Archive pour février, 2014

Ingérence de l’empire (une fois de plus..) au Vénézuéla avec une tentative de révolution colorée…

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 février 2014 by Résistance 71

… comme en Ukraine ! L’empire allume les feux du chaos de partout: Syrie, Somalie, Soudan, République Centre Africaine, Vénézuéla sans oublier le Honduras bien-sûr… Déstabilisation tous azimuts, car le chaos le maintient en vie.

Les peuples y voient de plus en plus clair, y compris en occident et le retour de bâton sera terrible et définitif…

— Résistance 71 —

 

Le Vénézuéla accuse les Etats-Unis de fomenter les troubles d’une révolution colorée

 

Kurt Nimmo

 

17 février 2014

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/venezuela-accuses-u-s-of-fomenting-color-revolution-unrest/5369516

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lundi, le successeur d’Hugo Chavez, Nicolas Maduro, a ordonné l’expulsion de trois diplomates américains en rétaliation du fait de leur travail avec les activistes anti-gouvernement au Vénézuéla. L’ordre d’expulsion a coïncidé avec une manifestation planifiée de l’opposition.

Maduro a fait expulser trois autres diplomates en Septembre dernier, incluant le chargé d’affaires, Kelly Keiderling, après que le gouvernement les ait accusé de comploter avec l’opposition.

Le leader de l’opposition Leopoldo Lopez Mendoza, a défié le gouvernement de l’arrêter. Des manifestations emmenées par des étudiants ont posé un sérieux défi au gouvernement de Maduro.
“J’ai ordonné que le ministère des affaires étrangères entre dans le processus de déclarer ces trois diplomates consulaires comme persona non grata et de les expulser du pays.” A dit Maduro dans une diffusion à la nation sud-américaine. “Envoyons-les comploter à Washington.”

De récentes manifestation étudiantines à Caracas, Valencia, Maracaibo et d’autres villes ont gagné une attention internationale.

“Nous sommes profondément concernés par les tensions montantes, par la violence entourant cette manifestation du 12 février et par l’émission d’un mandat d’arrêt contre le chef de l’opposition Leopoldo Lopez”, a déclaré a porte-parole du ministère des affaires étrangères américain Marie Harf samedi.

Le ministre des affaires étangères John Kerry a aussi publié un communiqué au sujet de la violence récente résultant de la mort de trois personnes. “Les Etats-Unis sont profondément concernés par les tensions c roissantes et la violence qui a entourée la semaine de protestation au Vénézuéla. Nos condoléances vont aux familles de ceux qui ont été tués en résultat de ces violences tragiques,” a t’il dit samedi.

Le succès du mouvement étudiant demeure incertain. “Le défi auquel ce mouvement étudiant va devoir faire face est de trouver une façon d’y inclure la classe laborieuse vénézuélienne, qui en très grande partie soutient le gouvernement chaviste et se fie sur ses politiques redistributives.” Note Zero Hedge. “Leur incapacité à soulever un vaste soutien au travers du pays et de ses classes économiques et sociales fut en grande partie le pourquoi de précédents soulèvements étudiantins, incluant ceux assez signifiants de 2007, ont échoué à générer suffisamment de momentum pour déclencher un glissement politique important.”

Le gouvernement Maduro n’a pas fourni de preuves de la complicité du ministère des affaires étrangères US dans les troubles récents ; mais des efforts passés pour renverser le prédecesseur de Maduro (Hugo Chavez) avaient été néanmois orchestrés en partie par la National Endowment for Democracy (NED), le syndicat corporatiste de l’AFL-CIO et la CIA.

“L’ambassade des Etats-Unis au Vénézuéla est très active. Ces jours-ci elle se cantonne essentiellement à une stratégie de subversion. Ceci s’est manifesté avec le financement des groupes d’opposition par l’USAID (NdT: vitrine internationale de la CIA avec son affilée la NED), l’IRI, Freedom House, CIPE etc..” a dit la journaliste Eva Golinger à Jean Guy Allard de Granma International en 2008. “La CIA et le ministère des affaires étrangères maintiennent différents fronts dans le pays, comme ils l’ont toujours fait.”

Ingérence impérialiste en Syrie: Genève II… La Russie en patron de la diplomatie internationale…

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Conférence de Genève: La Russie
met fin aux illusions américaines

 

Par Ghaleb Kandil

 

17 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php?news_id=126942

 

Les paris américains de pousser la Russie à exercer des pressions sur la délégation syrienne à la conférence de Genève II, pour l’amener à modifier ses positions de principes, ont échoué. La profonde déception de Washington est apparue dans les comptes rendus de la réunion tripartite, vendredi à Genève, entre la Russie, les Etats-Unis et Lakhdar Brahimi. Lors de cette rencontre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a fait preuve d’une grande fermeté en s’opposant aux Américains et à la partialité de l’émissaire international.

Le déroulement des négociations de Genève prouve l’absence de tout compromis déjà convenu, comme l’on cru certains milieux politiques et diplomatiques dès le début de la conférence. Il doit être clair à tous les analystes que la relation entre la Russie et l’Etat syrien est bâtie sur un solide partenariat et une alliance, et non pas sur le suivisme, comme c’est le cas dans la relation entre les oppositions syriennes et leurs maitres américains, arabes et occidentaux.

Le dossier syrien est l’espace dans lequel sont en train de se former les nouvelles équations de partenariat entre les deux pôles russe et américain. Dans ses efforts visant à retrouver sa place sur la scène internationale, la Russie se base sur un solide roc, assuré par la résistance de l’Etat syrien, la progression de ses troupes sur le terrain et un vaste soutien populaire que même les pires ennemis de la Syrie ne peuvent plus nier.

Dans ses efforts visant à construire ce nouveau partenariat international, la Russie agit d’égal à égal avec les Occidentaux, même si au début de la conférence, elle a fermé les yeux sur le retrait de l’invitation adressée à l’Iran et la limitation de la représentation de l’opposition syrienne à la seule délégation de la Coalition nationale. Les Russes ont fait tomber, vendredi, d’un seul coup, les illusions américaines, en soutenant à fond la position de la délégation gouvernementale syrienne qui est intransigeante dans les priorités: la lutte contre le terrorisme doit passer avant toute autre question politique, car elle constitue le pilier de tout futur accord inter-syrien.

Washington tente d’imposer le concept développé par Richard Haass d’un partenariat international… dirigé par les Etats-Unis! C’est ce que les Américains tentent de faire en Syrie, en essayant d’orienter vers ce concept le processus politique et diplomatique engagé pour régler la crise dans ce pays. Mais cette tentative va à contre-courant des rapports de force sur le terrain, qui permettent à l’Etat syrien, qui tire sa force de son armée et du soutien d’une grande partie de la population, de placer le monde devant deux alternatives: un compromis bâti sur un partenariat dans la lutte contre le terrorisme, appuyé par des résolutions internationales fermes contre tous les Etats impliqués dans le soutien aux mouvements terroristes; ou la solution militaire grâce aux propres moyens de l’Etat syrien, qui imposerait un fait accompli sur le terrain.

Grâce à ses renseignements et aux sondages d’opinion qu’il a menés, l’Occident sait pertinemment que la popularité du président Bachar al-Assad est inébranlable. Le fait que le président syrien soit la cible des Etats-Unis n’a fait que renforcer sa popularité et son image de leader populaire incarnant la volonté syrienne de résister au terrorisme et de défendre l’indépendance et la souveraineté nationales.

La Russie a voulu adresser un message fort de solidarité avec la Syrie, son peuple et son leader, lequel s’est attiré l’admiration des hommes libres de ce monde avec sa volonté de résistance.

La position de Moscou a été aidée par une gestion intelligente et courageuse des négociations de Genève par la délégation gouvernementale. Il n’est pas un hasard que des manifestations de soutien au président Assad, à la délégation gouvernementale à Genève et à l’armée arabe syrienne, aient lieu dans les régions troubles de Syrie. Les images des foules à Daraa, Deir Ezzor et les autres villes du pays sont éloquentes.

La Russie est convaincue qu’elle est la cible du terrorisme takfiriste parrainé par des pays évoluant dans l’orbite américaine. Elle est aussi victime de pressions en Ukraine et dans d’autres régions, qui constituent sa zone d’influence historique. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, s’est dressé devant l’arrogance américaine et face au projet de bouclier anti-missile, qui constitue une menace directe pour les équilibres mondiaux. Ce projet est explicitement dirigé contre la Russie et son allié iranien.

Cela signifie que la priorité de l’Etat syrien de combattre le terrorisme est aussi celle de défendre la Syrie, la sécurité de ses alliés et la stabilité du monde. Il est tout à fait naturel que la position de la Russie à la conférence de Genève soutienne cette priorité, défendue par la délégation gouvernementale syrienne, surtout que l’Etat syrien a pris en compte, ces trois dernières années, et à plus d’une reprises, les intérêts de son allié russe.

La relation entre la Russie et la Syrie est bâtie sur une alliance organique et stratégique, basée sur la crédibilité, la compréhension et le respect mutuel. La Syrie est un partenaire essentiel de la Russie et non pas un pays vassal, à l’instar de la relation entre les Etats-Unis et leurs « alliés ».

Pour toutes ces considérations, l’illusion du compromis russo-américain convenu d’avance est tombée vendredi à Genève… et s’est évaporé avec elle les plans  américains de faire primer « le transfert du pouvoir » sur la lutte contre le terrorisme.

L’armée arabe syrienne se chargera, sur le champ de bataille, de convaincre ceux qui sont encore bercés par ces illusions, que tous leurs paris sont perdants.

 

Résistance politique à la corruption colonialiste du Canada, entreprise de la City de Londres…

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Autant en emporte le vent

 

Mohawk Nation News

 

16 février 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/02/16/gone-with-the-wind/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’entreprise Heenan Blaikie est la version canadienne légale de l”assassin économique” John Perkins (Perkins. ‘Economic Hit Man’. ). Elle est la plus importante firme légale du Canada et elle édicte les règle afin que le business de la guerre soit “légal”. Nos ressources sont volées et nous (les autochtones), sommes criminalisés pour résister à ce hold-up. Heenan a établi des contrats pour de l’armement canadien, des navires de guerre et même des vaisseaux d’attaque russes avec les deux côtés de conflits en Afrique et dans le monde et ce afin que la guerre continue. Ils ont battu les tambours pour l’accès aux ressources minières en territoires indigènes, pour le pétrole et les ressources énergétiques en Afrique, au Canada et ailleurs au profit de leurs clients entrepreneuriaux des corporations. Ils ont collecté d’énormes commissions sur chaque contrat.

