Fadaises religieuses (et commerciales) de fin d’année: Parlons un peu de l’inquisition moderne… Eglise catholique et torture d’enfants au Canada…

Oui, alors que les imbécilités de fêtes de fin d’année vont déverser leur lot annuel de bondieuseries et d’hypocrisies en tout genre, penchons-nous un peu (voire beaucoup même) sur les nombreux crimes toujours impunis perpétrés par la fange étatico-religieuse depuis des siècles.

Cet article que nous avons traduit, relate des faits d’abus, de violence, de viols et de tortures, commis sur des enfants autochtones dans un pensionnat canadien d’Ontario sous gérance de l’Église catholique. Comme nous l’avons vu dans notre présentation et traduction partielle du livre de Kevin Annett sur le génocide perpétré au Canada par le truchement des « écoles résidentielles pour indiens » entre 1850 et 1996, les crimes commis ne sont pas les faits de « brebis galeuses » d’un système comme on tend toujours à essayer de le faire croire (la belle affaire !…). Ceci, comme le programme eugéniste d’élimination systématique nazi, fut le résultat d’un programme pensé, et mis en application par l’état canadien (un programme similaire existait aux Etats-Unis et en Australie et dans bien des colonies…) et dont la gérance fut confiée en ce qui concerne la Canada, essentiellement aux églises catholique, méthodiste, anglicane et unifiée. Le cas présenté ci-dessous implique l’église catholique, mais il est prouvé que les autres églises se sont rendues tout aussi coupables de crimes contre l’humanité en participant à un génocide planifié des enfants autochtones du Canada dont au moins 50 000 (chiffe très conservateur) perdirent la vie dans les pensionnats/camps de rééducation mandatés par l’état. 

En cette période de fin d’année, si propice aux « bondieuseries » ineptes et à la résurgence d’une ferveur religieuse chrétienne, il serait très bon de connaître et reconnaître les crimes de l’église et pour ceux qui écouteraient encore le « message » du cureton en chef appelé « pape », qu’ils se rappellent que si l’ancien appartenait à la Hitler Jugend, le nouveau fut un des piliers de la répression militaire en Argentine lors de la « sale guerre » en apportant son soutien inconditionnel de jésuite en chef à la junte militaire fasciste qui sévissait alors, arrêtait, torturait et faisait disparaître tant et tant de citoyens argentins…

Il est vraiment plus que temps d7appeler un chat un chat et d’exposer ces crimes impunis.

Voir notre dossier complet sur la question du génocide passé et présent au Canada.

— Résistance 71 —

 

Justice refusée aux enfants autochtones torturés au pensionnat de Sainte Anne (Ontario, Canada)

 

Jennifer Mt Pleasant

 

20 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://tworowtimes.com/news/national/justice-denied-children-tortured-st-annes-residential-school/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Entre 1936 et 1984, le pensionnat scolaire de Sainte Anne près de James Bay en Ontario (Canada) était sous l’autorité de l’église catholique. Depuis des décennies, les victimes de Sainte Anne ont narré leurs histoires tragiques. Un des fils conducteurs qui semble être imbriqué dans chaque histoire est celui de l’abus (sexuel) et de la torture.

Un des surviants et ancien chef de la première nation de Fort Albany, Edmund Matatawabin, avait 7 ans lorsqu’il fut violemment attaché sur une chaise électrique bricolée au pensionnat de Sainte Anne.

Metatawabin se rappelle de la procédure de la chaise électrique. Les garçons étaient amenés dans une pièce et alignés selon leur âge. “Les plus petits d’abord”, se rappelle t’il. “J’étais aux alentours du numéro 7 ou 8”. Metatawabin a expliqué qu’un par un, les enfants étaient forcés de s’assoir sur un siège en bois avec les bras sanglés sur le fauteuil métallique. Un membre du personnel de l’école se tenait près d’une boîte en bois avec une manivelle, prêt à envoyer la charge électrique dans la chaise et la pauvre âme qui y était attachée.

