Archive pour octobre, 2013

Colonialisme encore et toujours en Palestine sous l’égide de la Banque Européenne d’Investissements (BEI)

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 28 octobre 2013 by Résistance 71

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) finance le nettoyage ethnique en Palestine

 

David Cronin

 

23 Octobre 2013

 

url de l’article:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14111

 

Les responsables de Union européenne ont approuvé un prêt pour un projet d’énergie israélienne, exactement une semaine après que les Bédouins palestiniens vivant à proximité du site aient reçu des ordres de démolition .

Une décision plutôt passée inaperçue et faite par la Banque européenne d’investissement (BEI) le 17 septembre, a entériné un prêt de 150 millions € ( 205 millions $ ) pour le site de production d’énergie Megalim. Cette décision équivaut à un geste de soutien au nettoyage ethnique d’Israël dans le désert du Naqab (Neguev).

L’usine est en construction à Ashalim, une communauté israélienne située à côté du village bédouin de Bir Hadaj. Le 10 septembre, un certain nombre d’ordres de destruction des propriétés ont été distribués à Bir Hadaj par les autorités israéliennes. Pourtant, la banque basée au Luxembourg – une institution de l’UE – n’a semblé prêter aucune attention à cette tentative éhontée de déraciner les populations autochtones du Naqab.

Comme l’usine Megalim va produire de l’énergie solaire et thermique, elle est promue comme une initiative « écologique » par les entreprises investies dans le projet. On y trouve Alstom, une société française qui a également investi dans le tramway de l’Apartheid reliant les colonies israéliennes à Jérusalem-Est occupée.

Tirs de gaz lacrymogène

Contrairement à de nombreux autres villages bédouins dans le Néguev, Bir Hadaj a été officiellement reconnu par l’État d’Israël. Ce statut n’a pas empêché les autorités de détruire – et de menacer de détruire – les propriétés des Bédouins.

Quatre maisons ont été démolies à Bir Hadaj sur l’ordre d’Israël l’année dernière, selon le Negev Coexistence Forum pour l’égalité civile}, qui surveille les violations des droits de l’homme commises à l’encontre des Bédouins .

La police israélienne a également investi Bir Hadaj en masse en novembre 2012, tirant des gaz lacrymogènes sur des écoliers. C’était l’une des nombreuses fois au cours des derniers mois de 2012, où la police a pris d’assaut le village après que des arrêtés de démolition et d’expulsion aient été distribués.

La BEI prête à de faibles taux d’intérêt, et le projet d’énergie qu’elle finance ne peut pas être considéré isolément des efforts permanents d’Israël pour déraciner les Palestiniens vivant dans le Néguev.

Ashalim est situé à proximité du parc Golda Meir, qui a été mis en place par le Fonds national juif (FNJ) sur les restes de Bir Asluj, un village bédouin détruit par les forces sionistes en 1948. Le FNJ a été chargé par Israël d’exproprier les terres palestiniennes et a été intimement impliqué dans la destruction des biens appartenant aux Bédouins.

Il faut remarquer que la décision de la BEI s’inscrit à la suite de la publication récente de lignes directrices de l’UE sur la fin de l’aide financière pour les entreprises et les institutions israéliennes basées à Jérusalem-Est et plus largement en Cisjordanie occupée .

Alors que l’usine est en construction à l’intérieur de ce qui est Israël d’aujourd’hui [Palestine de 1948], certains organismes qui sont activement impliqués dans la colonisation de la Cisjordanie prennent part à ce projet. Une « étude d’impact » de l’usine affirme que ses propriétaires vont coopérer avec l’Autorité des Antiquités d’Israël (IAA) afin de conserver les sites archéologiques de la région environnante. Comme l’IAA a son siège à Jérusalem-Est, cette coopération va à l’encontre de l’esprit , sinon la lettre, des nouvelles lignes directrices de l’UE.

Malgré des demandes répétées par courriel et par téléphone aujourd’hui, la BEI a omis de me fournir une explication sur la raison pour laquelle elle a approuvé le prêt pour le projet d’énergie.

Flexibilité

La BEI a des antécédents dans l’aide aux entreprises israéliennes qui participent directement à la dépossession des Palestiniens. En 2011, par exemple, elle a prêté 120 millions € (164 millions $) à Mekorot, une société appartenant à l’État israélien et qui a servi à voler l’eau des puits et des sources des Palestiniens de sorte qu’elle puisse être utilisée dans des colonies exclusivement juives.

En théorie, la BEI devrait réduire ses prêts en Israël dès que les nouvelles directives de l’UE – qui ont suscité un tollé parmi l’establishment israélien – seront mises en œuvre au début de 2014. Pourtant, il semble qu’il y aura une énorme possibilité de flexibilité.

Parmi les bénéficiaires des prêts de la BEI se trouve Hapoalim, une banque israélienne avec des succursales en Cisjordanie occupée. Un document traitant des « questions fréquemment posées » et préparé par l’ambassade de l’UE à Tel Aviv, affirme que, malgré les nouvelles lignes directrice, les banques actives dans les colonies israéliennes peuvent continuer à demander des prêts à l’UE à condition que les bénéficiaires finaux de ces prêts soient basés en Israël.

A voir tout cet empressement pour plaire à Israël, il est difficile de comprendre pourquoi certains hommes politiques israéliens dépeignent l’UE comme leur ennemi.

* David Cronin est le correspondant de l’agence de presse Inter Press Service. Né à Dublin en 1971, il a écrit pour diverses publications irlandaises avant de commencer à travailler à Bruxelles en 1995. Son dernier livre,  » Corporate Europe : How Big Business Sets Policies on Food, Climate and War  » est publié en août chez Pluto Press www.plutobooks.com.

 

Géopolitique et Moyen-Orient: La semble t’il nouvelle relation Iran pays du goulag levant (ex-USA) inquiète…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique on 28 octobre 2013 by Résistance 71

Une certitude que nous espérons l’Iran garder perpétuellement présente à l’esprit: ne JAMAIS faire confiance à quelque gouvernement du pays du goulag levant que ce soit. Les ex-USA sont le champions du monde toutes catégories confondues de la fourberie et du mensonge institutionnalisé. Si les Iraniens ne sont pas convaincus… qu’ils demandent aux nations autochtones: 371 « traités » avec les colons européens, tous unilatéralement brisés par ceux-ci.

Méfiance, mille fois méfiance !

— Résistance 71 —

 

La détente Iran USA inquiète tout le monde… Même les Russes !!

 

IRIB

 

27 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/280480-a-ne-pas-publier-la-détente-iran-usa-inquiète-les-russes-aussi

 

Selon l’analyste et expert des questions liées à la Russie, Jahanguir Karami, ce serait difficile de détacher les Etats arabes et la Turquie,

de l’Occident, dans les processus géopolitiques anti-iraniens qui se poursuivent dans la région. Téhéran aura, donc, besoin de beaucoup de temps et d’efforts pour créer le fossé dans le camp anti-iranien.

Et la Russie, en est-elle contente ou plutôt inquiète ? La Russie qui, durant les années d’éloignement entre l’Iran et l’Occident, a parfois essayé d’écarter les obstacles voire les sanctions anti-iraniennes et parfois, adhéré aux Occidentaux, se trouve, ces jours-ci, face à un dilemme. Les Russes se demanderaient maintenant s’ils devraient se réjouir de l’éventuel dégel entre Téhéran et Washington, avec notamment l’éventuel règlement de l’affaire nucléaire, ou entraver plutôt cette voie. A ce propos, le site irdiplomacy.ir a interviewé Jahanguir Karami et pour commencer, une allusion à une récente prise de position de Moscou :  »Après les négociations Iran-5+1 à Genève, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov a affirmé qu’on ne devrait guère être optimiste, sur les résultats des pourparlers. Comment évaluez-vous cette prise de position assez différente de celles des autres participants aux négociations ?  »

Voici, dans les lignes qui suivent, l’analyse établie par Jahanguir Karami.  »Effectivement, les Russes ne sont pas inquiets des négociations ; les relations Téhéran-Moscou dans les circonstances actuelles n’ont pas grande chose à voir avec l’affaire nucléaire. Mais cette affaire et les sanctions appliquées contre l’Iran ont imposé des restrictions aux liens Téhéran-Moscou. Les Russes préféreraient donc qu’on règle cette question, et cela, pour plusieurs raisons :

-L’Iran offre un très vaste marché aux Russes.

-Moscou et Téhéran ont des intérêts partagées très importants, liés aux différents dossiers régionaux en Asie centrale, en Afghanistan, dans le champ de la Caspienne et surtout, au Moyen-Orient et en Syrie.

-Par ailleurs, il y a une convergence de points de vue, entre l’Iran et la Russie, au sujet des questions liées à l’ordre mondial qui est en pleine évolution y compris l’extension de l’Otan, le plan de bouclier balistique et l’unilatéralisme américain, la délimitation des souverainetés nationales et l’ingérence des Occidentaux dans les affaires intérieures des pays souverains.

Certains pourraient pourtant établir une analyse différente et particulière, sur fond d’une hypothèse, d’ailleurs, improbable, en ce sens que l’Iran et l’Occident vont si loin dans leur politique de détente, qu’ils deviennent des alliés stratégiques, l’un pour l’autre. Premièrement, un si fort optimisme n’aurait pour l’instant aucune justification et deuxièmement, en raison de sa politique étrangère marquée par l’indépendance, la RII ne pourrait pas être, de fait, l’allié stratégique des Occidentaux. »

Irdiplomacy.ir pose ensuite une autre importante question. On a été témoin, ces quelques dernières années, des différends entre la Russie et certains pays européens, au sujet du transfert de l’énergie, tandis que beaucoup de pays européens sont enclins à l’établissement des liens commerciaux, avec l’Iran, dans l’espoir de se débarrasser, un jour, du jeu que jouent les Russes, chaque année, avec l’arrivée de la saison froide. Pourrait-on dire, donc, que l’ouverture des liens avec Téhéran risque d’entrainer le marché énergétique de la Russie à la récession ? La réponse, avec Jahanguir Karami.

 »Si l’Iran entre dans les interactions avec l’Occident et surtout dans le projet de gazoduc Nabucco, pour devenir un grand exportateur de gaz à destination de l’Occident, et si l’ensemble des exportations gazières en provenance de l’Iran et l’Irak atteignent un niveau qui donne aux Russe l’impression d’être devancée par des adversaires, OUI. Cela va sans doute influer sur le marché russe. Une telle situation, si elle se produit et s’opérationnalise d’ici 4-5 ans, le marché énergétique de la Russie se trouvera face à une rivalité politico-économique, en ce sens que cette nouvelle situation  sortira le marché européen de l’état d’indépendance envers la Russie, ce qui réduira les pressions politiques exercées par Moscou sur les Occidentaux.

