Sionisme et colonialisme: La guerre secrète d’Israël et l’empoisonnement de la terre palestinienne…

Le régime état colonial israélien procède en terre de Palestine de la même manière que les états coloniaux ont procédé et procèdent toujours en Amérique du Nord et du Sud sur les terres natives: exploitation, pillage, empoisonnement et destruction. Le régime sioniste a bien étudié et applique les techniques nord-américaines pour le contrôle et le nettoyage ethnique des populations autochtones. Sortir du colonialisme généralisé, c’est sortir de l’État et de ses institutions mortifères… Comment ? en changeant d’attitude et en développant le contre-pouvoir populaire autogestionnaire, fonctionnant dans une société non-pyramidale, non hiérarchique, égalitaire et non-coercitive. Ceci deviendra une évidence absolue.

— Résistance 71 —

 

Israël transforme les territoires palestiniens en décharges

 

Ilya Gharibah

 

19 Février 2015

 

Url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15222

 

L’occupant israélien utilise différents moyens et procédés, mais toujours dans un même but : piller les terres palestiniennes et tout ce qu’elles recèlent, même l’eau et même l’air, afin de vider ces territoires de leurs habitants autochtones. S’ajoutant à la liste des crimes israéliens, l’occupation semble infliger une « mort lente » comme autre méthode pour éliminer des gens

Les autorités israéliennes ne se contentent pas de tuer, d’arrêter, de déporter les gens, et de confisquer leurs terres. Elles ont un nouvel objectif, celui de détruire l’environnement palestinien, de faire des territoires une décharge pour s’y débarrasser de déchets solides et chimiques et finalement pour envoyer les gaz toxiques vers les territoires palestiniens.

C’est la guerre secrète qu’Israël a entreprise pour évacuer les déchets produits par les usines militaires et chimiques, ainsi que les substances radioactives et cancérigènes sur des terres confisquées encore vierges de colonies de peuplement, ou sur d’autres terres dont les Palestiniens n’ont pas le droit de bénéficier.

Au mépris des droits palestiniens et des conventions internationales

Israël agit ainsi au mépris des droits palestiniens et des conventions internationales, notamment, la Convention de Bâle , qui interdit aux États membres de transférer des déchets dangereux sur les territoires d’un autre État, sous le prétexte que la Palestine n’a pas encore été reconnue comme État.

 

Les usines de l’industrie chimique dans les colonies empoisonnent les terres palestiniennes avec des déchets toxiques et exposent les habitants à des émanations cancérigènes

Le fait que certains citoyens palestiniens ne se rendent pas compte de la gravité de la situation et qu’ils acceptent de l’argent des Israéliens pour ensevelir des substances toxiques sur leurs terres ne fait que renforcer la difficulté de la situation, en particulier en l’absence de toute contrôle officiel de la part de l’Autorité palestinienne.

Dans la ville de Tulkarem, les souffrances provoquées par la pollution des usines israéliennes se poursuit. Fayez al-Tanib est l’un des centaines voire des milliers d’habitants qui perdent leur outil de travail.

Lui et son épouse vivent sur une exploitation agricole à l’ouest de Tulkarem, juste à côté de la ligne d’armistice qu’on appelle couramment la Ligne Verte.

« Cette ferme représente tout pour moi. Je suis en conflit avec les soldats de l’occupation depuis qu’elle a été construite, dans les années ’80. En 1984, cette usine se situait dans un village israélien près de Netanya, Tel Mond. Quand les dégâts occasionnés par l’usine ont augmenté, les habitants ont décidé de porter plainte devant les tribunaux pour exiger la fermeture de l’usine qui polluait leurs fermes. L’usine fut fermée immédiatement et relocalisée dans ce secteur-ci » explique al-Tanib écœuré.

Son épouse Mona ajoute : « Je travaille das cette ferme depuis 30 ans. Cette usine émet des substances toxiques sur Tulkarem et sur notre ferme depuis le tout premier jour, depuis la première usine ». Mona espère que des organisations de défense des droits prendront en compte leur situation, car ces « usines toxiques » sont en train de tuer [sols], végétaux et humains dans toute la Cisjordanie, en particulier parce que cette usine est implantée dans une ville très densément peuplée.

