L’agression de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord en Yougoslavie (1999) a donné le ton aux guerres impérialistes suivantes…

L’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie (Serbie et Monténégro) a été une invasion, planifiée de longue date, visant les objectifs mondiaux suivants: créer un précédent en vue d’autres interventions militaires à dimension mondiale; amener des troupes américaines dans les Balkans, ainsi que l’élargissement de l’OTAN à l’est; l’encerclement de la Russie; la modification de l’ordre juridique international, tel qu’il fut installé après la Seconde Guerre mondiale, en imposant le principe d’après lequel celui qui détient le pouvoir détient aussi le droit; l’installation forcée du système capitaliste néo-libéral; l’affaiblissement de l’Europe et l’atteinte au rôle des Nations Unies. Le but principal consistait à renforcer le concept états-unien de l’ordre mondial unipolaire, avec le but de contrôler toutes les ressources économiques, naturelles et humaines. L’élargissement de l’OTAN en Europe et sur les autres continents témoigne de la volonté des Etats-Unis de devenir le gendarme du capital des entreprises internationales dans le monde entier.

 

Ne jamais oublier

Belgrade Forum for a World of Equals

Document final de la Conférence internationale de Belgrade

Organisée les 23 et 24 mars 2009 à Belgrade

Le «Belgrade Forum for a World of Equals», par ensemble avec le Club des généraux et amiraux des Forces armées serbes, ainsi qu’avec d’autres associations indépendantes serbes et le Conseil mondial de la paix, a organisé, à Belgrade, du 23 au 24 mars 2009, une conférence internationale consacrée au sujet «Les objectifs et les conséquences de l’agression de l’OTAN contre la République fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) – 10 ans après». 
La conférence a réuni environ 700 scientifiques et experts du domaine des relations internationales et de la sécurité, provenant de Serbie et de 45 autres pays de tous les continents, à l’exception de l’Australie. Environ 60 participants ont présenté leurs exposés sur les différents aspects de l’agression et des évolutions consécutives.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Mme Slavica Dukic Dejanovic, porte-parole de l’Assemblée nationale serbe, de M. Petar Skundic, ministre de l’Energie ainsi que de représentants de l’Eglise orthodoxe serbe, des vétérans de guerre, de la jeunesse et d’autres organisations. 
M. Ivica Dacic, vice-Premier ministre du gouvernement et ministre de l’Intérieur, a parlé à la Conférence en souhaitant, au nom du gouvernement, la bienvenue aux participants venant de l’étranger.

Le président du Conseil mondial de la paix, Socorro Gomes, et Thanasis Pafilis, le secrétaire général étaient présents comme participants extraordinaires.
Un nombre d’ambassadeurs accrédités à Belgrade et de hauts représentants diplomatiques y ont également participé.
Les participants ont rendu hommage aux victimes du bombardement de 78 jours en déposant des couronnes au mémorial des victimes de l’agression.
Les débats se sont déroulés dans l’esprit d’amitié, de franchise et de solidarité de tous les organisations et individus luttant pour la paix, le développement et le bien-être.

Les participants de la Conférence de Belgrade se sont mis d’accord sur ce qui suit:

L’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie (Serbie et Monténégro) a été une invasion, planifiée de longue date, visant les objectifs mondiaux suivants: créer un précédent en vue d’autres interventions militaires à dimension mondiale; amener des troupes américaines dans les Balkans, ainsi que l’élargissement de l’OTAN à l’est; l’encerclement de la Russie; la modification de l’ordre juridique international, tel qu’il fut installé après la Seconde Guerre mondiale, en imposant le principe d’après lequel celui qui détient le pouvoir détient aussi le droit; l’installation forcée du système capitaliste néo-libéral; l’affaiblissement de l’Europe et l’atteinte au rôle des Nations Unies. Le but principal consistait à renforcer le concept états-unien de l’ordre mondial unipolaire, avec le but de contrôler toutes les ressources économiques, naturelles et humaines.