C’est un fait. Bien que l’Iran et la Russie aient des intérêts régionaux communs et coopèrent sur le plan énergétique, la Russie sentira être tombée dans une rivalité, au cas où l’Iran s’impose au marché européen. Et ce n’est qu’un seul des différents aspects des interactions internationales qui pourraient avoir lieu, à long terme, entre l’Iran et la Russie. Une telle situation existe déjà entre la Russie et les pays centre-asiatiques, en ce qui concerne l’exportation de l’énergie, mais aussi, entre l’Iran et les pays du golfe Persique, s’agissant de fournir l’énergie à l’Inde ; or, les champs d’intérêts communs objectifs, axiaux et immédiats, sont encore très vastes, d’autant plus qu’avec les évolutions en Afghanistan dont devront sortir les forces de l’Otan avant la fin de 2014, la Russie et l’Iran auront sérieusement besoin de travailler ensemble, dans différents domaines. On pourrait peut-être croire que la Russie n’aura pas intérêt à voir l’Iran résoudre tous les problèmes avec l’Europe, faisant son entrée dans les marchés européens de l’Energie et cela d’ailleurs, sur un fond des relations tendues russo-européennes ; mais n’est-ce pas que l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et l’Irak, aussi, vont devoir participer au projet Nabucco ? En tout cas, non seulement les Russes ne s’inquiètent pas d’un règlement de l’affaire nucléaire iranienne, mais encore, (et la donne actuelle le prouve), ils se réjouiraient de la voir résoudre, espérant que cela éliminera une partie des restrictions et obstacles aux coopérations avec l’Iran. »

 »Parlant des affaires comme l’affaire syrienne, nous sommes été témoin du rapprochement stratégique des positions de Téhéran et Moscou, Mais quel est l’enjeu de cette convergence  et à quel point les Russes se soucient de la détente sur la donne Téhéran-Washington ? »  En réponse à cette importante question, Jahanguir Karami établit son analyse, à lui, dans son interview avec irdiplomacy.ir.

 »La première importante affaire partagée entre l’Iran et la Russie, c’est que l’Iran offre un marché s’estimant à 4 milliards de dollars aux Russes, une somme qui pourrait atteindre les 10 milliards de dollars, dans une durée de 2 ou 3 ans. D’autre part, une fois que les forces otaniennes seront sorties du sol afghan, le seul pays apte à contribuer au maintien de la stabilité en Afghanistan voisine c’est l’Iran. Cette réalité compte beaucoup aux Russes d’ailleurs très inquiets au sujet des impacts des évolutions survenues en Afghanistan, sur les pays de l’Asie centrale. L’Iran et la Russie ont déjà l’expérience de travailler ensemble en rapport avec l’affaire afghane, les deux pays ont fait preuve des positions semblables envers différents dossiers dont la crise au Tadjikistan. De même, les soucis liés à la  sécurité et la stabilité pour endiguer l’indépendantisme, l’extrémisme, le trafic de drogue et l’expansion des crimes internationaux, dans la région, fait rapprocher encore plus les deux pays. En outre, la formation d’un ordre de sécurité collectif, dans le champ de la mer Caspienne, profitera à tous les deux pays qui souhaitent empêcher l’influence étrangère et gérer les problèmes sécuritaires, les questions liées aux immigrations illégitimes et aux crimes régionaux et beaucoup d’autres problèmes, dans cette région. Une note d’entente a déjà été signée entre les pays riverains de la Caspienne, il y a 3 ans. Il ne faut pas, non plus, oublier que tout événement qui se produit au Caucase, et qui nuit à la stabilité de cette région, se révèlera au détriment des deux pays. Le Caucase est exposé aux forces centrifuges et des courants divergents venant des Républiques d’Azerbaïdjan, d’Arménie et de Géorgie. Une stabilité durable dans cette région apportera des intérêts particuliers à Téhéran et Moscou.

Au Moyen-Orient, aussi, les deux pays auront des soucis communs, au cas où les courants radicaux extrémistes ne veulent pas se fondre dans une vaste mouvance internationale. Le danger qui, après la Syrie, menace l’Irak et le Liban pourrait affecter, dans un deuxième temps, le Caucase du Nord et du Sud et le champ caspien, car, il est probable que ces courants se transforment en une véritable force destructive régionale, incontrôlable pour les Etats.

C’est, en fait, les Occidentaux qui, aux antipodes de la Russie, souhaiteraient que les tensions persistent au Moyen-Orient. Dans un climat de tensions persistant, ils seraient capables de contrôler leurs adversaires et empêcher, à la fois, la conception des puissances régionales enclines à saper leurs intérêts ou ceux d’Israël. L’appui occidental au radicalisme en Syrie est donc bien calculé. Ils en abusent afin de porter atteinte à la situation géopolitique de l’Iran et de la Russie, et à termes, pour empêcher tout ordre puissant régional de s’y concevoir. Malheureusement, ils sont épaulés sur ce chemin par le gouvernement turc, ce dernier se faisant illusion qu’il profitera à l’avenir de cette situation. Ce qui, hélas, n’est pas le cas ; une fois le radicalisme aura embrasé la région, la Turquie, non plus, n’en restera pas à l’abri… »

Effondrer le colonialisme, maître-pilier de l’empire pour un changement de paradigme politique et social…

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“Les leaders aborigènes ont toujours dit que l’auto-gouvernement (l’autogestion) est un droit inhérent de leurs nations qui vient du fait qu’elles sont nations originelles, les premières nations comme elles sont maintenant appelées au Canada…” == “En décembre 1989, le procureur général du Canada, répondant dans un tribunal aux assertions sur la propriété et la jurisdiction de la nation Gitksan-Wet’suwet’en en Colombie Britannique (affaire Delgamuukw) déclara: ‘Propriété et jurisdiction constituent une revendication de souveraineté. Si les plaignants ont jamais eu une souveraineté, celle-ci prît complètement fin à l’assertion de souveraineté de la Grande-Bretagne.’ En d’autres termes, le procureur général argumentait que: 1) le Canada doute que les Gitksan aient jamais été assez civilisés pour obtenir la souveraineté, mais que 2) s’ils l’ont été à un moment, la seule assertion de souveraineté de la Grande-Bretagne a été suffisante pour y mettre fin.”

== Michael Asch, “Political Self-Sufficiency”, Ph.D professeur d’anthropologie Université d’Alberta ==

 

Pourquoi faisons-nous de l’anti-colonialisme et du soutien aux luttes indigènes nos chevaux de bataille ?

Déterminer l’ERREUR et comment la corriger

 

Résistance 71

 

26 Octobre 2013

 

Pour répondre à cette question, il faut, comme nous l’avons fait depuis quelques années déjà sur ce blog, fouiller et analyser ce que nous disent non pas les médias de masse, la littérature et les publications en sciences humaines assujetties à l’ordre oligarchique en place, mais sortir de la “ligne du parti”, de la doctrine dominante du bienfondé et de “l’universalisme humanitaire” de la civilisation occidentale, seule détentrice selon le dogme sans cesse martelé, du progressisme sans lequel l’humanité basculerait dans le chaos et “l’anarchie” ainsi que les bien-pensants se complaisent à le dire, diabolisant le mot à dessein au passage.

C’est en (re)découvrant des auteurs et chercheurs comme Pierre Joseph Proudhon, Pierre Kropotkine, Murray Bookchin, Emma Goldman, Gaston Leval, Howard Zinn, Barbara Tuchman, Annie Lacroix-Riz, Alan Lee Dugatkin, Michael Albert, Paulo Freire, Ira Shor, Gilad Atzmon, Marshall Sahlins, Pierre Clastres, Louis Hall, Taiaiake Alfred, Russell Means, Oren Lyons, Steven Newcomb, Aimé Césaire, Frank Fanon, Patrice Lumumba, Malcom X, Martin Luther King, Thomas Sankara, Dee Brown, Subcommandante Marcos, Gloria Muñoz Ramirez et tous ceux que nous oublions, que nous avons pu mesurer à quel point l’endoctrinement idéologique des peuples pour sauvegarder l’hégémonie culturelle occidentale, l’euro-centrisme raciste et génocidaire permettant la domination et l’oppression sur cette planète, de la très vaste majorité par une minorité oligarchique, a été et est toujours efficace.

Nous ne pouvons qu’encourager notre lectorat à parcourir les quelques centaines d’articles et de traductions originales qui constituent ce blog, d’en assimiler le contenu et de diffuser sans retenu les messages promulgués par les auteurs ci-dessus mentionnés et qui ont trouvé, pour la plupart, un puissant écho dans les pages de Résistance 71.

Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui n’est que la résultante de la domination et de l’oppression exercées par l’occident de la chrétienté et vues par son oligarchie dirigeante comme “porteuses de lumière”. Cette doctrine date des empires grecs et romains, Rome ayant passé le relais à l’église de Rome qui devint le Vatican au IVème siècle après que l’empereur Constantin eût cédé l’empire romain à l’église romaine. Depuis lors, l’occident s’est livré au pillage, à la rapine, au meurtre organisé, au vol, à l’occupation et au génocide d’abord sur le continent européen, puis dès le XIème siècle en Afrique du nord, Moyen-Orient avec les croisades, puis durant “l’ère de la découverte” et de la prise de possession des continents africain et américain au XVème siècle jusqu’à aujourd’hui, sans discontinuer.

Le monde de la guerre perpétuelle est savamment entretenu par l’oligarchie qui, au fil du temps, est passée d’une oligarchie politique à une oligarchie économiquememt toute-puissante et à laquelle le monde politique est totalement assujetti depuis la création de la Banque d’Angleterre (entité privée comme toutes les banques centrales) en 1694, date à laquelle la City de Londres est également devenue souveraine et est devenue un état dans l’état. Les liens entre le Vatican, la banque du Vatican et la City de Londres, appelé aussi la “Couronne” britannique ou “The Crown”, sont très étroits depuis le départ et le demeurent aujourd’hui.

Vouloir lutter efficacement aujourd’hui contre l’empire, c’est lutter contre le fondement même de l’impérialisme occidental qui repose sur un pilier de pouvoir économique et un pilier de pouvoir idéologique étroitement impliqué l’un avec l’autre.

Attaquer ces deux piliers porteurs aura pour résultat à terme, d’effondrer l’empire. Comment ? Par la prise de conscience et le boycott physique et idéologique tout en amenant des solutions efficaces de remplacement aux institutions oligarchiques qui nous ont été imposées depuis des siècles, l’État étant le rouage essentiel de l’oppression généralisée.

Pour y parvenir, il nous apparaît tout à fait essentiel que les peuples occidentaux réfutent et refusent en bloc l’idéologie dominante qui les colonise tout autant que les peuples des nations colonisées, même si le degré d’oppression est (à peine) moindre. La raison en est des plus évidente : Non seulement le système de coercition a atteint un degré jamais égalé dans l’histoire tant en amplitude qu’en ineptie, mais surtout il représente la plus grande injustice jamais réalisée à l’échelle planétaire, celle de la dictature quasi totale du 0,00001% de la population mondiale (et non pas 1% comme il est souvent annoncé, ce qui représenterait 70 millions d’oligarques au monde, nous sommes bien loin de ce compte…) contre 99,99999% du reste de la population. De surcroi, au fil du temps, cette clique de criminels psychopathes a convaincu le reste de l’humanité de la “normalité” du système politico-économique poussé ad nauseam par une propagande de tous les instants, pour mieux nous contrôler et nous réduire en esclavage.

