Stratégie impérialiste du Califat ou EI (ex-EIIL)…

C’est d’une limpidité sans tache: L’empire et ses vassaux européens, d’Israël et de l’OTAN, aidé financièrement par les monarchies rétrogrades (pléonasme, certes…) du Golfe, créent, arment, entraînent, financent et véhiculent à travers les frontières une armée de mercenaires « djihadistes » qui fait le sale boulot de terrain de division du Moyen-Orient par procuration pour l’empire. Cela a commencé en Libye, a continué en Syrie et se prolonge maintenant en Irak en attendant une tête de pont européenne en Ukraine et un noyautage des pays de l’UE au retour des mercenaires dans leurs pays respectifs (s’ils survivent…): la France, la GB pour ne citer que les plus importants. Cette armée, légion mercenaire soi-disant « djihadiste » de la CIA et du MI6, passe de faction affiliée à Al Qaïda à l’EIIL pour n’être plus maintenant que l’EI ou « État islamique » dont le seul but est d’alimenter par ses crimes et exactions (intéressant de noter que tout comme la tristement célèbre entreprise mercenaire Blackwater, le « califat » passe son temps à changer de nom…), la haine de l’islam et encourager, faire basculer le monde dans l’idéologie appliquée néoconservatrice yankee du « choc des civilisations ». Le but est le chaos, généré par la division du monde musulman pour empêcher qu’il ne se ligue contre le colonialisme ravivé occidental, la haine entre les cultures et la précarité socio-économique, le tout cornaqué politiquement par des politiciens occidentaux corrompus, psychopathes, eugénistes, veules, traîtres et totalement inféodés à leurs maîtres banquiers et pétroliers du cartel de contrôle qu’est le cœur du Nouvel Ordre Mondial.

Donc succintement, l’Empire a créé l’EIIL/Daesh devenu Califat, EI, continue de le soutenir, de le financer via l’Arabie Saoudite, de le former militairement, tout en le bombardant pour donner le change et surtout, rendre les chiens fous, drogués, qui constituent la chair à canon du Califat encore plus barjots pour générer toujours plus de chaos constructeur du Nouvel Ordre Mondial et de sa grille de contrôle planétaire. Il suffit ensuite de relier les points entre eux pour voir le plan se dérouler en temps réel: L’EI et le chaos au Moyen-Orient, Gaza et le génocide perpétré par Israël, la crise sanitaire de l’Ébola, vraisemblablement provoquée, la crise migratoire au pays du goulag levant, la guerre civile en Ukraine sur fond de nazisme soutenu par l’occident, les tensions avec la Russie, la poussée chaotique du terrorisme sponsorisé par l’occident en Afrique. Tout ceci n’est pas, ne peut pas être le fruit du hasard… Tout ceci est planifié et suit un scenario bien établi.

Nous devons arrêter de soutenir nos tyrans. C’est le seul moyen. Retirons notre soutien en masse à la fange politique de nos états responsables à 100% de tout cet infâme merdier. Boycott de toute cette fange, réorganisation de notre société avec le peuple souverain aux commandes, pouvoir dilué, n’ayant pour seul vision que l’intérêt général de tous. Assez des intérêts particuliers du plus petit nombre !

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il est plus que temps de s’en rendre compte… et d’agir en conséquence !

— Résistance 71 —

 

Pourquoi Obama bombarde le Calife

 

Pepe Escobar

 

13 Août 2014

 

url de l’article en français:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/13/loeil-itinerant-obama-bombarde-calife/

 

La Guerre mondiale contre le terrorisme, qui a englouti des milliers de milliards de dollars, ne se terminera pas par une explosion, mais par une super explosion.

Depuis sa conceptualisation, il y a 13 ans, dans le sillage des événements du 11 septembre, la Guerre mondiale contre le terrorisme est le cadeau qu’on nous offre encore et encore, et le plus gros qu’on puisse imaginer, ce sont des transformers d’Al-Qaïda sur stéroïdes, plus puissants, plus effrontés et plus riches qu’Oussama ben Laden et Ayman al-Zaouahiri n’ont jamais imaginé l’être. Voici donc venue l’heure du grand déballage de l’État islamique (ou EI [1], l’ancien État islamique en Irak et au Levant ou EIIL) du calife Ibrahim, alias Abou Bakr al-Baghdadi.

