Archive pour septembre, 2013

Impérialisme pays du goulag levant (ex-USA): Le discrédit d’Obama à l’ONU…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 26 septembre 2013 by Résistance 71

Obama à l’ONU: Une défense de l’agression unilatérale

 

Bill Van Auken

 

25 Septembre 2013

 

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-12661.html

 

Le président Barack Obama a prononcé son cinquième discours lors d’une séance d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies jeudi, mêlant une rhétorique sentencieuse sur la démocratie et l’humanitarisme à des menaces très claires d’agression américaine.



Pendant que les médias étaient omnibulés par la question de savoir si le président américain monterait une poignée de mains avec son homologue iranien Hassan Rouhani – un geste sans implications sérieuses que les iraniens auraient refusé d’après les journalistes – le contenu réel du discours de 50 minutes prononcé par Obama était l’exposition d’une doctrine de politique étrangère d’après laquelle Washington s’arrogeait le droit d’intervenir militairement au Moyen-Orient comme il l’entend pour protéger ses « intérêts fondamentaux. »

Ce discours a clairement montré que le « tournant vers la diplomatie » par rapport à la Syrie et à l’Iran représentait non pas une évolution fondamentale s’éloignant de la politique prédatrice menée par l’impérialisme américain dans la région à travers les guerres de la dernière décennie, mais plutôt un changement de tactique imposé au gouvernement Obama par l’apparition d’une opposition populaire très large et imprévue à l’égard d’une nouvelle guerre d’agression au Moyen-Orient.

Ce renversement politique explique le ton nettement sur la défensive, parfois apitoyé sur soi-même, du discours d’Obama, qui accumulait les plaintes sur la manière dont Washington serait diffamé et incompris.

Avant de se concentrer sur les cibles d’une attaque imminente des États-Unis – la Syrie et l’Iran – Obama a porté à son propre crédit la création d’un monde « plus stable » durant ses cinq ans à la Maison Blanche. Il a mentionné le retrait de toutes les troupes américaines d’Irak – imposé à Washington par le refus de l’Irak de signer un accord qui aurait accordé à l’armée américaine une immunité pour ses crimes de guerre – et la fin prochaine de la guerre en Afghanistan, où le Pentagone prévoit de maintenir 20 000 soldats et des bases permanentes.

Il s’est vanté de ce que son gouvernement a « limité l’usage des drones pour qu’ils ne visent que ceux qui constituent une menace imminente » et les utilise dans des conditions où « il y a une quasi-certitude de ne faire aucune victime civile. » Une absurdité étant donné que rien qu’au Pakistan on estime à plus de 2500 les personnes tuées dans les frappes de drones, la plupart des civils ; et la grande majorité ont été tués sous Obama.

L’émergence du président américain dans le rôle d’« assassin en chef, » ordonnant des meurtres à distance, est la manifestation la plus frappante de la criminalité mondiale de l’impérialisme américain.

Le président américain a également inscrit à son actif le fait de « travailler diligemment à fermer la prison de Guantanamo Bay, » qui reste ouverte près de cinq ans après qu’il ait promis de la fermer ; les détenus y sont soumis à la torture d’une alimentation forcée et les hommes que la CIA a torturé passent en jugement devant des tribunaux militaires qui peuvent leur infliger la peine de mort.

En dépit de ces prétendues avancées pour la paix et la stabilité, Obama a admis que « le danger persist[ait], » y mettant les attentats terroristes d’Al Qaïda, les conflits sectaires et « le risque de dissémination des armes de destruction massives. » Toutes ces tendances, a-t-il affirmé, convergent le plus fortement en Syrie.

A écouter les remarques du président américain, personne ne se douterait que Washington utilise et arme Al Qaïda en Syrie, comme il l’avait fait en Libye en 2011 où il s’en était servi comme d’un intermédiaire dans sa guerre de changement de régime, ni qu’il y a délibérément, et dans le même but, attisé le sectarisme avec ses alliés arabes du Qatar et d’Arabie saoudite.

Il a également réitéré ses affirmations infondées selon lesquelles Bashar el-Assad était responsable des attaques à l’arme chimique du 21 août dans la banlieue de Damas et a défendu sa « volonté d’ordonner une frappe limitée » contre la Syrie, en s’appuyant sur sa conviction que c’était « dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis. »

Tout en affirmant que les preuves de la culpabilité du régime dans l’incident du 21 août seraient « écrasantes », Obama n’a donné aucune explication des raisons pour lesquelles Washington a refusé de présenter ses preuves aux Nations unies. Le régime syrien et la Russie ont tous deux accusé les « rebelles » soutenus par les États-Unis d’avoir organisé l’attaque dans le but d’en faire porter la responsabilité au régime et de provoquer une intervention militaire des Etats-unis.

Chapitrant la Russie pour son opposition à une guerre unilatérale et illégale des États-Unis contre la Syrie, Obama a affirmé : « Nous ne sommes plus dans une guerre froide. Il n’y a aucun grand jeu à gagner, et l’Amérique n’a pas non plus d’intérêts en Syrie au-delà du bien être de son peuple. »

Il existe une longue histoire de bombardements des peuples « pour leur bien » par les Etats-unis. Il va sans dire que d’autres intérêts sous-tendent ces interventions. La référence d’Obama au « grand jeu » – le terme utilisé pour décrire la rivalité entre l’impérialisme britannique et l’empire russe pour la domination de l’Asie centrale – est révélatrice. Ce sont précisément des intérêts prédateurs de cet ordre qui sont en jeu en Syrie, où Washington cherche à faire tomber le régime d’Assad pour le remplacer par un gouvernement à sa botte ; le but est d’isoler et d’affaiblir l’Iran qu’il considère comme un rival empêchant son hégémonie dans les régions riches en ressources énergétiques et stratégiquement vitales du Golfe persique et d’Asie centrale.

Obama a insisté sur l’idée que l’accord obtenu entre Washington et Moscou sur le désarmement chimique du régime syrien devrait être soutenu par « une résolution forte du Conseil de sécurité » suivie de « conséquences » pour la Syrie si elle ne respectait pas le calendrier de destruction de ses armes chimiques. Washington et ses alliés poussent à l’adoption d’une résolution fondée sur le chapitre 7 de la Charte des Nations unies qui autoriserait l’usage de la force. La Russie a affirmé catégoriquement qu’elle opposerait son veto à toute mesure de ce genre.

« Si l’on ne peut même pas se mettre d’accord là-dessus, » a dit Obama, « alors cela montrera que les Nations unies sont incapables de faire respecter la loi la plus élémentaire du droit international. » Voilà les prétextes qu’il compte utiliser pour justifier une attaque unilatérale par les Etats-unis.

L’essentiel du reste du discours d’Obama concernait l’Iran et les allégations infondées des États-Unis selon lesquelles ce pays développerait des armes nucléaires. Malgré sa déclaration sur la « voie diplomatique » qui devait « être essayée » dans les relations américano-iraniennes, les remarques d’Obama ont consisté largement en ultimatums posés à Téhéran, la menace implicite de la force militaire et une absence de proposition concrète de lever les décennies de sanctions imposées à l’initiative des Etats-Unis ; des sanctions que Rouhani, dans son discours à l’Assemblée générale, a décrites comme « tout simplement violentes, » ajoutant, « ce sont les gens ordinaires qui sont victimes de ces sanctions. »

Au coeur du discours d’Obama, et démentant tout son blabla sur la démocratie et l’humanitarisme, il y avait une définition franche de « la politique américaine envers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. »

« Les États-Unis d’Amérique sont prêts à se servir de tous les éléments de leur puissance, y compris la force armée, pour sécuriser leurs intérêts essentiels dans la région, » a-t-il dit. Il a également mentionné le terrorisme et les armes de destruction massives – le faux prétexte pour l’invasion de l’Irak – ajoutant que « partout où ce sera possible » Washington « respectera la souveraineté des nations, » et partout où ça ne le serait pas, « nous agirons directement. »

Le fait que la politique militariste de Washington soit affirmée aussi ouvertement aux Nations unies est une indication de plus du développement incontrôlé de l’impérialisme américain et du danger croissant que les menaces américaines envers la Syrie et l’Iran ne se transforment en guerre dans toute la région et même en conflit mondial.

Obama a inclu une pique à l’attention du président russe Vladimir Poutine, lequel l’avait critiqué pour avoir déclaré dans son discours sur la Syrie, au début du mois, que la propension de Washington à agir militairement partout où il le jugeait bon faisait des États-Unis une nation « exceptionnelle ».

« Je crois que l’Amérique est exceptionnelle, » a déclaré Obama mardi. « En partie parce que nous avons démontré notre volonté, par le sacrifice du sang et celui de nos moyens, de défendre non seulement nos propres intérêts égoïstes, mais aussi l’intérêt de tous. »

Outre la prétention intéressée de Washington à dire que les interventions militaires sans fin – de la Somalie aux Balkans, en passant par Haïti, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Irak, le Yémen, l’Afrique centrale et d’autres rien qu’au cours de ces deux dernières décennies – seraient dans « l’intérêt de tous », cet usage de la notion d’exceptionnalisme américain trahit une ignorance de l’Histoire qui est, sans le vouloir, révélatrice.

Historiquement, cette affirmation de « l’exceptionnalisme » a été développée par les historiens et sociologues bourgeois pour expliquer pourquoi les États-Unis, contrairement aux nations de la « vieille Europe », n’avaient pas connu l’apparition d’un mouvement socialiste de masse dans la classe ouvrière. Cela était attribué en grande partie à l’absence de passé féodal et d’aristocratie accrochée à ses privilèges, aux ressources naturelles abondantes et à une tradition politique qui prônaient des vertus égalitaires. Tout cela aurait contribué à l’absence des fortes inégalités sociales et de la polarisation en classes qui existaient ailleurs.

Maintenant, « l’exceptionnalisme » américain est invoqué non pour glorifier la richesse et les institutions démocratiques américaines, mais pour justifier le militarisme américain – le moyen par lequel l’impérialisme américain cherche, de plus en plus, à compenser son déclin économique par rapport aux autres puissances. Cela témoigne de la profondeur de sa crise politique, et des implications révolutionnaires des changements d’ensemble survenus dans les relations sociales au cours des trente cinq dernières années et qui ont transformés les États-Unis en l’une des nations socialement les plus inégalitaires de la planète.

Ni les médias ni personne dans son public de l’ONU n’a fait attention au tout début des remarques d’Obama où il a proclamé le succès des « tentatives de reprise » après l’effondrement financier de 2008. « Aujourd’hui, des emplois sont créés, les systèmes financiers sont stabilisés et les gens sont une fois de plus tirés de la pauvreté, » a-t-il déclaré.

En fait, la « reprise » actuelle est un succès qui ne concerne en grande partie que le un pour cent le plus riche de la population. D’après un rapport récent, celui-ci a bénéficié de 95 pour cent de toutes les augmentations de revenus entre 2009 et 2012. En même temps, le dernier recensement montre que le revenu moyen des ménages est tombé à son plus bas niveau en un quart de siècle. Pas moins d’un tiers de la population américaine est tombé dans la pauvreté à un moment ou un autre de la même période.

 

Impérialisme et oppression…

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La tyrannie de Washington

 

Paul Craig Roberts

 

24 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/24/washingtons-tyranny-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le criminel de guerre barack obama a déclaré son “offuscation” au sujet des 62 morts associées à la prise de la galerie marchande de Nairobi au Kenya par des combattants de l’organisation Al Shabab. Mais cette attaque est de la faute d’obama. Le porte-parole d’Al Shabab a dit que l’attaque de Nairobi était en réponse à l’envoi de troupes kenyanes pour combattre en Somalie. Ces troupes kenyanes furent bien sûr envoyées en Somalie en résultat de pressions de Washington.

De la même manière que la violence au Mali est le résultat des combattants qu’obama a utilisé contre Kadhafi se déplaçant au Mali, la violence de Washington contre la Somalie a résulté en cette attaque de la galerie marchande de Nairobi.

Ce fait nous interpelle avec la question qui n’est jamais posée: Quel est le véritable agenda de Washington et de sa “guerre contre la terreur” ? La pressetituée occidentale ne pose jamais cette question pourtant vitale,  ni du reste les corps législatifs occidentaux.

