Archive pour décembre, 2013

Décolonisation et souveraineté: La question de l’autodétermination et de l’auto-gouvernement réel… Le cas du Canada…

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Les nations autochtones ont-elles besoin d’une souveraineté ?

Un essai informatif rédigé par l’avocat Mohawk et universitaire du droit:

 

Stephen John Ford

 

13 Décembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.idlenomore.ca/sovereignty_do_first_nations_need_it

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le problème à répondre à cette question est enraciné dans la mauvaise compréhension qu’ont les peuples autochtones au sujet de ce qu’est véritablement la souveraineté. Quelques personnes indigènes prennent la position de dire que la souveraineté est un concept particulier au colon. D’autres expliquent qu’il n’y a pas de mot pour cela dans leur langue et que donc ceci n’a jamais été connu de leur nation. De fait, le concept de souveraineté a été développé en Europe aux XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles. Cela a pris sa racine dans le vieux français: soverei’nete. Bien qu’il n’y ait pas un mot unique s’en rapprochant dans les langues indigènes, le concept tel qu’il s’appliquerait aux premières nations, est néanmoins bel et bien présent.

A mon avis, le point de focus devrait être sur la signification que cela a dans le contexte des premières nations. Bien que le mot souveraineté ait plusieurs définitions possibles, il y en a quelques unes qui résonnent parfaitement bien dans le contexte de l’expérience autochtone. Le dictionnaire encyclopédique Webster définit la souveraineté comme incluant le concept d’auto-gouvernement: sov-er-eign-ty n. 3. La condition d’indépendance politique et d’auto-gouvernement. Il est établi au-delà de toute contestation que les nations autochtones étaient politiquement indépendantes avant les premiers contacts avec les Européens et se gouvernaient elles-mêmes sous leur propres lois. Quand on considère des synonymes de “souveraineté”, on trouve des mots comme “jurisdiction, pouvoir, autorité et contrôle”. Comme la cour suprème du Canada a demandé un titre de propriété de Nations Premières pour pouvoir démontrer une “possession exclusive”, ce qui est jurisdiction et contrôle, alors les premières nations démontreraient aussi leur souveraineté. Finalement, la loi internationale demande que des nations n’interfèrent pas dans les affaires d’autres nations, interférer serait une violation de leur souveraineté. Le concept de la non-interférence, non-ingérence souveraine n’est pas seulement un concept de la loi internationale moderne. Ce concept a été fondamental dans l’établissement de la première relation entre les nations autochtones et les Européens nouveaux-venus. Des traités ont été établis sur ce concept même, comme par exemple le plus connu qui est l’accord du traité Wampum à Deux Rangées, qui rend compte de manière évidente du principe de non-ingérence et de respect mutuel comme la fondation même de tout traité. Le principe de non-interférence, non-ingérence est un composant nécessaire de la compréhension légale inernationale du concept de souveraineté.

Pourquoi exercer une souveraineté ?

Le besoin des nations autochtones d’exercer une souveraineté vient de l’assertion des colons que la Couronne (NdT: rappelons-nous toujours que la “couronne” ne veut pas dire la “famille royale anglaise” comme il est faussement assumé, mais qu’il s’agit de la “City de Londres”, la “couronne” est en fait la Banque d’Angleterre et affiliés…) est devenue souveraine sur les terres, territoires et les peuples qui vivent dessus dès la “découverte”. La doctrine de la découverte et le concept de terra nullius qui veut dire “terre vide” sont les fondations légales (NdT: comme nous l’avons vu sur ce blog, fondées sur le droit canon et les bulles pontificales Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493)…) sur lesquelles les couronnes européennes firent la déclaration pompeuse de souveraineté sur les terres indigènes et les populations. Depuis, les tribunaux ont utilisé et maintenu ceci pour toujours trancher en faveur de l’état colonial.

Bien que “les droits aborigènes et de traité existant” soient maintenant protéger par la constitution dans l’article 35(1), les tribunaux ont toujours refusé de reconnaître toute souveraineté que les nations indigènes possèdent. En fait, la cour suprême du Canada a déclaré que le but de la section 35(1) de la constitution “donne le cadre constitutionnel pour la réconciliation sur la pré-existence de sociétés indigènes distinctes occupant la terre sous la souveraineté de la Couronne.” (R.v Van der Peet [1996] 2 SCR 507). Pour moi, ceci déforme le véritable but de la section 35(1), qui est le véhicule constitutionnel par lequel une véritable réconciliation collective peut être effectuée. Quoi qu’il en soit, ce qui doit être réconcilié est l’assertion de la souveraineté de la Couronne avec les nations autochtones pré-contact avec les Européens. L’assertion de la souveraineté de la Couronne est devenue avec le passage du temps, de facto, ou contrôle de souveraineté actuel qui existe et est mis en pratique. En d’autres termes, le Canada a assumé et appliqué le contrôle actuel sur tout le territoire et les gens.. D’un autre côté, les nations indigènes avant le contact avec les Européens possédaient ce qui est appelé un souveraineté légale De jure, exercée par leurs interactions et exercice reconnu de contrôle sur leurs territoires. Cette souveraineté légale, bien que parfaitement connue des nouveaux-venus européens, fut complètement ignorée et éliminée par les fictions légales que sont terra nullius et la doctrine de la découverte (loi canonique) comme mentionné ci-dessus et refusa toute reconnaissance par l’état colonial.

Comme la question de savoir si l’auto-gouvernement est un droit indigène constitutionnellement protégé est toujours sans réponse par la cour, alors par là-même est toujours sans réponse la question de la “souveraineté légale” autochtone.

Reconnaissance, Exercice ou Termination

Il est clairement établi que les états coloniaux comme le Canada, les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ne reconnaîtront jamais volontairement la souveraineté autochtone. Mais néanmoins, c’est la reconnaissance de la souveraineté qui permet son exercice indisputé. Comment donc la souveraineté autochtone pourrait-elle être reconnue? La reconnaissance de souveraineté embrasse la notion de relation de nation à nation. De l’interaction d’une entité souveraine avec une autre entité souveraine. Ceci est le plus souvent vu au travers des traités et alliances passés pour le bien commun. Nonobstant les traités historiques que les nations autochtones ont passé avec les nations européennes, les nations autochtones se doivent de continuer d’établir traités et alliances avec d’autres nations souveraines dans le contexte moderne de reconnaissance de souveraineté.

Ceci peut facilement être fait. Par exemple, la nation Mohawk pourrait négocier et entrer dans un traité de commerce et d’échanges avec la nation Mi’kmaq ou la nation Ojibway pourrait entrer en accord avec la nation Cree sur les questions de protection de l’environnement. Les possibilités sont sans fin et pourraient, devraient être inclues et étendues à toutes les nations autochtones du monde entier.

Le problème de la reconnaissance de la souveraineté peut-être facilement résolu. L’exercice de la souveraineté autochtone est, de but en blanc, une proposition simple et directe. Cela peut être aussi simple que l’exercice individuel d’un droit collectif indigène comme chasser, pêcher ou collecter. A plus grande échelle la souveraineté autochtone s’exerce au niveau de la nation. Comme mentionné ci-dessus, la souveraineté peut-être exprimée sous la forme de traité ou d’alliance. De manière plus importante, l’exercice de la souveraineté doit se faire au travers du développement et de la mise en application de législation fondée sur la loi indigène. L’application étant comprise comme la jurisdiction sur des territoires et des personnes au sein de ces territoires. Mais cet exercice de souveraineté va invariablement attirer un retour de bâton de la part des gouvernements et de leurs agences de l’état colonial. C’est la peur de ce retour de bâton et les conséquences en retour qui ont empêchées le leadership de s’engager dans cette forme d’expression de la souveraineté. La réponse historique classique des Affaires Indiennes au refus de se soumettre du leadership indigène est l’arrêt du robinet des subventions. Ceci veut généralement dire réductions dans les programmes, réduction dans le travail, ce qui a pour effet de faire réfléchir les leaders à ne pas ennuyer l’AANDC.

Le but de la souveraineté autochtone doit se voir sur le long terme et toute conséquence sur le court terme doit-être vue de cette façon. A terme, l’expression constante et sans faille de l’exercice de la souveraineté indigène forcera une redistribution de la richesse et du pouvoir jurisdictionnel au sein de l’état colon. Ceci aura pour résultat que la dépendance aux fonds fédéraux sera grandement réduite voire même annihilée, ce qui coupera l’herbe sous les pieds du gouvernement en ce qui concerne ce point de contrôle vital.