Nous l’avons dit ultérieurement ici, Nous sommes tous des colonisés !” et le seul moyen d’en sortir est pour nous, peuples occidentaux, responsables de la colonisation par notre action ou inaction et acquiescement tacite chroniques, de reconnaître ouvertement le mal perpétré, œuvrer pour une véritable restitution des terres volées et ressources usurpées ainsi que pour une réconciliation réelle avec les peuples colonisés d’hier et d’aujourd’hui, car nous avons besoin les uns des autres pour bâtir une véritable société progressiste, émancipée et libre. Il n’y a pas d’autre alternative, ni aucune solution au sein du système oligarchique coercitif, oppressif et totalement mortifère qu’on nous a imposé en nous bourrant le crâne avec la pseudo-inéluctabilité de l’affaire par une science tronquée, biaisée et falsifiée à bien des niveaux. Tout cela est bien au-delà de toute rédemption et nous devons définitivement lâcher-prise d’avec cette ignomie colonialiste qui est le pire fléau que la terre ait porté depuis des milliers d’années.

Ainsi nous voyons notre mission actuelle comme corriger l’ERREUR commise depuis bien trop longtemps:

  • Education: Diffuser l’information, participer activement à la résurgence de la vérité historique des évènements passés proches et lointains afin de dévérouiller les esprits
  • Réfutation: Refuser le dogme du consensus du statu quo oligarchique et savoir que l’humain peut bien mieux faire s’il utilise le potentiel énorme de son intelligence à des fins collectives et non se laisser enchaîner pour le bénéfice du petit nombre
  • Remplacement: Réfléchir au comment nous, les peuples, pourrions assumer de manière juste, équitable, responsable et pacifique, la gouvernance non coercitive de notre société humaine sur cette planète et abandonner de manière définitive et sans retour, l’ineptie criminelle capitaliste (privé ou d’état) préservé par son garde-chiourme attitré: l’État
  • Evolution: Mettre en place un système de gouvernance non coercitif à géométrie variable selon les cultures et traditions en place, sans discrimination, de manière équilibrée et juste et dont l’objectif serait essentiellement le développement d’un mode de vie harmonieux entre toutes les cultures, de manière libre er non coercitive et en harmonie également avec la nécessité de préserver notre écosystème planétaire dans son entièreté
  • Unification: Unir la race humaine sur la base du bonheur et de développement commun, abandonnant le voie du pouvoir fractionné coercitif pour une gouvernance non-coercitive, participative, non centralisée et donc libre
  • Réconciliation: Véritable pilier de soutien entre les peuples, qui verra la libération des peuples du monde de la doctrine colonialiste euro-centrique et l’ensemble des peuples s’auto-gouverner en adoptant et adaptant les modes de gouvernance de sociétés traditionnelles à pouvoir non coercitif ; ceci rendant les conflits impossibles par concept. Ceci ne pourra s’effectuer après qu’une véritable restitution des territoires volés ait été faite aux peuples autochtones

Pour tous ceux qui désirent lutter efficacement contre le colonialisme occidental qui est le cœur même de l’impérialisme d’hier, d’aujourd’hui et de demain si rien ne change, il faut œuvrer à détruire le pilier porteur de l’empire, qui aujourd’hui se situe plus que jamais en Amérique du Nord.

L’empire anglo-américain dans sa conception actuelle mais transnational par essence, tient sa puissance des ressources exploitées sur des terres volées aujourd’hui appelées “Etats-Unis d’Amérique” et “Canada” avec des ramifications dans leur “jardin” de l’Amérique du Sud et Centrale. Retirez de dessous ses pieds la base territoriale de l’empire et donc une vaste partie de son pouvoir économique, des biens qu’il met en gage pour garantir sa dette toujours croissante qu’il force le reste du monde à acheter pour continuer ses guerres hégémoniques et vous lui enlevez la racine même de son existence fabriquée de toute pièce. Le fait est que les entreprises commerciales connues sous les vocables d’Etats-Unis d’Amérique et de Canada, n’ont aucune légitimité légale et n’existent que par des lois forgées pour soutenir l’escroquerie depuis sa création. Nous avons vu sur ce blog comment ce qui sert de base aux lois sur la propriété aux Amériques et aux lois “gérant le problème indien”, est fondé sur des diktats (bulles) pontificales jamais révoquées, toujours en vigueur et intégrés dans des décisions de cour suprême des Etats-Unis, diktats datant du XVème siècle: les bulles Romanus Pontifex et Inter Caetera.

En la matière, il est juste de dire que l’existence actuelle des entreprises commerciales dépendantes de la “couronne” britannique (c’est à dire de la City de Londres et de la Banque d’Angleterre) connues sous le nom “d’Etats-Unis” et de “Canada”, sont des entités frauduleuses rendues historiquement possible par des diktats religieux, chrétiens, fondamentalement racistes (les Indiens n’existent pas en tant que païens et leurs terres ancestrales sont “terra nullum” bonnes à être saisies, volées et exploitées par les chrétiens…) et génocidaires (les bulles encouragent à l’élimination et/ou la mise en “esclavage perpétuel” des païens de ces terres…). Bien sûr toute cette information a été savamment enterrée et recouverte de la dorure d’usage, cela est néanmoins bien réel.

Il importe de divulguer cette information au plus large segment de la population occidentale, de dénoncer les crimes commis depuis plus de 500 ans par l’église et ses successeurs, de favoriser le rapprochement des peuples occidentaux (dont la majorité des membres reconnaîtront cette ignomie pour ce qu’elle est si on leur présente l’information convenablement) et indigènes non seulement des Amériques, mais également de toutes les régions du monde qui ont subies l’influence néfaste de “l’universalisme humanitaire” bidon de l’occident et les peuples d’Afrique,d’Asie et d’Océanie qui subissent toujours aujourd’hui le colonialisme ou sa forme moderne nouvelle “néo-coloniale” qui voit des pays “indépendants” gouvernés par des régimes marionnettes de l’occident permettant l’exploitation des ressources et la corruption perpétuelle des leaders…

Notre intérêt en tant que peuples occidentaux également réduits en esclavage par nos oligarques qui nous haïssent tout autant qu’ils haïssent les “nègres, bougnoules, niakoués ou sauvages rouges” de la planète, est de nous unir avec nos frères colonisés, lutter avec eux pour leur souveraineté, couper en cela l’herbe sous les pieds de l’empire et œuvrer ensemble pour un changement radical de paradigme politique et économique. Le capitalisme est entré dans sa dernière phase, celle du capitalisme monopoliste hideux, qui ne peut, pour sa survie, qu’implanter une dictature mondiale sur la planète. L’empereur est nu. Nous savons où il veut en venir. Il est désormais simple de voir où nous devons nous diriger: vers l’union alors que l’oligarchie fait tout, absolument tout pour nous maintenir divisés (dernière fadaise en date: la doctrine bidon du “choc des civilisations”), car elle sait pertinemment que des peuples unis la balaieront en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Les oligarques ont peur, très peur, car ils savent que leur paradigme ne tient qu’à la division et qu’au contraire, l’union des peuples est leur angoisse existentielle. Comment mieux diviser les peuples que par la guerre ? Ce qui en plus leur fait gagner des sommes fabuleuses qui renforcent leur monopole capitaliste.

Là est le nerf de la guerre, la bataille de toutes les batailles: Si les Indiens des Amériques (Nord et Sud) regagnent leur souveraineté et leurs terres, l’empire disparaîtra quasiment instantanément, faute de la base solide sur laquelle s’appuyer: le territoire et ses ressources, source de toutes les convoitises.

Là est l’enjeu, là est le talon d’Achille de l’oligarchie et c’est la qu’il faut frapper, au porte-feuille et aux ressources, c’est la seule solution réaliste et viable. La méthode doit consister en forcer les entités de droit international à reconnaître la nullité des bulles pontificales, forcer une rétractation de laquelle dépend l’effondrement du système juridique soutenant cette escroquerie. Le système est fait pour se protéger lui-même, les lois sont les lois oligarchiques de protection, c’est pourquoi il faut une énorme pression populaire pour forcer la reconnaissance définitive de cette ignominie qui dure depuis plus de cinq siècles. C’est pourquoi nous devons agir de concert avec nos frères Indiens des Amériques.

Voilà pourquoi, en réponse à notre question initiale, nous insistons de plus en plus sur cet aspect de la lutte, qui à notre sens est devenu vital et offre une solution lumineuse pour se débarrasser avant toute chose de l’empire oppresseur, condition sine qua non d’un changement de paradigme pour le bien–être de tous…

Identifier le talon d’Achille et agir en conséquence: Un archer, une flèche, une victoire décisive. Les Indiens le savent, ils ne s’y sont pas trompés… Nous devons les aider à amener leur meilleur archer à portée de tir… Pour que tout cela finisse… Enfin !

Ensemble, corrigeons l’ E.R.R.R.E.U.R

“La politique de génocide de l’église fut la base, la fondation du colonialisme européen sur deux continents.”

== Russell Means, 1995 ==

Le fléau du colonialisme passé et présent: La mascarade du concept de la « réconciliation »…

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On entend souvent parler du concept de « réconciliation » au sujet du colonialisme et de la « cicatrisation » des blessures passées et présentes. Le Canada, à l’instar de l’Afrique du Sud, a institué sa commission sur le « Vérité et la Réconciliation » au sujet de l’holocauste dont les nations autochtones furent victimes aux mains de l’état et des église (idem aux Etats-Unis et en Amérique latine du reste, mais ces écrits demeurent plus spécifiques aux crimes contre l’humanité perpétrés au Canada). Il est important de bien comprendre ce que veut dire le mot « réconciliation » dans ce contexte colonialiste, toujours sous le coups des bulles pontificales Romanus Pontifex de 1455 et Inter Caetera de 1493, comme nous l’avons vu précédemment.

Kevin Annett nous explique la véritable signification de ce qu’est la « réconciliation » aux yeux de l’État et de l’église. Édifiant !!…

— Résistance 71 —

 

A découvert: Génocide au Canada passé et présent (Appendix 4(b), 3ème édition 2010)

 

(“Hidden No Longer: Genocide in Canada Past and Present, appendix 4(b)”)

 

Kevin Annett

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Appendix 4(b): Note sur la “réconciliation” et sa véritable signification en tant que re-soumission

 

Comment les mots sont utilisés et ce qu’ils veulent véritablement dire sont deux choses très différentes. Le langage peut-être une arme brandit par ceux-là même qui ont des intérêts bien définis à défendre.

Les églises et les états qui ont massacrés des millions de personnes au nom de leur dieu ont légitimisé leurs devoirs, comme ils le font toujours, avec une vision du monde qui rend le meurtre permis.

Le livre biblique de la Génèse est le paradigme de base de l’euro-christianisme et ainsi de la culture mondiale. Le message essentiel de la Génèse est que l’Homme est mauvais et corrompu, qu’il l’est devenu et a ainsi condamné notre monde, par le truchement d’un acte de désobéissance contre un dirigeant tout-puissant, que nous appelons jehova-dieu. La rédemption de cette damnation n’est possible que par ce que la bible et la chrétienté appellent la “réconciliation” avec celui qui a été offensé.

Le terme “réconciliation” n’est pas ce qu’il semble être ; dans le langage courant cela veut dire que deux opposants enterrent la “hache de guerre” et retournent en terme équitable l’un envers l’autre. La véritable signification de ce mot est en fait l’opposé de ceci et se réfère au moment où une partie rebelle est vaincue et fait pénitence envers son ancien maître, se re-soumettant elle-même entièrement aux termes du dominant.

La définition littérale latine de “réconciliation” est “re-concilio” ce qui veut dire: “forcer de nouveau dans la réunion”, ceci est un acte coercitif d’une partie sur l’autre.