Des fêtes luxueuses ont été organisées à Paris par des avocats de Heenan, Jean Chrétien, Pierre Trudeau et autres officiels de haut niveau du gouvernement afin de rencontrer et de faire affaires avec de gros clients internationaux. Des versements illicites furent effectués à des épouses de leaders africains. Ils étaient, ils sont les “faiseurs de pluie”, les personnes qui amènent les clients, l’argent ou le respect sur une transaction fondée uniquement sur leurs associations. Des anciens premiers ministres rassemblent des dictateurs et des fabriquants d’armes.

Le boulot de ces firmes est de maintenir une guerre constante afin de diviser nos esprits. Le consensus des 51% entrepreneuriaux est fait pour diviser les gens dans le milieu de façon à ce que jamais les gens ne puissent devenir un corps-un esprit. Le quatrième monde, celui de la hiérarchie, touche à sa fin. Le cinquième monde sera égalitaire. La paix règnera sur terre finalement.

Ces cabales vont toutes chuter et tous ces criminels finiront en prison au “Vaterland” et non pas dans de grandes propriétés au Queensland en Australie, dans les îles du nord de la Nouvelle-Zélande ou en Suisse.

D’après Kaianerehkowa, la Loi de la Grande Paix de l’Île de la Grande Tortue, aucune personne qui soutient la guerre n’est autorisée dans nos communautés. Nous allons récupérer tout le butin volé et nous allons traduire ces criminels en justice.

Ils devront courir le “défi Mohawk” (Mohawk gauntlet)

La (seule) solution au mondialisme est de manger localement.

Comme le chante si bien Jim Morrison: ““You know the day destroys the night/Tu sais que le jour détruit la nuit. Night divides the day/la nuit divise le jour. Try to run/essaie de t’enfuir. Try to hide/essaie de te cacher. Break on through to the other side/passe de l’autre côté du miroir”.

Jim Morrison. “Break on through to the Other Side”.

“How Rogue African Arms Deal Unraveled Heenan Blaikie”.

“Canada Arms Deal with Saudis”.

Résistance politique: 800 femmes autochtones disparues, assassinées au Canada… « Circulez y a rien à voir ! » dit le gouvernement…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, média et propagande, police politique et totalitarisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 17 février 2014 by Résistance 71

Le deuil nous porte comme un courant

 

Sarah Hunt

 

14 Février 2014

 

url de l’article original:

http://nationsrising.org/mourning-carries-us-like-a-current/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

800 noms.

600 noms.

Des milliers de noms de femmes disparues et assassinées.

A chaque fois que je vois débattu aux informations le nombre de femmes autochtones dont les vies ont été interrompus par la violence, je soupire. Je soupire un grand ressentiment, celui qui fait que nous sommes encore coincés dans un jeu de chiffres alors que la perte d’une seule vie devrait être suffisant pour inciter la révulsion et la colere. Je soupire de dépit, d’un dépit insondable. Comme beaucoup de femmes indigènes, je suis engagée dans le processus du deuil pour la perte de ceux que nous aimons, tout en soutenant nos amis qui ont aussi perdus un être cher et se rappelant également les pertes de nos ancêtres. Pendant que nous sommes tristes, nous agissons pour prévenir que nos enfants et nos petits-enfants aient à vivre eux aussi un deuil constant de ceux qu’ils aiment.

Ce deuil est dans chaque respiration et me porte vers demain comme un courant.

Être en deuil de pertes anciennes et nouvelles pompent beaucoup d’énergie, ce qui est empiré par le travail mental, physique et émotionnel de s’engager avec des systèmes étatiques qui continuent de nous déshumaniser. Ce que nous avons perdu touche bien plus profond que les pertes des membres de nos familles. Notre peine est inter-générationnelle ; ceci n’est pas un phénomène nouveau, mais qui est aussi vieux que le colonialisme lui-même. Un par un, les logiques coloniales tournent nos êtres aimés en statistiques. Je comprends la nécessité de collecter les noms et les cas en cours pour dénoncer l’énormité de cette injustice, de compter chaque vie comme partie d’un plus grand tout de schéma de violence. Et pourtant, alors que les chiffres grimpent avec chaque nouveau décès annoncé, y aura t’il assez de tout cela pour forcer les changements qui transformeront cette culture de violence ? M’étant consacrée au sujet de la violence depuis bien des années, je me sens particulièrement fatiguée de ces chiffres. Alors je me concentre sur les termes par lesquels nous nous reconnaissons, une personne à la fois.

C’est pourquoi il est si vital que nous nous rassemblions chaque mois de Février pour marcher ensemble dans le souvenir collectif.

Pour beaucoup d’entre nous, ce n’est pas le chiffre de 600, 800 ou de 2000 qui nous rassemble, mais le nom d’une femme que nous nous rappelons chaque jour qui passe. Une femme dont il nous semble toujours reconnaître le visage dans la foule, avant de nous rappeler qu’elle n’est plus parmi nous. Une mère dont nous rêvons toujours des mains tendres. Ou pour certains, il s’agit de deux tantes, ou trois ou plus… et chacune fait toujours rayonner dans nos cœurs de très profonds souvenirs. Marcher ensemble chaque année nous fait sortir de notre deuil solitaire en mémoire des femmes et jeunes filles assassinées et disparues, ces femmes nous permettent de nous renouveler et donner à ceux que nous aimons, l’honneur qu’elles méritent. Marchant côte à côte, nous formons une relation fondée sur le respect et des valeurs partagées, qui fonctionnent contre la violence normalisée à laquelle nous devons toujours faire face.

Chaque février, je marche en souvenir des êtres chers qui ont été perdus ; mais je marche aussi pour commémorer les autres formes de violence qui servent à nous déshumaniser en tant que femmes indigènes. Nous devons nous rappeler que l’enlèvement et le meurtre sont des formes extrêmes de violence auxquelles les jeunes femmes et femmes autochtones doivent faire face dans nos communautés. Bien d’autres formes de violences se passent de manière quotidienne, cela fait partie des conditions de vie résultant du fait que les assassinats continuent à ne pas être résolus. De toutes ces années où j’ai entendu les femmes parler des violences dans leurs vies, j’ai souvent entendu parler continuellement de violence exercée au cours de toute une vie. Violence sexuelle, abus émotionnels et racisme sont tous liés à la violence qui ultimement met fin à des vies.. Nous devons donc nous rappeler que certaines des femmes enlevées et assassinées ont subi bien des formes de violence avant que leur vie ne soit écourtée.

La nature persistante et continuelle de cette violence interpersonnelle est profondément connectée à la violence de la loi elle-même. Le colonialisme a impliqué l’imposition d’un système dans lequel la “justice” est définie en termes qui dépersonalisent les crimes commis contre nous. Marcher ensemble en signe de deuil collectif est aussi en soi un processus de cicatrisation de la déshumanisation de la violence de la loi. S’engager dans de véritables actes de connexion et de cérémonies nous permet de nous voir l’un l’autre dans notre totalité, des actions de décolonisation, si jamais il y en a eu, dans une société fondée sur notre éradication.

Comme le dit Audrey Huntley dans son article récent au sujet de la cérémonie des fraises à venir à Toronto, la pratique de la cérémonie est un acte de souveraineté. Nous devons toujours nous rappeler que la première marche qui se tint il y a 23 ans dans le centre Est de la ville de Vancouver, fut menée par des femmes indigènes et des membres d’autres communautés en réponse au meurtre d’une femme de la côte Salish. Le leadership des femmes autochtones continue de nous rassembler à travers l’Île de la Grande Tortue comme partie d’un tout plus important de revitalisation culturelle et politique des communautés indigènes. Se souvenir de nos disparues est intégral à stopper la violence et à retravailler les termes par lesquels nous nous reconnaissons les uns les autres. Où le système étatique canadien crée la division et la distanciation entre nous, la loi (naturelle) indigène peut nourrir une intimité et renforcer nos relations.

Alors que nous nous rassemblons ce 14 février dans nos communautés, nous marchons en solidarité l’un avec l’autre en signe de deuil collectif. Nous commémorons nos tantes, nos mères et nos filles, une par une, dont les vies ont été écourtées. Que nous citions le nombre de femmes autochtones qui ont été assassinées dans notre ville, notre région, à travers le pays ou de l’Île de la Grande Tortue, nous savons que le nombre est bien plus élevé que nous ne pouvons le sonder et nous savons également qu’une seule mort violente est une mort de trop.

Ensemble, nous formons un réseau qui n’est pas en référence à un ordre légal violent, mais en référence avec notre bien plus vieille relation avec la terre, avec le monde supernaturel et les uns avec les autres. Nous formons un réseau de personnes qui marchent dans l’honneur, pas seulement celui de celles que nous avons perdu dans ces violences intriquées, mais aussi dans l’honneur de nos ancêtres qui se sont en premier battus contre les attaques destructrices de la mise en place de ces politiques enracinées dans notre déshumanisation.

Les profondeurs de notre commémoration résonnent à travers ce pays, revigorant un amour profond pour nos relations et appelant pour de meilleurs lendemains.

Esclavagisme moderne: Qatar, coupe du monde de football et le décès de 400 ouvriers népalais sur les sites de construction…

Posted in actualité, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, sport, terrorisme d'état with tags , , , on 17 février 2014 by Résistance 71

La construction des pyramides d’Egypte devait faire moins de morts à la semaine, mais les roitelets milliardaires du golfe sont de grands progressistes, c’est bien  connu…

— Résistance 71 —

 

400 ouvriers népalais sur les sites de construction pour la coupe du monde de football au Qatar y trouvent la mort

 

Press TV

 

16 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/02/16/350913/400-nepalese-workers-die-in-qatar/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une organisation des droits de l’Homme népalaise dit que 400 ouvriers népalais ont été tués sur les sites de construction des stades de football au Qatar pour la coupe du monde de 2022

Le Pravasi Nepali Coordination Committee (PNCC), qui suit attentivement les décès des travailleurs népalais immigrants au Qatar, a publié récemment des listes des personnes décédées utilisant les sources officielles de la capitale qatari de Doha. Le PNCC a aussi averti que le nombre de morts pourrait bien atteindre les 4000 d’ici à 2022.

Ce rapport va mettre une nouvelle pression sur les autorités qataries et la FIFA pour enrayer le taux de mortalité galopant des travailleurs étrangers sur les sites de construction.

