Génocide d’enfants indiens au Canada… Quand la collusion criminelle de l’état et des églises génère la farce de la « réconciliation »…

Cet article est en rapport direct avec nos trois précédentes publications au sujet du génocide des enfants des nations autochtones au Canada perpétré sous un programme étatique qui fut géré sur le terrain par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada entre 1893 et 1996 avec la complicité des institutions et de la police montée canadienne (RCMP ou GRC). Non seulement la commission canadienne pour la « vérité et la réconciliation »  (TRC) est une véritable parodie, comme relaté dans l’article ci-dessous, mais nous verrons dans notre prochaine publication sur le sujet à quoi se réfère vraiment le terme de « réconciliation » en droit canon et en droit civil tous deux héritiers du droit romain, depuis l’empereur Constantin, qui créa l’église de Rome et le Vatican au IVème siècle.

 

A lire:

De l’origine du génocide

« A découvert: Génocide au Canada passé et présent », Introduction, 1ère partie

« A découvert: Génocide au Canada passé et présent », Introduction, 2ème partie

 

— Résistance 71 —

 

La farce de la commission canadienne sur la vérité et la réconciliation (TRC)

 

Bill Annett

 

24 Août 2013

 

url de l’article original:

http://dissidentvoice.org/2013/08/the-farce-of-canadas-truth-and-reconciliation-commission/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’an dernier, lorsqu’un comité des Nations-Unies donna une claque sur la main du Canada pour la façon dont il avait traité les personnes indigènes, une réponse du juge Murray Sinclair s’en suivit, Sinclair président de la Commission pour la Vérité et la Réconciliation du Canada (TRC) ; une réponse qui prît la forme d’une photo de propagande et un “rapport intérimaire” à l’université Simon Fraser de Vancouver. Le même jour, comme une contre-partie englobant l’atrocité de l’histoire canadienne, à L’Université de Colombie Britannique (UBC), de l’autre côté de la même ville de Vancouver, une déclaration intéressante prenant à contre-pied la propagande gouvernementale y était délivrée.

Elle figure ci-dessous avec mon commentaire intrusif. Ce qui est d’autant plus stupéfiant est que UBC devrait dans ce cas précis endorser le rôle du paragon de la liberté d’expression. Car c’est cette institution qui, ayant qualifié Kevin Annett (le fils de l’auteur, nous indique l’éditeur de l‘article) d’un B.A en anthropologie et d’un Masters en Histoire et un autre de son école de théologie, rejeta sa thèse de doctorat (Ph.D) parce que sa dissertation abordait les desseins criminels de l’Église Unifiée du Canada, qui l’avait excommunié et ruiné sa vie, ainsi que les acquisitions du géant forestier MacMillan Bloedel (enfant illégitime de l’entreprise Weyerhaeuser de Seattle), dont les deux organisations sont prominentes parmi les bâilleurs de fonds de l’université et également ayant une présence sans faille dans son comité directeur, et au bureau du chancelier.

La dissertation rejeté de Kevin Annett et les trois livres qu’il a publiés depuis sur son contenu ont tout donné et plus en infomation et ce, sans que cela coûte le moindre sou aux contribuables canadiens, à l’encontre de ce que la commission TRC devait sortir, diluer et compiler dans un verbiage creux politiquement correct vingt ans plus tard. Mais ces 115 pages anorexiques ont pourtant coûté aux contribuables canadiens la modique somme de 68 millions de dollars !

*****

Pour nos amis lecteurs qui se mettent à la page un peu tard, incluant les quelques 29,9 millions de Canadiens qui doivent se mettre franchement à la page, car étant trop occupés avec les aventures des stars du Rock et des scores et évènements du hockey canadien, commençons par le début:

Le 1er Octobre 2011, dans une petite ville de la province canadiene de l’Ontario appelée Brantford, des anciens de la nation Mohawk notoirement indépendante, ont tiré le bouchon de vidange de l’évier sur un gouvernement fédéral indifférent et indécis et commencèrent les excavations d’une des nombreuses fosses communes connues à des fins médico-légales et ce afin d’exposer enfin la fange horrible d’un siècle et demi de “pensionnats indiens” (Indian Residential Schools dans le texte) mis en place par les autorités fédérales et gérés par l’église et leur litanie reconnue de crimes contre l’humanité.

