Résistance politique: L’impératif est de sortir du système…

« Il n’y a pas de solutions au sein du système ! » (Résistance 71 )

 

Pour une vraie fronde sociale !

 

Alternative Libertaire

 

24 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.alternativelibertaire.org/?Pour-une-vraie-fronde-sociale

 

Face à ce gouvernement au service de la finance, des riches et des capitalistes.
Face à ce gouvernement qui jette de plus en plus de travailleur-se-s dans la misère.
Face à ce gouvernement qui désigne les immigré-es et les chômeurs-euses comme boucs émissaires.
Face à ce gouvernement qui prépare le terrain pour l’arrivée au pouvoir du FN.
Une seule réponse réaliste : la lutte sociale.
A nous de construire la résistance aux fascistes et l’alternative au capitalisme !

Après la claque qu’il s’est prise aux dernières élections, le gouvernement socialiste met un nouveau coup de barre à droite en nommant le gouvernement Valls II. C’est un pur calcul politicien  : puisque l’extrême droite fait de bons scores électoraux, il faudrait gouverner toujours plus à droite.

Un « tournant libéral » ?

Suite à la formation de ce nouveau gouvernement nous avons eu droit aux bavardages habituels des journalistes : le nouveau gouvernement est-il social-démocrate ou social libéral ? Un ministre a-t-il le droit de donner son opinion ?

Mais il n’y là rien de neuf. Le limogeage de Montebourg et l’entrée du banquier Macron au ministère de l’Économie sont des anecdotes, sans plus. Avec Hollande et ses complices, ce sont des dizaines de milliards d’euros qui sont déjà tombés dans la poche des capitalistes depuis deux ans. Le PS et l’UMP mènent la même politique quand ils sont au pouvoir : une politique contre les travailleur-ses, contre les jeunes, contre les immigré-es.

Ce qui va changer c’est que les choses vont désormais être faites sans complexe et avec brutalité. Parce que les capitalistes s’impatientent et veulent encore plus de fric, comme le montre l’ovation reçue par Manuel Valls à l’université d’été du MEDEF.

Un tournant autoritaire

Le ministre du travail Rebsamen (qui n’a jamais travaillé…) désigne les chômeuses et les chômeurs comme responsables du chômage. La police de Valls continue de traquer les sans-papiers, y compris les enfants dans les écoles. Tout montre que ce gouvernement entend accélérer les choses de manière autoritaire.

Désormais pas une oreille ne devra dépasser. Ce qui signifie une répression accrue contre toutes celles et ceux qui lutteront contre ces politiques ou qui ont le malheur d’être désigné-es comme boucs émissaires. On ne parle pas ici des «  frondeurs  » bien au chaud à l’Assemblée, mais bien des pauvres, des immigré-es, des syndicalistes, des gens qui protestent.

Mais ne nous y trompons pas : l’autoritarisme est la marque des gouvernements illégitimes. Les affaires de magouilles politiques (qui touchent le PS, l’UMP et le FN), la défiance massive face aux pouvoirs en place montrent que cette classe politique soumise aux capitalistes n’est plus légitime. La brutalité est sa seule issue.

Une seule alternative : lutter et s’organiser

Il n’y a pas de salut possible dans ce système. Les institutions sont verrouillées par le copinage, le clientélisme et la soumission à la logique capitaliste. Si nous voulons que les choses changent, il n’y a rien à attendre d’une énième alternance ou d’une VIe République vaguement toilettée.

Nous devons prendre les choses en main, dans nos quartiers, nos entreprises. Notre colère doit s’exprimer massivement dans la rue et dans la grève sans attendre davantage. Soit nous nous organisons pour construire une autre société, solidaire et démocratique, soit le repli sur soi et la soumission l’emportent et ce sont les fascistes du FN qui tireront leur épingle du jeu.

Le sursaut c’est maintenant !

4 Réponses vers “Résistance politique: L’impératif est de sortir du système…”

  1. Bonsoir,

    d’accord pour sortir du système et en créer un autre, sûrement parallèle.
    Cependant, je ne pense pas que la colère soit bonne conseillère et amènerai inéluctablement à la violence et ils n’attendent que cela!
    Je ne crois pas non-plus que la population soit prête à s’investir physiquement, il suffit de constater l’état de fatigue des français en général.
    Je vois un avantage dans cette situation, c’est qu’elle oblige à réfléchir pour s’en sortir autrement qu’en reproduisant les schémas perdants de la violence.

    Est-ce en s’énervant que l’on sort en pleine crise d’une maladie? Non, c’est en comprenant le sens de sa maladie afin de ne pas la reproduire.

    Donnons du sens à nos vies,à nos projets, tout en évitant de se laisser distraire par le trublion capitaliste voué à l’échec.
    Soyons patients mais pas inertes (et c’est votre cas sur ce blog).
    Nous sommes si près du but qu’il serait dommage de faire demi-tour (la colère étant un demi-tour).

    • très juste… Il y a différentes tendances dans le mouvement anarchiste, nous faisons partie des « posés/patients » oui… Rien de sérieux ne peut se faire sans réflexion et action concertée réfléchie. En ce qui nous concerne, descendre dans la rue ne sert plus à rien… Il faut agir en créant le contre-pouvoir autogestionnaire et cela passe par le boycott et à terme une désobéissance civile massive. Pour ce faire, il faut une conscience politique ferme et solidaire, cela vient, pas à pas…

      • Emile LOPEZ Says:

        vous ne pensez pas que nous devons commencer par le système électorale, car « ILS » ne pensent pas que le peuple pourrait ne PLUS VOTER, c’est à dire voter blanc…faites nous des propositions dans ce sens…

        • Voter ne sert absolument à rien, si ce n’est de cautionner le consensus oligarchique et la dictature de la majorité.
          Ce qu’il faut c’est boycotter tout en créant des associations libres de citoyens que se réaproprient leur vie partout et en tout. Il faut retrouver l’attitude mutualiste de nos aïeux, œuvrer ensemble et pas à pas court-circuiter les institutions, par e boycott puis une fois une masse critique atteinte, par la désobéissance civile de masse. Dire STOP ! Fin de partie et par exemple arrêter de payer le tribut aux oligarques et leur état/machine coercitive exploiteur.
          Arriver à ce stade, le système s’effondre. Pour y parvenir sans effusion de sang, il faut à notre sens arrêter d’y contribuer, c’est aussi simple (sur le papier) que cela.
          Passer du consensus d’acceptance au consensus du refus.
          Cela passe nécessairement par un changement d’attitude, qui commence avec soi-même et rayonne vers la périphérie où la personne finit par fusionner avec la société organique sans s’aliéner puisque libre de s’associer volontairement…

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