Résistance politique: Turquie le peuple met au placard les frères musulmans, « confrérie » pilotée par le MI6 et la CIA…

Excellente analyse de Thierry Meyssan sur les évènements récents de Turquie. Il apparaît que ce qu’il se passe en Turquie maintenant serait une véritable révolution populaire, contrairement au « printemps arabe », piloté dès le départ par les services occidentaux.

La Turquie, société fondamentalement laïque, semble vouloir mettre un coup d’arrêt décisif à la prise de pouvoir anglo-américano-sioniste au moyen-orient et en Afrique du Nord par le truchement de régimes clients des « frères musulmans ».

Attention néanmoins à la récupération par l’oligarchie !  Le peuple turc a pris les devants… Soutenons-le ! Puisse la communication se faire entre les peuples en révolte contre l’oligarchie.

— Résistance 71 —

 

Soulèvement contre le frère Erdogan

 

Thierry Meyssan

 

10 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article178820.html

 

Pour Thierry Meyssan, les Turcs ne manifestent pas contre le style autoritaire de Recip Tayyeb Erdogan, mais contre sa politique, c’est-à-dire contre les Frères musulmans dont il est le mentor. Il ne s’agit pas d’une révolution colorée sur la place Taksim contre un projet immobilier, mais d’un soulèvement dans l’ensemble du pays, bref c’est une vraie révolution qui remet en cause le « printemps arabe ».

 

Le soulèvement turc plonge ses racines dans les incohérences du gouvernement Erdogan. Celui-ci, après s’être présenté comme « démocrate-musulman » (sur le modèle des « démocrates-chrétiens »), a brusquement affiché sa vraie nature à l’occasion des « révolution colorées » du printemps arabe.

En politique intérieure et extérieure, il existe un avant et un après cette volte-face. Avant, c’était le noyautage des institutions. Après, c’est le sectarisme. Avant, c’est la théorie d’Ahmed Davutoğlu de « zéro problème » avec ses voisins. L’ex-empire ottoman semblait sortir de sa torpeur et revenir à la réalité. Après, c’est l’inverse : la Turquie s’est re-brouillée avec chacun de ses voisins et est entrée en guerre contre la Syrie.

Les Frères musulmans

Derrière ce virage, les Frères musulmans, une organisation secrète dont Erdogan et son équipe ont toujours été membres, malgré leurs dénégations. Si ce virage est postérieur à celui du Qatar, financier des Frères musulmans, il porte la même signification : des régimes autoritaires qui paraissaient anti-israéliens affichent soudainement leur alliance profonde.

Il importe ici de rappeler que l’expression occidentale de « printemps arabe » est un leurre visant à faire accroire que les peuples tunisien et égyptien auraient renversé leur gouvernement. S’il y a bien eu une révolution populaire en Tunisie, elle ne visait pas à changer le régime, mais à obtenir une évolution économico-sociale. Ce sont les États-Unis, et non la rue, qui ont ordonnés à Zinedine el-Abidine Ben Ali et à Hosni Moubarak de quitter le pouvoir. Puis c’est l’OTAN qui a renversé et fait lyncher Mouammar el-Khadafi. Et ce sont à nouveau l’OTAN et le CCG qui ont alimenté l’attaque de la Syrie.

Partout en Afrique du Nord —sauf en Algérie—, les Frères musulmans ont été placés au pouvoir par Hillary Clinton. Partout, ils ont des conseillers en communication turcs, gracieusement mis à disposition par le gouvernement Erdogan. Partout, la « démocratie » n’a été qu’une apparence permettant aux Frères d’islamiser les sociétés en échange de leur soutien au capitalisme pseudo-libéral des États-Unis.

Le terme « islamiser » renvoie à la rhétorique des Frères, pas à la réalité. La Confrérie entend contrôler la vie privée des individus en se fondant sur des principes extérieurs au Coran. Elle remet en cause la place des femmes dans la société et impose une vie austère, sans alcool ni cigarettes, et sans sexe, du moins pour les autres.

Durant une dizaine d’années, la confrérie s’est faite discrète, laissant la transformation de l’Enseignement public aux bons soins de la secte de Fethullah Gülen, dont le président de la République Abdullah Gül est membre.

Bien que la confrérie clame sa haine de l’American Way of Life, elle se tient sous la protection des Anglo-Saxons (UK, USA, Israël) qui ont toujours su utiliser sa violence contre ceux qui leur résistaient. La secrétaire d’État Hillary Clinton avait installé dans son cabinet son ancienne garde du corps, Huma Abedin (épouse du député sioniste démissionnaire Antony Weiner), dont la mère Saleha Abedin dirige la branche féminine mondiale de la confrérie. C’est par ce biais qu’elle agitait les Frères.

