Archive pour avril, 2014

Détournement de la science et de la technologie… Nikola Tesla contre JP Morgan / Rockefeller

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Prophète ou profit ? La vision de Nikola Tesla contre la veulerie de JP Morgan

 

Dr Antony Hall

 

22 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2014/04/22/prophet-or-profit-nikola-teslas-vision-vs-j-p-morgans-greed/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vers 1900, le cadre de base fut mis en place pour ce qui est de l’architecture industrielle qui régit toujours bien des aspects de notre civilisation globale. Un immigrant serbe qui s’installa à New York du nom de Nikola Tesla, était et de loin, le plus brillant des inventeurs qui émergea à une époque où il était possible de concevoir et d’appliquer de nouvelles technologies complexes aux frontières s’étendant rapidement de la science.

Tesla travailla avec George Westinghouse sur le courant alternatif, CA. Leurs réalisations le long de ces lignes de recherche dépassèrent de loin celles de Thomas Edison et de son entreprise de la General Electric of Direct Current ou CD (courant continu). Après avoir emporté le contrat de l’illumination électrique de la World’s Columbian Exposition de Chicago en 1893, le système de CA de Tesla fut rapidement adopté comme le standard des utilités électriques d’abord aux Etats-Unis puis à travers le monde.

L’aimant à pétrole, John D. Rockefeller, réagit à la popularité croissante de l’illumination électrique, qui coupait l’herbe sous le pied de la technologie de la lampe à kerosène, en soutenant l’entreprise automobile d’Henry Ford. L’entreprise Ford, basée à Detroit, aiderait dès lors à fortifier le concept du moteur à combustion ingurgitant du pétrole, comme le moyen principal de transport et de locomotion. Rockefeller soutint Ford parce qu’il avait peur que Tesla fut en mesure de limiter l’ampleur de l’industrie du pétrole en créant et en aidant à la construction de véhicules électriques bien meilleur marché et moins chers à faire fonctionner.

Avec la construction en 1894 de centrales énergétiques qui fonctionnaient gràce à la puissance de l’eau des chutes du Niagara, Tesla et Westinghouse renforcèrent leur système de génèse, de transport et d’utilisation de gros volume d’électricité en CA. A 38 ans, Tesla commençait juste la partie la plus productive de sa carrière et appliquant de véritables révolutions scientifiques incluant quelques unes de ses propres découvertes, au développement d’un changement de paradigme technologique.

Dans ses présentations publiques légendaires, Tesla introduisit bon nombre de nouvelles théories, incluant celles qui permettaient de faire fonctionner des systèmes électriques sans fil.

Pendant un certain temps, bon nombrfe des financiers les plus importants entrèrent en compétition les uns avec les autres pour investir dans les projets de Tesla ; puis éventuellement, le plus prominent banquier de sa génération, J.P Morgan, devint le soutien financier exclusif de Tesla pendant la période où il expérimentait le plus utilisant la terre elle-même plutôt que des fils, pour conduire le courant.

D’abord à Colorado Springs, puis avec son installation de Wardenclyffe sur l’île de Long Island de New York, Tesla travailla sur difféfrentes façons de tirer de l’électricité de l’ionosphère, la couche la plus extérieure de l’atmosphère terrestre. Il combina son travail d’utilisation des systèmes naturels d’interaction électrique entre des moyens sans fil pour communiquer des textes, des photos et du son. Il est dit que Morgan se retourna contre Tesla lorsqu’il réalisa pleinement les implications technologiques révolutionnaires de son travail. Le financier, qui était un fil conducteur entre la famille Rothschild d’Europe et les intérêts financiers américains, se plaignit de manière fameuse que les inovations technologiques de Tesla étaient ennuyeuses parce qu’il n’était plus clair du tout de savoir comment on pourrait alors imposer les compteurs pour acheter et vendre l’énergie.

Morgan pouvait bien voir que la motivation première de Tesla n’était pas du tout l’argent mais d’émanciper l’humanité avec de nouvelles formes de technologies qui libéreraient les gens de l’obscurité, des corvées et de formes variées d’oppression du haut vers le bas. Ni Morgan, ni bien sûr la classe qu’il représente, ne partageaient le but de Tesla de conduire des recherches et un développement pour rendre la vie plus facile aux gens avec de meilleures façons de faire fonctionner le système en accord plutôt que contre les schémas prévalents de la Nature, incluant ce qui est le mieux pour l’humanité. Tesla fut victime d’une dépression nerveuse après 1904 lorsque Morgan le trahît. La célèbre tour de Tesla et son laboratoire de Wardenclyffe furent subséquemment détruits alors même que Morgan plaçait beaucoup d’obstacles sur le chemin de l’inventeur pour obtenir d’autres supports financiers. Les quatre décennies qui suivirent dans la vie de Tesla demeurent enveloppées de mystère.

Certains pensent que Tesla récupéra totalement et qu’il retourna à son travail en secret avec de nouveaux soutiens financiers non divulgués. D’autres croient que ses inventions secrètes incluent des engins de télétransportation et de communication avec d’autres formes de vie dans l’univers. Quoi qui transpira, le FBI intervint pour saisir tous ses documents et prototypes après sa mort dans la misère en 1943.

Il y a de bonnes raisons de croire que jusqu’à aujourd’hui, l’armée américaine continue d’exploiter les inventions et les théories de Tesla de façon qui viole directement la philosophie de la personne qui fut peut-être l’inventeur le plus talentueux et le plus inspiré que l’humanité ait jamais connue. Un des meilleurs exemples est l’abomination militaire qu’est le HAARP, le High Frequency Active Auroral Research Program basé en Alaska. Plutôt que de suivre le principe de Tesla pour dériver l’énergie électrique de l’ionosphère pour donner à l’humanité une énergie libre (et inépuisable), HAARP est devenu le véhicule pour faire avancer le but de ce que l’armée américaine a appelé la “full spectrum dominance”, c’est à dire l’hégémonie totale.

Parmi ces systèmes d’armement électromagnétique développés par les techniciens du HAARP, se situent, très probablement, des outils pour assister dans la transformation climatique et météorologique et la création de tremblements de terre ciblés. De telles interventions hostiles dans le flux harmonieux de la Nature est contre tout ce que Tesla représentait.

A posteriori, il est clair que l’humanité fut forcée de prendre un bien mauvais virage au début du XXème siècle lorsqu’il fallut établir les bases des systèmes de génèse, de transformation et d’utilisation de l’énergie. Tandis que ses premières inovations furent adoptées sur la base du courant alternatif pour une électrification mondiale, les théories plus avancées de Tesla fuent rejetées afin de libérer la voie pour plus de développement de moyens plus primitifs mais plus profitables financièrement pour faire fonctionner les moteurs du commerce.

Les conséquences de notre mauvais virage des années 1900 se révèlent dans les obscénités grotesques de la dérivation de l’énergie d’activités écologiquement désastreuses comme la fracturation hydraulique et l’exploitation des sables bitumeux d’Alberta au Canada. Encore plus évident est la véritable insanité du business de l’énergie dans sa forme courante d’holocauste radioactif au ralenti qui est disséminé aux quatres coins de la Terre par Fukushima. Ce désastre est toujours dans sa phase enfantine.

Beaucoup dépend de la façon dont nous revisiterons ce mauvais tournant que l’humanité fut forcée de prendre. Il est toujours en notre pouvoir de retourner à la vision de Nikola Tesla pour une politique économique mondiale de paix, d’harmonie et d’égalité. Nous pouvons toujours nous détourner de la vision de l’énegie pour le profit historiquement promue par les Morgan, Rockefeller, Edison et Ford.

Résistance politique: Détruire la pyramide patriarcale pour retrouver l’harmonie…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 23 avril 2014 by Résistance 71

Ce billet de Mohawk Nation News tombe bien, car nous terminons la traduction d’extraits de l’ouvrage testament de l’activiste Lakota Russell Means, qui dresse un portrait simple et effarant de l’absurdité de la société patriarcale en comparaison avec les sociétés matrilinéaires. Opérer un revirement du patriarcat au matriarcat, de la loi des hommes à la loi naturelle devient une évidence de plus en plus marquante. Nous publierons ces extraits d’une introduction à la vision et à la philosophie amérindienne très bientôt…

« La loi naturelle est la loi de la vie, la loi humaine est la loi de la mort », nous disait-il. Plus on observe le monde et plus on le vérifie, jour après jour…

— Résistance 71 —

 

 

Jigosaseh Mère des Nations

 

Mohawk Nation News

 

22 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/04/22/jigosaseh-mother-of-nations/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous avons donné notre parole à notre faiseur de paix Dekanawida, que nous disséminerions la paix au travers du monde. Une autre conférence internationale pour propager la Grande Paix se profile, comme celle que nous avons eu à Londres en 1710. Dans la Grande Paix, les femmes ont le devoir d’intervenir dans tous les conflits des autres nations et d’arrêter ou de prévenir l’effusion de sang de leur peuple. Jigosaseh, la Mère des Nations, amena la paix en pays Mohawk. Toutes les femmes “sont les progénitrices de la Nation” (Wampum 44). Elles font les enfants et représentent la moitié de la population mondiale. Nous devons affirmer notre pouvoir naturel à créer la paix en affirmant notre responsabilité de considérer tous les angles d’un problème pour atteindre un consensus. Nous informons ensuite nos hommes de notre décision.

Le pouvoir du peuple est investi dans notre communauté et le processus de notre décision consensuelle. Nos communautés prévalent tous les corps autoritaires entrepreneuriaux (gouvernementaux). Nous pouvons disséminer rapidement la paix, toute comme l’a fait Jigosaseh parmi Rotino’shonni:onwe (peuples iroquois).

Nous, les femmes, pouvons ramener une nation dans la Grande Paix par la persuasion. Aucune guerre ne peut être déclenchée sans que nous ayions par trois fois essayé de trouver une solution pacifique. Nous pouvons déclarer la guerre, nommer les guerriers et négocier la paix qui s’ensuit.

La paix a été bloquée sur l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord) avec la guerre “révolutionnaire” américaine orchestrée par les Européens quelques 70 ans après la première conférence internationale de la Grande Paix de Londres en 1710. La constitution de guerre américaine était basée sur quelques principes de notre constitution de la Loi de la Grande Paix (Kaiakerehko:wa), mais le conseil des femmes lui fut retiré. Les femmes furent remplacées par un Sénat ne comprenant que des hommes. Un président hiérarchique fut placé au dessus de tout cela afin que les guerres des banquiers puissent toujours continuer.
Les femmes du monde doivent maintenant prendre leur propre place dans le processus de consensus au sein de leurs communautés. Lorsque Jigosaseh a institué le premier conseil des femmes dans sa communauté, cela se propagea dans toute la nation Mohawk et très vite dans toutes les communautés Ongwehon:we (habitants de l’Île de la Grande Tortue)

Les Européens possédaient leurs femmes. Les oligarques paternalistes européens ne voulaient pas que leurs femmes aient un rôle puissant dans la politique comme décrit dans Kaianerehko:wa / Loi de la Grande Paix (constitution de la confédération iroquoise). Dans leur modèle hiérarchique, l’homme était le chef de famille. Les colons/colonisateurs ont créé le code de Handsome Lake basé sur une idéologie chrétienne pour diviser et conquérir Rotino:shonni:onwe (les nations iroquoises)

Les ceintures wampum que nos chefs ont emmené en Europe ont été cachées, escamotées. Les ceintures données au tsar Pierre le Grand de Russie en 1710 ont été localisées (dans un musée de St Pétersbourg) Ceci confirme la tenue de la première conférence de paix internationale à Londres en 1710 à notre demande.

Comme Ongwehonwe, les Russes aiment leur (Terre)-Mère. A la conférence de 1710, dominée par des hommes, les monarques n’ont pas accepté le partage égal du pouvoir avec les femmes et ont mis de côté notre message. Celui que vous avez attendu est vous-même. Avec l’unité de l’esprit vient un grand pouvoir ; avec ce pouvoir vient la paix.

Résistance politique au néocolonialisme économique en Palestine occupée…

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Oslo a remplacé la libération par un néocolonialisme économique

 

Khalil Nakhleh

 

19 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14496

 

Comment les Accords d’Oslo ont systématiquement sapé la lutte palestinienne pour la libération et l’autodétermination, en la remplaçant par une forme dangereuse de néocolonialisme économique. OLP et AP en ont été les premiers bénéficiaires, facilitant la création de « nouvelles classes prédatrices ».

