Résistance politique: L’essence de la résistance est la gestion de la peur…

“Tranquilisez votre esprit chaque matin et imaginez le moment où vous serez transpercé de flèches, criblé de balles, percé de coups de lances et d’épées, balayé par les éclairs, secoué par les séismes, mourant de maladie ou tué dans un accident inopportun… Mourrez chaque matin dans votre esprit, alors vous ne craindrez pas la mort.”
~ Yamamoto Tsunetomo, Hagakure, le livre du samouraï, 1716 ~

Ce qui suit est une application pratique moderne des enseignements de deux des plus grands ouvrages écrits sur la voie du guerrier: “Bushido, la voie du samouraï” et le fameux “Hagakure, le livre du samouraï” ou le livre des “feuilles cachées”.

Toute peur est ancrée dans la peur de la mort, de cesser d’exister, apprende à savoir “lâcher prise” est essentiel dans la voie du bonheur. Avoir peur, c’est céder au contrôle et à la division. La peur est le meilleur outil de la manipulation. L’oligarchie le sait et paie très cher ses sbires de la science vendue et achetée pour maintenir artificiellement la peur et donc la division dans nos populations. Rien, sauf la mort, n’est inéluctable et c’est parce qu’elle seule est inéluctable qu’il ne faut pas en avoir peur mais l’apprivoiser.

Pour résoudre les problèmes du monde, il faut cesser d’avoir peur et se (re)dresser… Ensemble !

Note: Le texte si-dessous est la traduction du transcript intégral de la vidéo et peut-être utilisé pour son sous-titrage en français…

Ce texte est aussi à mettre en parallèle à notre traduction récente du texte d’Howard Zinn: « Conseils pour toujours aller de l’avant »

— Résistance 71 —

 

Gérer la peur

 

SCG

 

10 Octobre 2014

 

url de l’article (vidéo + transcript):
http://stormcloudsgathering.com/how-to-overcome-fear-when-facing-real-danger

 

~ Traduit de l’anglais par Résitance 71 ~

 

Il est possible de dominer la peur quand on fait face à un vrai danger physique et il y a de très bonnes raisons d’apprendre comment faire, même si ce n’est pas facile. Être en possession du bon échaffaudage philosophique peut aider, mais au bout du comptre, cela ne dépendra toujours que de vous.

Cette planète est et a toujours été un endroit dangereux.

L’adrénaline que vous sentez pomper en vous lorsque vous vous tenez sur le bord d’une falaise, ou lorsque vous réalisez que vous venez presque de mettre le pied sur un serpent venimeux ou lorsque vous vous rendez finalement compte du fait que votre gouvernement est devenu l’artisan d’un état policier… ce sentiment est là pour une raison.

La peur est le recul, le refus de notre corps devant la perspective de l’annihilation. La peur est une alarme du système bio-chimique qui aide les organismes vivants à rester en vie sur cette planète en déclenchant un combat, une fuite, une réponse sous forme de gel, d’immobilité. Si l’attaquant peut être vaincu, battez-vous, si vous pouvez le prendre de vitesse, sauvez-vous, si vous ne pouvez pas le prendre de vitesse ou le battre, ne bougez plus et faites le mort.

Ce système d’alarme a persisté dans nos gènes et continuera de persister parce que dans biens des cas de vie ou de mort, il est très efficace. La peur, en revanche, est une lame à double tranchant.

La panique peut envoyer un troupeau entier de buffles en bas d’une falaise et elle peut faire se comporter une foule humaine de la même façon. Si vous en voulez la preuve, regardez brièvement les pages de l’histoire, ou mieux même, regardez ce qu’il se passe maintenant.

La peur ne vous rend pas plus intelligent ; en fait des études scientifiques ont démontré que la terreur vérouille littéralement les parties rationnelles et logiques de notre cerveau.

Ceci n’est manifestement pas une bonne idée face à des situations dangereuses et de se retrouver à prendre des décisions très importantes et rapidement sans les parties utiles de notre cerveau, considérez maintenant les implications d’avoir une entière société humaine fonctionnant de cette façon là.

Le problème est que la classe dirigeante a toujours compris qu’il est dans son intérêt de garder les gens du commun dans un état perpétuel de peur et d’insécurité. Ceux qui sont capables de dicter ses cauchemars à une nation, finissent en général par dicter tout le reste.

Les enjeux sont bien plus grands que notre bien-être émotionnel.

La capacité de contrôler notre peur et de réduire ou d’éliminer son influence sur l’esprit est ce qui nous permet d’agir intelligemment face au danger. Aussi, pouvoir utiliser sa capacité cérébrale aide à faire la distinction entre les menaces réelles et imaginaires. Cette capacité est souvent nommée… Le courage.

Le courage n’est pas quelque chose qui se produit de manière ératique. On ne se réveille pas un beau matin pour accomplir un triple salto vrillé du haut d’une falaise juste comme cela. Les chances pour que cette personne ait eu le cœur battant la chamade la première fois qu’elle s’est tenue sur la plateforme surplombant un plongeon de haut vol, sont très élevées. La différence essentielle entre un expert en plongeon de haut vol et quelqu’un qui passe sa vie entière paralysé par le vertige, est qu’une de ces deux personnes a un jour décidé de sauter, puis a continué de la faire jusqu’à ce que cela devienne une seconde nature.