L’exercice et les expressions multiples de la souveraineté indigène sont critiques pour s’opposer aux politiques fédérales de termination des droits. Ces politiques sont consistantes avec le but du projet de 1969 qui prévoyait de terminer les droits autochtones ainsi que les statuts spéciaux qui leurs incombaient, une fois l’assimilation effectuée. En ce moment même il y a de nombreuses négociations sur la terminations des droits sur les tables de par la nation entière. Que ce soit par la Comprehensive Land Claims ou les Accords d’auto-gouvernement (Agreements on self-governance), la politique fédérale donnera des compensations financières à court-terme en échange de l’élimination de futures demandes autochtones des droits inhérents à la section 35 incluant les titres de propriété. Dans bien des cas, mettant en esclavage les nations premières en tant que “gouvernement municipal” au sein de leur province. Dans la vaste majorité des cas, cet agenda de termination des droits et les accords qui en découlent se passent sans le consentement libre, préalable et informé des membres des bandes.

La souveraineté autochtone est nécessaire pour la survie des nations premières du Canada. Avec celle-ci vient la redistribution de la donne des ressources et des richesses nécessaire pour retirer le joug de la dépendance et du contrôle exercés par le gouvernement fédéral. La souveraineté indigène donnera également aux premières nations le contrôle juridique sur leurs territoires afin de protéger la terre et l’eau permettant ainsi un développement durable des économies à l’intérieur des territoires. La souveraineté autochtone est parfaitement possible à atteindre. Pas au travers des “Chefs” élus par la force de la loi fédérale sur les indiens (Indian Act) et les conseils de bandes mais au travers de la volonté collective des peuples impliqués.

Escroquerie de la « guerre contre le terrorisme »: Un ponte d’Human Rights Watch (CIA) financier d’Al Qaïda (Al CIAda)…

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L’Al Qaïda de la CIA découverte dans l’association Human Rights Watch de la… CIA

 

Kurt Nimmo

 

20 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/cias-al-qaeda-discovered-in-cias-human-rights-watch/

 

~ Résistance 71 ~

 

Pas sûr de savoir oû le journaliste David Frum veut en venir avec ceci:

(traduction de tweets):

“Un activiste qui travaillait de manière intime pour Human Rights Watch faisait un doublon en tant que financier d’Al Qaïda ~ Terroriste pour les droits de l’Homme ~ Le gouvernement américain a dit cette semaine que le patron d’une ONG des droits de l’Homme, travaillant pour des prisonniers politiques islamistes, était aussi un financier pour Al Qaïda.”

A la fois l’ONG Human Rights Watch et Al Qaïda sont des opérations de la CIA. Human Rights Watch est financée par la notoire Fondation Ford (NdT: intérêts Rockefeller, la FF est gérée depuis des lustres par des cadres de l’empire Rockefeller) et est aussi financièrement soutenue par le milliardaire mondialiste George Soros.

Dans les années 1950, le bankster John McCloy (NdT: fiduciaire de la Fondation Rockefeller de 1946 à 1949 et président de la Banque Mondiale 1947-49…) fit rentrer les opérations de la Fondation Ford au sein de la CIA. “Depuis son origine, il y a eu des inter-relations très proches structurellement au niveau du personnel et aux plus hauts niveaux entre la CIA et la FF”, écrit James Petras. “La FF a développé une stratégie sophistiquée de financement des groupes militant pour les droits de l’Homme.”

La même chose s’est déroulée avec Al Qaïda, qui est 100% CIA pur sucre du bas vers le sommet. Ceci est considérée comme une théorie du complot de fêlés et ce malgré les amples preuves soutenant cette affirmation, Robin Cook, l’ancien ministre des affaires étrangères britannique, a fait cette affirmation, ainsi que l’ancien secrétaire à la défense britannique Michael Portillo, la deux fois première ministre du Pakistan Benazir Bhutto, le prince Bandar Bin Sultan d’Arabie Saoudite et des douzaines d’experts et de chercheurs universitaires.

Quoi qu’il en soit, les garde-chiourmes et universitaires de l’establishment, disent que l’idée que la CIA ait soutenu les arabes afghans et les moudjahidines, qui devinrent ensuite Al Qaïda et les Talibans est total non-sens et “pure fantaisie”, simplement “un mythe populaire”. Allez voir le lien sur Wikipedia sur la controverse (http://en.wikipedia.org/wiki/CIA–al-Qaeda_controversy#Opposing_view ). Beaucoup de personnes y sont citées comme le journaliste de CNN Peter Bergen, qui est en conflit d’intérêt avec le narratif sur Al Qaïda.

Quant à Frum, le Canadien a littéralement construit sa carrière en diffusant le narratif officiel sur Al Qaïda en y apportant en plus le fameux “axe du diable”, avec cette idée que l’Iran, la Corée du Nord et pathétiquement l’Irak, construisaient des armes nucléaires pour les utiliser contre nous, les amoureux de la paix et de la liberté. Cet axe suspicieux s’il en est, fut utilisé en partie pour pousser à l’invasion de l’Irak et ultimement pour massacrer plus d’un millions d’Irakiens.

Il est certainement très possible qu’Al Qaïda se soit frayé un chemin dans l’ONG Human Rights Watch de la CIA. Cela est parfaitement raisonable de l’envisager et fera de belles manchettes pour les néocons comme David Frum qui en salivent par avance.

 

 

NSA espionnage global: la NSA achète RSA pour corrompre le protocole d’encryptage…

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Cet article que nous avons traduit est à mettre en parallèle direct avec notre dernière traduction sur le sujet de la NSA et l’éradication de la vie privée mondiale. La corruption est une des armes privilégiées de la NSA pour développer son programme mondial d’espionnage.

— Résistance 71 —

 

L’entreprise de sécurité informatique RSA a pris 10 millions de dollars de la NSA afin de réduire sa capacité d’encryptage

RT

 

20 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/rsa-nsa-deal-weaken-encryption-581/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Agence Nationale de la Sécurité américaine (NSA) a organisé un contrat clandestin de 10 millions de dollars avec l’entreprise de sécurité informatique RSA qui a permis à l’agence d’espionnage d’implanter des logiciels d’encryptage qu’elle pouvait utiliser pour infiltrer les produits largement utilisés de l’entreprise informatique, a rapporté l’agence de presse Reuters.

Des révélations fournies par l’ancien employé de la NSA Edward Snowden et reprises d’abord en Septembre ont montré que la NSA avait créé et perpétué une formule corruptible qui devint ultimement un port d’accès furtif (backdoor) aux produits d’encryptage.

Reuters a rapporté ensuite que RSA devint le principal distributeur de la formule, l’installant dans un outil de logiciel appelé BSAFE qui est largement utilisé pour améliorer la sécurité des ordinateurs personnels (PC) et d’autres produits.

A l’époque, l’accord secret de 10 millions de dollars qui permit à la formule de la NSA de devenir la méthode par défaut des mesures de sécurité, était inconnu ; dans cette formule où des chiffres sont générés de manière aléatoire sur une clef pour avoir accès à un produit dans BSAFE, d’après les sources de Reuters. Bien que la somme d’argent impliquée semble être faible, ceci représentait alors plus d’un tiers du revenu que la division idoine de de l’entreprise RSA avait généré l’année précedente, en accord avec les archives de l’agence de sécurité.

RSA était auparavant connue pour sa croisade pour la protection de la sécurité des ordinateurs et de la vie privée face aux intérêts du gouvernement et elle joua un rôle majeur dans le blocage des efforts par la NSA dans les années 90 de requérir la mise en service d’une puce spéciale qui aurait permise la surveillance sur beaucoup d’ordinateurs et de produits destinés à la communication.

Après la révélation de Septembre, RSA, maintenant une antenne d’une entreprise de stockage informatique EMC Corp, a prévenu de manière privée des milliers de ses clients d’immédiatement arrêter d’utiliser toutes les versions du toolkit BSAFE et de son Data Protection Manager (DPM), qui utilisent tous deux l’algorithme de chiffrage/encryptage Dual EC DRNG (Dual Elliptic Curve Deterministic Random Bit Generator), pour protéger les données sensibles.

RSA et EMC n’ont pas voulu commenter avec Reuters sur l’accord présumé, mais RSA a dit dans un communiqué: “RSA agit toujours dans le meilleur intérêt de ses clients et en aucune circonstance RSA a t’elle créé ou permis quelque accès furtif que ce soit (backdoors) dans ses produits. Les décisions au sujet des caractéristiques et de la fonctionalité des produits RSA demeurent les nôtres.”

La NSA s’est refusée à tout commentaire.

La plupart de la douzaine d’employés actuels ou anciens de RSA interrogés par Reuters ont cité le fait que l’entreprise s’était détachée de ne strictement que faire des produits réservés à l’encryptage et que ceci aurait pu être la raison de ce mauvais accord passé. Quelques uns des employés ont aussi dit que des officiels du gouvernement avaient trompé RSA en faisant le portrait informatique de la formule corrompue comme étant très sécure. “Ils n’ont pas montré leur jeu” a dit une source qui était au courant de l’accord passé avec la NSA.

La campagne de RSA pour la sécurité

L’histoire de RSA en tant que pionnier d’un codage de confiance remonte aux années 1970. Leurs outils de codage de données avaient alors été diffusés sous licenses de bien des entreprises informatiques majeures, qui ont utilisées les produits de RSA pour sécuriser des centaines de millions de PC dans le monde. Leur technologie de base, la clef publique de cryptographie, utilise deux clefs au lieu d’une pour encoder publiquement les messages, pour ensuite les révéler de manière privée.