Sharif Shahrour, membre du Comité pour les Droits de l’homme à la Société des travailleurs sociaux à Tulkarem, a exprimé sa colère à propos de la situation. Malgré tous les appels et toutes les requêtes qu’il a présentés aux autorités compétentes, accompagnés de données, de faits et d’études récents, Shahrour n’a reçu aucune véritable réponse.

« Ces actions visent à tuer des Palestiniens. Beaucoup d’études, y compris des études israéliennes, prouvent le danger de ces usines et les polluants qu’elles produisent … J’en veux pour preuve les protestations déposées par des Israéliens, avec la participation de membres de la Knesset, qui exigent la fermeture ou la relocalisation de ces usines » ajoute Shahrour.

La situation pourrait devenir encore plus dangereuse si les usines étaient relocalisées dans de zones éloignées des citoyens israéliens. Par exemple, une des usines incriminées n’opère que lorsque les vents soufflent de l’ouest, de sorte que les gaz toxiques et les résidus dans l’air se dirigent vers les citoyens de Tulkarem. Mais quand cela souffle de l’est, l’usine se met à l’arrêt pour que les gaz toxiques n’atteignent pas les zones israéliennes et ne menacent pas la santé des citoyens.

Fulla Jallad, fraîchement diplômée et soutien de famille depuis la mort de son père en 2011, est sans doute le meilleur exemple de la manière dont ces usines affectent la vie des gens. Elle explique que son père est mort d’un cancer dû aux effets d’une usine chimique située dans leur voisinage. « A cause de ces usines, j’ai perdu une des personnes qui m’étaient le plus chères, mon père, qui a commencé par développer un cancer lymphatique et a subi une chimiothérapie. Mais quelques années plus tard on lui a diagnostiqué un cancer des poumons. Les médecins demandaient toujours d’où il venait. Quand il répondait qu’il venait de Tulkarem, les médecins savaient d’emblée qu’il qu’il vivait près des usines Geshuri ».

Selon Hanna Issa, une spécialiste du droit international, les autorités d’occupation sont tenues par le droit international de sauvegarder et d’administrer les possessions du pays occupé conformément aux « règles de l’usufruit ». Issa rappelait récemment qu’aux termes de l’article 55 de la Convention de La Haye de 1907 : « L’Etat occupant ne se considèrera que comme administrateur et usufruitier des édifices publics, immeubles, forêts et exploitations agricoles appartenant à l’Etat ennemi et se trouvant dans le pays occupé ».

Dans le même contexte, l’article 33 de la Convention de 1949 stipulait que « le pillage est interdit ». Et selon l’article 54 (2) du Protocole additionnel de 1977 : « Il est interdit d’attaquer, de détruire, d’enlever ou de mettre hors d’usage des biens indispensables à la survie de la population civile, […] quel que soit le motif dont on s’inspire, que ce soit pour affamer des personnes civiles, provoquer leur déplacement ou pour toute autre raison ».

23 Réponses vers “Sionisme et colonialisme: La guerre secrète d’Israël et l’empoisonnement de la terre palestinienne…”

  1. Comme dirait Marshall Sahlins, dans : L’économie des sociétés primitives, le système de la chefferie est pyramidal, alors que celui du tribal est segmentaire.

    • oui et non: la chefferie dite « primitive » est une chefferie sans pouvoir. Le chef n’est qu’un porte-parole qui ne commande pas. La chefferie est devenue pyramidale avec la division politique de la société (cf Pierre Clastres) ce qui a mené à l’État.
      La chefferie traditionnelle, pas celle imposée par le système électoral colonial, iroquoise par exemple, n’a pas de pouvoir. Le chef en conseil ne représente que les décisions unanimes du peuple. Cela va de même dans la grande majorité des nations natives des Amériques.
      C’est ce vers quoi nous devons nous réorienter avec les adaptations nécessaires à nos sociétés et la vie « moderne », mais c’est l’idée. « Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. »

  2. oscarsutter Says:

    Au Moyen Age, les Juifs empoisonnaient même les puits pour propager la peste, c’est pas pour rien qu’on massacrait et persécutait ce peuple déicide, à mon avis….