L’élargissement de l’OTAN en Europe et sur les autres continents témoigne de la volonté des Etats-Unis de devenir le gendarme du capital des entreprises internationales dans le monde entier.
L’agression a été précédée par la propagation de mensonges et de tromperies, dans laquelle la thèse qu’il fallait «éviter une catastrophe humanitaire» a joué un rôle décisif. Elle a également été précédée par les pseudo-négociations à Rambouillet et la mise en scène du soi-disant «massacre aux civils» de Racak. 
L’agression, en combinaison avec ses préparatifs et ses conséquences, est la preuve d’une crise profonde de la moralité et de la civilisation des élites occidentales régnantes, alors que, dix ans après, son effet de boomerang sous forme d’une profonde crise économique mondiale, dont la fin est et reste invisible, les frappent de plein fouet.
Les dirigeants des Etats de l’OTAN sont responsables de l’intervention de forces armées sans le consentement du Conseil de sécurité de l’ONU; ils sont également responsables de la transgression de la Charte des Nations Unies, des actes finaux de l’OSCE d’Helsinki, de la Charte de Paris et d’autres conventions internationales, ce qui revient à un crime contre la paix et l’humanité.
Ils sont responsables de plus de 3500 morts et de plus de 10000 personnes blessées, dont deux tiers sont des civils, de l’emploi d’armes inhumaines et proscrites tels que les projectiles et les missiles à ogives explosives contenant de l’uranium appauvri ainsi que les bombes à sous-munitions.
Ils sont également responsables de la perte en vies humaines et des souffrances qui se sont manifestées être les conséquences de l’agression, ainsi que de la contamination persistante des terres et des eaux, phénomènes causés par l’emploi en masses des projectiles contenant de l’uranium appauvri, ainsi que du bombardement intentionnel de fabriques chimiques, action qui correspond à une guerre chimique.
Et ils sont également responsables des dommages économiques s’élevant à plus de 100 milliards de dollars américains.

La Serbie a droit à la réparation de ses dommages de guerre.
L’OTAN est responsable d’avoir omis d’empêcher la destruction et l’anéantissement de monuments culturels serbes au Kosovo et en Métochie, ce qui a amené la destruction de 150 églises serbes et cloîtres médiévaux, dont la plupart se trouvaient sous la protection de l’Unesco. 
Il s’agit d’identifier la responsabilité de la montée rapide de la fréquence des maladies cancéreuses, de la perte en vies humaines et des souffrances des dix dernières années, causées par la contamination radiologique et chimique des terres, des eaux, des aliments et de l’environnement en général.
La Serbie a le droit de solliciter et de recevoir la réparation des dommages de guerre; on ne peut pas la priver de son droit et personne n’a le droit de le lui retenir.
On a demandé au gouvernement serbe de désigner le nombre correct des victimes civiles de l’agression de l’OTAN.
On ne doit pas négliger ni oublier, voire camoufler, les effets des armes radioactives et des matières chimiques qui se sont échappées des bâtiments d’entreprises chimiques bombardés intentionnellement par l’OTAN. On a adressé une pétition au gouvernement serbe revendiquant de faire élaborer une expertise scientifique indépendante sur tous les effets de l’emploi des armes proscrites, de soutenir un ensemble de mesures susceptibles d’empêcher, dans l’avenir, les effets néfastes de ces armes, et de publier les conclusions de cette analyse.

L’agression des Etats-Unis, de l’OTAN et de l’UE de 1999 a été la première guerre sur sol européen, après la Seconde Guerre mondiale. Ce fut non seulement une guerre contre un ancien Etat souverain européen, mais surtout une guerre contre l’Europe, menée paradoxalement avec la participation de l’Europe elle-même. 
Elle fut menée dans une alliance sans précédent entre une organisation internationale d’Etats (l’OTAN) et une organisation notoire terroriste (OVK/UCK).
L’agression fut une erreur historique de l’Occident, un fait qu’on reconnaîtra tôt ou tard avec un retard plus ou moins grand, ses conséquences se répandant sur l’ensemble du XXIe siècle. Il incombe à l’Occident de s’excuser auprès de la Serbie pour toutes ces victimes et souffrances s’il ne veut pas se voir confronté avec une crise morale et universelle encore plus profonde.
Les participants de la Conférence ont exprimé leur profond respect à l’égard de l’armée yougoslave et serbe, pour son patriotisme, sa professionnalité et sa bravoure lors de la défense de la liberté du pays contre l’attaque des agresseurs.
L’agression s’est poursuivie, au cours des dix ans qui l’ont suivie, avec d’autres moyens tels que le chantage politique, économique et de propagande, le démantèlement de l’armée yougoslave (serbe) et la dissolution de la République fédérale yougoslave.
Le comble de la politique impérialiste et antiserbe fut atteint par la déclaration d’indépendance du Kosovo et de la Métochie, illégale et unilatérale, du 17 février 2008. Cette création criminelle de l’OTAN et de l’UE a été reconnue par les membres de ces dernières, à l’exception de la Grèce, de la Roumanie, de l’Espagne, de la Slovaquie et de Chypre.

