Archive pour janvier, 2014

Ingérence politique en Ukraine… La déstabilisation du pays est une attaque de l’empire contre Poutine et la Russie…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , on 26 janvier 2014 by Résistance 71

Cousu de fil blanc… Un gouvernement pro-russe, légitimement élu, qui ne veut pas entrer dans l’UE (à juste titre puisque le peuple de l’Ukraine est historiquement lié à celui de la Russie) est mis sous-pression par une opposition payée et entraînée par l’occident. Dans cette affaire, que veut le peuple ukrainien ? Entrer dans l’UE pour mieux se faire laminer ?… On peut sérieusement en douter. L’empire attaque en sous-main la Russie qui empêche les banquiers de piller en rond. L’enjeu est là, tout en assujettissant les sous-sols ukrainiens en y mettant à terme un régime marionnette des yankees comme en Georgie et autres ex-nations du bloc de l’Est. Tout ceci a une odeur de guerre froide 2.0.. Indubitablement….

Puisse la grande tradition ukrainienne de résistance anarchiste revivre. Voir nos articles sur « L’expérience anarchiste ukrainienne 1917-1923″.

— Résistance 71–

 

Ukraine la vraie fausse révolution orange

Kharoubbi Habib

 

25 janvier 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/311896-ukraine-la-fausse-vraie-révolution-orange,-par-kharroubi-habib

 

A Kiev, les partisans de l’intégration de leur pays à l’Union européenne

ont le droit de protester contre leur président et son gouvernement dont la politique s’oriente vers le rapprochement avec la Russie. Les médias occidentaux qui soutiennent leur mouvement présentent celui-ci comme animé par des démocrates ayant l’appui de la majorité du peuple ukrainien et le président ukrainien Igor Ianoukovitch et son gouvernement tels des autocrates obéissant au doigt et à l’œil à Poutine, avatar stalinien cherchant à replacer l’Ukraine dans l’orbite de la Russie.

Leur grille de lecture de la crise ukrainienne évacue tout simplement le fait que Ianoukovitch n’est pas arrivé au pouvoir par un coup de force ou une élection présidentielle truquée mais le plus démocratiquement du monde grâce à un scrutin dont les organisateurs à l’époque étaient les chefs de file de ce camp pro-européen qui veut le contraindre aujourd’hui à rompre avec la Russie et à ratifier l’intégration de l’Ukraine à l’Union européenne. C’est, répétons-le, le droit des partisans ukrainiens de l’intégration à l’Europe de manifester en faveur de celle-ci et de faire pression sur leurs autorités pour qu’elles en conviennent. Mais pas jusqu’à fomenter une insurrection pour faire partir Ianoukovitch et tomber son gouvernement. Or, c’est la dérive à laquelle se sont laissées aller des composantes du mouvement de protestation qui bat la rue à Kiev.

Ces extrémistes d’entre les manifestants bénéficient du soutien de l’Union européenne et des Etats-Unis qui en l’occurrence ont à nouveau montré qu’ils ne sont respectueux de l’ordre démocratique chez les autres que le temps qu’il se plie à la préservation de leurs intérêts géostratégiques. Ianoukovitch a le tort de ne pas avoir respecté et avalisé leurs desseins de ce point de vue pour son pays. Il est par conséquent la cible de leur foudre qui se manifeste par leur ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l’Ukraine et leur soutien et encouragement multiformes à un mouvement qui est passé de la contestation pacifique à une confrontation violente avec un gouvernement bénéficiant de la légitimité des urnes.

Le temps a révélé ce que fut la «révolution orange» dont les manifestants de Kiev se revendiquent et veulent ramener au pouvoir ceux qui en furent les «leaders». Il a été amplement et irrécusablement démontré que ses acteurs déterminants en Ukraine ont été sponsorisés et encadrés par des officines américaines et européennes dont le but inavoué a été et reste de détacher irrévocablement l’Ukraine de la Russie et ainsi permettre à l’OTAN, le bras armé de l’Occident, de parachever l’encerclement militaire de la Russie.

Le paravent de la liberté, de la démocratie et de la souveraineté des peuples derrière lequel se cache la stratégie occidentale appliquée à l’Ukraine ne dupe que les naïfs minoritaires dans ce pays qui croient que l’intégration à l’Union européenne leur apportera le «paradis». Les médias occidentaux les confortent dans cette utopie et se gardent de leur montrer où la croyance au même rêve a mené les Grecs, les Irlandais, les Portugais, les Espagnols et toutes les couches «d’en bas» des sociétés européennes. En Ukraine, nous sommes en face d’une résurgence de la guerre froide et nullement à un moment où la société de ce pays débat et se confronte en toute démocratie sur un projet de construction d’un Etat souverain voué à défendre ses propres intérêts nationaux et libre de nouer des alliances internationales qui les favoriseraient.

Résistance au colonialisme: Harper et le problème palest’indien…

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Problème palest’indien

 

Mohawk Nation News

 

22 Janvier 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/01/22/palestindian-issue/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le dénominateur commun des deux entreprises commerciales / corporations appelées “Canada” et “Israël” est que toutes deux ont été fondées sur des crimes génocidaires contre l’humanité.

Le PDG de l’entreprise Canada Stephen Harper s’arroge faussement le droit de parler pour la majorité des Canadiens tout en donnant un soutien sans équivoque aux politiques de guerre d’Israël. Son élection a été prouvée frauduleuse, avec seulement 30% du vote populaire. Cela nous rappelle ce que disait Joseph Staline dans un des livres préférés de Harper: “Il importe peu qui gagne les élections, seulement qui compte les votes.”

Le jour de payer la facture approche et est pour bientôt. Comme l’avait dit Dekanawida selon la prophécie iroquoise: Le serpent blanc qui a illégalement pris possession de notre terre sera éliminé.

Le pire des cas pour les corporations Canada et Israël est d’être jugées au TPI pour crimes contre l’humanité et génocide.

Ce qui suit est un film éducatif au sujet de la Loi de la Grande Paix et du comment elle s’est établie au moment de la dernière apparition du monde céleste. L’agenda du Nouvel Ordre Mondial est comme les serpents dans les cheveux de Tadodarho. Nous brosserons les serpents des cheveux du Nouvel Ordre Mondial Tadodarho et nous amènerons la paix, comme on nous a demandé de le faire.

History of Iroquois.

Johnny rivers chante au sujet de ce qui se passe si vous n’êtes pas vigilants confrontés aux serpents: “Take me in, tender women. Take me in, for heaven’s sake. Take me in, tender woman. Sssighed, the Sssnake.”

Johnny Rivers. “The Snake”.

Even Zionists find Harper too Zionist.

Al Jazeera. “Baffling Politics”.

Résistance au colonialisme: Vision de souveraineté indigène au pays du goulag levant (ex-USA) et son satellite canadien…

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Souveraineté, cicatrisation et réconciliation par la voie du milieu, celle existante déjà, celle du Wampum Deux Rangées

— Résistance 71 —

 

Le retour à notre voie n’est pas un retour en arrière

 

John Kane

 

14 Janvier 2014

 

url de l’article original:

http://bsnorrell.blogspot.jp/2014/01/john-kane-back-to-our-path-is-not-trip.html

et

http://www.letstalknativepride.blogspot.com/2014/01/back-to-our-path-is-not-trip-backward.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bon nombre d’entre nous sont familiers avec notre expression Ohnkwe Ohnwe (en langue iroquoise). C’est le terme que nous utilisons pour nous décrire nous-mêmes comme étant les peuples originels de l’Île de la Grande Tortue (NdT: terminologie amérindienne pour désigner l’Amérique du Nord, ce que sont aujourd’hui les Etats-Unis, le canada et le Mexique occupés…). La traduction approximative est “véritable être humain à tout jamais”. Il ne s’est jamais posé la question de savoir si nous avions un futur. Nous n’avons jamais été attaché à un endroit dans une ligne du temps. Nous n’avons jamais été figés dans l’Histoire. Nous n’avons jamais été primitifs ni au bout de notre évolution. Nous avons continué à nous développer. Le concept même des “Sept générations” était fondé sur la connaissance que notre croissance et notre développement demanderaient une priorité à mettre sur les impacts de nos attitudes sur ceux qui ne sont pas encore nés, ceux qui viendraient bien longtemps après nous.

Mais de toutes les assurances de ceux qui sont venus avant nous, notre futur ne serait pas assuré, certainement pas au vu des deux derniers siècles et certainement pas non plus, en allant de l’avant du point où nous en sommes. Ce chemin, qui a été tracé par les dizaines de millions de pieds de ceux qui vinrent avant nous, a été si négligé et nous en avons tant dévié que ce ne peut-être que la Création et notre langue qui puissent guider nos pas de nouveau vers lui. Mais ce changement de cap vers ce grand chemin, Kaianerehko:wa (La Grande Loi de la Paix), n’est pas un voyage de régression ou retour en arrière. C’est un voyage vers l’avant, vers le futur.