Il ne s’agit pas ici d’évaluer l’impact des Accords d’Oslo, qui ont commencé à être signés en 1993. Le « processus » n’a jamais été du genre à se prêter à une analyse du type bilan comptable, montrant les côtés positifs et négatifs de ce qui en transpirait. Les Accords ont été destructeurs dès le début. Comme le formulait brillamment feu Edward Said : « Les vulgarités du défilé de mode de la cérémonie à la Maison-Blanche, […] : tout cela n’a obnubilé que temporairement les proportions vraiment incroyables de la capitulation palestinienne. Alors, avant tout, appelons cet accord de son vrai nom : un outil de la capitulation palestinienne, un Versailles palestinien ».

Ce qu’il faut analyser, c’est plutôt ceci : comment les Accords d’Oslo ont systématiquement sapé la lutte palestinienne pour la libération et l’autodétermination, en la remplaçant par une forme dangereuse de néocolonialisme économique. La direction de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP)/Autorité Palestinienne (AP) en a été un partenaire bien disposé et par ailleurs bénéficiaire, facilitant la création de « nouvelles classes prédatrices ».

La néocolonisation de la Palestine

La Palestine toute entière a bien sûr été soumise à une forme unique de colonialisme, à savoir le colonialisme de colons qui s’y installaient, et ce depuis le début du XIXème siècle. Derrière le paravent du Mandat Britannique, les colons sionistes et plus tard l’Etat d’Israël ont dépouillé et déraciné la population indigène et volé leurs terres et leurs ressources naturelles.

Ce processus toujours en cours s’est intensifié avec l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza en 1967 et plus particulièrement depuis le début du « processus de paix » il y a 20 ans. Toutefois, celui-ci était marqué par une forme nouvelle de colonisation et de néolibéralisme que je qualifierai de néocolonialisme économique.

Les résultats de la recolonisation du Sud, qui a démarré en Amérique du Sud et s’est poursuivie en Afrique et au Moyen-Orient, mérite qu’on y réfléchisse un moment, puisqu’elle a été mise en œuvre et continue d’être appliquée en Palestine (terme que j’utilise pour sa concision). Le processus néolibéral de recolonisation du Sud a remplacé les armées occupantes, les armes de destruction et les missiles par des systèmes et des agents invasifs qui :

* ont imposé la dérégulation des secteurs publics 
* ont privatisé des services indispensables, comme l’éducation, les soins de santé et la sécurité sociale 
* ont endetté les gens au moyen de plans de crédit facilement accessibles avec la complicité d’institutions financières créées localement et de monopoles inventés localement, chargeant donc les citoyens de dettes et d’engagements financiers lourds qu’ils n’ont pas pu payer 
* ont généré des niveaux de chômage élevés tout en réduisant les opportunités d’emploi.

La conséquence a été la paupérisation de générations entières et la soumission politique et économique de la majorité de la population aux nouvelles élites qui contrôlent les ressources politiques et économiques. En même temps, ce processus a suscité un mirage généralisé – à savoir que ces changements amèneraient la libération du peuple et assureraient leur bien-être économique. La Palestine n’est pas différente ; elle n’a pas échappé à ce que Chris Hedges nommait avec pertinence une « capacité collective de s’auto-illusionner ».

La Palestine néocoloniale, qui a reçu quelque 23 milliards de dollars depuis 1994, porte actuellement le poids d’une dette extérieure et intérieure d’au moins 4,3 milliards de dollars. Elle est souvent incapable de payer les salaires de ses 17.000 fonctionnaires à la fin du mois. Le taux de chômage sans cesse croissant, par exemple, dépasse les 45 % parmi les diplômés universitaires et les personne de moins de 30 ans. Son économie est totalement dépendante de celle de son occupant et de « l’aide » étrangère. Du point de vue de son développement, la société palestinienne est au bord de l’explosion.

Absence de souveraineté et nouvelles classes prédatrices

De plus, le processus d’Oslo a ancré la non-souveraineté de la Palestine. Le concept de souveraineté [le pouvoir de décider démocratiquement] est utilisé ici dans un sens holistique, c’est-à-dire qu’il ne renvoie pas seulement à la souveraineté politique mais englobe également l’économie, l’alimentation, l’éducation, la santé l’eau et d’autres ressources cruciales pour un développement humain durable. Ayant été sujette à de nombreuses formes d’occupation, la Palestine n’a jamais fait l’expérience d’une souveraineté véritable. Néanmoins elle expérimente aujourd’hui – dans cette illusion d’autonomie inoculée par le processus d’Oslo – une absence de souveraineté sans précédent dans toutes les sphères citées ci-dessus.

Considérons simplement les quelques faits suivants. Les Territoires Palestiniens Occupés (TPO) sont sous le contrôle absolu de l’occupation militaire israélienne en collaboration avec les forces de sécurité bien entraînées et grassement subventionnées de l’AP.

Par ailleurs, le peuple palestinien a été fragmenté en cinq compartiments : la Cisjordanie, Gaza, Jérusalem-Est, les citoyens palestiniens d’Israël et les Palestiniens de la diaspora (al-shatat). Chacun de ces segments expérimente – ou plutôt endure – un statut d’administration et de gouvernance différent : occupation, statut de réfugié, citoyenneté minoritaire, et exil. Ils sont fragmentés encore plus profondément au micro-niveau, par exemple dans la classification en Zones A, B et C, chacune ayant son propre statut juridique. La capacité des Palestiniens de se déplacer librement entre ces groupes et au-dedans dépend entièrement de l’approbation des forces d’occupation israéliennes.

Et puis, bien sûr, il y a la subordination formelle et absolue de l’économie palestinienne à Israël, pour qui elle sert de marché captif. Comme l’exprime sobrement Sam Bahour (*), « Les ressources économiques stratégiques qui constituent un état sont la terre, l’eau, les routes, les frontières, le spectre électromagnétique, l’espace aérien, la mobilité, l’accès, l’électricité, des relations commerciales libres et, la plus importante, la ressource humaine […] sont à 100 % micro-managées par l’occupation militaire israélienne ».

Au-delà de l’instauration d’une non-souveraineté, le processus d’Oslo a incubé de nouvelles « classes prédatrices » qui se sont gavées sur les groupes vulnérables, ont accédé aux privilèges politiques et aux fonds des donateurs, et ont donné un vernis de légitimité à la normalisation avec les structures de l’occupation israélienne, tout en servant de subordonnés pour l’occupation – voir.

Ce qui dans le passé se faisait avec répugnance et subrepticement, en raison du risque d’être exclu et abandonné par la société en général, voire parfois au risque de sa vie, se fait, depuis Oslo, ouvertement, sans vergogne, voire avec une fierté orgueilleuse, par exemple en obtenant des accords prétendument innovateurs pour le développement de la Palestine.

Ces classes prédatrices incluent ceux qui suivent :

(la liste n’est pas du tout exhaustive)
* des courtiers politiques qui normalisent les contacts entre l’AP et l’administration israélienne de l’occupation 
* des courtiers fonciers qui réalisent des affaires immobilières en vendant des terres indigènes à des gens fortunés, palestiniens, arabes, ou juifs vivant hors de Palestine 
* des courtiers financiers qui agissent en tant qu’intermédiaires entre agences d’aide transnationales, agences gouvernementales étrangères, compagnies commerciales, d’une part, et ONG et firmes locales, d’autre part. 
* des courtiers du capital, qui mettent en relation des Palestiniens des TPO avec des capitalistes palestiniens, arabes, juifs israéliens, juifs occidentaux et d’autres capitalistes occidentaux qui recherchent des investissements lucratifs en Palestine
* des courtiers en sécurité, qui mettent en relation des entreprises de sécurité israéliennes et occidentales avec des firmes et des compagnies locales ayant des besoins de sécurité émergents.

Libérons-nous de cette fâcheuse situation

Dans son ensemble, le développement économique de la Palestine depuis les Accords de Camp David, et en particulier depuis les Accords d’Oslo de 1993, a été fragmenté et non cumulatif. Il a été mis en œuvre au premier chef par l’occupation israélienne – la colonisation des terres et le siphonnage des ressources – mais également par une coalition entre des élites capitalistes et politiques palestiniennes, des ONG œuvrant pour le développement, et des agences d’aide transnationales.

Cette coalition dépendait du flux d’argent transnational et de la collaboration avec les corporations juives-israéliennes en Israël, dans la région, et dans le monde. Beaucoup – notamment l’actuel Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou – espéraient que cela entraînerait un état permanent de « paix économique » (**).

L’aide avancée à la Palestine dans le contexte des Accords d’Oslo sous une occupation et une colonisation qui se prolongeaient, est une aide politique par excellence. Elle est avancée dans le but précis de persuader le peuple palestinien de consentir et de se soumettre à un agenda économique et politique imposé, lequel est déterminé, formaté et dicté par la stratégie mondialiste néolibérale de l’occupant palestinien.

Une telle aide se concentre sur la non production et sur une consommation éhontée étalant impudemment des signes de richesse, en s’appuyant sur un crédit facile proposé par les institutions financières, autrement dit, en endettant et en rendant captives de la dette politique et économique toute la société actuelle ainsi que les générations futures. C’est cette aide même qui enjoint aux Palestiniens de consommer ce qu’ils ne produisent pas – et de ne manger que ce que leur occupant autorise, et au moment où il l’autorise.

Il existe une alternative : une approche différente du développement que j’appelle le développement de libération centré sur le peuple. Il nécessite un ré-agencement de nos structures mentales et de nos institutions sociales, économiques et éducatives, pour mener par processus cumulatif à l’autodétermination et à la libération socio-politique et économique.

Un tel processus de restructuration ciblerait la société toute entière afin de renforcer et de mettre en valeur ses ressources indigènes ; il vise en premier lieu à résister et à abolir l’occupation étrangère, la recolonisation politique et économique ainsi que les classes prédatrices. Voir

Le défi de l’émancipation

Le défi est maintenant le suivant : comment recomposer cet environnement imposé artificiellement et le rendre démocratique et promoteur de liberté ? Premièrement, les Palestiniens doivent éviter ceux qui insistent fébrilement sur des solutions immédiates dans le contexte existant, statu quo qu’ils acceptent, qu’ils soutiennent et dont ils tirent profit. Notre approche doit plutôt être stratégique et sur le long terme.

Le processus doit commencer avec une auto-libération du genre de celle que défendait Frantz Fanon dans son essai « Les damnés de la terre » (basée sur une conscience créée et cultivée par l’indigène lui-même, et enracinée dans l’histoire, les points forts et les systèmes de valeur du peuple. voir en ligne : ceci ou cela

Un pas décisif vers cet objectif est de réviser le cursus éducatif, afin de redéfinir ce que signifie « être un Palestinien » dans le contexte de l’occupation prolongée, et de réintégrer cette compréhension de la palestinianité avec celle du reste du peuple palestinien. Une démarche similaire est de ré-instiller des valeurs culturelles positives dans notre société, en particulier le volontarisme.

En parallèle, il faudrait concentrer les efforts sur le rétablissement de la souveraineté populaire en réclamant les moyens agricoles de production – nos terres et nos ressources naturelles, en particulier l’eau. Des coopératives agricoles devraient damer le chemin en avant vers un futur prévisible. Imiter le capitalisme et ses marchés prétendument ouverts n’est pas le chemin à suivre pour consolider notre tissu sociétal sous oppression et sous occupation. Nous devons travailler sur la production plutôt que sur une consommation tape-à-l’oeil et promouvoir l’objectif de consommer ce que nous produisons.

Ce genre d’approches stratégiques pourrait en fin de compte mener à l’émancipation et à la libération collectives. Cela prendrait du temps mais le peuple palestinien peut s’inspirer de l’expérience de ses nombreux combats au cours du siècle dernier. Il n’y a vraiment pas d’autre voie : libération, indépendance, autosuffisance et souveraineté ne peuvent être atteintes dans le cadre créé par le processus d’Oslo.

(*) http://www.europalestine.com/spip.php?article6907 
(**) Cf Trenton, N.J. and London : The Red Sea Press, 2011, disponible à. Mon livre est fondé sur 30 années d’expérience dans diverses institutions où j’espère avoir contribué au développement de mon pays, la Palestine – la Palestine historique.