Même dans les premiers jours de l’existence de RSA, l’entreprise fut en conflit avec les entités du renseignement américaines, qui s’inquiétaient que le format de double clef bloquerait l’accès du gouvernement aux données. Alors que les produits de RSA devenaient de plus en plus utilisés, le contentieux atteignit de nouveaux sommets. Dans les années 90, le gouvernement Clinton poussa pour une puce spéciale, la Clipper Chip, pièce obligatoire de hardware qui serait mise dans les téléphones, les ordinateurs et qui permettrait aux fonctionnaires des services de débrayer l’encodage sans mandat de justice. RSA mena une forte campagne pour bloquer le projet de Clipper Chip, argumentant que des produits si facilement mis sous surveillance handicapperait de manière conséquente les ventes à l’étranger des produits de haute technologie américains.

La Maison Blanche changera de cap ensuite pour soutenir un plus fort contrôle des exportations afin de maintenir la cryptographie aux USA, RSA persuada encore l’industrie de s’opposer et de stopper cet effort du gouvernement. Les restrictions à l’exportation furent de fait écartées.

Une ère nouvelle

Mais les attaques du 11 septembre 2001 changèrent les dynamiques du pouvoir. De plus, beaucoup des anciens ingénieurs informatiques qui prirent part aux combats contre le gouvernement, quittèrent l’entreprise et BSAFE devenait alors une part de plus en plus petite des revenus de l’entreprise.

 “Quand j’ai rejoint l’entreprise, il y avait 10 personnes dans le laboratoire de recherche et nous combattions la NSA”, a dit Victor Chan, un top ingénieur de RSA avant qu’il ne parte en 2005. “C’est devenu une entreprise bien différente par la suite.”

Dès 2006, RSA était considérée comme associée privilégié du gouvernement dans la lutte contre les hackers de l’étrangers.

Le nouveau directeur exécutif de RSA, Art Coviello, qui a refusé un entretien avec Reuters, signa pour adopter le nouvel algorithme appelé Dual Elliptic Curve, créé par la NSA, et ce avant même que la formule ne fut approuvée pour une utilisation gouvernementale. L’utilisation de l’algorithme par RSA a en fait aidé la NSA a gagner l’accord du National Institutes of Standards and Technology (NdT: le NIST… qui pondit le “rapport” gruyère sur les attentats du 11 septembre et qui demeure, malgré des invraisemblances notoires et flagrantes, la base officielle de la théorie du complot gouvernementale des évènements…), qui supervise l’utilisation des produits technologiques du gouvernement.

Le contrat de RSA avec cette Dual Elliptic Curve, fit de ce sytème la formule par défaut pour produire les chiffres aléatoires des outils d’encryptage de l’entreprise. D’anciens employés ont dit que des leaders commerciaux de l’entreprise approuvèrent l’accord plutôt que les techniciens et ingénieurs, aucune alarme ne fut tirée.

“Le groupe de laboratoires avait joué un rôle très impliqué dans l’affaire BSAFE et ils étaient pratiquement tous partis”, a dit l’ancien du lab Michael Wenocur qui quitta RSA en 1999.

Bien qu’il a averti ses clients d’arrêter d’utiliser le Dual Elliptic Curve après les révélations de Septembre, RSA a été publiquement très discret au sujet de sa relation avec la NSA

L’accord de RSA implique une fois de plus une stratégie clef que la NSA emploie pour renforcer sa surveillance, comme montré par les documents fuités par Snowden: l’affaiblissement des outils de sécurité en tant que résultat de “relations commerciales” de l’agence avec les entreprises de sécurité et de technologie informatiques.

Un comité de supervision établi par la Maison Blanche pour enquêter sur les opérations de surveillance controversives et controversées de la NSA a dit cette semaine qu’il croyait que la NSA devrait faire des changements quant à son protocole d’espionnage, incluant les mesures qui ont usurpées la cryptographie.

Parmi les recommendations, le panel a appelé le gouvernement américain à “totalement soutenir et ne pas entraver les efforts de création de standards pour l’encryptage de données et de ne pas subvertir, entraver, affaiblir ou rendre vulnérable de quelque manière que ce soit, les logiciels déjà disponibles commercialement.”

Santé et manipulation: Recherche et publications médicales achetés par les grands labos pharmaceutiques…

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Ceci ne fait que confirmer officiellement ce que l’alternatif (médecine ET presse) sait depuis des lustres… Il est néanmoins bon de le dire officiellement ! Science et médecine sont corrompues jusqu’à la moëlle, la santé publique a été sacrifiée il y a belle lurette à l’autel du profit à tout prix.

Il est connu depuis au moins le milieu des années 1970 que la Fondation Rockefeller a totalement le contrôle des facultés de médecine américaines depuis 1916 et a totalement orienté la médecine allopathique vers le tout chimique, tout médicamenteux, au détriment des médecines naturelles pratiquées auparavant par les médecins avec bien plus de succès…

Ce qui est important de comprendre est la chose suivante: Il n’a jamais été dans l’intérêt des labos pharmaceutiques tous puissants de guérir ou de prévenir quoi que ce soit. Le but n’est pas de soigner mais de contrôler et forcer les patients à prendre des médicaments à vie (rente à long terme par les millions de patients) avant de les achever (dans un soucis eugéniste toujours présent chez les « élites » auto-proclamées…).

Lire nos traduction des livres de Griffin et Allen sur ce blog pour mieux comprendre les tenants et aboutissements de toute cette supercherie.

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent pas pour que çà ne se vende pas » nous disait Coluche…

— Résistance 71 —

 

Le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline forcé d’arrêter de payer les médecins après une enquête majeure de corruption

 

Marco Torres

 

19 décembre 2013

 

url de l’article:

http://dprogram.net/2013/12/19/glaxosmithkline-forced-to-stop-paying-doctors-to-promote-drugs-after-major-bribery-investigation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

GlaxoSmithKline (GSK) a dit cette semaine qu’ils allaient répondre à la pression mise pour qu’ils arrêtent de payer les médecins afin que ceux-ci promeuvent leurs produits au travers d’engagements verbaux et mettre fin aux compensations liant ses visiteurs médicaux au nombre de prescriptions que les médecins écrivent. Ceci intervient au moment d’une enquête massive en Chine sur la question de la corruption et de pots-de-vin. Le laboratoire planifie également d’arrêter de payer les professionnels de la santé pour leur participation à des conférences médicales à partir de 2016.

Les autorités disent qu’un grosse enquête pour corruption majeure est en cours en Chine et que cette enquête accuse le plus gros laboratoire pharmaceutique britannique de soudoyer des médecins et des officiels de la santé pour doper ses ventes de médicaments.

En 2012, GSK a dû payer une amende de 3 milliards de dollars après avoir plaidé coupable aux chefs d’accusations fédéraux afin de résoudre  une marée de procédures criminelles et civiles allant de l’utilisation de pots-de-vin à la publicité mensongère en passant par un tas d’autres malversations pour le marketing de ses médicaments comme le Paxil, Wellbutin et Advair.

L’accord légal de résolution fut le plus gros litige de fraude résolu dans l’histoire médicale, ayant des ramifications dans presque tous les états de l’union d’après le ministère de la justice. Ce fut aussi la plus grosse somme jamais payée par un laboratoire pharmaceutique.

Le labo avait fait une publicité illégale concernant son médicament anti-dépresseur Paxil aux enfants et adolescents, sponsorisant même des dîners et des programmes de spa au nom du médicament, ont dit les procureurs de l’affaire.

Glaxo utilisa des comités de conseil bidons et des conférenciers à la solde dans des stations balnéaires de luxe afin de promouvoir le médicament anti-dépresseur Wellbutrin comme option médicamenteuse pour perdre du poids, un remède contre le disfonctionnement sexuel et les addictions à certaines substances, d’après le gouvernement. Les clients étaient encouragés à utiliser un dosage supérieur à celui approuvé, toujours d’après des sources gouvernementales.

La corruption de journaux médicaux

GSK ainsi que les plus gros laboratoires ont soudoyé des chercheurs dans le domaine de la recherche médicale depuis des décennies.

Richard Smith, l’ex-rédacteur en chef du British Medical Journal (BMJ) a publiquement critiqué son ancienne publication, disant que le BMJ était bien trop dépendant des revenus publicitaires pour être considéré comme impartial. Smith estime qu’entre les 2/3 ou les ¾ des essais médico-pharmaceutiques publiés dans les journaux/revues, annales principales de médecine interne, Journal of the American Medical Association (JAMA), le (célèbre) Lancet et le New England Journal of Medicine (NEJM), sont financés par l’industrie pharmaceutique, tandis qu’environ 1/3 des essais médico-pharmaceutiques publiés par le BMJ sont ainsi financés.