Ohnwe veut dire “pour toujours” ou “à tout jamais” et à tout jamais est le temps dans les deux directions, vers la passé et le futur. Ceux de notre passé ont établi Kaianerehko:wa de façon à ce que nous reconnaissions le chemin et pour le garder clair et libre pour ceux qui suivent.

Mais ce chemin s’est trop élargi et a été obscurci par la négligence. Une grande part de nettoyer la voie vers notre futur implique que nous commencions à retrouver un esprit commun dirigé vers un but commun. La seule façon de les trouver est au travers de la conversation et du discours honnête. A cet effet, utiliser les concepts les plus basiques de Kaianerehko:wa est un bon début.

Notre feu symbolise nos familles, nos clans, nos communautés et notre droit et pouvoir de nous rassembler en conseil et pour être conseiller. Comme des esprits désirant nous diriger vers le chemin du futur, nous devons rallumer un feu. Nous avons besoin de participation et d’un véritable engagement des gens. Aussi petits ces feux soient-ils, ils doivent démontrer un véritable retour à Kaianerehko:wa.

Rien de tout ceci n’a à voir avec une révolution ou un renversement de pouvoir, cela a tout à voir avec notre peuple utilisant ce qui nous est propre pour résoudre nos problèmes, pour corriger le tir et aller de l’avant. Nous ne réussirons sans doute pas à maîtriser tous les problèmes, mais dans le processus de rallumer nos feux et de rassembler les volontaires non seulement pour se dresser ensemble dans une crise ou pour une lutte, mais aussi de s’assoir ensemble dans un conseil pour bâtir quelque chose et se soutenir les uns les autres, alors nous pourrons commencer à montrer un exemple de ce qui est véritablement notre responsabilité et notre disctinction, ce qui fait que nous sommes différents.

Au lieu d’avoir des individus dictant leurs vues déformées au sujet de “nos coutumes et traditions” ou d’assujettir le pouvoir qui leur est accordé au travers de la reconnaissance fédérale ou de pouvoirs étrangers, nous devons commencer le processus de dépoussiérer le chemin qui nous fut tracé par ceux qui sont venus bien longtemps avant nous. Malgré les conseils élus et les titres ou ce que certains croient être les conseils traditionnels, ceci représente le chemin pour aller de l’avant. Ceci ne requiert pas de brûler ses cartes de membres de bandes (tribus), d’enlever des noms des rôles tribaux, de conduire dans permis de conduire ou de fracasser les traités. Il n’y a pas de balle d’argent, de potion magique ou de séquence de rêve qui vont construire un chemin fait de briques jaunes devant nos pas. Nous devons commencer le lent processus de retourner vers le chemin qui va de l’avant, ce chemin qui  nous fait bouger avec la Nature et la création, le droit chemin.

En l’absence de tout le monde parlant nos langues originelles et virtuellement nulle part qui puisse démontrer aujourd’hui le véritable usage de Kaianerehko:wa, nous avons besoin d’utiliser nos communiquants les plus experts afin de clarifier ce qui a été obscurcit par de mauvaises traductions et efforts de mal représenter notre histoire. Nulle part ne devrait notre chemin vers le futur défier la Nature ou la Création. Nous devons reconnaître que bien qu’il y ait beaucoup que nous devons apprendre et beaucoup que nous n’apprendrons jamais, que notre meilleur professeur est la nature.

Le chemin vers l’avant n’est pas un retour en arrière. Il n’y a aucune raison de rejeter les outils d’aujourd’hui alors que nous allons de l’avant. La clef est de savoir discerner ce qui nous fait avancer sur NOTRE chemin et ce qui au contraire nous en écarte. Facebook et la messagerie internet ne peuvent pas remplacer les réunions physiques. Le système de clans ne peut pas devenir quelque chose de virtuel. La communication voyage peut-être aujourd’hui à la vitesse de la lumière, mais le conseil prend du temps. Utilisons donc ce que la technologie de la vitesse nous offre pour partager l’information et pour prendre contact mais prenons aussi le temps de faire un feu et de nous rassembler.

Le concept du pouvoir de l’Homme va et vient. La puissance, le pouvoir de tuer et de détruire et la richesse, l’accumulation de biens et de richesses, ces deux désirs ont eu et auront peut-être encore un peu leur moment dans l’Histoire ; mais Ohnkwe Ohnwe sont les véritables humains et ils le sont pour toujours. Je prendrai le chemin qui considère les sept générations mentionnées ci-dessus plutôt qu’un quelconque rapport annuel d’entreprise ou inventaire d’armement. Notre pouvoir fera sa démonstration dans notre combat pour notre futur… Pour notre “à tout jamais”.

Résistance politique en terres Mohawk…

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Restriction de circulation et de navigation

 

Mohawk Nation News

 

20 janvier 2014

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/01/20/navigation-travel-restriction/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce qui suit est une notice légale publiée par les Mohawks en 2007 et est conforme à la loi de cette terre. Tout le monde est requis de lire et de se conformer à cette notice légale en parfaite adéquation avec le traité Wampum Deux Rangées / Guswentha.

Il est aussi venu à notre attention dans cette vidéo de Jesse Ventura que les entreprises/corporations violent la loi internationale. Nestlé pompe les ressources d’eau des Grands Lacs du territoire Rotino’sionni:onhwe (iroquois)

 

Voir:  Jesse Ventura. “Great Lakes World Wide Water Conspiracy”.

 

Le 17 Août 2007, le peuple de la nation Mohawk de la confédération des peuples de la “longue maison” et représenté par sa société des guerriers (Haudenosaunee Rotinosionni Onkweohnwe Rotiskenrahkete Kanionkehaka Kanienke) a publié cette “Notice légale de restriction sur la navigation et les déplacements” (en territoire Mohawk) :

A. Sous l’autorité de la grande Loi de la Paix Kaianerehko:wa, loi suprême du grand architecte de la création ;

B. Rotiskenrakehte “Ceux qui détiennent la paix” (NdT: la traduction littérale du mot “guerrier” en Mohwak, car ce mot n’existe pas en langage iroquois, comme du reste dans bien des langues natives des Amériques), depuis Kanienke, declarent cette restriction à la  Navigation et aux déplacements (en territoire Mohawk);

C. Cette restriction commencera à 23:00 le 18ème jour du mois d’août de l’an deux mille sept et ce jusqu’à nouvel ordre et s’appliquera à tous vaisseaux de toute nation ou entreprise s’engageant dans le commerce, relations commerciales avec les entreprises corporatives appelées Etats-Unis ou Canada, de la navigation, du voyage à l’intérieur, ou sur les voies d’eau navigables de Kanientarahwanoneh, de la dite voie maritime du Saint Laurent à un point de 45 degrés, 53 minutes, 39 secondes de latitude nord et 59 degrés, 58 minutes et 21 secondes de longitude Ouest ; [NdT: s’ensuivent ici une dizaine de ligne de coordonnées géographiques… ]

D. L’espace aérien en-deçà d’un mile nautique du domicile ou de l’endroit de résidence Onkwehonwe sera également restreint d’utilisation par tout appareil privé du gouvernement ou tout appareil de sécurité contracté de manière privée des entités dites des Etats-Unis ou du Canada ;

E. Durant des siècles Onkwehonwe et autres nations aborigènes de la Terre ont souffert du génocide, de la destruction quasi totale de notre planète terre, de nos modes de vie et de guerres d’agression continuelles par les envahisseurs coloniaux sous de facto autorité de la papauté du dit Saint Empire Romain, des entreprises croisées britanniques des dites entreprises commerciales appelées Etats-Unis, Canada, Australie, Angleterre, France et autres, qui continuent ce génocide à la poursuite du commerce et d’une présumée domination sur l’entière planète Terre.

F. En union avec le peuple Algonquin, d’arrêter l’extraction minière d’uranium par Frontenac Venture Corporation ;

G. En union avec les peuples autochtones et les enfants saisis par l’entreprise britannique d’Australie ;

“H. En union avec les peuples indigènes de la Terre contre la mondialisation, le North American Free Trade Agreement (NAFTA) et réunions entre les leaders marionnettes des entreprises Etats-Unis, Canada et Mexique au château de Montebello le 20 Août ;

“I. En réponse aux tentatives d’interférence avec l’ancienne structure gouvernementale de Kanienkehaka et de négotiations non autorisées par les états entreprises de New York, du Bureau des Affaires Indiennes américain et de Catskill Development LLC, pour supprimer la terre ancestrale ;

“J.; En souvenir de nos luttes passées et en union avec la lutte continue de tous les peuples autochtones sur Terre et au Chiapas, Oaxaca, Wayuu, Irak, Palestine, Adfghanistan, Kenenhstaton et autres contre les terroristes du Vatican ;

K. Rotikiskenrahkete (Société des Guerriers) mettra en exercice et maintiendra son droit explicite de réserve, aura toute autorité d’utiliser la force nécessaire avec les moyens nécessaires de maintenir la paix et de stopper la destruction de la vie sur terre, de restreindre la navigation et les dédplacements des vaisseaux de toutes nations ou entreprises s’engageant dans des activités commerciales avec les entreprises/corporations appelées Etats-Unis et Canada.

