Résistance politique au sionisme: Entretien de Gilad Atzmon avec Algérie Patriotique…

Après le Quotidien d’Oran c’est à Algérie Patriotique de donner des leçons de journalisme à nos pitres de l’hexagone. Aujourd’hui pour qu’un citoyen français soit informé tel qu’il se doit, il est hors de question de puiser l’info dans les merdias franchouillards. En dehors des médias alternatifs, c’est dans la presse francophone algérienne, marocaine, libanaise, ivoirienne, camerounaise, sénégalaise ainsi que la presse francophone iranienne et russe, qu’il faut aller chercher la contradiction qui se doit d’être portée aux dogmes de l’oligarchie qui s’étalent tels des vomissures dans notre pathétique monde médiatique phagocyté de longue date…

Nous essayons de scanner cette presse francophone de qualité et d’en reproduire à fin de diffusion, ce que nous pensons être pertinent pour la compréhension du marasme actuel.

C’est de là également que vient l’union des peuples contre un ennemi commun: L’oligarchie privée qui a créée l’État comme outil de contrôle des populations à des fins de pouvoir absolu.

Union, boycott (à commencer par le vote), désobéissance civile et contre-pouvoir autogestionnaire.

— Résistance 71 —

 

Entretien de Gilad Atzmon au quotidien Algérie Patriotique: “Dieudonné a montré qu’il pouvait résister à la terreur nationaliste juive”

 

Algérie Patriotique

 

18 Janvier 2014

 

url de l’article original:

 

http://www.algeriepatriotique.com/article/gilad-atzmon-algeriepatriotique-dieudonne-montre-qu-il-pouvait-resister-la-terreur-juive

 

 

Algeriepatriotique : Votre combat contre le sionisme vous vaut des levées de boucliers en Israël et en Occident. Vos détracteurs jouent sur l’amalgame entre «antisionisme» et «antisémitisme». Quelle est la différence entre ces deux concepts ?

 

Gilad Atzmon : L’antisémitisme est une notion qui peut prêter à confusion. Elle renvoie en général à une critique des juifs en tant que «peuple», «ethnie» ou «race». Cette critique, basée sur des considérations «biologiques», est en passe de disparaître. L’antisionisme, en revanche, relève d’un tout autre ordre. Il correspond à la critique de l’Etat juif, de ses politiques, de ses positions et de son idéologie. Or, il se trouve que je ne me reconnais dans aucune de ces catégories. Certes, je critique les Israéliens avec véhémence, mais ce qui m’intéresse le plus, c’est la signification véritable de l’identité, de la culture, de la politique et de l’idéologie juives. Ma conviction est que, aussi longtemps que l’action politique se place sous la bannière juive, nous avons le droit d’en interroger les mobiles, les positions et la philosophie. C’est parce qu’Israël se définit comme l’Etat juif que sa judéité doit être remise en cause. Je critique l’Etat juif mais je m’en prends aussi à la gauche juive, voire à ce qu’on l’on appelle communément l’«antisionisme». En somme, je dénonce tout ce qui relève du «pour-les-seuls-juifs», que cela vienne de la Gauche ou de la Droite. A l’instar du sionisme et d’Israël, l’antisionisme juif se fonde sur des considération raciales et est judéo-centrique. Sa raison d’être est la défense des intérêts tribaux juifs ; la cause palestinienne n’est qu’un faire-valoir. Dans mon essai The Wandering Who, j’ai fourni assez d’arguments et de preuves pour étayer cette thèse.

Vous considérez que les sionistes sont la cause principale de la crise financière mondiale. Comment ?

Non, pas exactement. Dans The Wandering Who, je dis qu’une bulle financière avait été créée de toute pièce aux Etats-Unis – par la Réserve fédérale – afin de détourner l’attention sur une bavure militaire, à savoir une guerre des sionistes et des néoconservateurs. Plutôt qu’une conspiration, la crise du crédit était accidentelle. Autrement dit, la bulle a explosé au moment où l’on s’y attendait le moins.

On a tendance à croire que le sionisme se limite à la colonisation de la Palestine pour y créer un Etat. Or, vous dites que celui-ci est «un mouvement mondial alimenté par une solidarité tribale sans équivalent». Qu’entendez-vous par «solidarité tribale» ?