Avant d’entreprendre son séjour de golf à Martha’s Vineyard, le président étatsunien Barack Obama a dit nonchalamment que le bombardement des brutes du calife en Irak prendrait des mois. On pourrait interpréter ses propos comme un nouvel exemple de la doctrine auto déclarée de l’administration Obama en matière de politique étrangère, qui consiste à « ne rien faire de stupide », dont s’est moquée pas très subtilement Hillary Clinton, candidate éventuelle à la présidence. En 2003, l’opération « Choc et effroi » avait détruit toute l’infrastructure de Bagdad en l’espace de quelques heures seulement.

M. Obama a aussi confirmé que les États-Unis feraient pleuvoir de nouveau sur l’Irak des bombes humanitaires « pour protéger les intérêts américains » (d’abord et avant tout) et, comme une réflexion après coup, « les droits de la personne en Irak ».

Il ne faut pas s’attendre à ce que M. Obama déclare que les États-Unis vont bombarder « nos » alliés de la Maison des Saoud [2], qui ont soutenu, financé et armé l’EI en Syrie et en Irak, l’EIIL d’hier qui a si bien su profiter des bienfaits de la formation militaire étatsunienne donnée dans une base secrète en Jordanie.

M. Obama n’arrive pas non plus à expliquer pourquoi les États-Unis, qui ont toujours appuyé l’EIIL en Syrie, ont maintenant décidé de les bombarder en Irak. Ah, les périls [3] de la doctrine « ne rien faire de stupide »...

Une interprétation rapide est ici nécessaire.

Le bombardement des brutes du calife par M. Obama n’a absolument rien à voir avec la doctrine R2P (« responsabilité de protéger »), si chère à Samantha Power, l’ambassadrice étatsunienne aux Nations Unies, rien à voir donc avec la responsabilité de protéger jusqu’à 150 000 Yézidis, sans parler des Kurdes et des Chrétiens qui restent, d’un génocide « potentiel » perpétré par les brutes du calife.

Tout ce largage de bombes par des chasseurs et des drones, qui va durer « des mois », est lié essentiellement au syndrome de Benghazi.

Les brutes du calife étaient fermement décidées à conquérir Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Or, le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) est dirigé par le rusé Massoud Barzani, un client et vassal de longue date des États-Unis.

Les États-Unis ont un consulat à Erbil, débordant de types de la CIA. Comme le New York Times le dit si joliment [4], « des milliers d’Américains ».

C’est ici que Benghazi prend tout son sens. Nous sommes en année électorale. M. Obama est terrifié à l’idée d’un autre Benghazi, dont les Républicains essaient sans relâche de rejeter le blâme sur l’incompétence de son administration. Ce que M. Obama veut éviter par-dessus tout, c’est que les brutes du calife tuent des « diplomates » à Erbil.

Pareille chose déclencherait très certainement un nouveau tsunami de questions fusant de toutes parts au sujet de la contrebande d’armes par la CIA, comme l’approvisionnement des « rebelles » de la Syrie en armes provenant de la Libye, lorsque les événements de Benghazi ont eu lieu. La secrétaire d’État de l’époque, Hillary Clinton, était bien sûr au courant de tout cela. Sauf qu’alors, et encore plus maintenant, personne ne devait et ne doit savoir que la CIA fourbissait en armes le noyau de ce qui deviendra l’armée du calife.

Un changement de régime ou rien

M. Obama a dit que son bombardement humanitaire pourrait durer « des mois », alors qu’en fait ce ne serait qu’une affaire de quelques jours.

Le prix à payer est dérisoire : un simple changement de régime, soit d’empêcher le premier ministre irakien Nouri al-Maliki de remplir un troisième mandat.

C’est ce qui explique pourquoi l’enfer s’est déchaîné à Bagdad, lorsque les parlementaires irakiens ont réalisé de quel côté le vent soufflait. Le nouveau président Fouad Massoum, un Kurde, a choisi Haïdar al-Abadi comme nouveau premier ministre, quelques heures après la mobilisation de troupes spéciales dans des lieux stratégiques à l’intérieur et autour de la zone verte par M. Maliki, qui pourrait (ou non) avoir tenté de fomenter un coup d’État. M. Maliki soutient que M. Massoum a violé la constitution irakienne en ne l’invitant pas à former un nouveau cabinet. C’est tout de même sa coalition de l’État de droit qui a obtenu le plus de votes lors des élections parlementaires d’avril dernier.

M. Obama était évidemment ravi [5]. Peu importe ce qui arrivera par la suite, M. Maliki ne partira pas sans réagir, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce qui ressort parmi les Sunnites, pour un nombre substantiel de Kurdes et même au sein des blocs politiques chiites, c’est que M. Maliki s’est mis complètement à dos les Sunnites, poussant ces derniers à soutenir le calife en masse (bien qu’ils soient nombreux à se mordre les lèvres depuis).