*Khalil Nakhleh est un anthropologue et chercheur palestinien, consultant indépendant pour le développement et l’éducation, auteur de nombreux articles et de plusieurs livres sur la société palestinienne e.a. Le mythe du développement palestinien, L’émancipation des générations futures, L’avenir de la minorité palestinienne en Israël, Globalized Palestine : The National Sell-out of a Homeland. Le Dr Nakhleh réside à Ramallah et peut être joint à : abusama@palnet.com.

 

 

 

 

Ingérence occidentale en Ukraine: Obama empêtré au Pipelineistan… (Pepe Escobar)

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Comme à l’accoutumée, une analyse géopolitique pertinente et enlevée de l’excellent Pepe Escobar…

— Résistance 71 —

 

L’Ukraine et le Grand Echiquier

 

Pepe Escobar

 

21 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article38295.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministère des affaires étrangères américain, au travers de sa porte-parole Jennifer Psaki, a dit que les rumeurs du directeur de la CIA John Brennan disant aux changeurs de régime de Kiev de “pratiquer des opérations tactiques” ou une offensive “anti-terroriste” dans l’Est de l’Ukraine, sont “complètement fausses”. Ceci veut dire que Brennan a bel et bien donné ses ordres de marche (NdT: en vertu de la règle bien connue édictée par le journalise Claud Cockburn: “Ne jamais rien croire tant que ce n’est pas officiellement démenti”…). D’ores et déjà, la campagne “anti-terroriste” avec sa belle petite touche rhétorique à la deubeuliou, a dégénéré en farce.

Ajoutez à cela les aboiements du secrétaire général de l’OTAN, l’épagneul danois Anders Fogh Rasmussen, jappant au sujet du renforcement militaire tout le long de la frontière Est de l’OTAN. “Nous aurons plus d’avions dans les airs, plus de navires sur l’eau et plus de promptitude sur terre.”

Bienvenus dans la doctrine des Deux Larbins de la guerre post-moderne.

Payez ou gelez à mort

L’Ukraine est en banqueroute de quelque côté que l’on se tourne. La position constante du Kremlin ces derniers trois mois a été d’encourager l’UE de trouver une solution au marasme économique de l’Ukraine. Bruxelles n’a rien fait. Bruxelles pariait sur un changement de régime au profit de la marionnette poids lourd de l’Allemagne: Vladimir Klitschko, alias Klitsch le boxeur.

Le changement de régime s’est bien produit, mais orchestré par le “Khagnate de Nulands”, une cellule néoconservatrice du ministère américain des affaires étrangères et sa secrétaire d’état pour les affaires européennes et eurasiatiques Victoria Nulands. Maintenant, l’option présidentielle est entre, qui d’autres, deux marionnettes des Américains, le milliardaire choco Petro Porochenko et “sainte Youlia” Timoschenko, ancienne premier ministre ulrainienne, reprise de justice et possible présidente. L’UE n’aura plus qu’à récupérer la facture (impayable). Là dessus entre en lice bien sûr le FMI, qui va envoyer les Ukrainiens à la trappe au travers de ses “ajustements structurels” à venir, ce qui aura pour effet de rendre bien pire la situation des Ukrainiens.

Une fois de plus, malgré toute l’hystérie collective propagée par le ministère US des affaires étrangères et de ses franchises à travers les médias corporatistes occidentaux, le Kremlin n’a pas besoin “d’envahir” quoi que ce soit. Si Gazprom n’est pas payé, tout ce qu’il doit faire c’est fermer le robinet sur la longueur ukrainienne du Pipelineistan. Kiev n’aura alors plus d’autre option que d’utiliser la partie du gaz qui est destinée aux pays de l’UE de façon à ce que les ukrainiens ne tombent pas en rade afin de pouvoir survivre, eux et leur pays ; ainsi l’UE, dont la “politique énergétique” est déjà une sacrée blague, se retrouvera une nouvelle fois devant un problème auto-infligé.

L’UE se verra alors dans une situation perpétuelle de perte si Bruxelles ne parle pas sérieusement avec Moscou. Il n’y a qu’une seule explication pour le refus: de très grosses pressions de Washington, montées au moyen de l’OTAN.

Là encore, pour contre-carrer l’hystérie actuelle, l’UE demeure la principale cliente de Gazprom avec 61% de ses exportations totales de gaz. C’est une relation complexe fondée sur l’interdépendance. La capitalisation de Nord Stream, Blue Stream et du South Stream qui doit être créé, inclut des entreprises allemande, hollandaise, française et italienne.

Alors oui, Gazprom a besoin du marché de l’UE, mais jusqu’à un certain point, considérant le méga-accord de livraison de gaz sibérien à la Chine, qui sera probablememt signé le mois prochain à Pékin lorsque le président Poutine visitera le président Xi Jinping.

Les bâtons dans les roues

Le mois dernier, alors que le spectacle de diversion tortueux en ukraine se déroulait, le président chinois Xi était en Europe traitant et faisant la promotion d’une autre branche de la nouvelle route de la soie jusqu’en Allemagne.

Dans un environnement sain, non hobbésien, une Ukraine neutre aurait seulement à gagner en se positionnant à un carrefour privilégié entre l’UE et l’Union eurasienne en projet, ainsi qu’en devenant une étape importante de la nouvelle offensive de cette route de la soie chinoise. Au lieu de cela, les changeurs de régime de Kiev parient sur leur acceptation dans l’UE (ceci n’arrivera tout simplement pas) et de devenir la base avancée de l’OTAN contre la Russie (le but principal du pentagone).

Quant à la possibilité d’un marché commun de Lisbonne à Vladivostok, le but de Moscou et de Pékin, et qui serait un bonus aussi pour l’UE, le désastre ukrainien est une véritable mise de bâton dans les roues en ce qui le concerne.

Ceci en fait ne favorise qu’un seul joueur: le gouvernement américain.

Le gouvernement Obama a peut-être et “peut-être” est le mot clef ici, réalisé que celui-ci a perdu la bataille du Pipelineistan de l’Asie à l’Europe et ce malgré tous les efforts du régime Dick Cheney. Ce que les experts en énergie appellent la grille de sécurité d’énergie asiatique évolue progressivement ainsi que sa myriade de liens en Europe.

Donc tout ce qu’il reste au gouvernement Obama est d’y mettre des bâtons dans les roues, en essayant toujours de rafistoler l’intégration économique pleine de l’Eurasie. Le gouvernement Obama est obsédé par la dépendance croissante de l’UE envers le gaz russe. Ainsi, a t’il pondu ce plan grandiose d’amener le gaz de schiste américain en Europe comme une alternative à Gazprom. Même en assumant que cela se passe, cela prendrait au moins une décennie, sans aucune garantie de succès. En fait la véritable alternative serait le gaz iranien, après un accord compréhensif sur le nucléaire et la fin des sanctions européennes (l’affaire étant sans aucune surprise soumise à sabotage par les différentes factions)

Pour commencer, les Etats-Unis ne peuvent pas exporter du gaz de schiste dans des pays qui n’ont pas signés les accords de marché libre. Ceci est un “problème” qui pourrait être résolu en grande partie par le traité négocié en secret du Trans-Atlantic Partnership entre Washington et Bruxelles.

(see Breaking bad in southern NATOstan, Asia Times Online, April 15, 2014.)

En parallèle, le gouvernement Obama continue d’appliquer les précepts du “diviser pour mieux règner” afin de faire peur aux plus petits joueurs, comme en pirouettant au maximum le spectre diabolique d’une Chine militarisée à outrance afin de renforcer la notion toujours bien lente à se réaliser du “pivot vers l’Asie”. Le jeu joué remonte à ce que Brzezinski avait conceptualisé en 1997 dans son livre “Le Grand Echiquier” et qu’il avait affiné pour son disciple Obama: Les Etats-Unis règnant sur l’Eurasie.

Le Kremlin ne se laissera pas embarquer dans un imbroglio militaire. Il est juste d’assumer que Poutine a identifié le grand panorama de l’échiquier en place, qui énonce un partenariat stratégique entre la Russie et la Chine comme une chose cruciale comme synergie de production énergétique avec l’Europe et plus encore, la faramineuse peur des élites financières américaines du processus inévitable et en cours, centré sur le pilotage du BRICS (s’étendant à un groupe clef de 20 membres) pour court-circuiter le pétrodollar.

Ultimement, cela s’épelle : fin du pétrodollar en parallèle à la mise en place d’un panier de monnaies comme réserve monnétaire du système international. Les membres du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Af’Sud) sont déjà au travail pour leur alternative au FMI et à la Banque Mondiale, investissant dans des monnaies réserve et une banque de développement spécifique au BRICS. Tandis qu’une tentative de nouvel ordre mondial se courbe tous azimuts plein sud, le Robocop OTAN lui, rêve de guerre.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), and Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

Il est journaliste pour Asia Times.

Média propagande et Nouvel Ordre Mondial: La sauce propagandiste occidentale ne prend plus…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 21 avril 2014 by Résistance 71

Vers la fin de la propagande états-uniennes

 

Thierry Meyssan

 

21 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article183332.html

 

L’Empire anglo-saxon est basé depuis un siècle sur la propagande. Elle est parvenue à nous convaincre que les États-Unis sont « le pays de la liberté » et qu’ils ne livrent de guerres que pour défendre leurs idéaux. Mais la crise actuelle à propos de l’Ukraine vient de changer les règles du jeu : désormais Washington et ses alliés ne sont plus les seuls locuteurs. Leurs mensonges sont ouvertement contestés par le gouvernement et les médias d’un autre grand État, la Russie. À l’heure des satellites et de l’Internet, la propagande anglo-saxonne ne fonctionne plus.

Depuis toujours les gouvernants tentent de convaincre de la justesse de leurs actes, car jamais les foules ne suivent les hommes qu’elles savent mauvais. Le XXème siècle a été le théâtre de méthodes nouvelles de propagation d’idées qui ne s’encombraient pas de la vérité. Les Occidentaux font remonter la propagande moderne au ministre nazi Joseph Goebbels. C’est une manière de faire oublier que l’art de fausser la perception des choses fut développé auparavant par les Anglo-Saxons.

En 1916, le Royaume-Uni créa la Wellington House à Londres, suivie par la Crewe House. Simultanément, les États-Unis créèrent le Committee on Public Information (CPI). Considérant que la Première Guerre mondiale opposait des masses et non plus des armées, ces organismes tentèrent d’intoxiquer leur propre population tout autant que celles de leurs alliés et que celles de leurs ennemis.

La propagande moderne commence avec la publication à Londres du rapport Bryce sur les crimes de guerre allemands, qui fut traduit en trente langues. Selon ce document, l’armée allemande avait violé des milliers de femmes en Belgique, les armées britanniques luttaient donc contre la barbarie. On découvrit à la fin de la Première Guerre mondiale que l’ensemble du rapport était une supercherie, faite de faux témoignages avec l’aide de journalistes.

De son côté, aux États-Unis, George Creel inventa un mythe selon lequel la Guerre mondiale était une croisade des démocraties pour une paix réalisant les droits de l’humanité.

Les historiens ont montré que la Première Guerre mondiale répondait à des causes autant immédiates que profondes, la plus importante étant la compétition entre grandes puissances pour étendre leur empires coloniaux.

Les bureaux britanniques et états-unien étaient des organismes secrets, travaillant pour le compte de leurs États. À la différence de la propagande léniniste, qui ambitionnait de « révéler la vérité » aux masses ignorantes, les Anglo-Saxons cherchaient à les tromper pour les manipuler. Et pour cela, les organismes étatiques anglo-saxons devaient se cacher et usurper de fausses identités.

Après la disparition de l’Union soviétique, les États-Unis ont négligé la propagande et lui ont préféré les Relations publiques. Il ne s’agissait plus de mentir, mais de tenir la main des journalistes pour qu’ils ne voient que ce qu’on leur montre. Durant la guerre du Kosovo, l’Otan fit appel à Alastair Campbell, un conseiller du Premier ministre britannique, pour raconter à la presse une histoire édifiante par jour. Pendant que les journalistes la reproduisaient, l’Alliance pouvait bombarder « en paix ». Le story telling visait moins à mentir qu’à détourner l’attention.