Il se rappelle de manière très vivide, bien qu’il fût très jeune à l’époque, que les jambes des enfants, qui pendaient du siège, étaient projettées en tous sens lorsque la charge électrique passait dans la chaise. Les missionnaires se tenaient tout à côté et riaient. Il a dit qu’après que tous les garçons aient été choqués, la  chaise électrique était ensuite emmenée dans le quartier de filles où la même procédure était répétée.

Metatawabin a expliqué que bien que cette méthode de torture fut le plus souvent utilisée à des fins punitives, il nota également qu’en fait tout était punissable. Il se rappelle des enfants passés à la chaise pour avoir ri trop bruyamment, pour avoir souri ou pour avoir marché trop lentement. Le chaise électrique était aussi utilisée pour le divertissement du personnel et des dignitaires en visite.

Finalement, vers le milieu des années 1990, après beaucoup de pression des victimes et de leurs supporteurs, la police provinciale de l’Ontario (OPP) se livra à une grosse enquête sur Sainte Anne. Ceci pris 5 ans et fut une des plus grosses enquêtes de police sur les abus sexuels (viols) de l’histoire de la province.

Une fois l’enquête terminée, le gouvernement scella les résultats. Les survivants de Sainte Anne ont lutté des années pour voir les résultats de l’enquête de l’OPP diffusés par le département des affaires aborigènes (DAA). Quoi qu’il en soit, alors , même que les survivants et le public ne furent pas autorisés à voir les résultats, l’OPP arrêta cinq anciens employés de l’école, qui furent tous éventuellement condamnés.

Lorsque les survivants demandèrent des compensations par le comité de la vérité et de la réconcilaition, ils demandèrent au DAA les archives de l’OPP. Non seulement on ne leur donna aucun accès aux rapports de police mais le DAA leur dit qu’il n’avait aucun de ces documents, ce qui fut prouvé être un mensonge. Mardi dernier, le gouvernement a fait une demande devant la cour supérieure de l’Ontario et a argumenté que la province aurait dû révélé les documents alors même qu’en 2008, le gouvernement fédéral a été ordonné de diffuser tous les documents au Comité pour la Vérité et la Réconcilation, aux victies et à leurs familles. Depuis lors, le gouvernemnt a fait tout ce qu’il pouvait pour ralentir et bloquer ce processus. Le problème de l’interdiction de publication et de l’ordre de mise sous scellé a pris la vaste majorité du mardi. Le juge Paul Perell a entendu les arguments des deux parties, incluant les avocats des survivants du pensionnat de Sainte Anne et le juge Perell du comité vérité et réconciliation trancha sur l’interdiction de publication en fin de journée: “Aucun nom de personnes impliquées dans l’évaluation indépendante ne peut être divulgué sous quelque forme que ce soit, pas même sur internet, sauf autorisation exprimée des intéressés. Le juge Perell a dit qu’il ne présidera pas sur la procédure du litige sur l’ordre de scellé avant l’année prochaine.

Ce que nous savons des documents divulgués jusqu’ici est que les enfants autochtones ont été soumis à des expériences médicales. Plus spécifiquement, les enfants furent privés de nourriture riche en nutrients afin d’étudier la carence en vitamine. Certains prédisent qu’avec la divulgation de plus de documents, des horreurs bien pires seront révélées incluant les tactiques de torture comme la chaise électrique qui fut utilisée au pensionnat de Sainte Anne.

D’après un rapport récent du gouvernement, le DAA a dépensé plus d’argent en procédure de litigation que tout autre département gouvernemental. Rien qu’en 2012, la facture du département des affaires aborigènes en frais de justice était de 106 millions de dollars.

Les survivants essaient d’obtenir des compensations au travers de l’IAP qui est un processus hors tribunal pour la résolution des demandes de compensation pour abus sexuels, violence sérieuse et conséquences psychologiques à long terme. D’autres survivants ont rejoint le mouvement en se constituant parties civiles.

