Vete en paz Hugo !…

Le monde vient de perdre un grand résistant à l’impérialisme capitaliste. On peut argumenter sur la méthode et la volonté de préserver l’État, ainsi que le fait que peut-être il n’a pas suffisamment préparé son « après »; ce n’est ni le lieu ni le moment de le faire. Une chose est certaine Hugo Chavez a été et est toujours celui qui a ramené une véritable dignité au peuple vénézuélien et dans son sillage aux peuples d’Amérique Latine. Il a assurément donné le ton de la résistance à l’hégémonie anglo-américaine.

Tu nous manques déjà Hugo…

L’Histoire, la vraie, jugera…

Salud companero Hugo !

 

— Résistance 71 —

le 6 Mars 2013

20 Réponses vers “Vete en paz Hugo !…”

  1. vic934 Says:

    Ca me fait beaucoup de peine,c.etait un bon president qui malgre les enemis a su gouverner et aider les pauvres de son pays,Hasta luego Hogo eras un gran Hombre

  2. Qu’il repose en paix –

  3. Doctorix Says:

    Je le revois dire à une tribune: « Bush a parlé à ce micro-même hier: ça sent encore le soufre! »
    Et c’est vrai que le Diable est resté, et que c’est un peu du Bon Dieu qui est parti…

    • Oulà… sais-tu ce qu’est la contraction de « national-socialisme » ?… Mieux vaut changer de terminologie non ?
      La seule alternative viable à la dictature du capitalisme est l’autogestion et le confédéralisme des communes libres ou tout ce qui prendra le chemin de l’abolition de l’état, des institutions étatico-capitalistes.
      Le problème de Chavez est qu’il n’est jamais sorti de l’étatisme… Grosse, grosse erreur que le peuple vénézuélien pourrait payer très cher bientôt, espérons que non !… Chavez a mis le peuple vénézuélien sur une certaine voie émancipatrice, pour la compléter il faudrait sortir des institutions et que le peuple s’autogère.
      Le pouvoir est particulièrement soluble dans le peuple… Il est grand temps que bien plus de monde s’en rende compte. C’est le SEUL antidote contre l’oppression capitaliste privée ou d’état, qui immanquablement mènent au fascisme brun ou au fascisme rouge: les deux faces de la même pièce capitaliste oligarchique.

      • C’est là ou je ne suis pas d’accord avec les anarchistes. Moi je crois que l’état socialiste est la meilleure chose pour contrer ce capitalisme libéral. Mais ce socialisme ne peut être marxiste et communiste il doit être nationaliste! C’est la condition sine qua non de sa réussite et c’est bien pour cela que l’empire capitaliste libéral s’est acharné sur Hitler, Kadhafi, Saddam Hussein et maintenant Chavez.

        • L’État n’est en aucun cas une solution, sa « réforme » ne changera rien… L’État est une grande partie du problème et il doit disparaître. Seuls les peuples détiennent la solution pourvu que le pouvoir soit dilué en ceux-ci.
          Là est la condition sine qua non de l’émancipation.

  4. Doctorix Says:

    J’ai écouté France Inter ce matin…
    Quels chacals!
    On sent l’emprise israélienne sur ce média à plein nez.
    C’est du bout des lèvres que certains parviennent à reconnaître tout le bien qu’il a fait pour son peuple, et encore en le minimisant par rapport à ce qu’il aurait pu faire.
    Encore heureux, pas un de ces fumiers de lapin n’a pu parler d’enrichissement personnel.
    Ce n’est pas chez nous qu’un chef d’état pourrait recueillir un consensus populaire comparable…

    • Meme sentiment Toubix.
      Manifestement on était calé sur les mêmes ondes, intervenants, journaleux : pseudos machin-choses au dialogue péremptoire qui chlingue.

    • oui tous des rats… L’histoire (la vraie, pas la propagande vomie à longueur de bouquin politiquement correct) jugera !

  5. shana23 Says:

    Oui un dirigeant comme on en rêverait.
    En espérant que celui qui prendra sa suite, continuera dans ses pas, car ça fait plaisir de voir quelqu’un comme lui diriger un pays sans être à la solde des USA.
    Son franc parler nous manquera de toute façon.
    C’était un sacré bonhomme et son peuple peut en être fier !

