Archive pour février, 2014

Ingérence occidentale et Nouvel Ordre Mondial: Le pays du goulag levant (ex-USA) tente de déstabiliser trois pays en même temps…

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… La Syrie, l’Ukraine et le Vénézuéla, on pourrait même rajouter le Honduras, qui a subi un « coup » (de plus), il y a deux ans…

— Résistance 71 —

 

Washington peut-il renverser trois gouvernements à la fois ?

 

Thierry Meyssan

 

23 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article182258.html

 

La puissance d’un État se mesure à sa capacité à se défendre et à celle d’attaquer sur un ou plusieurs fronts. Dans cette optique, Washington tente pour la première fois de montrer qu’il peut renverser trois gouvernements simultanément, en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. S’il y parvenait personne ne serait plus en mesure de lui résister.

Washington, qui a échoué en 2011 à bombarder simultanément la Libye et la Syrie, est en train de tenter une nouvelle démonstration de sa force : organiser des changements de régime dans trois États à la fois, dans des régions du monde différentes : la Syrie (CentCom), l’Ukraine (EuCom) et le Venezuela (SouthCom).

Pour ce faire, le président Obama a mobilisé presque toute l’équipe de son Conseil de sécurité nationale.

D’abord la conseillère Susan Rice et l’ambassadrice à l’ONU, Samatha Power. Ces deux femmes sont des championnes du parler « démocratique ». Elles se sont fait une spécialité, depuis de nombreuses années, de préconiser l’ingérence dans les affaires intérieures des autres États sous prétexte de prévenir des génocides. Mais derrière ce discours généreux, elles se moquent des vies non-états-uniennes comme l’a montré Mme Power lors de la crise des armes chimiques de la ghoutta. L’ambassadrice, qui connaissait parfaitement l’innocence des autorités syriennes, était partie avec son époux assister en Europe à un festival de cinéma consacré à Charlie Chaplin, tandis que son gouvernement dénonçait un crime contre l’humanité dont il rendait responsable le président el-Assad.

Puis, les trois responsables régionaux : Philip Gordon (Proche-Orient et Afrique du Nord), Karen Donfried (Europe et Eurasie) et Ricardo Zuñiga (Amérique latine). 
 Phil Gordon (ami personnel et traducteur de Nicolas Sarkozy) a organisé le sabotage de la Conférence de paix de Genève 2, tant que le dossier palestinien ne serait pas réglé à la manière US. Durant la seconde session de la conférence, alors que John Kerry parlait de paix, il réunissait à Washington les chefs des services secrets jordaniens, qataris, saoudiens et turcs pour préparer une énième attaque. Les comploteurs ont réuni une armée de 13 000 hommes, dont seul 1 000 ont reçu une brève formation militaire, pour conduire des blindés et prendre Damas. Le problème est que la colonne risque d’être détruite par l’Armée syrienne avant d’arriver sur la capitale. Mais ils ne parviennent pas à s’entendre sur la manière de la défendre sans distribuer des armes anti-aériennes qui puissent ultérieurement servir contre Israël. 
  Karen Donfried est l’ancienne officier national de renseignement pour l’Europe. Elle a longtemps dirigé le German Marshall Fund à Berlin. Aujourd’hui, elle manipule l’Union européenne pour masquer l’interventionnisme de Washington en Ukraine. Malgré la fuite d’une conversation téléphonique de l’ambassadrice Victoria Nuland, elle est parvenue à faire croire aux Européens que l’opposition à Kiev voulait les rejoindre et se battait pour la démocratie. Pourtant, plus de la moitié des émeutiers de la place Maidan sont membres de partis nazis et arborent des portraits du Collaborateur Stepan Bandera. 
 Enfin Ricardo Zuñiga est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane où il recruta des agents et les finança pour former l’opposition à Fidel Castro. Il a mobilisé l’extrême gauche trotskiste vénézuélienne pour renverser le président Nicolás Maduro, accusé d’être stalinien.

L’ensemble des opérations est médiatisé sous la houlette de Dan Rhodes. Ce spécialiste de la propagande a déjà écrit la version officielle du 11-Septembre 2001, en rédigeant le rapport de la commission d’enquête présidentielle. Il a réussi à faire disparaître toute trace du coup d’État militaire (le pouvoir a été retiré des mains de George W. Bush vers 10h du matin et ne lui a été restitué que le soir ; tous les membres de son cabinet et ceux du Congrès ont été placés dans des bunkers sécurisés pour « garantir leur sécurité ») pour que l’on ne se souvienne que des attentats.

Dans les trois cas, la narration US repose sur les mêmes principes : accuser les gouvernements d’avoir tué leurs propres citoyens, qualifier les opposants de « démocratiques », prendre des sanctions contre les « meurtriers », et en définitive opérer des coups d’État. 
Chaque fois, le mouvement débute par une manifestation au cours de laquelle des opposants pacifiques sont tués, et où les deux camps s’accusent des violences. En réalité des forces spéciales US ou de l’Otan, placées sur les toits, tirent à la fois sur la foule et sur la police. Ce fut le cas à Deraa (Syrie) en 2011, à Kiev (Ukraine) et à Caracas (Venezuela) cette semaine. Manque de chance, les autopsies pratiquées au Venezuela montrent que deux victimes, un opposant et un pro-gouvernement, ont été tuées par la même arme. 
Qualifier les opposants de démocratiques est un simple jeu rhétorique. En Syrie, ce sont des takfiristes soutenus par la pire dictature de la planète, l’Arabie saoudite ; en Ukraine quelques pro-européens sincères entourés de nombreux nazis ; au Venezuela de jeunes trotskistes de bonnes familles entourés de milices patronales. Partout le faux opposant US, John McCain, vient apporter son soutien aux vrais et faux opposants locaux. 
Le soutien aux opposants incombe à la National Endowment for Democracy (NED). Cette agence du gouvernement états-unien se présente mensongèrement comme une ONG financée par le Congrès. Mais elle fut créée par le président Ronald Reagan, en association avec le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie. Elle est dirigée par le néoconservateur Carl Gershman et la fille du général Alexander Haig (ancien suprême commandeur de l’Otan, puis secrétaire d’État), Barbara Haig. C’est la NED (en réalité le département d’État) qui emploie le sénateur d’« opposition » John McCain. 
À ce dispositif, il faut ajouter l’Albert Einstein Institute, une « ONG » financée par l’Otan. Créé par Gene Sharp, il a formé des agitateurs professionnels à partir de deux bases, en Serbie (Canvas) et au Qatar (Academy of change). 
Dans tous les cas Susan Rice et Samantha Power prennent des airs outragés avant d’arrêter des sanctions —bientôt relayées par l’Union européenne—, alors qu’elles sont les commanditaires des violences. 
Reste à réussir les coups d’État. Et ce n’est pas gagné.

Washington tente ainsi de montrer au monde qu’il est toujours le maître. Pour être plus sûr de lui-même, il a lancé les opérations ukrainiennes et vénézuéliennes durant les Jeux Olympiques de Sotchi. Il était certain que la Russie ne bougerait pas de peur de voir sa fête troublée par des attentats islamistes. Mais Sotchi a pris fin ce week-end. C’est désormais au tour de Moscou de jouer.

Lutte contre le colonialisme: Balayer d’abord le pas de sa porte…

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Vous ai-je entendu dire que 10% des ressources énergétiques des Etats-Unis se trouvent en territoire autochtone ?

 

John Kane

 

18 février 2014

 

url de l’article:

http://bsnorrell.blogspot.com/2014/02/john-kane-did-i-hear-you-say-10-percent.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Attendez une minute… Dites-moi, comment se fait-il que quelques ressources que ce soit sur nos terres puissent être considérées comme un pourcentage des ressources de quelqu’un d’autre ?

Laissez-moi vous le dire…

D’abord, ceci s’est produit sous le coup d’un vol en plein jour. Un vol commis au travers de la fraude et de l’extorsion… avec un petit peu de religion dessus pour mieux faire glisser. Puis le même vol a continué avec des miettes des fortunes réalisées jetées aux pauvres gens choqués et/ou leurs leaders corrompus afin de légitimer le vol en quelque sorte.

Puis on en arrive là où ceux qui ont été achetés parce qu’à vendre parmi nous, ont fait des accords pour recevoir l’argent rapide et facile, ceux se proclamant nos “leaders tribaux” déclarant que tout ceci était bien sûr au nom du progrès, du développement économique ou pire ; étiquetant nos ressources comme n’étant pas notre mais celles de la nation qui a déjà volé tout ce qui a déjà pu l’être et ainsi promettant nos ressources pour que l’Amérique soit fière de nous.

Durant son adresse à l’état de la nation indienne délivrée au National Congress of American Indian’s (NCAI) par  le président Brian Cladoosby, furent répété là-bas des références à ce que “nous, les peuples autochtones” représentons pour les Etats-Unis. Il insista sur les revenus que l’état de Washington (NdT: sur la côte Ouest, capitale Seattle à ne pas confondre avec Washington District of Columbia, capitale des Etats-Unis) reçoit des “tribus”, incluant sa propre tribu Swinomish et durant tout ce discours au sujet de notre place sous la jupe de Mme la belle Amerique, vint la référence de ce que 10% des ressources énergétiques de “la nation”, se trouvaient sur nos territoires.

Ceci n’est pas un problème de possession mal placée ou mal exprimée, c’est un problème d’intention réelle. Même si beaucoup d’entre nous ont tracé une ligne dans le sable, et pas seulement le sable bitumeux, sur l’extraction minière et la dégradation de l’environnmeent, il y a ceux d’entre nous qui sont entourés d’avocats, de lobbyistes, de consultants et d’investisseurs faisant des contrats de millions de dollars pour vendre chaque baril, chaque tonne, chaque m3 de quoi que ce soit qu’ils puissent avoir et vendre.

Les plus grands des facteurs sur l’impact négatif sur l’environnement, le profit et l’intérêt des investisseurs sont l’échelle et l’ampleur. Combien peut-on extraire et à quelle vitesse ? Bien sûr jettez-y un peu de “personne ne vit là à part un petit nombre de marginaux” et bingo! Vous avez la chose la plus formidable sur la réserve depuis… et bien… le Bingo…

Ceci m’amène à ce qui est le plus évident. Bon je sais qui et quoi sont ces “leaders tribaux”. Le gouvernement fédéral leur donne sa “reconnaissance” et donc, leur donne le pouvoir et bien que leur boulot consiste à se trouver une bonne petite niche tranquille au sein du pouvoir colonial pour en profiter, pouvoir qui ne fait que les utiliser, ce n’est en revanche pas mon boulot.

