Archive pour janvier, 2013

France marionnette de l’empire: Sarkozy et Hollande ont peur de l’armée livrée au Central Command yankee….

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 28 janvier 2013 by Résistance 71

Comme un général du corps des Marines américain, Smedley Butler, le disait en substance il y a plusieurs décennies: l’armée est une milice privée servant des intérêts particuliers… Ceux des cartels de la haute finance et de l’industrie transnationaux.

L’armée des nations ne sert pas à défendre leur peuple, mais à assujettir les richesses du monde pour l’occident. La guerre est un racket, comme le disait Butler et il est primordial de  bien le comprendre…

— Résistance 71 —

 

Hollande a peur de ses armées

 

Thierry Meyssan,

 

Le 27 Janvier 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article177263.html

 

Nicolas Sarkozy et François Hollande utilisent les armées françaises pour satisfaire des intérêts privés ou étrangers. Ils ont envoyé des hommes à la mort pour voler le cacao de Côte d’Ivoire, les réserves d’or de Libye, le gaz de Syrie, et l’uranium du Mali. La confiance est brisée entre le chef des armées et des soldats qui se sont engagés pour défendre la patrie.

Les aventures militaires de Nicolas Sarkozy et François Hollande en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie et maintenant au Mali sont très vivement discutées au sein des armées françaises. Et l’opposition qu’elles rencontrent est arrivée à un point critique. Quelques exemples :

En 2008, alors que Nicolas Sarkozy venait de modifier la mission des soldats français en Afghanistan pour en faire des supplétifs des forces d’occupation états-uniennes, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général Bruno Cuche, refusa d’y envoyer des chars Leclerc. La crise fut si profonde, que le président Sarkozy profita du premier faits divers pour contraindre le général Cuche à démissionner.

En 2011, c’était au tour de l’amiral Pierre-François Forissier, chef d’état-major de la Marine, d’exprimer publiquement ses doutes sur l’opération en Libye qui, selon lui, éloignait les Forces françaises de leur mission principale de défense de la Patrie.

En 2012, le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air fut encore plus explicite pour affirmer que la France n’a ni la vocation, ni les moyens d’attaquer la Syrie.

Au cours des cinq dernières années, la conviction s’est installée parmi la plupart des officiers supérieurs —souvent des catholiques très pratiquants— que la puissance des armées françaises a été détournée par les présidents Sarkozy et Hollande au service d’intérêts privés ou étrangers, états-uniens et israéliens.

Ce que confirme l’organisation même des récentes opérations extérieures. Depuis 2010, la plupart d’entre elles ont échappé au commandement du chef d’état-major des armées, l’amiral Édouard Guillaud, pour échoir au commandement du général Benoît Puga, depuis l’Élysée.

Ce parachutiste, spécialiste des Opérations spéciales et du Renseignement, incarne à la fois la dépendance à Israël et le renouveau du colonialisme. C’est lui qui supervisa, en Égypte, la construction du Mur d’acier qui termine de clôturer la Bande de Gaza et l’a transformée en un ghetto géant.

On sait que Nicolas Sarkozy n’aimait pas le contact des militaires. François Hollande, quant à lui, les fuit. Ainsi, lorsqu’il s’est rendu au Liban pour enjoindre le président Michel Sleimane de soutenir la guerre secrète en Syrie, le 4 novembre dernier, il n’a pas jugé bon d’aller saluer le contingent français de la FINUL. Cet outrage n’est pas à mettre sur le compte du dédain, mais de la crainte du contact avec la troupe.

La crise de confiance a atteint un point tel que le service de sécurité de l’Élysée craint que des militaires n’attentent à la vie du président de la République. Ainsi, le 9 janvier, lors de la présentation des vœux présidentiels aux Armées, sur la base du 12e régiment de cuirassiers d’Orléans, l’Élysée a exigé la neutralisation des armes. Les percuteurs des fusils d’assaut et des mitrailleuses ont été retirés, ainsi que les platines des pistolets. Les munitions ont été confisquées et stockées dans des sacs plombés. Une telle mesure n’avait pas été prise depuis la crise algérienne, il y a une soixantaine d’années.