  3. oscarsutter Says:

    Ecoutez les amis, vous me connaissez un peu je crois, et je précise que je ne suis ni juif ni enjuivé; mais cet acharnement contre Israël, là je commence à avoir du mal à vous suivre, franchement!
    Tous les Juifs ou « sionistes » si vous préférez, ne s’appellent pas Rothschild je crois; et la famille Krupp, c’étaient des ordures sans être sionistes à ce que je sache; et la « solution finale » se serait passée de la création d’un état d’Israël, non?
    Merde, regardez les dimensions de cet état sur une carte!! Ils doivent aller s’installer où pour qu’on leur foute enfin la paix? En Antarctique? On les soupçonnerait encore d’y avoir flairé du pétrole sous les glaces je le crains….
    Encore une fois je ne comprends pas cet acharnement, je ne l’ai jamais compris depuis mon adolescence dans les années 60 d’ailleurs…. Moi aussi je déteste l;a politique impérialiste des Yankees et la mondialisation capitaliste, mais enfin tout n’est pas de la faute du « sionisme » tout de même?

    • c’est bien toute la question: Cet « état » c’est la Palestine, livrée par la GB… Y aurait fallu leur donner la Bavière en 1945, les Palestiniens vivant sur cette terre depuis des millénaires, contrairement aux juifs, ne sont pas responsables de l’Holocauste. Ils n’ont rien demandé à personne, juste qu’on leur foute la paix… Il faut regarder les choses en face: Israël est un pseudo-état, une colonie, un processus de colonisation et de nettoyage ethnique imposé aux Palestiniens et au Moyen-Orient à des fins géopolitiques, tout le reste n’est que blablabla. Si l’occident voulait créér un état juif, fallait le faire là où le mal a été fait, le berceau du nazisme est la Bavière… Hop on ;eur file la Bavière.
      Si les yankees y tenaient tellement ok… Ils leur filaient l’UTAH, viraient les mormons et y mettaient les juifs, ils auraient été à la maison comme çà…
      Le sionisme est un outil de l’impérialisme, une branche active du colonialisme toujours actif.
      Bien évidement qu’il n’est pas responsable de tout, nous passons du temps à dire ici qu’en faire une fixation est une perte de temps, mais on ne peut pas non p;us l’ignorer, ni ignorer les massacres génocidaires de Gaza ? ç_a vous titille pas un peu ce qui se passe a Gaza tous ces fois ? et ce n’est pas fini, quoi que… la guerre directe, la dernière fois Israël a pris une danse militairement, et sur ce plan plus rien de bon ne se présente pour eux. Bah ! Ils bombarderont les civils au phosphore blanc, la routine quoi, çà çà va ils savent bien le faire… mais dès que çà flingue un peu c’est « tout le monde à la camionnette »… 😉

    • P.S: Il y a bien plus de sionistes non juifs que de juifs sionistes. Intéressant non ? Pourquoi donc ?

  4. oscarsutter Says:

    Vous voyez, prenons l’exemple de Sharon si vous voulez…
    Je n’ai pas enquêté, mais je trouve tout à fait plausible qu’il soit mêlé à la tragédie des massacres de réfugiés palestiniens dans les camps de Shabra et de Chatilla (excusez les fautes je n’ai pas pris le temps de vérifier l’orthographe) au Liban, et encore, « mêlé » me paraît un doux euphémisme en l’occurrence;

    mais Hussein de Jordanie, le père du roi actuel, avait fait commettre par sa soldatesque bédouine un massacre de Palestiniens peut-être 100 fois pire qu’on avait appelé « Septembre noir » à l’époque (en 1970);
    et curieusement, les Palestiniens depuis semblent continuer à en vouloir beaucoup plus à Israël qu’à la Jordanie hachémite; je trouve cela bizarre, pas vous?

    Mais à quoi bon multiplier les exemples, ces camps de Palestiniens au Liban, en Jordanie, en Egypte, que les autorités de ces pays ont toujours maintenus dans une situation matérielle précaire en dissuadant et même en empêchant les réfugiés de s’intégrer à la population environnante, pour entretenir bien soigneusement au contraire un esprit d’isolement, de repli sur soi, de rancune, de revanche, de reconquête, avec comme cerise sur le gâteau à la fin la sacralisation et l’instrumentalisation par les sentiments religieux, à partir du moment où l’esprit du nationalisme socialisant a commencé à décliner, par exemple en Egypte après la mort de Nasser…

    Puis, c’est qui, de Rabbin et d’Arafat, qui a saboté les accords d’Oslo?