Remontons au Moyen-Age, lorsque l’église catholique lança sa première croisade majeure contre les “sarazins et les païens”, c’est à dire contre quiconque n’est pas un chrétien catholique. Comme nous l’avons vu auparavant, un système légal devait voir le jour afin de justifier les conquêtes et les meurtres de l’église envers “les autres”, incluant, plus tard les peuples indigènes de la planète entière. Ainsi les hommes de loi du Vatican concoctèrent ce que l’on appelle “l’Indulgence”, un outil brillant qui fit du pillage, du viol, du meurtre et de tout acte violent une vertu, s’ils étaient perpétrés au nom de l’église.

D’un seul coup, les chrétiens pouvaient massacrer en toute quiétude sans honte et sans être sujets aux reproches, comme cela est toujours le cas aujourd’hui quand il s’agit de crimes commis par l’église et ses agents. Donc, de cette manière, tous ces “incroyants” qui furent endommagés d’une manière ou d’une autre par l’église n’ont aucune base pour accuser et témoigner des crimes qui ont été commis à leur encontre, car les opposants à l’église étaient, comme les originaux Adam et Eve, la cause de leur propre chute. De plus, ces ennemis de l’église devaient faire une restitution spéciale à celle-ci pour avoir causé la violence qui leur a été infligée !

Cet acte de restitution par le conquis fut appelé la Réconciliation.

Pendant l’inquisition espagnole par exemple, les catholiques qui avaient pêchés en devenant luthériens (protestants) furent “réconciliés au travers de la perte de propriétés et furent obligés d’endurer des temps d’incarcération”. En 1612, cinq citoyens de Madrid furent “soumis à la réconciliation pour faits de judaïsme et furent envoyés aux galères en tant qu’esclaves” (Henry Charles Lea, “The Inquisition of the Spanish Dependencies”, New York, 1908, p.421).

Citons l’historien de l’époque médiévale Henry Charles Lea:

“La réconciliation avec l’église comprend la confiscation et était originellement accompagnée d’autres pénalités en rapport avec les antécédents du coupable et la promptitude avec laquelle il avait confessé et rejeté sa faute. Cela pouvait être des peines de prison, l’humiliation publique, la flagelation ou l’envoi aux galères.” (Ibid, p 421)

En effet, le rebelle indemnise le conquérant (cela semble t’il familier ?..) en reconnaissant que la violence et les injustices faites par celui-ci étaient justes et nécessaires, libérant ainsi le conquérant de tout blâme possible et de toute culpabilité, de honte ou de responsabilité de ses actes: ceci veut dire qu’il est publiquement établi qu’aucun crime n’a été commis, sauf par le conquis et le rebelle faisant acte de re-soumission.

Ceci est exactement ce que les survivants du programme des pensionnats pour Indiens ont été forcés de faire sous la loi canadienne en relation des institutions qui ont essayées de les tuer.

Cette notion et cette pratique de blâmer une victime pour sa souffrance aux mains du dirigeant et de s’attendre à ce que tout rebelle ou opposant fasse repentance selon les termes du dirigeant, est le cœur même du message de la version de l’église du texte de la Génèse et la philosophie opératoire de la “civilisation” moderne. C’est un thème qui est tellement basique à la croyance philosophique grecque et romaine que le puissant a toujours raison, que le pouvoir et la puissance sont la vertu et que les conquis n’ont aucun droit ni statut et doivent faire amende honorable et repentance au conquérant.

Les Romains avaient institutionalisé cette croyance au travers des rites de leur religion où les chefs des conquis ou autres ennemis de Rome demandaient pardon à genoux devant l’empereur avant d’être publiquement étranglés. En tant qu’héritière directe de l’empire romain, l’église catholique a incorporé cette pratique dans son traitement de tout ennemi qu’elle conquiert, ceci incluant les chrétiens dissidents, les juifs, les musulmans et les peuples autochtones des nations conquises.

L’essence de cette pratique, l’indemnisation publique du dirigeant par ses victimes et la condamnation et le meurtre de ces dernières, est simplement un acte, une représentation du paradigme de base de l’église: la supposée “chute” de l’humanité et le besoin de notre “réconciliation” avec “dieu” comme ses esclaves de nouveau soumis.

Tout ceci devint lumineux pour moi au printemps 2009 alors que je regardais le “chef” indien du gouvernement fédéral Phil Fontaine de l’Assemblée des Premières Nations canadiennes (AFN), rampant de soumission devant le pape Joseph Ratzinger de Rome (Benoit XVI), après que ce dernier ait énoncé un “regret” pour le non-holocauste et pour les “quelques dommages” infligés aux Indiens dans les pensionnats. Non seulement le pauvre Phil embrassa l’anneau papal (et sans aucun doute d’autres parties…), mais il “accepta” chaleureusement la déclaration du pape comme “preuve que finalement la cicatrisation s’est enfin produite”.

Ce que Fontaine faisait en fait n’était que rejouer un ancien rite de re-soumission. Comme tout chef conquis cherchant à se re-soumettre au groupe avant son exécution publique (Phil fut destitué de ses fonctions de “chef” de l’AFN un mois environ après son audience papale), Phil Fontaine s’engageait dans la “réconciliation”.

Malheureusement, chaque survivant des pensionnats est forcé d’endurer la même humiliation publique, en acceptant une pitance financière insultante et re-traumatisante, pour ensuite absoudre ses bourreaux de toute malversation et de tout crime, pour lesquels il peut obtenir une ré-acceptance en tant qu’esclave “réconcilié”, aussi celui qui est “cicatrisé, guéri”.

Quand le Canada, ses médias et ses églises parlent de la “réconciliation” avec ses victimes autochtones, de manière si extatique, leur joie n’est pas déplacée. Ils sont parfaitement au courant qu’être “réconcilié” avec les victimes des pensionnats pour Indiens veut dire, moralement et pratiquement, que ces Indiens fauteurs de trouble et gênants se sont de nouveau soumis aux termes de la société blanche : en abandonnant toute action légale, en libérant les blancs de toute responsabilité et en pardonnant publiquement le Canada chrétien pour ses crimes de sang, comme cela s’est produit de manière si pathétique au printemps 2010 à la présentation d’une “Charte du Pardon” formelle au Canada et à ses églises par les officiels aborigènes d’Ottawa, financés par l’état.

Pour les survivants d’un génocide chrétien, la “réconciliation” veut dire rendre les armes, l’humiliation et la défaite. Leurs conquérants chrétiens n’ont simplement jamais eu l’honnêteté de leur expliquer la signification réelle de ce terme.

Crise économique: Le pays du goulag levant économie du tiers-monde (Paul Craig Roberts)

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Comprenons bien une chose qu’il est bon de toujours rappeler:

L’oligarchie financière transnationale utilise son arme de destruction massive économique: l’état et la pathétique fraude internationale qu’est « l’économie de marché », pour éviscérer les sociétés, créer le plus de chaos possible duquel surgira leur solution toute prête de gouvernance mondiale.

Tout ceci est planifiée de longue date. Seul salut: Refuser de jouer leur jeu, en masse et renverser la table où repose l’échiquier du jeu truqué… Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais, c’est pourtant simple à comprendre…

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis sont déjà une économie du tiers monde (Paul Craig Roberts)

 

Press TV

 

24 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/10/24/331063/us-already-third-world-economy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un économiste américain très connu dit que les Etats-Unis sont déjà devenus une économie du tiers-monde alors que la super-puissance mondiale continue inlassablement à délocaliser son PIB.

“Si la délocalisation du travail continue, les Etats-Unis seront une économie du tiers-monde déclarée dans moins de 20 ans”, a écrit Paul Craig Roberts dans une colonne pour Press TV Jeudi.

“L’Amérique est dans les toilettes et le reste du monde est au courant”, a t’il écrit, notant au passage que “toujours plus de petites entreprises disparaissent, que les cartes de membres diminuent dans les clubs de golf, que de plus en plus de diplômés des universités retournent vivre chez leurs parents, qui utilisent leurs économies pour vivre.”

“Avec le monde qui se détache du dollar afin de règler les dépenses internationales, alors que la réserve fédérale en imprime toujours plus, la vitesse à laquelle les détendeurs d’avoirs en dollars vont vendre leurs porte-feuille va s’accélérer,” a écrit Roberts.

L’économiste a ajouté que les néo-conservateurs américains qui dirigent à Washington et leurs alliés israéliens sont néanmoins déterminés à ce que “Washington commence encore plus de guerres afin de créer un Lebensraum (espace vital) pour Israël.”

Un nouveau rapport d’activité publié Mardi, montre que l’économie américaine ne récupère pas et que bon nombre d’économistes avertissent que les luttes fiscales constantes de Washington ne font que rendre la situation bien pire.

L’économie américaine a ajouté 148 000 emplois en Septembre tandis que le taux (NdT: bidouillé comme tous les chiffes du chômage, partout…) est retombé à 7,2% (NdT: le chiffre officieux étant de 21% quand on inclut tout le monde sans emplois, Roberts l’avait expliqué dans un article précédent…), ont rapporté les économistes fédéraux Mardi. Le rapport ne remplit pas les attentes alors que les estimations des économistes étaient de 185 000 emplois créés (NdT: qui ne sont pour la plupart que des petits boulots, souvent temporaires et mal payés, comme l’avait aussi expliqué Roberts ultérieurement).

“Le déclin dans la valeur marchande du dollar et l’inflation domestique qui en résulte forceront la Fed à arrêter la planche à billets. Qu’est-ce qui couvrira alors le trou béant entre les rentrées et les dépenses ? La réponse plus que probable est: les fonds de pension et tout ce sur quoi Washington pourra mettre la main.” A noté Roberts dans son article.

Des analystes disent que le récent “shutdown” du gouvernement américain pourrait brouiller la valeur des rapports des deux prochains mois, ce qui veut dire qu’une image plus claire du marché du travail n’appaîtra pas avant le rapport de Décembre qui sera publié en Janvier (NdT: c’est à dire après la sacro-sainte orgie de dépenses des fêtes de fin d’année pour laquelle les yankees iraient en guerre si on leur supprimait, pour acheter des tonnes de conneries inutiles pour lesquelles ils paieront des 25-30% d’intérêt par an le reste de leurs vies pathétiques de consommateurs décérébrés…).

Résistance au colonialisme au Canada: Le soutien non autochtone à la lutte des Mik’maq et des nations indigènes croît sans cesse…

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De plus en plus d’occidentaux réalisent que la lutte pour la souveraineté et l’environnement des nations autochtones des Amériques EST sans soute la seule chance que nous ayons tous de changer de paradigme politique et économique.

L’idée suit son chemin… comme nous le disons depuis un certain temps…

— Résistance 71 —

 

Nous ne sommes pas seuls

 

John Kane

 

23 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://tworowtimes.com/opinions/columns/lets-talk-native/we-are-not-alone/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien des choses ont été clarifiées depuis les évènements de la dernière semaine. La première est que nous ne sommes pas seuls. Les Mik’maq qui se dressent contre l’exploitation du gaz de schiste sur leur territoire à Elsipogtog (Nouveau Brunswick) ne le font pas seulement avec le courage de leurs propres convictions, mais aussi avec le soutien d’endroits très divers tant géographiquement que culturellement et ethniquement.