Il ajoute que les essais publiés sont tellement d’utilité aux laboratoires que ceux-ci bien souvent, dépensent jusqu’à 1 million de dollars en coût de réimpression de ces articles (sources additionnelles de revenus pour les journaux et revues médicaux). Les consommateurs font confiance aux publications médicales pour être impartiales en ce qui concerne les médicaments à prescrire, mais peu de gens sont au courant de ce qui se passe vraiment derrière la scène à la fois au niveau des essais médicamenteux qu’au niveau des journaux et publications médicales.

Les scientifiques qui font ces essais médicamenteux peuvent éprouver une grande difficulté à demeurer impartiaux lorsque les laboratoires pharmaceutiques les paient souvent pour des consultations, des conférences ou lorsqu’ils font leurs recherches qui ont elles-mêmes été financées par les laboratoires pharmaceutiques. De plus, comme expliqué par les Dr Mark Hyman et Mark Liponis dans UltraPrevention, comme les labos sont très dépendants de la parole des médecins, ils visitent souvent les cabinets afin de délivrer des échantillons gratuits, d’emmener le personnel manger, d’offrir des cadeaux, incluant jouets pour les enfants, des séminaires dans des restaurants et hotels de luxe et des voyages de travail/agrément dans les Caraïbes. Les laboratoires financent également souvent la formation continue des médecins.

La fin de la corruption

GSK n’est pas, loin s’en faut, le seul coupable (NdT: Il est simplement aujourd’hui celui qui s’est fait piquer par la patrouille, la question reste: pourquoi GSK ?… ne se sont-ils pas acquittés d’une “taxe” interne ??…), les laboratoires Pfizer, Novartis, Merck, Eli Lilly et Sanofi (Pasteur) ont tous été lourdement critiqués et accusés d’initier des scandales dans la recherche médicale.

“Ceci touche à sa fin” dit la Dr Robin Herring. “Il n’y a plus de place pour une santé corrompue dans ce pays et les laboratoires pharmaceutiques sont finalement exposés pour pratiques de l’ombre” a t’elle déclaré.

Les opposants à cette corruption commencent à offrir des solutions. Un changement pourrait se produire et comme le note le Dr Richard Gerber, médecin généraliste, le nombre de patients recherchant des solutions alternatives à leurs problèmes médicaux devient bien trop grand aujourd’hui pour que les médias médicaux puissent continuer à les ignorer. Gerber dit que certains journaux médicaux publient même des articles qui explorent la nature de ces traitements “non orthodoxes” et discutent du pourquoi les patients recherchent de plus en plus une solution alternative à leurs thérapies médicales.

L’admission de GSK ne sera sûrement pas la dernière de ces gros poissons de la chaîne alimentaire du business de big pharma.

Sources: 
latimes.compreventdisease.comreuters.com

Marco Torres est un spécialiste en recherche, écrivain et avocat pour un style de vie et de consommation sains. Il est diplômé en santé publique et en sciences environnementales, il est conférencier professionnel sur des sujets comme la prévention des maladies, les toxines environnementales et la politique de la santé publique.

Source: Prevent Disease

Chansons engagées pour un 2014 enragé… 2ème partie

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Pour la fin d’année (nous refusons de dire « fêtes », car ce monde n’est certainement pas en fête, où alors une infime portion… certainement toujours les mêmes…) nous proposons à nos lecteurs une série de textes / chansons engagés de la francophonie, textes qui donneront un élan de courage pour la lutte de 2014.

Nous continuons aujourd’hui avec une seconde chanson de l’excellent groupe québecois les Cowboys Fringants.  

— Résistance 71 —

 

Si la vie vous intéresse

 

Cowboys Fringants (2004)

 

Audio:

http://www.youtube.com/watch?v=yMqsw7-3EPk

 

 

Je vais jouer la game jusqu´au bout

J´travaillerai pour faire des bidous

J´veux flasher et péter d´la broue

Je suis un triste humain du 21ème siècle

Pose pas d´questions, tout est correct

 

Même si j´sais que tout va d´travers

Que la moitié de mon salaire

Sert à gagner l´cash nécessaire

Qu´il me faut simplement pour aller travailler

J´ferme les yeux, j´veux pas y penser

 

Je sais aussi que j´suis prisonnier

D´une grosse cage aux barreaux dorés

Que j´vis sur du temps emprunté

À des banques et à des compagnies de crédit

Ça m´prend ma dose j´suis un junkie

 

Si la vie vous intéresse

Vous êtes à la bonne époque

Venez célébrer cette Grand-messe

Vous vous sentez inutiles?

Consommez! On a du stock

Pour combler l´trou de vos vies serviles!

 

J´vis dans un monde en décadence

Qui se complait dans l´abondance

Et où les gens se mettent en transe

Devant la réussite et les biens matériels

On crée l´plaisir artificiel

 

Société de contradictions

Où se cotoient beautés canons

Stars d´hollywood aux faux totons

Et obèses aux gros culs su´l bord d´la crise de coeur

Dans cette  » culture du hamburger  »

 

Et malgré que s´creuse le fossé

Entre richesse et pauvreté

Moi j´me sens pas trop concerné

En autant qu´ces choses-là

Se passent pas dans ma vie

J´me rentre la tête dans mon nombril

 

Si la vie vous intéresse

Vous êtes à la bonne époque

Venez célébrer cette Grand-messe

Vous vous sentez inutiles?

Consommez! On a du stock

Pour combler l´trou de vos vies serviles!

 

Pour les marchands et les vendeurs

Les publicitaires bullshiteurs

Mon compte de banque a d´l´intérêt

Ch´pu un humain chu un guichet

 

Des magasins à grandes surfaces

Des portions géantes pour la masse

Capitalisme: point d´non-retour

Yes sir! J´ai les States dans ma cour

Dans ma cour

 

J´ai décidé de jouer la game

Je suis dans un cercle vicieux

Endetté chronique d´un système

Superficiel et pernicieux

 

Un univers où l´verbe avoir

A pris l´dessus sur le verbe être

Où tous les gens se font accroire

Qu´la possession est la seule quête

 

Finis les temples et les églises

Ceux de notre civilisation

S´ront à la gloire des marchandises

Et du Dieu d´la Consommation

 

Costco, Wall Marde et pis Loblaw

La vie est belle Alleluia!

Si tu bandes pas y´a Viagra

Et God bless America!

Résistance politique: La dissidence emprisonnée par les membres de l’Union Européenne…

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Lettre de Bahar Kimyongür à l’opinion, rédigée en prison 10 décembre 2013

Nous revoilà repartis pour un tour…

Bahar KIMYONGUR

 

19 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.legrandsoir.info/nous-revoila-repartis-pour-un-tour.html

 

À propos des conditions de détention

Casa Circondariale di Bergamo, 6e jour de détention

« (…) Pour être honnête, ma cellule est une horreur. On dirait que tous les vents polaires s’y sont donnés rendez-vous. La « vitre » est un plexi irrégulier, incurvé qui ne tient avec du silicone que d’un seul côté. Un tiers de la « vitre » manque à l’appel. La partie manquante est couverte de pages de journal collées avec du dentifrice.
Pareil pour la petite salle de douche. Là, il manque carrément une vitre. Une lourde porte métallique sépare les deux pièces. Pour l’ouvrir, il faut la porter car elle a subi des dégradations. Comme elle ne se referme pas complètement, il y a un courant d’air permanent dans la cellule.

Notre lit superposé est composé de trois étages. La cellule où je me trouve est une cellule dite « d’accueil ». Elle n’a pourtant rien d’hospitalier. En rentrant en prison, on m’a fait croire que l’on pouvait choisir une cellule « non fumeurs ». Cette option se trouvait dans le formulaire d’accueil et naturellement, je l’ai cochée. Mais en raison de la surpopulation, les non fumeurs son obligés de partager leur cellule avec des fumeurs. Les conditions sanitaires son exécrables. Je n’ai pu balayer ma cellule crasseuse qu’au sixième jour de ma détention, c’est-à-dire aujourd’hui.

Ma cellule est un vrai moulin. Quatre détenus y ont déjà transité en 6 jours : Silvio, un colérique de 50 ans arrêté pour avoir battu son frère et ses parents. Monsieur Carbonara de Bari, un sexagénaire accusé de vol et libéré hier après moins de 48h de détention. Aujourd’hui, un jeune ressortissant marocain condamné pour trafic de drogue a débarqué.

Depuis hier, je partage ma cellule avec Stefano, un Roumain de 25 ans père d’un petit garçon de 3 mois. Il est très aimable, abattu par ce qui lui arrive et un peu timoré. Il a peur par exemple d’aller prendre l’air. A propos, « aria », la cour en principe destinée à prendre l’air, est un véritable fumoir. Quand une quarantaine de détenus fument en même temps, on n’a pas vraiment l’occasion de profiter de l’air pur qui nous vient des Alpes…

Ah oui, je dois aussi te parler du « café ». On s’imagine qu’en Italie, même en prison, on a droit à du café italien… eh bien non. Au pays de l’espresso et du cappuccino, le café de la prison est un liquide trouble servi à la louche ! Tellement répugnant que je n’en ai plus repris depuis le premier matin.