    Le Hamas enfin, paraît-il soutenu sinon créé par Israël pour diviser les Palestiniens, et maintenant qu’il contrôle Gaza, on le trouve sympa après tout, en tenant compte de la corruption du Fatah (ou Autorité palestinienne, je me perds dans toutes ces nuances), Fatah qui n’était donc plus crédible auprès de la population: seuls bien sûr les lanceurs de roquettes et dresseurs de femmes kamikazes le sont, alors que les méchants ou alors très maladroits Israéliens ne visent et ne tuent exprès que des civils, de préférence des femmes et de petits enfants en pleurs, à en croire les informations diffusées en boucle par nos médias…

    J’avoue que j’ai un peu du mal à suivre, mais j’ai comme la vague impression que si demain Israël disparaissait comme par magie de la surface de la terre, le calme et la paix ne reviendraient pas pour autant dans ces régions, et que donc Israël sert surtout à canaliser le mécontentement populaire vers, on y revient toujours, un bouc émissaire responsable de tout ce qui ne va pas dans le monde musulman, du Maghreb au Pakistan voire si ça continue, à Indonésie demain, en passant bien sûr par les pays du Golfe et par l’Iran…

    • parce que tout est fondé sur le diviser pour mieux régner. Si on enlevait la source du problème, pas mal de dégâts ont déjà été faits c’est vrai, mais quid du si rien ne s’était passé à l’origine. pas de déclaration de Balfour, pas de largage de la Palestine, pas de terrorisme des sections de Ben Gourion and co, pas d’état en 1948, et tout à l’avenant.
      L’occident a mis le bordel et faudrait que çà se résolve là où les fossés se sont creusés même entre arabes. Du reste ce n’est pas pour rien que l’Arabie Saoudite est le grand allié d’Israël… deux créations britanniques à l’origine qui continuent leur œuvre de division et de destruction pour que les mêmes se barrent avec la caisse….
      La division géopolitique a fait son œuvre et beaucoup de pays arabes ont perdu le fil. La rue arabe elle est pro-palestinienne, mais a t’elle la parole ?
      quel est le résultat du « printemps arabe » ?… Y a t’il une amélioration pour les Palestiniens ? Cherchons l’erreur…

      • oscarsutter Says:

        La déclaration de Balfour: quand, comment, pourquoi: j’avoue connaître assez mal ce point, et en effet, il me faudra prendre le temps de l’étudier avant de me faire -dans la mesure où c’est possible- une opinion complète et bien fondée sur cette question de la création de l’état d’israël et plus généralement du mouvement sioniste…

        • oui et il est important aussi de lire des auteurs (tous juifs anti-sionistes) comme Gilad Atzmon, Norman Finkelstein, Schlomo Sand, Ilan Pappe. La supercherie vue de l’intérieur… Édifiant !
          Un bouquin essentiel pour comprendre toute la trame géopolitique du Moyen-Orient moderne est l’excellent livre de Naïm Qassem: « Hezbollah, la voie , l’expérience, l’avenir » (Albouraq, 2008)
          Un ouvrage stupéfiant, qui illumine la scène moyen-orientale, dont le titre anglais bien meilleur est : « Hizbullah, the story from within ».
          En fait, et nous pesons nos mots, personne ne peut vraiment parler du Hezbollah et de la trame libano-palestino-israélienne sans avoir lu ce livre, qui est à 95% non religieux (nous n’aurions pas perdu notre temps à lire du blablatage bigot…) et d’une puissance politique dévastatrice… Un incontournable pour qui veut comprendre vraiment de quoi il retourne.

    • tixou l'Orangien Says:

      « Puis, c’est qui, de Rabbin et d’Arafat, qui a saboté les accords d’Oslo? »
      A l’époque l’intox organisé a lancé la pilule que l’assassinat d’Yitzhak rabin était l’acte d’un terroriste ultra-nationaliste israélien…. En ces temps là il y avait le Likoud en opposition à cet accord de paix, benyamin netanyahou en était le leader. Il a étudié aux états unis pendant 7 ans où il a bien appris comment administrer les « affaires »…Ce pays où un scenario quasi identique s’est produit, l’assassinat de JFK…un tueur isolé, psychopathe, mais possédant dans son chargeur une balle magique!!
      Quand on voit ce dont est capable ce benyamin, ce n’est point farfelu pour moi d’imaginer que ce n’est ni rabin, ni arafat qui ont saboté les accords d’Oslo….