La mauvaise gestion de la politique extérieure occidentale a fait du Kosovo et de la Métochie, actuellement dirigés par des chefs terroristes et par un réseau de trafiquants de drogues, un tremplin de l’extrémisme islamique et ainsi la plus grande menace contre la paix et la stabilité en Europe.

La scission du Kosovo et de la Métochie et leur reconnaissance consécutive par la majorité des pays membres de l’OTAN/UE sont une transgression des principes fondamentaux des relations internationales et de ceux qui sont stipulés dans la résolution 1244 du Conseil de sécurité de 1999. Cette résolution, dans sa qualité de décision contraignante, reste entièrement en vigueur, donnant à la Serbie le droit d’insister sur sa stricte et entière réalisation. Cela se rapporte notamment aux paragraphes concernant la sécurité et la liberté de mouvement de la population serbe restante qui continue à vivre dans des ghettos à barbelés, à la reprise en possession des propriétés privées ou publiques occupées de manière illicite, au droit au retour libre et sûr de 220000 Serbes expatriés et d’autres non-Albanais, ainsi qu’au droit de réinstaller les troupes serbes de l’armée et de la police.

La Serbie ne reconnaîtra jamais cette flagrante violation de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et de sa dignité nationale. La Serbie a le droit absolu de défendre, avec tous les moyens légaux, sa souveraineté et son intégrité, comme tout autre pays souverain.
Dix ans après, il est devenu évident que le but direct de l’agression de l’OTAN était de se débarrasser du président légitime de la République fédérale yougoslave, Slobodan Milosevic, pour priver la Serbie de 15% de son territoire, pour empêcher le rôle de la Serbie en tant que représentante des intérêts politiques dans les Balkans et pour la mettre sous le contrôle de l’Occident.
Les mêmes centres de pouvoir qui, lors de la dispersion de la République socialiste fédérale yougoslave dans les années 1992 à 1995, ont joué un rôle décisif, ont continué leur œuvre en mettant en marche l’agression militaire de 1999 et, plus tard en 2006, ont effacé la République fédérale yougoslave.
Après la scission illégale du Kosovo et de la Métochie, ils continuent à inciter et à soutenir, en silence, des forces séparatistes dans d’autres parties de la Serbie.

De l’autre côté, l’Occident s’est engagé à réviser l’accord de paix de Dayton et de Paris pour dissoudre la Republika Srpska, en introduisant pas à pas, à l’encontre de l’accord garanti par la Serbie, une Bosnie unie et l’Herzégovine de même.
Dix ans après l’agression de l’OTAN, la majeure partie de l’économie serbe et de ses ressources naturelles est devenue la propriété des pays qui ont participé à l’agression, les troupes états-uniennes et de l’OTAN se voyant rémunérées par le statut diplomatique, c’est-à-dire par des privilèges dont ne jouissent ni l’Armée serbe ni les citoyens serbes dans leur propre pays.
La politique occidentale a débouché sur la formation de sept Etats fantoches, ayant dépecé la Yougoslavie qui avait existé, pendant plus de 70 ans, en tant qu’Etat multinational, relativement aisé. Son morcellement a laissé des milliers de victimes humaines, des relations tendues, une économie en décombres et le problème, toujours non résolu, de plus de 500000 réfugiés et expatriés serbes. La nation serbe a été démontée et, au lieu du statut d’un peuple constituant, les Serbes se sont vus réduits à l’état de minorité sans droit, comme en Croatie.
En tout, la politique occidentale s’est avérée, ces derniers 20 ans, être une politique de vengeance contre la nation serbe. Une telle politique soulève maintes questions sur l’avenir de l’Europe elle-même, notamment face au fait que la Serbie a toujours joué, au cours de l’histoire européenne récente, un rôle constructif. A la fin du XXe siècle, la Serbie a honnêtement résisté contre une politique de la capitulation et de l’occupation, introduite par une alliance guidée par les Etats-Unis, ce qui ferait tout autre pays souverain.