Dans notre cellule, il n’y a qu’une petite table basse et un tabouret cassé, pour trois. Les murs sont sales, les sanitaires sont sales, le sol est sale. Alors, on se réfugie sous le drap de son lit comme on se cramponne à un radeau au milieu d’un naufrage.

Quand tu t’embarques dans une galère italienne, tu reçois un kit de survie incomplet. Pas de serviette. Pas de lingerie. Pas de chaussettes. C’est l’église catholique qui complète le kit. Encore faut-il pouvoir décrocher un rendez-vous avec le « prete », l’aumônier.

En cellule la seule « friandise », c’est le téléviseur. Il faut tordre le câble de mille et une manières pour pouvoir décrypter l’une des huit chaînes italiennes que nous sommes censés capter (…). »

Casa Circondariale di Bergamo, 10e jour de détention

Après les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne, c’est à l’Italie de m’ouvrir ses portes de fer et de les refermer aussitôt, cette même Italie où j’ai séjourné une quarantaine de fois sans le moindre souci malgré le mandat d’arrêt international lancé il y a 10 ans par un tribunal d’Ankara.

Aux Pays-Bas, mon arrestation survint alors que je circulais en voiture sur l’autoroute dans la périphérie de La Haye.

En Belgique, où j’ai subi un procès pénal inutile et coûteux qui a empoisonné quatre années de ma vie, le parcours fut plus classique : du tribunal de Gand à la prison de Gand.

En Espagne par contre, la police manifestement plus inspirée, m’a arrêté à l’intérieur de la Cathédrale de Cordoue avec ma femme et mes deux enfants.

En Italie, les unités de la DIGOS m’ont cueilli à l’aéroport Orio al Serio quelques minutes après l’atterrissage de mon avion en provenance de Charleroi. Les agents italiens m’ont ensuite emmené à la prison de Bergame où je croupis depuis une dizaine de jours dans des conditions indignes.

En provoquant ces arrestations en chaîne, les autorités turques espèrent m’intimider, me décourager, me fragiliser financièrement et faire douter les nombreux amis et camarades qui me soutiennent.

Pour banale qu’elle soit, la privation de liberté n’en est pas moins un châtiment d’une violence extrême dont les premières victimes sont les familles, en particulier les enfants.

Âgés de 3 et 5 ans, mes enfants comprennent des tas de choses.

Mais ils ne peuvent comprendre ni accepter que leur papa qui leur enseigne les règles de la vie en société, les valeurs humaines telles que l’honnêteté, la justice, l’amour et la solidarité, soit sans cesse puni à cause de ses écrits. Même les adultes ne peuvent comprendre un pareil acharnement.

Le sentiment d’injustice qui germe dans le cœur de mes enfants à cause du malheur insensé et irrationnel qui leur arrive ne peut que leur causer des blessures psychiques graves.

Il serait trop facile de jeter la pierre sur le seul régime turc et de dédouaner les États européens « victimes » de simples dysfonctionnements administratifs. Le monde a vu la férocité assumée et revendiquée de la police d’Erdogan lors de la révolte de la place Taksim durant l’été dernier.

L’Europe toute entière s’en est indignée. Cela n’a pas empêché les polices européennes de jouer les janissaires du sultan Erdogan.

A quoi bon être innocenté par la justice européenne si des forces de police européennes se mettent aux ordres du régime néo-ottoman et piétinent les décisions de cette même justice ?

Pourquoi un juge italien m’empêche de voyager, alors qu’un juge espagnol m’y autorise ?

Comment est-il possible qu’un organisme comme Interpol puisse se placer au-dessus des lois et échapper à tout contrôle ?

De quel droit Interpol se permet de convertir un signalement arbitraire et abusif en peine à perpétuité ?

Comment se fait-il qu’un régime comme celui d’Ankara qui chaque jour accueille des bataillons entiers de terroristes massacrant le peuple syrien, soit considéré comme un partenaire de l’Europe dans la lutte contre le terrorisme ?

Mes mésaventures auront eu au moins le mérite de faire la lumière sur certains côtés sombres de nos démocraties super-maxi-ultra-plus qui lavent toujours plus blanc que blanc.

En attendant ma libération, je remercie de tout cœur les milliers d’amis sur qui je peux toujours compter dans les moments heureux comme dans les moments difficiles et qui une fois encore, se sont mobilisés pour soutenir ma famille et porter haut l’étendard de nos idéaux communs.

Bahar Kimyongür

 

Résistance politique: 2014… 20 ans d’insurrection au Chiapas (EZLN), petit bilan…

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« Pourquoi serons-nous pardonnés ? De quoi  devons-nous demander pardon ? De ne pas être mort de faim ? De ne pas rester silencieux devant notre misère ? De ne pas avoir accepté humblement la gigantesque charge historique de haine et d’abandon qui nous échoit ? D’avoir pris les armes lorsque nous avons compris que tout autre chemin était barré ? Pour ne pas avoir suivi le code pénal de la province du Chiapas, le plus absurde et répressif de notre temps ? Pour avoir démontré au reste du pays et au monde que la dignité humaine existe toujours et est toujours présente dans ses plus pauvres habitants ? De nous être préparés conscienscieusement avant de bouger ? D’avoir pris des fusils pour combattre au lieu d’arcs et de flèches ? Pour avoir appris à combattre avant de la faire ? Pour être tous des Mexicains ?  Pour être pour la plupart des autochtones indiens ? Pour appeler le peuple mexicain à combattre de toutes les manières possibles pour ce qui leur appartient ? De lutter pour la liberté, la démocratie et la justice ? De ne pas suivre les schémas classiques de la guerilla ? De ne pas abandonner ? De ne pas être corrompus ? De ne pas trahir notre cause ?… Qui a besoin de demander pardon et qui peut le donner ?.. »
~ Communiqué de l’EZLN du 18 Janvier 1994 ~

 

« L’EZLN identifia la société civile (mexicaine) comme étant son unique interlocutrice. Dans ces conditions, aucun dialogue n’était possible avec le gouvernement… La stratégie du gouvernement mexicain en 1998, fut d’annihiler la base des communautés zapatistes et de démanteler les communes autonomes, ceci échoua et ce malgré la violence extrême avec laquelle la tentative fut faite. L’EZLN survécût à une des plus féroces offensives qui fut jamais déclenchée contre elle. Non seulement cela, mais elle parvint à conserver sa capacité militaire, à étendre sa base populaire et à croître politiquement en démontrant la justesse de ses revendications. »
~ Gloria Muñoz Ramírez ~ « Le Feu et la Parole », 2004 ~

 

Note de Résistance 71: Le livre de Gloria Muñoz Ramírez « Le Feu et la Parole », publié en français aux éditions Nautilus en 2004, est certainement le meilleur ouvrage à ce jour sur le mouvement zapatiste du Chiapas et son expérience autogestionnaire de lutte indigène. Un excellent cadeau de fin d’année pour en savoir plus sur un mouvement bien sûr « oublié » des médias,  provenant d’une journaliste de qualité qui s’est immergée dans le mouvement zapatiste sur place entre 1997 et 2004…

 

20e anniversaire de l’insurrection zapatiste – « Liberté, Démocratie, Justice ! »

 

Bernard Duterme

 

15 décembre 2013

 

url de l’article:

http://www.cetri.be/spip.php?article3313&lang=fr

 

Article publié (en versions adaptées) par La Revue Nouvelle (novembre 2013), Altermondes (Paris, décembre 2013), Demain Le Monde (janvier-février 2014).

« Vous êtes néophyte dans la connaissance du zapatisme ? (…) Vous n’êtes jamais allé dans un village zapatiste ? Vous n’étiez pas encore né quand l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) est apparue au grand jour ? Vous ne vous étiez rendu compte de rien jusqu’au jour de la fin du monde, ni même après ? (…) Voici ce que vous auriez toujours dû savoir à propos du zapatisme  »(1). Le sous-commandant Marcos, porte-parole des Indiens insurgés du Sud-Est mexicain, n’a pas son pareil parmi les leaders révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui, pour ré-attirer l’attention sur sa rébellion.

« Le jour de la fin du monde  » auquel il fait allusion dans cet extrait d’une nouvelle série de longs communiqués incoercibles rendus publics en juillet dernier, c’est le 21 décembre 2012, le solstice d’hiver choisi par plus de 40 000 zapatistes encagoulés pour occuper pacifiquement et silencieusement cinq villes du Chiapas. Impressionnante démonstration de force, après quatre ans de relative discrétion. D’autant que l’on savait le mouvement rebelle miné par les stratégies de division et de pourrissement du pouvoir mexicain, le quadrillage militaire et le harcèlement paramilitaire, ainsi que le découragement de certaines « bases d’appui » zapatistes.