Les Frères ont fourni l’idéologie d’Al-Qaeda, par l’intermédiaire de l’un d’entre eux : Ayman al-Zawahiri, organisateur de l’assassinat du président Sadate et actuel leader de l’organisation terroriste. Al-Zawahiri, comme Ben Laden, a toujours été un agent des services états-unien. Alors qu’il était considéré officiellement comme ennemi public, il rencontrait très régulièrement la CIA à l’ambassade US à Bakou, de 1997 à 2001, témoigne la traductrice Sibel Edmonds, dans le cadre de l’opération « Gladio B » [1].

Une dictature progressive

Lors de son emprisonnement, Erdogan a prétendu avoir rompu avec les Frères et a quitté leur parti. Puis, il s’est fait élire et a imposé lentement une dictature. Il a fait arrêter et emprisonner deux tiers des généraux, accusés de participer au Gladio, le réseau secret d’influence US. Et il a obtenu le plus fort taux d’incarcération de journalistes au monde. Cette évolution a été masquée par la presse occidentale qui ne saurait critiquer un membre de l’OTAN.

L’armée est le gardien traditionnel de la laïcité kémaliste. Cependant, après le 11-Septembre, des officiers supérieurs se sont inquiétés de la dérive totalitaire des États-Unis. Ils ont pris des contacts avec leurs homologues en Russie et en Chine. Pour stopper cette évolution avant qu’il ne soit trop tard, des juges leur ont rappelés leurs antécédents pro-US.

Si les journalistes peuvent être, comme toute autre profession, des voyous, le taux d’incarcération le plus élevé du monde renvoie à une politique : celle de l’intimidation et de la répression. À l’exception d’Ululsal, la télévision était devenue un panégyrique officiel, tandis que la presse écrite prenait le même chemin.

« zéro problème » avec ses voisins

La politique étrangère d’Ahmed Davutoğlu était tout aussi risible. Après avoir cherché à résoudre les problèmes laissés sans solution, un siècle plus tôt, par l’Empire ottoman, il a voulu jouer Obama contre Netanyahu en organisant la Flotille de la liberté vers la Palestine [2]. Mais, moins de deux mois après la piraterie israélienne, il acceptait la création d’une commission d’enquête internationale chargée d’étouffer l’affaire et reprenait en sous-main la collaboration avec Tel-Aviv.

Signe de la coopération entre les Frères et Al-Qaïda, la confrérie avait placé sur le Marvi Marmara Mahdi al-Hatari, numéro 2 d’Al-Qaïda en Libye et probable agent britannique [3].

Catastrophe économique

Comment la Turquie a t-elle gâchée non seulement une décennie de travail diplomatique de restauration de ses relations internationales, mais aussi sa croissance économique ? En mars 2011, elle participe à l’opération de l’OTAN contre la Libye, un de ses principaux partenaires économiques. Une fois la guerre finie, la Libye étant détruite, la Turquie perdit son marché. Simultanément, Ankara se lança dans la guerre contre son voisin syrien avec lequel elle venait, un an plus tôt, de signer un accord de libéralisation commerciale. Le résultat ne se fit pas attendre : la croissance de 2010 était de 9,2 %, elle tomba en 2012 à 2,2 % et continue à chuter [4].

Relations publiques

L’arrivée au pouvoir des Frères en Afrique du Nord est montée à la tête du gouvernement Erdogan. En affichant son ambition impériale ottomane, il a décontenancé le public arabe pour commencer, puis a dressé la majorité de son peuple contre lui.

D’un côté, le gouvernement finance Fetih 1453, film au budget pharaonique pour le pays, censé célébrer la prise de Constantinople, mais historiquement fallacieux. D’un autre, il tente d’interdire la plus célèbre série télévisée du Proche-Orient, Le Harem du Sultan, parce que la vérité ne donne pas une image pacifique des Ottomans.

La vraie raison du soulèvement

La presse occidentale met en avant, dans le soulèvement actuel, des points de détail : un projet immobilier à Istanbul ; l’interdiction de vendre de l’alcool en soirée ; ou des déclarations encourageant la natalité. Tout cela est vrai, mais ne fait pas une révolution.

En affichant sa vraie nature, le gouvernement Erdogan s’est coupé de sa population. Seule une partie minoritaire des sunnites peut se reconnaître dans le programme rétrograde et hypocrite des Frères. Or, environ 50 % des Turcs sont sunnites, 20 % sont alévis (c’est-à-dire alaouites), 20% sont Kurdes (principalement sunnites), et 10 % appartiennent à d’autres minorités. Il est statistiquement clair que le gouvernement Erdogan ne peut pas résister au soulèvement que sa politique a provoqué.

