30 Mai 1814 ~ 30 Mai 2014: Le bicentenaire d’un grand penseur… 1ère partie

“Ce que je prêche, c’est donc jusqu’à un certain point, la révolte de la vie contre la science, ou plutôt contre le gouvernement de la science.” (Michel Bakounine)

 

1814-2014 bicentenaire d’un socialiste révolutionnaire: Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine

 

Résistance 71

 

30 Mai 2014

 

1ère partie

2ème partie

 

Connu, révéré ou maudit, grand pourfendeur de Marx et du marxisme, dont les joutes oratoires avec l’intéressé sont demeurés légendaires, fondateur de la fédération anarchiste du Jura à St Imier, nous proposons un éclairage sur l’homme, la pensée, l’œuvre et les réalisations de ce grand révolutionnaire que fut Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine né à Priamoukhino en Russie le 30 Mai 1814, décédé à Berne en Suisse en 1876, à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.

Issu de la petite noblesse russe, Bakounine sera cadet, élève officier à l’école militaire d’artillerie de St Pétersbourg qu’il intégra en Novembre 1828. Il en sort pour être nommé officier de l’armée du tsar en 1833. Quitte l’armée après une désertion récupérée en 1835. Il étudie la philosophie allemande et plus particulièreement Friedrich Hegel et Johann Fichte dont il se sent plus proche, un Fichte qui disait: “Le but de la philosophie n’est pas d’échapper au monde, mais d’agir, agir, agir ; c’est pour cela que nous sommes ici !” Quelques années plus tard, c’est Pierre Joseph Proudhon qui influencera le plus Bakounine dans sa pensée et pratique politiques. Comme Proudhon, il pense que les propriétaires terriens et les capitalistes ne sont que des parasites qui utilisent la propriété privée pour faire du profit non pas de leur propre travail mais de celui des autres. De fait, c’est l’ouvrier agricole, le paysan qui rendent la terre productive et non pas le propriétaire terrien ; il en va de même pour les usines: ce sont les ouvriers qui produisent. Ni le propriétaire terrien, ni l’industriel capitaliste n’ont créé la terre, ni construit l’usine et ses machines outils. Ils ont acheté terres et usines avec les machines avec un argent qui n’était en fait que le fruit du travail exproprié des autres. Ainsi, capitalistes et propriétaires terriens n’ont aucun droit moral à la propriété, celle-ci n’étant de fait qu’une fiction légale, créée et maintenue pour eux, par eux, par l’instrument du statu quo oligarchique et de la préservation des privilèges: l’État. Flirtant un temps avec le parlementarisme (Proudhon fut député pendant moins d’un an et Bakounine demeura convaincu qu’en certaines circonstances, des anarchistes peuvent se faire élire pour “réformer et lutter” de l’intérieur du système, chose réfutée par Kropotkine et les autres courants anarchistes), Proudhon déclara dépité: “Les hommes qui sont le plus complètement ignorants de l’état d’une nation sont presque invariablement ceux qui finissent par la représenter… La peur du peuple est la maladie de ceux qui appartiennent à l’autorité, au pouvoir ; pour ceux qui possèdent le pouvoir, le peuple est l’ennemi.” Bakounine reprochera néanmoins à Proudhon d’être trop idéaliste. Bakounine et Proudhon demeurèrent grands amis jusqu’au décès de ce dernier en 1865. A cette époque, Marx avait déjà écrit le “Manifeste du Parti Communiste” (1848), qui n’eut de succès que dans des cercles restreints. Bakounine faisait se lever les foules de l’époque, pas Marx. La rivalité ouverte entre Bakounine et Marx commençait. Marx était un attentiste, un “social-démocrate” désirant avant tout faire passer le parti aux élections à l’encontre de ses contemporains comme Proudhon, Weitling et Bakounine, qui ne voulaient pas attendre le développement “adéquat” des forces productives poussant le capitalisme où le prolétariat et la bourgeoisie seraient les deux seules classes signifiantes. Le “Manifeste du Parti Communiste” de 1848 clairement incite les ouvriers à rejoindre la bourgeoisie pour faire en sorte que se produise une révolution bourgeoise. Certes, il préconisait une prise de pouvoir du prolétariat par la suite, mais le message fondamental était que la première lutte était celle de l’établissement et le renforcement du capitalisme. Pour Marx, le socialisme demande un développement complet du capitalisme et des classes le composant, avant que de pouvoir réussir à s’imposer. Ce n’était pas du tout la vision des anarchistes bien évidemment. Pour Marx, seul le prolétariat était la “classe révolutionnaire”, même si attentiste, tandis que pour Bakounine et les anarchistes, une révolution ne survit pas sans nourriture, donc sans paysans et que de surcroit, ouvriers et paysans ont ensemble beaucoup à apprendre aux intellectuels. Bakounine, comme Proudhon et la très vaste majorité du mouvement anarchiste, pensent que la propriété (terrienne en l’occurence) ne doit être ni privée ni d’état, mais doit s’établir sur la base de communes paysannes autogérées. La terre, tout comme tout ce que crée l’Homme, ne sont-ils finalement pas le patrimoine de l’Humanité ?