Travaillant étroitement avec la Nation Mohawk se tenaient les sept pays qui soutiennent le tribunal international pour les crimes de l’église et de l’état (Internatioal Tribunal into the Crimes of the Church and State, référé ci-après comme ITCCS), maintenant actif dans plus de 20 pays du monde, ainsi que son co-fondateur le révérend Kevin Annett, ancien prêtre de l’Église Unifiée du Canada, renvoyé en 1995 parce qu’il refusa de jouer le jeu de son église sortant du sentier étroit de la “voie de dieu” et essayant de cacher son agenda meurtrier et ses malversations immobilières impliquant les territoires indiens.

Une équipe médico-légale a déjà déterré la preuve claire et sans équivoque de l’existence de l’inhumation d’humains. De petits humains… Des enfants. Tout comme l’a documenté Kevin Annett depuis vingt ans.

L’enquête médico-légale a commencé sur les lieux du plus vieux “pensionnats pour Indiens” du Canada, le pseudonyme hilarant donné aux 141 maisons de pêchés gérées par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada pendant au moins 120 ans et ce à l’instigation du gouvernement colonial fédéral.

Toutes les “écoles” étaient les mêmes. Administrées et gérées comme des prisons pour enfants, par des crétins issus de la clique usuelle et dont l’histoire abominable est constamment ignorée par les officiels du Canada et leur populace endormie.

L’histoire de Kevin Annett est tellement connue que les médias canadiens si courageux et après lui avoir donné tout juste une petite attention dans les années 90, ont permis depuis longtemps qu’elle disparaisse du cycle des nouvelles et infos et mettent en valeur des problèmes bien plus intéressants comme les joutes d’élèves avec des parlementaires, la corruption furtive de sénateurs à la retraite et la question du doit-on ou pas exploiter le gaz de schiste…

Frustrée par le blanchiment continuel et le mensonge personnifiés par la Commission pour la Vérité et la Réconciliation, la Nation Mohawk souveraine de Grand River a commencé elle-même à déterrer les restes des enfants afin de “finalement leur donner une véritable sépulture et amener à la justice ceux qui les ont assassinés,” d’après l’ancien Mohawk et chef traditionnel Bill Squire.

Les indications initiales au premier jour des fouilles ont confirmé les rapports de témoins oculaires concernant les morts et enterrements de beaucoup d’enfants à l’école de Brantford et des tentatives de couvrir à la fois ces incidents et les dépouilles des victimes.

Ce qui nous amène à la plus récente déclaration faite à UBC. Tandis que le juge Murray Sinclair renforçait bec et ongles la vérité et la réconciliation, le professeur Neil Keating de l’université de l’état de New York, en tant que curateur et de concert avec l’artiste Mohawk R.G Miller, ont fait cette déclaration qui fut lue à la conférence d’UBC:

“Je suis R.G. Miller un artiste des Six Nations (Iroquoises) du territoire de Grand River et j’ai été placé au pensionnat du Mohawk Institute Indian Residential School (alias le trou à fange) à l’âge de 2 ans. On m’y a gardé durant les 11 années suivantes durant lesquelles j’ai fait l’expérience en première main, de ce qu’il se passait dans les pensionnats pour Indiens: les viols récurrents, la violence physique et psychologique, la mal-nutrition et la privation d’amour. Je suis devenu un artiste-peintre, mais je n’oublierai jamais ce qui m’est arrivé dans le Trou à Fange.

En 2008, j’ai finalement exprimé mes souvenirs dans mon art et avec la collaboration du professeur Neil Keating en tant que curateur, j’en ai fait une large exposition qui dit la vérité sur mon expérience et invite les autres survivants à dire la leur. Bien que l’exposition fut bien reçue par le public, l’État (incluant la commission TRC) l’a complètement ignoré ; quand nous avons tenté de voyager et d’exposer à travers le Canada, nous avons constaté que bien peu d’institutions ont manifesté le désir de l’héberger.