Cependant, le story telling est revenu en force avec le 11-Septembre : il s’agissait de concentrer l’attention du public sur les attentats de New York et de Washington pour qu’il ne perçoive pas le coup d’État militaire organisé ce jour-là : transfert des pouvoirs exécutifs du président Bush à une entité militaire secrète et placement en résidence surveillée de tous les parlementaires. Cette intoxication fut notamment l’œuvre de Benjamin Rhodes, aujourd’hui conseiller de Barack Obama.

Au cours des années suivantes, la Maison-Blanche installa un système d’intoxication avec ses principaux alliés (Royaume-Uni, Canada, Australie et bien sûr Israël). Chaque jour ces quatre gouvernements recevaient des instructions, voire des discours pré-écrits, du Bureau des médias globaux pour justifier la guerre en Irak ou calomnier l’Iran [1].

Pour diffuser rapidement ses mensonges, Washington s’appuyait, depuis 1989, sur CNN. Avec le temps, les États-Unis créèrent un cartel de chaines d’information satellitaires (Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, France 24, Sky). En 2011, lors du bombardement de Tripoli, l’Otan parvint par surprise à convaincre les Libyens qu’ils avaient perdu la guerre et qu’il était inutile de résister encore. Mais en 2012, l’Otan a échoué à reproduire ce modèle et à convaincre les Syriens que leur gouvernement allait inévitablement tomber. Cette tactique a failli parce que les Syriens ont eu connaissance de la manipulation effectuée par les chaînes de télévision internationales en Libye et ont pu s’y préparer [2]. Et cet échec marque la fin de l’hégémonie de ce cartel de « l’information ».

La crise actuelle entre Washington et Moscou à propos de l’Ukraine a contraint l’administration Obama à revoir son système. En effet, désormais Washington n’est plus seul à parler, il doit contredire le gouvernement et les médias russes, accessibles partout dans le monde via les satellites et Internet. Le secrétaire d’État John Kerry a donc désigné un nouvel adjoint pour la propagande, en la personne de l’ancien rédacteur en chef de Time Magazine, Richard Stengel [3]. Avant même de prêter serment, le 15 avril, il occupait déjà sa fonction et, dès le 5 mars, envoyait aux principaux médias atlantistes une « fiche documentaire » sur les « 10 contre-vérités » que Vladimir Poutine aurait énoncées sur l’Ukraine [4]. Il récidivait le 13 avril avec une seconde fiche présentant « 10 autres contre-vérités » [5].

Ce qui frappe en lisant cette prose, c’est son ineptie. Elle vise à valider l’histoire officielle d’une révolution à Kiev et à discréditer le discours russe sur la présence de nazis dans le nouveau gouvernement. Or, on sait aujourd’hui qu’en fait de révolution, il s’agissait bien d’un coup d’État fomenté par l’Otan et mis en œuvre par la Pologne et Israël en mixant des recettes des « révolutions colorées » et des « printemps arabes » [6]. Les journalistes qui ont reçu ces fiches et les ont relayées connaissent parfaitement les enregistrements de conversations téléphoniques de l’assistante du secrétaire d’État Victoria Nuland, sur la manière dont Washington allait changer le régime au détriment de l’Union européenne, et du ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Paets, sur la véritable identité des snipers de la place Maidan. En outre, ils ont pris connaissance ultérieurement des révélations de l’hebdomadaire polonais Nie sur la formation deux mois avant le début des événements des émeutiers nazis à l’Académie de police polonaise. Quant à nier la présence de nazis au sein du nouveau gouvernement ukrainien, cela revient à clamer que la nuit est lumineuse. Il n’est pas nécessaire de se rendre à Kiev, il suffit de lire les écrits des ministres actuels ou d’écouter leurs propos pour le constater [7].

En définitive, si ces argumentaires permettent de donner l’illusion d’un consensus des grands médias atlantistes, ils n’ont aucune chance de convaincre des citoyens curieux. Au contraire, il est si facile avec Internet de découvrir la supercherie que ce type de manipulation ne pourra qu’entamer un peu plus la crédibilité de Washington.

L’unanimisme des médias atlantistes le 11-Septembre a permis de convaincre l’opinion publique internationale, mais le travail réalisé par des très nombreux journalistes et citoyens, dont j’ai été le précurseur, a montré l’impossibilité matérielle de la version officielle. Treize ans plus tard, des centaines de millions de personnes ont pris conscience de ces mensonges. Ce processus ne pourra que se développer avec le nouveau dispositif de propagande états-unien. En définitive, tous ceux qui relayent les argumentaires de la Maison-Blanche, notamment les gouvernements et les médias de l’Otan, détruisent eux-mêmes leur crédibilité.

Barack Obama et Benjamin Rhodes, John Kerry et Richard Stengel n’agissent qu’à court terme. Leur propagande ne convainc les masses que quelques semaines et contribue à les révolter lorsqu’elles comprennent la manipulation. Involontairement, ils sapent la crédibilité des institutions des États de l’Otan qui les relayent consciemment. Ils ont oublié que la propagande du XXème siècle ne pouvait réussir que parce que le monde était divisé en blocs qui ne communiquaient pas entre eux, et que son principe monolithique est incompatible avec les nouveaux moyens de communication.

La crise en Ukraine n’est pas terminée, mais elle a déjà profondément changé le monde : en contredisant en public le président des États-Unis, Vladimir Poutine a franchi un pas qui empêche désormais le succès de la propagande états-unienne.

[1] « Un réseau militaire d’intoxication », Réseau Voltaire, 8 décembre 2003.

[2] « L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda , Réseau Voltaire, 10 juin 2012.

[3] « Le rédacteur en chef de Time Magazine, nouveau patron de la propagande US », Réseau Voltaire, 16 avril 2014.

[4] « Fiche documentaire du département d’État : 10 contre-vérités sur l’Ukraine », Réseau Voltaire, 5 mars 2014.

[5] « Note aux médias du Département d’État : 10 contre-vérités russes à propos de l’Ukraine », Réseau Voltaire, 13 avril 2014.

[6] « Ukraine : la Pologne avait formé les putschistes deux mois à l’avance », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17 avril 2014.

[7] « Qui sont les nazis au sein du gouvernement ukrainien ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 mars 2014.

 

Ingérence occidentale en Ukraine: La Shell et BP disent à Poutine: les affaires en Russie continuent malgré l’Ukraine…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, BP et marée noire golfe du mexique, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 21 avril 2014 by Résistance 71

Nous avons trouvé cette information très intéressante dans la partie “business” de RT, ceci n’était même pas une manchette d’information et pourtant, cet entrefilet nous en dit bien long sur l’affaire ukrainienne et stimule l’analyse…

Pour faire simple, il semblerait que ce qui se passe en Ukraine ne soit qu’une provocation inhérente du jeu de “je te tiens tu me tiens par la barbichette” engagé entre l’oligarchie pétrolière et financière occidentale (les mêmes personnes, voir les articles de Dean Henderson que nous avons traduit) et la Russie pour le pétrole et le gaz.

Les grands patrons des entreprises pétrolières Shell, ExxonMobil, BP montent au créneau pour réaffirmer leur engagement en Russie surtout dans l’Arctique russe, malgré la “crise ukrainienne”. Qu’est-ce que cela veut dire? Du côté occidental: Nous avons investi des milliards, touchez pas au grisbi ! Si la Russie nous vire ou nous coupe de quelques manières que ce soit, ce sera la guerre… Du côté russe: Nous avons l’Arctique et Sakhalin, notre expérience en exploitation pétrolière est 10 fois supérieures à la votre (cf notre dossier sur l’origine du pétrole abiotique, les Russes ont une expérience de décennies en forages profonds que n’ont pas les occidentaux et quand ils s’y aventurent… le résultat c’est Deep Horizon, BP dans le Golfe du Mexique !…), bref nous n’avons pas besoin de vous dans l’absolu, la coopération c’est la paix… Donnant, donnant…

Les Russes ne vireront pas les occidentaux, mais se protègeront, car confiance zéro. Ils savent que la dernière fois qu’une compagnie pétrolière américaine fut virée de Russie (le tsar Nicolas II retirant les droits d’exploitation pétroliers à la Standard Oil des Rockefeller, aujourd’hui… ExxonMobil, au début du XXème siècle, ce qui mena à son renversement en 1917. La révolution bolchévique ayant été financée par Wall Street et la City de Londres, comme explicité par l’historien Antony Sutton, pour l’appropriation à terme d’un marché captif, ce qui fut fait…), le chaos s’en suivit.

Ceci mène directement à une question assez terrifiante: Qu’est-ce qui se tient entre les grosses transnationales du pétrole et de la finance occidentales et un contrôle absolu anglo-américain des plus grosses réserves d’hydrocarbures au monde ? Réponse: un homme… Vladimir Poutine !

De deux choses l’une: ou l’oligarchie à terme arrivera à se ralier Poutine pour le contrôle totale mondial des réserves d’hydrocarbures, ou Poutine demeurera ce qu’il est, un protecteur de la Russie contre vents et marées et deviendra donc de facto, l’homme à abattre pour les majors du pétrole, c’est à dire les maîtres du monde (pour l’heure). Les Russes n’ont pas besoin de l’occident pour exploiter leurs hydrocarbures, mais l’impliquer aide à contrôler la veulerie et garanti une paix précaire, ce qu’il faut est maintenir en échec le désir mégalomaniaque occidental de vouloir absolument tout contrôler sans partage. Là réside assurément toute la subtilité de Poutine. Le problème majeur est que Poutine est trop seul, comme Chavez, lui parti (lire assassiné), qui a l’aura de reprendre le flambeau ? Personne… Pourquoi donc ne pas redonner le contrôle au peuple et amener une autogestion nationale contrôlée pour finir par dissoudre l’état et son pouvoir dans le peuple, là où il est particulièrement soluble, comme le préconisait les premiers soviets (assemblées populaires en russe), créés par les anarchistes à St Pétersbourg en 1905.

La fin de son règne approchant et sans doute dans ce qui fut une crise de lucidité (et de remords ?…) entre deux états seconds alcooliques, Boris Eltsine avait dit à Poutine alors jeune conseiller montant: “Sauve la Russie !” C’est ce que Poutine fait depuis 1991 et en sauvant la Russie, il sauve également le monde… pour l’instant…

— Résistance 71 —

 

La Shell dit à Poutine que le projet gazier est toujours sur les rails quoi qu’il arrive en Ukraine

 

RT

 

18 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/business/shell-putin-meeting-moscow-432/

 

= Traduit de l’anglais par Résistance 71 =

 

Le nouveau PDG de la Royal Dutch/Shell Ben Van Beurden a rencontré le président Poutine vendredi dernier, signalant que la tension en Ukraine n’a en rien affecté l’investissement en Russie et que les contrats énergétiques ne seront pas déraillés par la politique internationale.

Van Beurden a rencontré le président dans sa résidence hors de Moscou et a réaffirmé l’engagement de l’entreprise pour développer la seule usine russe de gaz naturel liquide (GNL) avec Gazprom.

Nous savons également que ceci est un projet qui demandera un gros soutien pour avoir du succès, donc un de mes buts en vous rencontrant Mr le président, est aussi de sécuriser le soutien pour faire aller ce projet de l’avant,” a dit Van Beurden.

“Il est temps maintenant d’étendre ce projet lucratif et nous aurons besoin de tout le soutien nécessaire pour en faire un succès,” a dit le patron du pétrole. Poutine a dit qu’il était heureux que Shell continue son travail en Russie.

L’entreprise multinationale anglo-hollandaise de pétrole et de gaz a plusieurs projets concernant les hydrocarbures en Russie, incluant une prise de 27% des parts dans le projet Sakhalin II, le plus grand projet d’exploration pétrolier au monde, ainsi que des accords portant sur des milliards de dollars pour explorer les réserves arctiques en coopération avec les entreprises d’état russes GazProm et Rosneft.

“La coopération entre la Russie et Shell et d’autres entreprises internationales du pétrole est essentielle pour la construction de nouvelles réserves de pétrole et de gaz pour la Russie et pour que celle-ci demeure le 1er exportateur de ces produts dans le monde”, a dit à RT Mahmoud Salameh, un expert en pétrole et consultant à la World Bank Energy.