  5. oscarsutter Says:

    Eh bien, je m’attendais à une riposte plus véhémente, voire à…
    Ouf; au fond je vous reconnais bien là: je sentais comme une contradiction incompréhensible entre la redondance lassante de vos charges et salves d’artillerie de plus en plus lourde jusqu’à l’argument médiéval de l’accusation d’empoisonneurs, passons, je vous remercie sincèrement de bien vouloir répondre par de VRAIS arguments et en restant calmes (alors que moi, à force de me retenir depuis si longtemps de peur de me fâcher avec des gens que je sentais bien être des amis par ailleurs, vous comprenez bien, du moins je l’espère..;)

    Pour le moment contrairement à Juppé qui en 1995 disait se sentir »droit dans ses bottes et clair dans sa tête », je me sens encore un peu flageolant dans mes bottes et brumeux dans la tête, surtout pour un dimanche, jour de grasse matinée…

    Je prendrai donc CETTE FOIS le temps de la réflexion si vous voulez bien, après l’explosion de colère; juste ce mot encore dans l’immédiat: s’il y a plus de sionistes non juifs que de sionistes juifs, c’est peut-être (aussi?) parce qu’il y a plus de non Juifs que de Juifs dans le monde?

    Pour le reste, je pense à Herzl, à ses motivations et à son argumentaire, à l’affaire Dreyfus, aux pogroms dans la Russie tsariste, à bien des choses encore, antérieures au « sommet », au « couronnement » qu’a été l’idéologie nazie, mais….

    Merci en tout cas d’avoir réagi avec modération!…

  6. oscarsutter Says:

    Juste ceci encore dans l’immédiat, à titre d' »anecdote »: où aurait-on mis les Bavarois?

  7. oscarsutter Says:

    L’Amérique du Sud; oui… c’est un peu vague… En Patagonie peut-être, il paraît que ce n’est pas trop densément peuplé…
    Mais j’ai bien compris l’allusion politique.

    Bon, redevenons sérieux: à l’origine, il y a eu leur satanée résistance opiniâtre à l’occupation romaine… Voyez Massada, la destruction du Temple, et tout cela; les Gaulois aussi ont résisté, mais après le baroud d’honneur de Vercingétorix, ils se sont rendus à l’évidence et ont laissé tomber, contrairement à Astérix, ils n’avaient pas de potion magique.
    Mais les Juif eux en avaient une ou du moins ils le croyant dur comme fer: leur histoire de « peuple élu », leur conneries bibliques, la terre promise et tout cela; résultat, quand les Romains en ont eu marre, ils les ont déportés en masse et disséminés dans tout l’empire;

    on a vu ce qui s’est ensuivi, tout au long des siècles, avec une fois encore des croyances religieuses, chrétiennes, cette fois, pour envenimer les choses; toujours la même … histoire, c’est le cas de le dire… Mais celle-là a été particulièrement tragique, et en non stop depuis des millénaires putain, faut le faire!! Qui dit mieux?

    Car on pourrait même remonter plus loin, à la captivité en Egypte, au retour ponctué de massacres de « Cananéens » ordonnés par le Dieu à la con de l’Ancien Testament…

    Mais il faut bien s’arrêter de remonter dans le temps à un moment donné si j’ose dire, sinon on en arrive aux australopithèques des savanes africaines, eux-même chassés et génocidés par nos lointains ancêtres, si ça se trouve, autrement ils existeraient encore, non? Ils ont bien duré pendant des millions d’années, bien plus longtemps que l’homo sapiens!!…

    • tixou l'Orangien Says:

      Oui, souvent j’ai fais ce chemin, remonter le temps pour essayer de comprendre, de découvrir à quel moment et pourquoi dans la tête de l’humain quelques choses a basculé, en tout cas chez la plupart.
      J’ai mis du temps a me dire que rien n’avait basculé en fait et qu’il fallait seulement comprendre ce que nous sommes et ce que nous fûmes tant qu’on le peut.
      Mais on remarque bien qu’il y a une idée dans la tête de l’humain qui le rend fou et je me me demande si il l’avait dès le début ou si c’est venu avec le temps…j’aimerais bien savoir si les fourmis ou les aigles la partage avec nous sous une forme ou une autre…Cet idée d’un au-delà, d’un paradis qui n’est pas de ce monde.
      Cet idée, semble-t-il, a conduit l’humain a se penser si important que l’univers ( La Vie), dieu, est là rien que pour lui….
      Ce qui l’emmène aussi a s’appeler lui même « l’homme qui sait » ou mieux encore! « l’homme qui sait qui sait », ça me rappelle les taxes sur taxes locales d’erdf ce truc!!
      Avec un peu plus d’humilité il aurait put s’appeler « l’homme qui sait pas » ou « l’homme qui a oublié qui sait » ou bien encore « l’homme qui s’est perdu »…
      je dois ce trait d’humour à celle là 🙂
      http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-nicole-ferroni-puis-lhomme-sest-mis-debout

