Militarisation des polices terroristes… L’oligarchie fait monter le thermostat dictatorial dans les « démocraties » occidentales…

Nous avions souligné cette militarisation à outrance de la répression et des systèmes coercitifs étatiques occidentaux depuis quelques années. Nous redisons également qu’il n’y a pas plus de « démocratie » en occident que de beurre en branche… Tous les états sont dictatoriaux par nature, ce n’est juste qu’une question de degré, de thermostat à ajuster, thermostat qui se trouve dans les mains des oligarques de la finance et de a grosse industrie, qui dictent la marche à suivre à leurs larbins, putes politiciens, achetés et payés depuis longtemps et qui servent de paravent dans les « démocraties » fantoches d’occident.

Ce qui se passe au pays du goulag levant (ex-USA) n’es que le début du cauchemar totalitaire du Nouvel Ordre Mondial. Regardez la militarisation de nos pandores franchouillards… Tout ce qui se passe à yankland finit par se passer en Europe ce n’est qu’une question de temps.

Il va être temps de mettre un coup de balais et pour les peuples de reprendre les affaires en main. Il est évident en voyant la militarisation extrême des forces de répression de l’état, que la solution n’est plus sur les barricades.. La solution est dans la négation du système, le rendre illégitime en ignorant les institutions en désobéissant, en refusant notre soutien aux charlatans et criminels de la politique kidnappée et en créant un contre-pouvoir populaire… Il en va de notre survie en premier lieu, puis de la restauration d’un paradigme politico-social viable.

Nous sommes prévenus…

— Résistance 71 —

 

Dans beaucoup de communautés, les flics sont les terroristes

Le militarisme policier en Amérique

 

par DAVE LINDORFF

 

14 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2014/08/14/police-militarism-in-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le meurtre apparent par des policiers blancs du jeune africain-américain non armé de 18 ans, Mike Brown, à Ferguson dans l’état du Missouri, qui fut abattu de plusieurs balles alors qu’il était à genoux les mains en l’air criant “Ne tirez pas je ne suis pas armé!”, expose d’un coup tout ce qui ne va plus du tout avec les actions de police aux Etats-Unis aujourd’hui.

Le département de la police de Ferguson, n’employant pratiquement que des blancs, patrouille une communauté de la banlieue de la ville de St.Louis qui est largement africaine-américaine, ce qui est déjà en soi une recette pour un désastre dans un pays qui est noyé dans le racisme. La police de Ferguson utilise aussi une politique de police musclée, arrêtant les gens pour des infractions mineures, choses qui pourraient facilement dégénérer en confrontations violentes. Dans ce cas particulier, il apparaît que le “crime” de Mike Brown était de traverser en dehors d’un passage clouté (NdT: Ce qui est une contravention de 1ère classe au pays du goulag levant…) et peut=être d’avoir rétorqué à un policier, le premier délit étant une citation (devant un juge de tribunal de police), le second acte n’étant… pas punissable car pas illégal.

Lorsque Brown fut abattu, au lieu de tenter de calmer de suite les choses, la police de Ferguson est passée en mode totalement para-militaire, envoyant un grand nombre de flics armés jusqu’aux dents en tenues de combats militaires, dans la communauté, renforcées par des véhicules blindés (NdT: l’agglomération de Ferguson comprend environ 20 000 habitants et la police y est équipée comme partout ailleurs au pays du goulag levant de VAB, et d’équipement militaire similaire à celui déployé en zones de combat comme l’Irak ou l’Afghanistan…). La police répondait à des protestations légitimes de la commuanuté avec des tirs de gaz lacrymogène (NdT: ce qui est classifié comme “guerre chimique” et interdit par la convention de Genève, qui comme chacun sait “n’est valide que dans le canton de Genève”…), puis par la suite escalada la répression avec des tirs de balles de bois et de caoutchouc, faites pour blesser mais ne pas tuer (même s’il y a danger pour la vie à courte portée…). Quelques autres personnes furent touchés par les tirs de la police, laissant certains dans un état critique.

Le fait que la police ait refusé de divulguer le nom du policier qui a abattu le jeune Brown a ajouté à la colère de la communauté. Le rapport d’autopsie initiale n’a pas non plus été annoncé, alors que ces deux informations seraient directement accessibles si l’assassin n’avait pas été un policier.

Qu’est-ce qui ne va pas ici ? Tellement de choses que c’est difficile de savoir par où commencer.

En premier lieu, sauf en légitime défense ou si un membre ou des membres du public sont directement menacés de mort imminente, il n’y a aucune justification pour un policier de sortir son arme de service et pire, de tirer sur une personne qui aurait commis un délit mineur.

Il n’y a aucune justification non plus pour un policier de continuer de tirer sur quelque de toute évidence désarmé et qui ne met absolument personne en danger, comme cela paraît être le cas lorsque ce policier a continué de tirer sur Brown qui s’agenouillait.