De quelque manière que ce soit et afin de soutenir leur cas, les survivants ont besoin des documents de l’enquête de l’OPP, documents auxquels ils sont incapables d’avoir accès pour le moment. L’enquête a résulté en plus de 7000 pages et documents, incluant les déclarations écrites de plus de 1000 témoins.

Les survivants de programme de l’école résidentielle pour indigène du Canada, qui cherchent à obtenir des compensation et la réconciliation, doivent montrer des documents pour justifier et valider leur demande. Metatawabin a dit que les survivants deviennent de plus en plus frustrés des tactiques d’étouffement de la procédure employées à la fois par les gouvernements provincial et fédéral et que le temps vient à manquer pour les anciens qui veulent que la vérité soit faite sur tout cela et recherchent justice et réconciliation.

 

16 Réponses vers “Fadaises religieuses (et commerciales) de fin d’année: Parlons un peu de l’inquisition moderne… Eglise catholique et torture d’enfants au Canada…”

  1. La (les) religion(s) et la politique étatique sont bien les pires fléaux de l’humanité;et la preuve en est faite tous les jours.

  2. C’est pour ça qu’il faut absolument que la vérité éclate et c’est bien pour cela qu’ils luttent pour qu’elle n’éclate pas. Et je pense que précisément ce n’est pas un hasard si raztinger a débuté sa carrière dans les jeunesses hitlériennes et le père françois auprès de la dictature argentine… En fait tout se tient, et l’on est bien dans l’application du Plan… Nous ne devons tous ouvrir les yeux, tous et la vérité nous guidera pour trouver les solutions, toujours sans haine et sans violence car sinon on reproduit sans cesse le même schéma. Et pour ma part, comme beaucoup ici je pense, c’est mon avis ; ne pas céder à la violence et à la haine. Car on a vu ce que cela a donné, de tout temps… A+

    • oui résistance organisée.. Il suffit de dire NON ! en masse (pas tant en masse que çà en fait, 10% d’une population déterminée et incorruptible est suffisant pour renverser la vapeur d’une idéologie…), boycott et désobéissance civile, le système ne pourra pas tenir et s’effondrera sans violence, y aura pas besoin…
      L’oligarchie le sait, son discours et ses actions ont le mon monopole de la violence et elle tremble à l’idée d’une véritable union des peuples.
      merci de nous suivre et de participer et faire participer à l’éveil collectif…

  3. Quand j’ai lu ce texte-ci, je venais d’en lire un autre su KAOSENLARED qui dénonce les enlèvements d’enfants pas l’état US à leur famille ou famille adoptive, principalement si celles-ci sont noires et pauvres.
    Quelques lignes de ce texte ont particulièrement attiré mon attention , il concerne un prétendu Centre d’Appui au Défenseurs de l’Enfance, qui de leur propre autorité sans mandat enlèvent les enfants à leur foyer sous des prétextes le plus souvent inconsistants et fort éloignés du « bien de l’enfant ». Par contre il contribue à faire fonctionner le secteur extrêmement lucratif des soins d’accueil. Secteur intégré par des financiers suisse, des banques d’inversions comme Merrill Lynch, des géants légaux (?) comme Blank Rome et… les présidents les plus riches des principales sociétés pharmaceutiques.
    Des corporations qui fait également pression pour que la gestion des enlèvements d’enfants soit déplacé du secteur public vers le privé.
    Ici en Espagnol http://www.kaosenlared.net/component/k2/item/76808-los-hu%C3%A9rfanos-de-la-pobreza.html
    et ici le site en anglais des associations de mères orphelines
    http://www.everymothernetwork.net/

    Dans un discours sont je ne trouve plus les références Obama annonçait dès le début de son premier mandat que l’éducation des enfants noirs dont les parents n’assumerait pas la responsabilité parentale serait prise en charge par les institutions de l’état, dans le cadre d’un programme qui m’avait immédiatement évoqué le formatage auquel était soumis les enfants indigènes.
    Dans ce discours-ci,
    http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-34391890.html

    fait devant une association de noirs nantis, Obama reprend le point de vue de la pauvreté des noirs comme pathologie.