Aujourd’hui donc, sur le clavier du « SupMarcos » comme dans les cinq « caracoles » (sièges des « conseils de bon gouvernement » qui gèrent l’« autonomie de fait » de centaines de communautés rebelles réparties sur un territoire fragmenté de la taille de la Belgique), c’est de nouveau l’effervescence. Lancement des « petites écoles zapatistes » ouvertes aux « zapatisants » du monde entier, relance du « Congrès national indigène (CNI) » qui fédère les peuples indiens du Mexique en lutte contre l’exploitation minière, agro-industrielle, énergétique, touristique transnationale qui mange leurs territoires, mais aussi célébrations en cascade du triple anniversaire de la rébellion : les dix ans de l’autogouvernement de fait, les vingt ans du soulèvement armé, les trente ans de la fondation de l’EZLN.

Novembre 1983, décembre 1993, août 2003

C’est en novembre 1983 en effet qu’une poignée de guérilleros issus des Forces de libération nationale (FLN), rejoints l’année suivante par l’universitaire citadin qui deviendra le « sous-commandant Marcos », créent au fin fond de l’État du Chiapas l’« Armée zapatiste de libération nationale », avec la ferme intention, à la mode de Che Guevara, d’y « allumer » la révolution. Marcos et ses camarades ne seront toutefois pas les seuls à « travailler » aux côtés des Mayas tzotziles, tzeltales, tojolabales, choles de la région. Les animateurs sociaux du très concerné diocèse catholique de San Cristobal de Las Casas, dont les frontières coïncident précisément avec la zone d’influence actuelle des zapatistes, sont aussi à l’œuvre dans les villages indigènes, depuis de nombreuses années.

Dix ans plus tard, forts de ces influences multiples mais contrecarrés dans leurs projets d’émancipation par l’autoritarisme d’une élite locale raciste et par les effets de la libéralisation de l’économie mexicaine, la chute du prix du café et la réforme constitutionnelle de 1992 qui casse tout espoir de réforme agraire, d’importants secteurs de la population indigène du Chiapas vont se soulever en armes (avec les moyens du bord, souvent de vieilles pétoires) dans les principales villes de la région. « Démocratie, liberté, justice ! ». Et ce, le jour même de l’entrée en vigueur des Accords de libre-échange nord-américain (Alena) qui ouvrent les richesses du Mexique aux États-Unis et au Canada. Mais le coup d’éclat zapatiste de la nuit du 31 décembre 1993 au 1er janvier 1994 fera long feu. Lourdement réprimés, les Indiens insurgés vont rapidement se replier et réintégrer leurs villages. Débutera alors un long processus de militarisation de la région par les autorités, de négociation erratique et de mobilisation pacifique de l’EZLN au retentissement mondial.

Dix ans plus tard, en août 2003, déçus, voire trahis par la non-application des « accords de San Andrés » (seuls accords signés à ce jour entre gouvernement mexicain et commandants rebelles, sur la reconnaissance des « droits et cultures indigènes »(2)), les zapatistes rendent publique la création de leurs propres organes d’autogouvernement, radicalement étanches aux instances et interventions de l’État, au mal gobierno. C’est l’« autonomie de fait », celle que la Constitution ne veut pas leur reconnaître. Le « mandar obedeciendo  » (commander en obéissant), ici et maintenant. La pratique politique expérimentée alors dans les villages zapatistes rejette toute forme de confiscation du pouvoir, d’abandon de souveraineté dans des structures en surplomb. Elle s’organise dans la rotation incessante et la révocabilité immédiate de tous les mandats, de toutes les « charges » qu’à tour de rôle les délégués indigènes – hommes et femmes – assument bénévolement au sein des cinq « conseils de bon gouvernement », où l’on administre l’autonomie éducative, sanitaire, juridique et, autant que faire se peut, productive et commerciale des communautés rebelles. Le bilan qu’en dressent aujourd’hui les zapatistes eux-mêmes est plutôt positif : en dépit de bien des difficultés, non éludées, les indicateurs sociaux progressent…

La portée mondiale d’un mouvement paradoxal

Toute l’originalité, la force et la faiblesse de la rébellion zapatiste résident dans l’évolution et les réalités auxquelles renvoie ce triple anniversaire. Une avant-garde révolutionnaire léniniste classique fait place à une révolte indienne massive, déterminée, presque suicidaire, qui elle-même, au gré des circonstances, des rapports de force, de rencontres « intergalactiques(3) » avec des bus entiers de rebelles venus du reste du pays et du monde, va s’affirmer en un mouvement à la fois ouvert et autonome, radicalement démocratique et profondément identitaire, nationaliste mexicain autant qu’ethnique et altermondialiste, imprégné d’un esprit libertaire, de clés de lecture marxiste, d’une culture chrétienne émancipatrice, d’idéaux féministes et de références mayas. Une addition de combinaisons plutôt inédites. Le mouvement zapatiste garde en tout cas le mérite d’avoir donné vie, à partir de son ancrage local, à un idéal éthique et politique désormais universel : l’articulation de l’agenda de la redistribution à celui de la reconnaissance. « Nous sommes égaux parce que différents  ».

En cette année d’anniversaires, le sous-commandant Marcos continue à cultiver l’« indéfinition » de la rébellion et à jouer de son humilité (« le chemin se fait en marchant  », « venez le discuter avec nous  », « que faut-il faire ? avec qui ? »), l’un des ressorts sans doute de son écho international si positif des premières années. Dans le même temps, force est de reconnaître que celui qui reste le porte-parole des commandants indigènes et le chef militaire de l’EZLN (4) balise aussi la voie à suivre (« en bas à gauche  », en marge de toute représentation, médiation ou institution politiques, en « réseau » avec les luttes « anticapitalistes » d’ici et d’ailleurs) et clive volontiers le panorama (en caractérisant les « véritables zapatistes » et ceux qui ne peuvent l’être), avec ou sans second degré, selon l’humeur. Ses postures lui valent depuis quelques années déjà de fortes inimitiés au sein des gauches mexicaines – radicales et modérées – qui lui reprochent sa « superbe », ses « zigzags politiques  », voire son « antipolitisme inconséquent  ».

Reste que la priorité donnée par les zapatistes à l’expérimentation d’« une autre manière de faire de la politique » dans les communautés autonomes – ce que la sociologie anglo-saxonne appelle les « politiques de préfiguration » (commencer par fonctionner soi-même démocratiquement) – est en partie le résultat de l’inconséquence des principaux partis mexicains, y compris de gauche (PRD(5)), qui n’ont pas respecté, sur le plan national, les « accords de San Andrés » et, dans le Chiapas, agressent régulièrement l’EZLN ou ses « bases d’appui »… Au-delà, le contexte demeure extrêmement problématique pour les indigènes de la région, zapatistes ou non. Ils figurent toujours parmi les populations les plus pauvres du Mexique, souvent encore sans accès aux services de base, marginalisés ou instrumentalisés par un modèle de développement prédateur – « extractiviste », forestier, agricole, touristique… – qui profite des multiples richesses naturelles et culturelles du Chiapas, au détriment de ses premiers habitants.

Notes

(1) Tiré d’un communiqué du sous-commandant Marcos de juillet 2013, publié sur www.enlacezapatista.ezln.org.mx le 1er août.
(2) Les accords de San Andrés, qui portaient donc sur l’affirmation des identités indigènes, datent de février 1996. Les autres thèmes prévus par les négociations entre rebelles et gouvernement n’ont jamais pu aboutir. Ils étaient censés porter sur les dimensions plus politiques (démocratisation) et socioéconomiques (redistribution) des revendications zapatistes.
(3) Du nom donné par Marcos à la « Première rencontre intercontinentale pour l’humanité et contre le néolibéralisme » convoquée par l’EZLN en 1996 dans le Chiapas, qui sera suivie de multiples initiatives similaires.
(4) Au côté désormais, depuis début 2013, du sous-commandant Moises, indigène tojolabal.
(5) PRD pour Parti de la révolution démocratique, fondé en 1989 à partir d’une dissidence du PRI (Parti révolutionnaire institutionnel, à la tête du Mexique de 1930 à 2000 et de nouveau depuis 2012). Le candidat du PRD aux élections présidentielles de 2006, Lopez Obrador, perdant d’extrême justesse (les résultats furent contestés plusieurs mois par des millions de Mexicains de pratiquement toutes les gauches), n’a pas reçu l’appui des zapatistes, mobilisés à cette époque dans une démarche nationale parallèle, intitulée « l’autre campagne ».

Colonialisme en Palestine: Quand Israël amplifie le déluge…

Posted in actualité, écologie & climat, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 20 décembre 2013 by Résistance 71

Israël ouvre un barrage et provoque les inondations dans la Bande de Gaza

 

Par Middle East Monitor

 

16 décembre 2013

 

url de l’article:

http://www.ism-france.org/temoignages/Israel-ouvre-un-barrage-et-provoque-les-inondations-dans-la-Bande-de-Gaza-article-18606

 

Israël a ouvert le barrage Wadi Sofa, à l’est de Rafah, au sud de la Bande de Gaza, inondant des dizaines de maisons et laissant des centaines de personnes sans abri. Ihab al-Ghusain, directeur du Service d’Information du gouvernement de Gaza, a déclaré à la chaîne arabe Sky News que les équipes locales de la défense civile travaillaient à évacuer les maisons inondées.