L’activiste féministe Nikki Craft a dit: “La tâche de l’activisme n’est pas de naviguer les systèmes du pouvoir avec le plus d’intégrité personnelle possible, mais elle est de démanteler ces systèmes.”

Notre tâche en tant que survivants de la tentative la plus longue de génocide que le monde n’ai jamais connu (NdT: Depuis 1492… quand même !…) et défenseurs de nos générations futures, protecteurs de la Terre-Mère, n’est certainement pas de nous coucher devant nos abuseurs et de négocier des positions  confortables dans le système qui utilise tout pour son profit (NdT: C’est exactemet ce qu’il s’est produit avec les syndicats et la lutte syndicale, phagocytés pour que leurs leaders puissent bouffer au ratelier du système. Ceci n’est pas une opinion, mais un fait établi…). Notre boulot n’est pas de protéger la “marque déposée” “Canada” ou “Etats-Unis” ou délivrer du “made in Canada” ou “made in the USA” sur le marché global. Ce n’est pas non plus notre boulot de regarder de l’autre côté tandis que la veulerie nous arrache les mains pour soutenir le sempiternel “made in China”. Si nous choisissons  de développer ces ressources, alors ceci devra se faire pour que leur production apporte le maximum de valeur à nos communautés que possible. Les matières premières ne doivent pas être arrachées à la terre, pompées et sorties de nos territoires pour assouvir la soif inextinguible de ceux qui voudraient détruire la planète pour le seul profit. Nos petites populations et les petits territoires encore sous notre contrôle devraient non seulement avoir un futur énergétique garanti mais aussi une échelle et un ampleur de production adaptées à nos communautés et à nos besoins, car ceux-ci et nos désirs, ne devraient jamais excéder ce que l’environnement peut de fait supporter.

Pourtant, malgré toutes ces ressources énergétiques vantées par Mr le président du NCAI, nous avons des membres de nos communautés mourant de froid, non pas au cours de marches forcées ou d’activités extérieures dans la nature sauvage, mais chez eux. Mourant de froid dans ce pays de Mr Obama qui échangeait il y a peu des plaisanteries sur le rachat de la Louisiane avec le président français, et ne tarissant pas sur le fait que cela avait été une super affaire, le tout sous les yeux de Mr le président du NCAI, honoré de se trouver parmi eux. Donc, alors que le débat et la lutte pour bloquer le pipeline Keystone XL  et les sables bitumeux font rage, nous devons regarder ces visages près de nous, pas seulement ces magnats de l’industrie. Nous devons les réveiller de la torpeur illusoire de la subjugation et du leurre de ce rêve américain. Nous devons devenir un phare d’espoir, pas seulement pour nous-mêmes mais aussi pour le nombre toujours plus croissant de personnes qui nous regardent, nous observent et nous demandent d’aider à briser le consensus du statu quo.

Un puit de gaz en territoire Seneca (NdT: nation de la confédération iroquoise) ne devrait pas remplir le pipeline des entreprises utilitaires américaines. Il devrait suppléer le peuple Seneca. Il devrait produire de la  chaleur, de l’électricité et du carburant. Les gens ne devraient pas être pompés par National Fuel pour rembourser des investisseurs qui financent la contamination des terres Seneca et met en danger la santé des personnes et de la vie dans la région.

On peut dire la même chose au sujet du charbon, du pétrole, du gravier, de l’eau et des arbres sur chacun de tous nos territoires. Vendre notre terre par bennes de camion, pipeline ou chemin de fer est toujours vendre notre futur et celui des générations à venir.

Ceci est un système de pouvoir qui se doit d’être démantelé…

Ingérence occidentale en Ukraine…

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… Tout comme au Vénézuéla, deux actions de subversion du pays du goulag levant en même temps… En ce qui concerne l’Ukraine, le processus engagé par la clique politique nous montre une fois de plus s’il était nécessaire que voter ne sert absolument à rien... Admirez le « travail démocratique » ci-dessous. L’occident et sa fadaise de démocratie, c’est çà, et çà arrive très bientôt chez nous…

Les JO officiellement clos, Kiev et ses nouvelles marionnettes s’empressent de déclarer péremptoirement qu’Ils sont prêts « à dialoguer avec Moscou » (Ria Novosti)… Ah bon ? Tout le monde se dit: « Poutine va s’énerver… gagnons du temps ». Question: Une partition de l’Ukraine ne serait-elle pas bénéfique pour la Russie ? Moscou n’y pense t’il pas ?…

— Résistance 71 —

 

Coup-d’État pro-US en Ukraine

 

Réseau Voltaire

 

23 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article182305.html

 

Sous le contrôle et en présence de diplomates états-uniens, la Verkhvna Rada ukrainienne a opéré un coup d’État, les 22 et 23 février 2014.

Le Parlement a d’abord pris acte de la démission forcée de son président et élu à sa place l’ancien patron des services secrets, Olexandre Tourtchinov.

Puis, 328 députés sur 450 ont abrogé la Constitution et lui ont substitué celle de 2004 [1], c’est-à-dire sans référendum et en situation d’urgence en violation des articles 156 et 157 de la Constitution.

Dans la foulée, les députés ont destitué le président de la République, Viktor Ianoukovytch, sans respecter la procédure d’impeachment et sans contrôle de la Cour constitutionnelle, c’est-à-dire en violation de l’article 111 de la Constitution.

Ils ont voté la libération de l’ancien Premier ministre et milliardaire, Ioulia Tymochenko, condamnée à 7 ans de réclusion pour abus de pouvoir, et dont Olexandre Tourtchinov est le fondé de pouvoir.

Enfin, le lendemain, ils ont proclamé Olexandre Tourtchinov président par intérim, en violation de l’article 112 de la Constitution.

Outrepassant ses pouvoirs intérimaires, le « président » Tourtchinov a nommé son ami Valentin Nalivaytchenko à la tête des services secrets, puis il a convoqué une élection présidentielle au 25 mai à laquelle Ioulia Tymochenko devrait être candidate.

Ce coup d’État a été immédiatement salué comme un « retour à la démocratie » (sic) par les puissances occidentales.

Ingérence occidentale en Ukraine: Vers un conflit de grande envergure ?… (Paul Craig Roberts)

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La Russie ne fera rien tant que durent ses Jeux Olympiques… Washington le sait et en profite pour avancer le plus de pions possibles avant l’échéance. Les JO sont le paravent idéal. Les Russes préparent la riposte…

L’ours russe sortira de sa tannière dès la fin prochaine de la grand-messe des sports d’hiver. Poutine doit s’impatienter que musclor et musclette aient fini de faire de la luge pour reprendre les choses sérieuses en main…

— Résistance 71 —

 

L’Ukraine dérive t’elle vers la guerre civile et une grand confrontation des puissances ?

 

Paul Craig Roberts

 

20 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/02/20/ukraine-drifting-toward-civil-war-great-power-confrontation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les gens demandent des solutions, mais aucune solution n’est possible dans un monde totalement désinformé. Les populations presque partout sont dissatisfaites, mais peu ont une compréhension de la véritable situation. Avant qu’il ne puisse y avoir quelque solution que ce soit, les gens doivent connaître la vérité au sujet des problèmes. Pour les quelques ceux qui inclinent à être les messagers, c’est dans les grandes largeurs une entreprise ingrate qui voit peu de remerciements.

L’assomption que l’Homme est un animal rationnel est incorrecte. Il est une créature émotionnelle, il n’est pas le Mr Spock de Star Trek. Les humains ont le cerveau lavé par l’enculturation et l’endoctrination. Les patriotes répondent avec hostilité envers toutes critiques de leurs gouvernements, de leurs pays, de leurs espoirs ou leurs illusions. Leurs émotions étouffent les faits, si toutefois les faits leur parviennent. Les aspirations et les mirages prévalent sur la vérité. La plupart des gens veulent qu’on leur dise ce qu’ils ont envie d’entendre. En conséquence, ils sont toujours crédules et naïfs et leurs illusions et auto-persuasion en font des victimes faciles de la propagande. Ceci est vrai à tous les niveaux de la société et des leaders eux-mêmes.

Nous sommes les témoins de ceci aujourd’hui en Ukraine occidentale où un mélange d’étudiants délurés, pions de la marche de Washington vers son hégémonie globale, avec des manifestants payés pour manifester et des éléments fascistes parmi les ultra-nationalistes, amènent de grands troubles sur l’Ukraine et peut-être une guerre mondiale mortelle.

Beaucoup des manifestants sont des chômeurs qui collectent dans l’action de l’argent facile. Ce sont les innocents idéalistes qui détruisent l’indépendance de leur pays. Victoria Nuland, l’assistante ministre des affaires étrangères néo-con américaine, dont l’agenda est une hégémonie mondiale de Washington, a dit aux Ukrainiens ce qui était en stock pour eux le 13 décembre dernier, mais les manifestants furent trop hypnotisés pour l’entendre.

Dans un discours de 8 minutes et 46 secondes au National Press Club, sponsorisé par la fondation US-Ukraine et Chevron et le groupe de lobbying Ukraine-à-Washington, Nuland a crâné que Washington avait dépensé 5 milliards de dollars pour fomenter l’agitation, pour mener l’Ukraine au sein de l’UE. Une fois capturée par l’UE, l’Ukraine sera “aidée” par l’occident au travers du FMI. Nuland bien sûr a présenté le FMI comme le sauveteur de l’Ukraine et non pas comme la main de fer de l’occident qui va presser toute vie hors de l’Ukraine qui se débat avec son économie malade.

L’audience de Nuland consistait en une clique de personnes qui allaient s’enrichir par les pillages à venir et les connexions avec le nouveau gouvernement ukrainien appointé par Washington. Il suffit de regarder le très grand signe Chevron devant lequel Nuland parle et vous comprendrez de suite de quoi il s’agit. http://www.sott.net/article/273602-US-Assistant-Secretary-of-State-Victoria-Nuland-says-Washington-has-spent-5-billion-trying-to-subvert-Ukraine

Le discours de Nuland n’a pas alerté les manifestants ukrainiens, qui sont déterminés à détruire l’indépendance de l’Ukraine et à placer leur pays dans les mains du FMI de façon à ce qu’il puisse être pillé comme la Latvie, la Grèce et tous les pays qui ont jamais eu et suivi un programme de “réajustement” du FMI. Tout l’argent payé aux manifestants provient des Etats-Unis et de l’UE et sera bientôt remboursé au centuple lorsque l’Ukraine sera “ajustée” par le pillage classique occidental.

Dans son bref discours, l’agitateur néo-con Nuland a supputé que les manifestants pour lesquels Washington avait dépensé 5 milliards de dollars, protestaient de manière “pacifique et avec une grande force de retenue” contre un gouvernement brutal.