    Je prends des raccourcis, d’autres documents montrent comment dans de telles circonstances des enfants enlevés et mis dans des institutions, sans droit de regard de leurs familles disqualifiées ont servi de cobayes pour des société pharmaceutiques,par exemple concernant le traitement du SIDA.

    Tout cela pour d’une part attirer l’attention sur ce problème grave, qui pourrait cacher « pire » d’une part… des enfants encore aujourd’hui sont victimes de traitement qui en font des cobayes sans défenses pour des projets crapuleux

    Mais aussi pour confirmer que l’état et l’église sont à mettre dans le même panier (à balancer aux oubliettes)

    • 100% d’accord, merci des liens et compléments d’info… Pour fonctionner de manière implacable et quasi-inéluctable (« quais » car rien ne l’est jamais, même institué avec force…), le colonialisme doit écraser les opprimés dès l’enfance. Regardons ce que font nos écoles à nos enfants… du formatage nécessaire à la perpétuation du consensus du statu quo oligarchique. Nous disons: « Nous sommes tous des colonisés ! » parce que la colonisation commence avant tout avec l’assujettissement des esprits et donc de forcer les esprits à accepter la « domination de l’élite ». La pseudo-science créée à cet effet (malthusianisme, darwinisme-social et autres idéologies de contrôle politique et social), participe à l’endoctrinement des foules en donnant des « justificatifs scientifiques », qui même prouvés erronés, continuent à agir sur l’inconscient populaire.
      Nous ne pouvons bien sûr qu’abonder dans le sens de ta dernière phrase…

      • Il n’y a pas que l’emprise de l’enseignement. Je suis effarée quand j’entends des gens qui disent avec un grand sourire que le médecin a prescrit du Ritalin ou autres saloperies à leurs enfants et qu’ils ont bien « meilleur caractère » depuis. D’où aussi on inquiétude pour ces gamins enlevés à leurs familles avec le complicité des corporations pharmaceutiques qui aiment se procurer des cobayes dont ils peuvent abuser en toute impunité, et pour la médicalisation accrue des manifestation de bonne vitalité de plus en plus jeune.
        Quand à la pseudo-science j’écrivais ce matin
        « Quand je traduis ce genre de texte qui nous présente sous un ton lénifiant des techniques dont un mésusage pourrait avoir des conséquences gravissimes, je suis toujours choquée de voir comment la locution « les scientifiques » est utilisée comme une sorte de mot de passe magique qui est censé disqualifier d’avance les objections de tous les autres, les non-scientifiques (et donc « non-experts »), qui n’ont plus qu’à s’incliner sans interroger d’avantage les conséquences d’une découverte et de ses applications. »
        et c’est un texte lié à MKUlltra un programme de contrôle mental qui n’a pas épargné les enfants… et qui a souvent utilisés des enfants qui avait été retiré à leurs familles déchues de « droits parentaux »… tous cela se rejoint !

        • Très juste ! La science véritable a été détournée depuis bien longtemps à des fins non avouables. Il est aisé de le faire: la recherche a besoin de fonds, de beaucoup de fonds… D’où proviennent ces fonds ? qui paie ? De là il est aisé de corrompre tout le système scientifique, ce que les fondations Rockefeller, Ford et Carnegie ont fait depuis le début du XXème siècle à yankland.
          Il faut faire tomber les masques. Il en va de l’humanité ni plus ni moins, car ceux qui ont kidnappés la connaissance et ses processus de développement mènent l’humanité droit dans le mur à mach 12.
          Pendant ce temps, l’horloge ronronne au salon: tic, tac, tic, tac, tic, tac…

  4. Vous oubliez celui qui travaillait chez FARBEN

    Pas mieux en politique , souvenez-vous de celui qui a dit :

