Escroquerie du réchauffement climatique anthropique: Analyse d’une fraude…

Le jour où la spirale de la mort commença pour le réchauffement climatique anthropique

 

JoAnne Nova

 

20 Août 2013

 

url de l’article original:

http://joannenova.com.au/2013/08/the-day-the-global-warming-death-spiral-began/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Commençons la dissection historique. Le réchauffement climatique anthropique (RCA) est un marché mourant et une science zombie.

Le Carbon Capture Report, basé dans l’état de l’Illinois, rassemble quotidiennement les histoires des médias de langue anglaise sur “le changement climatique”. Grâce au conseil de Peter Lang, nous pouvons voir la tendance terminale ci-dessous (NdT: cf les graphes dans l’article original). Le grand pic de la fin 2009 fut la cause de la double gifle du ClimateGate et de Copenhague (alias Hopenhagen). Depuis lors, c’est la Bérézina. Mais ce qui a attiré mon attention fut la chute de la mi-2011 (ou plus précisément du 29 Juillet 2011), lorsque les reportages des médias sur le sujet chutèrent de moitié ; une chute de changement de direction de laquelle ils n’ont jamais vraiment récupéré.

Media Matters et Joe Romm pensent qu’après la nomination de Paul Ingrassia (un climato-sceptique) comme adjoint rédacteur en chef de l’agence Reuters, les reportages sur le “changement climatique” chutèrent de moitié.

Media Matters a trouvé un déclin de 48% dans la couverture médiatique du changement climatique sur une période de six mois après la nomination d’Ingrassia à l’agence en 2011.

Mais Ingrassia a commencé en Avril 2011 et non pas en Juillet. Media Matters compare six mois avant la chute globale de couverture d’Octobre 2010 à Avril 2011 à une période de 6 mois d’Octobre 2011 à Avril 2012. Media Matters et Romm ont loupé le coche.

Le graphe de Carbone Capture Report ci-dessus inclut les dépêches de presse, les articles, les blogs et les tweets. Le changement s’est passé dans les reportages d’information et les tweets, mais ne s’est pas produit dans les blogs avant le 15 Octobre 2011. Lorsque cela se produit, l’utilisation des mots “changement climatique” a chuté de plus de 70% dans les blogs. Que s’est-il passé ? (toute suggestion bienvenue). Est-ce un artifice, cela inclut-il les commentaires ? Est-ce un moment où l’armée des 50 cents a reçu de nouvelles instructions (et pourquoi?), ou, qui sait, peut-être que les salaires des astroturfs n’ont plus été payés ? Je n’ai pas de données la dessus… Les mentions d’ “énergie éolienne” ont aussi similairement chuté la même semaine que la chute des mentions sur le “changement climatique”. Le point juste avant la chute est le 26 juillet 2011.

Les termes “énergie solaire” ont aussi sombré cette semaine, mais se sont rattappés plus ou moins. Ce n’était pas le même schéma.

Je me suis demandée quels évènements ont bien pu causer cette chute. J’ai pensé qu’il y aurait des indices sur la marché du carbone et bingo, la spirale de la mort commença en juin 2011.

Les mentions mondiales de crédits carbone ont atteint un pic sauvage le 10 juillet.

Que se passait-il donc ?

Alors j’ai commencé à chasser l’info

J’ai écrémé des pages et des pages du passé lointain de Climate Depot et de Tom Nelson (continuez à chercher, vous pourriez y trouver des choses que j’ai loupées…)

A la mi-2011 il apparaît que furent publiés quelques sondages pas très bons comme:  Poll: Most see disasters, few climate turn (11 juillet) et la croyance dans le changement climatique ayant diminué de 27 points en 4 ans: Down 27 Percentage Points in Four Years? (12 juillet). Il y avait également des reportages médiatiques sur un nouveau petit âge glaciaire comme “Earth may be headed into a mini Ice Age within a decade (14 juillet) et l’article de Christopher Booker “Global warming? A new ice age?” (6 juillet).