En le renversant, les Turcs ne résolvent pas seulement leur problème. Ils mettent fin à la guerre contre la Syrie. J’ai souvent noté que celle-ci s’arrêterait lorsque un des sponsors étrangers disparaîtrait. Ce sera bientôt le cas. Ce faisant, ils mettent un terme à l’expansion des Frères. La chute d’Erdogan annonce celle de ses amis ; de Ghannouchi en Tunisie, à Morsi en Égypte. Il est en effet peu probable que ces gouvernements artificiels, imposés par des élections truquées, puissent survivre à leur puissant parrain.

 

[1] « Al Qaeda Chief was US Asset », par Nafeez Ahmed, 21 mai 2013.

[2] « Pourquoi Israël a t-il attaqué des civils en Méditerranée ? », et « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 mai et 6 juin 2010.

[3] « L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.

[4] « Turkey’s Economic Growth Slows Sharply » par Emre Perer et Yeliz Candemir, The Wall Sreeet Journal, 1er avril 2013.

 

10 Réponses vers “Résistance politique: Turquie le peuple met au placard les frères musulmans, « confrérie » pilotée par le MI6 et la CIA…”

  1. Génocide kurde en Irak: plainte contre des entreprises françaises …
    http://www.mediapart.fr/…/genocide-kurde-en-irak-plainte-contre-des-entreprises...

    bonne initiative ! pour rappeler que SADDAM était un bon ami de la France et que les armes chimiques lui avaient été procurées par la France, ce qu’a rappelé Rony BRAUMAN à mots croisés, hier soir et qui n’a guère plu aux intervenants VEDRINE, LELOUCHE !

  2. Les « Frères », qu’ils soient « Musulmans » ou « Franc mac » sont au service du projet global du NWO. Le « Sionisme politique », dont parlait le « maître F-M » Albert Pike en 1870 n’est qu’un instrument idéologique servant dans le vaste plan de subversion satanique, pour la prise du pouvoir mondial par l’oligarchie des financiers et des hommes d’affaire (corporations), appartenant au « réseau ».

    Le « Bilderberg » (qui a lieu en ce moment en GB) est un des éléments de ce « réseau » mondial occulte.

    La Turquie, et son « réveil populaire », est peut-être (prions pour cela) à l’avant garde d’un réveil des consciences. La prise de conscience de l’emprise des « Frères », et de l’impérialisme siono-Otanien qui broie les peuples, comme en Syrie.

    Mais nous sommes concernés aussi, bien entendu, avec l’étranglement économique et financier organisé dans les pays occidentaux par la cabale des financiers.

    La relecture de l’Aurore Rouge, écrit de Serge Monast, est pleine d’enseignements sur ce qui se passe…et que le peuple Turc est peut-être en train de commencer à faire échouer.

    • Ce qui se passe ne Turquie est très important pour la lutte contre l’emprise des frères musulmans et est à rapprocher avec les luttes qui continuent en Tunisie et en Egypte, même si ce n’est qu’un début !

      Notons que les chaos qui s’installe en Lybie et qui ne peut plus être minimisé aide à prendre un tournant dont l’opinion publique est porteuse depuis longtemps et qui ne voulait pas de ces interventions mais nié par les gouvernements.

      Les USA conscients de ces réalités, semblent vouloir se retirer après avoir été partie partie prenante à ces destructions et laissent les 2 benêts que sont la France et la GB se débrouiller
      seuls, quitte à leur apporter une vague aide.

      En Syrie la partie est perdue, l’ASL totalement desintégrée laissant Bachar et Al Quaida face à face, desastre précisé par leur vague représentante en France qui demande elle même qu’on ne livre pas d’armes qui iraient automatiquement aux islamistes.

  3. @ Emma

    La Libye et la Syrie sont deux cas d’école:
    1- La Libye est un exemple d’intervention militaire occidentale directe qui a foirée (en apparence, c’était en fait parfaitement voulu ce chaos criminel)
    2- La Syrie: une intervention occidentale par proxy via les mercenaires de la « légion arabe » d’Al CIAda, présents également en Libye bien entendu.

    En ce qui concerne le « printemps arabe »: La Tunisie et son insurrection populaire récupérée par l’occident pour imposer son changement de régime et l’Egypte, là carrément un changement insurrectionnel planifié de l’extérieur de longue date avec les leaders contestataires en « stage » au pays du goulag levant, rencontrant la harpie Clinton etc avant les évènements…

    Dans tous les cas, cela a amené des régimes islamistes clients et vassaux de l’empire anglo-américano-sioniste.