    « la sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du 21e siècle d’en aborder les rivages »

    vous avez raison, pas de violence …… même juste dans ma tête

  5. La destruction systématique de la mémoire des peuples

    J’irais même plus loin : Il ne s’agit pas d’une confiscation de la connaissance, mais d’un détournement et d’une destruction systématique de toutes les connaissances qui permettraient de reconstruire des alternatives. Exactement comme pendant la première Inquisition, ils ont brûlé les « sorcières » et les livres. Les détenteurs de savoirs ancestraux qui devaient disparaître pour permettre un absolutisme catho. « Idéocide ? »… comme avec Condor en Amérique Latine – entre beaucoup d’autre, révolution culturelle, c’est la destruction d’un courant de pensée, une table rase. Il faudrait trouver un mot pour désigner cela, et il devrait être en première place de nos vocabulaires de compréhension du monde contemporain.
    Et les cendres des bûchers fécondent un sol d’où renaissent à chaque génération, la mauvaise graine donne naissance à des « mauvaises herbes » comme nous, et quelques autres, mais c’est une autre histoire.
    Cette destruction se manifeste sur tous les plans. Une véritable liquidation des mémoires collectives. Et personnelles. Jusqu’au génome qui est notre mémoire fondamentale qu’ils essayent de transformer et de contrôler. Tous les « traitements » de la soi-disant « dépression » se concentrent sur la destruction de la mémoire pour reprogrammation (c’est eux qui le disent, sans vergogne), en d’autres lieux, c’est la guerre et la destruction physique de la dissidence qui liquide les savoirs… a-culturation… a privatif. Privé de culture. Il a beaucoup à dire pour identifier tous les fronts de cette destruction systématique…
    Quand aux « scientifiques » j’aime dire que ce ne sont pas des savants, mais des techniciens formatés d’une techno-science, des applicateurs, des développeurs mais plus des chercheurs au sens propre du terme, des décervelés, qui s’accrochent à des monomanies induites. De Rain Man à Bill Gates on reste dans la même logique du « génie » autiste. Il est urgent aussi de les dé-mythifier.
    Cela se symbolise, se concrétise et culmine dans la destruction de la paysannerie, de notre enracinement originel, de nos cultures. J’apprends des indigènes parce que mon combat est un combat indigène, pour sauver notre territoire en voie de destruction massive.
    L’enlèvement d’enfants et leur « éducation » par l’état est caractéristique des méthodes de la « République » platonicienne, comme du sionisme qui lui ressemble beaucoup.

    • Une fois de plus Anne, nous sommes 100% en adhésion…
      L’anthropologue politique Pierre Clastres avait nommé cela « l’ethnocide ». On passe de l’ethonocide au génocide (élimination physique), mais pas forcément. De plus Clastres démontre que si des sociétés ont été ethnocidaires, seul l’occident euro-centriste, fondamentalement raciste et suprémaciste est génocidaire. Pourquoi ? Parce que nous avons créé et essaimé le capitalisme. L’idéologie capitaliste (pour Clastres, comme pour les anarchistes de fond, le marxisme est un capitalisme d’état, par opposition, plutôt … complémentarité, au capitalisme privé corporatiste, les deux côtés de la même pièce capitaliste…) est ethnocidaire et génocidaire par essence, l’histoire le prouve depuis un bail…
      Nous allons publier très bientôt un superbe texte de Clastres, un de ces textes lumineux et décoiffant dont il avait le secret…