Bakounine entra à Paris lors de la révolution de 1848 et rejoignit la milice de Caussidière où il participa aux évènements tant que possible, puis il fut exfiltré vers Poznan en Pologne et de là vers Francfort. En Allemagne, il fut arrêté, mis au secret, transféré en Autriche, qui l’extrada, après 2 ans de forteresse, en Russie où il était recherché. Il fut incarcéré à la forteresse Pierre et Paul de St Pétersbourg. Là où le furent également Dostoïevski, les Décembristes, puis plus tard, Pierre Kropotkine et Tchernitchevski. Il y restera 3 ans jusqu’en 1854, souffrira du scorbut, et y perdra ses dents.

Politiquement, contrairement à la théorie établie qui dit que la liberté individuelle est limitée et liée à la liberté des autres dans la société, Bakounine, comme Proudhon, pense que l’indidivu ne peut être libre que si les autres le sont. Ainsi la véritable liberté demande l’égalité économique. Comme Adam Smith et Marx, il pensait que “le travail est le seul producteur de richesse”, mais il était contre la division du travail en “travail intellectuel” et en “travail manuel”, une division du travail qui n’est que source de clivage inutile. Bakounine pense dans la tradition anarchiste que “lorsque le penseur travaille et le travailleur pense, un travail libre et intelligent en émergera comme l’aspiration la plus haute de l’humanité, véritable fondement de sa dignité et de sa loi et la personification de la représentation humaine sur Terre, ce n’est qu`à ce moment que l’Humanité sera instituée.” Bakounine, comme par la suite tout le mouvement anarchiste, incluait les femmes dans le schéma égalitaire. De fait, l’implication de la pensée bakouninienne pour l’égalité des femmes dans une société libre et ses idées radicales sur la liberté et l’égalité de toutes et tous, le mirent à l’avant-garde des penseurs progressistes du XIXème siècle. Ses idées sont toujours d’actualité aujourd’hui tant le règne du capital parasitaire et de l’impérialisme qui en découle, sont dominants dans leur forme métamorphique moderne.