L. De plus, Onkwehonwe se réserve le droit de saisir vaisseaux et cargaisons pour avoir enfreint la paix par violation de cette restriction ;

“M. Rotiskenrakehte demande que les peuples de la Terre prennent note de notre droit à la paix sur Terre et de s’unifier avec nous pour arrêter la destruction de la vie. L’intention de Rotiskenrahkete est d’ouvrir les yeux des peuples de votre monde sur la guerre de génocide qui est menée contre les peuples autochtones sur Terre.

Avec les pouvoirs qui nous sont conférés par Kaiainerehko:wa, la Loi de la Grande Paix, qu’il en soit ainsi de nos esprits.”

Comme Neil Young l’indique si bien à propos de Harper et des junkies des multinationales du pétrole: “I’ve seen the needle and the damage done, a little part of it in everyone. But every junkie’s like a setting sun / J’ai vu l’aiguille et les dégâts qu’elle engendre, une petite part de cela dans chacun de nous. Mais chaque junky est comme un coucher de soleil”. Neil Young. “Needle & the Damage Done”. 

Enbridge Line 9.

“UN Agenda 21″.

Harper’s water law Omnibus Bill Prime Minister Harper’s Water Law Omnibus Bill.

Résistance à la dictature agro-alimentaire: Produits à boycotter contenant des OGM Monsanto…

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Liste non-exhaustive bien-sûr, mais de produits qui ont envahis le marché français et francophone… La problématique est somme toute assez simple: Nous savons, grâce à de plus en plus d’études indépendantes (cf l‘étude don professeur Séralini sur le maïs OGM Monsanto), que notre alimentation tend à être empoisonnée (à dessein ou pas n’est plus vraiment le problème dans l’urgence…) par les OGM, par les produits chimiques (pesticides, insecticides, engrais), maintenant la radioactivité (Fukushima se révèle jour après jour être une source constante de contamination depuis près de 3 ans maintenant des écosystèmes pacifiques… Mangez-vous du saumon du pacifique ??…). Que faire ? On ne peut pas palier à tout, mais on peut déjà dire NON à ce dont on ne veut pas. Boycotter les produits qui utilisent les OGM est une première étape. En quoi les produits listés ci-après sont-ils potentiellement toxiques ? La très vaste majorité utilise ne serait-ce que du « syrop de maïs », ingredient « corn syrup » sur les étiquettes originales américaines… Sauf étiquetté NON GMO, tous les syrops de maïs utilisés proviennent de maïs génétiquement modifié dont Monsanto a le quasi monopole au pays du goulag levant. Ceci n’est qu’un cas parmi d’autres…

Nous boycottons ces marques depuis bien longtemps dans nos vies personnelles… C’est une affaire de choix, pourvu qu’il soit informé !

— Résistance 71 —

 

Monsanto les produits à Boycotter

 

Manon Laplace

 

20 janvier 2014

 

url de l’article original en français:

http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/10502/monsanto-produits-boycotter

 

Les produits du géant de la biochimie Monsanto sont présents dans de très nombreux articles de consommation courante. Bio à la Une fait la liste de quelques unes des marques qu’il vaut mieux éviter afin de ne pas mettre n’importe quoi dans son assiette.

Monsanto, titan de la biotechnologie, est tristement célèbre pour les scandales sanitaires à répétition dans lesquels la firme est impliquée. Ce que l’on sait moins enr revanche, c’est que les marques qui contiennent des produits Monsanto envahissent nos rayons.
Pour mieux savoir ce que l’on met dans son assiette et dans celle de ses enfants, il est bon de connaître les multinationales, propriétaires de nombreuses marques, qui ont recours à des composants Monsanto pour certaines de leurs productions.
Parmi celles-ci, les sociétés Kraft Philipp Moris, Unilever, General Mills, Coca-Cola, Pepsico ou encore Procter & Gamble.

Boissons

Les boissons de la marque Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
Les jus de fruits Capri-Sun et Topricana.
Le boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes ou les boissons énergisantes Gatorade.
Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
Le lait Gloria de la firme Nestlé

Produits sucrés

Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.
Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.
Les produits Brossard ou Savane.
Les bonbons Carambar, Krema et La Vogienne.
Les chewing-gums Hollywood ou Malabar.
Les barres de chocolat Bounty.
Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.
Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Froties ou encore All Bran.
Les céréales Quaker.
Les yaourts Yoplait.

Produits salés

Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.
Les biscuits apéritif Benenuts et Bahlsen.
Les spécialités fromagères Philadelphia.
Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.
Les pains Jacquet.
Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royaco, Alvale.
Les préparations mexicaines Old El Paso.
Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.
Les produits Uncle Ben’s.

Hygiène et entretien

Les couches pour bébé Pampers.
Les protections féminines de la marque Always.
Les gels douche, shampoings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona ou Timotei.
Les dentifrices Signal.
Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.
Ou encore les désodorisants Febreze.

Cette longue liste, loin d’être exhaustive et qui ne concerne que les produits présents sur le marché français, permet de se donner une idée du nombre d’articles de consommation courante dans lesquels on peut retrouver des produits Monsanto, afin de faire le tri dans sa consommation.

2000ème article… Honneur aux 20 ans de la lutte autogestionnaire zapatiste autochtone du Chiapas…

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Il y a avec cet article 2000 articles en archives sur Résistance 71… Bonne lecture !

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Le salut de l’humanité viendra des peuples occidentaux rejetant l’idéologie colonialiste des oligarques qui les oppriment tout autant que les peuples colonisés, se rangeant aux côtés de ces peuples, pour changer unis et à jamais le paradigme politique et social qui régit les sociétés humaines. L’occident ne peut mûrir qu’au contact et en symbiose avec les peuples qu’il a opprimé pendant plus de 500 ans.

Alors oui… ¡Ya Basta!

~ Résistance 71 ~

 

Le mouvement zapatiste célèbre ses 20 ans

 

Pablo Vivanco (notes de proceso.mx.com)

 

22 janvier 2014

 

url de l’article:

http://tworowtimes.com/news/international/zapatistas-celebrate-20-year-anniversary/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 1er Janvier, les gouvernements du Canada, du Mexique et des Etats-Unis ont marqué le 20ème anniversaire du traité de libre échange entre les pays (NAFTA).

Au Chiapas, l’état le plus méridionnal du Mexique, c’est un aniversaire bien différent qui y fut célébré.

L’Ejercito Zapatista de Liberación Nacionale (EZLN), souvent appelée les Zapatistes, a célébré ses 20 ans depuis le début de l’insurrection armée ; disant qu’aujourd’hui “¡Ya Basta!” (“Assez c’est assez !”), l’EZLN a déclaré la guerre au gouvernement mecixain le 1er janvier 1994.

Parmi les trois principes  de base zapatistes figurait la défense des droits collectifs et individuels des peuples autochtones historiquement refusés par tous les gouvernements mexicains. Le traité NAFTA attaquait non seulement la classe ouvrière des trois pays, mais aussi les droits terriens communaux traditionnels des Indiens du Mexique.

La base sociale zapatiste est essentiellement constituée des populations indiennes rurales du Chiapas soient environ 957 000 des 3,5 millions personnes de l’état, qui parlent une des 56 différentes langues de la région. Un tiers de ces gens ne parlent pas du tout l’espagnol. Des 111 municipalités, 22 ont des populations autochtones allant jusqu’à 90% et 36 autres municipalités comptent une population indienne de plus de 50%.

L’état du Chiapas compte environ 13,5% de toute la population autochtone indienne du Mexique. La plupart des groupes indigènes au Chiapas inclus les Tzeltal, Tzotzil, Ch’ol, Zoque, Tojolabal et les Lacandon, tous descendent des Mayas.

L’EZLN accuse le gouvernement fédéral mexicain de maintenir une stratégie de guerre contre eux et veut reprendre les terres récupérées par les Zapatistes durant leur insurrection. Les Zapatistes ont aussi émis un nouvel appel à la rebellion et ont déclaré leur intention de renforcer l’autonomie de leur peuple.

Devant une assemblée de plusieurs milliers d’invités et des centaines de membres, la Commandante Hortencia a lu une déclaration qui insistait sur la lutte pour le maintien de l’autonomie et de l’autogestion. “Nous apprenons à nous gouverner nous-mêmes en accord avec nos façons de penser et de vivre. Nous essayons d’aller de l’avant en nous améliorant et en nous renforçant ensemble, femmes, hommes, enfants, jeunesse et anciens. Il y a 20 ans nous disions ¡Ya Basta!” Hortencia, une femme Tzotzil et une porte-parole de l’EZLN a dit que les Zapatistes doivent continuer d’organiser le renforcement de la rebellion et de l’autogestion.