D’après la chaîne de télévision russe RT, qui a bien plus de crédibilité que le ministère des affaires étrangères US (rappelez-vous du ministre des AE Collin Powell s’adressant à l’ONU avec ses “preuves” d’armes de destruction massive irakiennes pour faire le cas de l’invasion de l’Irak, une manœuvre que plus tard Powell a désavoué comme n’étant que désinformation du régime Bush…), les manifestants et émeutiers ukrainiens ont depuis saisi 1500 armes à feu, 100 000 cartouches, 3 mitrailleuses et des grenades d’un arsenal militaire.

La police ukrainienne, formée aux droits de l’Homme, a permis à la violence de devenir incontrôlable. Un certain nombre de policiers ont été brûlés par les cocktails Molotov. Le dernier rapport fait état de 108 policiers touchés par balle. Un certain nombre est décédé et 63 sont dans un état critique (. http://rt.com/news/ukraine-kiev-firearms-weapons-police-934/ ) Ces victimes sont le produit des “manifestants pacifiques agissant avec une énorme retenue”. Le 20 février, le gouvernement ukrainien élu et indépendant a répondu à l’usage d’armes à feu par les émeutiers en autorisant la police à faire usage d’armes à feu en cas de légitime défense.

Peut-être que les Ukrainiens occidentaux russophobes méritent-ils le FMI et peut-être que l’UE mérite t’elle les nationalistes extrêmistes qui essaient de renverser le gouvernement ukrainen. Une fois que les Ukrainiens auront fait l’expérience du pillage par l’occident, ils seront à genoux, mendiant et suppliant  la Russie de les sauver. La seule chose certaine, c’est qu’il y a peu de chance que la partie russe de l’Ukraine demeure partie de l’Ukraine.

Durant l’ère soviétique, des parties de la Russie elle-même, comme la Crimée par exemple, furent placées dans la République Socialiste Soviétique d’Ukraine, peut-être afin d’augmenter la population russe en Ukraine. En d’autres termes, une grande partie de ce que sont aujourd’hui les provinces de l’Est et du Sud de l’Ukraine, sont des territoires traditionnels russes et non pas des parties historiques de l’Ukraine.

Jusqu’à ce que la Russie accorde à l’Ukraine son indépendance au début des années 1990, celle-ci a fait l’expérience d’une faible indépendance depuis le XIVème siècle et a été partie de la Russie pendant 200 ans. Le problème avec le gain d’indépendance est que pas mal de l’Ukraine n’est pas ukrainien mais russe.

Comme j’en ai rendu compte préalablement, la Russie regarde la perspective de voir l’Ukraine comme membre de l’UE avec l’OTAN avec des bases militaires américaines juste sur les frontières russes, comme une “menace stratégique”. Il est fort peu probable que le gouvernement russe et les territoires russes en Ukraine accepteront le plan de Washington pour ce pays. Quelque soit son intention, le minisitre des AE John Kerry et ses déclarations provocatives font monter les tensions et fomentent la guerre. La vaste majorité des populations américaine et européenne de l’Ouest n’a aucune idée de ce qu’est la véritable situation, parce que tout ce qu’ils entendent de la “presse libre” n’est que propagande néoconservatrice.

Les mensonges de Washington sont en train de non seulement détruire les libertés civiles domestiquement et à l’étranger, mais sonnent de dangereuses alarmes en Russie au sujet de la sécurité du pays. Si Washington parvient à renverser le gouvernement ukrainien, les provinces occidentale et orientale vont sûrement faire sécession ; si la sécession se transforme en guerre civile au lieu d’un divorce pacifique, la Russie ne pourra pas rester assise à ne rien faire. Comme les va t’en guerre de Washington soutiendront l’Ukraine occidentale, les deux puissances nucléaires seront jetées dans un conflit militaire.

Les gouvernements ukrainien et russe ont permis à cette dangereuse situation de se développer, parce qu’ils ont naïvement permis pendant des années que des milliards de dollars soient pompés dans leurs pays, où l’argent fut utilisé pour créer une 5ème colonne sous le déguisement d’organisations éducatives et des droits de l’Homme, alors que le véritable but est de déstabiliser les deux pays. La conséquence directe de la confiance des Ukrainiens et des Russes placée dans l’occident est la perspective d’une guerre civile et d’un conflit bien plus étendu.

Mise à jour: Après avoir lu la collection de nouvelles étrangères fournie par Richard (Rick) Rozoff au sujet de la situaton en Ukraine

http://www.informationclearinghouse.info/article37700.htm

ceci m’a rappelé des histoires au sujet du comment la première guerre mondiale débuta… Dans leur désir aveugle de renverser un gouvernement ukrainien démocratiquement élu et d’imposer un état marionnette de l’UE à sa place, les Américains, les Britanniques et les Français, leurs gouvernements, mentent comme des arracheurs de dents et provoquent une situation qui se dirige tout droit vers un conflit armé de plus grande envergure.

A moins que le gouvernement russe et le peuple désirent accepter l’hégémonie de Washington sur la Russie, celle-ci ne peut pas tolérer un coup que l’occident prépare et mène en Ukraine. Comme il est fort peu probable que les forces militaires occidentales soient capables de rivaliser avec l’armée russe dans son propre pré carré ou qu’un Washington arrogant et sûr de soi ne puisse accepter une défaite, le conflit vers lequel se dirige les gouvernements occidentaux corrompus deviendra nucléaire.

Comme le montrent des sondages réalisés de par le monde, Washington est vu comme la plus grande menace pour la paix dans le monde. Comme je l’ai souvent écrit, Washington n’est pas seulement une menace pour la paix mondiale ; Washington et ses méprisables régimes marionnettes européens sont une menace pour la vie même sur cette planète. Pour parler franc, Washington est barjot et les “leaders” européens sont payés pour masquer la folie totale de Washington.

Le monde pourrait bien s’arrêter bien avant que les dettes impayables occidentales ne soient dûes.

Disparition de femmes autochtones au Canada: Manigances, complicité au plus haut niveau de l’État…

Posted in actualité, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , on 22 février 2014 by Résistance 71

Cette article datant de Décembre 2012 est bien sûr à mettre en relation avec notre traduction récente de l’article sur l’ultimatum à Harper.

La perversion du système a atteint un niveau inégalé. Nous devons œuvrer ensemble pour son éradication totale…

— Résistance 71 —

 

Des politiciens canadiens impliqués dans les meurtres de femmes autochtones

 

Alfred Lambremont Webre

 

20 décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/12/20/279219/canada-aboriginal-killings-cover-up/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un avocat international dit qu’il y a un maquillage par la classe dirigeante canadienne et sa police au sujet de la disparition et des meurtres de femmes autochtones et d’enfants au Canada.

A l’arrière plan, Amnesty International a publié un rapport condamnant de sérieuses violations des droits de l’Homme au Canada et ce concernant les peuples autochtones, les femmes et les réfugiés/migrants. Le plus préoccupant est la police d’état kidnappant des enfants indigènes des écoles et de leurs parents, l’arme au poing, pour les mettre dans des centres de contrôle juvéniles. Le gouvernement canadien a aussi récemment soumis un projet de loi au parlement, connu sous le nom de Bill C45 afin de changer les règles au sujet des terres indigènes et de leurs recours, ce qui a été violé non officiellement depuis quelque temps et ce qui a déclanché des protestations, des manifestations et des grèves de la faim.

Press TV a eu un entretien avec Mr Alfred Lambremont Webre, avocat international de Vancouver à ce sujet. Ce qui suit est un transcript approximatif de l’entretien.

Press TV: Pourquoi le Canada accuse t’il d’autres pays, l’Iran par exemple, de violations des droits de l’Homme, mais nous voyons bien que le pays souffre lui-même de sérieuses violations de ces mêmes droits de manière domestique ?

Webre: Et bien vous voyez, le Canada est maintenant sous un gouvernement  conservateur, celui du premier ministre Stephen Harper et à cause de certaines inepties dans la constitution canadienne, le premier ministre canadien est virtuellement un dictateur et Stephen Harper est un sioniste avéré et déclaré.

Voilà pourquoi le Canada est devenu un état client d’Israël, alors qu’il fut (dans le passé) un des seuls pays occidentaux à avoir coupé les relations diplomatiques avec Israël.

Le Canada sous le très sioniste Harper suit maintenant les mêmes politique répressives au Canada qu’Israël suit dans ses propres territoires (NdT: qu’il occupe…), contre les Palestiniens. Ceci constitue mon analyse.

Par exemple, depuis cette semaine, ici à Vancouver, il y a eu la diffusion d’une enquête par le procureur général Wally Oppal sur la façon dont la police de Vancouver a géré les disparitions des femmes autochtones ces 20 dernières années et un grand nombre de ces femmes ayant été kidnappées par le tueur en série Robert Picton de la partie basse orientale de Vancouver.

Ce que les preuves ont montré est que depuis 1992, ils avaient identifié Robert Picton comme étant la personne qui enlevait les femmes autochtones, les emmenait dans sa ferme à cochons, les tuait comme des cochons et les passait dans son hachoir ; que la police savait tout cela depuis tout ce temps.

Ensuite nous avons et je sais ceci tout comme un journaliste local, connaissance commune avec le révérend Kevin Annett et d’autres témoins, nous avons les preuves et ceci fut indiqué lorsqu’un informateur de police fut placé dans la même cellule que Robert Picton, déguisé en prisonnier, qu’à la ferme de Picton, la police de Vancouver ainsi que les Hell’s Angels, y amenaient des politiciens connus pour y avoir des rites sataniques avec des femmes autochtones pour ensuite les tuer dans des snuff films. Ce genre de rituel satanique a pris le dessus à Vancouver,

Et pour rendre les choses bien pires, ceci provient du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État…

Press TV: En tant que personne qui est dans le monde légal depuis des années, pouvez-vous nous dire le nombre d’actions en justice qui ont été émises sur ces sujets ?

Webre: Absolument aucune. Ces affaires sont prises en compte par des tribunaux citoyens ici comme le Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État.

Nous avons aussi des témoins contre le chef de l’état du Canada en 1964… Elisabeth de Windsor (Elisabeth II d’Angleterre) et sa clique sont venus et ont pris 10 enfants autochtones d’une école aborigène à… Ces enfants n’ont plus jamais refait surface.

Nous avons aussi William Coombes comme témoin et ceci va être traité au Tribunal ci-dessus mentionné, ceci est sur vidéo car Mr Coombes a été assassiné en 2011, ceci est le chef du Canada.

La raison pour laquelle le Canada fait tout ceci est parce qu’il est devenu un ultime état sioniste sous la couronne britannique et sous l’emprise d’Israël.