Bakounine réfuta la théorie de Rousseau du “Contrat Social” et il démontra intelligemment que les affirmations de toute “nécessité de gouvernement” étaient “essentiellement fondées sur le principe d’autorité,” et assumaient de manière non prouvée ni conclusive que “le peuple était plus ou moins ignorant, immature, incompétent, incapable de se prendre en compte et de prendre des décisions”… et qu’il était “juste un peu au dessus de la canaille”. De fait, Bakounine démontra que n’importe quelle forme de gouvernement (étatique), y compris une république, n’était en fait fondée que sur “l’inégalité héréditaire des métiers, de la richesse, de l’éducation, des droits et divisée en plusieurs classes menant inévitablement à l’exploitation de la vaste majorité par une petite minorité et qu’en fait l’État n’était rien d’autre qu’une domination et une exploitation systématisée et réglementée.” La pauvreté est sytémique et non pas arbitraire et à ceux qui clâmaient que le peuple pauvre était ignorant et devait être guidé par de plus “compétents”, il rétorquait que “l’ignorance ne provoque pas la pauvreté, mais qu’au contraire la pauvreté est la cause de l’ignorance” ; en cela le système est construit pour les capitalistes et non pas pour les travailleurs. Ainsi, le système économique capitaliste (privé ou marxiste-d’état peu importe) récompense le petit nombre qui contrôle les moyens de production, de service et de distribution, que ce soit la terre, les mines, les usines, les machines, les transports, les services financiers et qui au moyen de ce contrôle, peut forcer les autres, la très vaste majorité, à travailler pour lui. Leur statut de propriétaire n’est pas un droit, mais un privilège exercé, volé au patrimoine de l’humanité et protégé par les lois, les tribunaux, la police et les armées de l’État, gardien de facto de ces privilèges.

Bakounine, comme Proudhon, se distinguèrent des “socialistes d’état” et se nommèrent anarchistes et popularisèrent la notion de liberté individuelle selon la formule “je ne peux pas être libre si vous ne l’êtes pas” et ainsi prônèrent “l’action volontaire des associations libres” et que celles-ci remplaceraient le régulation et les institutions gouvernementales. De fait, historiquement, les évènements de 1848 démontrèrent le côté totalement réactionnaire de la république et du soi-disant “libéralisme” et que tout cela était bien plus proche du consensus du statu quo oligarchique et des privilèges que du socialisme. Les évènements de1848 furent importants pour comprendre de manière définitive, et l’histoire l’a prouvé continuellement depuis avec la Commune de Paris de 1871, puis avec la grève générale expropriatrice italienne de 1920 et la révolution espagnole de 1936-39, ces deux évènements amenant au pouvoir les fascismes mussolinien et franquiste, que lorsque la bourgeoisie est terrifiée par le spectre “rouge”, elle choisira toujours un régime militaire plutôt que les dangers menaçants de l’émancipation politique et sociale du peuple.

Un des faits marquant de la vie politique de Bakounine fut la lutte de quatre ans qu’il eut contre Marx lors de la 1ère Internationale Ouvrière. Cette lutte fut de deux ordres: idéologique certes, mais aussi emprunte d’un clash de personnalités. Les différences politiques et le clash entre Marx et Bakounine menèrent à la dissolution de la 1ère Internationale et les plaies entre les deux camps sont toujours ouvertes depuis cette époque.

Dans un programme politique et éducatif intégré à l’Alliance Internationale de la Démocratie Socialiste que Bakounine créa en Suisse en 1868, l’alliance resta fidèle aux principes fondamentaux anarchistes en déclarant que la propriété des moyens de production, de service et de distribution devaient demeurer une propriété collective en tant que patrimoine de l’humanité et ne pourront être utilisés que par les travailleurs unis en associations agricoles et industrielles libres. L’Alliance proclamait une éducation égalitaire pour tous en science, art, technologie pour les enfants des deux sexes (ce qui était doublement progressiste à l’époque). L’alliance rejettait tout programme politique qui n’aurait pas eu des conséquences positives directes pour les travailleurs de l’industrie et de l’agriculture (notons au passage que contrairement aux marxistes, les anarchistes n’oublient JAMAIS le monde rural…), un point fut particulièrement mis sur le fait que les États devaient réduire toutes leurs fonctions administratives, décentraliser aux communes jusqu’à l’abolition progressive mais rapide de celui-ci. L’Alliance rejetait toute forme de patriotisme et de rivalité entre nations (qui n’auraient plus aucune raison d’être dans une société véritablement égalitaire et horizontale), remplaçant cette fumisterie par une “solidarité internationale des travailleurs de tous les pays”. Le dernier point du programme et non des moindres, était “L’association universelle des associations locales sur la base de la liberté” (confédération, même si Bakounine n’employa pas le terme).