Washington a offert un certain nombre de justifications pour ses guerres depuis douze ans. L’une d’entre elle est que Washingon déracine le terrorisme pour protéger les Américains d’évènements comme celui du 11 Septembre. Une autre est que “les dictateurs” doivent être renversés et remplacés par la “liberté et la démocratie”. Encore une autre est la fausse accusation de possession “d’armes de destruction massive” (Irak) et l’utilisation “d’armes de destruction massive” (Syrie).

Aucune des accusations de Washington ne peut tenir une analyse si superficielle soit-elle. Aucun des gouvernements que Washington a renversés et chercher à renverser sont des états terroristes. De fait, certains ne sont même pas des gouvernements islamistes. L’Irak de Saddam Hussein était séculier, tout comme l’est la Syrie d’Al-Assad.

Les explications de Washington pour assassiner des Pakistanais et des Yéménites avec ses drones sont mêmes des plus nébuleuses. De plus, utiliser l’armée veut dire tuer des citoyens de pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont même pas en guerre, cela est dénué de toute légalité.

Quand obama monte sur ses grand chevaux de la moralité au sujet des morts en Syrie ou à Nairobi, son hypocrisie est absolument impressionnante.On penserait qu’obama serait honteux. L’armée égyptienne, qui est financée de 2 milliards de dollars annuels par Washington, vient juste de renverser le premier président élu de l’histoire de L’Egypte, de banir le parti politique que les Egyptiens ont mis au pouvoir par voie électorale, et de confisquer les biens et possessions dudit parti.

L’armée égyptienne financée par Washington a abattu dans la rue bien plus de citoyens protestant contre le renverseemnt du gouvernement par un coup d’état militaire que de personnes tuées dans l’attaque de Nairobi ; mais nous n’entendons rien de Washington ou d’obama au sujet du besoin de soutenir la démocratie en Egypte. (NdT: On peut toujours argumenter sur la racine “démocratique” de la secte des frères musulmans, mais Roberts a raison ici de souligner l’habituel deux poids deux mesures de l’occident en général en matière politico-économique…)

Lorsque le parlement britannique a voté en défaveur de couvrir une attaque criminelle d’obama en Syrie, le parlement a créé un espace favorable pour que le président russe Poutine résolve la situation syrienne en obtenant du président Al-Assad de rejoindre l’organisation de prohibition des armes chimiques et qu’il tourne toutes ses armes chimiques à une instance internationale.

Le régime va t’en guerre d’obama fut offusqué que l’attaque militaire de la Syrie eut été bloquée. Washington et le lobby israélien se sont déchaînés pour diaboliser le président Poutine qui orchestrait la paix au lieu de la guerre. Le régime obama essaie de bloquer l’accord en insistant pour l’incorporation d’une résolution de l’ONU qui impliquerait une opportunité pour attaquer la Syrie si Washington n’était pas convaincu que toutes les armes chimiques fussent rendues.

Le monde entier sait bien que Washington mentira de nouveau comme un arracheur de dents, en disant que les armes n’ont pas été rendues en totalité et utilisera cela pour tenter de faire passer en force une résolution pour commencer une nouvelle guerre. Le ministre des AE russe Sergueï Lavrov a publiquement déclaré que Washington essaie de faire chanter la Russie pour qu’elle accepte le potentiel d’une intervention militaire totale en Syrie comme faisant partie de l’accord.

Jusqu’au XXIème siècle, Washington faisait ses incessantes activités néfastes contre les autres et autres nations en secret et hors de vue. Au XXIème siècle, les régimes criminels de bush et obama ont ouvertement démontré leur mépris pour la loi internationale, la loi américaine et les droits de l’Homme.

La condescendence et l’arrogance inondent la “super-puissance”. Les Etats-Unis sont détestés du monde. Au sommet de l’ONU le 23 septembre, le président brésilien a dénoncé le régime obama pour sa “violation du droit international”, révélée par l’affaire d’espionage international. Le président bolivien Evo Moralès est en train de déposer une plainte officielle contre le régime obama pour “crimes contre l’humanité”.

Quand le monde regarde Washington, il ne peut pas faire la différence entre Washington et les dictatures que Washington attribue à d’autres pays. Le régime de Washington a déclaré qu’il était au-dessus des lois et de la Constitution et qu’il possède le pouvoir de faire détenir tout citoyen indéfiniment et de l’assassiner sans autre forme de procès. Ces pouvoirs comprennent les conditions nécessaires et suffisantes de la dictature.

Qui libèrera les Américains de la tyrannie de Washington ? Qui renversera la branche exécutive de cette dictature et ramènera liberté et démocratie à l’Amérique ?

 

Crise économique: Les chiffres dont ne parle pas la pressetituée…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 26 septembre 2013 by Résistance 71

Ceci s’applique à la France, les chiffres officiels sont totalement bidons… et cela ne va pas aller en s’améliorant, au contraire… Le but est le chaos économique et l’avènement de la gouvernance mondiale ne l’oublions jamais. Cela passe par le chaos politico-économique.

— Résistance 71 —

 

Crise la génération sacrifiée

 

Oleg Serveguine

 

24 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2013_09_24/Une-generation-a-trois-negations-4898/

 

L’abréviation anglaise « NEET » est un homonyme de la négation russe « niet » (non), et en principe le sens des deux mots s’y ramène. Le premier, introduit par le gouvernement britannique et repris par le lexique statistique d’autres pays d’Europe, signifie la jeunesse exclue dans le contexte de crise : « Not in Education, Employement or Training » (Ni instruction, ni emploi, ni formation).

« C’est la plus récente de la longue série d’informations effrayantes : le nombre des chômeurs parmi les jeunes a représenté en Italie 39 %, établissant ainsi un nouveau record. » C’est par cette constatation peu réjouissante que le journal allemand Neues Deutschland commence son article titré « la génération perdue de l’Europe ». En publiant ces « informations effrayantes », le périodique avait en vue les nouvelles données statistiques publiées ces jours-ci par l’Eurofound (Fonds européen d’amélioration des conditions de vie et de travail).

L’avenir de l’Europe, indique le rapport du Fonds, dépend de ces 94 millions d’habitants âgés de moins de 24 ans. C’est sur eux que reposera la responsabilité de la prospérité des générations de leurs aînés. Mais ce qui est particulièrement injuste, c’est que se sont précisément les jeunes qui sont frappés par la crise, concluent les experts d’Eurofound.

D’après le fonds, l’Union européenne compte 7,5 millions de jeunes gens de 15 à 24 ans et 6,5 millions de 25 à 29 ans, évincés à la périphérie du marché européen de l’emploi et de l’instruction. Ce sont ceux qui forment la catégorie sociale « NEET ».

Comme l’apprend Neues Deutschland, la Commission Européenne étudie actuellement le projet de ce qu’on appelle une « garantie pour les jeunes ». Son but est d’assurer à chaque jeune de moins de 25 ans une possibilité d’obtenir un emploi en l’espace de 4 mois après la fin des études ou une perte d’un emploi. Mais où en trouver, si, disons, en Espagne ou en Grèce, le chômage parmi les jeunes dépasse 50 %, s’interroge le journal.

Oleg Barabanov, chef de la chaire de la politique de l’UE et du Conseil de l’Europe du MGIMO critique les actions des fonctionnaires à Bruxelles.

« L’Union Européenne a adopté un programme spécial censé optimiser la politique de l’emploi, y compris parmi les jeunes, – dit le professeur. Mais de l’avis de la plupart des experts, ce programme a échoué. Et ensuite la crise a éclaté. On comprend qu’à présent, des organisations de jeunes et les universités en Grèce, en Italie et dans d’autres pays de l’UE sont des centres de protestation contre une politique aussi myope. »

Andrea Nahles, secrétaire générale du SPD, a qualifié de risible la somme de six milliards d’euros prévue dans le budget à long terme de l’UE pour le soutien aux jeunes.

The Guardian britannique a récemment cité l’OCDE qui constate que l’UE « avait fait échouer le contrat social » avec les jeunes. Il serait curieux de savoir si ne serait-ce qu’une seule des trois négations disparaitra pour la génération « NEET » ?

 

 

Hypocrisie internationale: Armes chimiques… vous avez dit armes chimiques ?..

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 26 septembre 2013 by Résistance 71

Et si on parlait des armes chimiques en Israël ?

 

Jonathan Cook

 

24 Septembre 2013

 

url de l’article :

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14015

 

Le plan d’inspection et de destruction des armes chimiques de la Syrie attire l’attention sur les armes de destruction massive (ADM) non déclarées d’Israël.

Les responsables israéliens semblent de plus en plus nerveux, craignant que les efforts internationaux pour détruire les armes chimiques syriennes ne servent de prélude à des exigences pour qu’Israël élimine ses propres ADM non déclarées.

Israël maintient ce qu’il appelle « une posture de l’ambiguïté » sur la question de savoir s’il dispose d’armes nucléaire ou chimiques. Mais ce État est très fortement soupçonné de disposer d’un grand arsenal de bombes nucléaires, soustrait à toute surveillance internationale, et il existe de forts soupçons qu’il ait secrètement développé un programme d’armes chimiques.

Ces préoccupations se sont renforcées après la divulgation ce mois-ci d’un rapport confidentiel de la CIA suggérant qu’Israël avait constitué un stock important d’armes chimiques dans les années 1980. Israël a refusé à la fois de signer le Traité de non-prolifération de 1968, portant sur la réglementation des armes nucléaires, et de ratifier la Convention sur les armes chimiques de 1993, laquelle oblige les États à soumettre à une surveillance internationale et à détruire les agents chimiques en leur possession.

Au cours des derniers jours, d’autres pays du Moyen-Orient ont pris une série d’initiatives pour attirer l’attention internationale sur les ADM d’Israël.

Ces efforts ont suivi la ratification de la Convention sur les armes chimiques par Damas la semaine dernière, et l’annonce ce week-end d’un calendrier convenu entre la Russie et les États-Unis pour débarrasser la Syrie de ses stocks de substances chimiques d’ici le milieu de l’année prochaine.

Israël est aujourd’hui l’un des seuls six États qui refusent d’appliquer la Convention, avec dans la liste l’Égypte, le Myanmar, l’Angola, la Corée du Nord et le Sud Soudan. Cela a suscité des inquiétudes qu’Israël ne devienne rapidement un État paria sur la question.

Le journal quotidien Haaretz a rapporté cette semaine que la perspective que des pressions internationales ne s’exercent sur Israël pour connaître la vérité sur ses stocks d’ADM « tenait éveillés toute la nuit pas mal de hauts responsables de la défense israélienne ».

Shlomo Brom , un ancien général israélien et maintenant chercheur à l’Institut d’études de sécurité nationale à l’Université de Tel Aviv, a qualifié « d’imprudente » la politique actuelle d’Israël sur les armes chimiques.

« La réalité au Moyen-Orient a changé depuis qu’Israël a refusé de ratifier la convention. Il n’y a plus aucune bonne raison pour Israël de rester avec la poignée de régimes qui s’opposent à lui. »

Cette semaine, les États arabes ont présenté une résolution devant l’organisme de surveillance nucléaire des Nations Unies, l’Agence internationale de l’énergie atomique, demandant à Israël de placer ses installations nucléaires sous le régime d’inspection de l’AIEA dans le cadre du projet d’instaurer une zone sans armes nucléaires dans la région.

Le Traité de non- prolifération des armes nucléaires, qu’Israël a refusé de signer, a été élaboré en 1968, un an après Israël ait très certainement produit sa première ogive nucléaire.

« Mesures graves »

Un rapport publié ce dimanche par deux experts en prolifération a évalué qu’Israël avait construit un total de 80 bombes nucléaires jusqu’à 2004, année où il a semble-t-il avoir interrompu la production. Le même rapport conclut qu’Israël avait des stocks de matières fissiles suffisamment importants pour doubler le nombre de bombes à court terme.

Les responsables américains se sont cependant opposés aux États arabes à l’AIEA. Joseph Macmanus, le représentant américain à l’agence, a déclaré que la résolution « ne fait pas avancer notre objectif partagé de progrès vers une zone exempte d’ADM au Moyen-Orient. Au lieu de cela, elle sape les efforts d’un dialogue constructif vers cet objectif commun. »

Un plan égyptien préparant le terrain pour l’établissement d’une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient avait été parrainée par les États-Unis en 2010, malgré l’opposition d’Israël. Cependant, Washington a annoncé l’an dernier qu’il reportait toute action à un date ultérieure. Dans le même temps, dimanche dernier, le ministère iranien des Affaires étrangères a exhorté la communauté internationale à « prendre des mesures sérieuses » pour forcer Israël à ratifier la Convention sur les armes chimiques.