  6. Faire le reproche à Chavez de ne pas être sorti de l’étatisme, c’est un peu court quand on sait que le but de son actuel mandat était la réalisation de l’état communal et tous les moyens mis en œuvre pour que le peuple puisse prendre en main son destin localement et nationalement, régionalement., une immense redistribution du pouvoir confisqué à l’oligarchie par la voix des urnes.
    La Communalité ne se construit pas en un jour,surtout pas quand les armées de l’Empire campent aux portes du pays guettant la faille pour s’en emparer. C’est le grand défi que doit relever à présent le peuple du Venezuela, poursuivre la Révolution et mettre les communes en son cœur, alors que partout sur le continent l’invasion silencieuse de l’armée de Washington et ses alliés ont pris position et fourbissent leurs armes alors qu’en différents lieux des foyers de guerre de « basses intensités » assassinent au quotidien les représentants des forces révolutionnaires .
    Chavez,comme comandante a su maintenir un rapport de force dissuasif, au Venezuela mais aussi sur tous le continent,et c’est cela qui est e jeu à présent. En expulsant hier deux attachés de l’ambassade US de Caracas, Maduro a donné un message fort.. La douleur ne s’accompagnera pas d’un relâchement de vigilance, : accusés de mener des actions de déstabilisation les deux hommes ont eu 24 heures pour quitter le pays.
    Ceci aussi pour mettre un terme aux rumeurs qui voudraient que Maduro fasse ami-ami avec Washington..
    J’ai lu quelques torchons des chiens de garde aujourd’hui,,pas par masochisme mais pour prendre la température… le désir d’ingérence ne se dissimule même pas, les grossièretés rivalisent avec les mensonges sans même respecter le deuil d’un peuple et de ses amis. beurk encore et toujours de l’inhumanité.
    Essayer ce comprendre ce que Chavez a contribué à réaliser sur ce continent sans tenir compte de cette permanente menace de guerre que ensemble, peuples et certains mandataires ont réussi à contenir,ce n’est pas possible. Et le rôle de Chavez,grand stratège était central dans cette dissuasion. J’ai une grande confiance dans la volonté et les capacités révolutionnaires des peuples d’Abya Yala, mais je connais aussi la capacité de l’Empire à semer sur son passage la mort et la destruction et je connais son cauchemar de reconquête du continent Sud.

    Chavez a été le maître d’œuvre de la construction de ce rempart contre les menaces de guerres qui devraient mener l’oligarchie à totalitariser son pouvoir sur le monde. En Europe aussi à présent nous entendons venir les bruits de bottes des répresseurs de peuples.
    Sa disparition est l’occasion de nous interroger sur cet avenir de guerre que nous prépare la folie de quelques-uns,et sur les moyens, les capacité de résistance dont nous disposons et des stratégies opportunes de résistance.
    Il y aurait tellement de chose à dire sur cet œuvre commune d’un homme et d’un peuple, je voulais juste remettre en évidence cette question centrale de la révolution bolivarienne : »Comment construire l’état communal quand l’ennemi guette la moindre faillie pour attaquer et tout détruire », une question qui est aussi la nôtre.

    • Nous sommes tout à fait d’accord. Nous espérons simplement que l’initiative de dissolution de pouvoir dans le peuple n’est pas intervenue trop tard, pour le salut du peuple vénézuélien. Nous sommes plus enclins à penser que Chavez aurait dû plus s’inspirer en l’adaptant aux besoins du pays, de la méthode zapatiste du Chiapas au Mexique. Il est vrai que cela prend plus de temps de mettre en place l’autogestion sur une plus grande échelle et que les aléas sont réels, d’énormes progrès ont été achevés, c’est indéniable, mais sachant que seul Chavez pouvait faire du Chavez, il devenait évident que rendre le pouvoir au peuple était une urgence de longue date, une fois efficacement dilué dans le peuple le pouvoir ne sort pas de solution si facilement, la résistance est bien plus grande… Nous espérons simplement qu’il a prévu cela, l’empire va s’engouffrer dans toute brèche ouverte.
      La révolution espagnole de 1936-39 a connu cela, comment bâtir efficacement au milieu d’une guerre ? Il a fallu la coalition des états de l’Europe pour en venir (malheureusement) à bout, capitaliste, fascistes, socialiste et communiste, tous répondant aux diktats des mêmes banquiers et industriels et se coalisant pour écraser la révolution sociale.
      Les semaines et mois à venir vont être déterminant pour le peuple vénézuélien et nous ne pouvons que souhaiter de voir que Chavez avait en fait bien préparé « l’après Chavez »…