En avance dans l’Arctique

Seules les entreprises d’état russes peuvent obtenir des licences d’exploration des réserves pétrolières arctiques qui sont estimées à 90 milliards de tonnes ou environ 13% de l’offre mondiale,

Shell, tout comme Exxon Mobil, ont des intérêts dans les zones arctiques russes. (NdT: Shell représente les intérêts Rothschild et Exxon Mobil les intérêts Rockefeller, les deux familles étant alliées et main dans la main depuis la fin du XIXème siècle…) et la Russie est déjà en avance sur ses rivaux en Arctique car elle y produit déjà du pétrole,” a dit Salameh.

Les réserves de gaz naturel sont de 1670 milliards de m3 ou 30% des réserves mondiales et le gaz naturel liquéfié pèse environ 44 milliards de barils ou 20% des réserves potentielles. La Shell qui a un vaste projet en Alaska, peut transférer son expertise dans l’Arctique russe.

D’autres géants du gaz comme l’Italien ENI, le Norvégien Statoil, l’américain ExxonMobil et le Français Total travaillent avec les entreprises russes pour explorer les hydrocarbures dans l’Arctique russe.

Quelles sanctions ?

Une mésentente politique entre l’occident et la Russie au sujet de l’Ukraine a mené les Etats-Unis à mener une série de sanctions contre la Russie, ce qui pourrait avoir des effets adverses pour les entreprises occidentales travaillant dans l’industrie pétrolière du pays.

Je suis sûr qu’ils seront sujets à une certaine pression si des sanctions sont imposées à la Russie, mais je doute qu’ils succomberont à tout cela,” a dit Salameh.

Malgré le fait que les Etats-Unis soient les plus vocaux au sujet de faire appliquer des sanctions, la plus grosse des compagnies pétrolières américaine Exxon Mobil (Rockefeller) possède la plus grosse présence géographique en Russie.

Pour les patrons du pétrole, les affaires continuent en Russie. Parlant à une réunion annuelle des actionnaires de BP (Amoco) la semaine dernière, son PDG Bob Dudley est resté positif au sujet des coopérations avec la Russie.

BP possède 19,75% des parts de Rosneft comme résultat d’une super fusion entre l’entreprise d’état russe et TNK-BP en mars 2013.

A l’encontre des autres entreprises pétrolières étrangères en Russie, Shell a minimisé son exposition en Russie en investissant projet par projet au lieu d’acheter des parts dans les entreprises locales.

Ingérence occidentale en Ukraine et contre la Russie.. Les Mohawks, alliés de la Russie, rappellent l’entreprise commerciale Canada à l’ordre…

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Intéressant de constater qu’un traité datant de 1710 unit la confédération iroquoise à la Russie, certes tsariste, mais traité de nation à nation… Ce que le Canada et les Etats-Unis n’ont jamais fait en bonnes entités coloniales qu’ils sont.

— Résistance 71 —

 

Le Canada menace d’anciens alliés des Mohawks

 

Mohawk Nation News

 

18 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/04/18/canada-threatens-ancient-mohawk-allies/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le PDG de l’entreprise Canada Harper envoie 6 CF18 et d’autres armes de destruction massive pour les provocations de l’OTAN contre nos alliés de longue date: la Russie. Celle-ci est une alliée depuis très longtemps de Rotino’shonni:onwe / confédération iroquoise et ses amis et alliés de l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord). Notre alliance est fondée sur Kaianereh:kowa, notre constitution. Les ceintures wampum de traités acceptées par Pierre le Grand en 1710 prouvent et enregistrent cet accord de paix souverain et international. Ces ceintures nous ont été présentées pour interprétation (NdT: ces ceintures wampum proviennent d’un musée de St Pétersbourg, elles sont en photo dans l’article original en anglais).

D’après notre constitution, qui est toujours enregistrée/archivée sous forme de wampum (NdT: 117 articles représentant 117 wampum) ainsi que notre traité, nous allons chercher toute solution légale pour mettre un terme à la violation par le Canada de la paix qui a été établie entre la Russie et Onkwehonwe, les véritables peuples souverains de l’Île de la Grande Tortue.

De manière évidente, le Canada ne participe pas aux négociations en cours entre la Russie, les Etats-Unis, l’Union Européenne et autres nations affectées. Chaque partie est d’accord de ne pas fournir d’armement à l’Ukraine. Mais le Canada est en train de provoquer la guerre avec notre alliée de longue date en fournissant des avions de combat et autres armes de destruction massive.

Ce traité d’alliance prédate les entreprises corporations du Canada et des Etats-Unis de plus d’un siècle. Le PDG Harper ne peut pas parler en notre nom. Seulement nous-mêmes pouvons parler pour nous-mêmes. La corporation du Canada parle au nom de ses actionnaires. Comme toute entreprise, le Canada n’existe que pour une seule raison: fournir des dividendes croissants à ses actionnaires et protéger leur anonymat.

Harper sends fighter jets & weapons of mass destruction.

Nous sommes aux côtés de nos alliés russes. Il n’y aura pas de guerre. Des conséquences s’en suivront de ces violations de nos anciennes alliances et de notre souveraineté. D’après la loi internationale, il est de notre devoir de demander au Canada de réfreiner sa posture belliqueuse envers la Russie. Nous, Rotinoshonni:onwe, réaffirmons notre alliance pour promouvoir la paix mondiale. Nous assumons que nos alliés russes qui ont rencontrés nos aïeux en 1710, continuent de penser de même. Ces ceintures furent laissées de façon à ce qu’un jour nous puissions nous assoir autour d’elles et en discuter. Ces ceintures de traité sont bien antérieures à la fois à la création des Etats-Unis (1776) et du Canada (1867) et de la religion appelée “Handsome Lake”. La réaffirmation de cette alliance est entre la Russie et les peuples de Kaianerehko:wa, la Grande Loi de la Paix, ceux qui suivent la loi naturelle de cette terre. La Russie est menacée par une entreprise commerciale déguisée en nation souveraine sur notre territoire.

Le chanteur Mohawk Robbie Robertson chante: 

Together we dance/ All the first nations/There’s no chance/ We ever gonna give up/Beating hearts, beating hearts/Come as one, come as one/This is Indian country.

Ensemble nous dansons / Toutes les nations premières / aucune chance / que nous n’abandonnions jamais / cœurs battant, cœurs battant / devenez un, devenez un / ceci est territoire indien. Robbie Robertson. “Stomp Dance”.

 

Résistance politique et consensus du statu quo… Le cas (pas unique) de l’Afrique du Sud (John Pilger)

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Afrique du Sud 20 ans d’apartheid sous un autre nom

 

John Pilger

 

14 Avril 2014

 

url de l’article original:

 

http://johnpilger.com/articles/south-africa-20-years-of-apartheid-by-another-name

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Sur un de mes murs de Londres, j’ai mis ma photo préférée d’Afrique du Sud, une photo toujours vibrante à contempler, cette photo de Paul Weinberg d’une femme seule, debout entre deux véhicules blindés, les tristement célèbres “hippos”, alors qu’ils roulaient dans Soweto. Ses bras sont levés, les poings serrés, son corps fin à la fois invitant et défiant l’ennemi.

C’était le 1er Mai 1985. La dernière des grandes révoltes contre l’apartheid commençait. Douze ans plus tard, mon interdiction d’entrer en Afrique du Sud pendant 30 ans levée, il y eut un moment de “pince-moi je rêve” alors que j’atterissais à l’aéroport Jan Smuts et que je tendais mon passeport à l’agent de l’immigration sud-africaine noire. “bienvenue dans notre pays”, me dit-elle.

Je découvrais alors rapidement que l’esprit de résistance personnifié par cette femme sur la photo prise à Soweto avait survécu, avec un ubuntu vibrant qui réunit l’humanité africaine, la générosité et l’ingénuité politique, comme par exemple dans la décision toute de dignité de ceux dont je fus témoin, qui firent un cordon humain autour de la maison d’une veuve à qui on avait menacé de couper l’électricité et dans le rejet par les gens de ces “habitations” qu’ils appelaient “clapiers” et dans ces manifestations sociales de masse palpitantes, qui sont parmi les plus sophistiquées et les plus dynamiques au monde.

Au 20ème anniversaire du premier vote démocratique le 27 Avril 1994, c’est cette résistance, cette force pour la justice et le véritable progrès démocratique qui devrait être célébré, tandis que sa trahison et son gaspillage devraient être compris et gérés en conséquence.

Le 11 février 1990, Nelson Mandela sortait sur le balcon de la mairie de Cape Town avec le leader des mineurs Cyril Ramaphosa le soutenant. Finalement libre, il parla à des millions de sud-africains et de gens autour du monde. Ce fut le moment, cette seconde historique aussi rare et puissante que toutes les luttes universelles pour la liberté. Le pouvoir moral et le pouvoir de justice pouvaient triompher de tout, de toute orthodoxie il semblait. “Maintenant est venu le moment d’intensifier la lutte,” a dit Mandela dans un discours fier et revanchard, peut-être son meilleur ou le dernier de ses meilleurs.

Le lendemain il apparut pour se corriger lui-même. La règle de la majorité ne rendrait pas les noirs “dominants”. La retraite se précipita. Il n’y aurait pas de repossession publique des mines, des banques et des industries monopolistes rapaces, pas de démocratie économique, comme il l’avait promis avec les mots: “un changement ou une modification de nos vues à cet égard sont inconcevables”. Réassurant ainsi l’establishment blanc et ses alliés commerciaux étrangers, en ce que l’orthodoxie et le cronisme qui s’étaient construits, maintenus et avaient renforcé le fascisme de l’apartheid, devinrent alors l’agenda politique de la “nouvelle” Afrique du Sud.

Des accords secrets ont facilité tout cela. En 1985, l’apartheid avait souffert de deux désastres: la bourse de Johannesbourg s’était effondrée et le régime avait fait défaut sur sa dette étrangère croissante. En septembre de cette année là, un groupe emmené par Gavin Relly, PDG de l’Anglo-American Corporation, rencontra Oliver Tambo, le président de l’ANC et d’autres officiels de la libération, à Mfuwe en Zambie.

Le message de Relly était qu’une “transition” de l’apartheid à une démocratie électorale gouvernée par les noirs était possible seulement si “l’ordre et la stabilité” étaient garantis. Ceci est l’expression codifiée pour un état capitaliste dans lequel la démocratie économique et sociale ne sera jamais une priorité. Le but était de séparer l’ANC entre les “modérés” avec lesquels ils pourraient faire des “affaires” (Tambo, Mandela, et Thabo Mbeki) et la majorité qui consituait le Front Uni Démocratique et qui se battait dans les rues.

La trahison du FUD et de ses composants les plus efficaces telle l’Organisation Civique Nationale est aujourd’hui une histoire secrète poignante.

En 1987 et 1990, les officiels de l’ANC emmenés par Mbeki, rencontrèrent 20 membres importants de l’élite Afrikaaner dans une demeure d’état près de Bath en Angleterre. Autour de l’âtre de Mells Park House, ils burent des vins fins et du whisky pur malt. Ils firent des plaisanteries au sujet de manger du raisin sud-africain “illégal”, car alors sujet à un boycott, “c’est un monde civilisé ici”, se rappela Moff Terreblanche, un courtier en bourse et grand ami de F.W. De Klerk. “Si vous buvez un coup avec quelqu’un, puis un autre, cela amène une forme de compréhension. Vraiment, nous devinrent amis.”

Ces réunions conviviales étaient si secrètes, que personne à part quelques sélectionnés de l’ANC, n’était au courant. Les principaux animateurs étaient ceux qui avaient profité de l’apartheid, comme par exemple le géant minier britannique Consolidated Goldfields, qui payait les factures de Mells Park House. La chose la plus importante discutée autour du feu était qui devrait contrôler le système économique derrière la façade “démocratique”.

Au même moment, Mandela conduisait lui-même ses propres négociations secrètes depuis sa prison de Pollsmoor. Son contact principal était Neil Barnard, un puriste de l’apartheid qui était le patron du service de renseignement sud-africain. Des confidences furent échangées, des assurances recherchées. Mandela téléphona à P.W. Botha le jour de son anniversaire; le Groot Krokodil l’invita pour le thé et comme Mandela le nota, servit même le thé à son prisonnier. Mandela sortit en pensant: “je suis sorti en ayant le sentiment que j’avais rencontré un chef d’état chaleureux, créatif, qui m’avait traité avec tout le respect et la dignité auxquels j’aurais pu m’attendre.”