Suite à la ratification de la convention par la Syrie, son ambassadeur à l’ONU, Bachar Jaafari, a déclaré : « le principal danger des armes de destruction massive, c’est l’ arsenal nucléaire israélien », ajoutant qu’Israël possédait des armes chimiques, mais que la plupart des autres États ne sont pas prêts à en parler.

Cela peut encore changer. Les représentants du gouvernement israélien se sont dits inquiets que le secrétaire d’État américain, John Kerry, puisse exiger d’Israël la ratification du traité de non prolifération dans le cadre des efforts américains pour effacer les armes chimiques du Moyen-Orient. « Maintenant, Kerry peut expliquer que les USA ont besoin de l’aide d’Israël avec une ratification du traité interdisant l’utilisation d’armes chimiques », a rapporté le journal Haaretz .

Selon des informations parues dans les médias israéliens, les ambassades israéliennes à l’étranger ont reçu des instructions pour éluder les questions posées par les journalistes et les diplomates et liées aux armes chimiques israéliennes.

Le ministère israélien de la Défense a refusé de faire des commentaires pour Al-Jazeera, renvoyant les questions au bureau du Premier ministre. David Baker, un porte-parole de Netanyahu, a également refusé de répondre, traitant de « spéculations » toutes les interrogations. Il n’a pas voulu dire si le gouvernement israélien avait donné des directives aux responsables politiques.

Dans une déclaration publique inhabituelle, Amir Peretz, ancien ministre de la Défense, a déclaré à Radio Israël cette semaine : « J’espère beaucoup, et je suis certain, que la communauté internationale ne va pas en faire une question centrale et que nous allons maintenir le statu quo ». Contrairement à la Syrie, a-t-il prétendu, Israël était un « régime démocratique et responsable ».

Uri Avnery , un journaliste israélien et ancien homme politique, a déclaré que les Israéliens sont persuadés que leur pays possède secrètement de telles armes. « Le gouvernement israélien a toujours maintenu que Israël était une exception, qu’il s’agissait d’un gouvernement responsable et qu’il n’avait donc pas besoin de se soumettre aux conventions internationales, qu’elles soient nucléaires, biologiques ou chimiques. Les Israéliens croient qu’en raison de l’Holocauste, ils ont droit à une protection supplémentaire, ce qui signifie en pratique l’accès à tout type d’arme. »

Le secret d’Israël est, en partie, motivée par la promesse d’éviter d’embarrasser les États-Unis en déclarant posséder des armes de destruction massive. Washington en effet viole la législation américaine en continuant à verser à Israël des milliards de dollars chaque année, alors qu’Israël possède des armes nucléaires hors de tout traité de non- prolifération.

Une position à courte vue

Le refus d’Israël de ratifier la Convention sur les armes chimiques aux côtés de la Syrie « est une position à courte vue et d’utilité douteuse » , dit un éditorial du Haaretz, ajoutant qu’un changement de politique montrerait qu’Israël était prêt « à faire sa part dans l’effort général pour débarrasser la région des armes de destruction massive ».

Les soupçons qu’Israël puisse dissimuler un programme d’armes chimiques se sont renforcés à la suite d’un récent rapport du magazine américain Foreign Policy, révélant que des satellites espions américains avaient découvert une zone de stockage d’armes chimiques dans le désert du Néguev en Israël pour la première fois en 1982.

Un rapport confidentiel de la CIA de 1983 et divulgué par le même magazine, avait identifié « une probable installation de production et stockage d’agent innervant », près de la ville israélienne de Dimona, elle-même proche du réacteur nucléaire israélien. Le magazine ajoute que les industries chimiques d’Israël sont également soupçonnées d’être impliquées dans la production d’armes.

Selon des communications militaires israéliennes captées et divulguées par l’Agence de sécurité nationale américaine à cette époque, les bombardiers israéliens ont mené des missions simulant des bombardements par armes chimiques dans le Néguev .

Le rapport suggère que « plusieurs indicateurs nous amènent à croire [que les Israéliens] ont à leur disposition au moins des agents neurotoxiques persistants et non persistants, du gaz moutarde et plusieurs agents toxiques de lutte antiémeute, insérés dans des systèmes appropriés de diffusion ».

Bien qu’il ne soit pas possible de savoir si fonctionne encore le site de stockage d’armes chimiques identifié par la CIA au début des années 1980, il y a des indications sérieuses qu’Israël a continué à travailler sur des agents neurotoxiques dans les années qui ont suivi.

Israël est connu pour avoir un institut de recherche biologique à Ness Ziona, à environ 20km au sud de Tel Aviv, qui se présente comme un centre de recherche du gouvernement. Officiellement, l’institut effectue de la recherche pour la médecine et pour la défense, notamment en aidant Israël à se prémunir contre les effets d’une attaque au moyen d’ armes chimiques ou biologiques.

L’institut est cependant soupçonné d’avoir également et secrètement développé des capacités offensives, le plus célèbre de ses agents toxiques ayant été utilisé dans une tentative d’assassinat du dirigeant du Hamas, Khaled Mechaal, en Jordanie en 1997.

Mechaal, à qui des agents du Mossad avait injecté un produit toxique dans une oreille, ne fut sauvé que parce que les deux agents impliqués ont été capturés alors qu’ils étaient encore en Jordanie. Binyamin Netanyahu, le premier ministre israélien de l’époque, avait décidé de remettre un antidote en échange de la libération des deux espions.

Des armes expérimentales

Israël est fortement soupçonné d’avoir utilisé une toxine très difficile à détecter dans la mort encore inexpliquée du dirigeant palestinien Yasser Arafat en 2004.

La connexion entre Israël et les armes chimiques a également fait surface suite à un crash d’un avion israélien près d’Amsterdam en 1992.

Les médias néerlandais avaient rapporté que l’avion d’El Al transportait des quantités importantes d’un composant chimique majeur du gaz sarin, le gaz neurotoxique utilisé près de Damas le dernier mois, le gouvernement syrien ayant été largement accusé d’être responsable de l’attaque. La société américaine qui avait fourni [en 1992] le produit chimique en question, avait déclaré que la livraison devait se faire à l’Institut de recherche biologique à Ness Ziona.

Une série de rapports, dont un de la BBC au début de la deuxième Intifada palestinienne il y a dix ans, a également accusé Israël d’utiliser ce qui semblait être une forme expérimentale de gaz lacrymogène produisant des convulsions graves pour beaucoup de ceux qui l’ont inhalé.

Plus récemment, les attaques répétées d’Israël sur Gaza ont été l’occasion d’utiliser des munitions Dense Inert Metal Explosive ( DIME), un type d’arme expérimentale qui n’est pas encore couvert par les traités internationaux. Son explosion provoque de graves dommages internes aux victimes et laisse des traces de métaux cancérigènes, tels que le tungstène, dans les corps de ceux qui survivent.

En hiver 2008-09 , Israël a été largement condamné pour avoir utilisé du phosphore blanc sur des zones habitées de Gaza. Même si ce gaz est autorisé à être utilisé sur un champ de bataille pour créer un écran de fumée, le phosphore blanc est considéré comme une arme chimique lorsqu’il est utilisé dans des zones où des civils sont présents. Les éléments de cette substance chimique brûlent à travers la chair et les poumons et ils sont particulièrement difficiles à éteindre.

Sous la pression internationale, l’armée israélienne s’est engagée plus tôt cette année à mettre fin à l’utilisation de ce type de produit toxique.

* Jonathan Cook a remporté le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Ses derniers livres sont Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books). Voici l’adresse de son site : http://www.jkcook.net.

Al Qaïda, Syrie, escroquerie de la guerre contre la terreur… Qui est derrière Al Qaïda ?…

Posted in 11 septembre, actualité, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2013 by Résistance 71

Ceci représente la traduction la plus importante que nous ayons faite sur le sujet du terrorisme et de la guerre fictive contre la terreur engagée par l’empire en 2001…

Qui est Al Qaïda ? Qui est derrière ?

Une fois établi, la géopolitique moderne est bien plus compréhensible.

— Résistance 71 —

 

Les fondateurs et contrôleurs américains d’Al Qaïda exposés

 

Gordon Duff

 

20 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2013/09/20/us-al-qaeda-founderscontrollers-exposed/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Al Qaïda a été établi sous l’autorité du président Reagan le 27 mars 1985 avec la directive de la sécurité nationale # 166. Ceci mettait en place une grosse organisation secrète qui pouvait s’engager dans des transactions d’armement et financièrea autrement prohibées par la loi.

Des sources de haut niveau au sein de la communauté du renseignement américain sont absolument époustoufflées des récentes politiques du gouvernement, particulièrement en regard de la Syrie. Le consensus veut que le gouvernement agit “en aveugle” et ne se préoccuppe de rien. Des conseillers politiques de haut niveau au sein du gouvernement, opposés à la nouvelle alliance entre la Russie et l’Iran et sur l’avis d’Israël, sont en train de changer la position des Etats-Unis sur la Syrie, maintenant une insurrection ayant un soutien tri-partite de l’étranger.

L’ambassadeur israélien à Washington Michael Oren, agissant comme le porte-parole de facto de la Maison Blanche, explique pourquoi Obama et son gouvernement ont abandonné leur support aux forces modérées d’opposition syrienne en faveur de celles d’Al Qaïda. Ceci est tiré du quotidien du Jerusalem Post:

“L’arc Téhéran-Damas-Beyrouth est le plus grand des dangers”, dit l’envoyé israélien aux Etats-Unis Michael Oren. Les “méchants” soutenus par l’Iran sont bien pires pour Israël que les “méchants” qui ne sont pas soutenus par la république islamique… Le message initial au sujet du problème syrien était que nous avons toujours voulu que le président Al-Assad parte, nous avons toujours préféré les méchants non soutenus par l’Iran plutôt que les méchants soutenus par l’Iran, a t’il dit.

Ceci fut le cas même lorsque ces autres “méchants” étaient affiliés à Al Qaïda, a t’il dit.

Le fait est que les militants d’Al Qaïda sont en train d’éliminer activement les factions rebelles modérées combattant le régime Al-Assad, maintenant avec un clair soutien d’Israël. Ceci veut dire qu’il existe un autre “arc” d’alliance entre Tel Aviv-Al Qaïda et la cabale mondialiste des néoconservateurs, sionistes et criminels financiers.

Les assistant tout au long de la route se trouvent les médias entrepreneuriaux contrôlés et les gouvernements qu’ils ont achetés et fait chanter. Wikipedia affirme qu’Al Qaïda fut fondé par Oussama Ben Laden alors à Peshawar, au Pakistan à la fin des années 1980.

Ceci est une fiction dangereuse

Al Qaïda a été établi sous la directive de sécutité nationale 166 de Ronald Reagan, qui établissait une opération secrète pour effectuer des transactions d’armement et financières qui auraient été autrement interdites par la loi. Ce ne fut jamais créé pour effectuer des opérations terroristes fausse-bannières. Ceci vint par la suite. A l’origine, ce fut organisé afin de permettre des opérations secrètes qui demandaient un très haut degré de déni quelques soient les circonstances.

Al Qaïda est une organisation qui est totalement sous contrôle des agences de renseignement américaines, israéliennes, britanniques et françaises. La véritable fondation d’Al Qaïda, sa supervision, sa véritable hiérarchie sont indiquées ci-dessous. Une organisation similaire a été créée pour gérer le risque de l’expansionisme soviétique en Europe à l’époque, il s’agissait de l’opération Gladio. Eventuelleement, Gladio devint une véritable organisation terroriste, opérant en Europe pendant plus d’une décennie.

Choisi pour diriger ce qui est maintenant connu sous le nom d’Al Qaïda fut Oussama Ben Laden alias “colonel Tim Osman” comme il était connu alors.

Ben Laden travailla directement avec les conseillers à la sécurité de la Maison Blanche et de la CIA. Depuis ses QG à Islamabad et Peshawar, Ben Laden coordonnait des activités américaines en Afghanistan et à travers le monde musulman.