Lorsque François Hollande déclarait : « La communauté militaire est une famille, avec les actifs et les réserves (…) j’en connais la stabilité, la solidarité et j’apprécie aussi le sens de la discipline, de la cohésion et même de la discrétion », le comportement de son service de sécurité démentait ses propos. Le président a peur de ses armées. Il se défie de ses soldats, car il sait ne pas pouvoir justifier des missions qu’il leur assigne.

Cette crise ne manquera pas de se développer si le président de la République poursuit dans sa volonté d’étendre les opérations secrètes à l’Algérie. Or, depuis la suspension de la conscription obligatoire et la professionnalisation des armées, de nombreuses recrues sont issues de familles musulmanes originaires d’Algérie. Elles ne manqueront pas de réagir avec émotion à une recolonisation rampante de la patrie de leurs parents.

Société et marasme économique: Le capitalisme est une secte mortifère…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française with tags , , , , , , , , , , on 26 janvier 2013 by Résistance 71

Le culte extrémiste du capitalisme

 

Press TV

 

Le 22 Janvier 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/usdetail/284926.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 72 ~

 

Un “culte”, d’après Merriam-Webster, peut-être défini comme “une grande dévotion à une personne, une idée, un objet, un mouvement ou un travail (et) en général un petit groupe de personnes caractérisé par une telle dévotion”.

Le capitalisme a été défini à la fois par ses adhérents et ses détracteurs. Milton Friedman a dit: “Tout le problème de l’organisation sociale est de mettre au point un tel arrangement sous lequel la veulerie et l’appât du gain feront le moins de mal possible, le capitalisme est ce type de système.” John Maynard Keynes à quant à lui dit: “Le capitalisme est la croyance invraisemblable en ce que les Hommes les plus tordus feraient les choses les plus tordues pour le plus grand bien de tout le monde.”

Peut-être est-il mieux de se tourner vers quelqu’un qui a pratiqué l’art du capitalisme: “Le capitalisme est le racket légitime de la classe dirigeante”, Al Capone a dit cela.

Le capitalisme est un culte. Il est totalement dévoué à des idéaux de privatisation des biens communs, du profit au dépend des besoins sociaux et du contrôle par un tout petit groupe de personne qui défie la volonté du public. Les ténets de ce culte mènent à des extrêmes plutôt quà des compromis. Les exemples ne sont vraiment pas difficile à trouver.

1. Extrémisme des revenus

En étant assis sur leur propres investissements, les cinq plus riches Américains ont fait près de 7 milliards de dollars chacun en un an. Ceci représente 3,5 millions de dollars de l’heure ! Le salaire minimum pour des travailleurs fonctionnant aux pourboires est de 2,13 US$ de l’heure.

Notre système capitaliste complètement dérégulé permet à quelques individus bien positionnés de détourner des milliards de dollars des besoins de la société. Si les 400 plus riches Américains combinaient ensemble leurs bénéfices de l’an dernier, le total engrangé paierait les frais d’université d’état de TOUS les étudiants des Etats-Unis.

2. Extrémisme de la richesse

La richesse nette des 250 personnes les plus riches de la planète représente plus que les dépenses totales annuelles pour la vie quotidienne de la moitié du monde, soit plus de 3 milliards de personnes…

Dans nos frontières, la disparité n’en est pas moins choquante. Pour chaque dollar de bien possédé par une Américaine noire ou hispanique , un membre de la liste de Forbes 400 possède plus de 40 millions de dollars. Ceci est l’équivalent d’une boîte de soupe contre un manoir, un yacht ou un jet privé. La vaste majorité de la richesse des Forbes 400 a été accumulée de gains de capitaux non-productifs. Pas d’étonnement donc qu’à part la Russie, l’Ukraine et le Liban, les Etats-Unis ont le plus haut degré d’inégalité sociale au monde.