C’était l’homme qui, comme Verwoerd et Vorster avant lui, avaient envoyé une nation africaine entière dans un goulag atroce caché du reste du monde. La plupart des victimes n’avait pas droit à la justice ni à la restitution pour ce crime épique de la période de l’apartheid. Pratiquement tous les verkramptes, extrémistes, comme ce “chaleureux et créatif” Botha, échappèrent à la justice.

Ironie du sort, ce fut Botha qui dans les années 1980, bien avant l’ANC une décennie plus tard, démantela l’échaffaudage de l’apartheid et, crucialement, fit la promotion d’une classe riche noire qui jouerait le rôle dont Frantz Fanon nous avait averti, comme la “ligne de transition entre la nation et un capitalisme rampant bien que camouflé.”

Dans les années 1980, des magazines comme “Ebony, Tribute and Enterprise” célébraient les “aspirations” de la bourgeoisie noire dont les maisons à deux garages de Soweto étaient inclues dans les visites guidées faites aux étrangers que le régime cherchait à impressionner. “Ceci est notre classe moyenne noire”, disaient les guides, mais il n’y avait pas de moyenne: juste une classe tampon qui avait été préparée comme l’écrivit Fanon pour sa “mission historique”. Ceci demeure inchangé aujourd’hui.

Le régime de Botha avait même offert de généreux emprunts à la classe d’affaire noire depuis l’Industrial Development Corporation. Ceci leur permettait de lier des contact en dehors des “bantoustans”. Ainsi, une entreprise noire comme New Africa Investments pouvait acheter des parts de Metropolitan Life (NdT: grosse compagnie d’assurance). En une décennie, Cyril Ramaphosa devint le vice-PDG d’une entreprise qui fut de fait créée par l’apartheid. Il est aujourd’hui un des hommes les plus riches du monde.

La transition fut dans un sens, bien lisse. “Vous pouvez l’appeler ce que vous voulez, vous pouvez l’appeler thatchérite, mais pour ce pays, la privatisation est une politique fondamentale,” m’avait dit personnellement le président Mandela à Groote Schur.

Mais c’est exactement l’opposé de ce que vous avez dit auparavant, avant les premières élections en 1994”, avais-je dit.

Il y a un processus”, fut sa réponse indécise, “et chaque processus incorpore des changements”.

Mandela réléchissait sur le mantra de l’ANC, qui semblait devenir les obsessions d’un super culte. Il y avait tous ces pélerinages de l’ANC à la Banque Mondiale, au FMI à Washington, toutes ces “présentations” à Davos, toutes ces basses flatteries au G-8 et tous ces conseillers et consultants étrangers qui allaient et venaient, tous ces rapports pseudo-académiques avec leur jargon “néo-libéral” et leurs acronymes. Pour paraphraser l’écrivain comique Larry David: “un ruisseau susurrant de conneries”, engloba les premiers gouvernements de l’ANC, spécifiquement ses ministères des finances.

Mettant de côté un moment l’enrichissement des notables de l’ANC bien documenté et les contrats d’armenent juteux, l’analyste de l’Afrique Peter Robbins a eu un point de vue intéressant là-dessus. “Je pense que le leadership de l’ANC avait honte que la vaste majorité de son peuple vive dans le tiers monde,” a t’il écrit ; “ils n’aiment pas se penser comme étant principalement une économie de style africain. Ainsi l’apartheid économique a remplacé l’apartheid légal avec les mêmes conséquences pour les mêmes personnes et pourtant cela est considéré comme un des plus grands succès de l’histoire du monde.

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) de Desmond Tutu, a brossé cette réalité, même brièvement, lorsque les entreprises commerciales furent appelées au confessional. Ces auditions “institutionnelles” furent parmi les plus importantes, mais furent presque toutes dénigrées. Représentant l’industrie la plus mortelle, profitable, vorace et sans pitié au monde, la South African Chamber of Mines résuma un siècle d’exploitation en six pages et demies dérisoires. Aucune excuse pour les vastes étendues d’Afrique du Sud transformées en l’équivalent de Tchernobyl; aucune promesse de compensations pour ces hommes et familles minés par les maladies liées aux pratiques de l’extraction minière comme la silicose et la mésothéliomie. Beaucoup ne purent se payer des bouteilles d’oxygène, beaucoup de familles ne purent même pas payer les enterrements.

Avec un accent de l’ère des casques coloniaux, Julian Ogilvie-Thompson, ancien PDG de l’Anglo-American Enterprise, a dit à la Commission: “Sûrement, personne ne veut pénaliser le succès”. L’écoutant se trouvaient d’anciens mineurs qui pouvaient à peine respirer.

Les gouvernements de libération peuvent faire part de succès véritables et de longue durée depuis 1994. Mais la liberté plus fondamentale, celle de survivre et de faire mieux que survivre, de vivre décemment, a été refusée à la vaste majorité des Sud-Africains, qui sont parfaitement au courant que si l’ANC avait investi en eux et leur “économie informelle”, ceci aurait sûrement transformé la vie de millions de personnes. De la terre aurait pu être achetée et reprise pour créer de petites fermes pour les dépossédés, gérées dans l’esprit coopératif de l’agriculture africaine. Des millions de logements auraient été construits, une bien meilleure santé et éducation auraient été possibles. Un système d’emprunt à petite échelle aurait ouvert la voie à des biens et des services pour le grand nombre. Rien de tout ceci n’aurait nécessité l’import d’équipement ou de matières premières et l’investissement aurait créé des millions d’emplois. Alors qu’elles seraient devenues plus prospères, les communautés auraient développé leurs propres industries et une économie nationale indépendante.

Une hallucination ? L’inégalité violente qui frappe maintenant l’Afrique du Sud n’est pas une illusion elle. Ce fut Mandela lui-même qui a dit après tout: “Si l’ANC ne remplit pas ses promesses, alors les gens devront lui faire ce qu’ils ont fait du régime d’apartheid.

Escroquerie du réchauffement climatique anthropique…

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L’autre rapport sur le climat

 

Doug L. Hoffman

 

18 Avril 2014

 

url de l’article en français

http://www.alterinfo.net/L-autre-rapport-sur-le-climat_a101792.html

 

Le 31 mars 2014, le cinquième rapport scientifique d’une série produite par le Nongovernmental International Panel on Climate Change (NIPCC) : Climate Change Reconsidered II: Biological Impacts, a été rendu public. Bien que peu relayé par les organes de propagande, cette nouvelle publication présente un rapport indépendant, complet et faisant autorité sur l’état actuel de la climatologie. Il constitue la réponse à la propagande diffusée par le Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) de l’ONU et ses laquais, et un démenti direct au racontar selon lequel aucun vrai climatologue ne conteste les conclusions des alarmistes du changement climatique. Ce rapport apporte la lumière de la véritable science derrière le réchauffement climatique et ses effets possibles, à ceux qui rejettent les déclarations de la science admise ou les affirmations stupides de politiciens idiots, selon lesquelles, le réchauffement climatique serait une menace imminente.

Or, bien des scientifiques du monde entier ne marchent pas au pas de l’oie avec les climatologues totalitaires de l’ONU. Il y a ceux qui, non seulement les ont dénoncés, mais ont aussi réfuté scientifiquement la machine de propagande du GIEC. Qui sont ces scientifiques prêts à risquer leur réputation en s’opposant à la pensée du GIEC ? Ils s’appellent eux-mêmes le Nongovernmental International Panel on Climate Change (NIPCC). Voici l’histoire de la genèse de l’organisation, prise dans l’avant-propos du rapport :

Les origines du NIPCC remontent à une réunion informelle tenue en 2003 à Milan, en Italie, organisée par le Dr S. Fred Singer et le Science and Environmental Policy Project (SEPP). Le but était de produire une évaluation indépendante des preuves scientifiques disponibles sur le réchauffement climatique induit par le dioxyde de carbone, en attendant la publication du quatrième rapport d’évaluation du GIEC (AR4). Les scientifiques du NIPCC ont conclu que, discernant une influence anthropique significative sur les tendances climatiques actuelle et passée, et évaluant les impacts des éventuels changements environnementaux induits par le dioxyde de carbone sur la biosphère terrestre, le GIEC avait un parti pris dans ses projections futures du changement climatique.

Le rapport des scientifiques de NIPCC est long, plus de 1000 pages, et ce n’est pas leur premier. Dans celui-ci, ils démystifient les sinistres affirmations du dernier rapport du GIEC, selon lesquelles les citoyens de la Terre sont menacés d’inondations, de famines, d’effondrement des écosystèmes, de faillite économique et de mort due à la chaleur extrême. La place manquant ici pour couvrir chaque item du rapport, je vais énumérer les points principaux du résumé :

– Les modèles du climat mondial sont incapables de produire des prévisions climatiques précises, même pour les 10 ans à venir, sans parler de la période de 100 ans adoptée par les planificateurs politiques. Les résultats pondus par ces modèles ne devraient donc pas servir à orienter la politique publique.

– Ni le taux, ni l’ampleur rapportés du réchauffement de surface à la fin du XXe siècle (1979-2000) ne tombent en dehors de la plage de variabilité naturelle normale. Elles n’étaient en aucune façon inhabituelles par rapport aux épisodes climatiques précédents dans l’histoire de la Terre.

– Le rôle du Soleil dans les changements de température est sans doute plus important que ce qui est reconnu aujourd’hui.

– Rien ne prouve catégoriquement que les émissions de CO2 liées à l’homme occasionnent de graves perturbations climatiques mondiales. En particulier, la cryosphère ne fond pas à vitesse accrue ; l’élévation du niveau océanique ne s’accélère pas ; et aucun changement persistant n’a été documenté dans l’évaporation ou les précipitations et l’ampleur ou l’intensité des événements météorologiques extrêmes.

– L’empreinte humaine est si faible par rapport au climat mondial, qu’elle est pratiquement indiscernable sur le fond de la variabilité du système climatique naturel. Le climat change en permanence.

– Une phase de stagnation ou de refroidissement des températures a suivi le léger réchauffement du XXe siècle. Il est certain que des périodes de réchauffement et de refroidissement similaires, dues à la variabilité naturelle, se produiront dans l’avenir, indépendamment des émissions humaines de gaz à effet.

En bref, il n’y a rien d’anormal dans l’évolution récente du climat – le climat se modifie en permanence et ceux qui voudraient le « stabiliser » sont des fous. Ils peuvent aussi essayer d’empêcher le Soleil de se lever et de se coucher. Les annonces de malheur imminent reposent toutes sur des modèles informatiques avérés être totalement douteux, comme démontré ci-dessous.

Agrandissement.

Comme le montre l’illustration ci-dessus, l’immense majorité des prévisions du modèle climatique préféré du GIEC, se voient dans les points éparpillés autour de la large marque. Le trait gras correspond à leur moyenne, tandis que les vrais relevés sont figurés par les ronds verts et les carrés bleus. La science est présumée étudier la nature. Malheureusement, de nombreux climatologues font plus confiance à leurs jouets informatiques qu’au monde physique qu’ils sont censés étudier.

Mais il y a d’autres points à considérer. Il n’y a pas que les prévisions du réchauffement climatique anthropique qui sont douteuses, de nombreuses hypothèses scientifiques fondamentales à l’origine des fausses allégations et de l’alarmisme des rapports du GIEC, méritent aussi un tantinet de discrédit. Si vous regardez le résumé directif du rapport précédent, Climate Change Reconsidered II: Physical Science, publié en 2013, vous trouvez encore d’autres de détails :

– Le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique est un gaz à effet de serre modéré, qui entraîne de moins en moins d’effet réchauffant au fur et à mesure que sa concentration augmente.

– En l’absence d’autres forces et rétroaction, le doublement de la concentration du CO2 atmosphérique par rapport à son niveau préindustriel, amènerait probablement un réchauffement d’environ 0,3 à 1,1°C, soit près de 50% de ce qui doit s’être déjà produit.

– S’il produisait un réchauffement supplémentaire de quelques dixièmes de degré, il ne représenterait pas une crise climatique.

– Publiés dans les rapports successifs du GIEC depuis 1990, les résultats informatiques prévoient qu’un doublement du CO2 pourrait entraîner jusqu’à 6°C de réchauffement d’ici 2100. À la place de cela, le réchauffement climatique a cessé vers la fin du XXe siècle et a été suivi (depuis 1997) par 16 ans de stabilité des températures.