Les ouvriers népalais constituent jusqu’à 20% des 2 millions de travailleurs migrants au Qatar et le taux de mortalité pourrait en fait être bien plus élevé que cela.

Des migrants d’autres nations ont aussi certainement été tués, mais il n’y a aucune donnée officielle à ce sujet.

Les terribles conditions de travail au Qatar pour la main d’œuvre étrangère ont été révélées en septembre dernier où la mort d’au moins 36 ouvriers népalais avait été enregistrée dans les semaines suivant les révélations de septembre.

Ce nouveau chiffre a aussi sonné l’alarme à la FIFA car cela montre que les protestations mondiales contre le traitement des ouvriers migrants au Qatar sont tombées dans les oreilles d’un sourd.

Le mois dernier , a dit le PNCC “La FIFA et le gouvernement du Qatar ont promis au monde qu’ils prendraient des mesures pour assurer la sécurité des ouvriers travaillant à la construction des stades et des infrastructures de la coupe du monde de 2022. Ce terrible et horrible chiffre de décès montre que ces dires n’étaient que mensonges.”

Amnesty International a aussi censuré le Qatar au sujet de l’exploitation sans merci des ouvriers étrangers.

Les ouvriers migrants au Qatar vivent dans des conditions extrêmement inhumaines et sordides et n’ont absolument aucune sécurité sur leurs lieux de travail.

 

Comprendre et abolir l’État: De la démocratie et de la citoyenneté (Howard Zinn)

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“Faites la révolution sociale ; faites que tous les besoins deviennent réellement solidaires, que les intérêts matériels et sociaux de chacun deviennent conformes aux devoirs humains de chacun. Pour cela il n’y a qu’une seule solution: Détruisez toutes les institutions de l’inégalité, fondez l’égalité économique et sociale de tous et sur cette base s’élèvera la liberté, la moralité, l’humanité solidaire de tout le monde.”
~ Michel Bakounine ~

“Le pouvoir politique comme coercition (ou comme relation de commandement-obéissance) n’est pas le modèle du pouvoir vrai, mais simplement un cas particulier, une réalisation concrète du pouvoir politique en certaines cultures, telle l’occidentale (pas la seule naturellement). Il n’y a donc aucune raison scientifique de privilégier cette modalité là du pouvoir pour en faire le point de référence et le principe d’explication d’autres modalités différentes…

… La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes.”
~ Pierre Clastres ~

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De la démocratie et de la citoyenneté

 

Howard Zinn

 

Discours à l’Institut de France, Athènes, 25 Mai 2009 (extraits)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui je désire vous entretenir de la relation entre la démocratie et la citoyenneté. Bien sûr “démocratie” est un mot grec n’est-il pas ? Il y a pas mal de mots grecs dans la langue anglaise et le mot “démocratie” est un des plus importants: “le pouvoir par le peuple”. Aux Etats-Unis, la démocratie est souvent définie par les mots d’Abraham Lincoln, qui disait que la démocratie est le gouvernement du peuple, par et pour le peuple.

[…]

Nous apprenons dans notre éducation américaine qu’Athènes est le berceau de la démocratie. On ne nous dit pas que le mot “démocratie” tel qu’il s’applique à l’Athènes antique n’est pas exactement vrai. Qu’en fait, l’Athènes ancienne n’avait pas de démocratie pour sa population d’esclaves. Il y avait une démocratie pour ses citoyens, mais ceux-ci étaient en fait une minorité de la population. Il y avait pourtant un gouvernement représentatif et des conseils élus du peuple, et des jurys et les gens étaient jugés par de grands juries. Le fait qu’il y avait des esclaves, que les citoyens réels étaient une minorité, ceci n’est pas vraiment enseigné. C’est assez typique de l’éducation: vous apprenez certaines choses, qu’on vous rabâche toujours et encore, mais il y a plein de petites notes de marges qui sont laissées volontairement de côté ou dans l’ombre.

[…]

Et puis il y a le cas de Socrate… Socrate fut mis à mort par procédure démocratique. Il fut jugé par un jury, qui décida qu’il devait être mis à mort, alors bon, c’est ok. Ce sera une mort démocratique, parce qu’il a été jugé coupable par un jury. Ceci est bien souligné et étudié aux Etats-Unis par tous les élèves, spécifiquement des cours de sciences et de philosophie politiques. Ils liront Platon, et ils liront les dialogues et le Criton. Ils apprendront bien que Socrate refusa de s’échapper de prison alors que l’offre lui en avait été faite. Pourquoi refusa t’il ? Parce qu’il pensait qu’il avait une obligation envers l’État, qu’il ne devait pas déroger à cette obligation et donc accepter et aller à sa mort, bien que la sentence ait été rendue concernant le crime sur ce qu’il disait. Ce qui est très intéressant, parce que la liberté d’expression est certainement un des requis de la démocratie et Socrate après tout, n’était pas un activiste, aussi loin que je sache il n’était pas un terroriste. Il ne jetait pas de bombe, il ne faisait que parler beaucoup… Et il ne disait pas les choses qu’il fallait alors il a été condamné à mort, mais c’est ok parce qu’il y a eu jugement. Il ne va pas s’échapper, il ne va pas violer le rendu de son jugement, parce qu’il croit, comme il le dit lui-même, que l’État est comme un père et une mère et que vous devez lui obéir, quelque soit ce qu’il fait. S’il vous envoie à la guerre, à la mort, vous devez obéir parce que c’est l’État.

Ceci est très intéressant parce que lorsque nous avions étudié les textes de Platon, le Criton et son dialogue, personne n’a jamais mis en cause cette proposition, parce que Platon mais aussi Socrate sont considérés comme des dieux de la philosophie aux Etats-Unis. Alors si Platon a dit ceci et Socrate a dit cela (en fait je ne sais pas ce qu’a vraiment dit Socrate, car n’ayant rien écrit, nous n’avons que la parole de Platon à nous en remettre…), il n’y a pas de question à cette proposition que nous devons obéir à l’État. Et quel est donc le résultat de tout cela ?

Et bien qu’aux Etats-Unis et je suis sûr qu’il en va de même dans bien d’autres pays également, il est accepté sans critique et c’est devenu ainsi une partie de l’éducation américaine que d’accepter ce qui est un principe fondamentalement totalitaire et non pas un principe démocratique. C’est un principe totalitaire que de dire que l’individu doit obéir à l’État. Cela a été fait avec la procédure légale, on est au courant aux Etats-Unis.

De fait, la justice peut ietre rendue bien différemment lorsqu’il s’agit de personnes riches ou pauvres, blanches ou noires ou de couleurs, d’hommes ou de femmes, radicales ou conservatrices. La justice fonctionne différemment pour tous ces groupes de personnes, mais c’est la justice, dans les tribunaux, avec des juges, des jurés, des lois et des procédures. Le résultat de ces procédures est regardé comme étant “démocratique”. Donc si vous êtes condamnés à mort, pas de jérémiade car cela a été fait démocratiquement.

[…]

J’ai cité Lincoln auparavant définissant la démocratie comme étant le gouvernement du peuple par et pour le peuple, mais Lincoln lui-même a violé ce principe parce qu’il ne considérait pas les esclaves noirs comme des “personnes”. Ceci est difficile à accepter parce que Lincoln était somme toute un homme de compassion. Il n’aimait pas l’esclavage. Il ne croyait pas en l’esclavage. Mais il croyait en la procédure légale, Il croyait en les arrangements formels du gouvernement et il croyait que vous deviez obéir à ces arrangements et que l’arrangement formel des Etats-Unis était la Constitution et qu’en accord avec la Constitution, le gouvernement des Etats-Unis, le gouvernement national ne pouvait pas interférer avec l’esclavage, même si cela créait une condition si horrible pour plus de 4 millions de personnes. Non, la constitution ne permettait pas à Lincoln de faire quoi que ce soit contre l’esclavage. Ainsi il pensait qu’il ne pouvait pas agir contre l’esclavage, parce qu’il croyait en la procédure légale. Cette notion a été matraquée dans l’esprit de toutes les nations, surtout celles qui essaient d’émuler les Etats-Unis dans ce qu’elles pensent être la démocratie: L’idée que si vous respectez toujours la bonne procédure, alors tout va bien, pas de problème.

Ainsi il y a une grande tromperie se trouvant au cœur des Etats-Unis en ce qui concerne la démocratie et cette tromperie a commencé très tôt. Cela commence avec la révolution américaine, avec la guerre d’indépendance de l’empire britannique. Cela commence avec la déclaration d’indépendance et la constitution. En fait la déclaration d’indépendance qui est adoptée dès le début de la guerre d’indépendance contre l’Angleterre est un remarquable manifeste pour la démocratie, parce qu’il y est dit que le gouvernement n’est pas suprême, que le gouvernement ne doit pas être déifié ; que le gouvernement est établi par le peuple pour remplir certaines fonctions et que ces fonctions visent à établir que tout le monde ait droit également de vivre, d’être libre et de poursuivre le bonheur sur terre et que lorsque le gouvernement échoue ou ne remplit plus ces obligations alors “c’est le droit du peuple d’altérer ou d’abolir le gouvernement”, selon les mots propres de la déclaration.

Çà c’est de la démocratie ! C’est une véritable déclaration pour la démocratie, mais c’est au tout début de la révolution. A la fin de la révolution, lorsque les Etats-Unis ont été victorieux et obtiennent leur indépendance de l’Angleterre, ils adoptent la Constitution.

55 hommes se rassemblèrent à Philadelphie. Je devrais dire 55 hommes blancs et riches. Je suis désolé, j’aimerais dire qu’un rassemblement d’hommes et de femmes riches et pauvres, blancs, noirs et Indiens, d’ouvriers et de commerçants se rassemblèrent pour écrire la constitution, mais cela ne s’est pas passé comme cela. 55 hommes blancs et riches donc. Et pour la constitution, ils reprennent la phrase de la déclaration d’indépendance qui disait “égalité de vie, de liberté et de recherche du bonheur”, pour la remplacer par “égalité de vie, de liberté et de propriété”… Voilà le signal sur ce qu’il est advenu de la démocratie et de ses principes, alors qu’il étaient transférés de la déclaration d’indépendance à la Constitution: La démocratie a été livrée aux propriétaires.