En Août 1989, Ben Laden rencontra le conseiller du renseignement à la Maison Blanche Lee Wanta et le patron chef d’antenne locale de la CIA Jimmie Chee pour organiser la rapatriation de 116 missiles Stinger sol-air en inventaire au Pakistan. Des détails et les transcripts de ces réunions sont disponibles, la réunion fut tenue en anglais.

Début 1990, Ben Laden, souffrant d’une maladie rénale déjà bien avancée, fut envoyé par avion dans une facilité américaine dans le golfe persique. De là, Ben Laden s’envola pour Los Angelès, attérissant à l’aéroport Ontario, rencontra Albert Hakim, représentant le président Bush (père), Oliver North (colonel américain, libéré sous caution en appel de l’affaire Iran-Contra), l’amiral William Dickie, l’avocat Glenn Peglau et le général Jack Singlaub, un des fondateurs de la CIA. Hakim était le représentant du président Bush et en charge du projet. “Bud” McFarlane, une figure de l’affaire Iran-Contra, pardonné par le président Bush en 1992, faisait aussi partie de ce groupe.

Ben Laden quitta ensuite LA pour Washington DC. Là il demeura à l’hôtel Mayflower. Des réunions se tinrent au Metropolitan Club de Washington. L’avocat Glenn Peglau demeura au Metropolitan. Tandis qu’il y était, la chambre de Peglau fut visitée par effraction et des “objets” furent dérobés. Il n’y a jamais eu d’archives, classifiées ou publiques, que ce “groupe de travail” fut jamais dissous ni qu’il y ait quelque archive, document que ce soit stipulant que le statut d’Oussama Ben Laden en tant qu’agent de sécurité du gouvernement américain ait été terminé ou annulé.

En 2001, la dernière déclaration publique d’Oussama Ben Laden réfutait toute implication dans les attentats du 11 Septembre. Il n’y a aucun document classifié liant Ben Laden aux évènements du 11 Septembre ou le citant comme un “agent de la CIA s’étant retourné”. “L’unité Ben Laden” de la CIA et la “chasse à Ben Laden” sont aussi fictives que le film “Zeron Dark 30”, le conte de fée hollywoodien primé aux oscars montrant le soi-disant meurtre d’un des agents les plus importants de la CIA, un homme décédé en 2001.

Aujourd’hui, l’ambassadeur Michael Oren, dans sa dernière déclaration publique, a admis qu’Israël a une relation totale et continue avec Al Qaïda et le groupe de travail de la Maison Blanche qui a aidé à la fondation de l’organisation il y a tant d’années. Les paragraphes ci-dessus révèlent plus de renseignements classifiés secret défense de haut niveau qu’il n’a jamais été révélé auparavant.

“Fausse-Bannière”

Avec l‘acceptation du mantra de la “fausse-bannière” par l’aile puissante de la Tea Party de l’opposition, comptant sur le manque de confiance du public après des décennies de mensonges, le gouvernement Obama a choisi la voie de l’unilatéralisme, pas seulement comme politique globale, mais aussi intra muros. Maintenant que le génie est sorti de la lampe et que le “terrorisme fausse-bannière” est reconnu comme quelque chose de plus sérieux qu’une “théorie conspirationniste”, la porte est ouverte pour une large réévaluation d’un grand nombre de problèmes posant un certain nombre de questions gênantes, particulièrement au sujet du 11 Septembre 2001, mais bien plus encore, incluant le désastre financier parfaitement orchestré qui a détruit le bien-être économique de millions de familles américaines.

Des conseillers ont dit à Obama qu’il avait besoin de quelque chose pour unifier les Américains et les divertir d’un réveil qui va détruire toute confiance dans les leaders américains, les élections truquées, les guerres contre la terreur factices et une économie escroquerie avérée.

L’incident inexplicable d’hier sur les lieux de la marine américaine à Washington, 13 morts, pas de motif, des suspects qui disparaissent et des témoignages conflictuels, ne va qu’ajouter à cette perte de crédibilité.

Retour de bâton militaire

Ils sont en train de faire de l’Amérique la risée du monde, quelque chose dont les chefs militaires sont terrifiés. “L’Amérique brûle sa crédibilité, humilie ses alliés”.

Cette semaine, alors que je parlais avec un officier du renseignement militaire expérimenté, voici ce qu’on m’a dit:

“Nous avons analysé le rapport de la CIA qu’ils ont donné au congrès et au président. Ce n’était qu’un tissu d’amateurisme.

Qu’est-ce que vous pouvez espérer d’autre d’un ramassis de trafiquants de drogue ?

Ceci provient en ligne directe de l’ère Bush, utilisant la NSA pour intercepter et créer des schémas d’analyse de traffic de communications et simplement inventer une hypothèse pour justifier une politique.

Nous savons depuis longtemps que “l’analyse du traffic de communications” est inutile dans le renseignement, Israël est l’expert mondial de la création de fausse transmission radio et ils sont mouillés jusqu’aux yeux dans cette affaire.”

Ce que l’équipe Obama fait a déjà été fait auparavant, filtrer et expurger toute information qui ne remplit pas ses fonctions et pirouetter le reste pour soutenir une position qui est clairement “le dernier souffle” de l’Amérique au Moyen-Orient.

Les rapports ne font aucune mention des six rebelles arrêtés et inculpés en Turquie pour l’achat de dix tonnes de produits chimiques pour faire du gaz sarin, aucune mention de la saisie précédente chez les rebelles de canisters contenant du gaz sarin.

Quoi que dise Washington au public, un public totalement opposé à une guerre en Syrie, est maintenant dédié à un changement de régime, la politique qu’Israêl a annoncé aujourd’hui.

L’effondrement du renseignement

Il est très possible que le dernier américain très bien informé fut l’ancien vice-président Dick Cheney. Ses années à Washington lui ont donné un accès direct à la véritable information. Cheney savait parfaitement qui étaient les dupes et les menteurs, le président Obama et ses conseillers ne le savent manifestement pas.

Le problème avec Cheney n’était pas qu’il fut stupide, il ne l’était assurément pas, mais c’était son agenda, une vie dédiée à servir des puissances totalitaires, une vie dédiée au chaos et à la conquête.

Il est devenu de plus en plus clair que Cheney était le président et non pas Bush. L’histoire a montré Bush comme n’étant rien de plus qu’un flls à papa qui se la jouait, un alcoolique et camé accroc non traité, dangereusement impétueux, qui n’avait aucune notion ni compréhension de la politique, aucune capacité intellectuelle et le pouvoir de concentration d’un poisson rouge.

Son rôle de petit Napoléon du XXIème siècle restera son héritage.

Maintenant, le “vaisseau d’état” Amérique semble être reparti dans la même direction, toute évidence d’un changement de cap a été effacée tandis que l’Amérique planifie pour une invasion de la Syrie, construisant encore une nouvelle “coalition des volontaires”. Le président Obama a t’il choisi de prendre son propre “chemin de Waterloo” ?

La Syrie

Ceux proches du président lui ont conseillé de tout faire pour mettre des bâtons dans les roues des négociations de la Russie sur la Syrie. L’agenda est clair. La Syrie doit avoir un changement de régime, même au risque d’une guerre mondiale.

Les conseillers d’Obama lui disent que Poutine va se dégonfler car le programme russe de reconstruire son armée en tant que possible dissuasion conventionnelle au Moyen-Orient a encore besoin de dix ans pour être prêt.

On dit à Obama que le temps est venu pour une confrontation avec la Russie et que la Syrie présente cette opportunité, autrement l’influence américaine sur la région sera bel et bien terminée. Ce qu’on ne lui dit pas en revanche, c’est que les rapports de renseignement qui lui sont passés ont été soigneusement expurgés de la réalité régionale que le général Martin Dempsey, chef d’état-major des armées, essaie de faire comprendre depuis des mois.

L’Amérique a été manipulée pour prendre une position sur la Syrie qui va mener à une guerre civile ouverte, une qui rendra les centaines de milliers de victimes de ces dernières années insignifiant en comparaison.

Le but original était la balkanisation avec la Turquie se saisissant du nord de la Syrie, Israël s’étendant jusqu’aux banlieues de Damas et Al Qaïda établissant un état djihadiste s’étendant jusquà l’Irak comme base arrière pour faire tomber le gouvernement de Baghdad

Dans le processus, la population chrétienne de Syrie et d’Irak/Kurdistan serait massacrée. Le Liban serait isolé et également détruit avec Israël se vengeant du Hezbollah pour les humiliations de 2000 et 2006.

Océan de mensonges

Combien de personnes à Washingtron sont-elles au courant de la véritable histoire ? De la création d’Al Qaïda, du coup d’état de l’an 2000 (NdT: élection truquée de Bush menant Dick Cheney au pouvoir), du 11 Septembre ou du monde fantasmagorique des attaques fausse-bannières orchestrées, des “révolutions” à la demande ou des assassinats par drones ?

Avant la fin de la présidence Reagan, la plupart des véritables opérations militaires et de renseignement ont été retirées des réseaux officiels. En 2001, la cabale de voyous qui a opéré au dessus et au-delà de tout gouvernement est devenue le gouvernement.

Nous avons aujourd’hui la preuve que tout cela est toujours bel et bien de mise et en parfait état de fonctionnement.

Géopolitique et ingérence: L’Iran prend le dessus sur un empire moribond…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, résistance politique with tags , , , , , , on 25 septembre 2013 by Résistance 71

L’affaire est relativement simple: L’empire n’a pas pu se débarrasser de l’Iran sous Ahmadinejad le diabolisé, il ne pourra pas le faire sous le modéré Rohani…

Refuser le dialogue serait montrer l’évidence plus avant: L’axe du mal Washington-Londres-Paris-Tel Aviv n’agit que pour ses intérêts coloniaux.

Après les discours d’Obama et Rohani à l’ONU: Iran 2 ~ USA 0

Ceci dit, espérons que les iraniens ne sombrent pas non plus dans l’optimisme mielleux , car l’histoire a prouvé qu’il ne faut JAMAIS croire les yankees. Demandez aux Indiens… Plus de 400 « traités » signés avec Washington entre 1776 et la fin XIXème siècle… Aucun de respecté ! Edifiant non ??

— Résistance 71 —

 

L’Iran au chevet des Etats-Unis

 

IRIB

 

24 Septembre 2013

 

url de l’article :

http://french.irib.ir/analyses/item/276177-l’iran-au-chevet-des-usa

 

Jeudi, le secrétaire d’État John Kerry rencontrera en tête-à-tête son homologue iranien, Javad Zarif.

Ce sera la première rencontre de cette sorte, tête-à-tête des ministres des affaires étrangères, depuis l’installation de la République Islamique d’Iran, en 1979. Cette rencontre se place évidemment dans le grand courant de communication (rien d’autre, pour l’instant) qui enfle à l’approche de la session générale de l’ONU où l’on chuchote à grands renforts d’articles et de titres considérables que Rouhani et Obama, se croisant dans les couloirs de l’IONU, pourraient trouver brusquement le temps de s’entretenir, eux aussi, en face-à-face. La rencontre Kerry-Zarif permettra sans doute de parler de sujets intéressants, y compris de la Syrie où les deux pays jouent un rôle actif, dans les camps opposés ;…..