3. Extrémisme de la dette

Jusqu’aux années 1970, les ménages américains n’avaient virtuelement aucune dette. Maintenant la dette des ménages est de plus de 13 000 milliards de dollars, ce qui correspond à 100 000 dollars par famille américaine.

La dette apparaît être la seule solution pour la tranche d’âge 21-35 ans, qui a perdue, en moyenne, 68% de sa valeur nette depuis 1984, les laissant avec en moyenne 4000 US$ de dette par personne.

4. Extrémisme de la sécurité sociale

Un majordome en veste noire et cravate passa devant la chute d’eau de l’atrium et entra dans la suite à 2400 US$, où la litterie était fournie par le concepteur italien Frette et où la salle de bain brillait de marbre poli. A l’intérieur, un exécutif d’une grosse entreprise financière attendait de recevoir un traitement privé du médecin résidant à l’entreprise.

Il attendait dans la suite privée grand-luxe du New York Presbyterian Hospital.

Dans la rue, dehors, se trouvaient quelques 26 000 Américains qui mourront cette année parce qu’ils sont sans couverture sociale. En 2010, 50 millions d’Américains n’avaient aucune couverture sociale ou assurance maladie.

5. Extrémisme de la justice

William James Rummel a volé 80 US$ avec une carte de crédit, puis passa un chèque en bois de 24 US$, puis refusa de rembourser 120 US$ pour une réparation mal faite. Il a été condamné à la prison à vie. Christopher Williams risque 80 années de prison pour avoir vendu de la marjuana médicale dans l’état du Montana, état qui autorise la marijuana médicale. Patricia Spottedcrow a été condamnée à 12 années de prison pour une vente de 31 US$ de marijuana et n’a vu ses enfants que deux fois ces deux dernières années. Un bon nombre d’Américains âgés ont été condamnés à des peines de prison à vie pour des délits non-violents de possession de marijuana.

Le géant de la banque HSBC, dont la mission d’emploi pour ses employés est de “agir avec une intégrité courageuse” dans tout ce qu’ils font, a été décrit dans un rapport du sénat américain comme “ayant exposé le système financier américain a une vaste opération de blanchiment d’argent provenant du trafic de la drogue et de la finance du terrorisme”, dans leurs relations financières avec le cartel de la drogue mexicain Sinaloa, qui est aujourd’hui considéré comme le plus mortel des gangs de la drogue au monde.

HSBC reçût une amende équivalente à quatre semaines de bénéfices. Le PDG de la banque a dit “être profondément désolé”.

Des mots mêmes de Bertrand Russel: “Les chantres du capitalisme sont toujours prompts à en appeler aux principes sacrés de la liberté, qui sont personnifiés en une maxime: Les fortunés ne doivent pas être restreints dans l’exercice de la tyrannie par les infortunés.”

Vrai jusqu’à l’extrême !

Ingérence et crimes impérialistes: Une brève histoire des escadrons de la mort créés par les Etats-Unis…

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Nous reproduisons ici un excellent historique de Michel Chossudovsky sur les escadrons de la mort de la CIA. Néanmoins, nous désirerions ajouter une chose. Si la CIA et les forces spéciales militaires sélectionnent et entraînent les membres de ces escadrons essentiellement pour leurs cadres à la tristement célèbre “Ecole des Amériques” ou “School of the Americas”, autrefois localisée au Panama en territoire américain et maintenant dans l’état de Georgie, replaçons les escadrons de la mort dans leur contexte original: celui des Etats-Unis eux-mêmes.