      • Une première réponse date de 2002, quand le peuple, constitution brandie a fait échouer le coup d’état. Les éléments qui ont joué : conscience et connaissance de ses droits grâce à une constitution qui défend le peuple ; courage, détermination et faculté d’autoorganisation, facilitée par l’existence des premiers médias populaires et confiance en Chavez, malgré ce que matraque les médias putschistes dominants, le peuple refuse de croire que le président ait pu renoncer à moins d’être mort.
        Et déjà alors nombreux sont ceux qui disent que Chavez a contribué à leur rendre leur dignité et qu’à présent ils la défendront avec ou sans lui. 2002
        En Janvier 2013, alors que les menaces de déstabilisation ont culminés quand il est devenu clair que Chavez ne serait pas présent pour la prestation de serment de son nouveau mandat, il y a eu une mobilisation formidable à laquelle ont participé y compris ceux qui ne sont pas les plus grands partisans de Chavez. L’enjeu étant clairement posé ; le retour de la droite, c’est le retour du fascisme et nous n’en voulons pas. J’ai même été fort intéressée devoir qu’à la différence des populations de nos pays, le peuple témoignait d’une grande capacité à mettre en évidence les ficelles des manipulations-intoxications, en y mettant un brin d’humour… grossière jusqu’au bout la droite, le peuple est plus subtil.
        L’échec au référendum de 2007, retardera d’autant la mise en œuvre de l’état communal.
        Un grand atout pour la poursuite de la révolution, c’est l’écrasante victoire aux élections régionales de 2013, 20 états sur 23. Il me semble que des élections communales doivent avoir lieu bientôt, elles seront un autre indicateur.
        Mais je pense aussi qu’il ne faut pas minimiser l’énergie – et les moyens financiers – qui ont dû être détournés des processus révolutionnaires pour construire le rapport de force militaire dissuasif alors qu’il est devenu clair que le régime Obama se préparait militairement pour mettre la mainmise sur tout le continent, et que les ONG a vocation déstabilisatrice et autres espions, mettaient le paquet pour stimuler les conflits internes.
        Chavez avait une conscience aigüe de l’horreur y compris nucléaire que sont les guerres de l’empire. Il a travaillé jusqu’à l’épuisement pour protéger le pays et le continent de la guerre, tout en faisant avancer la révolution sur tous les plans… Qui se sent prêt à engager sa vie comme cela ? Qui se sent capable de faire mieux ?
        Je répète ce que je disais hier, la question se pose pour nous avec une acuité croissante, et j’ai bien peur que dans l’état actuel les peuples de Francesou de Belgique n’ait ni le courage, ni la détermination, ni l’intelligence du Peuple Vénézuelien, ni surtout cet amour et cette immense générosité qui était aussi une des plus belles qualités communes d’Hugo Chavez et du peuple auquel il appartenait.

        PS : la révolution bolivarienne n’est pas nationaliste elle est patriotique, syncrétique, multiculturelle. Le patriotisme ne part pas d’un élitisme mais bien de la défense du territoire contre l’ennemi armé, l’Empire, par et pour le peuples, constitué des habitants pas des citoyens ! L’habitant étant celui qui participe de l’état communal. Mais c’est une autre histoire.

        • Toutes les bases sont là pour la phase d’abolition de l’état et de dissolution du pouvoir dans le peuple…
          qui ose gagne ! et que le peuple bolivarien nous montre la voie.
          Mais l’état n’est pas la solution… il est le problème !