Et nous voyons ceci alors que le gouvernement est établi par la constitution. C’est un gouvernement qui est créé aux fins de protéger les intérêts… Des riches hommes blancs ! Dorénavant, les gouvernements seront mis en place pour protéger les intérêts des actionnaires, des détenteurs de bons du trésor, des spéculateurs terriens et de tous ceux qui désirent maintenant étendre leur influence plus vers l’Ouest (NdT: en territoires Indiens non cédés..). C’est un gouvernement conçu pour être fort, coercitif… Le but étant de créer des gouvernements forts, capables de faire lever l’impôt, de mâter les rebellions d’esclaves et de fermiers escroqués. Maintenant le gouvernement peut protéger les Américains qui veulent avancer en terres indiennes pour voler les terres sur lesquelles les autochtones vivent. Voilà pourquoi un fort gouvernement central fut institué par la Constitution.

[…]

Une femme, leader du mouvement des fermiers à la fin du XIXème siècle avait dit: “Ce que nous avons maintenant est un gouvernement de Wall Street, par et pour Wall Street.” De fait ceci a été la législation en vigueur depuis le temps d’Alexander Hamilton. Ministre des finances sous le président Washington et depuis les toutes premières lois passées par le Congrès jusqu’à aujourd’hui. Ce sont des lois qui favorisent les riches et les puissants. Les lois fiscales, les subsides aux entreprises, ceci a effectivement été l’histoire de la législation d’un gouvernement de, par et pour Wall Street.

[…]

Alors oui, le gouvernement est devenu un instrument des riches et puissants et les lois qui sont passées, les lois fiscales, les lois de tarification, sont des lois en faveur de la richesse entrepreneuriale, des corporations. C’est cela l’histoire de la législation américaine !

Il y a eu deux moment dans l’histoire de la nation où il y a eu des exceptions à l’historique de la législation pour les privilégiés et la raison pour laquelle il y a eu ces exceptions, c’est parce que les citoyens agirent contre, les citoyens se soulevèrent, les citoyens protestèrent.

Note du traducteur: Ici Zinn se lance dans une explication historique sur le pourquoi le gouvernement Roosevelt a passé une série de législations favorisant les classes sociales défavorisées dans les années 1930, sous pression des masses. Le second moment fut le grand mouvement contre la ségrégation raciale qui vit le jour dans le sud des Etats-Unis dans les années 1960 et qui mena à l’abolition de la ségrégation par le mouvemement des droits civiques, mouvement dont Zinn fut un des activistes de la première heure. =  =  =

[…]

Quand je regarde l’histoire des Etats-Unis, ce que je vois est qu’à chaque fois que quelque chose de bien a été accompli, à chaque fois qu’une injustice a été corrigée, cele ne s’est produit pas au gré du processus gouvernemental, cela ne se produit pas en résulat d’élection, ni au travers des votes, ou de le procédure légale. Cela ne s’est seulement produit que lorsque le peuple s’est soulevé. Voilà comment l’esclavage a été aboli. L’esclavage n’a pas été aboli parce que Lincoln  a fait publier la proclamation d’émancipation. L’esclavage a été aboli parce que les esclaves, les anciens esclaves, les esclaves évadés (NdT: dont un grand nombre vivait avec les Indiens qui les avaient acceptés et adoptés dans bien des cas…), et quelques abolitionistes blancs se sont rassemblés et ont formé un mouvement retentissant anti-esclavage. Ce mouvement a enflé d’un petit groupe à un mouvement national dont les membres commirent des actes de désobéissance civile et enfreignirent la loi, violèrent la loi anti-fugitif, qui demandait que le gouvernement rende les esclaves échappés à leurs maîtres. Les gens ont occupé des tribunaux, des postes de police, ils participèrent à faire évader des esclaves et toute une série d’actes variés de désobéissance civile eut lieu. Alors seulement Lincoln commença à agir pour abolir l’esclavage, pour faire passer des amendements à la constitution et ceci s’est vu au travers de l’histoire de ce pays.

Les travailleurs de cette nation n’avaient aucune protection légale, aucun droit constitutionnel. Il n’y a rien dans la constitution qui dit que vous ne pouvez pas travailler 16 heures par jour, rien dans la constitution qui garantit une sécurité sociale. La constitution parle de vie et de liberté. Il n’ y a aucun droit économique dans la constitution, elle ne vous garantit rien de ce qui donne vie et liberté. Ainsi les gens décidèrent de prendre cela en compte parce que les procédures ne leur donnèrent rien. Ainsi à la fin du XIXème siècle se sont-ils organisés et se mirent en grève à travers le pays pour le droit aux huit heures de travail. Ils affrontèrent la police, ils furent battus, tués, arrêtés, emprisonnés, l’armée fut envoyée contre eux, mais ils continuèrent, firent grève et après une série de grandes grèves, la journée de huit heures fut gagnée.

Voilà comment les gens ont gagné le peu de justice qu’ils ont pu avoir. Ceci fut l’histoire des citoyens en action et ceci seul fut le succès dans la rectification de toute injustice.

[…]

Maintenant peut-on le faire ? Est-on capable de changer les choses ? Serons-nous capables de créer un nouveau monde ? Il est important de comprendre quelque chose de fondamental au sujet du pouvoir, du pouvoir des gens qui détiennent le pouvoir, l’armée, les riches, l’élite entrepreneuriale et financière: que le pays soit une dictature ou ou appelé une démocratie, ces gens sont ceux qui détiennent le pouvoir ; mais leur pouvoir est fragile, leur pouvoir ne dépend que de l’obéissance des gens. Quand les gens arrêtent d’obéir, leur pouvoir disparaît. Nous l’avons vu aux Etats-Unis. On ne pouvait pas faire reconnaître les syndicats par General Motors, par Ford. Non ? Alors les ouvriers se mirent en grève, GM, Ford, furent désemparés. Lorsque les ouvriers sont en grève les corporations ne peuvent plus faire grand choses, leur pouvoir a disparu (NdT: C’est pour cela que patronnat et gouvernement sont la main dans la main pour 1) neutraliser les syndicats et en faire des moutons bouffant au ratelier des subsides et 2) couper l’herbe sous le pied des ouvriers sur le plan de la lutte social en délocalisant…)

Il en va de même lorsque les consommateurs boycottent un ou plusieurs produits, ceci s’est passé dans les années 1960 lorsque les ouvriers agricoles californiens organisèrent un boycott du raisin qui ne se vendit plus à travers la nation. Ce fut un succès et les revendications furent acceptées.

De même lorsque les soldats refusent de se battre, les armées ne peuvent plus faire la guerre. Ceci fut un des éléments cruciaux qui mit fin à la longue à la guerre du Vietnam. Le gouvernement ne pouvait plus compter sur l’armée. (NdT: Howard Zinn fut un activiste pacifiste anti-Vietnam de la 1ère heure et fut arrêté à plusieurs reprise, professeur d’université, son dossier au FBI comptait des milliers de pages !!…).

Il est très important de bien comprendre le pouvoir des gens qui paraissent comme çà ne pas avoir de pouvoir… Des gens organisés, déterminés, qui refusent leur obéissance au gouvernement ont soudainement beaucoup de pouvoir. Et vous voyez des choses se produire, des gouvernements tomber, des gouvernements tyranniques disparaître et d’un seul coup vous voyez des dictateurs fuir dans leurs hélicoptères avec des millions de gens dans les rues…

[…]

Il y a des gens qui font des choses héroïques, mais la plupart des gens ne font rien d’héroïques. Les grands mouvements sociaux ne viennent pas d’actes héroïques, ils proviennent de petits succès qui amènent de plus en plus de gens à la lutte, ils viennent de millions de gens qui finissent par faire les petites choses nécessaires et à un certain point de l’histoire, toutes ces petites choses convergent et quelque chose de bien se produit, un grand changement survient.

Encore une dernière petite chose: Si vous vous engagez dans un mouvement, même de la manière la plus modeste qui soit, si vous participez à un vrai mouvement pour la démocratie réelle, que vous gagniez ou perdiez dans le sens immédiat, que vous voyiez la victoire ou pas, votre vie sera meilleure, votre vie sera remplie, votre vie sera plus intéressante.

Merci de votre attention.

=  =  =

Source:

“Howard Zinn Speaks”, Arnove A., Haymarket Books, 2012.

 

 

Résistance politique: Le mouvement BDS de boycott d’Israël…

Posted in actualité, altermondialisme, économie, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 16 février 2014 by Résistance 71

Dix raisons pour lesquelles je soutiens Alan Dershowitz, ou pas

 

Gilad Atzmon

 

14 février 2014

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2014/02/14/ten-reasons-why-i-support-alan-dershowitz-not/

et

http://www.gilad.co.uk/writings/ten-reasons-why-i-support-alan-dershowitz-not.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le fervent du nettoyage ethnique Alan Dershowitz n’est pas content avec les efforts actuels du mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) contre Israël. Plus tôt aujourd’hui, le quotidien israélien Haaretz a plublié une diatribe de Dershowitz contre le mouvement BDS. Pour la première fois, je dois l’admettre, je suis d’accord avec le propagandiste sioniste. Revoyons les dix arguments de Dershowitz contre BDS et épluchons les comme un oignon pour voir ce qu’il y a au milieu.

____________________________

1. “Le mouvement du BDS impose de manière immorale le blâme entier de l’occupation continuelle israélienne et la politique de colonisation sur les Israéliens.”

Dershowitz a absolument raison. C’est en fait immoral de blâmer aveuglément l’oppresseur. Les victimes devraient aussi être tenues pour responsables. Les détenus des prisons à ciel ouvert d’Israël (les Palestiniens) devraient endorser la responsabilité une fois pour toute. De même, au lieu de blâmer les nazis, nous devrions suivre les nouvelles lignes de conduite morales de Dershowitz et insister sur ce que les détenus des camps de concentration auraient dû questionner leur manque de volonté de faire la paix avec les nazis.

2. “Le mouvement actuel du BDS, spécialement en Europe et sur certains campus universitaires américains, encourage les Palestiniens à rejeter les solutions de compromis au conflit.”

Dershowitz est pile poil là-dessus. Il est de fait scandaleux que des universités européennes et quelques universités américaines encourage les Palestiniens à rejeter la “solution à deux états juifs”.

3. “Le mouvement BDS est immoral parce que ses leaders ne seront jamais satisfaits avec le type de solution à deux états qui est acceptable pour Israël.”

Les leaders du BDS sont de fait immoraux de ne pas accepter “la solution à deux états juifs”, mais aussi d’accepter l’argent de financement du sioniste libéral George Soros, ce qui les a mené à faire des compromis sur les droits précieux des Palestiniens et ce derrière le dos de ces mêmes Palestiniens.