Les acteurs ont avoué que l’isolement, les sanctions, l’agression militaire et finalement l’encouragement à la scission ont visé également à prouver au monde islamique que l’Occident protégeait les intérêts islamiques dans les Balkans.
Les participants de la Conférence ont constaté que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à la Haye (ICTY) représente le bras prolongé de l’OTAN, son instrument de vengeance. Son but est de protéger les agresseurs, de justifier leurs crimes en déclarant la victime, toute la nation serbe, être la coupable. Le Tribunal n’a montré ni intérêt ni volonté de vérifier les preuves irréfutables des crimes commis par les dirigeants des véritables criminels, à savoir les terroristes albanais et l’OTAN.
Les participants ont revendiqué la dissolution du Tribunal de la Haye, comme étant une instance politique et non pas juridique, se situant en dehors de la loi et en contra­diction avec la Charte des Nations Unies. Il ne se trouve aucune base justifiant que l’on accuse la Serbie, le peuple serbe et ses dirigeants pour les guerres civiles des années passées sur le territoire de l’ex-Yougoslavie ou pour les effets causés par le séparatisme et le terrorisme albanais.

La Conférence a exigé la création d’une enquête indépendante sur les causes et les conditions de la mort de l’ancien président de la Serbie et de la République fédérale yougoslave, feu Slobodan Milosevic, et sur les cas de tous les autres Serbes, morts dans des circonstances mystérieuses pendant qu’ils se trouvaient en arrestation au Tribunal de La Haye.
Ils se sont indignés face aux récentes pénalités du Tribunal de La Haye contre des dirigeants de haut rang serbes et yougoslaves des domaines politique, militaire et policier, en les désignant comme actes de vengeance. Ils soulignent que le Tribunal avait omis de prouver la responsabilité personnelle de chacun des accusés. 
Le soi-disant «Kosovo indépendant» n’est rien d’autre qu’un «Camp Bondsteel» élargi américain et le tremplin de l’expansion militaire en cours en direction de l’Est.
L’agression contre la République fédérale yougoslave (Serbie et Monténégro) a mis en évidence que l’OTAN représente une alliance ni défensive ni régionale. Elle est une organisation militaire dont le rôle consiste à imposer à la majeure partie des pays moins développés, disposant par hasard de sources énergétiques, de matières premières d’importance stratégique, de marchés importants ou de positions géostratégiques extraordinaires, la dominance globale des pays les plus riches sous la houlette des Etats-Unis.

Cette politique d’agression de la part de l’OTAN signifie un véritable danger pour la paix et la sécurité dans le monde.
La construction de bases militaires, poussant comme des champignons, dans les Balkans, en Europe et dans le monde, la croissance constante du budget militaire de l’OTAN et des Etats membre de l’UE et la course aux armements fulgurante doivent cesser. La militarisation du processus de prise de décision politique menace sérieusement la démocratie, entrave le développement social, enfreint massivement les droits de l’homme et prépare la voie en direction du totalitarisme et du déclin de la civilisation.

Les participants de la Conférence de Belgrade ont demandé à toutes les forces de la paix, du droit et de la justice de s’unir dans l’aspiration à l’abolition de l’OTAN, de démonter les bases militaires étrangères et de diminuer les dépenses militaires au profit des gens pauvres et opprimés. Ils ont exprimé leur reconnaissance et leur solidarité à tous les mouvements pacifistes et associations ayant participé à différentes manifestations pour commémorer les victimes et d’autres conséquences de l’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999.
La croissance constante des dépenses militaires mène à une autre aggravation de la crise mondiale actuelle. La réduction des dépenses militaires des USA, de l’OTAN et de l’UE et d’autres Etats est la condition-clé pour surmonter la crise mondiale.
Il ne faut pas oublier les crimes de l’OTAN.