      • Vous aller dire que je pinaille, mais non c’est basique, avec de tels concepts, on détermine (et donc fait exister) plutôt qu’un autre.
        Il y a un bon moment que j’ai fait la distinction entre génocide et ethnocide. Biologiquement, il y a UNE race humaine multi ethnique, Donc pour faire bref – sauf à adopter un racialisme dégénéré, c’est le cas de le dire, jusqu’ici effectivement ce sont des ethnocides qui se produisait, localement, visant les personnes d’une origine ethnique donnée. Le premier génocide, et qui risque d’être le seul, puisque la destruction de la race humaine risque de conduire à une manque de protagonistes, nous le vivions maintenant.
        Mais à cette destruction généralisée et arbitraire s’en ajoute une autre sélective. Exactement comme un sicaire au Honduras va descendre un résistant indigène, puis un journaliste, un avocat, une défenseuse des droits humains, une membre notable de LIBRE, etc… et les porteurs de ce même courant de conscience seront détruits pour les même raisons dans les savanes africaines, au fin fond de l’Asie ou en Russie ou Vinci à engager des sicaires pour éliminer des opposants à ces projets et beaucoup d’etc. Ce n’est donc pas une destruction locale en fonction d’une appartenance à une ethnie donnée, mais bien une destruction sélective transversale en fonction de l’appartenance à un courant de conscience déterminé.
        Chez nous, pôle emploi pour vous, l’ORBEM pour nous, joue ce même rôle de sélection des consciences et des idéologies, mais les meurtres qui en résultent continuent à être considérés comme les conséquences d’autodestruction de personnes trop fragiles… les « inadaptés sociaux » dont je suis parce qu’il est impossible aujourd’hui d’être simultanément adapté à la Vie et à la société.
        C’est pourquoi aussi il est de première importance de rendre à la marginalité son rôle de moteur d’évolution. Et de la reconnaître pour ce qu’elle est le vivier du meilleur et du pire, un meilleur dont nous avons bien besoin pour inventer les solutions originales qui nous permettraient de sortir de l’impasse.
        Et cela pour ceux qui aiment les références scientifiques, c’est prouvé : si dans la distribution statistique de vivant, on ne conserve que la norme, on aura détruit la structure même du vivant et sa créativité. La diversité qui est le principe même de l’évolution et de l’adaptation à des conditions inédites… la VIE

  6. En écrivant ma réponse, je pensais à Brassens, j’ai apprécier de retrouver « Mourir pour des Idées », ce Prince des marginaux, comme Brel, nous parle d’une époque où une partie de la société « normale » mais cultivée, avait conscience de la valeur et nécessité des marginaux comme source d’oxygène et de créativité qui les empêchaient de mourir eux d’ennui et de morosité.
    Je suis marginale, c’est ontologique et si j’avais le choix, je ne le renierait pas… et comme disait Rimbaud (Le forgeron)

    (…)
    Nous faisons quelquefois ce grand rêve émouvant
    De vivre simplement, ardemment, sans rien dire
    De mauvais, travaillant sous l’auguste sourire
    D’une femme qu’on aime avec un noble amour :
    Et l’on travaillerait fièrement tout le jour,
    Écoutant le devoir comme un clairon qui sonne :
    Et l’on se sentirait très heureux ; et personne,
    Oh ! personne, surtout, ne vous ferait ployer !
    On aurait un fusil au-dessus du foyer…

    ______

    « Oh ! mais l’air est tout plein d’une odeur de bataille.
    Que te disais-je donc ? Je suis de la canaille !
    Il reste des mouchards et des accapareurs.
    Nous sommes libres, nous ! Nous avons des terreurs
    Où nous nous sentons grands, oh ! si grands ! Tout à l’heure
    Je parlais de devoir calme, d’une demeure…
    Regarde donc le ciel ! – C’est trop petit pour nous,
    Nous crèverions de chaud, nous serions à genoux !
    (…)

    • Ce à quoi aurait peut-être répondu Brassens de son poème « Conclusion »:

      « Le siècle où nous vivons est un siècle pourri.
      Tout n’est que lâcheté, bassesse.
      Les plus grands assassins vont aux plus grandes messes.
      Et sont des plus grands les plus grands favoris.
      Hommage de l’auteur à ceux qui l’ont compris.
      Et merde aux autres ! »
      G. Brassens, 1941

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