Nous partageons notre expérience avec la nouvelle génération d’enfants et de jeunes. Nous préparons notre peuple à résister et à se gouverner. Dans nos zones zapatistes, nous n’avons plus de mauvais gouvernement, il n’y a plus non plus de partis qui règnent et manipulent.”

Des festivités ont duré toute la journée et dans la nuit, dans le brouillard et la bruine constante, festivités auxquelles assistèrent des milliers de jeunes de presque tous les états du pays ainsi que des étudiants venant d’autres pays, élèves des cours de la “petite école zapatiste” (NdT: qui devient internationalement populaire…)

A ces visiteurs, la Commandante Hortencia parla de la possibilité pour l’expérience autonome et autogestionnaire zapatiste de s’appliquer n’importe où.

Crise économique: Voir la dette sous un autre angle… pour mieux cesser de la payer !

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Angle de vue très intéressant sur la dette et de rentrer en désobéissance. Il faut sortir de la culpabilité induite au sujet de dettes des nations le plus souvent « odieuses » dans le sens où la responsabilité en incombe essentiellement au système de réserve fractionnel adopté par les escrocs de la finance internationale.

L’auteur a également écrit « Fragments of an Anarchist Anthropology » où figure en bonne place Marcel Mauss, Pierre Clastres, Robert Jaulin et Marshall Sahlins. Histoire de se sentir un peu « à la maison »…

— Résistance 71 —

 

La façon la plus simple de désobéir à la finance est de refuser de payer les dettes

 

David Graeber

 

16 janvier 2014

 

url de l’article original:

http://www.bastamag.net/David-Graeber-La-forme-la-plus

 

La dette ? Une construction sociale, fondatrice d’un pouvoir arbitraire, estime David Graeber, anthropologue et économiste états-unien, considéré par le New York Times comme l’un des intellectuels les plus influents actuellement. Les pays pauvres et les personnes endettées sont aujourd’hui enchainés aux systèmes de crédit. Piégés dans des relations basées sur la violence, les inégalités et justifiées par la morale, décrit l’auteur, dans un ouvrage qui retrace 5000 ans d’histoire de la dette. « Rembourser ses dettes » est devenu un dogme, impossible à contester. Et si, malgré tout, on décidait d’effacer l’ardoise ? Avec le mouvement Occupy Wall Street, David Graeber lance des actions de désobéissance civile pour démontrer l’absurdité du système capitaliste actuel. Entretien.

Basta ! : A quel moment dans l’histoire le crédit est-il apparu ? Qu’est-ce qu’une dette ?

David Graeber [1] : La dette est une promesse, qui a été pervertie par les mathématiques et la violence. On nous a raconté une histoire : « Il était une fois des gens qui utilisaient le troc. Voyant que cela ne marchait pas très bien, ils ont créé la monnaie. Et l’argent nous a amené le crédit. » Du troc au crédit, une sorte de ligne droite nous amènerait donc à la situation actuelle. Si on regarde plus attentivement l’histoire, cela s’est passé bien différemment ! Le crédit a d’abord été créé. La monnaie physique est apparue quelques milliers d’années plus tard. Cela permet de poser les questions différemment : comment sommes-nous passés d’un système où les gens disaient « je vous dois une vache », à un système où l’on peut mesurer la valeur exacte d’une dette ? Ou l’on peut assurer, formule mathématique à l’appui, que « 340 poulets sont équivalents à cinq vaches » ? Comment une promesse, une obligation de remboursement, est devenue une « dette » ? Comment l’idée que nous devons une faveur a-t-elle été quantifiée ?

En quoi quantifier une dette est-elle un problème ?

Quantifiable, la dette devient froide, impersonnelle et surtout transférable : l’identité du créancier n’a pas vraiment d’importance. Si je promets de vous rencontrer à cinq heures demain, vous ne pouvez pas donner cette promesse à quelqu’un d’autre. Parce que la dette est impersonnelle, parce qu’elle peut être exigible par des mécanismes impersonnels, elle peut être transférée à une autre personne. Sans ces mécanismes, la dette est quelque chose de très différent. C’est une promesse qui repose sur la confiance. Et une promesse, ce n’est pas la négation de la liberté, au contraire, c’est l’essence de la liberté ! Être libre, c’est justement avoir la capacité de faire des promesses. Les esclaves ne peuvent pas en faire, ils ne peuvent pas prendre d’engagements auprès d’autres personnes, car ils ne sont pas sûrs de pouvoir les tenir. Être libre, c’est pouvoir s’engager auprès d’autrui.

Au contraire, le « remboursement de la dette » est devenu un dogme moral…

 

La dette a été transformée en une question d’arithmétique impersonnelle, en l’essence même de l’obligation morale. C’est ce processus que nous devons défaire. Il est fascinant aussi de voir le lien entre la notion de dette et le vocabulaire religieux, de constater comment les premières religions débutent avec le langage de la dette : votre vie est une dette que vous devez à Dieu. La Bible par exemple commence avec le rachat des péchés… Devenue dogme moral, la dette justifie les dominations les plus terribles. On ne peut comprendre ce qu’elle représente aujourd’hui sans un détour par cette longue histoire de la dette comme justification morale de relations de pouvoir inégales. Le langage de la dette permet de justifier une relation de pouvoir arbitraire. Et il est très difficile d’argumenter face à un pouvoir arbitraire sans adopter le même langage.

Vous citez l’exemple de la mafia…

Parler de dette devient un moyen pour décrire des relations inégales. Les mafieux ont compris cela : ils utilisent souvent le terme de dette, même si ce qu’ils font est en réalité de l’extorsion. Quand ils annulent ou reportent certaines dettes, cela passe pour de la générosité ! C’est comme les armées qui font payer un tribut aux vaincus : une taxe en échange des vies épargnées. Avec le langage de la dette, on dirait que ce sont les victimes qui sont à blâmer. Dans de nombreuses langues, dette, culpabilité et péché sont le même mot ou ont la même racine.

La monnaie, qui permet de quantifier précisément la valeur d’une dette, apparaît d’ailleurs dans les situations de violence potentielle. L’argent est aussi né du besoin de financer les guerres. La monnaie a été inventée pour permettre aux États de payer des armées professionnelles. Dans l’Empire romain, la monnaie apparait exactement là où stationnent les légions. De la même façon, le système bancaire actuel a été créé pour financer la guerre. Violence et quantification sont intimement liés. Cela transforme les rapports humains : un système qui réduit le monde à des chiffres ne peut être maintenu que par les armes.

Il y a aussi une inversion : le créancier semble être devenu la victime. L’austérité et la souffrance sociale sont alors considérées comme un sacrifice nécessaire, dicté par la morale…

Absolument. Cela permet par exemple de comprendre ce qui se joue en Europe aujourd’hui. L’Europe est-elle une communauté de partenaires égaux ? Ou y a-t-il une relation de pouvoir entre entités inégales ? Est-ce que tout peut être renégocié ? Quand une dette est établie entre égaux, elle est toujours traitée comme une promesse. Nous renégocions des promesses tout le temps, car les situations changent : si je vous promets de vous voir demain à cinq heures, si ma mère meurt, je ne suis pas obligé de tenir ma promesse.

 

Les gens riches peuvent être incroyablement compréhensifs concernant la dette des autres riches : les banques états-uniennes Goldman Sachs et Lehman Brothers peuvent se concurrencer, mais quand quelque chose menace leur position générale de classe, soudain elles peuvent oublier toutes les dettes contractées si elles le veulent. C’est ce qui s’est passé en 2008. Des trillions de dollars de dettes ont disparu, parce que cela arrangeait les puissants. De la même façon des gens pauvres vont être très compréhensifs les uns envers les autres. Les prêts que l’on fait à des proches sont finalement souvent des cadeaux. C’est lorsqu’il y a des structures d’inégalités, que soudain la dette devient une obligation morale absolue. La dette envers les riches est la seule à être vraiment « sacrée ». Comment se fait-il que Madagascar soit en difficulté quand il doit de l’argent aux États-Unis, mais que lorsque ce sont les États-Unis qui doivent de l’argent au Japon, c’est le Japon qui est en difficulté ? Le fait notamment que les États-Unis ont une puissante armée change le rapport de force…

Aujourd’hui, on a l’impression que la dette a remplacé les droits : les droits à la formation ou au logement se sont transformés en droit au crédit ?