    La Turquie semble être une toute autre affaire… Il semblerait qu’il n’y ai pas de « pilotage » de l’extérieur, à moins que… Les yankees veuillent se débarasser d’Erdogan qui a rempli son rôle de va t’en guerre et a échoué à envenimer suffisamment l’affaire pour que l’intervention militiare soit inéluctable. Les yanks veulent-ils une junte militaire au pouvoir à Ankara ? Tout est possible, plus rien n’est étonnant ! Mais au premier abord, il semble quand même que cette insurrection populaire turque soit spontanée et n’ai rien à voir avec le « printemps arabe », sauce « révolutions colorées » de la CIA…

    • Certainement, dans le cas de la Turquie, trois hypothèses à considérer :
      – Réaction « spontanée » du peuple, suite des manifestations après les attentats « false flag » de Mai près de la frontière Syrienne, où une partie de la population a récusé le gouvernement estimant qu’il est responsable…certaines « sources » affirment que cette révolution est celle d’Indigos, (non pas des révolutionnaires colorés par la CIA, mais des individus avec un niveau de conscience plus élevé que la moyenne)…réfractaires au « Système » qui se met en place.
      – Encore une machination de la clique satanique Israélienne ou Zunienne, pour se débarrasser d’un Erdogan qui n’est plus utile, voire qui contrarierait le plan de désengagement des Zunis de la Syrie ?
      – Peut-être est-il prévu (depuis des années) de dépecer la Turquie, comme c’est fait en Lybie, et prévu en Syrie, notamment en créant un état Kurde. Erdogan trop nationaliste serait éliminé après avoir commencé le boulot en négociant avec le PKK…

  4. de toute manière, le schéma est le même partout en Afrique mais aussi au Maghreb. On met les castes prédatrices au pouvoir Moubharak Ben Ali en les laissant s’enrichir et dépouiller les peuiples sur les postes cles économie, budget, agriculture et quand ils ont suffisamment dépouillé les peuples, les américians arrivent : « pousse toi que je m’y mette » pour récolter les fruits usurpés comme on met aujourd’hui chez nous sur les postes clés les atlantistes : Cahuzac, Moscovici, Fabisu et avant lui Lagarde, Woerth et une fois qu’ils ont déblayé le terrain, on y place d’autres pions !

    Mais ils n’avaient pas prévu au Maghreb, puisque les islamistes tenus en réserve à Paris, Londres, Washington réclameraient une très grosse part du gateau ! La surprise est là et comme ceux là sont de piétres gouvernants aidés par les salafistes pour se maintenir, la donne est en train de tourner !

    Mais les Usa n’y voit plus clair et comme les reste de l’Union Européenne n’a que trés peu d’intérêt à soutenir Paris et Londres, ils se retirent aussi !

  5. Hat dies auf silbershark110neverdie rebloggt und kommentierte:
    Ajoutez votre grain de sel personnel… (facultatif)

  6. De toute façon, ou Erdogan passe en force, mais même s’il a eu les pleins pouvoirs, il n’a obtenu que dans les 50 % et quelques.

    Et s’il échoue, on ira chercher quelque milliardaire, tel le maire d’istanboul ou autre, appuyé par une propagande quotidienne pour placer leurs pions.

    Mais toutefois, il est bon que le peuple se révolte, et surtout devant le monde entier !

    Les oligarchies ont encore de beaux jours devant elles, mais en tout cas, elles sont ébranlées !

    • Le problème est que les peuples soit se révoltent sans vision politique et se font récupérer illico par le système, soit sont manipulés dès le départ pour se « révolter » (cf. Egypte) et sont utilisés pour mener une politique de « changement » bidon, mais d’amélioration pour l’oligarchie…
      Tant que les peuples descendront dans la rue avec l’idée naïve, mais pilotée, de « changer le système de l’intérieur », de demander des « réformes », de nouvelles « élections » pour mettre Bozo à la place de Kiri le clown, RIEN NE CHANGERA JAMAIS ! Parce que le système est en mode de survie et d’auto-préservation. Que se passe t’il par exemple en Turquie maintenant ?
      Erdogan n’a pas écouté certains injonctions de ses maîtres et est sur le siège éjectable qui est actionné en ce moment… Que se passera t’il ? Soit l’armée prendra le pouvoir en Turquie, ou soit Erdogan et ses sbires devront partir soi-disant « forcés par la rue », on ramènera les braves citoyens devant les urnes, on leur mettra les nouveaux guignols devant les yeux, on guidera leur main pour lâcher le bon papelard dans l’urne et ce sera reparti pour un bon tour de manège sous le plus grand chapiteau du monde !

      Il n’y a pas de solutions au sein du système. Les solutions sont clairement en dehors et tant que les peuples ne l’auront pas compris, le cycle dominant/dominé, maître/esclave, opprimeur/opprimé, seigneur/serf moderne, perdurera.
      La seule question valide est la suivante: quelle société voulons-nous pour nous-mêmes, pour assurer paix et bonheur POUR TOUS ?
      Tout le reste n’est que pisser dans un violon…

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