– Au cours de la dernière période géologique, la température de la Terre a fluctué naturellement de +4°C à -6°C environ, par rapport à la température du XXe siècle. S’il se produisait un réchauffement de 2°C au-dessus de la température actuelle, il se situerait dans les limites de la variabilité naturelle.

– Bien qu’un futur réchauffement de 2°C entraînerait des effets écologiques variés géographiquement, rien ne prouve que ces changements seraient nettement défavorables à l’environnement mondial ou au bien-être humain.

– À son taux actuel, environ 400 ppm, nous sommes toujours dans un monde déficitaire en CO2. Des concentrations atmosphériques jusqu’à 15 fois plus fortes ont existé sans effets indésirables connus dans la période cambrienne (il y a environ 550 millions d’années).

– Depuis 1860, le réchauffement global correspond à une lente sortie du Petit Âge Glaciaire, modulée par les cycles naturels multidécennaux produits par l’oscillation océan-atmosphère, ou par les variations solaires des cycles de de Vries (environ 208 ans) et de Gleissberg (environ 80 ans), et de périodicités plus courtes.

– La Terre ne s’est pas sensiblement réchauffée dans les 16 dernières années, malgré 8% d’émissions de CO2 en plus dans l’atmosphère, ce qui représente 34% de la totalité du CO2 supplémentaire relâché dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle.

– Pour les plantes à photosynthèse, le CO2 est un ingrédient essentiel. L’augmentation du CO2 dans l’atmosphère verdit la planète et contribue à nourrir la population humaine en pleine expansion.

– Il n’y a aucune corrélation immédiate entre la variation de la température au cours des 150 dernières années et les émissions de CO2 liées à l’homme. Entre 1980 et 2000 environ, la hausse parallèle de la température et du CO2, a pu être due au hasard. Elle n’indique pas nécessairement un lien de causalité.

– Les causes du réchauffement climatique historique demeurent incertaines, mais des corrélations significatives existent entre le comportement climatique, les variations multidécennales et l’activité solaire au cours des cent dernières années.

– Les projections en fonction des cycles solaires laissent supposer qu’il se pourrait que les prochaines décennies soient caractérisées par un refroidissement global plutôt qu’un réchauffement, malgré la constance des émissions de CO2.

Le meilleur indicateur montrant que les modèles informatiques des climatologues sont incorrects et, par voie de conséquence, aussi l’hypothèse selon laquelle le CO2 agit comme une manette de commande de la température terrestre, est sans doute ce qui n’a pas eu lieu dernièrement. Même le GIEC et le Dr Pachauri admettent qu’il n’y a pas eu de réchauffement global depuis dix ans et demie. Pendant ce temps-là, le taux de CO2 atmosphérique a poursuivi sa montée, ce qui, selon les allégations du GIEC, aurait dû forcer mécaniquement l’élévation des températures.

Réfutant les allégations du GIEC et des autres alarmistes du réchauffement, voici donc un volumineux rapport préparé par des scientifiques accrédités. La liste des principaux collaborateurs, que l’on peut trouver ici, prouve que le consensus dont parlent les alarmistes est loin de faire l’unanimité. Toujours est-il, le ridicule président des États-Unis, Barack Obama, ressasse la salade : « Quatre-vingt-sept pour cent des scientifiques sont d’accords : Le changement climatique est réel, produit par l’homme et dangereux ». Il s’agit-là d’un mépris délibéré de la vérité, fondé sur les racontars de « chercheurs » fourbes.

Comme l’a rapporté le journal canadien The National Post, « Ce pourcentage sort d’un sondage en ligne, lancé en 2009, auprès de 10.257 spécialistes des Sciences de la Terre, mené par deux chercheurs de l’université de l’Illinois. Les résultats du sondage doivent avoir profondément déçu les chercheurs : À la fin, ils ont choisi de mettre en évidence le point de vue d’un sous-groupe d’à peine 77 scientifiques, dont 75 pensaient que l’homme contribue au changement climatique. C’est du ratio 75/77 que sortent les 97 pour cent qui font maintenant se rengorger les experts. »

Faux d’une manière flagrante, ce « fait » a été rabâché maintes et maintes fois par des médias, qui auraient dû vérifier les preuves, et par des militants pour qui la vérité ne présente aucun intérêt. Pourquoi ? Un document révisé par des pairs, publié récemment dans l’American Journal of Agricultural Economics, intitulé « Manipulation de l’information et accord sur le Climat », encourage ouvertement les partisans du réchauffement climatique à s’engager dans des allégations mensongères, afin de faire avancer leur cause. Fuhai Hong et Zhao Xiaojian, auteurs du document, semblent conseiller ouvertement de « manipuler l’information » pour faire avancer la cause de l’origine humaine dans le réchauffement climatique et « améliorer le bien-être global ». Voici une partie du résumé :

Il apparaît que la presse et les organismes environnementaux ont tendance à accentuer ou même exagérer les dommages occasionnés par le changement climatique. Cet article fournit une logique à cette tendance par l’usage d’un modèle modifié d’Accord international sur l’environnement (AIE) avec information asymétrique. Nous constatons que la manipulation de l’information constitue un instrument de valeur, car elle persuade davantage de pays à participer à une AIE, qui finira par améliorer le bien-être global.

Traduction : Leurs mensonges servent un plus grand bien ; la fin justifie les moyens. Cette attitude s’oppose à la science et à tout ce qu’elle enseigne. Le mensonge des 97% va de pair avec l’affirmation selon laquelle aucun document revu par des pairs ne réfute l’arnaque du réchauffement climatique. On trouve ici une ribambelle de plus de 1350 documents révisés par les pairs qui étayent les arguments des sceptiques contre l’alarme du réchauffement global. Ne soyez pas abusés par des scientifiques induits en erreur, qui exagèrent et mentent à des fins autres que scientifiques. Un scientifique ne doit jamais mentir, nous avons pour cela les bureaucrates et les politiciens de l’ONU.

Pour autant, les documents cités dans le rapport du NIPPC par des scientifiques, ne contestent pas tous le dogme du réchauffement global. Dans de nombreux cas, des résultats rapportés avec une perspective en faveur du réchauffement global peuvent être interprétés de différentes manières. Les auteurs du NIPCC admettent volontiers cela dans la préface des rapports :

Comme nous l’avons fait dans la préface des volumes précédents de cette série, nous reconnaissons que les chercheurs dont nous citons les travaux ne sont pas tous en désaccord avec les positions du GIEC, bien que leurs recherches orientent dans des directions différentes. Nous reconnaissons que, parmi les milliers de scientifiques que nous citons, certains peuvent être consternés de voir leur travail cité dans un livre écrit par des « sceptiques ». Nous leur demandons de lire cet ouvrage avec un esprit ouvert et de se demander si tout ce qu’ils pensent vrai dans leur savoir ne repose pas sur leur confiance, peut-être égarée, envers les allégations propagées par le GIEC. Même le scientifique a parfois besoin de se souvenir que la plus grande valeur dans la poursuite de la connaissance est le scepticisme, et non pas le suivisme.

Voici l’unique et plus important message présenté ici : Les bons scientifiques sont tous des sceptiques. À la base, la science s’appuie sur l’observation et l’expérimentation reproductible. Rien ne doit être pris pour argent comptant ou simplement sur la parole d’un autre. Aujourd’hui, le maquettiste ès climatologie passe plus de temps à changer les données historiques pour les adapter à ses modèles qu’à retaper ses trucs branlants. Mais rassurez-vous, les choses finiront par se régler, car même le scientifique s’illusionnant le plus ne peut refuser la nature elle-même. Pour citer une vieille émission de télévision, la vérité est éventée.

Voilà, c’est fini ! Ne te fais pas écraser en sortant de chez toi, profite bien de la période interglaciaire et reste sceptique.

Original : theresilientearth.com/?q=content/other-climate-report
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Dans la même série

L’oscillation des glaciers du Groenland : D’anciennes données perdues montrent que de nombreux fronts de glaciers ont subi un recul plus rapide dans les années 1930 que dans les années 2000. Plus intéressant encore, deux périodes de recul ont été interrompues par une période d’avancée généralisée, de 1943 à 1972. Les glaciers du Groenland semblent osciller sur une durée d’environ un siècle.

Les désopilantes aventures du réchauffement climatique : Les récifs coralliens crevés ressuscitent : Lors d’une nouvelle étude des récifs coralliens au large de la côte Pacifique du Panama, une équipe scientifique a constaté une chose épouvantable : Ces récifs, apparemment florissants et inébranlables, ont subi des dégâts considérables dans le passé. Encore plus effroyable fut de réaliser que, malgré la destruction naturelle des récifs coralliens, ils se sont rétablis après un sommeil de 2500 ans. On nous raconte que les ô combien fragiles récifs coralliens du monde crèveront tous si la température de la planète monte à cause de cet abominable fléau : Le réchauffement global dû à l’activité humaine. Pourtant, il semble que la nature bousillait et recréait hardiment des récifs dans tous les océans du monde avant la naissance de la civilisation humaine.

Le pouvoir caché du Soleil : Un nouveau rapport de la NASA a révélé que, comme les séismes, les éruptions solaires ont souvent des répliques. Et qui plus est, ces répliques peuvent émettre des salves de rayons ultraviolets plus puissantes que l’éruption initiale. Combinez cette nouvelle découverte avec le lien récemment observé entre les fluctuations du niveau des ultraviolets et El Niño, et la relation entre Soleil et climat s’annonce plus forte que jamais.

Intrigue embrouillée en climatologie : Au fait, est-ce que le réchauffement global entraîne la montée ou la baisse du niveau océanique ?

Balade dans les nuages : Comme l’insolation totale ne varie que très peu, les climatologues ont négligé le rôle du Soleil dans la variation climatique. Or, à la fin du 20ème siècle, Heinrich Svensmark et Eigil Friis-Christensen ont avancé la possibilité que l’activité solaire, en modulant le rayonnement cosmique, favorise le développement ou la raréfaction de la couverture nuageuse basse. Aujourd’hui, après plusieurs années d’expériences au CERN, les résultats préliminaires sont tombés, et il semble bien que Svensmark et Friis-Christensen avaient raison.

Interrogation sur le trou dans la couche d’ozone : Il apparaît aujourd’hui que l’affolement autour du trou dans la couche d’ozone sort du même tonneau que l’alarmisme à cause du réchauffement anthropique. Ce phénomène semble naturel et variable.

Résistance à l’oligarchie: Le capitalisme monopoliste et le contrôle des populations…

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« La concurrence est un pêché » disait John D. Rockefeller. Le capitalisme, c’est çà !… Exploitation, oppression et coercition inscrites dans les « gènes » même de l’infâme création. Il n’y a pas de solutions au sein du système, changer de paradigme veut dire démonter la pyramide et la remplacer par une société horizontale, égalitaire, juste, autogérée par et pour le bien commun.

Il suffit de dire NON et de reprendre les billes. Sans joueurs… plus de casinos !

¡Ya Basta!

— Résistance 71 —

 

Spéculateurs, cartels et mythes de la pénurie

 

Dean Henderson

 

15 Avril 2014

 

url de l’article:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/04/15/speculators-cartels-myths-of-scarcity/

 

http://www.veteranstoday.com/2014/04/15/speculators-cartels-myths-of-scarcity/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tandis que les gouvernements du monde sont sommés de “serrer les ceintures”, les économies se contractent et le mythe de la pénurie, rareté (en anglais “scarcity”, racine “scare” = peur) encourage une course vers le fond de l’abîme pour les masses. En parallèle de ces appels incessants à l’austérité, une concentration historique du pouvoir continue de s’opérer parmi l’élite mondiale bien grosse et bien grasse.

Le cartel de l’énergie Rockefeller/Rothschild et les commerçants du pétrole champions de la fraude fiscale de Zug en Suisse, ont bien disséminé le mensonge du “pic pétrolier”. Tous savent que tandis que le pétrole demeure à environ 100$/baril dans les cours des casinos financiers internationaux, les compagnies pétrolières paient elles, environ 18$/baril pour extraire le brut du sol. Très bientôt, big oil va sortir ses chiffres trimestriels montrant des bénéfices records, tandis que les spéculateurs emmenés par Goldaman Sachs et JP Morgan Stanley engrangent 50$/baril avant que le consommateur ne soit matraqué à la pompe. En Avril 2011, le ministère américain de l’énergie avait annoncé que le plus grand dépôt de stockage pétrolier des Etats-Unis à Cushing dans l’Oklahoma, tenait presque sa capacité maximum de 44 millions de barils. En clair, les Etats-Unis baignent dans le pétrole brut. Nous sommes un pays exportateur et les prix demeurent bien hauts.