• Puisque l’Iran semble avoir momentanément remplacé la Syrie dans le chef des préoccupations spéculatives des commentateurs à Washington, D.C., il importe une fois de plus de se tourner vers les époux Leverett pour entendre ce qu’ils ont à nous en dire, notamment dans la perspective d’une hypothétique rencontre Rouhani-Obama qui reste toujours à ce stade de l’hypothèse. Les Leverett publient un texte sur leur site GoingToTeheran.com, ce 21 septembre 2013, où ils reviennent sur leur habituelle spéculation de savoir si les USA seront capables un jour de comprendre et d’accepter la pensée rationnelle et structurée appuyée sur une perception traditionnelle et principielle des Iraniens, et si ce jour sera éventuellement d’ici la fin du mois à l’ONU. Le principal de leur texte est consacré à un commentaire des passages les plus importants d’un texte du président iranien publié le 20 septembre 2013 dans le Washington Post. (On appréciera à ce propos combien cela paraît être une nouvelle tendance, et peut-être une habitude en train de s’établir, de voir les chefs d’État ou de gouvernement de pays jugés “hostiles” de s’exprimer dans les pages les plus prestigieuses de la presse-Système US, cela après le commentaire de Poutine dans le New York Times du 13 septembre.)……

• Les mêmes Leverett citent dans leur commentaire une interview faite par Russia Today du professeur Seyed Mohhamad Marandi, de l’université de Téhéran, le 19 septembre 2013. Cette interview complète leur propos en exposant l’aspect réaliste de la position iranienne, nécessairement différente de l’approche diplomatique et prudente, et néanmoins principielle, de Rouhani. Il s’agit des références à la situation présente, surtout après l’épisode syrien, qui est que la puissance et l’influence des USA sont en déclin accéléré, tandis que la position iranienne se renforce. Il s’agit par conséquent d’une sorte d’avertissement aux USA, complétant les propos de Rouhani, qu’il ne faut pas attendre de l’Iran qu’il se confonde en une satisfaction sans bornes du simple fait que le dialogue s’établisse, ou semblerait devoir s’établir, et que l’essentiel reste sur les questions de fond, et de principe, sur lesquelles l’Iran ne cédera évidemment pas. L’Iran ne considère pas que le seul fait qu’on veuille bien écouter son argument, ou simplement parler avec lui d’une façon civilisé, constitue la concession nécessaire et suffisante des USA pour ces contacts, étant admis qu’alors l’Iran devra à son tour faire la concession attendue qui est de satisfaire à toutes les exigences US (et du bloc BAO), estampillées-Système.

…….

Le simple fait que l’incroyable basse-cour neocon, couturée par au moins douze années de commentaires, de prévisions, d’analyses, systématiquement marquées par la fausseté, la tromperie, la grossièreté de l’argument, le primitivisme de la vision, soit encore tenue comme une référence majeure pour situer le paysage intellectuel de Washington, même dans le sens de la déception alarmée, ce simple fait décourage l’analyse de fond de ce “paysage intellectuel” qui semble alors correspondre à un cliché de la désolation d’un désert sans fin. L’observation de la déception de cette citadelle du nihilisme bombastique de la conception (la chapelle neocon) retranchée dans l’affirmation de la puissance brute, suivie de l’analyse évidente de sa nullité intellectuelle et de l’annonce utopique de sa perte d’influence, est un constat courant à Washington depuis à peu près autant d’années que la susdite citadelle est une référence incontournable ; pourtant cette citadelle reste la référence incontournable, et alors tout est dit, la messe et le reste…

C’est dire, pour notre cas, si nous partageons le sentiment des Leverett, dont le commentaire des trois points essentiels mentionnés par Rouhani est suivi de trois “Unfortunately” introduisant le constat que tout montre que rien n’a changé dans la façon d’aborder les fondements de la question de la part de l’administration, de Washington, du système de l’américanisme. Cette “façon” consiste à penser épisodiquement, comme autant de spasmes analytiques américanistes, – et l’élection de Rouhani est certes l’occasion d’un spasme majeur, – qu’enfin le temps est venu de la détente, ce qui implique simplement que l’Iran va accepter toutes les exigences de Washington, point final et tout le monde a le sourire. Les USA ne comprennent pas, ne peuvent pas comprendre que l’Iran est une nation souveraine, qu’elle a droit au respect principiel de sa position structurelle et de ses intérêts conjoncturels, et qu’à partir de cette base un dialogue peut être productif et conduire à un accord. Les USA ne peuvent pas comprendre parce qu’ils ignorent le fait principiel, arguant simplement de “valeurs” qui sont en fait leurs “valeurs”, c’est-à-dire leurs exigences d’intégration inconditionnelle du “modèle” qu’ils constituent que les autres doivent accepter, avec les concessions qui vont avec, revenant à une trahison de tous leurs principes pour entrer dans le rang qui suit sans un pli la ligne du bloc BAO. (En effet, ce qu’on dit des USA vaut naturellement pour le bloc BAO, les autres étant complètement américanisés pour ce qui est de l’unitéralisme de la pensée, l’infection de la psychologie et tout ce qui va avec . Nous sommes au cœur du Système, point final-suite.)

C’est dire que s’il sortait quelque chose de concret de l’actuelle phase de détente USA-Iran, et cela nécessairement avec l’Iran ne cédant pas sur ses principes, on pourrait parler d’un miracle impliquant l’intervention de forces supra-humaines. On devrait alors interner tous les neocons entrés dans une humeur maligne et sans retour de la phase dépressive ultime de leur maniaco-dépression, et le monde, et les Leverett, et nous-mêmes, devrions nous mettre à la Grande Révision de nos analyses. On peut rêver mais pas trop…

Résistance politique à l’empire: Une fois de plus l’Amérique Latine ouvre la voie…

Posted in actualité, altermondialisme, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 25 septembre 2013 by Résistance 71

La Bolivie va poursuivre Obama pour crimes contre l’humanité

 

Armand Pouliot

 

23 Septembre 2013

 

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-12616.html

 

En 2002, MacDonald était contraint de fermer tous ses restaurants en Bolivie.  En avril 2013, le président bolivien Evo Morales annonçait l’expulsion de Bolivie de l’USAID, l’agence américaine pour le développement international, en l’accusant de conspiration et d’ingérence dans la politique intérieure bolivienne.

« Plus jamais l’USAID, qui manipule, qui utilise nos frères dirigeants, qui utilise des camarades de la base en leur donnant des aumônes » ! (…) Sûrement, (les Etats-Unis) croiront toujours qu’ici on peut manipuler politiquement, économiquement. Mais ca, c’était dans les temps anciens ». –  Evo Morales dans un discours à la foule pendant un rassemblement pour la Fête du Travail sur la place d’Armes de La Paz, le 1er mai 2013.

Désormais le président Morales s’apprête à poursuive les États-Unis pour crime contre l’humanité.

Le président bolivien Evo Morales va déposer une plainte contre le gouvernement américain pour crimes contre l’humanité. Il a dénoncé les Etats-Unis pour ses tactiques d’intimidation et d’alarmistes après que le jet présidentiel vénézuélien fût interdit de pénétrer dans l’espace aérien américain.

« Je tiens à annoncer que nous préparons un procès contre Barack Obama afin de le condamner pour crimes contre l’humanité”, a déclaré le président Morales lors d’une conférence de presse dans la ville bolivienne de Santa Cruz. Il a stigmatisé le président américain comme un «criminel» qui viole le droit international.

En solidarité avec le Venezuela, la Bolivie va commencer la préparation d’un procès contre le chef d’Etat américain qui se tiendra au tribunal international. En outre, Morales a convoqué une réunion d’urgence de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) pour discuter de ce qui a été condamné par le Venezuela comme étant “un acte d’intimidation par l’impérialisme nord-américain.”

Le président bolivien a suggéré que les membres de la CELAC retirent leurs ambassadeurs des États-Unis afin d’envoyer un message clair à l’administration Obama. Comme mesure supplémentaire, il fera appel aux pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques à boycotter la prochaine réunion de l’ONU.

Les membres de l’Alliance comprennent Antigua-et-Barbuda, Cuba, la Dominique, l’Équateur, le Nicaragua, le Venezuela et Sainte-Lucie.

« Les États-Unis ne peuvent plus être autorisé à poursuivre leur politique d’intimidation et de bloquer les vols présidentiels “, a souligné Morales.

Le gouvernement vénézuélien a annoncé jeudi que l’avion du Président Nicolas Maduro avait été refusée d’entrée dans l’espace (US) aérien portoricain.

«Nous avons reçu l’information de responsables américains de notre interdiction de voyager dans l’espace aérien”, a déclaré le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Elias Jaua, parlant aux journalistes lors d’une rencontre officielle avec son homologue sud-africain.

Jaua a dénoncé le mouvement comme étant “encore un autre acte d’agression de la part de l’impérialisme nord-américain contre le gouvernement de la République bolivarienne».

Le président Maduro devait arriver à Pékin ce week-end pour des entretiens bilatéraux avec le gouvernement chinois. Jaua a insisté pour que le leader vénézuélien se rendre à destination, indépendamment de toute interférence perçue.

Le gouvernement américain n’a pas encore fait de déclaration concernant la fermeture de son espace aérien à l’avion présidentiel vénézuélien. Puerto Rico étant un territoire non incorporé des États-Unis.

Détérioration des relations entre les États-Unis et la Bolivie

Les relations de Washington avec l’Amérique latine se sont détériorées depuis le début de l’année suite au blocus aérien qui a forcé l’avion du président bolivien Evo Morales à atterrir en Autriche en juillet dernier.

Plusieurs pays de l’UE avaient fermés leur espace aérien à l’avion présidentiel en raison de soupçons que l’ancien employé de la CIA Edward Snowden – voulu aux États-Unis sur des accusations d’espionnage – était à bord.

La Bolivie a allégué que les États-Unis était derrière le blocus aérien.

En réponse à l’incident, les dirigeants latino-américains réunis dans la condamnation de ce qu’ils ont décrit comme étant «l’intimidation néocoloniale».

Plus tard dans l’année, les révélations sur le réseau d’espionnage mondial des États-Unis publié par Edward Snowden n’ont pas aidé à améliorer les relations. Les fuites ont révélé que la National Security Agency (NSA) a surveillé les communications privées des deux présidents du Brésil et du Mexique.

Le gouvernement brésilien a dénoncé la surveillance de la NSA comme étant “inadmissible et inacceptable”, et constituait une violation de la souveraineté brésilienne. À la suite de l’espionnage US, le président brésilien Dilma Rousseff a reporté une visite d’Etat à Washington en Octobre.

Article original en anglais : http://rt.com/news/morales-obama-humanity-crimes-109/

Note du traducteur

À la lumière de ces faits et gestes, notre devoir de citoyens nord américain est d’appuyer la poursuite en justice de la Bolivie contre la Corporatocratie impérialiste américaine. Nous devons mettre une terme au crime organisé de l’administration Obama. Il est grand temps que ce gouvernement « voyou et criminel » soit poursuivi en justice pour crimes contre l’humanité.

Armand Pouliot

Attaque de Nairobi: Al CIAda étend l’agression yankee sur l’Afrique…

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , on 24 septembre 2013 by Résistance 71

Les équations d’usage pour résoudre les « énigmes » terroristes…

BL + ZB + RG = AQ <=> AQ = SD/CIA

AQ + BL + CIA = Al CIAda <=> Al CIAda = 9/11 + 7/7

AQ = Al CIAda <=> Al CIAda = AQMI + AN + GIACL

=> CIA + AQMI + OTAN = Li + Syr + Ken

C’est implacable !

— Résistance E=mC2 = 71 ???  —

 

Bain de sang kenyan: La récolte des “bénéfices” de la collaboration avec le commandement américain d’AFRICOM

 

Tony Cartalucci

 

23 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2013/09/kenyan-bloodbath-reaping-benefits-of-us.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La marée de terreur de l’OTAN en Afrique du Nord balaie de manière prévisible le Kenya

D’emblée et de la façon dont les médias occidentaux tentent de le décrire, le siège de la galerie marchande Westgate dans la capitale kenyane de Nairobi, semble être une nouvelle attaque insensée de “fanatiques religieux” de la franchise somalienne d’Al Qaïda, Al Shabab. Déjà, les politiciens kenyans et occidentaux, ainsi que les éditoriaux de presse à travers les médias occidentaux, essaient d’utiliser cette attaque comme un prétexte pour lancer une nouvelle campagne militaire contre le voisin somalien, tout en alimentant le sentiment anti-musulman à travers les audiences essentielleemnt ignorantes de l’occident.

Un édito de circonstance du quotidien USA Today titrait: « Nairobi mall attack strikes against all of us: Column » et dans son sous-titre que: comme pour le 11 Septembre, des terroristes ont déclaré la guerre à notre style de vie moderne et démocratique, aujourd’hui, nous sommes tous Kenyans.

L’édito continue en disant: tout aussi important, le combat n’est pas juste kenyan, ou africain. La Somalie pourrait bien être le nouvel Afghanistan. Une Somalie hors-la loi et fondamentaliste pourrait bien incuber un Ben Laden somalien et de nouvelles attaques sur les Etats-Unis, tout comme l’Afghanistan avait protégé Ben Laden et Al Qaïda.