Certains utilisent leur maison pour financer leur vie en contractant de plus en plus de prêts hypothécaires. Leurs maisons deviennent des distributeurs de billets. Les micro-crédits pour faire face aux problèmes de la vie se multiplient, en substitution de ce qui était auparavant assuré par l’État-providence, qui donnait des garanties sociales et politiques. Aujourd’hui, le capitalisme ne peut plus offrir un bon « deal » à tout le monde. On sort de l’idée que chacun pourrait posséder un bout du capitalisme : aux États-Unis, chacun était censé pouvoir investir dans les entreprises, qui en fait exploitent chacun. Comme si la liberté consistait à posséder une part de notre propre exploitation.

Puis les banquiers ont transformé la dette en produits bancaires, échangeables comme de la monnaie…

C’est incroyable ! Il y a six ans, même des gens très intelligents disaient : « Que ces gens sont brillants, ils ont créé de l’argent à partir de rien ». Ou plutôt avec des algorithmes tellement complexes, que seuls des astrophysiciens pouvaient les comprendre. Mais cette incroyable sophistication s’est révélée être une escroquerie ! J’ai eu récemment des entretiens avec de nombreux astrophysiciens, qui m’ont affirmé que ces chiffres ne veulent rien dire. Tout ce travail semble très sophistiqué, mais en fait il ne l’est pas. Une classe de personnes a réussi à convaincre tout le monde qu’ils étaient les seuls à pouvoir comprendre. Ils ont menti et les gens les ont cru. Soudain, un pan de l’économie a été détruit, et on a vu qu’eux-mêmes ne comprenaient pas leurs instruments financiers.

Pourquoi cette crise n’a-t-elle pas changé notre rapport à la dette ?

A cause d’un profond déficit intellectuel. Leur travail idéologique a été tellement efficace que tout le monde est convaincu que le système économique actuel est le seul possible. Nous ne savons pas quoi faire d’autre. Alors nous posons un morceau de scotch sur le problème, prétendant que rien ne s’est passé. Où cela nous mènera-t-il ? A une nouvelle panne. Nous entrons désormais dans une nouvelle étape : celle du jeu défensif. Comme la plupart des justifications intellectuelles du capitalisme s’effondrent, ses promoteurs attaquent aujourd’hui toutes les alternatives possibles. En Grande-Bretagne, après la crise financière, la première chose qu’ont voulu faire les responsables économiques a été de réformer le système scolaire, pour le rendre plus compétitif. En réalité, le rendre plus semblable au système financier ! Pourquoi ? Sans doute parce que l’enseignement supérieur est un des seuls espaces où d’autres idées, d’autres valeurs, peuvent émerger. D’où la nécessité de couper court à toute alternative avant qu’elle ne puisse émerger. Ce système éducatif fonctionnait pourtant très bien jusqu’à présent, alors que le système financier a failli de manière spectaculaire. Il serait donc plus pertinent de rendre le système financier semblable au système éducatif, et non l’inverse !

Aujourd’hui, aux États-Unis, des gens sont emprisonnés pour incapacité à rembourser leurs dettes. Vous citez l’exemple d’un homme condamné à la prison en 2010 dans l’État de l’Illinois pour une durée illimitée, tant qu’il n’aura pas réussi à rembourser 300 dollars…

Aux États-Unis, des gens sont emprisonnés parce qu’ils n’ont pas réussi à payer les frais de citation en justice. Alors qu’il est presque impossible de poursuivre des banques pour des saisies illégales ! Les banques peuvent toujours aller voir la police pour leur demander de vous arrêter pour défaut de paiement, même si tout le monde sait qu’il s’agit d’une saisie illégale. Pouvoir financier et pouvoir politique sont en train de fusionner. Police, collecteurs d’impôts, les personnes qui vous expulsent de vos maisons, opèrent directement dans l’intérêt des institutions financières. Peu importe votre revenu, un robot signe votre expulsion et la police vous fait sortir de votre maison.

Aux États-Unis, tout le monde croyait faire partie de la classe moyenne. Ce n’est pas vraiment une catégorie économique, plutôt une catégorie sociale et politique : on peut considérer que font partie de la classe moyenne les citoyens qui se sentent plus en sécurité quand ils voient un policier, que l’inverse. Et par extension, avec toutes les autres institutions, banques, écoles… Aujourd’hui, moins de la moitié des Américains considèrent qu’ils font partie de la classe moyenne, contre les trois quarts auparavant. Si vous êtes pauvres, vous supposez que le système est contre vous. Si vous êtes riches, vous avez tendance à croire que le système est avec vous. Jusqu’à présent aucun banquier n’a été mis en prison pour des actes illégaux durant la crise financière. Et des centaines de manifestants ont été arrêtés pour avoir tenté d’attirer l’attention sur ces faits.

La dette provoque toujours contestation et désordre dans les sociétés, écrivez-vous. Et depuis 5000 ans, les insurrections populaires commencent très souvent par la destruction des registres de dette…

La dette semble être le plus puissant des langages moraux jamais créés pour justifier les inégalités et les rendre « morales ». Mais quand tout explose, c’est avec une grande intensité ! L’historien britannique Moisis Finley défendait l’argument que dans le monde antique, il n’y avait qu’une seule demande révolutionnaire : abolir les dettes, et ensuite redistribuer les terres. De la décolonisation de l’Inde à l’Amérique latine, les mouvements d’abolition des dettes semblent partout une priorité. Lors de révolutions paysannes, une des premières actions des insurgés est de trouver les registres de dettes pour les brûler. Puis les registres de propriété des terres. La raison ? La dette, c’est pire que si vous dites à quelqu’un qu’il est inférieur, esclave, intouchable. Car cela signifie : « Nous ne sommes pas fondamentalement différents, vous devriez être mon égal, mais nous avons conclu un contrat d’affaires et vous avez perdu. » C’est un échec moral. Et cela peut engendrer encore plus de colère. Il y a quelque chose de profondément insultant, dégradant avec la dette, qui peut provoquer des réactions très violentes.

Vous réclamez un jubilé, c’est-à-dire un effacement des dettes – dettes souveraines des États mais aussi dettes individuelles. Quel impact économique cela aurait-il aujourd’hui ?

Je laisse les détails techniques aux économistes… Cela supposerait notamment de revenir à un système public pour les pensions de retraite. Les précédentes annulations de dettes n’ont jamais concerné toutes les dettes. Mais certains types de dettes, comme les dettes de consommation ou la dette souveraine des États, pourraient être effacées sans réels effets sociaux. La question n’est pas de savoir si l’annulation de dette va avoir lieu ou pas : les gens qui connaissent bien la situation admettent que cela va évidemment arriver. La Grèce, par exemple, ne pourra jamais rembourser sa dette souveraine, elle sera progressivement effacée. Soit avec de l’inflation – une manière d’effacer la dette qui a des effets délétères – soit par des formes d’annulation directe. Est-ce que cela arrivera « par en bas », sous la pression des mouvements sociaux, ou « par en haut », par une action des dirigeants pour tenter de préserver le système ? Et comment vont-ils habiller cela ? Il est important de le faire de manière explicite, plutôt que de prétendre à un simple « rachat » de la dette. Le plus simple serait de dire qu’une partie de la dette est impayable, que l’État ne garantit plus le paiement, la collecte de cette dette. Car pour une grande part, cette dette existe uniquement parce qu’elle est garantie par l’État.

L’effacement de la dette des États, c’est la banqueroute. Les experts du FMI ou de la Banque mondiale seront-ils un jour d’accord avec cette option ?

Le FMI annule actuellement des dettes en Afrique. Les experts savent que la situation actuelle n’est pas viable. Ils sont conscients que pour préserver le capitalisme financier et la viabilité à long terme du système, quelque chose de radical doit avoir lieu. J’ai été surpris de voir que des rapports du FMI se réfèrent à mon livre. Même au sein de ces institutions, des gens proposent des solutions très radicales.

Est-ce que l’annulation de dettes signifie la chute du capitalisme ?

Pas nécessairement. L’annulation de dettes peut aussi être un moyen de préserver le capitalisme. Mais à long terme, nous allons vers un système post-capitaliste. Cela peut paraître effrayant, puisque le capitalisme a gagné la guerre idéologique, et que les gens sont convaincus que rien d’autre ne peut exister que cette forme précise de capitalisme financier. Il va pourtant falloir inventer autre chose, sinon dans 20 ou 30 ans, la planète sera inhabitable. Je pense que le capitalisme ne sera plus là dans 50 ans, mais je crains que ce qui arrive ensuite soit encore pire. Nous devons construire quelque chose de mieux.

Dans le cadre du mouvement Occupy Wall Street, vous êtes l’un des initiateurs de la campagne Rolling Jubilee. Quels sont ses objectifs et son impact ?