Les médias sociaux rendent bien plus facile il est vrai, le fait d’étendre son influence à travers le temps et l’espace. Nous nous connectons entre nations natives des Mohawks aux Lakotas, mais aussi des Paiute aux Objiwe en passant par les Kumeyaay et des centaiens d’autres peuples indigènes avec lesquels nous pouvons être familiers ou pas. Nous ne formons peut-être pas une force armée prête en permanence, mais ceci n’est pas ce que notre force sera jamais, et ne devrait pas l’être du reste.

Nos forces sont dans chacun des territoires ou régions dans lesquels nous vivons. Pour certains, c’est saisir le moment de sa propre résistance sur un problème parallèle qui renforce le combat de tous et de chacun. Pour d’autres, c’est simplement utiliser le terrain de jeu dans lequel nous nous trouvons pour développer une conscience, faire des déclarations et construire un soutien à toute épreuve.

Alors que je diffusais l’information du raid policier sur Elsipogtog dans mes entretiens précédents à Albany, dans l’état de New York, sur la radio publique et câblée, j’ai été surpris de l’intérêt que cela suscita.

Et tandis que j’écoutais la radio publique en conduisant sur la route de retour d’Albany à Cattaraugus, je fus bouleversé par l’interview d’un élu local non-indien du Nouveau Brunswick qui disait:

“Que dieu bénisse les nations premières”. Ce gentleman décrivit comment les leaders municipaux votèrent de façon quasi unanime pour un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste au Nouveau Brunswick à cause de leurs préoccupations au sujet de la fracturation hydraulique.

Il suggéra que seuls les manifestants autochtones pouvaient avoir du succès en combattant cette insulte à la terre, à l’eau et à la vie dans la région, parce que son propre gouvernement fédéral œuvrait contre les intérêts des gouvernements municipaux. Ces élus locaux se dressaient côte à côte avec les manifestants autochtones, de façon littérale dans bien des cas. L’élu que j’écoutais à la radio fut blessé par balle de caoutchouc dans la jambe par une des armes “non léthales” de la gendarmerie royale du canada (RCMP/GRC) alors qu’il manifestait sur place.

Alors que nous faisons face à plusieurs ennemis dans notre combat pour notre souveraineté, de plus en plus d’activistes non-autochtones en viennent à la conclusion comme ce fut le cas pour Pamela Palmater qui a dit dans mon émission de radio, que les autochtones étaient vraisemblablement le dernier meilleur espoir pour quiconque était vraiment intéressé à sauver la planète.

Beaucoup d’entre nous se raccrochent à des images très symboliques, des icônes, provenant des évènements du passé. Il y a bien sûr le Guerrier Mohawks contre le soldat lors du face à face d’Oka en 1990 (voir la célèbre photo ici: http://en.wikipedia.org/wiki/Oka_Crisis ) et Richard Nicolas debout son fusil à bout de bras, juché sur une fourgonnette retournée de a Sûreté du Québec, durant le même conflit (http://en.wikipedia.org/wiki/Oka_Crisis ). Mais les images ces jours-ci arrivent encore plus vite que jamais dans l’histoire et voyagent autour du monde à la vitesse de la lumière… Pensez aux images provenant du conflit d’Elsipogtog: parmi elles, il y a quelques images les plus éoiques de ces dernières décennies. Mon grand ami Gregg Deal a peut-être aidé à immortaliser une de ces images icônes avec son dernier poster créé pour la campagne “Honorez les Traités” de la photo d’une femme agenouillée devant un cordon de policiers robocops et tenant une plume d’aigle à la main. Gregg, un indien Paiute de Pyramid Lake, travailla fiévreusement pour parfaire son cliché et l’avoir posté tres rapidement sur les médias sociaux. (voir la photo ici: http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2013/10/18/download-anti-fracking-protest-poster-artist-gregg-deal-151814 From Ottawa, Toronto and Montreal to cities across D’Ottawa à Toronto en passant par Montréal et des villes de l’état de New York et des Etats-Unis, l’activisme soutenu sur différentes plateformes a pris forme. Alors que je suis assis tapant sur mon clavier, je vois des photos publiées sur Facebook depuis Hollywood et l’acteur Adam Sandler tenant une pancarte en Californie où il est écrit: “Nous soutenons Elsipogtog”.

Nous n’avons pas besoin de gagner tous les cœurs, mais alors que plus de personnes rejoignent de l’extérieur des communautés autochtones, ces personnes comprennent qu’elles ont besoin de nous, nous gagnons un soutien accru et une responsabilité qui s’accroit d’autant.

Nous ne sommes pas seuls et des mots de tonton Ben Parker: “Avec un grand pouvoir, vient une grande responsabilité”.

Nos peuples sont toujours regardés de manière condescendante et avec racisme, comme la couverture médiatique de masse d’Elsipogtog le montre. Ceux qui ont un solide contrôle des médias sont parmi eux, mais les médias sociaux nous donnent une chance de combattre presque à armes égales. Si nous jouons bien le coup et refusons de laisser quiconque kidnapper notre message (NdT: comme c’est hélas bien trop souvent le cas!… du mouvement des indignés espagnols à Idle No More en passant pas Occupy Wall Street…) ou de s’approprier à mauvais escient notre pouvoir et notre responsabilité, alors nous pourrions bien voir un grand chambardement politique.

Les Mik’maq d’Elsipogtog nous ont rendu fiers. Et moi en particulier, me sent plus fort que jamais dans notre combat pour notre terre, notre eau, nos femmes et nos enfants.

– John Karhiio Kane, Mohawk, a national commentator on Native American issues, hosts “Let’s Talk Native…with John Kane,” ESPN-AM 1520 in Buffalo, Sundays, 9-11 p.m. He is a frequent guest on WGRZ-TV’s (NBC/Buffalo) “2 Sides” and “The Capitol Pressroom with Susan Arbetter” in Albany. John’s “Native Pride” blog can be found at www.letstalknativepride.blogspot.com. He also has a very active « Let’s Talk Native…with John Kane » group page on Facebook.

Nouvel Ordre Mondial: la NSA écoute et enregistre 125 milliards de communications téléphoniques dans le monde en un mois !…

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La NSA a écouté 125 milliards de coups de téléphones en un mois

 

Press TV

 

24 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/10/24/331029/us-report-nsa-spied-phone-calls/

 

~ Traduit de langlais par Résistance 71 ~

 

L’Agence Nationale de la Sécurité américaine (NSA) a écouté 125 milliards de communications téléphoniques dans le monde en juste un mois, ce incluant 3 milliards de coups de téléphone provenant des Etats-Unis seuls, d’après un document diffusé par le lanceur d’alerte Edward Snowden.

L’extension de la collecte de données de la NSA a été compilée de multiples sources et organisée Mercredi par des membres de l’équipe du site Cryptome (NdT: Créé par John Young un des Cypherpunks et ancien associé/fondateur de Wikileaks), qui publie régulièrement des documents gouvernementaux et autres informations.

La majorité des communications espionnées par la NSA émanaient d’Afghanistan et du Pakistan, où 13,76 et 21,98 milliards de communications respectivement furent écoutées en Janvier 2013, d’après l‘informateur “heat map” révélé par le quotitien britannique The Guardian.

Des milliards de communications téléphoniques furent aussi enregistrées provenant de pays du Moyen-Orient incluant l’Irak, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, l’Iran et la Jordanie. De plus, quelques 6,28 milliards de coups de fil d’inde furent collectés. Une estimation de 3 milliards de conversations téléphoniques américaines ont été enregistrées par la NSA.

Peut-être l’élément le plus controversif de ce programme d’espionnage de la NSA est l’effort intense de collecter des communications provenant des nations occidentales qui ont des relations amicales avec les Etats-Unis.

L’Allemagne, la France et plusieurs autres pays ont exprimé leur préoccupation au sujet de l’espionnage américain après que Snowden, un ancien employé de la NSA, eut révélé des informations classées secrètes au sujet des programmes de surveillance américains.

Le chef d’état-major des armées américain, le général Martin Dempsey a admit en Juillet que l’exposé de Snowsen avait endommagé les liens des Etats-Unis avec d’autres nations. “Il y a eu des dégâts, c’est sûr. Je ne pense pas que nous soyons capables en ce moment d’évaluer la profondeur et l’étendue de ces dégâts.

 

Nouvel Ordre Mondial et génocide alimentaire… Monsanto encore et toujours…

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Monsanto nie que ses pesticides soient à l’origine des problèmes de santé en Argentine

 

RT

 

23 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/monsanto-glyphosate-safe-argentina-597/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Monsanto a réfuté que les problèmes de santé apparaissant en Argentine soient liés à ses pesticides et insiste que ses produits sont sains. L’entreprise rejette un rapport d’Associated Press que Monsanto est à blâmer pour une augmentation du taux de cancers et de malformations de naissance.

Réagissant à un rapport d’AP ayant enquêté sur les effets des produits de Monsanto en Argentine, l’entreprise a appelé pour plus de contrôle gouvernemental et a attaqué la crédibilité de la recherche.

Si les pesticides sont mal utilisés en Argentine, alors c’est dans le meilleur intérêt de tout le monde, le public, le gouvernement, les fermiers, l’industrie et Monsanto, que le mauvais emploi de ces agents chimiques soit arrêté”, a dit l’entreprise de St Louis dans le Missouri.

Monsanto a aussi rappelé que le glyphosate, un produit chimique utilisé dans son pesticide RoundUp, a été prouvé être un produit sécure. Le porte-parole de l’entreprise a réfuté la corrélation entre l’utilisation de pesticides et l’augmentation des maladies comment manquant de validité.

“L’absence de données sûres rend très difficile l’établissement d’une relation entre l’incidence de maladies et c’est encore plus difficle d’en établir la causalité. A notre connaissance, il n’y a aucune relation de cause à effet” a dit Helscher.

AP a conduit une série d’entretiens à travers l’Argentine avec des médecins et des gens qui ont soufferts des effets pervers des pesticides de Monsanto.  Il apparaît que dans bien des endroits, les règlementations sont ignorées par les agriculteurs et que des pesticides soient régulièrement utilisés à 30m de zones d’habitation, alors que la distance de sécurité minimum est de 500m.

Plus troublant, l’étude a trouvé que la province argentine productrice de soja, Santa Fe, dans le nord de l’Argentine, a vu son taux de cancer augmenter de 2 à 4 fois par rapport à la moyenne nationale. De plus, les chercheurs ont aussi trouvé plus de désordres de la glande thyroïde et de maladies respiratoires chroniques.

L’Argentine est le troisième producteur mondial de soja et la quasi totalité de ses cultures proviennent d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Malgré les affirmation de Monsanto concernant la sécurité de son glyphosate, l’étude a prouvé que celui-ci pouvait être dangereux.

Le biologiste moléculaire le Dr. Andres Carrasco de l’université de Buenos Aires a injecté de petits échantillons du produit chimique dans des embryons, ce qui causa un changement de niveau dans l’acide rétinoïque, une substance barrière fondamentale au cancer.

Les chercheurs ont observé que les mêmes changements se produisaient chez les grenouilles et le bétail avec des défauts vertébraux habitant les zones où ces produits chimiques sont utilisés. “S’il est possible de reproduire cela en laboratoire, c’est sûrement ce qui se produit sur le terrain en pire, comme nous suspectons que ce soit le cas, ce que nous devons faire est de mettre cette étude sous la loupe.”