Et:

Après l’attaque de Nairobi, le message devrait être: “Nous sommes tous Kenyans”. Pas seulement notre sympathie, mais aussi y aller plein pot pour prévenir une autre attaque terroriste. Laisser la Somalie à Al Shabab n’est pas une option.

Le Kenya: Une procuration pour l’agression américaine en Afrique

Ce que cet édito de USA Today oublie de mentionner, alors même qu’il fait allusion a une intervention militaire en Somalie, c’est que le Kenya a déjà participé à des opérations militaires contre son voisin du nord, et ce incluant une invasion militaire complète avec le soutien franco-américain en 2011. Dans le quotidien britannique The Independant cet article d’Octobre 2011: « Somali invasion backed by West, says Kenya, » nous dit que:

Le Kenya a confirmé que des alliés occidentaux l’ont rejoint dans sa guerre contre les militants islamistes d’Al Shabab, malgré que la France et les Etats-Unis aient nié être impliqués dans des combats en Somalie. Des forces militaires étrangères ont effectué des raids aériens et un bombardement naval près du camp retranché des militants de Kismayo, a dit un porte-parole de l’armée kenyane hier.

“Il y a certainement d’autres acteurs dans ce théâtre d’opérations perpétrant d’autres attaques”, a dit le commandant kenyan Emmanuel Chirchir. L’invasion kényane a déjà causé une dispute majeure avec le premier ministre somalien par intérim et président, qui a condamné hier la présence de troupes étrangères dans son pays. Bien que les Etats-Unis essayaient de nier leur rôle dans l’invasion, ils ont admis avoir effectué des frappes aériennes sporadiques et des attaques de drones en Somalie comme cela le fut aussi rapporté en 2012 par la BBC dans son article: « Somalia air strike ‘kills foreign al-Shabab militants’: »

L’armée américaine, qui a une base dans le pays voisin de Djibouti, a effectué des frappes par drone auparavant en Somalie. Ils ont également lancé des raids aériens contre les militants d’Al Qaïda dans le pays.”

Avant d’utiliser le Kenya comme proxy pour ses agressions en Afrique et au gré de deux décennies d’opérations unilatérales secrètes, les USA ont soutenu deux invasions éthiopienne de la Somalie. La première fut sous le prédident Bush en 2006. Comme le rapportait USA Today dans un article de 2007: « U.S. support key to Ethiopia’s invasion, » :

Les Etats-Unis ont livré des armes et des conseillers militaires en catimini en Ethiopie, dont l’invasion récente de la Somalie a ouvert un nouveau front pour le gouvernement Bush dans sa guerre contre le terrorisme.

La seconde invasion éthiopienne soutenue par les Etats-Unis fut sous le président Obama en 2011, coordonnée avec l’attaque combinée du Kenya et de la France/Etats-Unis. Dans un article de décembre 2011: « UN-backed invasion of Somalia spirals into chaos, » le quotidien britannique The Independant rapportait que:

“L’invasion kenyane de la Somalie, approuvée et encouragée par l’occident et le CS de l’ONU a été programmé pour délivrer un KO aux militants d’Al Shabab. Au lieu de cela, le rival régional de la Somalie, l’Ethiopie, est revenu dans le pays, a remonté les seigneurs de la guerre et renforcé le soutien populaire aux fondamentalistes islamistes qui pourtant manifestent plus de volonté à laisser mourir de faim la population que d’accepter une aide extérieure, ce qui les a laissé haïs du peuple.

Ce fut en fait cette dernière invasion soutenue par les Etats-Unis qui a servie de motivation pour l’attaque de la galerie marchande de Nairobi cette semaine.

Les mêmes terroristes que les Etats-Unis arment en Syrie tuent des civils au Kenya

Dès 2011, des analystes en géopolitiqe avaient prévenus que l’intervention des Etats-Unis, de la GB et de la France en Libye créerait un émirat de la terreur qui lâcherait une lame de fond de militants pour la déstabilisation de l’Afrique du Nord et au-delà. Du Mali au Kenya, et aussi loin à l’Est que la Syrie, la violence directement liée aux militants islamistes et à l’aide qu’ils reçoivent en armement de l’occident en Libye, se font maintenant sentir.

Peu de temps après l’intervention militaire en Libye, ce fut AQMI, listé comme groupe terroriste par le ministère des AE US, qui joua un rôle central dans l’invasion du nord-Mali, ce qui donna un prétexte pour une intervention militaire et occupation française. AQMI fut bien sûr fusionné avec le groupe combattant islamique armé lybien (GCIAL)lié à Al Qaïda, le groupe qui fut utilisé par l’OTAN pour opérer un changement de régime en Libye en 2011, dans des rapports de défense, AQMI et le GCIAL sont mentionnés comme travaillant la main dans la main. Un des rapports admettant même:

Il y a des Libyens qui ont voyagés vers l’Algérie pour s’entrainer avec AQMI, bien que ces rapports ne soient pas confirmés. AQMI a cherché à capitaliser sur la situation en Libye.

Le géopoloticien Pepe Escobar élaborait dans un article publié sur Asia Times: « How al-Qaeda got to rule in Tripoli” que: “Crucialement,en 2007, le #2 d’alors d’AQ Al-Zawahiri annonçait officiellement la fusion entre le groupe islamiste libyen et AQ en AQMI. Donc, pour des raisons pratiques, depuis lors AQMI et le GCIAL ont été un et un seul et Belhaj était son ‘émir’ “.

“Belhaj” se référant à Hakim Abdul Belhaj, leaders du groupe libyen, qui mena au renversement de Kadhafi avec l’aide, le soutien financier, militaire, logistique et le soutien par la reconnaissance diplomatique de L’OTAN et qui a maintenant plongé cette nation dans une guerre civile raciste génocidaire. Cette intervention a aussi vu l’épicentre de la rebellion, la ville de Benghazi, se détacher de Tripoli pour devenir un “émirat de la terreur” semi-autonome. La dernière campagne de Belhaj l’a mené en Syrie où il fut vu sur la frontière turco-syrienne, abreuvant la soi-disant “Armée Syrienne Libre” (ASL) d’argent, d’armes, de munitions et de combattants, toujours sous les auspices bienfaiteurs de l’OTAN.

Le torrent de militants et d’armes en provenance de Libye vers la Syrie pour soutenir un changement de régime voulu par l’occident et ses alliés régionaux a été très bien documenté ces deux dernières années.

En Novembre 2011, le Telegraph dans leur article « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group, » rapportait:

Hakim Belhaj, chef du conseil militaire de Tripoli et ancien leader du groupe islamique combattant libyen “a rencontré des leaders de l’ASL à Istanboul et à la frontière de la turco-syrienne”, a dit un officiel militaire qui travaille avec Mr Belhaj. “Moustapha Abdoul Jalil (le président libyen par intérim) l’a envoyé là-bas.”

Un autre article du Telegraph, « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » admettait:

Les rebelles syriens ont tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autorités libyennes ce vendredi, visant à sécuriser des armes et de l’argent pour leur insurrection contre le régime du président Bachar Al-Assad”, a appris le Daily Telegraph.

A la réunion qui se tint à Istanboul et à laquelle participaient des officiels turcs, les Syriens ont requis une “assistance” des représentants libyens qui leur offrirent des armes et potentiellement des volontaires pour le combat. “Il y a un plan pour envoyer des armes et des combattants en Syrie”, a dit une source libyenne parlant sous conditions d’anonymat. “Il y a une intervention en cours de préparation dans un intervalle de quelques semaines vous verrez.”

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens furent rapportés avoir pénétré en Syrie pour commencer des opérations de combat et aussi récemment que le mois dernier, CNN, dont Ivan Watson accompagna les terroristes au delà de la frontière turco-syrienne jusquà Alep, révéla que des combattants étrangers se trouvaient bien parmi les militants, particulièrement des Libyens. De plus des résidents du village où les faucons syriens avaient établi leur QG ont dit que des combattants de plusieurs pays nord-africains se trouvaient parmi la brigade.

Un volontaire combattant libyen a aussi expliqué à CNN qu’il avait l’intention de voyager de la turquie vers la Syrie dans les jours à venir afin d’ajouter une section de combattants libyens au mouvement armé. CNN a aussi ajouté:

Nous avons rencontré un combattant libyen qui avait franchi la frontière pour se rendre en Syrie avec 4 autres Libyens. Il portait un treillis camouflé et portait une Kalashnikov. Il a dit que plus de combattants libyens étaient en route.

Certains combattants étrangers sont vraiment attirés car ils voient cela comme un djihad. Ce conflit est un aimant pour djihadistes qui voient cela comme un combat pour l’islam sunnite.

Les rapports de CNN donnent des admissions sans fin en 2011 de grand nombre de terroristes libyens pompés d’argent et d’armes de l’OTAN, se rendant en Syrie avec les chefs du GICAL s’occupant de la logistique.

Al Shabab, la franchise somalienne d’AQ est aussi directement lié avec AQMI et la myriade d’autres subsides extrémistes d’AQ, incluant le groupe libyen et plus récemment le groupe Al Nosra de Syrie. Dans son rapport de 2012 titré « Africa’s Islamist militants ‘co-ordinate efforts’, la BBC disait:

Trois des plus gros groupes militants d’AQ en Afrique essaient de coordonner leurs efforts, a prévenu le chef de l’US AFRICOM. Le général Carter Ham a dit en particulier qu’AQMI partagerait probablement des explosifs et de l’argent avec le groupe nigérian Boko Haram. Parlant depuis Washington, il a dit que le mouvement séparatiste du nord-Mali a donné un havre de paix à AQMI. Le groupe somalien Al Shabab est l’autre “groupe le plus dangereux” a t’il dit.

Cette coopération entre AQMI, Boko Haram et Al Shabab a été manifestement favorisée par le flot accru d’argent et d’armes en provenance de l’OTAN et des armes d’abord entrant en Libye pour renverser Kadhafi, puis envoyées en Syrie pour renverser le gouvernement local. L’assistance systématique de l’OTAN à développer la capacité opérationnelle d’AQ en Afrique du Nord (AQMI) ne peut qu’aider les terroristes comme ceux qui sont derrière l’attaque de la galerie marchande kenyane. Ceci permet des opérations par delà les frontières.

Malgré les tentatives occidentales d’expliquer autrement comment AQ reçoit son financement, sa force humaine et son arsenal pour parfaire et perpétrer ses campagnes de terrorisme mondial,il est très clair que ceci est le résultat d’un soutien étatique, d’états comme les Etats-Unis, la GB, la France, l’Arabie Saoudite, Israël, le Qatar, la Turquie, la Jordanie et d’autres.

L’attaque d’Al Shabab au Kenya est une horreur et du terrorisme injustifiable, mais ce que les Kenyans et le monde en général doivent se rappeler est qui les a armé, qui les soutient continuellement, leur donne des nations entières (Libye) comme havre de paix et augmente leurs rangs et leurs arsenaux avec des milliards de dollars en cash et des milliers de tonnes d’armes et de munition dans des zones de guerre comme la Syrie.

L’existence continuelle d’un groupe comme Al Shabab, ainsi que ses contre-parties d’AQMI en Afrique du Nord, le groupe de combat islamiste armé libyen, Boko Haram au Nigéria et Al Nosra en syrie, n’est dûe entièrement qu’au financement et au soutien militaire ouvert et secret de l’occident. Le sang de personnes innocentes est sur les mains de ceux au sein du gouvernement kenyan qui servent de manière volontaire les intérêts par procuration de l’agression américaine à travers toute l’Afrique et ceux en occident qui utilisent AQ comme un outil géopolitique pour parvenir à leurs objectifs globaux.

Al Qaeda: Le prétexte parfait pour envahir, l’armée mercenaire secrète parfaite pour les guerres

Pour l’occident, AQ est l’outil géopolitique ultime. Il peut être utilisé comme prétexte pour envahir et est aussi une source quasi inépuisable de mercenaires capables de perpétrer les campagnes terroristes les plus odieuses et sans pitié et même maintenant des guerres ouvertes comme en Libye et maintenant en Syrie, afin d’atteindre les objectifs de l’occident. De plus l’omni-présence de la nébuleuse AQ sert de justification pour toujours plus de politique liberticide dans les pays occidentaux, perpétuant ainsi un climat de peur au sein duquel les graines des guerres très profitables pour certains peuvent être semées et continuellement moissonnées.