Le maire de Rafah, Issa Nashar, a confirmé l’incident dimanche, disant : « C’est l’ouverture du barrage par Israël qui a provoqué les inondations dans les zones avoisinantes, avec 1 mètre d’eau de pluie accumulée. » Des précipitations sans précédent étaient auparavant survenues pendant le passage de la tempête Alexa, qui a frappé le Moyen-Orient la semaine dernière et provoqué une catastrophe humaine dans les zones les plus vulnérables de la région. 

Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a confirmé que suite aux précipitations, d »énormes quantités d’eau ont stagné, et les autorités israéliennes « ont donc décidé de les faire écouler dans la Bande de Gaza. »

Un Palestinien a péri des suites des conditions météorologiques exceptionnelles et près de 5.000 ont trouvé refuge dans des établissements publics car leurs maisons sont inhabitables.

Lire également, sur Info-Palestine.net :
- « Gaza sous les inondations et sous blocus : une situation d’urgence extrême« , Eva Bartlett,, 16.12.2013
- « Gaza, sans électricité et sous les inondations, subit les pires effets du blocus israélien« , Eva Bartlett – Ayman Qwaider, 15.12.2013

- « Gaza sous les inondations – photos« , Ayman Qwaider, 15.12.2013

Source : Middle East Monitor

Traduction : MR pour ISM

Résistance politique au colonialisme: Vérités dérangeantes sur l’Amérique du Nord…

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“Nous regardons vers le futur, comme cela représente une des toutes premières obligations qui nous incombe en tant que chefs, afin d’être sûr et de prendre chaque décision en relation avec le bien-être de la septième génération à venir… Qu’en sera t’il d ela septième génération ? Où l’emmenez-vous ? Qu’aura t’elle en héritage de nos actions ?”
~ Oren Lyons, Onondaga, Haudenosaunee ~

 

La Grande Paix sur terre !

 

Mohawk Nation News

 

18 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/12/18/great-peace-on-earth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Pour mieux comprendre ce texte court mais très significatif tant sur l’explicite que sur l’implicite de la situation actuelle, nous allons expliquer paragraphe par paragraphe le phrasé employé par l’auteur Mohawk. Ce texte explique, avec un minimum de connaissance de la culture autochtone, le pourquoi les problèmes du monde d’aujourd’hui (liés à l’impérialisme anglo-américain) sont DIRECTEMENT liés à la persistance de la colonisation du continent des Amériques et en l’occurence de l’Amérique du nord, antre de la puissance colonialiste actuelle. (Résistance 71)

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Le dollar US a commencé avec le vol des terres indigènes et des ressources ici sur l’Île de la Grande Tortue (NdT: L’Amérique du nord, ce qui est aujourd’hui le Canada, les Etats-Unis et le Mexique…). Personne ne nous a aidé à résister. Maintenant c’est devenu un problème mondial. Ceci aura bientôt  une fin !

Explication: == La véritable raison de la guerre d’indépendance des 13 colonies contre la “couronne” britannique (à savoir la City de Londres et la Banque d’Angleterre) en 1776 est une raison monnétaire. Le roi d’Angleterre ayant refusé aux colonies le droit d’émettre leur propre monnaie. Dès l’indépendance gagnée sur l’empire britannique, les colonies nouvellement indépendantes s’empresserent de briser tous les traités avec les autochtones établis par les Anglais afin d’étendre les territoires vers l’Ouest. Par traité, qui ne fut jamais brisé sous la domination britannique (même si cela n’aurait bien sûr pas duré), les colons s’étaient engagés à ne jamais bouger à l’Ouest des montagnes Appalaches. La jeune “Amérique” brisa cet accord dès le départ pour piller, assujettir plus de territoires afin de permettre à plus de colons de s’installer (ceci s’est répété dans l’ère moderne avec la Palestine et la colonisation sioniste de territoires pas à pas usurpés…) et ainsi de se renforcer. La loi canon et ses bulles papales de 1455 et 1493 sont les fondements du droit civil et romain nord-américain. Les cours suprêmes des Etats-Unis et du Canada ont rendu des décisions incorporant la notion fondamentalement raciste et hégémonique que toute terre non chrétienne était déclarée “terra nullius”, vide de tout occupant et devait être saisie au nom du pape et de ses représentants royaux. Le système légal colonial est fondé sur la loi canon qui demande la saisie des terres non chrétiennes et la mise en “esclavage perpétuel” (termes exacts de la bulle) des populations les occupant. Cette main-mise illégale et coercitive sur des terres et ressources au nom d’une doctrine raciste ecclésiastique dite “de la découverte” a amené le monde à a situation actuelle. L’empire anglo-américain a pu développer sa puissance au fil du temps en monneyant contre crédit des ressources territoriales qui ne lui appartient aucunement et qu’il a de facto volé en perpétuant l’héritage de la doctrine de la découverte comme stipulé dans les bulles papales datant du XVème siècle ! Par extension, l’empire s’est développé de manière incontrôlé et les problèmes du monde actuel sont enracinés profondément dans cet état de fait. Cela peut se finir bientôt, dans la mesure où les nations autochtones possèdent le potentiel légal de forcer à la répudiation des bulles pontificales qui sont la base du système légal et de la propriété sur les territoires des Amériques. Si la base légale s’effondre, l’empire territorial s’effondre et l’empire n’a plus de justificatifs pour continuer l’emprunt faramineux pour se financer. La territorialité de cet empire est totalement fictif. Les oligarques le savent, une partie des Indiens des Amériques le sait et ce n’est pas du tout un hasard s’il y a eu récemment un “remplacement” de pape au Vatican: L’ancien pape avait trop de “casseroles au cul”, il a été remplacé par un jésuite, c’est à dire que le Vatican est passé en mode de guerre. Les fondements du système  sont sous attaque et l’oligarchie usurpatrice sait que là réside le nerf de cette guerre pour l’hégémonie et va les défendre coûte que coûte. ==

La seule entrave à la paix sur terre est le groupe des 13 familles du crime connu aujourd’hui sous le nom des “banquiers”. Lorsque vous suivez les grandes racines de l’arbre albino jusqu’à leur source, la formule pour vivre dans une paix durable et viable vous y attend. Brûler du tabac, regardez la vidéo et suivez les racines albino…

 Michael Rivero. “All Wars Are Bankers Wars”.

Explication: == Le monde de la finance et du gros business transnational est contrôlé pas à pas, petit à petit depuis le XVIIIème siècle par 13 familles : Astor, Bundy, Collins, DuPont, Freeman, Kennedy, Li, Onassis, 
Reynolds, Rockefeller, Rothschild, Russell, and Van Duyn. A celles-ci viennent se greffer les familes royales européennes et les 8 banques qui contrôlent la réserve fédérale américaine et qu’on retrouve en fait aux manettes de tout le système tentaculaire des banques centrales, géré depuis la Banque des Règlements Internationaux (BRI) dont le siège est à Bâle en Suisse:
Rothschild Banks of London and Berlin, banquiers de la reine Victoria
Lazare Brothers Banks of Paris
Israel Moses Seif Bank of Italy
Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
Lehman Brothers Bank of New York
Chase Manhattan Bank of New York 
(Rockefeller)
Kuhn, Loeb Bank of New York
Goldman, Sachs Bank of New York
Ces familles contrôlent la “couronne” qui n’est pas la famille royale britannique, mais la City de Londres et la Banque d’Angleterre, qui est une entité privée comme toutes les banques centrales.
Toutes les guerres depuis disons au moins l’ère napoléonnienne sont faites pour et par leurs leurs intérêts (il a été établi depuis longtemps que la banque Rothschild de Paris prêtait à Napoléon, tandis que la banque Rothschild de Londres prêtait au rival, le duc de Wellington…)
Selon la loi de la Grande Paix de la nation Haudenosaunee (Confédération Iroquoise), les armes de la guerre sont enterrées sous le grand pin blanc de la paix, dont les racines se ramifient dans les 6 nations et au delà. Si des personnes ou des nations désirent vivre en paix sous les auspice de la constitution iroquoise (Kaiaera:kowa), ils peuvent remonter et suivre les racines et trouver refuge sous l’arbre de la paix et y vivre en harmonie, comme un en esprit. Le Wampum devenu drapeau de la confédération iroquoise symbolise les 5 nations originelles reliées entre elles et soudées à l’arbre de la paix en son milieu, symbolisé géographiquement par la nation Onondaga, qui se situe au centre de la “longue maison” de la confédération et dépositrice, gardienne, du feu permanent du conseil des nations..
Avant toute action déterminante ou avant tout évènement important, il est de coutume pour bien des nations autochtones de faire l’offrande du tabac, qui est une plante sacrée. Certaines nations brûlent du tabac, d’autres le fument (calumet), d’autres encore font déposer une petite quantité de feuilles de tabac séchées sur le lieu de la cérémonie par le ou les shamans. Une fois fait et le message compris, tout à chacun est libre et bienvenu de suivre les racines du pin albino et venir trouver refuge en l’esprit commun de la grande paix sous les auspices de la loi de la grande paix (constitution haudenosaunee). ==

Notes: Les terres et ressources de l’Île de la Grande Tortue ont été déclarées parcs et propriétés privés de manière frauduleuse et ont été faussement listées dans l’inventaire de la grande entreprise commerciale (que sont les Etats-Unis, le Canada et le Mexique). L’illusion continuera aussi longtemps que ses sujets le permettent dans leur esprit. La résistance indigène est leur plus grande peur parce que tout le monde attend de pouvoir suivre leurs “Indiens”.