L’Argentine a adopté les méthodes de production de Monsanto il y a 17 ans, achetant dans le marché OGM pour aider à relancer une économie moribonde. Judy Hatcher, présidente de Pesticide Action Network International a dit à AP que considérant l’augmentation des cas de maladies et de graves problèmes de santé dans les zones où les produits sont utilisés et le manque de réglementations, Monsanto devrait offrir plus d’aide.

“Comme nous l’avons appris des Etats-Unis, les cultures génétiquement modifiées résistantes à l’herbicide mène à une augmentation de l’utilisation de ce produits et alors que les mauvaises herbes développent une résistance naturelle à ces herbicides, l’industrie produit de plus en plus de produits dangereux pour combattre ces super-mauvaises herbes et les agriculteurs tombent dans le cycle infernal de la spirale aux pesticides.”

Politique et social: Le néo-colonialisme est au colonialisme ce que le salariat est à l’esclavage…

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Le néo-colonialisme est au colonialisme ce que le salariat est à l’esclavage…

Dans le système de l’esclavage, le propriétaire de l’esclave a la responsabilité de nourrir, d’habiller, de loger et de prendre soin de la santé de ses esclaves. Le passage au salariat, esclavage moderne, a fait glissé la responsabilité de l’entretien aux salariés tout en donnant l’illusion de liberté. Le passage de l’esclavage au salariat a (légèrement) amélioré les conditions du travailleur, mais a surtout libéré patrons et propriétaires d’une responsabilité. L’article ci-dessous illustre que ceci est également vrai pour le colonialisme, remplacé par le néo-colonialisme. Dans le système colonial, le pays occupant et exploiteur, comme la France en Afrique de l’Ouest, a une lourde charge logisitique. Redonner l’indépendance de façade aux nations colonisées joue sur deux tableaux: Cela donne une image « progressiste » à l’état toujours aussi oppresseur (à domicile maintenant) et cela libère l’état colon de la responsabilité de prendre en charge. Cette responsabilité est glissée au gouvernement de l’état marionnette.

Le cas d’Areva au Niger comme présenté ci-dessous est un cas d’école sur le sujet.

— Résistance 71 —

 

Voici comment Areva laisse mourir ses travailleurs au Niger

 

Emmanuel Haddad

 

23 octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-12994.html

 

Les Français s’éclairent et se chauffent grâce à leur travail : ces centaines de mineurs nigériens qui ont passé 20 ou 30 années de leur vie à extraire de l’uranium pour Areva. De l’uranium qui, importé en France, alimente ensuite nos 58 réacteurs nucléaires.

Souvent victimes des effets des radiations, ils souffrent et meurent aujourd’hui dans l’indifférence. Pas question de reconnaître leurs maladies professionnelles. Combien de temps le leader français du nucléaire continuera-t-il à les mépriser ?

L’extraction minière d’uranium au Niger serait-elle l’une des activités les plus sûres au monde ? Areva y exploite deux mines depuis le début des années 1970 [1], et emploie aujourd’hui 2 600 personnes. Or, en un demi-siècle, seuls sept dossiers de maladies professionnelles d’employés travaillant dans les mines d’uranium d’Arlit et Akokan, dans le Nord-Niger [2], ont été validés par la sécurité sociale nigérienne. Et sur les sept travailleurs victimes de pathologies professionnelles, cinq sont des expatriés français, indique Ousmane Zakary, du Centre de sécurité sociale de Niamey. Seuls deux mineurs nigériens sont concernés, alors que le personnel nigérien constitue 98% des employés d’Areva sur place. Une performance sanitaire !

L’extraction d’uranium ne serait-elle pas plus dangereuses pour la santé des travailleurs que la culture d’oignon ou de mil ? Les Français, dont une large part de l’électricité est produite grâce au minerai nigérien – qui alimente un tiers des 58 réacteurs nucléaires – doivent-ils se réjouir de l’attention portée par Areva à la santé de ses salariés ? « Les mineurs d’uranium sont exposés à des radiations ionisantes tant par irradiation externe qu’interne. Ils sont exposés dans les carrières d’uranium, les mines souterraines, les usines d’extraction de l’uranium, mais aussi à leur domicile et en ville », décrit pourtant Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la Commission d’information et de recherche indépendantes sur la radioactivité (Criirad). L’organisme a réalisé de nombreuses analyses sur la présence de gaz radioactifs dans l’air, l’eau et l’alimentation à Arlit. Dans cette zone, 35 millions de tonnes de déchets radioactifs sont empilés à l’air libre depuis le début de l’exploitation. Au gré du vent, du gaz radon et ses dérivés s’en échappent. Des substances « classées cancérigènes pour l’homme par l’IARC [Centre international de recherche sur le cancer] dès 1988 », précise l’ingénieur en physique nucléaire.

Pas de suivi médical pour les anciens mineurs
 
Pourquoi n’y a-t-il pas plus de maladies professionnelles déclarées ? Soit Areva est effectivement exemplaire, soit ces maladies professionnelles sont dissimulées, écartées des études et des statistiques. Au Centre de sécurité sociale de Niamey, la capitale nigérienne, Ousmane Zakary esquisse une réponse. C’est le médecin des filiales d’Areva en charge de l’extraction (la Somaïr et la Cominak) qui doit alerter la sécurité sociale de l’existence d’une maladie professionnelle au sein de son personnel. Puis un médecin du travail mène une contre-expertise.

Or « de nombreux ouvriers se plaignent que le médecin de la Cominak leur pose des problèmes pour déclarer leur maladie professionnelle. On essaye de leur cacher leur situation de santé », témoigne Ousmane.

Pire : seuls les mineurs en activité peuvent recevoir une prise en charge sanitaire de l’État nigérien. « Il n’y a pas de suivi médical pour les anciens mineurs. Pourtant les maladies liées à la radiation se déclarent souvent des années plus tard, décrit Ousmane. « Il y a quatre ans, le directeur adjoint d’Areva au Niger et son DRH sont venus pour en savoir plus sur la situation des anciens mineurs ». Cette visite n’a rien changé : les anciens travailleurs des mines d’uranium du Niger ne sont toujours pas couverts par leur ancienne entreprise ou par l’État.
 
« Ils sont tous morts ! »

Pourtant, les témoignages de malades ou de familles d’anciens mineurs décédés affluent. « Mon mari faisait partie des premiers agents de la Somaïr. Tous ses collègues sont morts, de cancers, de problèmes de reins, de foie… Parmi ceux qui sont restés, beaucoup sont malades ou paralysés. Mais on ne peut pas dire que c’est lié directement à l’irradiation, il aurait fallu faire des études ! », se désole Hamsatou Adamou, sage-femme, responsable de la maternité du centre médical d’Arlit, puis de la Cominak.
 
Elle participe chaque semaine à la réunion de l’Association des anciens travailleurs du secteur minier et leur famille (ATMSF), créée en 2009 par Boureima Hamidou. Cet ancien échantillonneur de la Cominak, victime de ce qu’il considère comme un licenciement abusif, cinq ans avant sa retraite, a décidé de se mobiliser pour les mineurs. Dans le local exiguë de l’association, des sexagénaires patientent, tous atteints de paralysie, souffrant d’insuffisance rénale ou de troubles pulmonaires. Des survivants. La plupart des mineurs d’Arlit et Akokan qui ont travaillé entre les années 1970 et 1990 pour le compte d’Areva ne sont plus là pour témoigner. « Ceux qui ont pris leur retraite début 1990 n’ont pas tenu deux ans. Ils sont tous morts ! C’était comme une épidémie ! », décrit Cissé Amadou, qui a travaillé vingt ans comme cadre pour la Somaïr à Arlit.
 
De l’uranium à pleines mains
 
Ancien ouvrier de la Cominak, Mamane Sani fait partie de ces chanceux qui ont survécu. Mais à quel prix… C’est l’heure de la prière. Le frêle homme vêtu de son boubou ne parvient pas à laver son pied gauche, selon le rituel musulman des ablutions. Depuis 1992, il est paralysé du côté gauche. Une maladie qui s’est déclarée « trop tard » pour être reconnue. La Cominak n’a pris en charge aucun frais de santé, malgré 25 ans passés à travailler pour la société minière. Dans son travail, Mamane était au contact direct avec le « yellowcake », un concentré d’uranium qui, une fois enrichi, permet de produire de l’énergie nucléaire.
 
Plusieurs anciens mineurs pointent l’absence de protection : « Je maniais directement l’uranium. Au début, les gants, on ne savait même pas ce que c’était. Il n’y avait pas non plus de masques. Tout ça est venu après », raconte Islam Mounkaïla, président de l’ATMSF, et opérateur de fabrication dans l’usine de transformation de la Cominak pendant 20 ans. Des témoignages assez éloignés des déclarations d’Areva, premier employeur privé du pays, qui affirme avoir « intégré la sécurité comme une composante de son métier et [mettre] en place une politique de prévention depuis le début de son implantation au Niger. »

Areva condamnée pour « faute inexcusable »
 
Areva a bien créé un comité de santé et sécurité au travail… En 1999, 45 ans après l’ouverture de sa première mine. Le port de gants et de masques de protection est aujourd’hui obligatoire pour tous les travailleurs miniers, souligne Boureima Hamidou, qui dénonce cependant le manque de formation chez les employés. Un progrès bien tardif. « Pour une maladie professionnelle reconnue chez un salarié français ayant travaillé au Niger, combien de morts et de malades dus à la radioactivité – rendus invisibles par les choix d’organisation du travail – chez les travailleurs du Niger et dans la population riveraine des mines et des usines d’uranium dans ce pays ? » s’interroge Philippe Billard, de l’association Santé sous-traitance du nucléaire-chimie. L’ancien « nomade du nucléaire » réagissait à la mise en accusation d’Areva, devant le tribunal des Affaires sociales de Melun, concernant le décès de Serge Venel, cadre de la Cominak de 1978 à 1985, mort d’un cancer. Areva a été jugée coupable de « faute inexcusable » par la justice française. L’entreprise s’est empressée de faire appel.
 
Vers une action juridique d’envergure ?
 
Islam Mounkaïla, le président de l’ATSMF, se souvient bien de Serge Venel : « C’était mon chef opérateur. Nous étions beaucoup plus exposés que lui : en tant que mécanicien, il n’intervenait qu’en cas de panne ou d’incident, tandis que nous étions en permanence en contact avec le minerai », explique-t-il, entre deux crises de toux.
Si les anciens mineurs nigériens ont souffert des mêmes pathologies que celle qui a emporté Serge Venel, une action juridique d’envergure serait envisageable pour obtenir réparation.

« S’ils dédommagent la veuve de Serge Venel, nous sommes des milliers de personnes au Niger à partager son sort, en pire », avertit Boureima, qui attend avec impatience le résultat du procès en appel, qui aura lieu le 4 Juillet 2013 à la Cour d’appel de Paris.
 
Ce procès servira-t-il la cause des travailleurs nigériens ? « La jurisprudence du Tribunal des Affaires de sécurité sociale de Melun pourrait parfaitement être transposée (…). Dans ce cas, la juridiction compétente serait le Conseil de Prud’hommes, en considérant, comme l’a fait le tribunal de Melun, que la société Areva était leur co-employeur. Cette demande pourrait être présentée par les travailleurs eux-mêmes ou par leur famille en cas de décès », explique l’avocat Jean-Paul Teissonnière, spécialisé sur ces questions.
 