Au travers de ce programme collectivement dressé, Bakounine et ses partenaires projetèrent les grandes lignes du fonctionnement de la société anarchiste. Ceci ne fut pas édicté en directives, car il est évident que chaque association locale se devrait de s’adapter à des conditions qui ne sont pas identiques pour tout le monde dans la pratique, mais dont les principes fédérateurs le sont. Ainsi, il est impossible de suivre les “directives” de “gourous” disparus depuis longtemps, les associations libres devant faire preuve d’adaptation et de créativité.

Quelques grandes lignes furent néanmoins tracées:

  • Plus de travail pour le profit des autres. Création d’associations libres de producteurs sur la terre, dans les usines et les ateliers. Ces associations libres forment des coopératives et des communes qui se fédéreront avec d’autres localement, régionalement et nationalement afin de fournir et obtenir ce que d’autres ne peuvent pas ou peuvent avoir.
  • Sans capitalisme dans une société égalitaire, les classes sociales disparaissent, ainsi disparaît également le besoin d’une force coercitive (l’État) pour maintenir la classe dominante au pouvoir
  • Besoin de coordination et de développement des fermes et magasins/dépots collectifs pour la distribution régionale et au-delà, mais chaque unité demeure autogérée et s’associe librement avec qui bon lui semble
  • Plus besoin de centralisation, de contrôle bureaucratique ni d’autorité dans une société horizontale non hiérarchisée.
  • Disputes et différences sont résolues démocratiquement et non coercitivement. Sans classes, sans relation dominant/dominé, il n’y a plus de camp pour “profiter” plus de l’autre. Beaucoup de “problèmes” dans notre société hiérachisée et pyramidale n’en seront plus dans une société égalitaire, car le profit pour un segment de la population et l’exploitation pour l’autre n’existera plus. Les conflits d’intérêts seront rendus impossibles, rendant l’unanimité des décisions à prendre bien plus possible.

Si cela semble “utopique”, considérons l’utopie de notre société actuelle où une petite partie de la population toute puissante a “convaincu”, forcé serait plus correct, la vaste majorité à croire que l’inégalité est une bonne chose, que “l’élite éclairée” veille sur eux et que tout le monde peut arriver en haut de la pyramide, il suffit de le vouloir et d’y “croire” très fort…

Les anarchistes n’ont JAMAIS clâmé que le but était de créer un monde où il n’y aurait plus de désaccords, simplement qu’il n’y a aucun besoin d’une force coercitive qui possède l’apanage et le monopole de la violence “légitime” pour que “force reste à la loi”, force édictée par les privilégiés et protégée par leurs tribunaux et forces coercitives, le tout en continuant benoîtement à exploiter ceux qui ne font pas partie du “club privilège”. En fait, sans les hiérarchies du pouvoir et le profit qui en résulte, le pouvoir collectif de l’humanité pourrait se consacrer entièrement à développer une société pleine et égalitaire pour tous.