Aucun d’eux n’était assez.

Le CCX (Chicago Climate Exchange) s’est effondré à la fin 2010. Ceci ne fut pas le détonateur, bien que cela fut une victime précoce de la même tendance. Les républicains avaient pris le contrôle du parlement en Novembre 2010 et la loi Cap & Trade fut déclarée morte. En février 2011, les énergies renouvelables étaient sorties de l’agenda dans une “Europe frappée d’austérité” et je notais que l’argent quittait la pièce.

Ce qui apparaissait comme étant un indice majeur de cette affaire était un rapport clef publié le 1er juin par la Banque Mondiale qui disait que le marché international du carbone faisait face à de gros problèmes: World Bank warns of ‘failing’ international carbon market [Guardian June 2] . Une autre version disait:  “Carbon credits market at point of collapse”. Ils parlent du marché international CDM, qui n’est pas le même que le marché de l’UE, bien que le Gardian ait obtenu un rapport fuité suggérant que le gros du marché de l’UE était aussi menacé.

“Le marché international des crédits carbone a souffert d’un effondrement presque total, avec seulement 1,5 milliard de dollars échangés l’an dernier, le plus bas échange depuis que le système s’est ouvert en 2005, dit un rapport de la Banque Mondiale.

Un marché chancellant des émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis a aussi plongé et seul le marché intérieur du carbone de l’UE est demeuré en bonne santé avec une valeur de plus de 120 milliards de dollars. Néanmoins, des documents fuités semblent montrer que même ce marché semble être également en danger.

Le marché international des crédits du carbone fut mis en place après les accords du protocole de Kyoto comme moyen d’injecter de l’investissement dans la technologie à basse empreinte carbone du monde en voie de développement.

Sous ce système, connu sous le vocable de Clean Development Mecanism ou CDM (Mécanisme de Dévelopement Propre), des projets comme les panneaux solaires et les stations éoliennes dans les pays en voie de développement sont pourvus de crédits carbones pour chaque tonne de carbone ainsi évitée. Ces crédits sont ensuite achetés par les pays riches pour augmenter leurs cibles de réductions d’émissions.”

Au 25 juin 2011 sur le WUWT, nous pouvons constater que le price de l’UE chutait également. De plus, la Pologne bloquait la législation européenne.  EU Carbon Credit trading takes a dive. In Greece, they could hardly give EU carbon credits away

La semaine dernière la Grèce a commencé à vendre aux enchères ses EUA (European Union Allowances) car elle a besoin de l’argent et probablement d’autres pays vont suivre, incluant le Portugal. Mais ils ne furent pas si chanceux que cela ! Du million de permis, seulement 6000 EUA furent vendus. La raison ? Personne n’achète…

Dans le même temps, la Pologne a bloqué un accord de l’UE sur les émissions de CO2. Elle est la plus grosse productrice de charbon de l’UE et sa part d’électricité produite au charbon (92% en 2004) est la plus haute de tous les pays membres. Elle pousse aussi pour l’extraction du gaz de schiste. Le resultat pour la Pologne: le plus gros PIB de la zone en 2009 et le 3ème en 2010, au sein des 27 états membres.

Finalement, Yvo de Boer a confirmé ce que tout le monde savait: le protocole de Kyoto est mort et enterré.

Qu’en est-il du pic monstrueux dans les histoires de crédits carbone ?

Vers le 10 juillet peut-être, les médias mondiaux finirent par réaliser ce que les traders, les bloggueurs, puis les bureaucrates avaient déjà compris. Le prix de tout ce qui avait à voir avec le crédit carbone chutait. Il est possible que dans un bref sursaut, ils se réveillèrent, l’annoncèrent puis perdirent intérêt. Dans le même temps, tous les groupes qui normalement publiaient des dépêches, se réduisaient ou fermaient et ne pensèrent pas le dire au monde et ainsi l’avalanche d’information sur le changement climatique et l’énergie éolienne ralentit tout comme l’argent investi et les journaleux s’en allèrent écrire sur des industries différentes.