Explication: == Comme nous l’avons dit plus haut, le système légal canadien et états-unien a pour référence de base, incorporé dans la loi civile et foncière, le droit canon et la doctrine suprémaciste et raciste de la “découverte”, englobé dans les bulles pontificales Romanus Pontifex de 1455 et Inter Caetera de 1493. Le droit foncier, le droit de propriété canadien et états-unien est basé, reconfirmé par des décision des cours suprêmes respectives, sur une doctrine datant du XVème siècle, stipulant clairement que toute terre non possédée par des chrétiens devaient être saisies au nom du pape et de dieu et tous les peuples païens vivant sur ces terres devaient être réduits à l’état “d’esclavage perpétuel” selon les propres mots de la bulle du pape Nicolas V de 1455. Par héritage, les terres sont passées aux familles royales sous responsabilité papale, même la royauté anglicane britannique, puisqu’il faut bien savoir que la banque du Vatican est un gros actionnaire de la City De Londres, de fait historiquement, la dite City de Londres est sous responsabilité du Vatican et du pape. La soi-disante scission entre les églises “catholique” et “protestante” n’est qu’un leurre de plus, car les tenants financiers des églises demeurent liés à la banque du Vatican toute puissante. Les pays connus sous le nom d’Etats-Unis et de Canada ne sont en fait que des entités commerciales, l’entreprise Canada a été de fait enregistrée en tant que corporation à Wahington DC en juillet 1867. Le Canada est une “entreprise/corporation” dépendante de la loi de l’amirauté britannique et n’est pas un pays en tant que tel.
De fait, la loi sur l’Amérique du Nord Britannique (connue sous le vocable de BNA ou British North America Act) de 1867 n’a pas été per se la naissance de l’indépendance du Canada comme on veut le faire croire, mais ce ne fut que l’incorporation formelle de l’entité entrepreneuriale “Canada” et de son gouvernement fédéral, une entité commerciale qui est la propriété légale de la couronne britannique, c’est à dire de la City de Londres (Banque d’Angleterre et ses familles de contrôle + Banque du Vatican). Le premier ministre canadien n’est que le de facto PDG de l’entreprise Canada qui ne rend de compte qu’à ses maîtres de la City de Londres. La Banque du Canada est propriété de la “couronne”, c’est à dire de la City de Londres et de la Banque d’Angleterre.

“L’illusion demeurera” tant que les peuples colonisés et ceux qui ont été lobotomisés comme colons le permettront. Les nations autochtones détiennent la clef de ce nœud gordien, car elles peuvent véritablement si elles retrouvent une unité, faire annuler les bulles, forcer le Vatican à renier son abject dogme et ainsi de facto retirer le tapis de dessous les pieds de l’oligarchie, privant ainsi légalement l’empire de sa “terre” usurpée depuis plus de 500 ans. Ceci ne pourra se produire qu’avec le soutien des peuples “colons”, libérés du voile de l’ignorance et s’engageant dans une véritable réconciliation et en honorant les traités, notamment le traité père de tous les autres, celui du traité Wampum à deux rangées, le seul permettant une cohabitation harmonieus, juste et pacifique entre différentes nations sur un même territoire.
A titre indicatif, nous l’avions déjà mentionné sur ce site, voici le numéro d’entegistrement de l’entreprise “canada” à Washington DC en juillet 1867: 0000230098 CANADA DC SIC: 8880 American Depositary Receipt. Business Address Canadian Embassy 1746 Massachusetts Ave., NW, Washington, DC 20036. ==

Proverbe Cree: “Vous n’héritez pas de la terre de vos parents. Vous l’empruntez à vos enfants  jusqu’à la 7ème génération.”

 “Le pouvoir est le peuple et non pas l’argent ou la guerre. Montons le ton de nos voix qu’ils puissent nous entendre. Grondons. Assez du meurtre de notre propre famille. Donnons naissance à la paix ; parce que nous sommes tous partie-prenante de tout cela, nous les peuples de la Terre-Mère.”

http://www.youtube.com/watch?v=y71MBDGe-Ik

NSA espionnage global: Le but de la NSA est « l’élimination totale de toute vie privée dans le monde »…

Posted in actualité, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 18 décembre 2013 by Résistance 71

A notre sens, témoigner devant une « commission européenne » n’est que pisser dans un violon, car il est évident depuis bien longtemps que l’UE fait partie intégrante du Nouvel Ordre Mondial. elle en est même un maillon essentiel de contrôle des populations. Il est impossible que la NSA ait pu faire ce qu’elle a fait sans qu’aucune agence de renseignement européenne ne soit au courant. La collusion est totale et les fournisseurs d7accès internet et les réseaux de téléphonie etc européens sont complices comme le sont les Google, Yahoo, Microsoft, Apple et les suspects habituels des turpitudes totalitaires.

Confiance zéro et tout cela n’est que poudre aux yeux et va se terminer sans suite, lavé plus blanc que blanc…

— Résistance 71 —

 

Le but ultime de la NSA est l’abolition totale de la vie privée dans le monde entier (Greenwald à l’UE)

 

RT

 

18 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/greenwald-eu-parliament-testimony-424/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

A lire 20 décembre: La NSA achète RSA et corrompt le protocle d’encryptage de données

La National Security Agency (NSA) a pour but avec son partenaire britannique du GCHQ d’éliminer complètement toute vie privée dans le monde entier a dit le journaliste Glenn Greenwald dans une enquête de l’Union Européenne.

Il a critiqué les gouvernements de l’UE et leur silence assourdissant lors des révélations de l’espionnage de masse commis par la NSA. Décrivant la réaction “apathique et indifférente” aux rapports que des citoyens lambda étaient espionnés, Greenwald a dit que les politiciens européens n’ont réagi et pris certaines actions que lorsqu’ils ont découvert qu’ils avaient eux-mêmes victimes du ciblage d’espionnage de la NSA.

 “Je pense que les gouvernements ont inculqué aux gens d’accepter que la vie privée n’est pas de grande importance”, a dit Greenwald, ajoutant que c’était “pour former des populations accoutumées aux violations ininterrompues de leur vie privée.”

Greenwald, ancien journaliste du quotidien anglais The Guardian est connu pour avoir publié les fuites d’Edward Snowden sur l’espionnage de masse de la NSA ; il témoignait devant le comité européen des libertés civiles au parlement et communiquait via une connexion vidéo, contribuant ainsi à une enquête sur la surveillance globale de la NSA des citoyens européens.

 “La NSA n’a pas besoin de raisons spécifiques pour collecter les données des citoyens et leur communications” a dit le journaliste, rappelant au passage au panel du comité que le but ultime de l’agence d’espionnage est “d’éliminer toute vie privée individuelle dans le monde entier.”

Contredisant l’affirmation de Washington que l’agence ne s’engage pas dans de l’espionnage économique, Greenwald a dit que les activités de la NSA  et du GCHQ britannique sont dirigées vers “la manipulation diplomatique et l’accumulation de pouvoir”.

Greenwald a rejeté les accusations du gouvernement américain disant que Snowden et ses complices ont mis en danger le combat contre le terrorisme en divulgant et publiant des données classifiées top secrètes. Il a dit que la seule chose dans cette affaire qui a été endommagée est de fait “la perception d’honnêteté et de crédibilité” des gouvernements engagés dans l’espionnage.

L’enquête a été commanditée pour discuter de l’augmentation de la sécurité de l’internet et de la téléphonie et de leurs réseaux dans l’UE.

Le lanceur d’alerte Edward Snowden a révélé l’énorme volume du programme d’espionnage de la NSA en Europe plus tôt cette année. Il a disséminé des fichiers et documents classifiés aux médias internationaux. Documents qui montrèrent que la NSA espionnait un bon nombre de personalités politiques importantes incluant la chancelière allemande Angela Merkel. De plus, il fut révélé que l’organisation collecte et stocke des metadonnées de millions de coups de téléphone dans l’UE.

Snowden est aussi attendu pour témoigner devant le comité européen des libertés civiles en janvier 2014. Ceci fait partie de la procédure d’enquête.