C’est un moyen de montrer à quel point ce système est ridicule. Aux États-Unis, des « collecteurs » achètent de la dette, à 3% ou 5% du montant de la dette initiale, et vont ensuite tenter de recouvrer la totalité de l’argent en faisant payer les personnes endettées. Avec la campagne Rolling Jubilee, nous faisons comme ces collecteurs de dette : nous achetons collectivement nous-mêmes de la dette – ce qui est parfaitement légal – et ensuite, au lieu d’exiger leur remboursement, nous effaçons ces dettes ! Quand nous atteindrons un niveau où cela commence à avoir un effet réel sur l’économie, ils trouveront sans doute un moyen de rendre ça illégal. Mais pour le moment, c’est un bon moyen de mettre en évidence l’absurdité du système (sur cette campagne, lire notre aticle « Strike debt » : un plan de sauvetage du peuple par le peuple). En complément, nous développons le projet « Drom », Debt resistors operation manuel, qui fournit des conseils légaux et pratiques aux personnes endettées.

La façon la plus simple de désobéir à la finance, c’est de refuser de payer les dettes. Pour lancer un mouvement de désobéissance civile contre le capitalisme, on peut commencer par là. Sauf que les gens le font déjà ! Un Américain sur sept est poursuivi par un collecteur de dettes. 20 % au moins des prêts étudiants sont en situation de défaut. Si vous ajoutez les prêts hypothécaires, sur les 80 % de la population qui sont endettés aux États-Unis, entre un quart et un tiers sont déjà en situation de défaut de paiement ! Des millions d’Américains font déjà de la désobéissance civile par rapport à la dette. Le problème est que personne ne veut en parler. Personne ne sait que tout le monde le fait ! Comment réunir tous ces gens isolés ? Comment organiser un mouvement social si tout le monde a honte de ne pas réussir à rembourser ses dettes ? À chaque fois que vous refusez de payer une dette médicale, une dette « odieuse » créée par la collusion entre gouvernement et financiers – qui piège les gens dans des dettes que vous n’avez d’autre choix que de subir – vous pouvez dépenser votre argent pour quelque chose de socialement important. Nous voulons encourager les « coming-out » sur cette résistance au système. Fédérer cette armée invisible de gens qui font défaut, qui sont déjà sur le terrain de bataille, s’opposant au capitalisme par une résistance passive.

Résistance politique au sionisme: Entretien de Gilad Atzmon avec Algérie Patriotique…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2014 by Résistance 71

Après le Quotidien d’Oran c’est à Algérie Patriotique de donner des leçons de journalisme à nos pitres de l’hexagone. Aujourd’hui pour qu’un citoyen français soit informé tel qu’il se doit, il est hors de question de puiser l’info dans les merdias franchouillards. En dehors des médias alternatifs, c’est dans la presse francophone algérienne, marocaine, libanaise, ivoirienne, camerounaise, sénégalaise ainsi que la presse francophone iranienne et russe, qu’il faut aller chercher la contradiction qui se doit d’être portée aux dogmes de l’oligarchie qui s’étalent tels des vomissures dans notre pathétique monde médiatique phagocyté de longue date…

Nous essayons de scanner cette presse francophone de qualité et d’en reproduire à fin de diffusion, ce que nous pensons être pertinent pour la compréhension du marasme actuel.

C’est de là également que vient l’union des peuples contre un ennemi commun: L’oligarchie privée qui a créée l’État comme outil de contrôle des populations à des fins de pouvoir absolu.

Union, boycott (à commencer par le vote), désobéissance civile et contre-pouvoir autogestionnaire.

— Résistance 71 —

 

Entretien de Gilad Atzmon au quotidien Algérie Patriotique: “Dieudonné a montré qu’il pouvait résister à la terreur nationaliste juive”

 

Algérie Patriotique

 

18 Janvier 2014

 

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http://www.algeriepatriotique.com/article/gilad-atzmon-algeriepatriotique-dieudonne-montre-qu-il-pouvait-resister-la-terreur-juive

 

 

Algeriepatriotique : Votre combat contre le sionisme vous vaut des levées de boucliers en Israël et en Occident. Vos détracteurs jouent sur l’amalgame entre «antisionisme» et «antisémitisme». Quelle est la différence entre ces deux concepts ?

 

Gilad Atzmon : L’antisémitisme est une notion qui peut prêter à confusion. Elle renvoie en général à une critique des juifs en tant que «peuple», «ethnie» ou «race». Cette critique, basée sur des considérations «biologiques», est en passe de disparaître. L’antisionisme, en revanche, relève d’un tout autre ordre. Il correspond à la critique de l’Etat juif, de ses politiques, de ses positions et de son idéologie. Or, il se trouve que je ne me reconnais dans aucune de ces catégories. Certes, je critique les Israéliens avec véhémence, mais ce qui m’intéresse le plus, c’est la signification véritable de l’identité, de la culture, de la politique et de l’idéologie juives. Ma conviction est que, aussi longtemps que l’action politique se place sous la bannière juive, nous avons le droit d’en interroger les mobiles, les positions et la philosophie. C’est parce qu’Israël se définit comme l’Etat juif que sa judéité doit être remise en cause. Je critique l’Etat juif mais je m’en prends aussi à la gauche juive, voire à ce qu’on l’on appelle communément l’«antisionisme». En somme, je dénonce tout ce qui relève du «pour-les-seuls-juifs», que cela vienne de la Gauche ou de la Droite. A l’instar du sionisme et d’Israël, l’antisionisme juif se fonde sur des considération raciales et est judéo-centrique. Sa raison d’être est la défense des intérêts tribaux juifs ; la cause palestinienne n’est qu’un faire-valoir. Dans mon essai The Wandering Who, j’ai fourni assez d’arguments et de preuves pour étayer cette thèse.

Vous considérez que les sionistes sont la cause principale de la crise financière mondiale. Comment ?

Non, pas exactement. Dans The Wandering Who, je dis qu’une bulle financière avait été créée de toute pièce aux Etats-Unis – par la Réserve fédérale – afin de détourner l’attention sur une bavure militaire, à savoir une guerre des sionistes et des néoconservateurs. Plutôt qu’une conspiration, la crise du crédit était accidentelle. Autrement dit, la bulle a explosé au moment où l’on s’y attendait le moins.

On a tendance à croire que le sionisme se limite à la colonisation de la Palestine pour y créer un Etat. Or, vous dites que celui-ci est «un mouvement mondial alimenté par une solidarité tribale sans équivalent». Qu’entendez-vous par «solidarité tribale» ?

Pour commencer, votre terminologie est légèrement incorrecte. Le sionisme n’est pas un mouvement colonial, même si beaucoup utilisent ce terme dans cette acception. Le colonialisme est un échange matériel et tangible entre l’Etat-mère (métropole) et l’Etablissement colonial. Dans le cas du sionisme, on peut, certes, identifier l’Etablissement colonial, mais pas l’Etat mère. En outre, l’établissement en Palestine concrétisait une quête spirituelle et idéologique, les considérations économiques n’en étaient pas le moteur. Sauf que, avec les lobbies juifs très actifs dans de nombreuses capitales occidentales (Aipac, Crif, CFI, etc.), qui y promeuvent les intérêts du sionisme mondial et incitent à des guerres contre l’Iran et la Syrie, il est aujourd’hui impossible de nier le fait que le sionisme est un mouvement mondial ayant des intérêts mondiaux. Ces éléments étant versés à la réflexion, il est facile de cerner la solidarité tribale qui renvoie à l’énorme soutien que les juifs du monde entier apportent à leur mouvement national et à leurs campagnes à fortes consonances tribales.

Pourquoi le sionisme doit-il sa survie à la génération de «conflits internationaux d’ampleur gigantesque», pour reprendre votre formule ? Autrement dit, pourquoi le sionisme ne croit-il pas à la paix ?

Car l’identité juive laïque est définie par négation. Le juif politique sans Dieu (par opposition au juif orthodoxe) se définit par l’animosité qu’il évoque chez les autres. Les juifs ont besoin d’ennemis et l’Etat juif au Moyen-Orient pourrait induire plusieurs autres conflits sectaires dans la région. Mais cela ne se résume pas uniquement à Israël ou à la politique sioniste. La judaïsation du mouvement de «solidarité» palestinienne a ouvert la voie à une chasse aux sorcières, typique de la culture juive du herem (excommunication). Ces dernières années, nous avons vu comment le PSC britannique expulsait les activistes – y compris des Palestiniens – de ses rangs. Manifestement, la politique juive se fonde sur la négation ; elle évoque l’animosité chez les autres.

Si Israël a été créé par les capitalistes britanniques pour contrôler le pétrole du Moyen-Orient au début du XXe siècle, comment se fait-il que le sionisme ait pris l’Occident en otage plusieurs décennies plus tard ? Qu’est-ce qui a conduit à cette inversion des rôles ?