En effet, avant que d’en exporter le concept à l’étranger dans ce qu’ils considèrent être leurs zones d’influence, les Etats-Unis l’ont expérimenté intra muros entre 1973 et 1976 lorsque des “escadrons de la mort” formés par le FBI et le BIA (Bureau of Indian Affairs), assassinèrent ou firent “disparaître” 342 membre de l’American Indian Movement (AIM) suite aux heurts opposant natifs et forces de l’ordre à Wounded Knee en 1973. Le FBI et le BIA créèrent l’organisation des Guardians Of the Oglala Nation (GOON), qui a agit comme l’organisation des premiers de facto escadrons de la mort gérés par le gouvernementVoici ce qu’en dit l’activiste et grand résistant Lakota (Sioux) Russel Means, récemment décédé:

“Le règne de la terreur de Dick Wilson sur la réserve de Pine Ridge a continué. Après que les médas aient focalisé un peu trop sur ses goons, membres d’escadrons de la mort, Wilson commença à appeler ses brutes épaisses les “Guardians of the Oglala Nations”, pour justifier le terme de GOONs en tant qu’acronyme descriptif. Quelque soit leur nom, ils déambulaient en caravanes de véhicules dans les réserves, saoûls, armés jusqu’aux dents et ne cherchant que les problèmes. La police du BIA fut bien pire. Des natifs furent battus à mort dans la cambrousse. D’autres furent conduits en prison pour y être tabassés, piétinés, harcelés. Certains disparurent et ne furent plus jamais revus. Jusqu’à aujourd’hui, aucun des disparus et aucun corps n’ont été retrouvés.” (Source: “Where White Men Fear to Tread”, autobiographie de Russel Means, page 296, 1995).

Ceci est très similaire à ce qui s’est passé plus tard dans le Chili de Pinochet, l’Argentine de Videla, ou au Nicaragua et au Salvador etc…

La tradition des escadrons de la mort encadrés par les services américains se poursuit aujourd’hui en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, et bientôt au Mali et dans nombre de pays africains.

Le système est malade, psychopathe depuis un bon moment. Plus que temps de s’en débarasser non ?

= Résistance 71 =

 

Terrorisme “à visage humain” l’Histoire des escadrons de la mort des Etats-Unis

 

Michel Chossudovsky

 

Le 17 Janvier 2013

 

url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/terrorisme-a-visage-humain-lhistoire-des-escadrons-de-la-mort-des-etats-unis/5319225

 

Les escadrons de la mort en Irak et en Syrie. Les racines historiques de la guerre clandestine des États-Unis et de l’OTAN en Syrie.

Le recrutement d’escadrons de la mort relève d’un programme bien établi de l’armée et des services de renseignement. L’histoire des assassinats ciblés ainsi que du financement et de l’appui clandestins à des brigades terroristes par les États-Unis est longue, macabre et remonte à la guerre du Vietnam.

Alors que les forces gouvernementales continuent à confronter l’« Armée syrienne libre » (ASL) autoproclamée, les racines historiques de la guerre clandestine occidentale en Syrie, laquelle a provoqué de nombreuses atrocités, doit être entièrement révélée.

Dès le début en mars 2011, les États-Unis et leurs alliés ont soigneusement planifié et soutenu la formation d’escadrons de la mort et l’incursion de brigades terroristes.

Le programme de recrutement et la formation de brigades terroristes à la fois en Irak et en Syrie ont été calqués sur « l’option Salvador », un « modèle terroriste » de massacres commis par des escadrons de la mort soutenus par les États-Unis en Amérique centrale. Cette option a d’abord été appliquée au Salvador, au plus fort de la résistance contre la dictature militaire, entraînant la mort d’environ 75 000 personnes.

La formation d’escadrons de la mort en Syrie s’inspire de l’histoire et de l’expérience des brigades terroristes en Irak appuyées par les États-Unis dans le cadre du programme de « contre-insurrection » du Pentagone.

La création d’escadrons de la mort en Irak

Les escadrons de la morts soutenus par les États-Unis on été recrutés en Irak en 2004-2005 dans le cadre d’une initiative lancée sous la direction de l’ambassadeur étasunien John Negroponte [image à droite], envoyé à Bagdad par le département d’État en juin 2004.