Quel profit ? Un article de recherche de la Harvard Kennedy School titré: « The Financial Legacy of Iraq and Afghanistan, » place les dépenses pour les seules guerres d’Afghanistan et d’Irak entre 4 et 6000 milliards de dollars. Ceci ne sont pas 4-6000 milliards de dollars disparus dans un trou noir. Ce fric est allé directement dans les poches des entreprises du Fortune 500 qui fabriquent et vendent ces conflits au public américain en premier lieu.

Le Washington Post dans un article récent intitulé: « Americans are tweeting about ‘Syria’ almost as much as ‘twerking’ – sometimes more, » a célébré l’ignorance générale du public en ce qui concerne la géopolitique.

C’est ce “manque d’éducation” que le comité éditorial du Washington Post et les intérêts spéciaux qu’il sert, pensent être ok, cela permet à ces intérêts spéciaux de continuer à utiliser Al Qaïda a la fois comme le super méchant et aussi pour gonfler sans fin les rangs de ses “combattants de la liberté”

L’édito sus-mentionné de USA Today cherchant à exploiter cette dernière tragédie au Kenya a aussi averti:

L’attaque de la galerie marchande de Nairobi brise le cœur. Cette histoire pourrait si bien être une histoire américaine.

Pour les véritables intérêts pilotant et bénéficiant exclusivement de la campagne d’AQ de terreur globale, s’ils devaient décider que ces histoires devaient également devenir américaines, alors elles le seront, à moins que nous ne rectifions ce “manque d’éducation” que ces intérêts très spéciaux ont particulièrement peaufiné tout en nous disant que cela était “OK”…

 

 

Conscience et résistance politique: Pour que les peuples africains s’éveillent à la persistance coloniale…

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Le cirque malien: les Africains ont-ils un problème avec la liberté ?

 

Jean Paul Pougala

 

23 Septembre 2013

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/Le-cirque-malien-les-Africains-ont.html?lang=fr

 

Lorsque hier 19/09/2013, j’ai vu à la télévision la cérémonie de la prestation de serment du nouveau président malien (IBK) à Bamako, j’ai eu un pincement au cœur.Nous avons tous vu le président français menacer la Syrie dans son discours de Bamako. Et lorsqu’en plus la chaine de télévision française TF1 titre son journal télévisé avec ces quelques mots : « Mali : sept mois après, Hollande de retour pour « investir » le nouveau président ». Elle confirme de fait que Monsieur Keita n’est qu’un sous-préfet. Et je me suis posé certaines questions : A quoi cela sert-il au peuple français un tel cirque ? Pour convaincre qui sur cette planète ? Combien d’emplois seront créés en France à partir des millions d’Euros que ce pays a dépensés pour inviter le monde entier à applaudir au cirque malien de ce 19/9/2013 ? Après 21 ans de la démocratie, le Mali nous prouve qu’en Afrique, ce n’est point la démocratie qui va précéder l’économie, bien peut-être l’inverse. Le cirquemalien est la preuve qu’aucun pays au monde n’a jamais résolu ses problèmes grâce à la prétendue « démocratie » et d’alternance politique au pouvoir. Si 20 ans de démocratie malienne finit à la mise sous-tutelle du pays par un chef d’Etat français en mal de popularité dans son pays, c’est que nous avons vraiment touché le fond. Alors qu’est ce qui ne va pas ? Est-ce qu’on verrait le même président français dans les anciennes colonies françaises d’Asie pavoiser de la même manière ?

Pour une fois, plutôt que de voir tous les problèmes dans la méchante France, je m’interroge sérieusement si les Africains n’ont pas un problème avec la liberté. Est-ce que 500 ans d’humiliation et de soumission n’ont pas transformé l’Africain en un animal en cage ? en un animal que même laissé libre de s’échapper, refuse obstinément de partir, de s’envoler à la découverte de la splendeur du ciel bleu ?

Pour le comprendre, je vous invite à analyser le comportement d’autres peuples hors d’Afrique, colonisés par la même France, pour voir si ces pays ont le même comportement que les pays africains. Nous allons choisir deux secteurs dans notre analyse : la Langue et la Monnaie.

1- Le Cambodge

Le Cambodge est une colonie française depuis 1863, jusqu’à la proclamation de son indépendance le 9 novembre 1953, c’est-à-dire après 90 ans d’occupation coloniale française. Indépendance suivie d’une longue guerre civile. Mais peut-on imaginer les dirigeants cambodgiens se comporter avec la même soumission etallégeance vis-à-vis de la France ?

a) La langue : A l’indépendance, les intellectuels sont unanimes sur une chose : Si le français reste la langue officielle du pays, l’indépendance à peine obtenue ne sera jamais effective. Voilà pourquoi le Khmer devient l’unique langue officielle avec son système d’écriture alpha-syllabique de 33 consonnes et 24 voyelles. La langue française comme l’anglais, le chinois ou le russe est relayé au rang de langues étrangères. 

b) La monnaie : Leur BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale) et leur BECEAO (Banque des Etats de l’Afrique de l’Ouest) locale s’appelait : La Banque de l’Indochine créée à Paris le 21 janvier 1875 par deux banques françaises, le CEP (Comptoir d’escompte de Paris) et le CIC (Crédit industriel et commercial) pour servir localement de banque d’émission des colonies d’Asie. Leur « Franc CFA »local émis par cette banque portait deux noms en fonction des pays : Le Franc Pacifique et la Piastre. Par exemple, elle ouvre ses portes aussi dans les comptoirs français de Chine dès 1889, et c’est Mao qui va mettre fin à cette occupation coloniale avec sa monnaie dès 1955. Au Cambodge, à l’indépendance du pays en 1953, la monnaie coloniale française, la PIASTRE sera remplacée par le RIEL qui a pour code international : KHR ;

2- La Syrie

Comparez-vous même 2 pays ex-colonies françaises : Le Mali et la Syrie et répondez à vous même si les dirigeants africains et le peuple africain n’ont pas un sérieux problème d’assumer et de vivre en liberté.

La Syrie et le Liban (en 1920), de même que le Cameroun et le Togo, ont été donnés par la Société des Nations en administration à la France. Alors que dès 1944, la Syrie arrache sa liberté en proclamant de façon unilatérale son indépendance de la France, qui mettra 2 ans pour l’accepter, les autres pays africains vont attendre les années 60 pour recevoir en cadeau l’indépendance de la généreuse et magnanime France.

Après la création de Israël en 1948, les politiciens palestiniens commettent l’erreur stratégique de faire partir une bonne partie de la population. Les Etats-Unis et la France tentent alors de convaincre les dirigeants syriens d’offrir à 500.000 réfugiés palestiniens présents en Syrie, la nationalité syrienne. La somme de 400 millions de dollars est offerte aux dirigeants syriens pour cette opération et ce sont tous les partis politiques qui sont choqués par cette proposition qui signifie tout simplement qu’il n’y aura plus jamais un Etat Palestinien, dès lors que ses citoyens auront été convertis à d’autres nationalités. La tête de file de la protestation, c’est le parti Baas, c’est-à-dire celui dirigé en 2013, par un certain Assad.

Combien de dirigeants africains auraient refusé une telle somme ? 400 millions de dollars sont environ 263 milliards de Francs CFA. Mais lorsqu’on regarde de plus près, on trouve d’autres petits détails qui démontrent du vrai patriotisme des dirigeants syriens, lorsqu’en Afrique c’est plutôt l’opposé :

a) La monnaie : à l’indépendance, la monnaie coloniale française est remplacée dès 1946 par la Livre Syrienne.

b) La langue : Tout est fait pour marginaliser le français afin de créer une véritable rupture de colonialisme mental et culturel. Ainsi, aujourd’hui en 2013, la langue officielle est l’Arabe. Après c’est l’Anglais qui est la langue étrangère la plus parlée. Mais le plus surprenant c’est le Russe et le Chinois qui arrivent immédiatement après, surtout parce que ces 2 langues sont enseignées dans les Universités syriennes. Le français n’est parlé que par environ 4.000 personnes sur les 22 millions d’habitants, surtout certaines minorités chrétiennes, au moment où en Afrique ce sont les intellectuels qui écrivent des livres que personne ne peut lire tellement c’est compliqué, puisque les auteurs africains pour la plupart veulent démontrer aux français combien ils sont civilisés. Et mêmes les chefs d’Etat s’y mettent en faisant passer la présidence de la Francophonie, même plus importante que celle d’une République Africaine.

3- Le Laos

Le Laos subit une agression française avec le blocus de ses côtes dès 1893, pour la contraindre à accepter l’occupation coloniale française et intégrée à l’Indochinefrançaise en 1899. Elle proclamera son indépendance le 19 juillet 1949.

a) La langue : Les dirigeants politiques vont alors, vite changer la langue nationale coloniale du Français au Lao. Aujourd’hui en 2013, sur 6,5 millions d’habitants, seuls 3.000 étudiants et quelques fonctionnaires à la retraite parlent encore le français. Et même si ce pays fait partie de l’organisation de la Francophonie, c’est le chinois qui est la deuxième langue, derrière le Lao. Le français est une simple langue vivante 2, comme l’Allemand (parlé par plus de 3.400 personnes) et le Russe.

b) La monnaie : la monnaie coloniale, la Piastre est remplacée par le KIP (LAK) à peine 5 ans après l’indépendance, en 1954, et rendue immédiatement inconvertible.

4- Le Vietnam

Lorsqu’au milieu du 19ème siècle, le Vietnam refuse toute influence occidentale, en interdisant par exemple, le christianisme, la France lui livre la guerre qui va finir en 1858 par l’annexion d’une partie du pays, officialisant de fait le début de l’occupation coloniale française du pays dans ce que cette dernière va appeler la « colonie de Cochinchine ». Le 2 septembre 1945 les nationalistes proclament l’indépendance du pays. La France ne l’entend pas de cette oreille et va déclencher dès 1946, la célèbre guerre dite d’Indochine, combattue surtout avec la chair à canon, appelée TIRAILLEURS SENEGALAIS.

Mais grâce au soutien militaire de la Chine de Mao, la France connait une défaite cuisante dans la célèbre bataille de Diên Biên Phu. Elle est alors contrainte dereconnaitre l’indépendance du Vietnam en 1954 (traité de Genève). 10 ans plus tard, les américains chercheront à venger la honte de la défaite française à travers ce qu’on a appelé la « guerre du Vietnam », là aussi avec la défaite qu’on connait et qui continue de traumatiser encore aujourd’hui, les vétérans américains de cette guerre, avec des fusillades dans tous les USA.

a) La monnaie : A l’indépendance, contrairement aux pays africains, la monnaie coloniale française le Piastre est remplacée par le DONG (VND) rendue immédiatement inconvertible.

b) La langue : La langue française est immédiatement remplacée par le Vietnamien. Aujourd’hui en 2013, sur les presque 90 millions de Vietnamiens, seuls 1% d’entre eux, c’est-à-dire 90.000 personnes parlent français, notamment les personnes âgées, surtout les anciens fonctionnaires à la retraite.

5- CONCLUSION

Je ne peux pas conclure ce texte sans revenir au Mali.

Le 8 juin 1992 Alpha Oumar Konaré est élu président de la République du Mali. Il sera réélu en 1997 dès le premier tour avec plus de 95% de voix. Lorsqu’il atteint ses limites de 2 mandats maximum en 2002, dès l’année suivante, il est élu lors du Sommet de Maputo, comme le Président de la Commission Africaine. Durant son mandat à ce poste il a beaucoup œuvré pour l’application de la langue commune africaine, le Swahili, que je préfère appeler : l’AFRICAIN.

Une fois fini son mandat à l’Union Africaine, le grand Alpha Oumar Konaré est aujourd’hui membre du Haut Conseil de la Francophonie. Il rejoint à cet organisme 2 autres ex-présidents africains, notamment, Monsieur Cassam Uteem, ancien président de la République de l’Ile Maurice, Abdou Diouf, ex président de la République du Sénégal et actuel secrétaire général de l’Organisation de la francophonie et président de ce Haut Conseil de la Francophonie. Et de nombreux ex-ministres africains, notamment : Jean-Baptiste Tati Loutard, ancien ministre de la Culture du Congo-Brazzaville, Adama Samassékou, ancien ministre de l’Éducation Nationale du Mali, Paulin Hountondji, ancien ministre de la Culture du Benin, Bernard Dadié, ancien ministre de la Culture de Côte d’Ivoire. Mais c’est quoi le Haut Conseil de la Francophonie ?