Quand nous avons envoyé une demande de soutien  à la TRC documentant l’exposition en tant qu’activité commémorative, cette demande fut mystérieusement égarée… Quand nous avons donné une présentation invitée de l’exposition et de sa signification à la Galerie Nationale d’Ottawa, on nous a demandé de quitter les lieux de manière impolie et nous avons été littéralement jeté dehors. Nous voyons en tout cela l’œuvre évasive du gouvernement.

Nous pensons que la Commission pour la Vérité et la Réconcilation (TRC) du Canada est une escroquerie et une honte nationale à la fois pour les peuples indigènes et pour les citoyens canadiens non-autochtones. Nous disons cela parce que nous ne voyons aucune preuve que la commission dit la vérité, ni même qu’elle pose la seule bonne et honnête  question qui compte de fait vraiment : Le programme des pensionnats Indiens au Canada était-il un programme de génocide ?

L’expérience et la recherche auxquelles nous avons accès soutiennent l’hypothèse du génocide et suggèrent une intention de détruire des groupes nationaux de personnes distinctes afin de saisir leurs terres, territoires, et leurs ressources. Nous suspectons que le résultat de cette TRC sera un compte-rendu tout aussi restreint qui ignorera la question honnête, tout comme elle a ignoré mon art.

Nous pensons que les résultats tronqués de la TRC sont symptomatiques d’un malaise national bien plus grand, qui perdure de manière non traité et empire. Nous n’en avons pas fini et nous sommes en train de chercher des voies alternatives afin d’amener tout ceci à l’attention nationale et internationale (NdT: La simple traduction de ceci est déjà une petite preuve de l’attention internationale que cela mérite…), Nous pensons que cette exhibition montre plus de vérité que la TRC est capable de soutenir. Nous invitons la commission à prouver que nous avons tort.”

Depuis la création de la TRC en 2009, moi-même et d’autres avons essayé de résumer et d’exposer cette farce chorégraphiée à l’échelle fédérale dans son financement et par ses distingués invités, et forçant les témoins des affaires de Winnipeg, Inuvik, Halifax, Port Albeni et Prince Albert de payer leurs propres dépenses inhérentes, aussi du comment les survivants sélectionnés sont entraînés à ce qu’ils doivent dire et comment, de ne pas nommer des gens particuliers des églises ou (que les cieux l’interdisent..), des figures gouvernementales ; comment la politesse forcée pour les témoins se passe tandis que les caméras des chaînes de TV nationales de la CBC tournent, comment la cruauté et la condescendence leurs sont montrées, répliquant ainsi le traumatisme chez les victimes plutôt que la “cicatrisation”. Au bout du compte:  des solutions ridiculement fades sont appliquées en cataplasmes sur notre histoire d’horreur nationale.

Le révérend Kevin Annett n’a que peu de temps à consacrer à ce non-sens total de la commission officielle du Canada. Il a vécu le sujet de son étude depuis 20 ans et il en a accumulé les cicatrices mentales, émotionnelles, financières et physiques pour le prouver. Il a fourni bien plus de documentation gratuitement aux contribuables canadiens dans ses trois livres et son documentaire primé à plusieurs reprises, que cette laborieuse compilation de 115 pages chétives de témoignages soigneusement censurés et produites pour la modique somme de 68 millions de dollars des impôts des citoyens canadiens, somme dépensée à cet effet par la TRC ces quatre dernières années.

Quant au témoignage artistique profond de R.G. Miller, il a été évoqué dans son excellente exposition (bien que supprimée), qui devrait être un point d’inflexion nationale pour nous tous, ensemble avec la voix du curateur, le professeur Neil Keating et leur déclaration phare concernant la véritable nature de cette farce jouée aux dépends du citoyen/contribuable canadien, nous ne pouvons que dire que les efforts de Kevin Annett ne peuvent pas être en meilleure compagnie.

Alors que j’écris ceci, Kevin Annett va retourner en Europe, dans l’extension continue d’une mission qui a dépassée le travail des neuf nations représentant la cour internationale de droit commun des citoyens, au Canada, en GB et à Rome, pour crimes contre l’humanité. Plus d’un pays européen a manifesté un intérêt, pays dont les cours de justice, avec une jurisprudence en Espagne, pourraient éventuellement faire écho des condamnations qui y ont eu lieu.