Negroponte était « l’homme de la situation ». À titre d’ambassadeur au Honduras de 1981 à 1985, Negroponte a joué un rôle clé dans l’appui et la supervision des Contras du Nicaragua, établis au Honduras, et le contrôle des escadrons de la mort de l’armée hondurienne.

« Sous le règne du général Gustavo Alvarez Martinez, le gouvernement militaire du Honduras a été un proche allié du gouvernement Reagan tout en faisant « disparaître » des dizaines d’opposants politiques à la manière classique des escadrons de la mort.

En janvier 2005, le Pentagone, a confirmé qu’il envisageait :

[F]ormer des commandos de combattants kurdes et chiites pour cibler des chefs de l’insurrection irakienne [Résistance] dans un changement stratégique emprunté à la lutte des États-Unis contre les guérilleros gauchistes en Amérique centrale il y a 20 ans ».

En vertu de la soi-disant « option Salvador », les forces étasuniennes et irakiennes seraient envoyées pour tuer ou enlever des chefs de l’insurrection, même en Syrie, où l’on croit que certains se cachent […]

Les commandos seraient controversés et demeureraient probablement secrets.

À l’heure actuelle, l’expérience des « escadrons de la morts » en Amérique centrale est toujours douloureuse pour bien des gens et a contribué à souiller l’image des États-Unis dans la région.

À l’époque, l’administration Reagan a financé et formé des équipes de forces nationalistes afin de neutraliser les chefs rebelles salvadoriens et leurs sympathisants […]

John Negroponte, l’ambassadeur étasunien à Bagdad, était alors à l’avant plan comme ambassadeur au Honduras de 1981 à 1985.

Les escadrons de la mort étaient une caractéristique brutale de la politique latino-américaine de l’époque […]

Au début des années 1980 l’administration du président Reagan finançait et aidait à former les Contras nicaraguayen situés au Honduras dans le but de chasser le régime sandiniste du Nicaragua. L’équipement des Contras était acheté avec de l’argent provenant de la vente illégale d’armes étasuniennes à l’Iran, un scandale qui aurait pu renverser M. Reagan.

Le but de la proposition du Pentagone en Irak, […] est de suivre ce modèle […]

Il est difficile de dire si l’objectif principal des missions serait d’assassiner les rebelles ou de les enlever pour les interroger. Toute mission en Syrie serait probablement entreprise par des Forces spéciales étasuniennes.

On ignore également qui assumerait la responsabilité d’un tel programme – le Pentagone ou la Central Intelligence Agency (CIA). De telles opérations clandestines ont traditionnellement été dirigées par la CIA, indépendamment de l’administration, donnant la possibilité aux représentants officiels étasuniens de nier être au courant de leur existence. (El Salvador-style ‘death squads’ to be deployed by US against Iraq militants – Times Online, 10 janvier 2005, c’est l’auteur qui souligne.)

Alors que le but affiché de « l’option Salvador irakienne » était de « supprimer l’insurrection », les brigades terroristes parrainées par les États-Unis étaient impliquées en pratique dans des massacres successifs de civils en vue de fomenter de la violence interconfessionnelle. La CIA et le MI6 supervisaient pour leur part des unités d’« Al-Qaïda en Irak » impliquées dans des assassinats ciblés contre la population chiite. Fait significatif, les escadrons de la mort étaient intégrés et conseillés par des Forces spéciales étasuniennes.

Robert Stephen Ford, nommé ultérieurement ambassadeur des États-Unis en Syrie, était membre de l’équipe de Negroponte à Bagdad en 2004-2005. En janvier 2004 il a été envoyé à titre de représentant étasunien dans la ville chiite de Najaf, le bastion de l’armée Mahdi avec laquelle il a pris contact.

En janvier 2005, Robert S. Ford a été nommé conseiller du ministre pour les affaires politiques à l’ambassade étasunienne, sous la direction de l’ambassadeur John Negroponte. Il ne faisait pas seulement partie du cercle restreint de Negroponte, il était aussi son partenaire dans la mise en œuvre de l’option Salvador. Une partie du travail de terrain avait été effectuée à Najaf avant le transfert de Ford à Bagdad.