4. “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il viole le principe de base des droits de l’Homme, à savoir ‘le pire en premier”.

Il est de fait immoral pour les leaders de BDS de critiquer Israël au lieu de rejoindre le ‘Nouveau Moyen-Orient’ visionnaire et humanitaire d’Israël, un rêve utopique d’une région dominée par des guerres sectaires au nom du printemps, des droits homosexuels et de Coca Cola.

5 “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il nuit aux mauvaises personnes.”

 “BDS nuirait aux travailleurs palestineins qui perdraient leur travail”, dit Dershowitz. Voyons les choses en face, il n’y a rien de plus encourageant que de contempler la transformation du nettoyeur ethnique Dershowitz en un gracieux humanitaire motivé par ses préoccupations au sujet des travailleurs palestiniens.

6. “Le mouvement BDS est immoral car il encourage l’Iran.”Correct. C’est très mal d’encourager l’Iran seul et d’oublier les millions de djihadistes potentiels de la région et au-delà.

7 “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il focalise l’attention du monde hors de plus grandes injustices, incluant des génocides.”Tellement vrai. La Palestine en fait détourne l’attention de l’implication d’Israël dans le trafic international d’organes, des diamants du sang et du commerce des armes. Cela peut même divertir l’attention du lobby juif et de ses efforts incessants pour pousser aux guerres globales.

8. “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il fait la promotion de fausses vues en ce qui concerne l’état-nation du peuple juif, exagère ses défauts et ainsi fait la promotion d’une nouvelle variation du préjudice le plus vieux du monde, l’antisémitisme.”

De fait, nous ne devrions jamais exagérer les défauts de l’état juif. En fait, nous n’avons pas à le faire. Nous devons rester précis scientifiquement et nous rappeler que du temps de l’opération “Plomb durci”, 94% des juifs d’Israël soutenaient les mesures génocidaires entreprisent par la la FDI contre les Palestiniens.

9 “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il réfléchit et encourage un double standard de jugement et de réponse en ce qui concerne les violations des droits de l’homme.”
Il est de fait très immoral et politiquement incorrect d’exposer les crimes commis par les juifs et l’état juif, parce que bien sûr tout le monde sait que les juifs sont au-delà de toute critique.

10 “Le mouvement BDS ne parviendra jamais à ses objectifs.”
Correct. BDS ne réussira jamais. Les juifs se définissent par la négation et le mouvement BDS est là pour alimenter l’identification juive. C’est pourquoi le mouvement BDS est dominé et financé par des philanthropes juifs. Voyons les choses en face, BDS ne va pas renverser Israël. L’état juif va s’auto-détruire, bientôt.

Colonialisme et crimes occidentaux en Amérique du Nord: L’Indian Fund Trust pillé par l’entreprise « Canada »…

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Le fond du Trust Indien d’une valeur de 650 trillions de dollars est en train d’être volé

 

Kahentinetha Horn

 

Entretien de la rédactrice en chef de Mohawk Nation News avec John Robles de “La Voix de la Russie” (audio de l’entretien sur le lien original en anglais)

 

12 Février 2014

 

url de l’article original:

http://voiceofrussia.com/2014_02_12/Canadas-650-trillion-Indian-Trust-is-being-stolen-Kahentinetha-Horn-1476/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est déjà une conspiration du vol et de l’exploitation vieille de plusieurs siècles, qui a commencé avec la doctrine de l’église catholique dite “doctrine de la découverte”, qui permît aux Européens de commettre un génocide à l’encontre des peuples indigènes des Amériques (NdT: et de toute terre “non chrétienne” au nom du pape, vicaire du christ, auquel l’humanité devait allégence…) et de voler leurs terres et leurs ressources aussi loin que l’église recevait une bonne part du butin.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, l’exploitation des terres volées continue, tout comme l’abus et le vol des fonds de trust qui ont été (soi-disant) faits pour les peuples indigènes.

Le fond de l’Indian Trust au Canada vaut environ à lui seul 650 000 milliards de dollars, celui des Etats-Unis détient au moins 450 000 milliards de dollars a tout moment et pourtant cet argent n’a jamais été donné aux peuples autochtones et il continue d’être contrôlé, retenu et exploité par les envahisseurs qui sont en contrôle du système d’exploitation. Légalement parlant, le Canada est une entreprise commerciale, une entreprise qui s’échange sur le marché boursier du NYSE et d’après l’ancienne de la nation Mohawk (Confédération Iroquoise) Kahentinetha Horn, l’entreprise “Canada” est en train d’être dissoute et le fond de trust indien est évacué en catimini vers l’Europe. Dans un entretien avec “la Voix de la Russie”, Mme Horn dit que les peuples indigènes d’Amérique du Nord, qui n’ont aucun recours, désirent rencontrer le président Vladimir Poutine. Elle appelle les Russes et les peuples indigènes des Amériques alliés et appelle pour l’unité contre un ennemi commun.

Bonjour, ici John Robles et vous écoutez un entretien avec Kahentinetha Horn, membre de la nation Mohawk de la Confédération Iroquoise et membre du clan de l’ours. Elle est propriétaire/éditrice de MohawkNation.News.com. Elle appartient aussi au conseil des anciens de la nation Mohawk.

Robles: Hello, Kahentinetha.C’est un plaisir que de parler de nouveau avec vous.

Horn: Bonjour. La Russie est toujours dans les informations, c’est ce que nous voyons à la télé et j’ai vu et ai appris pas mal sur la Russie. Elle semble être un bon endroit où aller.

Robles: Oui, en fait çà l’est. Vraiment et ce malgré toute la mauvaise propagande colportée. J’adore être ici.

Horn: Bon, alors la grande nouvelle est que le Canada est en train de rejoindre les Etats-Unis et l’ONU dans leur grille de contrôle. Vous savez, le programme d’Agenda 21 ?

Robles: Non, je ne suis pas familier avec cela. SVP, expliquez-nous ce que c’est, qu’est-ce que l’Agenda 21 ?

Horn: C’est un programme sur lequel ils travaillent depuis les années 1970 et il est maintenant effectif et l’ONU, qui est une autre entreprise commerciale, elle va avoir une armée et va gérer le monde. Cela va devenir comme “le super departement ou ministère des affaires indiennes”, mais à l’échelle planétaire.

Je le vois de cette façon: les avocats… il y a une grosse firme légale qui travaille pour le gouvernement, pour la corporation du Canada et ces avocats se sauvent et ceci se passe de manière, si… soudaine, cela paraît soudain en tout cas, mais cette grosse annonce fut faite mercredi. Ils ont dit en gros: “Partons d’ici pendant qu’il en est encore temps.” Et un grand nombre d’entre eux rejoignent une firme légale américaine et des nations-unies appelée Piper, c’est une firme internationale et opère depuis l’ONU même.

Ce sont eux qui vont écrire les règles et réglementations pour les banquiers dans le monde. Ils vont prendre tout l’argent qu’ils nous ont volé, qui est mis sur des comptes offshore dans des paradis fiscaux, vous savez, de façon à ce que personne n’y touche et ceci se passe déjà depuis un bon moment.

L’ancien patron de la Banque du Canada, Mark Carney, est parti en Juillet dernier et il est parti pour devenir le patron de la Banque d’Angleterre. Il est celui qui… Nous avons un énorme fond de l’Indian Trust de plus de 600 000 milliards de dollars, le plus gros du monde, c’est ce qui est en train d’être bougé. Il est donc parti en Angleterre pour faire cela.

La firme légale vous en dit un petit peu à ce sujet, c’est la maison-mère de quelques premiers ministres, de juges de cours fédérales, de politiciens fédéraux et provinciaux. Quand ces gens ne travaillent plus au sein des gouvernements, c’est là qu’ils vont et le boulot de cette firme légale et d’empêcher que les banquiers aient chaud aux plumes. C’est leur boulot essentiel.

Alors maintenant, comme les rats, ils quittent le navire et beaucoup d’entre eux retournent vers ce que j’appelle la “mère patrie”, vous savez, l’un d’entre eux que je connais personnellement, a deux maisons en France et c’est là-bas qu’il va aller vivre.

Maintenant aussi loin que je sois concerné, ces criminels devraient tous aller en prison, ils devraient pourrir en prison. Et ils ne veulent pas retourner en Europe sur le type de bateau d’esclaves sur lequel ils sont venus, parce qu’ils disent: “Je m’en vais en première classe”. Voilà tout. Ils pensent que parce qu’ils sont enrés dans le processus de rédition, ils veulent décider comment ils vont se rendre parce qu’ils ne sont qu’une bande d’escrocs. Maintenant, leur firme légale est en train de dissoudre l’entreprise Canada avec eux.

Robles: Pour nos auditeurs, pourriez-vous SVP donner un résumé succint de ce qu’est vraiment la Corporation du Canada ? Parce que beaucoup de gens n’en savent rien, cela n’est pas dit et pour nos auditeurs, la seule fois où ils l’ont entendu çà a été dans vos entretiens précédents (NdT: Il y a pas mal d’info là-dessus sur la toile, de plus en plus même, ceci est peut-être un effet direct de la dissolution actuelle de l’ entreprise comme le dit Kahentinetha). Qu’est-ce que l’entreprise, la corporation Canada ?

Horn: Le Canada et les Etats-Unis sont tous les deux des corporations, des entreprises commerciales, qui ont des actionnaires, qui sont les banquiers ; les banquiers internationaux en sont les actionnaires. Ils sont venus au Canada et aux Etats-Unis et ont placé leurs entreprises ici avec pour seul but de voler toutes les terres et ressources, de complètement détruire notre terre. Maintenant ils prennent l’argent fait sur notre dos et se sauvent. Ils sont en train de dissoudre leur corporation parce qu’ils en sont au point où ils commencent à avoir beaucoup de résistance de la part des gens, de nous, des véritables propriétaires, usagers de cette terre et de toutes ces ressources. Et je ne parle pas ici que des ressources naturelles exploitables, non, mais de la terre elle-même, de l’air, de l’eau. Tout ceci originellement appartient aux peuples, aux nations autochtones.

L’entreprise Canada est une entreprise, une corporation étrangère. Ils la dissolvent maintenant et aussi loin que je puisse voir, ils partent ; mais dans le même temps, ils importent de nouveaux immigrants au Canada et ces gens viennent d’Inde et d’ailleurs, ce sont des immigrants avec beaucoup d’argent et on ne leur a bien sûr pas dit qui sont les véritables propriétaires de la terre et ils commencent déjà à établir leurs affaires et ils commencent eux aussi à voler tout ce que leurs prédécesseurs ont laissé derrière eux.