Non, je ne partage pas cette lecture. Israël n’a pas été créé par l’empire britannique et le pétrole n’était pas au cœur du discours derrière la Déclaration de Balfour. Il s’agit là d’un fantasme matérialiste marxiste trivial qui ne repose sur rien et qui sert à induire en erreur. Les lobbies sionistes ont réussi à arracher la Déclaration de Balfour au summum de la Première Guerre mondiale, promettant de pousser les Etats-Unis a rejoindre la guerre en retour. La Grande-Bretagne avait besoin de l’appui des Américains pour sortir de l’impasse du front occidental. Ainsi, donner la Palestine aux juifs semblait un prix négligeable à payer. Vue sous cet angle, la Déclaration de Balfour semblait destinée à apaiser l’élite financière juive germano-américaine qui s’est empressée de changer d’allégeance, tournant le dos à l’Allemagne pour s’allier aux Anglais. Le message était clair : dès 1917 déjà, le lobby juif américain était parmi les entités les plus influentes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Les médias occidentaux sont réfractaires à toute critique vis-à-vis du sionisme. Vous êtes vous-même pris sous le feu nourri de plumes acerbes. Actuellement, en France, Dieudonné en est victime. Comment expliquez-vous cet acharnement du complexe politico-médiatique contre cet humoriste ? Dieudonné est-il à ce point un danger pour les sionistes ?

Dieudonné a montré qu’il pouvait résister à la terreur nationaliste juive. Toutes les tentatives visant à le détruire ont produit l’effet contraire, l’aidant à affiner son humour et sa critique du pouvoir juif. Mais Dieudonné a réussi à exposer le continuum mortel entre le lobby juif, le soi-disant mouvement de solidarité avec les Palestiniens et l’establishment de la «Gauche» française qui n’existe que dans l’imagination. Il est pour le moins surprenant que le gouvernement qui, il y a à peine quelques semaines, avait tenté – toute honte bue – de faire échec aux négociations avec l’Iran – dans une tentative désespérée d’apaiser le gouvernement israélien – s’en prenne à présent à un comédien noir qui refuse de se plier à la suprématie de la souffrance juive.

Contrairement aux sionistes soudés et organisés, les mouvements antisionistes semblent éparpillés. Pourquoi n’existe-t-il pas une organisation solide pour combattre ce groupe tentaculaire qui «tue au nom de la souffrance juive» ?

La sionisation du mouvement de solidarité avec les Palestiniens – que je suis depuis plus d’une décennie – est quasiment parachevée. Elle a permis de placer les intérêts tribaux juifs au cœur du combat palestinien. Au lieu de défendre les Palestiniens, les organisations de solidarité s’occupent plutôt de la lutte contre l’antisémitisme. Ce mouvement agit, actuellement, comme une opposition sous contrôle. Il est financé généreusement par des sionistes libéraux tels que George Soros qui finance également Jstreet. Soros finance la plupart des ONG palestiniennes, y compris le mouvement BDS. Nous assistons à l’émergence d’un petit «commerce» sous couvert de la solidarité avec la Palestine qui ne va aboutir à rien et dont le mérite, justement, réside dans son incapacité à réaliser quoi que ce soit. Mais, d’autre part, l’on ne peut ignorer quelques évolutions positives. En effet, de plus en plus de gens perçoivent la vraie réalité sur le terrain. Et je n’y ai pas peu contribué. De plus en plus de gens sont conscients de l’activisme des lobbies juifs et de l’instigation des conflits par le sionisme. Ils sont de plus en plus nombreux à mieux appréhender le rôle de la gauche politique. Ils voient bien la tentative du Guardian à faire de Sharon un abcès de fixation. En bref, ils sont de plus en plus nombreux à comprendre que la Palestine est ici, à Paris, Londres, Athènes et Detroit. Dans l’état actuel des choses, nous sommes tous des Palestiniens. L’immense soutien dont bénéficie Dieudonné est un message cinglant à l’Aipac, au CFI et au Crif, annonçant la fin de la partie. On en a assez. J’aimerais bien voir le lobby juif (tant les sionistes que les antisionistes) se résoudre à reconnaître les changements actuellement à l’œuvre. Mais j’en doute fort. Lecteur avide de l’histoire juive et des dysfonctionnements de la Gauche, je pense que le Lobby se montrera de plus en plus agressif et je crains fort les conséquences inévitables tant pour les juifs que pour nous tous.

 

Entretien réalisé par Mohamed El-Ghazi et M. Aït Amara

Présence coloniale française… La Françafrique et les dérives néo-coloniales…

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La guerre c’est la paix, le pillage c’est l’aide et l’ignorance c’est la force

 

Odile Tobner

 

13 janvier 2014

 

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http://survie.org/billets-d-afrique/2014/231-janvier-2014/

 

On est frappé par la sauvagerie et l’archaïsme qui marquent nos relations avec nos « anciennes » colonies d’Afrique francophone, où le recours à la force constitue toujours l’alpha et l’oméga.

En entendant Hollande affirmer lors de ses voeux à la nation que les interventions de l’armée française en Afrique n’avaient d’autre but que d’y ramener la paix, on croyait revoir Guy Mollet défendre la « pacification » de l’Algérie. Rien d’étonnant, puisque la loi de programmation militaire qui vient d’être votée rend à nos militaires les « pouvoirs spéciaux » qu’ils avaient reçus du gouvernement SFIO de Mollet et Mitterrand pour « pacifier  » l’Algérie – en réalité pour y pratiquer en toute impunité tortures et exactions, avec le succès que l’on sait. Déploiements de troupes dans des pays en proie à des troubles civils, soutien à des dictatures compradores, déstabilisations sournoises et corruption, voilà à quoi se résume notre politique africaine, et le fait qu’elle se revête depuis l’opération Licorne des habits du droit international ne change en rien à son caractère foncier : la violence.

Durant ce temps, la Grande-Bretagne a su nouer avec un Commonwealth profondément renouvelé des relations civilisées. Même un pays comme la Chine, dont les médias français dénoncent sans relâche l’expansion en Afrique, tisse des liens avec la société civile africaine via une politique généreuse d’octroi de visas et de bourses aux étudiants africains, bien éloignée de la crainte obsessionnelle de la démographie africaine qui marque nos rapports avec les migrants venus d’Afrique. C’est que nos médias de masse abreuvent l’opinion française d’une propagande négrophobe destinée à justifier le recours à la violence en faisant des habitants de ces pays un ramassis de brutes à réduire par le feu et à tenir sous le joug de dictatures bestiales. Ils nous pilonnent sans relâche de bavardages de prétendus experts transpirant le racisme et d’images de masses africaines se livrant à des lynchages, sans jamais donner la parole aux citoyens maliens, camerounais, togolais, centrafricains, qui sont pourtant nombreux à parler parfaitement notre langue, hormis pour exprimer une position de stricte vassalité à la politique françafricaine.

Verrouillé par cette idéologie négrophobe qui justifie en dernière analyse l’exploitation brutale de l’Afrique francophone, notre pays est définitivement incapable de considérer les femmes et les hommes de ces pays comme des citoyens avec lesquels instaurer un dialogue politique. Tout autant imprégnés de cette négrophobie dans laquelle ils macèrent, nos dirigeants enfoncent notre pays dans une guerre généralisée contre l’Afrique francophone, aux dépens de tout autre projet collectif – toutes nos politiques publiques sont en décadence, à commencer par notre système d’éducation, de moins en moins performant – et pour quel bénéfice ? Les intérêts que l’establishment politico-militaire drogué à la violence prétend défendre en Afrique ne sont en rien nationaux puisqu’ils sont ceux de multinationales qui ne paient d’impôts ni dans les pays dont ils exploitent les ressources, ni même en France. Même les groupes particuliers qui dans ces pays avaient fondé quelque espoir sur l’intervention de la France se retournent peu à peu contre elle quand ils comprennent qu’ils ont été joués – c’est le cas en Côte d’Ivoire, et déjà au Mali et en Centrafrique.

En poursuivant dans la violence une histoire commune commencée dans la violence, ce n’est pas tant l’avenir de l’Afrique que celui de la France que notre gouvernement compromet, d’une façon peut-être définitive.

Moyen-Orient et dictature saoudienne… Le fondement historique

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Le caniche saoudien des Rotschild a armé les rebelles libyens et syriens

 

Dean Henderson

 

17 janvier 2014

 

url de l’article:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/01/17/rothschilds-saudi-lapdog-arms-libyan-rebels/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Dans un article du journal  The Independant de Londres le 7 Mars 2011 titré “America’s Secret Plan to Arm Libya’s Rebels”, le journaliste Robert Fisk rapportait que le gouvernement d’Obama avait demandé à l’Arabie Saoudite d’armer les rebelles libyens. Les Saoudiens obtempérèrent et plus tard soutinrent les mêmes rebelles d’Al Qaïda en Syrie. Les Saoudiens ont également envahi l’état voisin du Bahreïn pour sauver la monarchie Al-Khalifa.