John Negroponte et Robert Stephen Ford ont été chargés du recrutement des escadrons de la mort irakiens. Alors que Negroponte coordonnait l’opération à partir de son bureau à l’ambassade des États-Unis, Robert S. Ford, qui parle couramment l’arabe et le turc, avait la tâche d’établir des contacts stratégiques avec les milices chiites et kurdes à l’extérieur de la « zone verte ».

Deux autres représentants de l’ambassade, à savoir Henry Ensher (adjoint de Ford) ainsi qu’un représentant plus jeune de la section politique, Jeffrey Beals, ont joué un rôle important dans l’équipe Negroponte « en discutant avec un éventail d’Irakiens, incluant des extrémistes ». (Voir The New Yorker, 26 mars 2007) L’ancien ambassadeur étasunien en Albanie (2002-2004), James Franklin Jeffrey, est un autre individu clé de l’équipe Negroponte. En 2010, il a été nommé ambassadeur des États-Unis en Irak (2010-2012).

Negroponte a également amené dans l’équipe un de ses anciens collaborateurs du temps de son apogée au Honduras, le colonel James Steele (à la retraite) :

Dans le cadre de « l’option Salvador » Negroponte était assisté par son collègue des années 1980 en Amérique centrale, le colonel à la retraite James Steele. Steele, dont le titre à Bagdad était conseiller pour les Forces de sécurité irakiennes, supervisait la sélection et la formation de membres de l’organisation Badr et de l’armée Mehdi, les deux plus grandes milices shiite en Irak, afin de cibler les dirigeants et d’appuyer des réseaux de résistance principalement sunnites. On ignore si cela a été planifié ou non, mais ces escadrons de la mort ont rapidement échappé à tout contrôle, et sont devenus la première cause de décès en Irak.

Que cela soit intentionnel ou non, la multitude de corps torturés et mutilés qui aboutissent dans les rues de Bagdad chaque jour est générée par les escadrons de la mort propulsés par John Negroponte. Et c’est cette violence interconfessionnelle soutenue par les États-Unis qui a mené à ce désastre infernal qu’est l’Irak aujourd’hui. (Dahr Jamail, Managing Escalation: Negroponte and Bush’s New Iraq Team,. Antiwar.com, 7 janvier 2007.)

Selon le député Dennis Kucinich, « le colonel Steele était responsable de la mise en œuvre d’un plan au Salvador dans le cadre duquel des milliers de Salvadoriens sont « disparus » ou ont été assassinés, dont l’archevêque Oscar Romero et quatre religieuses étasuniennes ».

Dès sa nomination à Bagdad, le colonel Steele a été assigné à une unité de contre-insurrection connue sous le nom de « Commando spécial de police » dirigée par le ministère irakien de l’Intérieur. (Voir ACN, La Havane, 14 juin 2006.)

Des reportages confirment que « l’armée étasunienne a transféré de nombreux prisonniers à la Brigade des loups (Wolf Brigade), le second bataillon redouté des commandos spéciaux du ministère de l’Intérieur », lequel était justement supervisé par le colonel Steele :

« Des soldats et des conseillers étasuniens se tenaient à l’écart et ne faisaient rien » pendant que des membres de la Brigade des loups battaient et torturaient les prisonniers. Les commandos du ministère de l’Intérieur ont pris le contrôle de la bibliothèque publique à Samarra et l’ont transformée en centre de détention, a-t-il affirmé. Une entrevue menée par Maass [du New York Times] en 2005 à la prison improvisée en compagnie du conseiller militaire étasunien de la Brigade des loups, le colonel James Steele avait été interrompue par les cris terrifiants d’un prisonnier à l’extérieur. Steele aurait été employé auparavant comme conseiller pour réprimer l’insurrection au Salvador. (Ibid. C’est l’auteur qui souligne.)