Pour commencer, votre terminologie est légèrement incorrecte. Le sionisme n’est pas un mouvement colonial, même si beaucoup utilisent ce terme dans cette acception. Le colonialisme est un échange matériel et tangible entre l’Etat-mère (métropole) et l’Etablissement colonial. Dans le cas du sionisme, on peut, certes, identifier l’Etablissement colonial, mais pas l’Etat mère. En outre, l’établissement en Palestine concrétisait une quête spirituelle et idéologique, les considérations économiques n’en étaient pas le moteur. Sauf que, avec les lobbies juifs très actifs dans de nombreuses capitales occidentales (Aipac, Crif, CFI, etc.), qui y promeuvent les intérêts du sionisme mondial et incitent à des guerres contre l’Iran et la Syrie, il est aujourd’hui impossible de nier le fait que le sionisme est un mouvement mondial ayant des intérêts mondiaux. Ces éléments étant versés à la réflexion, il est facile de cerner la solidarité tribale qui renvoie à l’énorme soutien que les juifs du monde entier apportent à leur mouvement national et à leurs campagnes à fortes consonances tribales.

Pourquoi le sionisme doit-il sa survie à la génération de «conflits internationaux d’ampleur gigantesque», pour reprendre votre formule ? Autrement dit, pourquoi le sionisme ne croit-il pas à la paix ?

Car l’identité juive laïque est définie par négation. Le juif politique sans Dieu (par opposition au juif orthodoxe) se définit par l’animosité qu’il évoque chez les autres. Les juifs ont besoin d’ennemis et l’Etat juif au Moyen-Orient pourrait induire plusieurs autres conflits sectaires dans la région. Mais cela ne se résume pas uniquement à Israël ou à la politique sioniste. La judaïsation du mouvement de «solidarité» palestinienne a ouvert la voie à une chasse aux sorcières, typique de la culture juive du herem (excommunication). Ces dernières années, nous avons vu comment le PSC britannique expulsait les activistes – y compris des Palestiniens – de ses rangs. Manifestement, la politique juive se fonde sur la négation ; elle évoque l’animosité chez les autres.

Si Israël a été créé par les capitalistes britanniques pour contrôler le pétrole du Moyen-Orient au début du XXe siècle, comment se fait-il que le sionisme ait pris l’Occident en otage plusieurs décennies plus tard ? Qu’est-ce qui a conduit à cette inversion des rôles ?

Non, je ne partage pas cette lecture. Israël n’a pas été créé par l’empire britannique et le pétrole n’était pas au cœur du discours derrière la Déclaration de Balfour. Il s’agit là d’un fantasme matérialiste marxiste trivial qui ne repose sur rien et qui sert à induire en erreur. Les lobbies sionistes ont réussi à arracher la Déclaration de Balfour au summum de la Première Guerre mondiale, promettant de pousser les Etats-Unis a rejoindre la guerre en retour. La Grande-Bretagne avait besoin de l’appui des Américains pour sortir de l’impasse du front occidental. Ainsi, donner la Palestine aux juifs semblait un prix négligeable à payer. Vue sous cet angle, la Déclaration de Balfour semblait destinée à apaiser l’élite financière juive germano-américaine qui s’est empressée de changer d’allégeance, tournant le dos à l’Allemagne pour s’allier aux Anglais. Le message était clair : dès 1917 déjà, le lobby juif américain était parmi les entités les plus influentes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Les médias occidentaux sont réfractaires à toute critique vis-à-vis du sionisme. Vous êtes vous-même pris sous le feu nourri de plumes acerbes. Actuellement, en France, Dieudonné en est victime. Comment expliquez-vous cet acharnement du complexe politico-médiatique contre cet humoriste ? Dieudonné est-il à ce point un danger pour les sionistes ?