A la même période le ministère de l’agriculture avait annoncé que les fermiers du sud-dakota planifiaient de planter quelques 850 000 acres supplémentaires de maïs (NdT: OGM bien sûr…), le plus grand surplus depuis 1931. D’après un bulletin de mars 2011 du même ministère, les récoltes de maïs du Brésil étaient en hausse de 2 milions de tonnes par rapport à 2010 et pourtant Les futurs (marchés) du maïs sur le Chicago Mercantile Exchange (CMEX, NdT: la bourse mondiale du grain est à chicago) s’échangèrent à des prix records. Les prix alimentaires sont hauts pour les mêmes raisons: concentration et spéculation. D’apès le même rapport du ministère de l’agriculture “Les stocks de blé pour 2010-11 sont supposés être plus vastes ce mois-ci en rapport à des réductions d’exportations. Les projections d’exportations sont réduites de quelques 25 millions de bushels alors que l’offre mondiale pour un blé de haute qualité a augmenté, particulièrement en provenance d’Australie et une vitesse d’écoulement du blé américain diminuant dans le dernier trimestre du marketing du blé pour cette année.” Et pourtant, les prix demeurèrent à des records hauts. Rien d’alarmant dans les rapports concernant la viande de bœuf, de volaille, d’œufs, de lait, de sucre ou de riz non plus. Et pourtant, les prix alimentaires ont continué à grimper en flèche. L’élite mondialiste sait très bien que l’alimentation et l’énergie sont essentielles à la vie. Le contrôle de ces deux besoins fondamentaux mène au contrôle sur les populations.

Après les acquisitions en 2008 de Swift, Smithfield et National Beef Packers par l’entreprise brésilienne JBS, il y a trois conglomérats qui contrôlent plus de 80% de l’empaquetage de la viande de bœuf aux Etats-Unis: Cargill, Tyson et JBS. Ces entreprises contrôlent l’industrie de l’alimentation du bétail centralisée dans le SO du Kansas et le SE de Colorado. Elles dominent également les industries du porc, du poulet et de le dinde. Cargill est le plus gros manufacturier de grain de la planète, gérant la moitié des stocks de grain de la planète.

Quatre entreprises géantes jouent au jeu non seulement de contrôler le pétrole, mais aussi toutes les sources d’énergie de la planète. Dans mon livre “Big Oil and their Bankers…”, je les appelle les quatre cavaliers: Royal Dutch/Shell, Exxon Mobil, Chevron Texaco et BP Amoco.

Ces méga-entreprises contrôlent le pétrole brut des têtes de puits saoudiennes jusqu’à votre pompe à essence américaine et font un profit dans chaque étape du processus de rafinement, du transport et du marketing entre les deux. Tandis que les républicains réactionnaires blâment les écolos pour le manque de production pétrolière domestique, ce furent ces géants du pétrole qui permirent la fermeture des robinets des puits de pétrole du Texas et de la Louisianne et qui délocalisèrent la production au Moyen-Orient, où des Benghladeshis, des Philippins et des Yéménites y travaillent pour 1 US$ par jour sur les plateformes et les champs pétroliers. La Royal Dutch/Shell et Exxon Mobil sont les plus lourdes et les plus intégrées verticalement des 4 cavaliers. Ces mastodontes ont mené la charge vers une intégration horizontale au sein de l’industrie de l’énergie, investissant lourdement dans les ressources de gaz naturel, de charbon et d’uranium.

Avec la chute du mur de Berlin, l’Europe de l’Est, la Russie, les Balkans et l’Asie centrale s’ouvrirent aux grosses entreprises du pétrole. D’après Kurt Wulff de la firme d’investissement pétrolier McDep Associates, les 4 cavaliers en s’engouffrant dans les nouvelles pâtures ont vu leurs avoirs augmenté entre 1988 et 1994 de 54% pour Exxon-Mobil, 74% pour Chevron Texaco, 52% pour Royal Dutch/Shell et 54% pour BP Amoco. Le cartel pétrolier Rockefeller/Rothschild a plus que doublé ses avoirs combinés en juste 6 ans.

La Russie et l’Asie centrale contiennent plus de la moitié des réserves mondiales de gaz naturel. La Royal Dutch/Shell a mené la voie pour exploiter ces réserves, formant un partenariat avec Uganskneftegasin dans un grand champ gazier de Sibérie duquel Shell possède 24,5% des actions. Shell a été le premier producteur mondial de gaz depuis 1985, souvent en partenariat avec Exxon Mobil (NdT: Il semblerait que GazProm le géant russe soit le premier producteur mondial aujourd’hui…)

Aux Etats-Unis,le secteur de vente du gaz naturel est partagé entre Dynegy, propriété de Chevron Texaco et Duke Energy, propriété d’Exxon Mobil. Tous deux furent instrumentales, avec Enron, dans les hausses des prix du gaz en 2000 en Californie, ce qui lamina son économie et mena à la banqueroute de son fournisseur officiel d’état Pacific Gas & Electric. Exxon Mobil a de gros intérêts dans les centraes génératrices d’énergie dans le monde ceci incluant la propriété de l’entreprise China Light & Power, basée à Hong Kong.

Dans les années 1970, les grosses entreprises pétrolières investirent 2,4 milliards de dollars dans l’exploration d’uranium. Elle contrôlent maintenant environ la moitié des réserves mondiales d’uranium, très importantes pour faire fonctionner les centrales nucléaires. Chevron Texaco et Shell ont même développé une coopération pour construire des réacteurs nucléaires.

Exxon Mobil est le leader de la production de charbon aux Etats-Unis et possède la seconde plus grosse réserve de charbon après Burlington Resources, l’ancienne succursale des chemins de fer BN qui fut rachetée en 2005 par Conoco Phillips contrôlé la famille DuPont. La Royal Dutch/Shell possède des mines de charbon dans le Wyoming au travers de sa branche ENCOAL et en Virginie de l’ouest avec Evergreen Mining. Chevron Texaco possède Pittsburg & Midway Coal Mining.

Sept des 15 plus grosses entreprises de la houille aux Etats-unis sont propriétés de compagnies pétrolières tandis que plus de 80% des réserves pétrolières et gazières des Etats-Unis sont contrôlées par les 9 plus grosses entreprises. La Royal Dutch/Shell et Exxon Mobil continuent toutes deux d’acheter toujours plus de réserves de charbon.

La concentration du pouvoir dans l’industrie de l’énergie n’est pas limitée aux Etats-Unis. En Colombie, Exxon Mobil possède d’énormes mines de charbon, BP Amoco possède de vastes champs pétroliers et Big Oil contrôle les ressources énormes non-renouvelables du pays. En 1990, Exxon Mobil a importé 16% de son brut pour le marché américain de Colombie.

Les 4 cavaliers ont également lourdement investi dans d’autres aventures minières. Shell possède des contrats à long terme avec plusieurs gouvernements pour l’extraction de l’étain au travers de sa succursale Billiton qui a des mines au Brésil et en Indonésie et où elle est le plus gros producteur d’or de ce pays. Billiton a fusionné avec l’australienne Broken Hill Properties pour devenir le plus gros conglomérat minier au monde BHP Billiton.

Shell entretient aussi d’excellentes relations avec la seconde plus grosse compagnie minière du monde – Rio Tinto – aux travers de directorats historiquement entremêlés. La reine Juliana de Hollande et Lord Victor Rothschild sont les deux plus gros actionnaires de la Royal Dutch/Shell (NdT: et incidemment, Exxon Mobil et Chevron Texaco représentent les intérêts Rockefeller…)

Shell a commencé récement à investir lourdement dans l’industrie de l’aluminium. Shell Canada est le premier producteur canadien de sulphures. Shell contrôle de gros intérêts de l’industrie du bois au Chili, en Nouvelle-Zélande, au Congo et en Uruguay et une vaste industrie de la fleur avec des fermes horticoles au Chili, à l’île Maurice, en Tunisie et au Zimbawe.

Récemment, le tentacule de la Shell BHP Billiton a annoncé une tentative de reprise hostile (OPA) de l’entreprise canadienne Potash Corp pour 38,6 milliards de dollars. BHP Billiton possède déjà Anglo Potash et Athabasca Potash. La propriété de Potash Corp. lui donnerait un contrôle sur plus de 30% du marché mondial de la potasse. La potasse est un composant essentiel et nécessaire pour faire pousser quelque culture que ce soit.

BP Amoco, au travers de sa succursale ARCO, est devenu un des six plus gros producteurs de bauxite au monde, minerai dont le dérivé est l’aluminium. BP possède des mines en Jamaïque et dans d’autres nations des Caraïbes.

Chevron Texaco contrôle plus de 20% de l’énorme groupe minier AMAX, le plus gros producteur de tungstène aux Etats-Unis avec de grosses parts investies en Afrique du Sud et en Australie.

Exxon Mobil est propriétaire de Superior Oil et de Falconbridge Mining, les deux plus gros producteurds canadiens de platine et de nickel respectivement. Exxon possède en outre Hecla Mining, un des plus gros producteurs de phosphates au monde, avec des mines au Maroc et en Floride. Les phosphates sont nécessaires à la production d’uranium tandis que l’acide phosphorique est un élément clef de la production pétrochimique, que les 4 cavaliers bien sûr contrôlent également.

Un autre véhicule de l’hégémonie des 4 cavaliers dans le secteur énergétique est le partenariat. Pendant des décennies avant que Chevron ne fusionne avec Texacon en 2001, les entreprises ont fait la promotion des produits pétroliers dans 58 pays du monde sous la marque Caltex. Ils ont aussi opéré Amoseas et Topco en partenariat avant de fusionner.

Caltex possède des raffineries en Afrique du Sud, au Bahreïn et au Japon. Aux Philippines, Caltex et Shell contrôlent 58% du secteur pétrolier. Lorsque l’homme fort du régime philippin Ferdinand Marcos introduisit la loi martiale en 1972, le vice-président de Caltex, Frank Zingaro commenta: “La loi martiale a considérablement amélioré le climat des affaires”.

Exxon et Mobil ont aussi partagé bien des partenariats dans le monde avant leur fusion de 1999, incluant PT Stanvav Indonesia. La Royal Dutch/Shell et Exxon Mobil ont établi un partenariat en Mer du Nord appelee Shell Expro en 1964, tandis qu’en 1972, la Shell s’alliait avec Mitsubishi au Brunei pour fournir du pétrole au Japon.

La Shell possède 34% de Petroleum Development Oman en partenariat avec Exxon Mobil. Saudi ARAMCO, l’iranian Consortium, Iraqi Petroleum Company, Kuweit Oil Company et ADCO aux Emirat Arabes Unis, représentent tous la collusion des 4 cavaliers.

En Iran, Irak et en Libye, ces cartels furent nationalisés. C’est pourquoi le cartel pétrolier Rockefeller/Rothschild fait payer le contribuable américain pour envahir l’Irak et la Libye tout en continuant de menacer l’Iran. Le premier contrat pétrolier en Irak occupé fut pour Royal Dutch/Shell. Le second pour BP et le 3ème pour Exxon Mobil… Vous voyez le topo…

L’alimentation et l’énergie sont tous deux vital pour la vie humaine. C’est pourquoi le congrès des Etats-Unis devraient faire fermer tous les casinos spéculatifs comme le Chicago Mercantile Exchange et le NYMEX (New York Mercantile Exchange) tout en nationalisant les 4 cavaliers et le monopole de l’agro-alimentaire. Nous devrions former une entreprise énergétique américaine et une entreprise agro-alimentaire américaine, qui se concentreraient sur des énergies renouvelables et une alimentation plus saine et diversifiée respectivement.

Tout est possible si nous montrons une volonté politique et n’avons pas peur. Nous devons rejeter la théorie du “pic pétrolier” et son mythe attenant de la pénurie alimentaire et attaquer les vrais problèmes: la concentration du pouvoir entrepreneurial et la spéculation.