C’est ce que nous constatons maintenant. Ils ont l’argent et ils obtiennent de ces gens pour établir ceci et leur boulot est de continuer le génocide parce que le génocide ne fut jamais complètement achevé par ces gens. Nous sommes toujours là. Et nous nous plaignons et nous nous dressons contre eux. Et nous avons beaucoup de gens avec nous, qui se dressent contre eux.

Le Canada n’a pas de constitution qui est capable d’outre-passer les règlementations imposées par la Corporation du Canada, qui est une pseudo-démocratie et qui est fondée sur le vol et l’abus de pouvoir.

Le premier ministre Harper renforce les règles corporatrices et le système policier. Il va maintenant établir des prisons privées qui pourront contenir 50 000 prosonniers, ceci sera fait de manière privée. Ces prisons seront essentiellement faites pour contenir les membres des peuples autochtones.

Donc, comme je l’ai dit, la Corporation, comme toute corporation est en train d’être dissoute, les actionnaires essaient maintenant de diriger cette dissolution en leur faveur. Et nous sommes… une des choses que nous voulons est une liste de ces actionnaires de l’entreprise/corporation du Canada. Ils doivent comparaître en justice sous les charges de génocide et de vol aggravé, mais ils vont se sauver avec le fond de trust indien de plus de 650 000 milliards de dollars ! Je pense que le monde désire nous aider ! Je pense que tout le monde veut nous aider. Ai-je tort ou raison ?

Robles: Je pense que vous avez raison. Vont-ils vraiment quitter le Canada et si la corporation et les gens derrière elle partent et retournent en Europe, où cela laissera t’il le Canada en tant que nation ?

Horn: Et bien les gens qui sont laissé derrière, on les laisse porter le sac et ils sont ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe, ils ne le  voient pas. Vous pouvez leur expliquer, leur dire en long, en large et en travers, ils ne le voient pas parce que ce sont des gens qui ont l’habitude d’être pris en charge, à qui on ordonne et qui sont habitués à être obéissant. C’est le genre de personnes auxquelles on a affaire. Alors ces gens vont rester et nous allons nous retrouver à nous occuper et prendre soin d’eux.

Robles: Encore.

Horn: Mais vous savez… ouaips, encore !

Que s’est-il passé ? C’est ce qu’il s’est passé en Islande et je pense que c’est ce dont ils ont peur. En Islande, le peuple a fait une nouvelle constitution et ils ont mis leurs banquiers et politiciens verreux derrière les barreaux pour ce qu’ils ont fait.

Vous rappelez-vous l’Islande en 2008 ? Ils ont complètement volé ces banques et les politiciens les ont aidé. Alors les gens ont réécrit leur constitution et ils se sont débarrasser de leur machine à fric.

Vous voyez, dès que vous virez la machine à fric, ils vont se sauver. Mais en ce qui me concerne, nous allons non seulement leur retirer leur machine à fric, mais nous allons les forcer à rembourser TOUT ce qu’ils ont volé. Voilà ce que je dis.

Robles: Comment pensez-vous que ceci pourra être fait ?Comment pensez-vous les empêcher de sortir l’argent du Canada ? L’argent est peut-être déjà ailleurs

Horn: Oui peut-être… ou peut-être pas.

Robles: Y a t’il quelque chose que vous puissiez ou que nous puissions faire pour empêcher cela ?

Horn: Et bien je pense que nous devons commencer à ouvrir des couloirs diplomatiques et nous désirerions rencontrer Mr Poutine.

Robles: Je vois.

Horn:. Il est le seul que je vois tenir tête à Obama, il ne semble pas avoir peur d’Obama.

Robles: Comment cela se passe t’il avec l’ONU ? Je me souviens de la dernière fois que nous nous sommes parlés, vous remplissiez un dossier de l’ONU au sujet de la corporation du Canada, suis-je correct ?

Horn: L’ONU est une entreprise créée par les banquiers de Londres (NdT: Le QG de l’ONU à New York est erigé sur un terrain “donné” par les Rockefeller, les protégés des Rothschild et donc de la City de Londres, en Amérique du Nord…). Ils gèrent absolument tout. Nous l’avons vu venir depuis un moment. Nous avons vu ces derniers jours que le porte-flingue de la corporation du Canada et les banquiers partent tous, les avocats qui sont les gardes-fou du système, ceux qui protègent la corporation, ils partent.

D’un seul coup je me rends compte qu’ils sont partis, qu’ils partent. Ils emballaient leurs affaires et partaient lorsque j’ai appelé.

Robles: C’est incroyable. Qu’est-ce qu’il va rester et quel recours aurez-vous ? Je veux dire, est-ce que cela va être dur ? De leur courir après dans leur système légal ? Que pouvez-vous faire ? Que pouvons-nous faire ?

Horn: Qu’est-ce qu’il va se passer quand la corporation va se dissoudre pour de bon ?

Robles: Que pensez-vous qu’il va se passer ? Je n’ai aucune idée, c’est pourquoi je vous le demande.

Horn: Ils nous tiennent au collet par le truchement de leur corporation.

Robles: Juste.

Horn: Quand çà va se dissoudre alors quoi? Une chose dont je me rappelle est d’avoir pensé à la Russie, je ne sais pas quels sont vos sentiments au sujet du Tsar, c’était il y a longtemps, mais il aimait bien les Indiens. Il était très intéressé et passionné par les Indiens.

Robles: Kahentinetha, laissez-moi vous raconter une histoire. J’aimerai que vous y réagissiez. Cela est sorti l’été dernier, il y avait quelques généticiens qui faisaient une étude sur le corps d’un jeune garçon autochtone mort il y a très longtemps et dont le corps avait été gelé quelque part. Ils ont découvert de l’ADN de provenance ethnique russe dans ce garçon, environ 40% ou quelque chose du style.

Horn: Etait-ce en Alaska ?

Robles:. Je ne sais plus les détails. Quelque part en amérique du Nord, peut-être au Canada ou je ne sais plus, dans le nord.

Horn: Sûrement en Alaska, à cause du passage de terre… Je vais juste vous dire ce que je pense ok ?

Robles: Oui, oui, bien sûr, SVP.

Horn: Poutine est un descendant je pense des gens qui travaillaient, il n’est pas de la famille royale, mais de ceux qui travaillaient avec les Romanov. Ils furent tués par les oligarques britanniques. Je pense qu’ils voyaient les Romanov comme un maillon faible de la chaîne du pouvoir (NdT: Quoi qu’on pense du tsar, celui-ci avait viré la Standard Oil des Rockefeller de Russie, car ses conseillers s’étaient rendus compte de l’importance à venir du pétrole, l’état russe en voulait l’exploitation qui jusqu’ici avait été sous-traitée aux Rockefeller et leur Standard Oil… Ceci fut une des raisons de la chute des Romanov et la mise en place du système bolchévique financé par Wall Street et la City de Londres comme le montre les recherches de l’historien anglo-américain Antony Sutton. Les raisons ? Financement et dette/rente d’une grosse nation et accaparement d’un marché captif). Depuis, Poutine s’est dressé et il est très puissant.

Robles: Oui, il l’est.

Horn: Je pense que Poutine est la seule personne dont tout le monde a peur. Obama a peur de lui.

Les Russes ne sont pas dans la même situation que les gens d’ici qui sont juste parties intégrantes d’une entreprise commerciale. Les Russes ne font pas partie d’une entreprise commerciale. Vous êtes les personnes indigènes, endémiques à l’endroit, à la terre. Et bien, aujourd’hui le pipeline dont nous parlions…

Robles: Kahendinetha, vous parliez de quelque chose avec le tsar…

Horn: J’ai dit que le tsar appréciait les peuples autochtones et d’aussi loin que je le vois, vous, le peuple russe, êtes nos alliés. Vous êtes nos alliés, vous êtes vous-mêmes indigènes et comme le dit le vieil adage: “tout ennemi de mon ennemi est mon allié”. Donc, vous, le peuple russe êtes notre allié.

Ainsi nous désirerions rencontrer Mr Poutine et nous désirerions parler de ce qui se passe ici, parce que ces escrocs, ces criminels se sauvent et ils pensent qu’ils vont pouvoir tout prendre avec eux. Mais nous allons les mettre sur les galères, ces bateaux galères de la traite d’esclaves et les faire retourner de la même manière qu’ils sont venus. C’est ce que je ressens pour eux. Je ne suis peut-être pas très gentille, mais regardons ce qu’ils nous ont fait, plus de cent millions d’entre nous, alors… C’est le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité.

Robles: Maintenant au sujet de ce pipeline si nous pouvons, parce que je pense que cela va être quelque chose qui peut galvaniser les nations et les tribus pour finalement se rebeller. Qu’en pensez-vous ?

Horn: Vous savez, les Mohawks sont les gardiens de la porte de l’Est de la confédération iroquoise, parce que c’est de cette façon qu’ils sont entrés sur l’Île de la Grande Tortue (NdT: l’Amérique du Nord en terminologie indienne), ce fut par notre rivière ici (rivière Mohawk) et jusque dans les grands lacs, au cœur du territoire même et nous, les Mohawks, nous sommes les gardiens de cette porte orientale et nous avons cette tâche, nous observons, surveillons et nous intervenons si nous le devons.

Plus de lecture:

Fonds manquants et vols des US Indian Trust Fund, Corporation of Canada et le vol dd l’ Indian Trust Fund.

Pourquoi le Canada n’est pas un pays et la véritable nature des tribunaux, the True Nature of the Courts:

“Sous la loi internationale, la loi des nations, une confédération n’est jamais survenue conformément à la section 1. De plus, la confédération n’a pas été effectuée par le peuple du Canada mais par un ministre de l’assemblée nationale britannique. Aucune des résolutions de conférence du Québec datant de 1864 n’a été mise dans le British North America Act (BNAA) ou loi sur l’Amérique du Nord Britannique. Le BNAA n’est rien de plus qu’un simple manuel politique d’une corporation, entreprise privée appelée “Canada” de laquelle personne n’est résident.”

“Les sections 2 et 9 du BNAA confirment que le pouvoir exécutif est assigné à la reine et à ses héritiers et successeus. Quoi qu’il en soit, l’extension de la partie enregistrée dans la section 2 a été répudiée en 1893 et ainsi la monarchie britannique a perdu tout pouvoir exécutif sur le Canada après le décès de la reine Victoria en 1901.”