Le Haut Conseil de la Francophonie a été créé en 1984, comme un organisme au service du Président de la République française pour le conseiller dans 3 axes différents liés à la langue française. Mais ce qui nous intéresse, c’est le tout premier cité dans la charte : « Un rôle d’observation des évolutions linguistiques au sein des États, des gouvernements et des organisations internationales ».

En d’autres termes, les anciens présidents de la République en Afrique, lorsqu’ils ont fini d’être présidents, sont au service du président de la République française. Les Ministres de même.

Alors où est le patriotisme du pays qu’ils ont servi ? Où est la dignité personnelle de ces intellectuels ? Les Africains ont-ils un problème avec la liberté ? Sont-ils juste le fruit de l’infantilisation du continent qui dure depuis trop de temps ? Ou bien ont-ils été Présidents de la République, Ministres, juste comme une des deux choses que le penseur Allemand Günter Anders indique comme le piège idéal pour adoucir et acheter l’intellectuel subversif : l’argent et le pouvoir ? La présence de Hollande à Bamako hier 19/09/2013 répond-elle cette logique ?

C’est autant de questions auxquelles je ne trouve pas de réponse et je laisse à chacun de vous le soin d’y réponse selon votre propre perception des faits etévènements, au regard de l’attitude asiatique. C’est bien de citer souvent les asiatiques en exemple de la croissance économique et industrielle. Mais on parle peu de leur niveau culturel, de leur degré d’autonomie mentale et surtout de leurs capacités à inventer un modèle propre à eux et qui les rend fiers d’eux-mêmes. Le Laos est-il plus riche que la République Démocratique du Congo ou que la Côte d’Ivoire ? Mais elle a une richesse que ces 2 pays n’ont pas : la liberté. Les dirigeants ont compris que cette liberté se construit à la sueur du travail et de l’engagement. Pour faire vivre, une langue, une écriture il faut un très grand sérieux et une rectitude intellectuelle très forte.

La Syrie, ex-colonie française vient d’infliger une humiliation cuisante à la France en obtenant son exclusion des accords du 14 septembre 2013 à Genève sur son armement chimique, entre la Russie et les Etats-Unis d’Amérique. Tous les généraux de l’armée syrienne, formées en France ont déserté à la première heure du conflit. Mais contrairement à l’Afrique où tout se construit uniquement autour de la France, la Syrie avait cherché sa vraie alliance stratégique ailleurs, en Russie. Le plus ahurissant de tout ça a été de constater les prises de position de certains ministres africains s’alliant systématiquement derrière l’isolement français que mêmeFrançois Fillon est allé critiquer à Moscou toujours hier.

L’ex-Premier ministre le même jour, jeudi 19/09/2013 dans un discours à Moscou au « club Valdai », en compagnie de Vladimir Poutine a fustigé l’amateurisme deFrançois Hollande dans la crise syrienne avant de conclure :

« Nous avons, vous et nous, Russes et Européens, une influence déterminante sur les deux camps qui s’opposent en Syrie. Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise ».

En d’autres termes, et dits plus prosaïquement, « Hollande est le caniche de Obama et ne pige rien dans cette crise ». Et voilà qu’il utilise une tribune au Mali pour lancer des menaces inutiles contre un pays qui a su arracher son indépendance, la Syrie. Et avoir changé l’Ambassadeur Syrien à Paris par quelqu’un choisi par Paris est un boumerang que le président français est en train de recevoir à la figure, parce qu’il s’est trompé de pays et de continent. Ce qui avait marché pour la Côte d’Ivoire ne marche pas forcément pour des peuples plus conscients et plus intelligents. Oui, j’ai bien dit, plus intelligents. L’épilogue de la crise ivoirienne etlibyenne, comparée à celle syrienne me font douter même de l’intelligence des africains, ou tout au moins de ceux qui les dirigent.

Au moment où on affronte la crise syrienne avec des informations contradictoires d’un côté et de l’autre, avec la manipulation de l’information pour des intérêts qui nous échappent et en plein milieu du cirque malien, il me plait de conclure ce texte avec un penseur allemand. On peut être d’accord avec lui ou détester ses pensées, mais il a le mérite de la franchise avec des mots volontairement crus qui nous incitent à une profonde réflexion. Il s’appelle Günter Anders (Voir encadré ci dessous).

__________

Note : Je n’ai pas parlé de la religion, mais comment compléter une comparaison entre l’allégeance des dirigeants africains au système et la fierté identitaire des dirigeants asiatiques sans parler de la spiritualité ? Lorsque dans les années 90, on a vu déferler sur l’Afrique et l’Asie une vague des sectes chrétiennes venues tout droit des USA, alors qu’en Afrique les dirigeants politiques sont tombés dans le piège de la propagande dénommée la « liberté religieuse » et abandonné leur propres populations les plus fragiles psychologiquement entre les mains des escrocs d’un nouveau genre, au Cambodge par exemple, c’est l’inverse qui s’est produit : en 1989, afin de garantir la spécificité de la culture cambodgienne et lutter contre l’invasion de ces sectes chrétiennes et musulmanes, il a été décidé d’instaurer une religion d’Etat, le « bouddhisme theravāda », pratiqué aujourd’hui par 95% de la population.

Au même moment en Afrique, c’est la course à la Conférence islamique. On a vu des présidents de la République changer de prénom pour passer par exemple au Gabon de Albert Bongo à Omar Bongo dans l’espoir d’avoir un peu de miettes des monarchies pétrolières et musulmanes du golfe arabo-persique. Comme le ridicule de l’aliénation ne tue jamais, on a aussi vu en Afrique des politiciens, que dis-je ? Des Ministres et des présidents de la République qui sont Pasteurs chrétiens, comme l’ancien président de la République Centrafricaine Bozize.

Les africains ont-ils un problème avec la liberté ? Pourquoi ce qui semble évident pour un dirigeant Laotien, un cambodgien pour protéger les intérêts de son pays doit encore faire l’objet de débat pour un ministre africain ?

Nous avons vu la liste des ex-ministres et ex-présidents africains membres du Haut Conseil de la Francophonie. Ce que je n’ai pas dit est que cette liste est limitée par la France. Combien de ministres et de présidents de la république sont-ils en attente en Afrique d’être béni par la providence afin que le président français lescopte à ces postes ? Avec les africains nés durant la période d’occupation coloniale, le chemin vers la liberté est sans doute très long. Ils ont refusé la liberté qu’ils avaient à portée de main.

Est-ce que la jeunesse africaine qui s’apprête à arriver au pouvoir dans les prochains 10-20 ans aura le même problème de la phobie de la liberté ?

Douala, le 20 Septembre 2013

Jean-Paul Pougala

Résistance politique: Détruisons la société du spectacle mortifère…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 24 septembre 2013 by Résistance 71

La guerre sur rollers

 

Mohawk Nation News

 

22 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/09/22/roller-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le but des dirigeants autocrates entrepreneuriaux est de tuer le plus de gens possible, le plus vite possible afin de mettre les nations en banqueroute et ainsi de les vaincre. Quelques états “majeurs” multinationaux contrôlent des secreurs variés de chaque économie: les transports, l’agro-alimentaire, les communications, le logement, les produits de luxe, l’énergie et sa distribution.

La société entrepreneuriale est le consommateur. Des guerres se font jour partout. Des rêves sont créés et les masses les ingurgitent. Les politiciens, les stars du show-biz et du sport vivent la dolce vita et le glamour pour elles. On fait choisir aux gens entre de “belles choses” en échange de ce qu’ils abandonnent leur liberté. Les dirigeants entrepreneuriaux ont besoins de la guerre afin d’éviter de devoir donner ce dont les gens ont vraiment besoin, comme la nourriture et le logement.

Ce “monde de rêve” s’effrite. Le “véritable monde” est en fait les multinationales, les villes en banqueroute et cessation de paiements, le sexisme, les différences et préférences de classes, le 1% qui contrôle les 99% et regarder la violence dans des programmes comme Night Hockey Canada ou Monday Night Football (NdT: Le “Football” au Canada et au pays du goulag levant est soit le football américain, soit sa variante: le football canadien…)

Parfois, une guerre de grande envergure coûte trop cher. Des films comme “Hunger Games” montre les gladiateurs du sport dans un combat à mort entre “ceux qui n’ont rien”, pour le plus grand plaisir ludique d’une élite.

Les sports où le sang coule et les spectacles de meurtres aux heures de grande écoute donne le goût à la guerre et la violence. Des gens mettent en joue en permanence avec des armes, il y a des cadavres partout, des brutalités envers les femmes, les enfants et de la violence par procuration. On nous conditionne d’avoir peur de nos besoins innés, qui nous dit-on, sont barbares.

Des champions élitistes athlétiques sont créés pour faire la diversion nécessaire et nourrir l’appétit de la société. On leur demandera éventuellement de se battre à mort, spécifiquement lorsque le contrôle psychologique des masses par les dirigeants autocrates est menacé. Si le jeu est trop tendre, on change les règles pour générer toujours plus de violence. On ne pénalisera plus les fautifs. Les limites de temps seront retirées. Le jeu prendra fin lorsque tout le monde sera mort.

Lorsque la vie devient plus dure par design, ces jeux violents deviennent de plus en plus vitaux. Marquer un but et se battre redirigent la violence vers le spectacle. Aujourd’hui des jeunes se retrouvent physiquement et mentalement détruits ou blessés à vie dans le magma des sports organisés.

L’élite est préoccupée de ce que leurs stars grassement payées deviennent encore plus exigeantes. Même ces vedettes veulent la liberté et des valeurs humaines de base. On “s’occuppe” de ceux qui sortent de la “ligne du parti”.

Le sport n’est que la guerre entouré par des règles, une piste ou un terrain ou un stade. Changer les règles du jeu montre la faiblesse des dirigeants. Quand les règles de l’entreprise ne peuvent plus diriger la violence, le jeu et la société en sont infectés; alors les règles disparaissent, la violence devient totale. Les gens détruisent et tuent. Des bagarres se déroulent dans les gradins et dans les rues. La violence devient futile, tout azimut, complaisante. Il n’y a plus de contrôle. Le schéma dans les flingages de masse est similaire: un homme armé solitaire, flingant à tout va des personnes désarmées dans un lieu public, puis la mort du tireur. Le tout télévisé !

 

Les lois naturelles ne changent pas. Traditionnellement nos sports sont spirituels. Nous sommes compétitifs. Même dans les soi-disantes guerres indiennes, nous ne tuions pas. Compter les coups n’est pas meurtre. Il s’agit de courir vers l’ennemi et de le toucher. La nature n’a aucun goût pour la mort !

Note du traducteur:

Le concept des “guerres indiennes” devra être abordé plus avant, car nous sommes loin de ce que la ligne de l’anthropologie dominante (euro-centriste, cherchant à justifier ses concepts malthusiens et sociaux-darwinistes…) veut nous faire croire. Les guerres entre nations indiennes avant leur exposition aux Européens (donc pré-1492) étaient à la fois rares et peu coûteuses en vie humaine. Pour des raisons naturelles, aucune des nations ne visaient à l’extinction de la nation opposante du moment, à l’opposé des guerres européennes, de domination génocidaire. Dans ces sociétés d’abondance, les “raids” guerriers étaient rares, souvent motivés par la vengence d’un parent tué ou dans un souci de capturer des ennemis à des fins adoptives. L’adoption était courante car il fallait remplacer les “disparus”. Il y avait toujours un souci d’équilibrer la nature des choses. Les sports indigènes comme les jeux de balle et lacrosse furent souvent employés pour résoudre des conflits, ainsi que des cérémonies de destruction de biens matériels en échange de pardon comme cela pouvait se passer dans les potlach indiens.

Chez les Iroquois, le conseil des femmes essaient de résoudre tout conflit potentiel par trois fois avant qu’un conflit armé ne soit décidé. En bien des cas, les différents sont résolus par les femmes, bien avant d’en arriver aux mains.