 

Ingérence occidentale en Ukraine: On est parti pour un Syrie 2.0…

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Seule solution pour le peuple ukrainien: qu’il se rappelle de Nestor Makhno et de son héritage politique… Autre article sue le sujet ici.

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis et l’Union Européenne s’allient aux fascistes ukrainiens

 

Eric Draitser

 

19 février 2014

 

url de l’article en français:

http://www.michelcollon.info/Renaissance-du-fascisme-en-Ukraine.html?lang=fr

 

Dans leur tentative d’arracher l’Ukraine de la sphère d’influence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes – et ce n’est pas la première fois. Evidement, pendant des dizaines d’années, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis.

Les derniers mois ont vu régulièrement des manifestations menées par l’opposition politique ukrainienne et ses partisans – manifestations soi-disant en réaction au refus du président Yanukovich de signer un accord commercial avec l’Union Européenne, vu par beaucoup d’observateurs politiques comme une première étape vers l’intégration à l’U.E. Les manifestations sont restées en général pacifiques jusqu’au 17 janvier, quand des manifestants casqués, armés de matraques et de bombes improvisées ont déchaîné une brutale violence contre la police, entrant en furie dans les bâtiments gouvernementaux, tabassant tous ceux suspects de sympathies envers le gouvernement, et causant des ravages de manière générale dans les rues de Kiev. Mais qui étaient ces extrémistes violents, et quelle est leur idéologie ?

La formation politique est connue sous le nom de « Pravy Sektor » (Secteur de Droite). C’est essentiellement une organisation coordonnant un certain nombre de groupes ultranationalistes de tendance droitière (lire : fascistes), dont les partisans du « SvobodaParty » (Parti de la Liberté), « Les patriotes de l’Ukraine », « Assemblée Nationale Ukrainienne – Autodéfense Nationale Ukrainienne » (UNA-UNSO), et « Trizub ». Toutes ces organisations partagent une idéologie commune qui est frénétiquementantirusse, anti-immigration, et anti-juive, entre autres choses. En plus, elles partagent une référence commune à « l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens », conduite par Stepan Bandera, le collaborateur nazi tristement célèbre qui a combattu activement contre l’Union Soviétique et s’est impliqué dans certains des pires atrocités commises de chaque côté pendant la seconde guerre mondiale.

Pendant que les forces politiques ukrainiennes, opposition et gouvernement, continuaient à négocier, une très différente bataille était engagée dans les rues. Utilisant l’intimidation et la force brutale, relevant plus des « chemises brunes » d’Hitler ou des « chemises noires » de Mussolini que d’un mouvement politique d’aujourd’hui. Ces groupes ont réussi à transformer un conflit de politique économique en une lutte existentielle pour la survie même de la nation que ceux qui se nomment « nationalistes » prétendent aimer de tout leur cœur. Les images de Kiev en feu, des rues de Lvivremplies de voyous, et autres exemples effrayants du chaos dans le pays, montrent sans l’ombre d’un doute que la négociation politique avec l’opposition du Maidan (place centrale de Kiev et centre des manifestations) maintenant n’est plus le problème central. La question est plutôt celle du fascisme ukrainien et s’il doit être soutenu ou rejeté.

En ce qui les concerne, les Etats-Unis ont pris fermement position aux côtés de l’opposition, en dépit de son caractère politique. Début décembre, des membres de la classe dirigeante des USA, tels que John McCain et Victoria Nuland ont été aperçus àMaidanapportant leur appui aux manifestants. Néanmoins, alors que le profil de l’opposition est devenu manifeste ces derniers temps, les USA et la classe dirigeante de l’Ouest, et leur machine à médias, ont peu fait pour condamner la recrudescence fasciste. Au lieu de cela, leurs représentants ont rencontré des représentants du « Secteur de Droite » et les ont jugés comme étant « non menaçants ». En d’autres mots, les USA et leurs alliés ont donné une approbation tacite à la continuation et à la prolifération de la violence au non de leur but final : le changement de régime.

Dans leur tentative d’arracher l’Ukraine de la sphère d’influence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes – et ce n’est pas la première fois. Evidemment, pendant des dizaines d’années, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis. Le Moudjahidisme en Afghanistan, qui plus tard s’est métamorphosé en Al Qaeda, également extrémistes réactionnaires idéologiques, a été créé et financés par les Etats-Unis dans le but de déstabiliser la Russie. Et évidement c’est aussi la douloureuse réalité de la Lybie et, plus récemment, de la Syrie, où les Etats-Unis et leurs alliés financent et soutiennent les extrémistes Djihadistes contre un gouvernement qui a refusé de s’aligner sur les USA et Israël. Il y a ici une tendance inquiétante qui n’a jamais été perdue de vue par les observateurs politiques consciencieux. : les Etats-Unis font toujours cause commune avec l’extrême droite et les fascistes pour un profit géopolitique.

La situation en Ukraine est profondément troublante car ’elle représente une conflagration politique qui pourrait très facilement déchirer le pays moins de 25 ans après qu’il ait gagné son indépendance sur l’Union Soviétique. Cependant, il y a un autre aspect tout aussi inquiétant de la montée du fascisme dans ce pays – il n’est pas le seul.

La menace fasciste à travers le continent

L’Ukraine et la montée de l’extrême-droite ne peuvent être vus, et encore moins compris, hors du contexte. Au contraire, cela doit être examiné dans le cadre d’une tendance croissante à travers l’Europe (et bien entendu le monde) – une tendance qui menace les fondements mêmes de la démocratie.

En Grèce, l’austérité sauvage imposée par la troïka (FMI, BCE et Commission européenne) a paralysé l’économie du pays, conduisant à une dépression aussi grave, sinon pire, que la « grande dépression » aux Etats-Unis. C’est dans ce contexte d’effondrement économique que le parti de « Aube Dorée » est devenu le troisième parti politique le plus populaire dans le pays. Epousant une idéologie de la haine, « Aube Dorée » – en fait un parti nazi anti-juif, anti-immigrant, chauviniste anti-femme – est une force politique que le gouvernement d’Athènes a perçue comme une menace sérieuse pour le tissu même de la société. C’est cette menace qui a conduit le gouvernement à arrêter la direction du parti après qu’un fasciste d’Aube Dorée ait mortellement poignardé un rappeurantifasciste. Athènes a lancé une enquête sur ce parti, mais les résultats de cette enquête et de la procédure judiciaire restent peu clairs.

Ce qui fait d’Aube Dorée une telle menace insidieuse, c’est le fait que, malgré leur idéologie centrale du nazisme, leur rhétorique anti-UE, anti-austérité, plait à beaucoup dans la Grèce dévastée économiquement. Comme beaucoup de mouvements fascistes du 20ème siècle, Aube Dorée prend comme bouc émissaire les immigrants, les musulmans et les africains principalement, devant beaucoup de problèmes auxquels sont confrontés les Grecs. Dans des circonstances économiques désastreuses, une telle haine irrationnelle devient attirante, une réponse à la question de savoir comment résoudre les problèmes de société. En fait, malgré que les leaders d’Aube Dorée soient en prison, d’autres membres de ce parti sont toujours au parlement, occupent toujours des fonctions importantes y compris le maire d’Athènes. Bien qu’une victoire électorale soit peu probable, une nouvelle solide performance dans les urnes rendrait l’éradication du fascisme en Grèce plus difficile.

Si ce phénomène était limité à la Grèce et à l’Ukraine, cela ne constituerait pas une tendance continentale. Néanmoins, partout en Europe, nous voyons malheureusement la montée de partis politiques similaires, quoiqu’un peu moins ouvertement fascistes.EnEspagne, le Parti Populaire (proaustérité) au pouvoir a fait passer des lois draconiennes restreignant les manifestations et la liberté d’expression, habilitant et renforçant les tactiques répressives de la police. En France, le parti du Front National de MarineLePen, qui prend avec véhémence les musulmans et les africains comme boucs émissaires, a eu presque 20% lors du premier tour des élections présidentielles. De même, le Parti pour la Liberté aux Pays-Bas – qui préconise des politiques antimusulman et antiimmigrant – s’est hissé à la troisième place au parlement. Au travers de la Scandinavie, les partis ultranationalistes qui autrefois vivotaient dans l’obscurité sont aujourd’hui des acteurs importants dans les élections. Ces tendances sont pour le moins inquiétantes.

Il convient de noter aussi que, au-delà de l’Europe, il y a un certain nombre de formations politiques quasi-fascistes qui sont, d’une manière ou d’une autre, soutenues par les Etats-Unis. Les coups d’Etat d’extrême droite qui ont renversé les gouvernementsduParaguay et du Honduras ont été tacitement et / ou ouvertement soutenus par Washington dans leur quête sans fin pour supprimer la gauche en Amérique latine. Bien sûr il faut aussi se rappeler que le mouvement de protestation en Russie a été menée parAlexeiNavalny et ses partisans nationalistes qui épousent une idéologie raciste virulente antimusulmane, qui voit les immigrants originaires du Caucase russe et des anciennes républiques soviétiques comme inférieurs aux « Russes européens ». Ces exemples et d’autres se mettent à dessiner un portrait horrible d’une politique étrangère américaine qui tente d’utiliser les difficultés économiques et les bouleversements politiques pour étendre l’hégémonie US dans le monde.

En Ukraine, le « Secteur de Droite » a quitté la table des négociations, prenant part à la lutte dans la rue pour tenter de réaliser le rêve de Stepan Bandera – une Ukraine libérée de la Russie, des Juifs, et de tous les autres vus par eux comme « indésirables ». Porté par le soutien continu des États-Unis et de l’Europe, ces fanatiques représentent une menace plus grave pour la démocratie que Ianoukovitch et le gouvernement pro-russe ne pourraient jamais représenter. Si l’Europe et les Etats-Unis n’admettent pas cette menace naissante, il sera peut-être trop tard quand ils s’en rendront compte.

Traduit pour Investig’Action par Jean-Pierre Geuten

Source : counterpunch.org

Résistance contre le colonialisme au XXIème siècle: La résurgence indigène… (Taiaiake Alfred)

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… gagnera à notre sens, non seulement toutes les sphères culturelles des pays et peuples colonisés des continents des Amériques, d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, mais aussi… d’Europe, car nous sommes tous des colonisés idéologiquement avant que de l’être physiquement et culturellement.

Cet article de présentation par le professeur Taiaiake Alfred de la conférence annuelle Narrm de l’université de Melbourne en Australie, rejoint tout à fait les dires des deux articles récents (1 et 2) de Panafricanisme 2.0 que nous avons publié ces derniers jours.

