Colonialisme et falsification historique…

Un exemple de destruction de preuves sous formes de documents compromettants par l’administration coloniale britannique. Il serait intéressant que des historiens français fouillent les archives qui demeurent de l’administration coloniale française. Où sont les archives administratives coloniales qui ont normalement dûes être archivées (si, si, c’est la procédure normale…) lorsque la France a quitté ses colonies africaines et asiatiques ? Sont-elles consultables ?

Il est temps d’en finir à tout jamais avec ce colonialisme toujours bien vivant et qui a muté dans une nouvelle phase… Tant que nous n’affronterons pas cette hydre, rien ne changera… Nous sommes tous des colonisés !

— Résistance 71 —

 

Archives ?… Quelles archives ?… Le Royaume Uni a commandé la destruction de documents coloniaux “embarassants”

 

RT

 

30 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/british-colonies-documents-destruction-512/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Grande-Bretagne a systématiquement détruit des documents dans ses colonies qui étaient sur le point d’obtenir leur indépendance, révèlent des dossiers déclassifiés du ministère britannique des affaires étrangères. “Opération Héritage” a vu des documents très sensibles être secrètement brûlés or jetés afin de masquer les traces des activités britanniques.

La toute dernière publication des Archives Nationales britanniques, faite d’une collection de 8800 dossiers datant de l’époque coloniale (NdT: Qui n’est pas finie réellement puisque tous les pays du Commonwealth sont toujours sous influence directe de la couronne britannique c’est à dire de la City de Londres, n’oublions pas que le monarque britannique a toujours son mot à dire dans les affaires politiques et économiques du Canada, de l’Australie et de la NZ), détenus par le ministère des AE pendant des décennies, a révélé l’élimination délibérée de documents par les autorités britanniques dans ses anciennes colonies.

Le programme secret appelé “Opération Héritage” fut en application dans les années 1950 et 1960 et ce dans au moins 23 pays et territoires sous dominance britannique, qui gagnèrent éventuellement leur indépendance après la seconde guerre mondiale. Parmi ces pays nous trouvons: le Bélize, la Guyane britannique, la Jamaïque, le Kenya, la Malaisie, Singapour, la Rhodésie du nord (aujourd’hui Zambie et Zimbabwe), la Tanzanie et l’Ouganda.

Dans un télégramme du bureau colonial britannique envoyé aux ambassades en date du 3 May 1961, le secrétaire d’état aux colonies, Iain MacLeod, instruisait les diplomates de retenir des documents officiels des mains des gouvernements locaux fraîchement élus dans ces pays et présentait un mode opératoire général de la marche à suivre.

Les diplomates britanniques furent briefés sur comment ils devaient se débarrasser des documents de manière précise, documents qui “pourraient enbarrasser des membres de la police, des forces militaires, des fonctionnaires (comme policiers et indicateurs)” ou “qui pourraient compromettre des sources de renseignement”, ou qui pourraient “être mal utilisés” par les nouvelles autorités indépendantes.

“L’Opération Héritage” appelait aussi pour la destruction ou le retrait de “tous les documents qui pourraient être interprêtés raisonnablement ou par malice, comme indiquant un bias ou un préjudice racial.”

Les dossiers nouvellement déclassifiés révèlent que la base navale britannique de Singapour devint alors un centre centralisé de destruction de documents pour la région. Un endroit spécial qu’on appelait “le splendide incinérateur” était utilisé pour brûler “des camions entiers de documents” a rapporté l’Agence France-Presse.

“L’incinérateur central” de Singapour était nécessaire pour éviter une situation comme en Inde en 1947, où des “volutes de fumée” provenant des feux allumés par les officiels britanniques pour brûler des documents, avaient remplies la presse locale de rapports et d’articles très critiques. Ce laissez-aller diplomatique avait été pris en compte alors que les exécuteurs de l’opération Héritage avaient reçu des instructions spécifiques de ne pas brûler de documents de manière évidente et traçable.

Mais toutes les archives frappées du sceau de la destruction n’ont pas pu être envoyées à Singapour. Dans certains cas, des documents furent détruits localement, parfois largués en mer à des distances raisonnables de la côte et dans des zones profondes sans courants, dit la publication des Archives Nationales. La nouvelle publication de ces documents révèlent que les Britanniques ont purgé les archives du renseignement kenyan d’information et de dossiers contenant des preuves d’abus de pouvoir et de torture de Kenyans pendant la révolte de Mau Mau contre le pouvoir colonial dans les années 1950. Un comité spécial commissionné en 1961 a coordonné l’élimination de documents au Kenya. Pourtant des documents furent épargnés simplement lorsque quelques 307 boîtes d’archives furent évacuées vers la Grande-Bretagne, quelques mois avant que le pays ne gagne son indépendance en Décembre 1963.

L’existence de quelques documents des cas légaux de Mau Mau fut révélée en Janvier 2011.

Même après avoir éliminé des preuves importantes il y a un demi-siècle, plus tôt en 2013, le gouvernement britannique fut forcé de payer 23 millions de dollars en compensation à plus de 5200 vieux Kenyans, qui avaient soufferts des mesures punitives de la Grande-Bretagne pendant la révolte de Mau Mau.

Dans un autre cas de documentation, en Avril 1957, cinq camions délivrèrent des tonnes de documents en provenance de la haute commission britannique de Kuala Lumpur (Malaisie) à la base navale de Singapour. Des dossiers furent incinérés là; dossiers qui contenaient des détails au sujet de la méthode de gouvernance britannique en Malaisie, comme la répression et le massacre de 24 travailleurs de plantations dans le village malais de Batang Kali en 1948, qui furent assassinés par des soldats britanniques.

Malgré l’élimination de masse de tous ces documents, le ministère des AE a toujours en sa possession plus de 1,2 millions de documents non publiés sur la politique et la gouvernance coloniale britannique, a dit à l’AFP le professeur d’histoire africaine de l’université de Warwick David Anderson.

Ainsi, le gouvernement de sa majesté pourrait toujours bien publier des documents de valeurs qui permettrait de mettre toujours plus de lumière sur un des plus grands empires de l’histoire de l’humanité. La Grande-Bretagne a eu le contrôle de plus de 50 colonies dont l’Inde, le Nigéria, la Jamaïque, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Au jour d’aujourd’hui, il demeure toujours 14 territoires d’outre-mer britanniques qui sont sous règlementation britannique, bien que la plupart s’auto-gouverne et ont leur propre leadership. (NdT: qui n’est souvent qu’un leurre… Par exemple la reine Elisabeth II a fait deux fois dissoudre le parlement canadien par son gouverneur général, représentant officiel de la royauté au Canada… L’autodétermination ?… tant que cela ne nuit pas à la “couronne”…)

 

Une Réponse vers “Colonialisme et falsification historique…”

  1. « This is a very selective reading of history, Sanjay. What about Genghis Khan and the Mongols? The Huns, the Avars, the Turks, the Arabs? Pinning behaviors that are inherent to all peoples on one particular race is just shallow racism with no intellectual depth. Many civilizations have been wiped out over time, but not all were recorded as in modern times. ??' »

    Où sont les Celtes ??

    Il faudrait protéger les bishnois ……

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