  7. Je donnerais vraiment beaucoup pour pouvoir être inconditionnellement d’accord. Mais ce serait oublier que dans la phase actuelle, l’état est un outil contre l’ennemi intérieur et extérieur, pour le pays et pour le continent., pour le maintien et le perfectionnement d’une défense commune dont le plus grand succès serait d’être une force de dissuasion suffisante pour que l’Empire n’attaque pas. Et nous n’avons pas envie que cela devienne un pas encore.
    C’est un des succès de Chavez d’avoir été l’architecte de ce rempart.
    Je sais que les francophones n’ont que fort peu d’informations concernant l’intensité croissante de la présence militaire US sur et autour du continent qui est en état de guerre latente, et ne peut se permettre de relâcher la vigilance à aucun moment. C’est et tous le déplore, la première urgence.
    Mais seul le retrait de l’Empire de TOUT le continent permettrait de refonder Abya Yala sur le mode de la communalité.
    Et cela c’est un défi planétaire. Les conditions ont changé, j’aurais misé sur la Commune « ici et maintenant » dans les années 70, à l’époque de Lip (ou de Salik…) chez nous,quand le désir d’autogestion était largement partagé.
    Actuellement l’ennemi a bien gagné en puissance et a intoxiqué les inconscients collectifs. Tout ou presque est mis en place pour qu’il franchisse un nouveau seuil dans l’imposition de son modèle unique. Et nul doute qu’il ‘ait misé sur la disparition de Chavez comme première chute d’un jeu de domino qui entraînera les autres.
    La planète est l’enjeu d’une guerre, la même à Notre-Dame-des-Landes ou dans le Bas Aguan,ce sont les mêmes seigneurs de guerre qui tirent les ficelles, les mêmes qui commandent aux soldats qui campent en Colombie aux portes du Vénézuela et de l’Equateur, et ceux que l’éviction de Lugo a permis d’introduire au Paraguay à la frontière bolivienne. Les mêmes qui persécutent les zapatistes ou le village communautaire de la Paz en Colombie…
    Je pourrais faire le tour du continent région par région, en m’attardant aux océans, et à toutes les formes d’opérations dites conjointes qui font des polices et armées nationales des agents des mêmes. Et continuer par un tour de planète.
    Je reconnais la patte des mêmes quand des gens me racontent les nouvelles méthodes policières en cours dans certains commissariats de Bruxelles.
    C’est d’une guerre planétaire dont il est question, une guerre qui ne peut atteindre son but sans la recolonisation de l’Amérique Latine, qui est posée actuellement sur des montagne de poudre qu’un rien pourrait faire exploser.
    Désolée d’être aussi longue mais je crois que c’est important : la priorité n’est pas la dissolution des états rebelles mais bien la chute de l’Empire,et tout observateur attentif, pourra constater que dans la guérilla, les mouvements indigène ou paysan, la commune est toujours fondatrice.
    Et le plus beau défi pour l’humanité aujourd’hui,c’est de faire tomber l’Empire sans ajouter de guerres nouvelles à toutes celles qui sont déjà en cours. pour l’humanité, c’est sa survie qui est en jeu et il y a déjà eu bien trop de destruction.
    Et claro, Chavez le stratège va nous manquer. Mais là non plus il n’était pas tout seul.

    Et puis nous allons certainement assister à une terrible bataille dans la campagne électorale pour les Présidentielles qui vont être organisée.
    Je voudrais juste que les gens ici prennent un peu conscience : si l’Amérique Latine tombe, nous tombons.

    • énormément de choses justes, auxquelles nous adhérons pour dénoncer quotidiennement la méthodologie de l’empire et ses crimes incessants. Néanmoins, la fenêtre d’ouverture pour les peuples de se débarrasser des parasites et de son garde-chiourme institutionnel, l’État, va s’ouvrir.
      Là est l’enjeu. L’empire ne tombera pas par les « urnes » et autres fadaises propagandistes. L’empire sera mis en échec et tombera par la fédération globale des mouvements populaires à l’image de ceux du Chiapas, qui se développeront de manière adaptée un peu partout.
      Le temps du boycott des institutions politiques et financières est venu. Le temps de la désobéissance civile au sein de groupes d’intérêts économiques et politiques autonomes est venu.
      La voie de la justice, de l’égalité sociale et donc de la liberté passe par là.
      C’est le contre-pouvoir autogestionnaire qui triomphera de l’oligarchie parasite mondiale, pas la mise au pouvoir de nouveaux clones du système.

  8. Une conférence de presse anthologique de Chavez (2012):

    VOST à voir et diffuser sans modération:

  9. […] politique avec des tags hugo chavez. Suivez toutes les réponses à cet article par flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou envoyer un rétrolien depuis votre […]

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