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux ayant brisé les chaînes de l’idéologie colonialiste qui les forcent à accepter et qui se tiendront debout, côte à côte, avec leurs frères des nations indigènes colonisées. L’Idée et sa pratique sont en marche…

— Résistance 71–

 

Être et devenir autochtone: Résurgence contre le colonialisme contemporain

 

Taiaiake Alfred

1

3 Décembre 2013

 

url de l’article original:

http://taiaiake.net/2013/12/13/being-and-becoming-indigenous-resurgence-against-contemporary-colonialism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’oratoire Narrm 2013 (Université de Melbourne, Australie) : “Être et devenir indigène: La résurgence contre le colonialisme contemporain”, fut délivré par le professeur Taiaiake Alfred le 28 Novembre.

Le professeur Alfred est le fondateur et directeur de la chaire de Gouvernance Indigène de l’université de Victoria en Colombie Britannique (Canada). Il se spécialise dans les modes traditionnels de gouvernance, les stratégies de décolonisation et la restauration culturelle fondée sur la terre et le territoire.

La conférence Narrm se tient annuellement au Melbourne Institute for Indigenous Development de l’ University of Melbourne en Australie, dont l’hôte est Murrup Barak, avec le soutien de Rio Tinto Australia depuis 2009.

Les conférenciers (par ordre d’apparence)


Professor Glyn Davis AC, Vice-Chancellor, The University of Melbourne

Professor Ian Anderson, Director Murrup Barak and Assistant Vice- Chancellor Indigenous Higher Education, The University of Melbourne

Professor Taiaiake Alfred, Founding Director, Indigenous Governance Program, University of Victoria, British Colombia


Professor Marcia Langton AM, Foundation Chair of Australian Indigenous Studies, The University of Melbourne.

“Il y a un danger que de permettre à la colonisation de n’être que la seule histoire des vies indigènes. Le colonialisme est un cadre analytique efficace, mais il est limité en tant que théorie de la libération. C’est un narratif dans lequel le pouvoir du colon est fondamental et non remis en question ; il limite la liberté des colonisés en cadrant tout mouvement comme actes de résistance ou résultats du pouvoir colonial. Pour les peuples indigènes, les systèmes coloniaux ont toujours été des moyens de gagner le contrôle sur les peuples autochtones et leurs terres pour le salut des notions de progrès dictées par les colons occidentaux et leurs intérêts. Nous vivons maintenant dans une ère de manipulation coloniale post-moderne, les instruments de la domination changent et les “élites” inventent de nouvelles méthodes pour effacer les identités indigènes et leurs présences.

Bien que subtile et non-violente en surface, ces stratégies nient la capacité des peuples indigènes d’agir par leurs identités réelles et authentiques, coupant les vies autochtones de leurs connexions vitales avec la terre, la culture et la communauté et n’offrent qu’une option aux peuples indigènes: la dépendance ou la destruction. Loin d‘être une ère post-coloniale , la survie même des nations autochtones est menacée aujourd’hui de la même maniière que durant les périodes plus brutales  de l’oppression coloniale. Le discours actuel et l’encadrement des peuples natifs au Canada est un exemple de cette nouvelle réalité. Une façade de “réconciliation” est utilisée pour étayer la suprématie blanche, pacifier et coopter le leadership indigène et faciliter l’accès total aux terres autochtones pour le développement et l’extraction de ses ressources. Contre cela, un mouvement ancestral a réémergé parmi quelques penseurs indigènes et activistes alliés indigènes et colons en amérique du Nord: la résurgence indigène.

Ces personnes se consacrent à repositionner les peuples autochtones en termes d’authenticité et de sens afin de régénérer et d’organiser une conscience politique radicale, de réoccupper les terres et d’obtenir la restitution, de protéger l’environnement et de restaurer une relation de nation à nation entre les nations autochtones et les colons. Ce recadrage de l’indigénéité en tant que résurgence promeut le type d’action et donne une base spirituelle et éthique pour un mouvement transformatif qui a le potentiel de libérer à la fois les peuples indigènes et les colons eux-mêmes du colonialisme.”

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Vidéo de la conférence à Melbourne:

http://www.youtube.com/watch?v=VwJNy-B3lPA

Durée: 1h36 (en anglais, activez le sous-titrage français, approximatif, mais mieux que rien…)

Durant sa conférence, le professeur Alfred tient dans ses mains un exemplaire du Wampum Deux Rangées, qu’il présentera à l’audience à la fin de son internvention en expliquant ce que représente la ceinture.

Résurgence indigène et lutte anticolonialiste: Retrouver une identité culturelle par la terre…

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Quand on lit un article comme celui-ci et les traductions que nous avons faites d’articles sur les luttes de résurgence autochtone des Amériques, on s’aperçoit qu’il y a une grande convergence d’Idée pour la simple et bonne raison que l’on touche ici au véritable universalisme culturel, celui ancré dans toute l’humanité et ses peuples: l’ancrage dans la terre ancestrale qui fournit une identité qui se doit être la plus élargie possible, l’universalisme doit rapprocher, converger et non pas diviser…

Rectifions le tir ensemble…

— Résistance 71 —

 

Etude sur le conditionnement: L’identité africaine…  Un produit comme un autre…

 

Panafricanisme 2-0

 

18 février 2014

 

url de l’article original:

http://panafricanism2point0.com/a-la-une/etude-sur-le-conditionnement-lidentite-africaine-un-produit-comme-un-autre/

 

«Qui suis-je ?»

Introdution :

Une question qui nous est familière. Une question jugée centrale par bon nombre de philosophes occidentaux. Mais depuis quand est-elle centrale ? Est ce une question inévitable ? Y trouve-t-on jamais de réponse ? Est ce que nos ancêtres se posaient également cette même question ? Ce sont à ces interrogations que cet article va tenter d’apporter la preuve, à travers les notions de culture, d’identité et d’estime de soi, d’une nécessaire crise identitaire de l’Afrique.

L’acquisition de la première s’effectue par le biais de la deuxième et détermine la troisième (question).
La libération du continent de ses « bourreaux culturels » est indispensable à son regain d’estime de lui même.
Cet article ne prétend pas révéler une vérité absolue mais tente davantage à la recherche de relations causales possible et la condition africaine par le biais de processus psychologiques. La pensée partagée ici est une simple élaboration d’une personne qui tente de comprendre le monde qu’elle a reçu en héritage. Tout Homme sur la terre est EN DROIT de réfléchir à partir des éléments et des compétences qu’il possède.

Personnellement je ne crois pas en une question existentielle condamnée à ne pas obtenir de réponse. Je ne pense pas que cette question est propre à la nature humaine. Nos ancêtres devaient certainement se questionner sur leur place dans le monde et dans l’univers mais il ne s’agissait pas d’une quête perpétuelle de leur identité. Ainsi, nous pouvons traduire cela par davantage une recherche de soi qu’une recherche d’identité. La différenciation est subtile mais, comme dans tout phénomène complexe, la nuance est essentielle.
La « recherche de soi » peut être appareillée à des questionnements sur le sens de la vie de façon générale et son présupposé but assigné, la place de l’Homme et de son histoire, etc. L’identité se construisant sur la base d’éléments culturels de la société à laquelle nous appartenons, est en perpétuel mouvement et ne cesse d’être actualisé. La construction de cette dernière sera davantage détaillée plus bas dans le contexte de culture.

Si cette question d’identité n’obsédait pas nos prédécesseurs, était-ce parce que leurs préoccupations étaient plus « primaires » ? Ou parce était-ce parce qu’ils savaient qui ils étaient, les valeurs qui fondaient leur identité ?
Comment ne pas se demander qui nous sommes dans un contexte de mondialisation poussé à l’extrême ?

Entrée en Matière :

La compréhension de la réflexion élaborée ici nécessite un détour par une brève exposition des processus dont il sera question tout au long de cet article. Ce sont des processus complexes dont cet écrit tentera d’en simplifier les explications et les fonctionnements afin de les rendre abordables par le plus grand nombre.
La culture constitue l’essence de l’identité de chaque individu. Lorsque nous nous demandons ou répondons à ce que nous sommes et la place que nous occupons, nous ne pouvons situer cette interrogation hors d’un contexte culturel.
 L’identité, in extenso la culture, répondent à la question «Qui suis-je ?».

De nombreux auteurs ont étudié le concept de culture. Elle est définie par un consensus comme l’ensemble des valeurs, des normes, des conduites, des représentations collectives, partagé par les individus d’une même société.
Elle possède une place prépondérante dans notre construction identitaire car elle va définir et donner du sens au statut et au rôle assigné à chacun au sein de celle ci.
La culture nous sert donc de repère dans la définition de notre identité en nous inscrivant dans un cadre, un contexte. Comme dit précédemment, elle permet une réponse à la question « Qui suis-je ? » car elle constitue l’identité de chacun.
Elle contribue également à l’unité en la création de normes, de valeurs et de représentations communes à tous les individus qui partagent une même culture.
Une précision doit être faite. La culture d’un pays se divise elle même en d’innombrables micros cultures. Chaque individu appartient à différents milieux, à différents groupes (familles, école, travail, clubs d’activités, etc.) qui possèdent leur propre culture. Le partage d’une culture permet à un ensemble d’individus de définir ce qui lui est endogène ou exogène.
Pour simplifier, la culture caractérise ce qui de l’ordre du « Nous » et « Pas Nous ».

Les codes qui composent une culture régissent le fonctionnement d’un groupe, plus ou moins important, d’individus, et se transmettent de génération en génération. La culture nous précède et nous succède. Elle est donc, en ce sens, indépendante de chacun de nous et va nous modeler.

La construction de notre identité ne cesse d’évoluer à mesure que nous changeons de statut au cours de notre vie. Nous sommes, par exemple, d’abord enfant, puis adolescent et enfin adulte. Chacun de ces statuts implique des rôles auxquels sont associés des attentes culturelles.
Les changements de situation tels que les déménagements, les mariages, ou encore la parentalité, entraînent également des modifications de notre identité.

Nous adoptons, dès notre naissance, les codes culturels de la civilisation à laquelle nous appartenons. Leur intériorisation se fait de manière progressive par le biais d’un apprentissage.
Le psychologue américain, Erik Erikson (original !) a spécifié le « processus d’identification » comme central dans la transmission culturelle. Selon lui, c’est en nous identifiant aux autres que nous construisons notre identité. Nous prenons en exemple des modèles qui nous semblent légitimes afin de savoir « comment il faut faire » et « comment il faut être ». Ils sont l’équivalent des modes d’emploi du fonctionnement de la société.
Un nouveau modèle est recherché lorsque le dernier est jugé obsolète. Celui ci ne répondant plus aux attentes n’est plus digne d’intérêt. Ce sont les limites du modèle pris jusque là qui pousse la recherche d’une nouvelle « inspiration ».
Cet auteur définit trois types d’identification dont les apparitions s’effectuent de façon chronologique. Il souligne que leur acquisition s’effectue de façon définitive. Une fois que le processus d’identification de chaque type est mis en place, il sera réutilisé selon les besoins et les ressources situationnels. Erikson précise également que le dernier type d’identification, celle aux pairs, est celle qui permet la catégorisation sexuelle sociétale. Elle est la plus fréquemment activée dès son apparition entre six et onze ans.