En ce qui concerne le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) et M. Barzani, dans la logique de l’administration Obama, ce qui compte, c’est qu’ils ne déclarent pas l’indépendance. Tant que M. Barzani promettra à M. Obama que le Kurdistan restera à l’intérieur de l’Irak, le GRK obtiendra plus de bombes et de drones et l’opération « humanitaire » ira en s’accélérant. Des forces spéciales étatsuniennes sont déjà déployées le long de la vaste zone où le califat jouxte le territoire du GRK, dans les soi-disant emplacements avancés d’opérations dans le désert. À toutes fins pratiques, les États-Unis tiennent lieu d’armée de l’air irakienne contre le calife.

Surveillez « la Hillarator »

La R2P pervertie de l’administration Obama (protection des Étatsuniens d’abord, puis des réfugiés en second lieu) n’accomplira rien pour une raison claire : aucun bombardement, qu’il soit « humanitaire » ou autre, ne peut exterminer un mouvement politique et religieux, même démentiel comme l’est l’État islamique. Le califat prospère, en quelque sorte, et prend de l’expansion, parce que, contrairement à la pathétique Armée syrienne libre (ASL), il gagne du terrain, dans le désert et en milieu urbain, tant en Syrie qu’en Irak. Le territoire conquis est déjà plus étendu que la Grande-Bretagne et compte au moins six millions d’habitants.

Qui plus est, le califat a fait exploser le mythe du « bon » et du « mauvais » djihadiste colporté à outrance par Washington. Pratiquement chaque djihadiste armé et formé par Washington (et Riyad) en Jordanie et à la frontière turco-syrienne fait maintenant partie des brutes du calife, débordant d’argent liquide tiré de la contrebande de pétrole, de l’extorsion extrême et des « dons », et armées jusqu’aux dents après le pillage de quatre divisions irakiennes et d’une brigade syrienne.

Quant à ce cadeau qu’est la Guerre mondiale contre le terrorisme, il explosera toujours et encore plus fort, car c’est ce dont rêve chaque aspirant djihadiste multinational : la défense du califat contre la puissante armée de l’air des Croisés, rien de moins.

Les États-Unis ont perdu lamentablement la guerre en Irak seulement neuf jours après la chute de Bagdad, en avril 2003. Aucun bombardement « humanitaire » ne transformera cette défaite en victoire et aucun bombardement « humanitaire » ne mettra fin au califat.

De son côté, Hillary Clinton [6], la candidate éventuelle à la présidence, ne fait pas de quartier. Elle insiste pour dire que si les États-Unis avaient bombardé la Syrie dès le départ, il n’y aurait pas de califat. Elle craint maintenant que le calife s’en prenne à l’Europe et même aux États-Unis (« Je pense beaucoup à l’endiguement, à la dissuasion et à la défaite »).

Se positionnant de manière prévisible, Mme Clinton se dissocie de la doctrine Obama en matière d’affaires étrangères : « « Ne rien faire de stupide » n’est pas un principe d’organisation ». Le monde devra donc attendre jusqu’en 2017, lorsqu’elle pourra enfin mettre en œuvre la doctrine et le principe d’organisation qui lui sont chers : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ».

Notes :

[1] The Islamic State (Vice News, 07-08-2014)

[2] Iraq crisis: How Saudi Arabia helped Isis take over the north of the country (The Independent, 13-07-2014)

[3] US just not sure who to bomb in the Middle East anymore (Pan-Arabia Enquirer, 10-08-2014)

[4] U.S. Jets and Drones Attack Militants in Iraq, Hoping to Stop Advance (The New York Times, 08-08-2014)

[5] Obama Hails Iraq’s New Government (Time Magazine, 11-08-2014)

[6] Hillary Clinton: « Failure » to Help Syrian Rebels Led to the Rise of ISIS (The Atlantic, 10-08-2014)

Pepe Escobar

Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr

Source : Why Obama is bombing the Caliph (Russia Today, 12-08-2014)

Une Réponse to “Stratégie impérialiste du Califat ou EI (ex-EIIL)…”

  1. De nombreuses sources confirment qu’Al-Bahgdadi est un agent occidental.

    Le site infowar a confirmé cette information et sa provenance des leaks d’Eward Snowden :

    http://cryptome.org/2014/07/snowden-documents-demand-14-0714.pdf

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