“Tous les documents constitutionnels font référence seulement aux personnes ou variations qui sont des entités entrepreneuriales et non pas des personnes de chair et de sang.”

Politique française: La France se larbinise toujours plus avec la visite d’Hollande à Washington

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 14 février 2014 by Résistance 71

Après Tel-Aviv, la serpière actuelle de l’Élysée a été chercher ses ordres à Washington pour satisfaire toujours plus Wall Street, la City de Londres et la bal des vampires aux manettes. A l’ordre du jour: renforcement colonial, pillage, ethnocide et toujours plus de crimes dans l’opération « contrôle du monde » par l’occident criminel et continuation de la grille de contrôle du Nouvel Ordre Mondial. Tout cela bien sûr en notre nom… Oups, non pardon ! Seulement aux noms des votards qui mettent ces guignols à la barre du bateau ivre… Rien de ce que font ces criminels quels qu’ils soient ne se fait en notre nom… Ouf !

Si ce n’était pas si grave, çà en serait risible…

— Résistance 71 —

 

Dans le jargon camerounais, on appelle ça du «njangui» . Washington est en train d’aider Paris dans ses guerres au Mali et en République centrafricaine tandis que Paris promet de renforcer le soutien au « pivot vers l’Asie » d’Obama et qui vise la Chine.

Visite d’Hollande à Washington: La France adhère à la guerre néocoloniale mondiale

 

Alex Lantier

 

14 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-14166.html

 

Hier a marqué la fin d’une visite d’Etat de trois jours du président français François Hollande à Washington, DC. Cette visite était censée représenter l’enterrement définitif des conflits diplomatiques qui avaient éclaté il y a plus d’une décennie entre les Etats-Unis et la France lorsque le président droitier, Jacques Chirac, s’était opposé en 2003 à l’invasion de l’Irak par le gouvernement Bush.

Dans une tribune commune publiée lundi, en début de visite, par le Washington Post et Le Monde, Obama et Hollande ont clairement mis en évidence une nouvelle alliance franco-américaine.

Ils écrivent: « Il y a dix ans à peine, peu nombreux étaient ceux qui pensaient que nos deux pays allaient travailler ensemble aussi étroitement dans tant de domaines. Mais notre alliance s’est transformée au cours des dernières années. Depuis le retour de la France dans la structure de commandement de l’OTAN, il y a quatre ans, nous avons développé notre coopération à tous les niveaux dans le cadre de notre engagement à renforcer constamment le partenariat entre l’OTAN et l’Union européenne. Nous sommes deux nations souveraines et indépendantes qui prenons nos décisions en nous fondant sur nos intérêts nationaux respectifs. Mais c’est précisément parce que nos intérêts et nos valeurs sont si proches que nous avons été en mesure de faire franchir un nouveau cap à notre alliance. »

Par cette déclaration, le Parti socialiste (PS) de Hollande adhère en tant que partenaire minoritaire au programme américain de domination mondiale, lancé sous Bush et qui s ‘est poursuivi sous Obama après qu’il eut succédé à Bush en janvier 2009. Au mépris à la fois de l’opinion publique et des traditions de sa propre diplomatie impérialiste d’après la Deuxième Guerre monde, Paris est en train de renoncer à toute prétention de vouloir poursuivre une politique étrangère indépendante de Washington.

La Stratégie nationale de sécurité des Etats-Unis de 2002 qui visait à justifier l’agression américaine contre l’Irak, prônait une politique « fondée sur une approche très américaine de l’action internationale, synthèse de nos valeurs et des intérêts de notre pays. »

Actuellement, Obama et Hollande citent des « intérêts et des valeurs » partagés pour s’engager non pas dans la conquête d’un pays mais dans un nouveau partage néocolonial de la planète entière par l’impérialisme. Washington est en train d’aider Paris dans ses guerres au Mali et en République centrafricaine tandis que Paris promet de renforcer le soutien au « pivot vers l’Asie » d’Obama et qui vise la Chine. Tous deux appuient la campagne menée par l’Allemagne pour isoler et découper la Russie, à commencer par les actuelles protestations de rue de l’extrême-droite réclamant un changement de régime en Ukraine.

En septembre dernier, la France était apparue comme l’unique puissance européenne à mener une guerre contrôlée par les Etats-Unis contre la Syrie et qui aurait pu dégénérer en une guerre avec les partisans de la Syrie, l’Iran et la Russie. Hollande avait fait pression pour la guerre après que le parlement britannique avait voté contre et en dépit d’une massive opposition populaire en France. Ceci avait valu à Hollande d’être comparé à l’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, qui avait été ridiculisé et traité de « caniche » de Bush pour son soutien servile à la guerre en Irak.

Lors de leur conférence de presse conjointe, mardi à Washington, Obama a félicité Hollande en disant : « Du Mali et de la République centrafricaine en passant par la Syrie et l’Iran, vous avez fait preuve de courage et de détermination et je veux vous remercier pour votre leadership et votre partenariat avec les Etats-Unis. » Il a aussi annoncé une aide accrue à l’opposition islamiste liée à al Qaïda en Syrie.

Obama a aussi fait l’éloge de Hollande, qui vient tout juste d’annoncer un allègement fiscal de 30 milliards d’euros pour les patrons, impliquant des coupes dans les dépenses sociales, pour le lancement de nouveaux pourparlers en vue d’un nouvel accord de libre-échange. Il a dit qu’ils avaient convenu de poursuivre un partenariat transatlantique TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), en ajoutant vouloir remercier le président Hollande pour son engagement sur ces négociations. 

Hollande s’est solidarisé avec le programme de guerre et d’austérité défini par Obama, dont il a salué l’élection comme la preuve que l’Amérique progressait une fois de plus. Il a ajouté que l’Amérique était capable de rendre quelque chose possible, de faire progresser les choses.

La déclaration par Hollande que ce programme conjoint d’austérité et de guerre représente un « progrès » est un mensonge absurde. Paris a réagi à la crise de sa propre position dans le monde – sa perte de compétitivité au profit de l’Allemagne, la diminution de son influence économique dans ses anciennes colonies et l’effondrement de son économie minée par de dures coupes sociale – par un retour en arrière, en empruntant la voie d’une politique mondiale du pillage.

La crise de l’ordre impérialiste mondial a irrévocablement ébranlé l’équilibre de classe qui existait en France durant la période qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale.

Le commentaire conjoint de Hollande et d’Obama souligne l’importance considérable de la décision prise en 2009 par le prédécesseur de Hollande, le président droitier, Nicolas Sarkozy, de réintégrer la France dans l’OTAN après 43 ans d’absence du commandement militaire de l’OTAN. Cette décision d’intégration de la politique étrangère française et américaine, entretenue par Hollande et silencieusement soutenue par ses alliés, le Parti communiste français (PCF) et le Nouveau parti anticapitaliste de pseudo-gauche (NPA), a des conséquences politiques d’une portée considérable.

 L’écart traditionnel qui existe entre la politique étrangère américaine et française, tel que l’avait formulée le général de Gaulle, est né de la crise révolutionnaire de la France d’après-guerre. De Gaulle et le PCF, avaient tous deux cherché à réprimer le sentiment anticapitaliste au sein de la classe ouvrière et qui avait éclaté après l’effondrement en France du régime de collaboration avec les nazis. De Gaulle, qui dirigeait la majorité des forces droitières dans la Résistance et le reste de l’armée coloniale française, comptait sur le soutien du PCF pour fonder un nouveau régime capitaliste et garder la mainmise sur les colonies françaises.

Cette stratégie et de Gaulle personnellement furent toutefois confrontés à une opposition émanant de puissantes forces à Washington. L’impérialisme américain s’opposait au PCF et avait ses propres vues sur les colonies de la France. De Gaulle craignait que si Washington le mettait à l’écart en gardant un responsable de Vichy à la tête de l’Etat, la colère populaire pourrait s’avérer impossible à contrôler.

La contrepartie extérieure à son exercice d’équilibre entre des éléments droitiers et le PCF fut la poursuite, au sein de l’OTAN, d’une politique étrangère indépendante, dont des ouvertures restreintes vers Moscou et des efforts pour empêcher que les conflits entre Washington et Moscou ne s’exacerbent trop.

En 1945, de Gaulle préconisa « une politique française d’équilibre entre deux très grandes puissances, politique que je crois absolument nécessaire pour l’intérêt du pays et même pour celui de la paix. »

De Gaulle était un impérialiste impitoyable dont les idées préfiguraient la résurgence mondiale de l’impérialisme de nos jours. En réfléchissant à la défaite de son gouvernement lors de la guerre d’Algérie et à la décision de permettre un référendum en 1962 qui mènerait à l’indépendance de l’Algérie, il écrit dans ses Mémoires : « Tout nous commande de reparaître au Caire, à Damas, à Amman, à Bagdad, à Khartoum, comme nous sommes restés à Beyrouth. »

Les concessions qu’il fit à la classe ouvrière et les conflits entre les intérêts français et américains l’obligèrent toutefois à poursuivre une politique indépendante de Washington, notamment dans le contexte de tensions franco-américaines grandissantes dans les années 1960. De hauts responsables français ainsi que des publications ont accusé la CIA d’avoir encouragé le putsch avorté de 1961 contre de Gaulle, qui visait l’indépendance algérienne et qui était conduit par l’ancien responsable de l’OTAN, le général Maurice Challe, dans le but de maintenir l’Algérie française et d’empêcher qu’elle ne tombe sous influence soviétique.

Ceci, ainsi que l’opposition américaine au programme nucléaire français, amena de Gaulle à retirer en 1966 la France des commandements intégrés de l’OTAN et à restreindre les opérations de renseignement en France.

Cette politique s’est pourtant effondrée une fois pour toute après l’éclatement de l’Union soviétique et au milieu de la crise grandissante du capitalisme européen. Les concessions sociales faites à la classe ouvrière qui avaient formé la base de la collaboration du PCF avec de Gaulle ainsi que les limitations militaires imposées à l’impérialisme européen du fait de l’existence de l’URSS ont disparu. Un nouveau conflit révolutionnaire est en train d’émerger entre la classe ouvrière et une classe dirigeante déterminée à préserver sa richesse au moyen d’une régression sociale sur le plan intérieur et de guerres prédatrices à l’extérieur.

Le virage à droite brutal des partis bourgeois de « gauche » en faveur d’une politique de guerre d’agression irresponsable est un signe sans équivoque de la crise révolutionnaire qui est en train d’émerger et du fossé qui est en train de se creuser entre la classe ouvrière et tous les représentants de la classe capitaliste.