  8. oscarsutter Says:

    Je n’ai pas encore examiné la référence mais en tout cas je donne pour ma part totalement raison à tixou l’Orangien!!

  9. oscarsutter Says:

    A RESISTANCE: et pour ce qui est du livre sur le Hezbollah (« la voie, l’expérience, l’avenir »), je vais donc tâcher de me le procurer, car même si le nom de ce mouvement signifie je crois « parti de Dieu » (gloups!!!!!!), j’ai une opinion moins négative sur le Hezbollah depuis que je le vois combattre aux côtés d’Assad (qui n’est pas un saint convenons-en?) contre des monstres vomis par un enfer pire que ceux imaginés par toutes les théologies du monde: les tueurs de Daesch (comme leurs « frères » de « Boko Haram » d’ailleurs)…

    Et je crois avoir saisi la duplicité abjecte des USA concernant Daesch, créé et au minimum instrumentalisé par eux pour servir de cheval de Troie au besoin afin de justifier une invasion de la Syrie qui aurait surtout comme but d’abattre un régime qui leur est hostile… à Damas!…

    Mais les USA sont une superpuissance qui veut non seulement dominer politiquement le monde, mais imposer un système régressif de barbarie sociale par la mondialisation financière avec laquelle ils sont en osmose; Israël aussi est dans cette orbite mondialisée, je le sais bien, mais Israël, malgré son armée bien équipée, reste un petit pays qui n’a pas le choix de l’indépendance face aux Américains s’il veut ne serait-ce que survivre, même en renonçant à sa politique de colonisation des territoires occupés, vous comprenez… c’est en tout cas mon point de vue jusqu’à présent, la lecture du livre en question me le fera peut-être nuancer…
    En tout cas l’antisémitisme séculaire qui a persécuté les Juifs en Europe est en bonne partie à l’origine de la volonté sioniste, je suppose que vous en tomberez d’accord? « Vienne au crépuscule », roman de Schnitzler, et « Le monde d’hier », livre autobiographique de Zweig me paraissent vraiment à cet égard des témoignages accablants…