Par ordre chronologique, l’enfant s’identifie en premier lieu à sa mère, ou le substitut maternel, afin qu’acquérir les « lois élémentaires » à force d’observation et d’imitation. Ainsi, il apprend à travers le jeu, les soins, les explications et les corrections, les aptitudes de base et les règles de conduites qui établissent les fondements de sa future identité. L’objet maternel constitue le premier modèle d’identification proposé car elle guide jour après jour son enfant dans la compréhension du monde. En cela, l’identification à la mère pose les bases des assises narcissiques de chacun et a une influence sur l’apparition ou non ultérieure de pathologies mentales pouvant être générées par exemple par l’angoisse d’abandon. Ce sujet nécessite son traitement dans un article séparé afin d’en saisir l’entière complexité. Mais ce n’est pas le but de cet article.

Lorsque l’enfant est en âge de faire la différence entre les sexes, il va s’identifier au parent du même sexe que lui. Ainsi, les petites filles vont prendre en exemple leur mère et les petits garçons leur père. Cette « prise de position » est nécessaire car elle pose les jalons de la catégorisation sexuelle. Cette identification permet de se déterminer et de « s’adapter » en fonction des caractéristiques et des rôles culturels attribués à la catégorie à laquelle nous nous identifions.
Les parents sont les premiers indicateurs culturels dont dispose l’enfant pour construire son identité. Ils sont les accompagnateurs fondamentaux de cette prise d’autonomie car la famille constitue son premier milieu de socialisation, appelé « socialisation primaire ».

L’entrée à l’école marque l’apparition du dernier type d’identification. Erikson la qualifie d’ « identification aux pairs ». L’enfant est extrait de l’unique modèle familial qui lui était jusque là présenté. La scolarisation insère l’enfant dans un processus de socialisation secondaire en le confrontant à d’autres individus (corps scolaire et autres enfants) ne partageant pas les mêmes règles que lui.
Cette comparaison « obligée » par l’école permet une première prise de conscience de la relativité de ce qui a pu lui être inculqué par ses parents. L’individu doit effectuer un travail personnel psychologique afin d’intégrer au mieux les éléments opposés. Les contradictions entre les normes, les valeurs du milieu familial et celles du monde marquent l’indispensable nuance que nous devons apporter à toutes nos réflexions.

L’identification aux pairs est celle qui permet l’évolution continue de notre identité car si elle apparaît avec l’école, elle est présente par la suite chaque fois que nous nous comparons à autrui lorsque nous cherchons à nous situer.

Plus nous vieillissons, plus notre réseau d’appartenances se densifie. Nous appartenons à de plus en plus de milieux différents qui exigent une plasticité psychologique pour faire face aux incompatibilités que peut présenter leur appartenance respective.
Cette adaptation est primordiale au sentiment d’unité et de continuité psychologique indispensable à l’équilibre psychique. Ce sentiment permet à l’individu ne pas remettre automatiquement en question TOUT ce qu’il est à chaque fois qu’il est confronté à quelque chose qui est différent de lui.

Le dernier point me permet d’introduire l’illustration des théories avancées ci-dessus par le cas de l’Identité africaine.
La différenciation entre la mondialisation et le mondialisme a été faite dans un précédent article (« Etude sur la psychologie du mondialisme) mais il n’avait pas été précisé que les deux impliquent le processus d’identification.

Le continent africain et son histoire sont les exemples parfaits des conséquences néfastes, à court et à long terme du mondialisme. Les avantages économiques que l’Afrique a à offrir attisent toues les convoitises. Tous les moyens sont employés pour mettre la main sur les ressources naturelles, mais tous les moyens ne sont pas bons. L’utilisation de la force par le biais des méthodes esclavagistes a prouvé son échec. La mise en place de la colonisation par un souci de domination et d’économie dans l’exploitation des richesses marque un remaniement stratégique. C’est à la tête qu’ils ont décidé de frapper. Une idée peut être indestructible donc il est nécessaire de l’empêcher de naître avant qu’elle le devienne. L’adoption de la manipulation a donc été décrétée par ceux qui veulent s’accaparer le monde.

La destruction du peuple noir ne pouvant pas se faire par la force alors il fallait le faire par le mental.

L’identité de l’Afrique s’est effritée au fur et à mesure des siècles. Nombreux sont ceux pour lesquels l’histoire du continent débute à la colonisation, au plus tard à l’esclavage.
Le contact forcé durant des siècles avec la culture occidentale a certes entraîné une modification de la culture initiale mais le lessivage culturel dont est l’objet la culture africaine a été prémédité pour en faciliter la domination. Les « missions civilisatrices » censées apporter l’évolution et «les missions philanthropiques » successives organisées afin d’aider le développement du continent ne sont que des prétextes à sa destruction culturelle et physique.
L’exemple concret des écoles mises en place lors de la colonisation permettaient d’inculquer les valeurs occidentales, par là même la culture des oppresseurs aux populations colonisées dès le plus jeune âge. Le formatage et la soumission étaient ainsi davantage obtenus car les habitants confiaient leurs enfants à « l’élevage à l’occidental ».
Ces malheureux pensaient que cela ne pouvait leur être que profitable. Ce qui était normal puisque le PROGRÈS leur avait était avancé par ceux qui souhaitaient abuser de leur confiance. Pour ceux là, le PROJET était tout autre.
La fâcheuse habitude de l’Occident à se présenter comme exemple de supériorité de part l’évolution dont elle est la preuve a participé à la progressive soumission consentie des peuples dont il veut profiter.

La confusion et la perte d’identité culturelle de l’Afrique ont également été facilitées par la nature orale de la culture africaine.
L’absence d’écrits qui pourraient témoigner de l’histoire de nos ancêtres, et pourraient nous permettre de renouer avec les fondements initiaux de notre culture, a permis notre corruption identitaire. Le K.O engendré par les sévices physiques et psychologiques infligés à notre peuple a bénéficié à ceux qui voulaient/veulent tirer profits sans contre partie des ressources dont dispose notre terre.

C’est ici que peut être transposé le processus d’identification exposé ci dessus.

Le développement du continent témoigne de ce processus d’identification. Il a été perverti en le mettant au profit d’une identification au modèle occidental qui s’est présenté au peuple africain pendant des siècles. La destruction de la culture de nos ancêtres à facilité cette identification car de génération en génération les seuls repères de développement « offerts » sont des repères appartenant à cette culture.
Le développement du continent reflète cette identification « mal placée ». Il s’apparente davantage à une occidentalisation qu’à une modernisation dans la continuité de la culture africaine. Malheureusement, les villes africaines ne sont que des contres façon (de mauvaises qualités) des villes des pays occidentaux. Comment cela pourrait en être autrement ? Elles en réunissent toutes les problématiques : violences, drogues, précarité, chômage, mauvaise hygiène,etc..
La modernisation du continent par le processus de copie conforme ne peut être que voué à l’échec. Premièrement elle n’est pas insufflé par ces habitants eux mêmes et ni motivée par les réalités géographiques, politiques, sociales et économiques du continent. Il devient donc nécessaire d’être les producteurs de notre propre évolution. Il faut créer une modernisation Made in Africa, fait par et pour Nous sur la base valeurs qui nous sont spécifiques qui nous permettent d’être identifier

Cette confusion peut s’expliquer par l’endoctrinement des populations locales à un modèle présenté comme idéal. L’objectif étant la création d’une culture mondiale unique. Pour se faire, il est préconisé de supprimer les différences afin d’obtenir une population mondiale homogène. De part cela, ce modèle implique l’abandon des singularités culturelles, ethniques et religieuses portant atteinte à une volonté de contrôle initiée par l’Occident.
Ainsi, la main mise sur l’Afrique et ses multiples possibilités est assurée.

L’ « occidentalisation » du comportement de nos élites dirigeantes est le symptôme du cancer qui gangrène notre continent. A savoir l’oubli de ‘l’amour de soi et des siens, l’amour de sa terre, de sa culture, de son bien être et de son destin.

L’Occident se plaît à rappeler ce qu’il doit apporter à l’Humanité mais oublie de citer (nie) ses propres références.
La culture occidentale puise depuis toujours ses origines et ses inspirations partout dans le monde. Au delà d’inspirations, elle peut même être accusée de plagiat car elle proclame siennes des découvertes, des connaissances sans jamais admettre, ou à demis mots, son imposture.
Cela est pour le moins ironique puisque ce sont ces éléments volés qui sont avancés comme preuves de sa supériorité en comparaison aux autres cultures. Mais en réalité ses atouts résident en ce que la culture occidentale rassemble en elle seule l’ensemble des connaissances permettant sa domination. Des connaissances qui ont été puisées à leur source au sein de différentes civilisations et par différents procédés. Il ne cesse d’ériger sa culture au rang de vérité absolue, et « encourage » fortement le reste du monde à en faire de même.

Cependant, la globalisation du modèle impérialiste, en plus d’être illégitime car il est s’est auto-proclamé supérieur, pose l’impératif d’un remaniement culturel, donc identitaire de chaque pays. Cela dans l’objectif d’une uniformité permettant un contrôle économique. Comment la première entraîne le second ?
Les valeurs et les normes véhiculées par une culture partagée permettent l’homogénéité sociétale d’un pays par le biais de la cohésion qu’elle génère entre les individus. Dans l’idéal, cela pourrait être possible mais la réalité est toute autre. Le comportement de la majorité des gouvernements envers certaines minorités entrave cette cohésion en favorisant toujours leurs intérêts. C’est bien un manque de valeurs, notamment celles d’égalité et de justice, qui nuit au bien être du monde.

Illustrons ces propos avec un fait d’actualité. En France pour la mise en place progressive la Théorie du genre fait débat. Cette polémique est amplement justifiée. L’excuse est toujours de bonne foi, il s’agit cette fois de combattre les stéréotypes de genre qui entravent l’égalité entre les hommes et les femmes dans la société. Pour se faire, certains gouvernements européens ont pris la décision de soumettre à la réflexion des enfants, dès leur plus jeune âge des problèmes d’identité sexuelle. Comme toujours, cela est à comprendre de façon implicite après des recherches approfondies sur ce sujet. En public le discours est tout autre : « La laïcité, c’est ce qui protège l’enfant et garantit aux enfants les mêmes droits et l’accès aux mêmes valeurs. Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. Donc la République doit leur offrir… [coupée par un intervenant]. Chaque enfant doit pouvoir accéder à des lieux qui lui permettront lui-même, ensuite, de faire son choix. C’est le cadre de l’école publique. C’est ce dont la France a besoin aujourd’hui. » (sénatrice française Laurence Rossignol).