Secundo, lorsqu’une si terrible chose se produit, il est totalement inacceptable pour la force de police incriminée de cacher l’information concernant l’identité du policier meurtrier. Les policiers ne sont pas des agents de la CIA. Ce sont des employés du secteur public responsables devant la communauté pour laquelle ils travaillent. Quand ils s’engagent à devenir des “gardiens de la paix” (NdT: “peace officers” dans le texte original), ils signent un engagement d’être des membres responsagles de la communauté qu’ils policent. Dans une société démocratique, ils ne peuvent pas être autorisés à se cacher derrière leurs badges. La connaissance publique de qui police la communauté est un critère de dissuasion à la tendance dangereuse de la police de se voir dans un rôle d’opposition en respect de la communauté dont elle a la charge de la sécurité et de devenir une sorte d’armée d’occupation (NdT: surtout avec les moyens techniques qui leur sont maintenant donnés. Il est évident que les polices d’occident entrent de plus en plus en guerre contre leur population…).

Le chef de la police de Ferguson, Thomas Jackson, a dit qu’il ne divulgait pas le nom du policier incriminé dans le meurtre de Mike Brown (qui a été placé en congé admnistratif rémunéré de ses fonctions de patrouille), de peur que lui et sa famille ne soient mis en danger, mais ceci n’est en aucun cas une justification acceptable. La police, comme je l’ai déjà mentionné, est employée publique et tous ses membres savent les risques encourus à prendre cette charge. Leurs conjoints connaissent également les risques. Si la police est si concernée au sujet de la sécurité, elle peut fournir une protection pour le policier et sa famille, mais dans un incident comme celui-ci, la communauté et la famille de la victime ont aussi des droits, incluant celui de connaître le nom du policier responsable ainsi que de savoir son historique en tant que fonctionnaire de la communauté ; par exemple, le policier incriminé a t’il un historique d’arrestations abusives, de violences, de voies de fait et autres ouvertures du feu questionables ?

Quant à la non publication du rapport d’autopsie initial, la police dit qu’elle attend les résultats des tests de toxicologie faits sur la dépouille. Ceci est un classique des flingages policiers, fondé sur la théorie qui veut que si la police peut trouver des traces d’alcoolémie ou de drogues chez la victime, cela diminuera quelque peu l’indignation de l’opinion publique sur le meurtre. Mais dans ce cas précis, que Brown ait été ou pas en état d’ébriété n’aura aucune incidence sur la justicifaction de son assassinat. D’après des témoins oculaires, Brown était à genoux, les mains en l’air, lorsque le policier qui lui avait déjà tiré dessus au moins une fois, marcha vers lui et tira plusieurs fois de nouveau dans sa direction, le tuant dans la rue. Les tests de toxicologie n’ont aucune importance. Ce qui est important est de savoir combien de coup de feu ont été tirés, où Brown fut-il touché et quelles furent les trajectoires des munitions. Le public a le droit de savoir tout cela au plus tôt. (NdT: question tout aussi pertinente: Quel est l’état toxicologique du flic ? A quoi carbure ces mecs ? Gros rouge, amphétamines, PCP ?…)

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et le déclenchement de la soi-disante “guerre contre le terrorisme”, la police à travers le pays a été délibérément mythifiée en “héros” et les policiers ont été effectivement transformés de “gardiens de la paix” en “troupes de combat” dans une “guerre” amorphique et très largement imaginaire. Dans cette “guerre”, l’ennemi, initialement des groupes de “terroristes étrangers” largement invisibles ou complètememnt inexistants, s’est peu à peu métamorphosé pour devenir un groupe plus important “d’autres personnes”, particulièrement des immigrants bronzés et aussi les africains-américains. Pas à pas, des blancs ont aussi été ajoutés à cette catégorie “d’ennemis” alors que les forces de police se sont exponentiellement militarisées. A titre d’exemple, l’auteur de ces lignes a été menacé d’arrestation l’an dernier par un policier arrogant d’une banlieue de Pennsylvanie lorsque j’ai questionné de manière pertinente et correcte, la fausse assertion du policier qui disait qu’il était illégal de faire de l’auto-stop dans l’état. Si j’avais continué ou insisté sur le fait que j’avais le droit légal de me tenir sur le bas-côté d’une route secondaire avec mon pouce levé, j’aurai été interpelé violemment, menotté, et emmené en prison pour quelque chose qui, même si j’avais été trop près du traffic, n’aurait pas été un délit ni même une contravention, comme le serait par exemple un mauvais stationnement de véhicule.

Dans bon nombre de communautés de couleur aujourd’hui, la police patrouille les rues de manière routinière complètement équipée avec gilets pare-balles, casques en kevlar, uniformes militaires, armes semi-automatiques. Ils font cela non pas parce qu’ils sont en danger, statistiquement les incidences de policiers blessés ou tués par balles ont chuté à un niveau qu’on n’avait pas vu depuis le XIXème siècle… mais simplement pour être plus intimidant.