L’histoire nous enseigne qu’au travers de l’inertie et du manque de communication, les peuples sont lents à bouger. Mais tôt ou tard… Ils bougent toujours…

8 Réponses to “Génocide d’enfants indiens au Canada… Quand la collusion criminelle de l’état et des églises génère la farce de la « réconciliation »…”

  1. Doctorix Says:

    En 1909, le Dr Peter Bryce , surintendant médical général pour le ministère des Affaires indiennes (DIA), a indiqué au ministère que entre 1894 et 1908, les taux de mortalité dans certaines écoles résidentiels dans l’Ouest canadien variait de 30% à 60% sur cinq ans (qui est, cinq ans après l’entrée, 30% à 60% des étudiants étaient morts, ou 6-12% par an). Ces statistiques ne deviennent publiques qu’en 1922, quand Bryce, qui ne travaille plus pour le gouvernement, a publié The Story of a National Crime.

    même la version de wikipedia, pas vraiment souvent objectif, est édifiante:
    http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Indian_residential_school_system
    Ailleurs:
    En ce qui concerne la santé des élèves, la rapport indique que 24 pour cent de tous les élèves qui étaient dans les écoles ont été connus pour être des morts, tandis que d’une école sur la Réserve de File Hills, qui a donné un rapport complet à ce jour, 75 pour cent, étaient morts à la fin des 16 années écoulées depuis l’ouverture de l’école.
    http://www.archive.org/stream/storyofnationalc00brycuoft/storyofnationalc00brycuoft_djvu.txt
    La tuberculose avait bon dos.
    Beaucoup de pudeur dans la qualification de « genocide culturel », ne trouvez-vous pas?
    Nombreux articles ici:
    https://www.google.com/search?q=R.G.+Miller&oq=R.G.+Miller&aqs=chrome..69i57&sourceid=chrome&espvd=210&ie=UTF-8#q=Indian+Residential+Schools+g%C3%A9nocide

    • Absolument, il faut lire le bouquin de Kevin Annett… tout y est… Son bouquin dont nous avons traduit récemment de larges ectraits de la (longue) introduction est ici en français… seuls manquent les appendix. Nous en avons traduit un (4[b]) de l’édition de 2010 que nous publierons bientôt.
      A lire absolument parce que le colonialisme c’est çà:

      http://www.scribd.com/doc/102694989/Silence-de-l-Histoire-Sur-l-Holocauste-Canadien-Kevin-Annett

      Faudrait chercher un peu le cas des pensionnats français pour voir, ces histoires d’horreur sont à notre sens universelle au travers de l’occident colonial arrogant, coercitif et eugéniste…

  2. 30 septembre 2013 : Un dirigeant de ITCCS Steve Finney a été mis en prison illégalement sans inculpation et a été agressé : http://eglisesetpedophilie.blogspot.fr/

    URGENT ACTION IS NEEDED! – Key ITCCS activist arrested : https://www.youtube.com/watch?v=VZgdMU3LKtU

    • Oui, il a été relâché aujourd’hui après une campagne militante et l’intervention d’ONG des droits de l’Homme auprès du procureur général de l’Ontario. Il n’y avait absolument aucune charge possible retenue contre lui, arrestation abusive et le procureur le savait pertinemment.
      Espérons qu’il porte plainte pour d´´tention abusive, il a été tabassé par la police locale…

  3. […] Remercions quoi qu’il en soit le rapport de la commission qui implique fortement que plus de recherche historique doit être entreprise car nécessaire. En Afrique du Sud, un tel processus fut mené par la Truth and Reconciliation Commission (NdT: même nom pour la commission canadienne, qui est une véritable farce…) […]

  4. […] et aseptisée pour le mettre en scène de façon honteuse et au Canada on lave plus blanc dans « La Vérité et la Réconciliation ». Mais le refus des Canadiens d’accepter d’être tenus responsables de leur propre histoire […]

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