Le PCF et le NPA ont utilisé leur soutien à l’opposition syrienne, soutien qui a été cyniquement justifié par des motifs « de droits humanitaires », pour se ranger derrière la politique irresponsable du Parti socialiste au péril d’une guerre avec la Syrie, l’Iran et même avec la Russie et la Chine. Ils ont préféré ignorer la divulgation des opérations d’espionnage de masse perpétrées tant par les services de renseignement américains que français, et que l’ancien agent de la NSA, le lanceur d’alerte Edward Snowden, a révélées. Ils sont complices de tous les crimes qui sont en train d’être planifiés à Washington, Paris et par tous les autres alliés impérialistes des Etats-Unis.

JO sport propagande et réalité… Sotchi et la honte de l’occident…

Posted in actualité, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, sport with tags , , , , , , on 14 février 2014 by Résistance 71

Certes les JO d’hiver comme d’été sont devenus des pompes à fric et des vitrines de la société marchande du spectacle pathétique, mais le lynchage organisé propagandiste du concert des merdias occidentaux en l’occurence contre la Russie et Poutine, a atteint des sommets encore jamais égalés.

Le grand cirque est complet… et on est loin, très loin de l’esprit « mousquetaires » de P. de Coubertin, qui peut en être surpris ?

— Résistance 71 —

 

Les cinq cercles de glace

 

Manlio Dinucci

 

12 février 2014

 

url de l’article en français:

http://www.voltairenet.org/article182153.html

 

Les Jeux Olympiques sont toujours l’occasion pour le pays hôte de se présenter au reste du monde. Mais à Sotchi, comme à Pékin, ce devait être l’inverse : une opportunité pour l’Occident de présenter sa vision du pays hôte à ses téléspectateurs. C’est pourquoi, la grande majorité des articles et émissions consacrés aux Jeux, en Europe et en Amérique du Nord, ne sont pas informatifs, mais tentent par tous les moyens de dénigrer « la Russie du tsar Poutine ».

Des vents de guerre froide soufflent sur les Olympiades hivernales de Sochi, ou plutôt sur les « Olympiades du tsar Poutine » comme les appellent à l’unisson les médias occidentaux. Les splendides prestations des athlètes du monde entier, qui se sont préparés pendant des années pour les jeux, passent au deuxième plan ou bien sont ignorées, sauf si c’est un athlète national qui gagne.

Tandis que s’assombrissent les Olympiades, fruit d’un travail collectif colossal, on fournit des informations détaillées sur l’élimination des chiens errants à Sochi et sur le fait qu’à la cérémonie d’ouverture un des cinq anneaux olympiques ne s’est pas éclairé, en gardant l’apparence d’un flocon de neige (funeste présage, auraient dit les antiques). En même temps est lancée l’alarme à un attentat terroriste qui pourrait bouleverser les Olympiades, après ceux qui ont eu lieu ponctuellement à Volgograd.

À Washington, où on s’y entend en terrorisme, on a exprimé sa préoccupation pour un possible attentat à Sochi en décidant d’intervenir militairement : le Mount Whitney, navire amiral de la Sixième flotte, a levé l’ancre de Gaète (Latium) pour entrer en mer Noire avec la frégate Taylor. Se tenant prêts à évacuer de Sochi les athlètes et les spectateurs étasuniens, les deux navires de guerre, flanqués d’unités géorgiennes, s’exercent en attendant aux limites des eaux territoriales russes.

Barack Obama, David Cameron et François Hollande, vaillants défenseurs des droits humains par lesquels ils motivent leurs guerres et les massacres y afférant, ont fait comprendre qu’ils ne sont pas allés aux Olympiades parce qu’en Russie la propagande gay est interdite ; et Enrico Letta (président du Conseil italien, NdT) a promis de réaffirmer à Sochi la contrariété de l’Italie face à toute norme discriminatoire à l’égard des gays. Il l’a déclaré quelques jours seulement après avoir fait officiellement les louanges à Dubaï de « la position humanitaire des Émirats » et avoir exprimé des appréciations analogues à l’égard des autres monarchies du Golfe, dont les codes pénaux punissent les rapports consentis entre adultes de même sexe de dix ans de prison et, en Arabie saoudite, de flagellation ou de lapidation. Ces mêmes monarchies, si appréciées par Obama et par les autres leaders occidentaux, se préparent maintenant à soumettre les immigrés à de non mieux précisés « tests médicaux » pour éviter que des homosexuels n’entrent dans les pays du Golfe.

La sortie d’Obama, de Letta et d’autres leaders aux côtés des gays en Russie est donc totalement instrumentale. Comme l’est l’accusation contre Moscou d’avoir trop dépensé pour les Olympiades et de vouloir les utiliser à des fins de propagande nationale, ce que font tous les pays qui les accueillent, à cause du mécanisme même de cet événement international qui devrait être profondément revu. Ces accusations, tout en ayant une base de vérité, ont un but bien précis : alimenter dans l’opinion publique un nouveau climat de guerre froide, correspondant à la stratégie USA/Otan qui rencontre à Moscou une opposition croissante. Si Eltsine était encore au pouvoir en Russie, disposé à toute concession aux USA et à l’Occident, personne ne définirait Sochi comme « Les Olympiades du tsar Eltsine ».

Selon un incontestable jugement de ceux qui à Washington établissent la note en conduite des gouvernants, Eltsine est inscrit dans la liste des « gentils », tandis que Poutine va dans celle des « méchants ». La liste où est choisi, chaque fois que c’est nécessaire, « l’ennemi numéro un » (comme l’ont été Saddam Hussein, Slobodan Milosevic et Mouamar el-Kadhafi), qui sert à justifier l’escalade militaire jusqu’à la guerre. La cible sur laquelle, chaque fois que c’est nécessaire, se concentrent les attaques politiques et médiatiques, en rendant ses défauts gigantesques pour cacher ceux bien plus gros de celui qui s’érige en tuteur des droits humains.

Apostille de la traductrice pour la version française

Les commentateurs des télévisions publiques françaises – envoyés spéciaux à Sochi et correspondant permanent en Russie- ont donné vendredi soir, 7 février, lors de la cérémonie d’ouverture des Olympiades d’hiver de Sochi, une leçon de journalisme indépendant. Bien aidés par un « spécialiste de la Russie » en studio à Paris, Vladimir Fédorovski. 
Dès le départ et tout au long de l’émission, ils ont annoncé que V. Poutine allait profiter de cette cérémonie en mondovision pour faire un grand discours de propagande, présenté par nos analystes comme le véritable clou du spectacle. 
Spectacle dans lequel, nous prévenaient-ils au fur et à mesure des découvertes qu’ils firent avec nous –entendez : on nous a tout caché-, « il y a ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas » (alors que dans nos médias on nous dit tout, et plutôt trois fois qu’une, comme on le verra dans le reportage) ; mais nos experts en poutinologie sont là pour nous décoder le dit et le non-dit. 
Exemples : les ballets et tableaux mettent en scène des danseurs (ou figurants) hommes et femmes et enfants tous ensemble ? C’est pour nous dire « qu’en Russie, un couple c’est un homme plus une femme, plus des enfants (sic) ». 
Et nous présente-t-on un superbe Lac des Cygnes de Tchaïkovski, avec évocation des ballets de Diaghilev ? Non, ça n’est pas un hommage à la tradition musicale et chorégraphique russe : c’est pour nous prouver, subliminalement, que la Russie de Poutine n’est pas homophobe puisque les organisateurs ont sélectionné dans le programme deux personnalités connues pour leur homosexualité… 
Avant le début de la cérémonie, quelques questions insistantes aux athlètes français à qui on demande si « c’est vraiment prêt ? » (les installations) et s’ils ne sont « pas trop surveillés ? » etc. ; non, les athlètes interviewés à ce moment-là disent que ça a l’air tout bien prêt, il y en a même qui trouvent que c’est beau etc. et que s’ils sont surveillés, en tous cas, ils ne s’en aperçoivent pas. On ne les interviewera plus, ceux-là. 
Vladimir Fédorovski est en direct de Paris : « diplomate » russe passé à l’ouest après la perestroika, « écrivain français » comme il se définit lui-même dans sa fiche wikipedia, annonce d’entrée que le spectacle sera une évocation de la Russie « surtout de Raspoutine… à Poutine ! » : un début tout en finesse diplomatique. 
Passons sur « Eltsine, le premier président de la Russie vraiment libre », « l’entourage de Poutine [qui] s’est rempli les poches avec ces jeux » et quelques autres remarques sur la corruption russe puisque Fédorovski n’était pas là, pour ne prendre que des exemples très récents. 
Fédorovski avait été invité pour commenter la cérémonie d’ouverture des Olympiades de Sochi ; donc, logiquement, il nous parle du « coup d’État d’octobre [1917, qui] a causé 25 millions de morts » ; il ajuste un peu plus tard avec : « 25 millions de morts dus à Staline…Lénine et Trotski […] mais enfin ça n’empêche pas que 80 % des Russes regrettent [actuellement] l’époque soviétique ». 
Enfin pendant les tableaux et ballets sur la période de l’industrialisation de l’URSS, et pour la troisième fois au cas où ça nous aurait échappé : « le stakhanovisme… lié à Staline le génie du diable, il a tué 25 millions de gens ». 
Ceux qui, comme moi, croyaient que 25 millions de Soviétiques —soldats de l’Armée rouge et peuples de l’Union soviétique— ont été assassinés par le Troisième Reich, en résistant à l’invasion nazie pendant les 4 années de la Grande guerre patriotique, ont pu comprendre, vendredi soir, leur grossière erreur ; grâce à l’écrivain Vladimir Fédorovski, dont on ira voir la liste des ouvrages historiographiques sur sa fiche wikipedia. 
Les remarques sur le plateau vont atteindre une telle emphase qu’un des commentateurs présents à Sochi finit par déclarer à l’antenne : « il faut changer de conversation : toutes les nations organisatrices profitent des JO pour faire leur propagande ». 
Pour conclure, enfin, le discours de V. Poutine (traduction intégrale) : « Je déclare ouverts les 22èmes Jeux Olympiques d’hiver de Sochi »… L’intervention du président Poutine a eu au moins un effet positif : elle nous a débarrassés pendant quelques instants des commentaires de nos spécialistes. Dépités. 
Спасибо !

Manlio Dinucci

Traduction 
Marie-Ange Patrizio

Source 
Il Manifesto (Italie)