C’est difficile à croire, mais le pic du 10 juillet pourrait avoir quelque chose à faire avec la premier ministre australienne Julia Gillard. Dans un style et un timing impécables, alors que le marché du carbone s’effondrait, Julia Gillard signa la loi de la taxe carbone la plus chère au monde. Elle en annonça les détails le 10 juillet. Elle choisit vraiment le dernier moment possible pour sauter du radeau de survie sur le navire en feu. Et l’Australie a chèrement payé tout cela.

Si Copenhague fut le sommet de l’affaire, les marchés survécurent seulement par l’inertie pendant encore une année, mais sous la surface, les gros joueurs du jeu truqué quittaient la partie sans faire de bruit. Dans le même temps, la Grèce et les autres économie européennes fonçaient dans le mur dans le même temps où la promesse de l’industrie des énergies renouvelables et du marché du carbone prouvaient qu’elles étaient creuses. Le marché du carbone de l’UE maintînt ses prix en 2010, mais n’avait plus la force et quand le rapport de la Banque Mondiale parut, l’argent sérieux mais moyen commença aussi à sortir du marché, et a continué à en sortir depuis lors.

Pure spéculation…

Cela a peut-être pris 18 mois, mais la grande peur du réchauffement climatique anthropique fut testée pour la première fois à Copenhague et elle échoua. La collision avec des décennies de politique monnétaire inepte de l’UE et quelques hivers très rudes ont aidé à sceller son destin. Combien de tout cela est dû au FOIA (Freedom of Information Act, loi sur la liberté de l’information) et au ClimateGate, nous ne le saurons probablement jamais.

Si les médias avaient vraiment rapporté ce qu’il s’était passé avec le ClimateGate à cette époque, ils auraient pu mener les opinions au lieu de n’être que les petits rapporteurs de l’histoire après le fait et de dire au monde ce que celui-ci savait déjà. Les médias de masse sont dans leur propre petite version de la spirale de la mort, largement parce que nous ne leur faisons plus confiance pour nous dire l’information sans mensonges ni omissions. Les journalistes scientifiques auraient pu faire exploser le ballon hyper gonflé de la peur climatique anthropique il y a bien des années s’ils avaient vraiment fait leur boulot. Merci beaucoup à des gens comme Booker, Bolt, Ridley et pour Delingpole. Merci beaucoup aux blogs !

5 Réponses to “Escroquerie du réchauffement climatique anthropique: Analyse d’une fraude…”

  1. Bonjour, je prends plaisir à vous lire et à transmettre vos articles + le lien de votre site. merci pour tout ce travail
    je me permets de partager avec vous les deux vidéos ci-dessous :

    Les « moutons qui manifestent » font rire le Net

    De La Servitude Moderne [Jean-François Brient] Fr 2009

    d’avance, toutes mes excuses si vous les aviez déjà mise en ligne

    bien cordialement

  2. shana23 Says:

    Eh oui, les gens qui devraient parler pour faire cesser tous ces mensonges, préfèrent se taire et ne rien faire… pour eux, c’est en fait : courage…FUYONS, !!!!
    Quelle tristesse de voir ce monde de lâches qui sait mais qui s’imagine être à l’abri en se taisant…

  3. […] Source : https://resistance71.wordpress.com/2013/08/25/escroquerie-du-rechauffement-climatique-anthropique-ana… […]

  4. […] étant maintenant sous-entendu pour des raisons évidentes..) selon le label employé est une escroquerie de haut-vol à des fins économiques et géopolitiques, une autre de ces main-mises oligarchiques […]

  5. […] étant maintenant sous-entendu pour des raisons évidentes..) selon le label employé est une escroquerie de haut-vol à des fins économiques et géopolitiques, une autre de ces main-mises oligarchiques […]

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