C’est pourquoi c’est une obligation morale d’engager une procédure pour examiner devant les tribunaux internationaux et nationaux compétents la responsabilité des dirigeants de l’OTAN de l’époque. Cela avec le but de constater des responsabilités concrètes individuelles.
En outre, la Conférence a souligné les initiatives pour l’activation de tribunaux internationaux pour juger ces responsabilités de l’OTAN. Elle a également souligné la fondation du Tribunal international de la conscience humaine pour la garantie de la satisfaction morale des victimes de l’agression et de toute la nation serbe.
La Conférence a constaté que la Serbie n’a jamais adhéré à une alliance militaire; pendant plus de 60 ans, elle était non-alignée, et la Serbie est le seul pays européen victime de l’agression de l’OTAN.

C’est pourquoi les participants ont prononcé leur profonde conviction que la Serbie ne devrait ni rechercher ni accepter l’adhésion à l’OTAN, car il s’agit d’une alliance offensive avec un rôle et des objectifs allant au-delà de l’ONU et qui se trouve à l’encontre de l’ordre du droit international en vigueur. On part du principe que la Serbie devrait développer une politique extérieure ouverte et pondérée, ayant de bonnes relations avec les voisins et la coopération avec tous les représentants d’intérêts principaux, y compris les pays non-alignés, et qu’elle reste militairement neutre.

En 2011, la Serbie devrait héberger le sommet des pays non-alignés, à l’occasion duquel le 50e anniversaire du premier sommet des Etats non-alignés de Belgrade (1961) serait célébré. En même temps, la Serbie devrait rechercher le retour au statut de membre à part entière du mouvement des pays non-alignés.
La Serbie devrait renforcer sa neutralité militaire en aspirant à l’appartenance à part entière au mouvement des Etats non-alignés. Cela contribuerait au renforcement d’autres actions et priorités des affaires intérieures et extérieures de la Serbie, et en même temps ce serait une réponse adéquate au soutien que les pays non-alignés ont donné à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Serbie.
Eu égard au 70e anniversaire imminent du début de la Seconde Guerre mondiale, les participants ont exprimé leur souci face aux tentatives systématiques de modifier l’histoire de la Première ainsi que de la Seconde Guerre mondiale, et ont condamné à l’unanimité la résurrection du fascisme et du nazisme dans certains pays européens. Ils ont mis en garde que de tels processus, qui ne sont pas dus au hasard, se prêtent à créer des conflits.

C’est pourquoi tous les pays sont obligés d’y mettre un terme.
La Conférence a condamné la lutte contre le terrorisme international, dont on abuse pour élargir les intérêts d’une superpuissance ou d’un groupe des plus riches pays. Les doubles standards ne sont pas acceptables dans la lutte contre le terrorisme.
Le Kosovo soi-disant indépendant, le terrorisme albanais et la criminalité organisée représentent la source la plus dangereuse de la déstabilisation des Balkans et de l’Europe. La stabilité dans les Balkans dépend du respect sans exception des directives générales des relations internationales, et en première ligne du principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. La reprise des négociations sur le statut du Kosovo et de la Métochie, en tenant compte de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU, est le seul chemin pour revenir à la paix, à la stabilité et au progrès.

La Conférence a exprimé sa solidarité avec le peuple palestinien, qui a droit à la liberté, à l’indépendance et à son propre pays, tout comme chaque Etat au Proche-Orient. Les occupations illégales de l’Afghanistan et de l’Irak ne se laissent pas du tout justifier et doivent en conséquence être terminées. La Conférence a appelé les gouvernements étrangers respectifs à retirer leurs troupes et à terminer les opérations.
La paix, la sécurité et le développement sont inséparables. L’agression et les soi-disant guerres de basse intensité dans chaque partie du monde menacent d’autres pays, nations et peuples. C’est pourquoi la paix, la sécurité et le développement ne peuvent être atteints que par la plus large coopération possible des mouvements pacifistes et des forces intellectuelles et scientifiques.