Vers le milieu des années 1960, lorsque les forces de police de la plupart des villes étaient presque “blanche comme neige”, les zones noires des villes principales éruptèrent en émeutes à travers le pays à cause de mêmes incidents que celui qui vient juste de se produire à Ferguson. De ces émeutes une forme de résistance est née, incluant la fondation du mouvement des Black Panthers. Cette forme de résistance communautaire, bien qu’elle fit violemment combattue par la police et le FBI, a mené aussi à des réformes, comme le fait d’avoir plus de policiers issus des minorités, l’établisseemnt de comités de surveillance de la police et l’élection de maires et de conseillers municipaux issus des minorités raciales.

Le 11 septembre a défait tout cela.

Dans la plupart des communautés des Etats-Unis, nous avons maintenant une police qui est décrite, ce manière appropriéee il est vrai, comme applicatrice de la loi. Le terme de “gardienne de la paix” semble bien anachronique aujourd’hui.

Nous avons urgemment besoin d’une nouvelle ère de réformes qui remette la police dans son rôle au “service du public” et ces deux mots doivent être mis sur un pied d’égalité. En tant que fonctionnaires publics, les policiers ne doivent pas être autorisés à se cacher derrière leurs badges. Leurs actions doivent être transparentes et ouvertes à l’inspection publique et ils doivent être clairement avertis par leurs superviseurs et leurs élus en charge qui sont leurs patrons, qu’ils sont des “serviteurs” du public et des citoyens dans les communautés dans lesquelles ils travaillent.

Un tel changement ne se produira pas facilement. La police na va pas rendre volontairement ses nouveaux pouvoirs coercitifs renforcés. Ces pouvoirs devront lui être arrachés et pour ce faire, il faudra une sorte de résistance des communautés comme on a vu dans les années 1960.

Je n’appelle pas à la formation de milices et de batailles de rues. J’appelle à une résistance militante pacifique des communautés au militarisme existant de la police.

Cela me rappelle un incident qui s’est produit dans les années 1970 lorsque je vivais à Los Angeles. Je venais juste de sortir d’un cinéma où j’avais vu l’excellent film dystopique de Ralph Bakshi “Wizards”. Alors que je marchais vers ma voiture dans le parking près de la communauté de col bleu interraciale de Silver Lake, je vis des hélicoptères de la police et des douzaines de voitures converger vers un voisinage résidentiel de l’autre côté de la rue principale. Curieux, je me mis à courir pour voir ce qui se passait.

J’arrivais sur place, où noyée de lumière par les hélicoptères tournoyant, une voiture avait été arrêtée par plusieurs véhicules du LAPD. La voiture avait apparemment été volée par trois adolescents latinos qui s’amusaient à la conduire. Alors que je regardais la scène, les trois occupants furent éjectés du véhicules par des policiers manu militari, certains des policiers avaient leurs armes à la main. Le nombre de policiers augmentaient chaque minute qui passait alors que plus de véhicules de patrouille arrivaient sur place.

Cela commençait à devenir moche et je m’inquiètais au sujet des garçons, qui n’étaient pas des costauds, D’un seul coup, une foule commença à apparaître et à grossir alors que le voisinage commençait à affluer dans la rue, la plupart des gens étaient latinos. Ils venaientt de leurs maisons, dans les jardins de devanture pour voir ce qu’il se passait. Ces gens, hommes et femmes confondus, commencèrent à crier vers les policiers:

“Ne faites pas de mal à ces gosses !”

“Nous vous observons et nous voyons qu’ils ne sont pas blessés ! Faites en sorte que cela reste comme cela !”

“Nous vous observons ! S’ils sont blessés, on va vous dénoncer !”

La scène et sa tension visiblement se calmèrent. Les flics arrêtèrent de crier. Les gamins menottés, furent emmenés vers des voitures pour être emmenés en ville et y être placés en détention, mais il n’y eut aucune violence. Aucun de ces gamins ne fut frappé. Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite au Parker Center plus tard au centre ville, mais ce qui commençait à devenir une situation potentiellement moche a été désamorcée par la présence des membres de la communauté qui se tinrent solidaires face à la police.

C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui: une résistance des communautés aux abus policiers (qui s’acroissent) et une démilitarisation de la police.

Dans bien trop de communautés aujourd’hui en Amérique, comme c’est le cas à Ferguson, Missouri, les “terroristes” parmi nous sont les policiers eux-mêmes.

Nous devons mettre fin à cette situation.

= = =

Article connexe sur le sujet:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/16/pentagone-prepare-guerre-les-villes-americaines/

 

2 Réponses vers “Militarisation des polices terroristes… L’oligarchie fait monter le thermostat dictatorial dans les « démocraties » occidentales…”

  1. La dictature se met en place, patiemment. La mise en place de lois martiales fait partie du Plan. Je sais pas pour vous, mais la lecture de cet article m’a fait penser au film « Rambo » le 1er. Je suis tout à fait d’accord avec la conclusion. Merci R71 et A+

  2. A lire, cet article intéressant sur la guerre urbaine

    Gaza, Ukraine et les préparatifs américains pour la guerre urbaine [Bill Van Auken]

    http://arretsurinfo.ch/gaza-ukraine-et-les-preparatifs-americains-pour-la-guerre-urbaine-bill-van-auken/

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