Toujours aucune trace de maladie liée à l’uranium
 
Une véritable bombe à retardement qu’Areva s’est empressé de désamorcer en créant en décembre 2010 l’Observatoire de Santé de la région d’Agadez (OSRA), en réponse aux revendications croissantes de la société civile d’Arlit, de Médecins du Monde et de l’association Sherpa. Ces ONG dénoncent depuis 2003 les atteintes à l’environnement et à la santé des travailleurs des mines d’Areva au Gabon et au Niger. L’objectif : offrir « un suivi post-professionnel des anciens collaborateurs exposés à l’uranium », décrit Areva sur son site internet. Avec une consultation médicale – examen clinique, radiographie pulmonaire pour ceux exposés au minerai, analyse sanguine – tous les 2 ans. L’OSRA doit également assurer un suivi sanitaire des populations de la zone minière, avec une analyse des données indépendantes et scientifiques (registres médicaux des maladies constatées, rapports des hôpitaux, études de cas…) disponibles. Et doit conduire « une étude sur la mortalité des mineurs de 1968 à 2005 afin d’assurer une totale transparence sur l’impact sanitaire de l’activité minière actuelle et passée ».
 
Transparence, donc. Mais après un an de consultations médicales, toujours aucune trace de maladie liée à l’uranium ! « Nous avons relevé quatre dossiers problématiques, dont deux révélant des anomalies. Après analyse, le comité médical de l’OSRA a indiqué qu’il n’y avait pas de lien avec l’exposition à l’uranium, mais nous avons souhaité les prendre en charge tout de même. Et là, on entre dans l’action de santé publique, car on leur un offre un suivi médical, même s’il s’avère qu’ils n’ont pas de maladie professionnelle », se félicite Alain Acker, directeur médical d’Areva.
 
Le sable, plus dangereux que l’uranium…
 
Dans un rapport [3], Greenpeace met pourtant en évidence une pollution radioactive dans l’air, dans l’eau et dans les nappes phréatiques, et un manque de sensibilisation de la population à Arlit, où « le taux de mortalité des maladies respiratoires (16%) est deux fois plus élevé que la moyenne nationale (8,5%) ». Areva réagit en publiant son propre rapport, Areva et le Niger, un partenariat durable. On y apprend que « la communication de Greenpeace repose essentiellement sur les peurs du public et la désinformation », tandis que les affections allergiques sont dues « aux actions agressives du sable pour les yeux et les poumons et non à l’activité minière comme le laisse supposer Greenpeace » !
 
Quand le journaliste Dominique Hennequin revient du Niger et du Gabon avec un reportage à charge, Uranium, l’héritage empoisonné, diffusé sur la chaîne Public Sénat, il est rappelé à l’ordre par le porte-parole d’Areva pour avoir osé affirmer que l’accueil organisé par la société minière lui rappelait la Corée du Nord… Mais comment parler de transparence, quand l’OSRA est financé à 100 % par Areva ? « Moins d’un tiers des anciens travailleurs des mines a été recensé : 472 à Arlit et 39 à Agadez. Sur ce tiers, seule une centaine a reçu une visite médicale, décrit Cissé Amadou, l’ancien cadre de la Somaïr.
 
Opération de communication
 
« Le pire, c’est que les visites ont été supervisées par le docteur Barazé, médecin de la Cominak pendant des années. Comment un docteur qui n’a jamais relevé de pathologie liée à l’irradiation chez des ouvriers, qui ont tous trépassé deux ans après leur départ de la mine, pourrait revenir sur son diagnostic aujourd’hui ? », poursuit Cissé Amadou. Après trois ans de partenariat avec l’OSRA, l’association Sherpa a annoncé le 18 décembre 2012 son retrait.
 
Pour l’ONG, la nouvelle direction d’Areva a « réduit pour l’essentiel l’exécution des accords à une opération de communication, sinon d’affichage. ». L’avenir de ce « dialogue exemplaire et sans précédent entre des Autorités nationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et un partenaire industriel responsable », selon les mots d’Alain Acker, directeur médical d’Areva, semble bien compromis.

Pour Bruno Chareyron, de la Criirad, le suivi post-professionnel de l’Observatoire de santé est de toute manière biaisé, Areva ne prenant en compte qu’une « liste périmée et incomplète » de maladies professionnelles induites par la radioactivité, estime l’ingénieur. « Les connaissances actuelles sur les effets des expositions chroniques à de faibles doses de rayonnement montrent que les atteintes à la santé concernent de nombreux types de cancers et l’ensemble des fonctions vitales. Il peut s’agir d’atteintes cardiovasculaires, de maladies rénales ou d’affections neurologiques, et pas seulement de cancer broncho-pulmonaire, de sarcome osseux ou de leucémie. » Autant de mots posés sur les maux d’Islam, qui souffre de « lourdeur dans la joue, la main et le genou droit », de Mamane, à moitié paralysé, d’Aboubacar Ilitimine, foreur à la Somaïr depuis 1976, qui souffre d’insuffisance rénale… Comme de nombreux anciens travailleurs miniers nigériens.
 
Ces anciens travailleurs pourraient aussi faire jouer leur « préjudice d’anxiété », pour obtenir des dommages et intérêts, comme ceux reconnus [4] pour les salariés non malades exposés à l’inhalation de poussières d’amiante. « Dans l’hypothèse où le lien de causalité serait trop difficile à établir, nous pourrions envisager devant le Conseil de Prud’hommes des demandes au titre du préjudice d’anxiété lié à une exposition fautive à la radioactivité, dans des conditions de danger que l’employeur, en l’occurrence Areva, ne pouvait ignorer », expose Jean-Paul Teissonnière. L’avocat, spécialisé sur les questions sanitaires vient d’obtenir entre 5.000 et 30.000 euros de dommages et intérêts pour les salariés de la société Eternit non malades exposés à l’amiante. Qu’elle soit juridique ou politique, la solution qui permettra aux anciens travailleurs miniers nigériens d’obtenir une prise en charge médicale doit être trouvée au plus vite.

Emmanuel Haddad

PS. Raphaël Granvaud, Areva en Afrique, Une face cachée du nucléaire français, paru dans la collection Dossiers Noirs, co-édité par Agone et Survie, janvier 2012.

[1] Du temps de la Cogema, qui fait partie d’Areva.

[2] Gérées par les sociétés Somaïr et Cominak, dont Areva est l’actionnaire principal respectivement à 63,4% et 34%.

[3] Abandonnés dans la poussière

[4] Par la chambre sociale de la Cour de Cassation du 11 mai 2010

http://www.bastamag.net/article2858.html

La solution au colonialisme occidental en Amérique du nord passe par la restitution (Taiaiake Alfred)

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La restitution est le véritable chemin de la justice pour les peuples indigènes

 

Taiaiake Alfred

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je pense que la réconciliation doit être intellectuellement et politiquement déconstruite de façon à devenir le but des peuples indigènes dans leurs luttes politique et sociale. Je considère la réconciliation comme étant un concept émasculateur, faible et acceptant trop facilement des demies-mesures d’une notion de justice qui n’aident en rien les peuples indigènes à regagner leur dignité et leur force. Une de mes préoccupations dans toute discussion impliquant la réconciliation est de trouver des moyens pour briser son emprise sur notre conscience de façon à ce que nous puissions aller vers une véritable fondation de justice durable, qui résultera en de véritables changements dans les vies des peuples indigènes et le retour à leurs territoires.

Sans une restitution territoriale massive effectuée aux peuples natifs, collectivement et individuellement, incluant les terres, les transferts de fonds fédéraux et provinciaux et toutes autres formes de compensation pour les maux passés et les injustices continuelles toujours commises contre la terre et les nations indigènes, la réconciliation absoudra de manière permanente les injustices coloniales et ceci en soi n’est qu’une autre injustice de plus. Ceci est au moins clair dans notre compréhension des choses du passé et du présent dans un cadre indigène et de nos histoires communes et ce même si les leaders natifs ont trop peur des répercussions politiques et sont peu enclins de faire les sacrifices nécessaires pour faire avancer un tel agenda.

La compréhension des autres de la nature des problèmes auxquels nous avons à faire face est bien plus complexe. L’ignorance totale de la société canadienne au sujet des faits de leur relation avec les peuples indigènes et le déni volontaire et orchestré de la réalité historique par les Canadiens empêchent toute discussion cohérente au sujet d’une véritable réconciliation. Se limitant à une discussion historique n’englobant que les cinq ou dix dernières années, les médias et le public focalisent sur l’inefficacité des milliards de dollars dépensés par an et donnés par la voie du système des affaires indiennes (Department of Indian and Northern Affairs ou DINA). L’histoire complexe de ce qu’il s’est passé et des complexités entremêlées du passé impactent sur les relations présentes et futures et sont réduites à des questions de titres de propriété, de droit et de bon gouvernement le tout au sein d’institutions déjà établies par l’état. Considérons l’effet d’élargir nos visions et celles de la société. Quand on considère 200 ou 300 ans d’interactions, cela deviendrait très clair et ce même pour les blancs, que le véritable problème auquel leur pays doit faire face est que les nations se disputent sur les questions de conquête et de survie, d’empire et de génocide et sur les requis moraux pour être une société juste.

En considérant une longue vision des choses et les faits réels, le problème indien devient une question de bien et de mal pour la justice dans sa forme la plus fondamentale.

Quelque chose a été volé, des mensonges ont été dits et rien n’a jamais été corrigé. Ceci est le cœur même du problème. Si nous ne nous écartons pas du discours pacificateur de réconciliation et si nous ne commençons pas à recadrer la vision des gens sur ce problème, afin de concevoir que la question n’est pas de savoir comment se réconcilier avec le colonialisme qui nous oppose, mais au lieu de cela, comment utiliser la restitution comme étant le premier pas vers la justice et un retour vers une société morale, alors nous ne ferons que faire avancer la colonisation et non pas la décolonisation.

Ce qui a été volé doit être rendu et des excuses doivent être faites pour les crimes qui ont été commis, crimes qui sont la base de la vie de tout Canadiens non-indigènes, vieilles familles tout comme immigrants récents, car tous ont profité de la terre pour être citoyen de ce pays.

Quand je dis à un “colon”: “rendez-le”, suis-je en train de lui dire de tout rendre et de quitter le pays ? Bien sûr que non. L’irrédentisme n’a jamais fait parti de la vision de nos peuples. Quand je dis: “rendez-le”, je parle de ce que les colons montrent du respect pour ce que nous partageons, la terre et ses ressources et de faire une bonne et juste chose en nous offrant la dignité et la liberté qui nous sont dûes en nous retournant suffisamment de terres pour que nous soyons de nouveau libres, indépendants et auto-suffisants.