Vous vous demandez sans doute en quoi la Théorie du genre concerne t-elle les réalités du continent africain. Il s’agit ici de la manipulation de l’esprit dans le but de promouvoir un idéal en décalage avec la culture initiale.
Sa mise en place témoigne d’une tentative de manipulation du processus d’apprentissage, d’identification et de production de stéréotypes dans le but d’introduire de nouveau éléments, au sens le plus large qu’il soit, à ceux préexistants.
La réaction de la population à l’introduction de l’enseignement de cette théorie, sans aucune donnée psychologique favorable mais beaucoup dénonçant ses conséquences dramatiques, est sans appel.
Nous pouvons choisir les éléments de la culture que nous voulons intégrer à notre propre système de valeurs. Ce n’est pas parce qu’une culture est dominante que nous ne pouvons être critique vis à vis d’elle.

Ce sont les contradictions entre les valeurs héritées des différentes sous cultures auxquelles nous appartenons qui amènent à leur tour des remises en questions de ces dites valeurs.

Cette problématique ne se pose pas si un individu est soumis à un seul modèle car il n’existe aucun point de comparaison qui puisse amener la réflexion personnelle. Il s’agit alors d’un apprentissage par conditionnement. C’est ainsi qu’est parfois envisagé l’apprentissage des enfants. L’esprit conçu comme une coquille vide qu’il faut remplir. Telle peut être envisagée la transmission d’une culture. Il s’agit là d’un conditionnement parfait car il n’existe aucun point de comparaison.

C’est dans la notion de conditionnement que le rapprochement peut être fait pour expliquer la situation les descendants des esclaves d’abord puis des colonisés par la suite. Le cas pratique de l’Afrique permet mieux appréhender les dynamiques qui existent entre tous ces processus.

C’est la raison pour laquelle un enracinement et une forte identité culturelle permettent de résister face au fléau qu’est le mondialisme.

Il a été cité précédemment qu’une continuité était nécessaire à l’équilibre psychique dans le processus d’identification. Ainsi, seul un enrichissement est apporté par l’influence d’autres cultures car il existe un noyau dur qui ne peut être détruit. Une forte identité ne sous entend pas une culture hermétique à toutes modifications, mais uniquement à celles qui lui sont nuisibles. Elle doit être stable et ancrée pour ne pas être détruite mais assez souple pour être améliorer.

En ce qui nous concerne, le processus d’inspiration a été perverti en processus d’identification totale. L’inspiration implique l’intégration d’éléments nouveaux à un paradigme de base. Or, il n’en n’existe pas en Afrique. Quelques bribes peuvent être décelées, mais il n’existe pas une unité suffisante afin de composer une véritable culture continentale.

Nombreux sont ceux qui s’opposent à ces propos. «Comment ça il n’existe pas de culture africaine ?! Bien sûr que si ! Il en existe une comme pour tout les pays !». Ce qui est entendu en terme de culture africaine est ce qui pourrait être l’équivalent d’une culture européenne ou encore américaine. L’Afrique n’est pas un pays, mais est composée de plusieurs ayant chacun leur propre culture. L’Europe s’inscrit dans le même cadre. Cependant, ce dernier n’est jamais amalgamé à un seul et unique pays ce qui semble être plus fréquemment le cas de l’Afrique. Cette confusion ne lui est malheureusement pas bénéfique. Cet amalgame n’est pas la manifestation d’une union continentale mais davantage la manifestation d’un déni des spécificités de chaque pays.

La culture africaine fait davantage écho à un amoncellement de stéréotypes. Ces derniers ne sont pas nécessairement fondés ou ne sont plus actualité mais ils sont représentatifs de l’image véhiculée de cette culture.
Les stéréotypes sont des concepts psychologiques. Ils sont un autre exemple du pouvoir qui peut être exercé par ceux qui détiennent des savoirs dans le domaine de la psychologie.
La construction de stéréotype est un processus naturel donc l’objectif est de permettre une catégorisation du monde. Cette catégorisation le rend plus abordable car ces « connaissances » permettent de l’organiser et ainsi de mieux anticiper ce qui le compose.
Les stéréotypes sont présents chez tous les individus, et constituent des croyances socialement partagées des caractéristiques spécifiques attribuées à des groupes. Ils peuvent être positifs ou négatifs selon les préjugés sur lesquels ils sont basés. Leur but premier n’est pas d’établir un jugement mais d’organiser le monde pour le rendre plus prévisible.
Cependant si leur construction permet la réduction de l’incertitude de ceux qui y ont recours, il peut provoquer un effet sur ceux qui en sont l’objet.
Une expérience psychologique menée par Steele et Aronson en 1995 a mis en évidence ce qu’ils ont qualifié « la menace du stéréotype ». La création de stéréotypes entraîne l’apparition d’attentes vis à vis des personnes concernées. C’est d’ailleurs le but d’anticipation exposé précédemment. Selon ces auteurs, ces attentes influencent le comportement et l’attitude des personnes qui font l’objet de ces stéréotypes.
Leur élaboration n’est donc pas sans conséquence car ils les enferment ceux qui en sont l’objet dans une vision caricaturale, ce qui peut les pousser à adopter des comportements et attitudes initiée par cette réduction.

Le recours à des procédés psychologiques par les politiques est bien plus fréquent que nous l’imaginons. L’Histoire ne tarit pas d’exemples qui prouvent leur efficacité.

La même conception de la culture partagée entre les partisans de l’apprentissage de la Théorie du genre et les partisans du mondialisme. Tous l’envisagent comme une étiquette modifiable par le contrôle de ce qui y est intégré ou supprimé. Nous en revenons ici à une conception de l’esprit comme un réceptacle ayant pour seule fonction de recevoir des informations et de les intérioriser sans aucune réflexion, donc par conséquent qui est facilement manipulable. Cette affirmation n’est pas entièrement fausse mais doit être précisée. L’esprit humain n’est pas manipulable parce qu’il l’est de « nature » mais il l’est pour ceux qui connaissent les processus qui le composent. Ainsi, ce sont les processus qui peuvent être orientés dans le but de la manipulation de l’esprit. La manipulation permet d’obtenir d’autrui dont il n’aurait pas eu l’initiative spontanément. Une bonne manipulation réside en ce que la ou les personnes concernées ne sont pas avertis des véritables intentions. La conviction en des éléments et l’adhésion à des idées sont d’autant plus important que les personnes victimes de manipulation croient en leur élaboration individuelle. Il n’existe pas d’idée plus personnelle que celle que nous pensons avoir raisonnée nous mêmes.

Cette perspective qui envisage l’esprit comme un vide à remplir est celle la même qui justifiait le rôle des missionnaires et plus généralement les traitements « civilisateurs » prescrits aux peuples dominés. Le destin connu de l’Afrique et de son peuple dans sa globalité pourrait donner du crédit à cette théorie.
Une destruction culturelle, donc identitaire, du peuple africain et de ces millions de descendants est malheureusement à déplorée. Cette destruction a été et demeure stratégique. Elle a été commanditée il y a plusieurs siècles par ceux qui avaient décrété leur supériorité sur la base de critères plus que subjectifs.
L’arme « psychologie » employée est plus que jamais d’actualité dans la promotion du nouvel ordre mondial pour ceux désireux d’un monopole économique et culturel du continent africain.

Intéressants parler stéréotype + identité + théorie du genre

Un modèle la CORSE :

C’est l’identification à ce genre de modèle qui est à favoriser.

En conclusion, les processus naturels d’acquisition de la culture ont été pervertis par le mondialisme dans le but d’imposer le modèle.
Mais une fois encore, les manifestations de ces limites se font sentir. Retour au « old school » peut être la manifestation d’une nostalgie de valeurs passées. Certains diront c’est simplement un effet de mode. C’est vrai. Mais toute mode justement appartient à une époque, à une culture et ainsi dit quelque chose des sociétés qui l’adopte. Parfois une mode devient en un élément culturel à part entière.
La mode actuelle semble annoncée de grands bouleversements culturels…

Comme nous l’avons dit dans cet article, l’utilisation des connaissances développées en psychologie est le procédé favori du mondialisme. Nous avons fait le choix dans cette guerre contre lui, de nous approprier chacune de ses armes afin de les retourner contre lui et de l’exterminer. Alors, ne lui laissons plus le monopole que la plus puissante d’entres elles.
La manipulation de ces connaissances est utilisée pour une extermination culturelle et un règne économique sans partage. Il est de notre devoir de maîtriser nous aussi cet art afin d’en inverser la tendance.

La culture au sens de l’instruction n’a pas été abordée de façon explicite dans cet article mais le sera certainement traité ultérieurement. L’accès à la culture doit être une priorité dans les politiques envisagées pour le développement du continent. Cet impératif doit être respecté et exigé à l’échelle internationale. Il ne doit pas se faire sous la forme actuelle qui s’apparente davantage à un accès illimité aux informations engendrées par une propagande pro mondialiste dans le but d’un formatage psychologique.
 L’inaccessibilité culturelle a été désirée par ceux qui veulent le contrôle absolu, et cela aussi bien dans nos propres rangs.
Pour la petite anecdote, une reine malgache consciente de la puissance du savoir en avait réservé l’accès à une minorité de la population pour finir par la réserver aux seuls membres de son gouvernement.

La véritable diversité des connaissances doit être transmise afin de permettre à chacun d’élaborer sa propre réflexion, qui que nous soyons. La fin de leur monopole par certains pour la manipulation des autres est indissociable à notre démanche d’émancipation.
Les savoirs ne doivent pas être réservés à une minorité. Cela installe rapport d’inégalité entre « ceux qui savent » et « ceux qui ne savent pas », et cela sur différents plan. L’argument de « l’incompétence » est ainsi avancé lorsque les citoyens expriment leur désaccord car ils ne sont pas des experts qualifiés du manque d’information dont ils sont censés faire preuve.
Cette stratégie était à peu près efficace jusqu’à présent. Seuls des experts formés et reconnus comme tels par les gouvernements peuvent être conscients de ce qui est bénéfique pour leur pays.
Mais à l’heure d’Internet, cela n’est plus valide. Aujourd’hui, chaque individu est en mesure de s’informer par lui même, certains peuvent avoir une réflexion plus élaborée que les prétendus experts.

