Ethnocide, génocide aux Amériques… 22-24 Octobre tribunal sur le génocide des pensionnats pour Indiens dans le wisconsin

Nous ne vivons en aucun cas dans un monde « post-colonial », ceci n’est qu’une mascarade de bonne conscience. Le génocide aux Amériques entre 1492 et le XXème siècle de plus de 150 millions de personnes indigènes, le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, conduit sous les auspices originaux de la papauté, puis de toutes les églises chrétiennes, est toujours impuni. Pourquoi ? Parce que les descendants héritiers pseudo-légaux des perpétrateurs sont toujours aux commandes de l’entreprise coloniale criminelle.

Il faut décoloniser ce qui mettra fin aux crimes de l’empire, qui ne connaissent plus de limite de nos jours. L’empire est fondé sur une fiction légale, il n’a pas de territoire. Il a volé TOUT CE QU’IL POSSEDE. Il est temps de rendre et de faire payer aux criminels leurs méfaits plus que centenaires.

— Résistance 71 —

 

Torturés et assassinés: Les étudiants du Mexique et les Indiens dans les pensionnats

 

Brenda Norrell

 

9 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://indigenousresistancejuly2014.blogspot.com/2014/10/murdered-and-tortured-students-in.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La plupart d’entre nous vivons des vies aseptisées de la torture du mexique. Une fois que vous avez vu la torture, ou les photos de gens torturés, ces corps demeurent imprimés dans votre mémoire à tout jamais. S’il vous plaît, rappelez-vous des étudiants qui ont “disparu” et ont été assassinés par la police à Guerrero au Mexique.

Les enfants torturés et assassinés des pensionnats pour Indiens aux Etats-Unis seront le sujet de la réunion du tribunal de Green Bay dans le Wisconsin du 22 au 24 Octobre courant. Govonda à Earthcycle et moi-même couvriront en direct par vidéo et par articles écrits la procédure du tribunal. La torture et le meurtre sont des choses dont on peut se détourner facilement, nous espérons que vous ne le ferez pas.

Bill Means, Lakota et frère de feu (le grand activiste) Russell Means, ouvrira les débats le 22 Octobre. Les intervenants sur l’histoire en ce premier jour seront Loretta Metoxen, historienne Oneida; David Tucker, historien Oneida-Menominee; Melinda Young, historienne Lac du Flambeau et Terrence Nelson, Anishinaabe et Grand Chef de l’organisation des Chefs du Sud Canada.

Le deuxième jour, 23 Octobre, il y aura comparution des témoins et discussion de recommandations pour la réconciliation et la restauration des droits des enfants indigènes. Le dernier jour aura lieu une conférence de presse et un sommaire des débats ayant eu lieu en cession.

Se souvenir des enfants qui ne sont jamais retournés chez eux

Brenda Norrell

Photos for the families of the children who never came home. Carlisle Cemetery 2008 by Brenda Norrell

Censored News

http://www.bsnorrell.blogspot.com/

CARLISLE, Penn. — La très vaste majorité des enfants indiens qui furent pensionnaires des écoles d’internat aux Etats-Unis furent kidnappés, volés à leurs parents. A la Carlisle Indian Industrial School, les enfants autochtones faisaient partie d’une expérience américaine qui devint le prototype de tous les pensionnats qui s’en suivirent. A travers les Etats-Unis, les enfants indiens furent interdits de parler leur propre langage, qui véhiculait leurs chansons et cérémonies traditionnelles (ethnocide). Leurs cheveux étaient coupés courts afin de retirer “leur indiennité”. Dans ces pensionnats, les enfants étaient maltraités de manière routinière, battus, violés et sexuellement harcelés. Beaucoup furent torturés et enfermés dans des caves sombres, certains furent abattus pour avoir essayé de s’enfuir. Beaucoup moururent de malnutrition et de pneumonie. Bien d’autres mourent de tuberculose, le tout partie intégrante d’un génocide: Les enfants atteints de tuberculose étaient mis avec les enfants sains ce qui eut pour résultat une épidémie galopante de tuberculose.

Les jeunes garçons qui survécurent furent militarisés et envoyés dans l’armée américaine. La Carlisle School devint éventuellement une école de guerre et finalement le campus de l’armée américaine. A Haskell, des tombes non marquées dans les marécages sont explicites sur le reste de l’histoire. Beaucoup des enfants qui moururent ou furent assassinés, furent enterrés dans des tombes sans marques distinctives, sans pierres tombales. Ce schéma de génocide fut répété au Canada et en Australie. Au Canada, dans les pensionnats gérés par les églises, il y a maintenant de nouvelles preuves que les enfants y furent violés et assassinés.

Carlisle fut construite sur les lieux d’une ancienne prison. Là, Richard H. Pratt mit en place l’école, fondée sur son expérience à la prison de St Augustin en Floride. “Tuer l’Indien du dedans pour sauver l’Homme”, disait Pratt en énonçant sa théorie éducative. “Les premiers enfants arrivèrent à Carlisle le 6 Octobre 1879 et le programme d’assimilation commença aussitôt. Les garçons étaient habillés en uniforme militaire, les filles portaient des robes de style victorien. Filles et garçons eurent leurs cheveux coupés de force, ce qui pour un Lakota était un symbole de deuil.”

http://native-american-history.suite101.com/article.cfm/carlisle_indian_school#ixzz0RTJ9nQLX

Les pierres tombales disent l’histoire, les enfants commencèrent à mourir rapidement. Un nombre inconnu mourut après être retourné chez eux et une génération entière d’Amérindiens souffrit des mauvais traitements de leur enfance et du manque d’affection de leurs parents généré par la séparation de force. A l’école Carlisle, 10 000 enfants entrèrent entre 1879 et 1918. Il y a 186 tombes officielles marquées et un grand nombre d’enfants furent enterrés à la sauvette sans signe distinctif.

Quelques noms du cimetière, souvenez-vous des enfans de Carlisle…

Fanny Charging Shield, Sioux, died March 7, 1892; Susia Nach Kea, Apache, died May 14, 1889; Godfrey Blatcha, Apache, died July 1890; Cooking Look, Alaskan, died Jan. 4, 1904; Alice Springer, Omaha, died Nov. 12, 1883; Henry Jones, Iowa, died March 20, 1880; Nannie Little Rose, Cheyenne; Albert Henderson; Giles Hands, died May, 1881, Cheyenne; Maul, daughter of Chief Swift Bear, Sioux, died Dec. 1880; Ernest, son of Chief White Thunder, Sioux, died Dec. 14, 1880; Isabel Kelcusay, Apache, died on Christmas day, Dec. 25, 1884; Pedro Saaehez, Apache, died in May of 1885; Frank Cushing, Pueblo, died July 22, 1881; William Sammers, Cheyenne, died May 21, 1888, Corine Simohtie, Apache, died Feb. 11, 1886; Sibyl Mapko, Apache; Kate Rosskidwitts, Witchita, died Jan. 10, 1882, John Bytzolay and all the others.

 

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2 Réponses to “Ethnocide, génocide aux Amériques… 22-24 Octobre tribunal sur le génocide des pensionnats pour Indiens dans le wisconsin”

  1. Tout se paye un jour ou l’autre , la roue commence déjà à tourner pour tout ces génocidaires qui se croient éternels !
    Merci pour ce travail de mémoire .

  2. […] Résistance solidaire au Nouvel Ordre Mondial « Ethnocide, génocide aux Amériques… 22-24 Octobre tribunal sur le génocide des pensionnats p… […]

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