C’est avec ce programme que l’Alliance rejoignit l’internationale Ouvrière ou 1ère internationale où ses membres cotoyèrent de véritable révolutionnaires tout comme une frange réformiste. Voici ce que Marx écrivit à sa fille et son beau-fils au sujet de l’alliance le 10 Juillet 1868: “Cette veille connaissance, le Russe Bakounine, a commencé une bonne petite conspiration contre l’Internationale, le programme de l’Alliance aurait, par un intelligent subterfuge, placé notre société sous la guidance et l’initiative suprême du russe Bakounine… Je ne pouvais pas laisser cette première tentative de désorganiser notre société réussir.” En fait, Bakounine n’avait fait que suggérer que l’Alliance aurait pour “mission spéciale” au sein de l’Internationale Ouvrière “d’étudier les questions politiques et philosophiques sur la base du grand principe d’une égalité réelle et universelle de tous les êtres humains sur terre”, ceci fit voir rouge ou plutôt “noir” Marx. La paranoïa de Marx fit que l’Alliance ne put rejoindre l’Internationale, seule ses membres pouvaient y adhérer à titre personnel. Bakounine n’avait absolument aucune intention de “dominer” ou de “récupérer” l’internationale ouvrière et il n’y a aucune preuve qu’il l’ait même désiré. Le désir de Bakounine était que l’Alliance agisse en sorte de garde-fou, de “think tank” avant la lettre afin de promouvoir et de faire avancer des idées et des stratégies révolutionnaires qui profiteraient aux travailleurs directement et immédiatement. Maintenir un équilibre radical dans ce qui s’annonçait devenir un marais réformiste mangeant dans la main de l’oligarchie. Marx passa le plus clair de son temps à décrire Bakounine comme étant un “inculte, dénué de toute connaissance théorique”, doublé d’un “théoricien pathétique”, ce qui est parfaitement démontrable comme étant faux. Bakounine en fait, était un sérieux concurrent de Marx et d’Engels sur le plan de l’exactitude théorique et était de plus quelqu’un qui avait un charisme naturel pour parler aux non-intellectuels et les gagner à la cause, ce que Marx ne savait pas faire.

Là où Bakounine avait un certain avantage comparé à Marx, était dans le domaine de l’éducation et de sa vision du comment éduquer le peuple pour en faire des citoyens responsables. Ceci est une constante de tous les programmes anarchistes qui mettent une grande emphase sur l’éducation par la pensée et la pédagogie critiques.

A suivre…

-[]-[]-<I>-[]-[]-

Sources utilisées pour cet article:

– “Bakunin, a biography”, Mark Leier, 2006

– “Dieu et l’État”, Michel Bakounine (compilé par Reclus et Cafiero), 1882

– “Étatisme et Anarchie”, Michel Bakounine, 1873

-“Manifeste du Parti Communiste”, Marx, Engels, édition anglaise 1888

Bibliographie en français:

http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Michel_Bakounine

5 Réponses to “30 Mai 1814 ~ 30 Mai 2014: Le bicentenaire d’un grand penseur… 1ère partie”

  1. Flirtant un temps avec le parlementarisme (Proudhon fut député pendant moins d’un an et Bakounine demeura convaincu qu’en certaines circonstances, des anarchistes peuvent se faire élire pour “réformer et lutter” de l’intérieur du système, chose réfutée par Kropotkine et les autres courants anarchistes)

    ???

    Maintenant , effectivement lorsque l’on voit ce que touchent les partis, ça laisse songeur

    • C’est une rente, des rats dans le fromage. Les peuples doivent mettre un terme à tout çà. le seul moyen ? Reprendre le pouvoir, annuler les institutions et diluer le pouvoir dans le peuple, démocratie directe décentralisée au moyen des associations de communes libres s’associant volontairement (confédération). Tout le reste ne fait que garantir la continuité du cirque oligarchique !

  2. http://www.planet.fr/actualites-europeennes-combien-le-fn-va-gagner-apres-sa-victoire.629888.1557.h

    et plus besoin de personnel à des tâches inutiles, ils iront sarcler les betteraves et desherber

    • le lien ne marche pas.

      • Européennes : combien le FN va gagner après sa victoire …
        http://www.planet.fr › Argent › Actualités
        Il y a 2 jours – Européennes : combien le FN va gagner après sa victoire … pourrait bien être une vraie aubaine financière pour le parti, et rapporter gros !

        j’ai mis ça sur google

        c’est la manne ………. Pour les autres également d’ailleurs

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.