Finissons cette analyse sur une note d’optimisme. Je ne crois pas en une tendance naturelle de l’Homme au mal, mais je crois en la malhonnêteté possible de certains esprits humains qui, par le procédé de manipulation, permet d’en influencer la tendance via la propagande en partie relayée par la télévision et l’école. Un rapide inventaire de ce qui est mis à la disposition des enfants en termes d’éléments identificatoire pour en démasquer la finalité : des individus déstructurés sont plus maniables. Les éléments culturels représentent des repères d’identification, le choix de ces éléments permet donc de déterminer quel type d’individu est souhaité.
Les personnes sont qualifiées de «complotistes» lorsqu’elles soulèvent des questionnements, sans prétendre à y fournir une réponse absolue. Elles encouragent davantage à la réflexion pourraient avancer que les savoirs en psychologie ont été développés pour une meilleure connaissance de l’esprit humain dans le but de sa manipulation.
Si cela est vrai, et même dans le cas contraire, il nous suffit d’utiliser les mêmes procédés dans un but d’une réelle éducation et non pas d’une éducation dirigée dans l’intérêt de certains par le biais du mondialisme.

L’élévation d’une société n’est possible par celle de ces enfants. Les résultats d’une manipulation peuvent être positifs.

Sa mise en place témoigne d’une tentative de manipulation du processus d’apprentissage, d’identification et de production de stéréotypes dans le but d’introduire de nouveau éléments, au sens le plus large qu’il soit, à ceux préexistants.  »
Le processus d’identification permet de comprendre que l’obtention de l’égalité entre les hommes et les femmes ne passe pas par l’éducation sexuelle des enfants, mais davantage l’exemple donné par les parents et plus généralement la société. Les enfants ne font que reproduire en imitant ce qu’ils constatent. L’éducation des enfants passe donc par la rééducation des adultes qui sont pris pour modèle dans la construction identitaire. Nous pouvons ainsi influencer le devenir des sociétés par la manipulation de ce processus dans le but d’une évolution positive.
La manipulation est d’ailleurs employée par les partisans de cette théorie, conscients qu’à long terme cela bénéficiera au projet mondialiste.

Impérialisme et Nouvel Ordre Mondial: « Operation Paperclip » ou le recyclage des nazis par l’empire du goulag levant (ex-USA)…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 20 février 2014 by Résistance 71

C’est du reste la trame du film de Tarantino « Inglorious Basterds ». C’est ainsi que l’on se rend compte que le procès de Nüremberg n’a été qu’un paravent qui a servi à éliminer ceux qui en savaient beaucoup trop au plus haut niveau de l’implication américano-européenne avec l’Allemagne nazie avant et durant la guerre et qui ne s’étaient pas suicidés. Un autre exemple: le Japon. Tous les criminels de guerre sont restés en place après la guerre pour servir leurs nouveaux maîtres du pays du goulag levant. Il n’y a pas eu de « Nüremberg japonais »… Où sont les six grandes familles des Zaïbatsu (littéralement « la clique financière ») issues de l’époque médiévale (au Japon … avant 1868…) ? Ils sont toujours en charge de l’économie nipponne malgré leur implication dans les crimes du Japon impérial de 1920 à 1945.

L’hypocrisie et le crime sont institutionnels dans le mode de gouvernance occidental. Pourquoi continuer à accepter ?

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis ont employé d’anciens nazis pour perfectionner leurs méthodes d’interrogatoire

 

Ian Allen

 

18 février 2014

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/us-employed-ex-nazis-to-develop-interrogation-methods/5369509

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Les Etats-Unis se sont appuyés sur l’assistance de douzaines de scientifiques allemands pour développer leurs techniques invasives d’interrogatoire ciblant l’URSS dans les premières années de la guerre froide, d’après une toute nouvelle publication sur le sujet. Le livre intitulé: “Operation Paperclip: The Secret Intelligence Program that Brought Nazi Scientists to America” de la journaliste américaine Annie Jacobsen, va sortir cette semaine.

L’Operation Paperclip ou en français, l’opération trombone, fut mise en place durant le seconde guerre mondiale par l’Office of Strategic Services américain (OSS), le service précédent la CIA. Le but de cette opération était de recruter des scientifiques qui avaient travaillé pour le IIIème Reich allemand, le but principal étant de retirer l’expertise scientifique allemande aux Soviétiques. Des centaines d’ancien scientifiques nazis furent amenés aux Etats-Unis sous le couvert de contrats militaires secrets durant la seconde moitié des années 1940. Eventuellement, les scientifiques recrutés furent utilisés pour augmenter des projets soutenus par le gouvernement américain, incluant le programme spatial et plusieurs techniques de collection de renseignements.

Le livre de Jacobsen détaille aussi l’opération Bluebird (Geais en français), programme géré par la CIA sous l’opération Trombone (Paperclip), qui employait d’anciens experts nazis des armes biologiques, des chimistes et des médecins. Ces derniers furent employés pour conduire des expérience fondée sur l’emploi de l’Acide Diethylamide Lysergique ou LSD, avant d’extorquer des confessions aux agents soviétiques cibles. Dans plusieurs cas, la substance chimique induisant des hallucinations fut donnée aux captifs russes, qui furent aussi soumis à des techniques d’hypnose et autres manipulations psychologiques.

Le livre nous indique que des techniques furent développées sous la supervision primordiale du Dr. Walter Schreiber, le médecin en chef du IIIème Reich. Schreiber aida l’OSS à établir un laboratoire expérimental à Camp King, un site de la CIA localisé près de Francfort, dans le secteur américain de la zone d’occupation alliée de l’Allemagne. Plus tard, lorsque Schreiber fut transféré aux Etats-Unis par la CIA, le Dr. Kurt Blome, son ancien assistant aux hautes affaires médicales du IIIème Reich et spécialiste de la fabrication d’armement biologique à base de peste bubonique, prit en compte le programme.

Le livre contient des extraits de memos écrits par le directeur adjoint du renseignement américain de l’époque, Allen Dulles, dans lesquels il explique le besoin “d’augmenter en intensité les méthodes d’interrogatoire habituelles” avec l’aide des scientifiques allemands. Dulles continue avec la description de “résultats prometteurs” produits par des interrogatoires impliquant l’utilisation de “faibles doses de drogues couplées avec de l’hypnose”, des techniques de chocs électriques et autres méthodes similaires. (NdT: Ces techniques furent ensuite utilisées dans les programmes MKUltra de la CIA)

Résistance politique: La résurgence indigène devient un phénomène intercontinental…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 février 2014 by Résistance 71

Du lien des activismes entre les peuples colonisés d’Afrique, des Amériques, d’Asie, d’Océanie et de celui des peuples occidentaux réconciliés se tenant côte à côte avec leurs frères dans l’oppression, l’inégalité et l’injustice, viendra le salut de l’humanité.

Nous en sommes plus que jamais convaincus et l’idée même que les mouvements de résistance autochtone, de résurgence indigène, y compris occidentale, liée profondément à la terre et à l’ancrage ancestral culturel, puissent s’unifier, terrifie, pétrifie les « élites oligarchiques » auto-proclamées et ce à juste titre.

Le monde est à la veille d’un très grand chambardement politique, la renverse de marée sera libératrice. L’ère étatico-entrepreneuriale touche à sa fin, cela devient de plus en plus une évidence.

— Résistance 71 —

 

DU PANAFRICANISME DE NOS PERES AU PANAFRICANISME STRATEGIQUE DE NOS PAIRS DE LA GENERATION ACTUELLE

Panafricanisme 2.0

18 février 2014

url de l’article original:

http://panafricanism2point0.com/a-la-une/du-panafricanisme-de-nos-peres-au-panafricanisme-strategique-de-nos-pairs-de-la-generation-actuelle/

 

Le panafricanisme depuis sa naissance avec Henry Sylvester WILLIAMS peut se résumer en trois étapes fondamentales, à chaque africain de se saisir lui-même de cette mission générationnelle, de la trahir ou de l’accomplir : la première étape du panafricanisme, celle de nos pères Marcus Garvey, Kwame N’Krumah, Thomas Sankara, et autres fut le « panégrisme » révolutionnaire contre l’impérialisme, la traite négrière et l’esclavage. Mais la deuxième étape, celle d’aujourd’hui fut un combat pour l’éveil des consciences, contre l’aliénation culturelle, intellectuelle et spirituelle.

L’AFRIQUE, BERCEAU DE TOUTES LES CIVILISATIONS, NUL PEUPLE ET NUL INDIVIDU NE DEVRAIT L’IGNORER

Aucun peuple ne doit ignorer son histoire, la connaissance du passé permet aux générations qui se succèdent d’orienter leur choix. Mais les dirigeants qui conduisent l’humanité dans le décor semblent ignorer volontairement l’histoire. Ils ont achevé de mettre dans les esprits de beaucoup des énormités et ont imposé la suprématie raciale blanche. Cet état de fait crée une confusion chez les masses mélanodermes, on peut tenter de manipuler l’histoire mais on ne peut l’effacer, car les preuves tangibles de son existence sont belles et bien vivantes. L’Afrique est le berceau de toutes les civilisations, nul peuple et nul individu ne devrait l’ignorer sous peine d’être fourvoyé et mené à sa perte.

LA NOUVELLE GENERATION

Une nouvelle génération se construit depuis des décennies, de la lutte contre l’esclavage à la lutte pour la libération des peuples colonisés. Mais les effets ne sautent pas aux yeux puisque la plus résistante des chaines, celle de l’esprit, reste à briser comme le disait Shaka Zulu. La mission de notre génération, est donc d’appliquer toutes les théories enseignées par nos ainés dans les écoles, universités et lieux de savoir africain. Elles ont certes, et doivent être réactualisées. Mais l’Afrique ne peut en aucun cas se développer selon le modèle occidental. Les réalités diffèrent et d’aucun peut se mettre à convoiter une civilisation qui s’effondre, minée par l’homosexualité, la pédophilie, les violations de la dignité humaine par exemple. Notre mission est de sortir de l’aliénation psychologique et de mener un combat de déstabilisation contre le mondialisme et ceux qui se prétendent les amis de l’Afrique, mais qui sont tout le contraire.

LE ROLE HISTORIQUE DE LA DIASPORA.

Les africains dispersés à travers le globe, ceux de la diaspora historique déportés au cours de l’esclavage dans la douleur de ne plus jamais revoir les leurs ; mais aussi celles et ceux partis à la recherche d’un « Eldorado » occidental illusoire pouvant prétendument résoudre les problèmes de l’africain ; devraient revenir sur le continent pour partager leur expérience avec les frères et soeurs y habitant.