    • Oui c’est juste. Un des grands anarchistes trop méconnu était l’Allemand Gustav Landauer (1870-1919) dont la philosophe de l’état organique remplacé par la société des sociétés organique fut à l’origine du concept du mouvement Kiboutzim n’était pas du tout sioniste, c’est après avoir été le témoin d’exaction antisémite dans l’Allemagne de la fin XIXème début XXème qu’il s’est rapproché du mouvement sioniste, même s’il était un modéré non-violent (adepte des concepts de Tolstoï). Le mouvement sioniste a aussi été un mouvement de récupération de la politique contestataire. Au XIXème siècle et début XXème, beaucoup de juifs prolétaires et du bas de l’échelle sociale faisaient partie des mouvements socialistes révolutionnaires. La création, le financement du sionisme par le gros business a aussi permis à recadrer la contestation politique de ces gens vers un but nationaliste. En gagnant les militants juifs à la cause sioniste, ceux-ci luttaient pour un idéal autre que celui pour equel ils combattaient, même si certains comme Emma Goldman, Alexandre Berkmann, Voline etc gardèrent le cap, bien des autres mirent les objectifs sionistes avant la révolution sociale au grand bénéfice des banquiers et des multinationales.
      Le problème majeur de la doctrine est qu’elle est violente, coercitive et extrêmement élitiste y compris en son propre sein. C’est une doctrine suprémaciste, financée par de grandes fortunes, dont les membres haut-perchés se foutent royalement du quidam, juste comme partout ailleurs, considéré comme de la chair à canons.
      Israêl a le choix, a toujours eu le choix, de procéder sur un pied d’égalité avec les résidents NATURELS de la terre de Palestine. La seule option sur la table a toujours été celle de « l’état juif » absolu et sans partage au nom du « peuple élu ». La doctrine étant viscéralement violente et coercitive, elle n’est que l’extension du colonialisme occidental.
      Nous allons bientôt traduire de larges extraits d’un excellent ouvrage de recherche de Steven Newcomb (dont nous traduisons régulièrement les articles sur ce blog), directeur et co-fondateur de l’Indigenous Law Institute, Shawnee/Lenape, intitulé « Pagans in the Promised Land » (« des païens en terre promise » avec pour sous-titre « décoder la doctrine chrétienne de la découverte »… tout un programme en soi…). Dans ce livre, il établit un judicieux parallèle historique dans le concept de « peuple élu », que les Américains utilisèrent en héritage de la doctrine chrétienne de la découverte, pour justifier des vols de terre et du génocide/nettoyage ethnique des populations natives, bien avant l’application faite par les sionistes du « retour du peuple élu sur la terre promise », retour lui-même contesté par l’orthodoxie judaïque, qui dit que leur messie les ramènera en terre promise et que l’état d’israël actuel est une « hérésie » du judaïsme…
      Le livre de Newcomb va loin et met à nu les racines profondes du colonialisme occidental, dont le sionisme n’est en fait qu’une des nombreuses ramifications. En lisant ce livre on comprend non seulement pourquoi tous les gouvernements yankees ne lâchent rien sur les terres volées au nom d’une doctrine génocidaire, mais aussi le lien étroit instauré entre les Etats-Unis et Israël. Ce lien est celui du dogme fabriquée par le même texte religieux du « peuple élu sur la terre promise »… Le destin de ces deux entités suprématistes foncièrement racistes dans l’essence même de leur conception, est étroitement lié, car pour la première fois dans l’histoire un empire est bâti EXCLUSIVEMENT sur des terres usurpées, volées et exploitées sur le sang du génocide des populations indigènes.
      Ceci est unique et c’est aussi son chaînon faible qu’il faut attaquer pour un changement radical d’attitude dans le monde et le potentiel d’un grand changement pour le bien de l’humanité !…
      Merci de nous lire et de ces échanges très intéressants, qui nous l’espérons permettent aux lecteurs de sortir un peu des sentiers battus sur le sujet.

  10. oscarsutter Says:

    Quant à la Bavière en 1945; encore une fois: et les Bavarois?
    De toute façon, avez-vous regardé le calendrier, les amis? Nous ne sommes pas en 1945 mais en 2015; juste un petit écart temporel de
    70 ans, trois fois rien bien sûr… à l’échelle cosmique!!!!

  11. oscarsutter Says:

    Le temps de brosser mes dents avant d’aller au pieu, j’ai réfléchi; comme l’autre en se rasant le matin; mais pour moi c’est vrai, même s’il est… tard…:

    on ne pouvait pas donner toute une province d’un pays quelconque aux Juifs en 1945, en fait; il est vrai qu’on a donné la Silésie et la Prusse orientale aux Polonais, mais c’était limite, et pouvait-on aller plus loin, en démantelant toute l’Allemagne?

    En fait je crois bien qu’on aurait dû ne rien leur donner du tout, simplement leur garantir que désormais ils seraient traités comme tout le monde et que tout racisme, contre eux comme contre d’autres, serait réprimé; l’expérience de l’horreur nazie avait vacciné en bonne partie les gens contre la tentation raciste, l’éducation et au besoin la répression auraient fait le reste;

    la création de l’état d’Israël était une erreur; on aurait dû dire aux Juifs: vous voulez émigrer là-bas? ok pour ceux qui le veulent vraiment, mais à leurs risques et périls, et seulement si les populations arabes de cette région acceptent de vous accueillir, et cela sans création d’un état à l’identité fondée sur votre religion -ou une autre d’ailleurs; les critères religieux une fois de plus ont montré leur ineptie; l’histoire de la terre promise, c’est vieux tout cela, et maintenant tout le monde se calme!!
    Il aurait fallu aussi bien sûr que la dénazification se fasse plus en profondeur, comme en RDA par exemple; alors que l’Autriche au contraire s’est posée en victime, elle dont la population avait applaudi à l' »Anschluss » effectué par Hitler…

    Seulement, maintenant il est bien tard pour revenir en arrière: tant de décennies ont passé: je ne vois vraiment plus quelle solution serait viable et acceptable par toutes les parties concernées, voilà!…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.