La Conférence internationale du Forum de Belgrade, à l’occasion du dixième anniversaire de l’attaque de l’OTAN, est un pas important en direction de ce but.
L’ère de l’ordre mondial unipolaire est en train de s’effondrer. Le processus de la formation d’un ordre mondial multipolaire avance. Les conditions sont favorables pour démocratiser les relations internationales sur la base d’une égalité souveraine de tous les Etats et pour rétablir le respect des principes fondamentaux des relations internationales.
L’appel s’est adressé aux dirigeants des pays du mouvement des non-alignés pour continuer à renforcer l’unité et les moyens d’action ainsi que le rôle des Nations Unies et des principes des relations internationales.
Le processus de l’aggravation de la crise économique mondiale oblige le mouvement des non-alignés à renforcer l’unité pour empêcher les pays les plus riches de transmettre encore une fois la charge des problèmes au monde sous-développé.

Le temps est mûr pour l’unité, la responsabilité et l’engagement de toutes les forces pacifiques pour la paix, le développement et l’égalité. La Conférence a été précédée d’une exposition de livres de photos ainsi que d’une rétrospective montrant des films documentaires, qui avait été organisée par l’association d’anciens généraux et amiraux de l’Armée serbe (yougoslave).
Les participants ont exprimé leur estime au «Belgrade Forum for a World of Equals» et leur gratitude pour l’initiative de réaliser cette conférence, pour la très bonne organisation et pour l’hospitalité manifestée.    •

Source: The Belgrade Forum for a World of Equals. Nato Aggression. The Twilight of the West, Belgrad, ISBN 978-86-839 65-35-9

(Traduction Horizons et débats)

 

url de l’article original:

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3890

 

L’agression contre la République fédérale yougoslave (Serbie et Monténégro) a mis en évidence que l’OTAN représente une alliance ni défensive ni régionale. Elle est une organisation militaire dont le rôle consiste à imposer à la majeure partie des pays moins développés, disposant par hasard de sources énergétiques, de matières premières d’importance stratégique, de marchés importants ou de positions géostratégiques extraordinaires, la dominance globale des pays les plus riches sous la houlette des Etats-Unis. Cette politique d’agression de la part de l’OTAN signifie un véritable danger pour la paix et la sécurité dans le monde.

3 Réponses vers “L’agression de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord en Yougoslavie (1999) a donné le ton aux guerres impérialistes suivantes…”

  1. ils ont mis la mis sur l’ensemble des anciennes démocraties populaires, à savoir la Bulgarie, la Roumanie, la Bulgarie.

    Er la Roumanie en est l’exemle le plus typique de cette appropriation politique par les investisseurs étrangers et par une classe politique qui s’est considérablement enrichie, dans l’immobilier notamment puisque 300 familles disposent d’une richesse évaluéé à 30% du PIB et par l’achat de milliers d’ha de terres, avec les subventions européennes, que les paysans pauvres ont du vendre ne pouvant les moderniser.

    Les propriétaires étrangers possédent 1/4 des 14 millions d’ha de terres arables.

    Smithfield, un investisseur américain domine 75 % de la production porcine et la plupart des abattoirs ayant été fermés, les petits paysans qui ont encore un élévage fonctionnent dans l’illégalité, ne pouvant se mettre aux normes.

    Le plus grand gisement d’or d’Europe en Roumanie est entre les mains d’un investisseur canadien.

    Et l’Europe nous impose des routiers bulgares et roumains avec des smic à 122 € pour la Bulgarie et 157 € pour la Roumanie.

    Un autre avatar de cette politique européenne :

    Suisse : des salariés d’Alcatel licenciés et invités à former leurs remplacants en Roumanie, pour achever un transfert de compétences, dans le cadre de la délocalisation de ces services.

    • Tout cela est planifiée de longue date. Le but: le torpillage des sociétés et l’annihilation des repères nécessaires à toute société pour garder un certain cap. C’est l’avènement pas à pas de la société « nomade » promue par Jacques Attali, grand-prêtre français du Nouvel Ordre Mondial.

  2. ils ont mis la mis sur l’ensemble des anciennes démocraties populaires, à savoir la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie ( celle ci étant entre les mains du sinistre Orban ).

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