toulouse les 25 Avril et 2 Mai 2015

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Pour la 4e édition de la Foire à l’autogestion toulousaine, le programme des ateliers et des débats.

Le 25 avril, à partir de 16h à la Chapelle, rue Danièle-Casanova, nous parlerons, autour d’une exposition, de la vie et de l’œuvre du pédagogue libertaire espagnol, Francisco Ferrer y Guardia, puis un second débat aura pour thème : « De Francisco Ferrer à Célestin Freinet », comment est-on passé de l’école moderne rationaliste au concept de pédagogie populaire ?

Le 2 mai, à partir de 14h, le Bazar au Bazacle nous accueille dans le cadre de ses journées militantes et festives qui auront lieu au Parc des Sports du Bazacle, 1 impasse du Ramier-des-Catalans.

A 14h30, 3 ateliers : 
 une intervention sur la mine du Rancié (Ariège) : une mine dont les filons ont appartenu aux mineurs depuis le Moyen âge jusqu’au XXe siècle ; 
 une présentation du fonctionnement éthique de notre projet sur le réseau de coopératives autogérées et du travail autogéré ; 
 engager un débat sur un lien entre les coopératives et les mouvements sociaux et/ou syndicaux, sociétaux ?

Il s’agit, au travers des ateliers/débats consacrés à ces problématiques, d’ouvrir des pistes de réflexions pour l’avenir.

 

Source:

http://www.alternativelibertaire.org/?Foire-a-l-autogestion-Toulouse-les

Nouvelle stratégie de l’empire au Moyen-Orient: La force de défense « arabe » du Conseil de Coopération du Golfe… sous commandement israélien…

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Une fois de plus les Palestiniens seront trahis… qui fait front pour les Palestiniens ? La Syrie, l’Iran et le Hezbollah libanais. L’entité sioniste colonialiste est la main dans la main avec l’Arabie Saoudite depuis bien longtemps, l’affaire yéménite ne fait que le confirmer de jour en jour…

— Résistance 71 —

 

La force “arabe” de défense commune

 

Thierry Meyssan

 

20 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article187351.html

 

De nombreux Etats et personnalités qui avaient pris position au début de la guerre du Yémen se sont ravisés. Se gardant de se positionner automatiquement selon le clivage sunnites/chiites, ils appellent au cessez-le-feu et à une solution politique. Derrière cette guerre inutile se cache en effet le projet de création d’un Otan arabe… sous commandement israélien.

Dans sa Doctrine de Sécurité nationale, publiée le 6 février 2015, le président Obama écrivait : « Une stabilité à long terme [au Moyen-Orient et en Afrique du Nord] requiert plus que l’usage et la présence de Forces militaires états-uniennes. Elle exige des partenaires qui soient capables de se défendre par eux-mêmes. C’est pourquoi nous investissons dans la capacité d’Israël, de la Jordanie et de nos partenaires du Golfe de décourager une agression tout en maintenant notre engagement indéfectible à la sécurité d’Israël, y compris par son avance militaire qualitative » [1].

La lecture attentive du document ne laisse aucun doute. La stratégie du Pentagone consiste à créer une version moderne du Pacte de Bagdad, un Otan arabe, de manière à pouvoir retirer ses forces militaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et à les repositionner en Extrême-Orient (le « pivot » contre la Chine).

De même, il est clair que dans sa vision, le Pentagone envisage que cette « Force arabe de Défense commune » soit constituée d’États du Golfe et de la Jordanie et qu’elle soit placée sous commandement israélien. Si l’on reprend l’exemple du Pacte de Bagdad, on se souviendra qu’il avait été constitué par le Royaume-Uni avec ses anciennes colonies. Cependant, au bout de trois ans, son état-major fut placé sous commandement du Pentagone, bien que les États-Unis n’aient jamais adhéré au Pacte.

En novembre 2013, le président israélien d’alors, Shimon Peres, est intervenu, par vidéo-conférence devant le Conseil de sécurité du Golfe, réuni à Abu Dhabi en présence de représentants des principaux membres de la Ligue arabe et d’États sunnites d’Asie [2]. Son intervention, qui portait sur la nécessité d’un nouveau pacte militaire face à l’Iran, avait été longuement applaudie.

Le Sipri de Stockholm vient de révéler que l’Arabie saoudite se serait préparée à créer la « Force arabe de Défense commune » en augmentant son budget militaire en 2014 de 13 milliards de dollars (+17 % !).

Riyad tente d’impliquer le plus grand nombre d’États possibles dans ce projet. Il a ainsi réussi à acheter la participation de l’Égypte. Pour ce faire, les États du Golfe ont offert 12 milliards de dollars pour les projets d’investissement du Caire, lors de la conférence économique de Charm el-Cheikh, le 13 mars.

La Ligue arabe a adopté ce projet lors de son sommet de Charm el-Cheick, le 1er avril. Officiellement, il s’agit d’appliquer le Traité de Défense arabe de 1950. pour lutter contre le terrorisme, à moins que ce ne soit pour satisfaire les ambitions saoudiennes au Yémen. La guerre contre les Houthistes, dont personne ne comprend la nécessité, joue ici le rôle d’un exercice grandeur nature, sans que l’on manifeste de compassion pour le millier de morts et les 3 000 blessés qu’elle a déjà entraînés.

D’ores et déjà, selon Stratfor, l’état-major militaire de l’opération « Tempête décisive » n’est pas en Arabie, mais au Somaliland. Ce pays, qui proclama son indépendance en 1960, puis fut rattaché à la Somalie à la suite d’un coup d’État en 1969, proclama une seconde fois son indépendance en 1991 avant d’être réintégré à nouveau à la Somalie, en 1994, et proclama une troisième fois son indépendance en 2002. Lors de ses deux premières indépendances, Israël fut le premier État à reconnaître le Somaliland. Actuellement cet État n’est reconnu par personne, mais depuis 2010, c’est une base israélienne pour contrôler le détroit de Bab el-Mandeb qui relie le canal de Suez et la mer Rouge au Golfe d’Aden et à l’océan Indien.

Les chefs d’état-major de la Ligue arabe se rencontreront le 22 avril pour évaluer les unités qu’ils pourraient mettre à disposition de ce dispositif. L’Égypte, le Koweït et le Maroc —tous trois impliqués dans les bombardements au Yémen—présenteront un rapport préliminaire, le 1er juillet.

Tout cela était malheureusement prévisible. Après avoir trahi le Peuple syrien en excluant la République arabe syrienne de ses rangs en violation de ses statuts, la Ligue arabe s’apprête à trahir le Peuple palestinien et à placer ses armées sous le commandement d’un État colonial.

[1] National Security Strategy, White House, February 6, 2015. Et notre commentaire : « Obama réarme », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 février 2015.

[2] « Shimon Peres s’est exprimé devant le Conseil de sécurité du Golfe, fin novembre », Réseau Voltaire, 3 décembre 2013.