Vous pouvez tirer de cet exemple la leçon suivante: le moyen de vaincre sa peur est de l’affronter. Ceci est vrai généralement. Si vous avez peur des serpents et si vous les approchez et les manipulez suffisamment de temps, votre peur disparaîtra. La même chose s’applique à pratiquement toutes les peurs individuelles. Le problème est que la peur est comme une hydre à plusieurs têtes, coupez une tête et une autre repousse à sa place. De plus il n’est souvent pas possible pour nous de dominer chaque petite phobie et préoccupation au travers de l’exposition directe. Par exemple il serait totalement fou pour quelqu’un de faire face à sa peur d’ébola en contractant la maladie volontairement.

Pour vaincre la peur sur le long terme et de manière véritablement efficace, vous devez remonter à sa racine.

Mais quelle est la racine de la peur ?

La racine de toute peur, même d’une petite peur insignifiante est la mort. L’anxiété sociale par exemple peut être remontée au besoin primaire d’être bien intégré dans une famille, une tribu. Être rejeté par ses pairs représentait une peine de mort dans les temps anciens et l’est toujours aujourd’hui dans certaines sociétés. Cet héritage primordial fait que la plupart des humains sont incapables de résister les forces de conformité sociale et d’autorité. (NdT: Nous argumenterions ici, que ceci est un fait induit, si la survie était compromise hors du groupe, bien des sociétés ancestrales n’étaient pas construires sur le lien coercitif du chef et de l’autorité. Ceci n’est apparu qu’avec l’État, cf. Pierre Clastres sur ce blog)

Être inconscient de la racine du problème, rend impossible la compréhension de ses ramifications.

Cette peur sous-jacente de la mort est le corps de l’hydre. Lui faire face est de fait la clef vers la liberté.

Nous vivons tous dans l’ombre de la peur de l’annihilation, que nous le reconnaissions consciemment ou non. Vous (nous allons) allez mourir. Je vais mourir. Dans trois cents ans, chacun d’entre nous ne sera plus que poussière. Personne ne sortira vivant d’ici et il n’y a pas à tergiverser avec cela (bien que certains veulent se convaincre autrement).

Trouvez-vous cette pensée inconfortable ? Est-ce que cela vous remplir d’angoisse et de désespoir ? Quoi que vous fassiez, ne détournez pas votre regard. Caché au sein même de cet inconfort réside le secret de la vie.

Voyez-vous, la mort est l’ultime réconciliatrice. C’est le point ultime de référence

Est-ce que cette chose dont vous avez peur maintenant aura de l’importance dans rois cents ans ? Dans la très vaste majorité des cas, vous trouverez que la réponse à cette question est non.

Quelque soit le degré de gravité de votre situation, quelque soit la gravité de vos problèmes personnels, la mort va tout effacer un jour ou l’autre. Une fois que vous avez pleinement réalisé et intégré cette réalité, vous y trouverez un grand soulagement. Un simple coup d’œil interne à une pierre tombale peut-être utilisé pour relâcher ces peurs de surface. Respirez un bon coup, lâchez prise et faites ce qui doit être fait.

Nous ne sommes que poussières au vent.

Cela n’a absolument aucun sens d’empoisonner le temps précieux que nous avons avec des tumultes internes. Vous allez mourir quoi qu’il arrive, alors vous feriez mieux de regarder votre mort en face et de lui sourire comme un enfant qui vient d’être pris avec la main dans le pot de miel et continue de le manger…

Mais qu’en est-il si la réponse est oui à la question précedente ? Quid si ce problème qui vous maintient éveillé la nuit SERA IMPORTANT dans trois cents ans ? Et bien, que feriez-vous à ce sujet si vous n’aviez pas peur ? Que feriez-vous de cela si on vous disait que vous n’avez plus qu’un an à vivre ? Répondez à cette question et vous aurez trouvé votre mission dans la vie. Vous aurez trouvé quelque chose de plus grand que vous. Quelque chose qui vaut la peine de mourir pour est certainement quelque chose qui vaut la peine de vivre pour.

Avez-vous peur de marcher sur votre chemin ? Alors regardez une fois de plus votre tombe.

Ironiquement, confronter votre mort, peut aussi vous aider à l’éviter. Ceux qui ont réellement accepté l’inévitable ont en fait un avantage tactique sur ceux qui en sont terrifiés. Le courage est une chance qui peut faire tourner les tables même quand tout semble impossible. (300) Un petit groupe de gens très motivés, sans peur, incorruptibles, peut accomplir bien plus qu’une armée entière de moutons peureux et asservis.

Rappelez-vous que nous pouvons toujours négocier l’emploi du temps à un degré infime, mais quoi que nous fassions, nos vies sont aussi courtes que des étincelles sur la trajectoire de l’existence.

Vous voulez vraiment vivre ? Vous voulez que cette étincelle compte ? Vous voulez démarrer un feu avant qu’elle ne s’éteigne ? Alors arrêter d’être des somnambules marchant passivement vers l’échafaud.

Debout, regardez votre mort dans les yeux et dancez comme si vous n’alliez jamais plus dancer , chantez comme si c’était la dernière chanson, redressez-vous tant que votre cœur bat toujours et serrez contre vous votre enfant comme si c’était tout ce que vous aviez, parce qu’en fait, çà l’est.

 

= = =

 

“N’attendez pas le jugement dernier, il a lieu tous les jours.”

~ Albert Camus ~

 

Une Réponse vers “Résistance politique: L’essence de la résistance est la gestion de la peur…”

  1. La vidéo dont ce texte est la traduction:

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