Dieudonné a montré qu’il pouvait résister à la terreur nationaliste juive. Toutes les tentatives visant à le détruire ont produit l’effet contraire, l’aidant à affiner son humour et sa critique du pouvoir juif. Mais Dieudonné a réussi à exposer le continuum mortel entre le lobby juif, le soi-disant mouvement de solidarité avec les Palestiniens et l’establishment de la «Gauche» française qui n’existe que dans l’imagination. Il est pour le moins surprenant que le gouvernement qui, il y a à peine quelques semaines, avait tenté – toute honte bue – de faire échec aux négociations avec l’Iran – dans une tentative désespérée d’apaiser le gouvernement israélien – s’en prenne à présent à un comédien noir qui refuse de se plier à la suprématie de la souffrance juive.

Contrairement aux sionistes soudés et organisés, les mouvements antisionistes semblent éparpillés. Pourquoi n’existe-t-il pas une organisation solide pour combattre ce groupe tentaculaire qui «tue au nom de la souffrance juive» ?

La sionisation du mouvement de solidarité avec les Palestiniens – que je suis depuis plus d’une décennie – est quasiment parachevée. Elle a permis de placer les intérêts tribaux juifs au cœur du combat palestinien. Au lieu de défendre les Palestiniens, les organisations de solidarité s’occupent plutôt de la lutte contre l’antisémitisme. Ce mouvement agit, actuellement, comme une opposition sous contrôle. Il est financé généreusement par des sionistes libéraux tels que George Soros qui finance également Jstreet. Soros finance la plupart des ONG palestiniennes, y compris le mouvement BDS. Nous assistons à l’émergence d’un petit «commerce» sous couvert de la solidarité avec la Palestine qui ne va aboutir à rien et dont le mérite, justement, réside dans son incapacité à réaliser quoi que ce soit. Mais, d’autre part, l’on ne peut ignorer quelques évolutions positives. En effet, de plus en plus de gens perçoivent la vraie réalité sur le terrain. Et je n’y ai pas peu contribué. De plus en plus de gens sont conscients de l’activisme des lobbies juifs et de l’instigation des conflits par le sionisme. Ils sont de plus en plus nombreux à mieux appréhender le rôle de la gauche politique. Ils voient bien la tentative du Guardian à faire de Sharon un abcès de fixation. En bref, ils sont de plus en plus nombreux à comprendre que la Palestine est ici, à Paris, Londres, Athènes et Detroit. Dans l’état actuel des choses, nous sommes tous des Palestiniens. L’immense soutien dont bénéficie Dieudonné est un message cinglant à l’Aipac, au CFI et au Crif, annonçant la fin de la partie. On en a assez. J’aimerais bien voir le lobby juif (tant les sionistes que les antisionistes) se résoudre à reconnaître les changements actuellement à l’œuvre. Mais j’en doute fort. Lecteur avide de l’histoire juive et des dysfonctionnements de la Gauche, je pense que le Lobby se montrera de plus en plus agressif et je crains fort les conséquences inévitables tant pour les juifs que pour nous tous.

 

Entretien réalisé par Mohamed El-Ghazi et M. Aït Amara

10 Réponses vers “Résistance politique au sionisme: Entretien de Gilad Atzmon avec Algérie Patriotique…”

  1. Doctorix Says:

    Dieudonné maintenant harcelé par huissier. On lui aura tout fait. Il devrait bien faire comme sarko: faire payer ses dettes par ses fans.
    On peut commencer par acheter son DVD: le mur. Mais à 46 euros, il pousse un peu le bouchon.
    Même Juppé sent le vent tourner: lui qui fut le premier à interdire Dieudo l’autorise maintenant à Bordeaux:
    http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/dieudonne-n-est-plus-persona-non-grata-a-bordeaux-pour-alain-juppe-7769028024
    Sur son site, il annonce son spectacle à Bx le 26:
    https://fr-fr.facebook.com/dieudonneofficiel

    • Il chlingue l’hypocrisie Juppé; repris de justice, l’individu a peur de paumer des voix.
      Des marionnettes malhonnêtes et cupides ces mecs là.

  2. Avis très intéressant.

    « …l’animosité qu’il évoque chez les autres… »
    « …besoin d’ennemis pour exister… »
    C’est absolument flagrant.
    Et la création d’ennemis à ces fins est évidente, quitte à passer pour un conspirateur.
    Ce qui fait peur – entre autres – c’est que dès le plus jeune âge la victimisation est inculquée, l’ennemi (le « reste du monde ») est désigné et la solidarité dont parle l’interviewé est induite; l’intinct grégaire prend le dessus.