Les Saoudiens ont joué ce rôle pour la cabale banquière de la City de Londres depuis presque un siècle, partie intégrante d’un quid pro quo qui implique le pétrole, les armes, la drogue et des opérations secrètes. (voir mon article, The Saudi Paymaster, ou le Chapitre 3 de mon livre, Big Oil & Their Bankers…)

Le trône saoudien a servi depuis longtemps comme un rempart dans la région pour les banquiers de la City de Londres et de Wall Street et leur confrérie dégénérée consanguine actionnaire des familles royales européennes. Ceci fut part d’un plan pondu par la famille Rothschild qui contrôle le monde des affaires de la table ronde depuis bien plus d’un siècle afin de saisir le contrôle du pétrole du Moyen-Orient.

La famille Rothschild est propriétaire en majorité des entreprises BP, de la Royal Dutch/Shell, ainsi que de la Banque d’Angleterre, de la Réserve Fédérale américaine et la banque centrale saoudienne: la Saudi Arabian Monetary Agency (ou SAMA).

En 1917, les Britanniques se sont assurés Ibn al-Saud comme client, celui-ci fut instruit d’encourager les tribus arabes de renier l’empire Ottoman (NdT: La trame essentielle de “Lawrence d’Arabie”, Lawrence étant un agent (militaire) agissant pour la City de Londres: la Couronne…) dans la région du Golfe Persique. La même année la Maison britannique des Rothschild poussa pour la déclaration de Balfour, prêtant le soutien de la “Couronne” pour une patrie juive en Palestine. Un an plus tard, l’empire Ottoman était vaincu.

L’Irak, la Jordanie et l’Arabie Saoudite furent sculptés dans les restes de l’empire ottoman et furent soumis aux règles de l’empire britannique, avec Ibn al-Saoud prenant le contrôle du pays qui portera son nom: l’Arabie Saoudite. En 1922, le traité de Djeddah donna son indépendance à l’Arabie Saoudite de l’empire britannique, bien que la “Couronne” (NdT: nos lecteurs savent maintenant ce qu’il faut lire quand on parle de la “couronne” britannique… La City de Londres) exerça toujours une influence considérable. Jusqu’à aujourd’hui, des mercenaires britanniques servent de garde rapprochée aux membres de la Maison des Saoud.

Pendant les années 1920, avec l’aide de l’armée britannique,  Ibn al-Saoud saisît toujours plus de territoires des Ottomans (Turcs). Il annexa Ryadh et saisît les villes saintes de la Mecque et de Médine des mains des Haschémites.

L’entreprise Standard Oil of California (maintenant Chevron-Texaco, empire Rockefeller), trouva du pétrole en Arabie Saoudite en 1938. L’entreprise créa l’entreprise ARAMCO avec ses quatre cavaliers du cartel ami Exxon Mobil, Royal/Dutch Shell et BP (NdT: aujourd’hui quasiment exclusivement des intérêts Rockefeller et Rothschild !!…). Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne signèrent des accords de protection avec la Maison des Saoud et l’entreprise Bechtel se hâta de construire les infrastructures pétrolières de l’entreprise ARAMCO.

En 1952, juste après des accords de sécurité entre les Etats-Unis et l’Arabis Saoudite, SAMA fut créée en tant que banque centrale saoudienne. Dès 1958, SAMA était gérée par le Pakistanais Anouard Ali, qui fut ensuite le conseiller du roi Fayçal d’Arabie. Anouard Ali a été le patron du département Moyen-Orient du FMI au préalable.

Ali recruta trois banquiers occidentaux pour servir comme conseillers de SAMA. Connus sous le vocable des “trois sages” ou des “pères blancs”, ces banquiers occidentaux dirigeaient SAMA, Ali servant de vitrine. Le plus puissant de ces trois banquiers étaient John Meyer Junior, PDG de la Morgan Guaranty (aujourd’hui JP Morgan Chase, intérêts Morgan et Rockefeller), de sa division internationale et plus tard PDG du vaisseau amiral Morgan.

Les pères blancs dirigèrent les royalties/intérêts des pétro-dollars de SAMA vers les comptes de Morgan Guaranty. A son tour Morgan servît comme conseiller très bien payé de SAMA. Le fils d’Anouard Ali eut même un bon boulot à Morgan Equity. Avec des milliards et des milliards de pétro-dollars coulant à flot, le quid pro quo armes pour pétrole fut établi.

La progéniture d’Ibn al-Saoud forme aujourd’hui la monarchie actuelle de la Maison des Saoud, qui règne en Arabie Saoudite. Moins de 20 familles qui sont connectées avec le trône contrôlent l’économie saoudienne. La Maison des Saoud élargit son influence par l’argent et la reproduction. Les membres mâle de la famille Saoud sont aujourd’hui plus de 5000.

Le prince héritier Abdullah, demi-frère du roi Fahd, contrôle la garde nationale saoudienne et a assumé le contrôle au jour le jour du royaume depuis que le roi Fahd a subi une grave embollie en 1995. Le prince Sultan, prince Nayef, prince Salman sont des frères du roi Fahd et servent comme ministres de la défense de l’intérieur et comme gouverneur de Ryadh respectivement. Le fils du prince Sultan est le prince Bandar Bin Sultan, qui fut très longtemps ambassadeur d’Arabie Saoudite aux Etats-Unis (NdT: et est aujourd’hui le patron des services de renseignement et d’actions saoudiens, celui-là même qui a menacé Poutine il y a quelques mois…). Le cousin de Bandar, le prince Saud al-Fayçal est le ministre saoudien des affaires étrangères.

Ces princes saoudiens utilsent les agences du gouvernement qu’ils commandent comme leurs tirelires personnelles et représentent des entreprises étrangères qui font des propositions de contrats au royaume. Ils gèrent des milliers de milliards de dollars dans des investissements à l’étrangers et off-shore. Le roi Fahd est le second homme le plus riche du monde avec une fortune personnelle de plus de 20 milliards de dollars.

Le prince Bandar fait partie du clan des Sudeiri qui comprend les descendants de feu le roi Abdul Aziz et de sa femme favorite. Les Sudeiris sont la famille la plus puissante et la plus occidentalisée de tout le royaume d’Arabie. La Maison des Saoud encourage une interprétation fondamentaliste wahhabite de l’Islam, mais les pratiquants du wahhabisme en Arabie considère la famille Sudeiri comme des munafadjins ou hypocrites.

Tandis que le clan des Sudeiri vit dans l’opulence totale, la vaste majorité des Saoudiens peinent à mettre à manger sur la table. Les Sudeiris deviennent de plus en plus impopulaires avec leur façon de diriger par la main de fer et sont constamment cités par les organisations internationales des droits de l’Homme pour leurs violations des libertés et leur opposition brutale aux libertés démocratiques.

La monarchie saoudienne gouverne par décrets. Les femmes ne sont pas autorisées à conduire et sont interdites dans la plupart des restaurants. Le royaume n’a aucune institution démocratique. L’opposition à la Maison des Saoud est criminalisée, ce qui a pour effet de faire rentrer la dissidence sous couvert. En 1990, les Saoudiens ont procédé à la décapitation au sabre en place publique de 111 dissidents politiques.

Les entreprises américaines acquiescent à l’oppression saoudienne des femmes. Dans les établissements commerciaux publiques, il y a des des sections pour les hommes et les femmes, la ségrégation est institutionnelle. Les sections pour les femmes sont (volontairement) laissées à l’abandon, par exemple pas de sièges dans la section femme d’un Starbucks en Arabie Saoudite. Les femmes qui viennent dans d’autres restaurants étrangers sans leur mari se voient refuser l’entrée.

En janvier 2002, l’agence américaine Freedom House publia un sondage qui classifiait les pays en accord avec les libertés qu’ils allouaient à leur population. L’Arabie Saoudite était dans les 10 derniers de la liste au monde.

Human Rights Watch (NdT: financé par le milliardaire George Soros, ce qui veut dite que si HRW dit quelque chose contre l’Arabie Saoudite, c’est que l’establishment yankee a peut-être décidé de tirer le bouchon de la baignoire sur le royaume criminel…) a récemment accusé les Etats-Unis de ne rien dire et d’ignorer les violations des droits de l’Homme effectuées par l’Arabie Saoudite afin de continuer ses importations de pétrole.

L’intervention US/OTAN en Libye n’est pas au sujet de la “liberté”, c’est au sujet d’éliminer un ennemi de longue date de l’Arabie Saoudite, de la famille Rotschild de Londres et Paris et du système économique néo-colonial international (Khadafi), que ces parasites de la finance dominent aux dépends de nations en développment et aux riches ressources.

Dean Henderson est l’auteur de quatre livres: Big Oil & Their Bankers in the Persian Gulf: Four Horsemen, Eight Families & Their Global Intelligence, Narcotics & Terror Network, The Grateful Unrich: Revolution in 50 Countries, Das Kartell der Federal Reserve & Stickin’ it to the Matrix.

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