La restitution n’est pas un jeu sur la culpabilité blanche, c’est ce que les processus de réconciliation sont devenus de fait. La culpabilité est un concept monothéiste totalement étranger à la culture indigène, cela ne se rumine pas sous la menace d’une punition pour des méfaits passés au point d’une paralysie morale et politique. La restitution est une purification. C’est un rituel de reconnaissance et de confession dans lequel il y a une reconnaissance et une acceptance des mauvaises actions et une véritable démonstration de tristesse et de regrets, continués dans la réalité d’une promesse de ne plus jamais causer de tort et de rediriger ses actions vers ceux à qui le tort a été commis. Rien que de considérer ce type de discussion serait un changement et un défi radicaux envers les négociations de réconciliation, qui sont plus au sujet de nous faire tenir dans le cadre colonialiste, plutôt que de confronter et de vaincre ce même cadre. Quand je parle de restitution, je parle de nous restaurer nous-mêmes en tant que peuples, notre pouvoir spirituel, notre dignité ainsi que les bases économiques pour notre auto-suffisance. Les Canadiens comprennent de manière implicite que le processus de réconciliation ne va pas les forcer à remettre en question ce qu’ils ont fait, mais cela va les réconforter dans leur idée de persévérance et de comprendre une fois que les peuples indigènes, pardon aborigènes, sont réconciliés avec l’impérialisme. La réconciliation sera alors peut-être capable de bouger en dehors de la puanteur du racisme ouvertement prôné dans les relations sociales et publiques. Ceci représente une solution facile au problème du colonialisme pour les blancs et il ne fait aucun doute que beaucoup se satisferaient de cet escamotage de la réalité coloniale. Mais logiquement et moralement, on ne peut pas échapper au fait que les problèmes réels et profonds du colonialisme sont un résultat direct du vol de nos terres, ce qui ne peut pas être solutionné autrement qu’en nous rendant ces territoires.

Il y a au moins deux aspects de ce vaste problème. Le premier est la compréhension de la dimension économique; l’effet continue sur nos communautés d’être illégalement dépossédées de nos terres. Le second est la dimension sociale, les dénis politiques et légaux des existences collectives indigènes. Recibler la lutte d’Onkwehonwe (peuples originels) comme cherchant la restitution comme étant la précondition de la réconciliation n’est ni extrémiste ni irrationnel, comme le diraient sans aucun doute les intellectuels et leaders politiques indigènes et certainement les blancs. La restitution de manière générale, implique le retour de ce qui a été volé, accepter des réparations (soit par terres, matérielles ou monnétaires) pour ce qui ne peut pas être rendu et forger une nouvelle relation socio-politique basée sur “l’admission canadienne des fautes et malveillances passées et l’acceptation de la responsabilité et l’obligation  de s’engager dans un processus de reconstruction avec les peuples indigènes fondé sur la restitution-réconciliation-paix”.

L’autre aspect du problème est méthodologique; les leçons apprises des luttes des peuples indigènes pour leur auto-détermination depuis le milieu du XIXème siècle sont que la restitution et la réconcilation ne peuvent être achevées qu’au travers d’un conflit constructif de contentieux avec l’état et avec la société canadienne par la résurgence et la la démonstration du pouvoir indigène dans les sphères sociales et politiques. Du Mouvement de la Force Rouge (Red Power Movement) à la crise d’Oka en passant par la nouvelle génération des sociétés de guerriers, l’histoire a démontré qu’il était impossible de transformer la société coloniale de l’intérieur de ses institutions, ni de parvenir à la justice et à une coexistence pacifique sans d’abord transformer les institutions de la société coloniale elles-mêmes. Pour le dire simplement, l’entreprise économique “Canada”, qui fonctionne sous le déguisement d’un état “démocratique libéral » est, par sa création même et sa culture, simplement incapable de relations de coexistence pacifique avec les nations indigènes. L’échec constant des solutions négociées pour changer des choses conséquentes dans la vie des indigènes ou d’un accord du retour de la terre le prouve (être d’accord de gouverner et d’utiliser la terre comme le ferait l’homme blanc en échange de la reconnaissance de son corps de gouvernement n’est pas une libération du colonialisme). Le véritable changement interviendra lorsque les colons seront forcés de reconnaître ce qu’ils sont, ce qu’ils ont fait, et ce dont ils ont hérité, dès lors. Ils seront incapables de fonctionner comme entité coloniale et commenceront à voir et à envisager des relations de respect avec les autres personnes, les considérant comme d’autres êtres humains.

Il y a de gros obstacles à la reconnaissance des droits indigènes dans ce pays parce que l’impératif d’assimiler toute différence est, en fait, une caractéristique inhérente de la démocratie libérale. Les tentatives de sortir du paternalisme raciste si typique de tous les pays coloniaux, sont handicappées par le cadrage de tout le projet de décolonisation dans le contexte légal et politique de l’état démocratique libéral. Détachées de la mythologie coloniale de la société des colons au travers de l’application d’une logique disciplinée de justes principes, les relations entre les indigènes et les colons ne peuvent pas être réconciliées sans déconstruire les institutions qui furent construites sur le racisme et l’exploitation coloniale. Pour qu’il y ait finalement justice au sortir de cette situation coloniale, une réhabilitation radicale de l’état est requise. Sans changements radicaux de l’état lui-même, toutes propositions de changement sont ultimement des propositions assimilatrices.

Il y a des différences fondamentales entre les modèles d’organisation de la société et de gouvernance indigène et canadien. Les cultures indigènes et les structures gouvernementales qui ont émergées en leur sein sont fondées sur des relations de rapports et d’obligatons d’humains à humains et sur la vision économique que la durabilité des relations et de la reproduction perpétuelle de la vie matérielle sont des objectifs premiers, sur la croyance que les organisations doivent être fondées sur les unités familiales liées à la terre, et sur la conception d’une liberté politique qui équilibre l’autonomie d’une personne avec la responsabilité de la famille. Mettez ceci en contraste avec l’état démocratique libéral dans lequel la relation première est entre des citoyens de droit et la fonction principale du gouvernement est d’intégrer des diversités politiques et sociales pré-existantes au sein de la singularité d’un état, assimilant toutes les cultures en une identité unique patriotique et dans lequel la liberté politique est régulée par des structures distantes et supposément représentatives dans un système inaccessible de responsabilité publique, qui a depuis longtemps été corrompu par l’influence des grosses entreprises commerciales.

Comment quelqu’un peut-il s’attendre à ce que ces deux cultures politiques totalement différentes et opposées puissent être réconciliables ? Elles ne le sont pas. Les institutions coloniales et les sous-cultures disfonctionnelles qu’elles ont pondues dans les communautés indigènes sont le résultat des tentatives échouées de forcer les nations indigènes dans leur moule de démocratie libérale. Etant donnés les différents conflits de forme et d’objectifs entre la gouvernance indigène et la gouvernance libérale, l’une ou l’autre doit être radicalement transformée si on veut parvenir à une forme de réconciliation. En tant que tyrannies majoritaires dans les situations coloniales, les sociétés démocratiques libérales opèrent toujours sur la conviction que les peuples indigènes vont succomber et se soumettre à la plus grande force culturelle et numérique de la société coloniale. Cela coûte très cher financièrement et socialement de faire l’effort d’assimiler les individus indigènes dans la démocratie libérale et les valeurs culturelles judéo-chrétiennes et ce sans autre justification que ces faibles arguments formés sur un préjudice idéologique et culturel envers la supposée supériorité de l’héritage intellectuel et culturel européen. Voici pourquoi la réconciliation, comme elle est couramment comprise, est injuste; tout compromis à la démocratie libéral est une capitulation de l’essence même de toute forme d’existence indigène.

Des logiques sans préjudices de la décolonisation pointent vers le besoin de créer une coexistence parmi des communautés politiques autonomes. Une coexistence éventuelle pacifique demande un processus de décolonisation dans lequel Onkwehonwe sera émancipé et non pas coincé dans les valeurs, cultures et pratiques de la démocratie libérale. Si les buts de la décolonisation sont la justice et la paix, alors le processus pour y parvenir doit refléter une clause basique à respecter de la part des indigènes et des colons afin de reconnaître l’existence de l’un l’autre. Ceci ne peut pas se produire lorsqu’un des partenaires dans la relation est forcé de sacrifier son héritage et son identité en échange de la paix. Voilà donc pourquoi la seule possibilité d’une relation juste entre les peuples indigènes et la société coloniale est le concept d’une relation de nation à nation entre les peuples, le type de relations qui fut reflétée dans les traités originels de paix et d’amitié qui furent consacrés entre les natifs et les nouveaux arrivants qui commencèrent à arriver dans nos territoires. Le seul moyen de sortir de l’injustice de la relation courante est de commencer à pratiquer un processus de résurgence-excuses-restitution et de chercher à restaurer les relations pré-coloniales qui étaient fondées sur le partage et la coopération entre des peuples différents.

Le Canada refuse les tentatives de raisonner logiquement sur ce problème de cette façon. Les arguments communs au sujet de la restitution et de la réconciliation se terminent toujours par des prises de position défensives et conservatrices concernant les injustices évidentes et ce à l’encontre des arguments les plus justes et les plus raisonnables formulés en faveur de la restitution. Cela devrait être l’évidence même que légitimer les injustices ne fait qu’en promouvoir d’autres.

Tolérer les crimes encouragent la criminalité. Mais cet argument actuel canadien présume que comme les injustices sont historiques et que le passage du temps a certainement mené à un certain changement de circonstances pour à la fois les perpétrateurs et les victimes, le crime a été effacé et il n’y a pas d’obligation d’en payer le tribut.

Ceci est la version sophistiquée du sentiment le plus commun du colon: “Les Indiens l’ont eu dur, mais ce n’est pas de ma faute parce que je n’étais pas ici il y a cent ans”, ou bien: “J’ai acheté mon ranch au gouvernement de manière honnête”. Dans le sillage des excuses faites pour les pensionnats indiens et l’accord de compensation, nous devons dire ici que des excuses à moitié sincères et légalement restreintes du gouvernement plus quelques paiements de menues monnaies à ceux qui ont survécus les abus durant leur séjour dans ces pensionnats, sont loin d’une véritable reconnaissance, encore moins d’une absolution morale, légale ou politique pour le plus grand crime de la dépossession des peuples de la totalité de leur masse territoriale.

Le premier argument, pro-restitution, est puissant en lui-même. C’est précisément la reluctance des colons d’enquêter sur et d’inculper ses propres actions et celles de ses ancêtres, qui permet à l’injustice de s’accumuler continuellement et de se renfermer dans la culture dominante. En considérant les faits et la réalité qui définissent les relations entre les colons et les indigènes, le contre-argument de l’histoire pointe vers la restitution. Placer le contre-argument dans un contexte socio-politique actuel annule tout pouvoir qu’il pourrait avoir dans un autre contexte historique, théorique ou mythique. La clé de tout cela est d’assumer que le passage du temps mène au changement de circonstances. Ceci est faux, surtout considérant la relation entre les nations indigènes et la société canadienne et l’injustice d’une relation coloniale. Entre le début de ce siècle et le début du siècle dernier, les vêtements ont peut-être changés et leurs noms sont peut-être différents, mais leur rôle est toujours le même. Sans un changement substantiel dans les circonstances de la colonisation, il n’y a aucun fondement à considérer l’injustice historique. Le crime du colonialisme est présent aujourd’hui, tout comme le sont ses perpétrateurs et il n’y a toujours pas de raison morale et logique pour les peuples indigènes de chercher une réconciliation avec le Canada.

Cet essai est adapté de la discussion de l’auteur sur la réconciliation dans son livre: “Wasáse: Indigenous Pathways of Action and Freedom” (Peterborough, ON: UTP/Broadview Press, 2005).

Source:

http://speakingmytruth.ca/downloads/AHFvol2/17_Alfred.pdf