  3. Oui,les juifs sont manipulés,mais ils ne sont pas plus capables que les autres de penser par eux mèmes;comment èspèrent ils sortir vainqueurs d’un éventuel conflit contre le « reste du monde »?

  4. Texte assez important pour comprendre pourquoi l’antisémitisme est le principal allié du sionisme

    http://mai68.org/spip/spip.php?article6549

    Les explications suivant l’article sont importantes aussi.

    Tanguy

    • Doctorix Says:

      Oups! Ça décoiffe.
      J’ai essayé d’en faire un article sur agora, qui sera refusé comme de juste.
      Ça ne fait rien, je le glisserai en commentaire dès que l’occasion se présentera.
      Sharon était un un grand malade, dont la haine viscérale n’avait rien à envier à celle d’Hitler.

      • Doctorix Says:

        Extrait du lien de tanguy:
        Ariel Sharon en 1982 : « Même aujourd’hui je me porte volontaire pour faire ce sale travail pour Israël, de tuer autant d’Arabes qu’il est nécessaire, de les déporter, de les expulser, de les brûler, de faire que le monde entier nous haïsse, de tirer le tapis de dessous les pieds des Juifs de la diaspora, ce qui les forcera à courir vers nous en pleurant. Même s’il faut faire sauter une ou deux synagogues par-ci par-là, cela m’est égal. Et cela m’est égal aussi si une fois le travail fait, vous me mettez devant un tribunal de Nuremberg puis me jetez en prison à vie. Pendez-moi même, si vous voulez, comme criminel de guerre. » … « Ainsi je suis un anti-sémite ? Parfait ! » … « je ferai tout ce que je pourrai pour accroître l’antisémitisme »

    • Doctorix Says:

      Quand même pour vous donner envie de lire le lien de Tanguy, un extrait:
      Ariel Sharon en 1982 : « Même aujourd’hui je me porte volontaire pour faire ce sale travail pour Israël, de tuer autant d’Arabes qu’il est nécessaire, de les déporter, de les expulser, de les brûler, de faire que le monde entier nous haïsse, de tirer le tapis de dessous les pieds des Juifs de la diaspora, ce qui les forcera à courir vers nous en pleurant. Même s’il faut faire sauter une ou deux synagogues par-ci par-là, cela m’est égal. Et cela m’est égal aussi si une fois le travail fait, vous me mettez devant un tribunal de Nuremberg puis me jetez en prison à vie. Pendez-moi même, si vous voulez, comme criminel de guerre. » … « Ainsi je suis un anti-sémite ? Parfait ! » … « je ferai tout ce que je pourrai pour accroître l’antisémitisme »

    • Doctorix Says:

      Pour vous donner envie de lire le lien de tanguy, cet extrait:
      Ariel Sharon en 1982 : « Même aujourd’hui je me porte volontaire pour faire ce sale travail pour Israël, de tuer autant d’Arabes qu’il est nécessaire, de les déporter, de les expulser, de les brûler, de faire que le monde entier nous haïsse, de tirer le tapis de dessous les pieds des Juifs de la diaspora, ce qui les forcera à courir vers nous en pleurant. Même s’il faut faire sauter une ou deux synagogues par-ci par-là, cela m’est égal. Et cela m’est égal aussi si une fois le travail fait, vous me mettez devant un tribunal de Nuremberg puis me jetez en prison à vie. Pendez-moi même, si vous voulez, comme criminel de guerre. » … « Ainsi je suis un anti-sémite ? Parfait ! » … « je ferai tout ce que je pourrai pour accroître l’antisémitisme »

  5. @doctorix
    L’article mis en lien par Tanguy est effectivement détonnant, mais il y a toujours la suspicion que ce soit « un faux », ou en tout cas, si les propos ont été tenus, pas imputables à cette charogne de Sharon…
    Au vu de cette ordure, doublé du fait qu’en 1982, il se sentait invincible et inattaquable, il y a de très très forte chance que ce soit bien lui qui ait tenu ces propos, ce qui n’aurait en fait franchement rien d’étonnant… Mais… bon, toujours à prendre avec le grain de sel habituel vu que la source n’est pas « avérée »…

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