Une autre figure notoire ayant joué un rôle dans le programme de contre-insurrection en Irak est l’ancien commissaire de la police de New York Bernie Kerik [photo : Bernie Kerik à l’Académie de police de Bagdad avec des gardes du corps]. En 2007, il a fait face à 16 chefs d’accusation criminelles devant la Cour fédérale.

Kerik a été nommé par l’administration Bush au début de l’occupation en 2003 pour aider à organiser et former les Forces policières irakiennes. Durant son court passage en 2003, Bernie Kerik, qui a pris le poste de ministre de l’Intérieur par intérim, a œuvré à l’organisation d’unités terroristes au sein des Forces policières irakiennes :

Envoyé en Irak pour remettre les forces de sécurité irakiennes à l’ordre, Kerik se décrivait comme “ministre irakien de l’intérieur par intérim”. Les conseillers de la police britannique l’appelaient “le Terminator de Bagdad”. (Salon, 9 décembre 2004, C’est l’auteur qui souligne.)

Sous la direction de Negroponte à l’ambassade des États-Unis à Bagdad, une vague clandestine de meurtres de civils et d’assassinats ciblés a été déclenchée. Des ingénieurs, des médecins, des scientifiques et des intellectuels étaient également ciblés.

L’auteur et analyste géopolitique Max Fuller a documenté en détail les atrocités commises dans le cadre du programme de contre-insurrection financé par les États-Unis.

L’apparition des escadrons de la mort a d’abord été soulignée en mai cette année [2005], […] des dizaines de corps ont été trouvés, jetés nonchalamment […] dans des zones inhabitées autour de Bagdad. Toutes les victimes portaient des menottes, avaient les yeux bandés et avaient été tuées d’une balle dans la tête. Des signes indiquaient par ailleurs que de nombreuses victimes avaient été brutalement torturées […]

Les preuves étaient suffisamment concluantes pour que l’Association des chercheurs musulmans (AMS), une importante organisation sunnite, publie une déclaration dans laquelle elle accuse les forces de sécurité attachées au ministère de l’Intérieur et à la Brigade Badr, l’ancien bras armé du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), d’être à l’origine des meurtres. L’Association a par ailleurs accusé le ministère de l’Intérieur de faire du terrorisme d’État. (Financial Times)

Les commandos de police et la Brigade des loups étaient supervisés par le programme de contre-insurrection étasunien du ministère irakien de l’Intérieur :

Les commandos de police ont été formés sous la tutelle expérimentée et la supervision d’anciens combattants étasuniens de la contre-insurrection et ont mené, dès le départ, des opérations conjointes avec les unités d’élite et extrêmement secrètes des forces spéciales étasuniennes. (Reuters,National Review Online)

[…] James Steele, un ancien agent des forces spéciales des États-Unis a joué un rôle clé dans la formation des Commandos spéciaux de la police. James Steele a fait ses premières armes au Vietnam avant d’aller diriger la mission des États-Unis au Salvador à l’apogée de la guerre civile.

Steven Casteel est un autre collaborateur étasunien, celui-là même qui, à titre de conseiller principal du ministère de l’Intérieur, a balayé du revers de la mains des accusations graves et bien fondées de violation consternantes des droits humains en les qualifiant de « rumeurs et insinuations ». À l’instar de Steele, il a acquis une expérience considérable en Amérique latine, en participant en ce qui le concerne à la chasse au baron de la cocaïne, Pablo Escobar, lors de la guerre contre la drogue en Colombie dans les années 1990 […]

La feuille de route de Casteel est significative car ce genre de rôle de soutien à la collecte de renseignement et la production de listes de décès sont caractéristiques de l’implication des États-Unis dans des programmes de contre-insurrection et constituent le fil conducteur sous-jacent à des folies meurtrières qui peuvent sembler aléatoires et désordonnées.

De tels génocides planifiés correspondent entièrement à ce qui se passe en Irak aujourd’hui [2005]. Ils correspondent également au peu d’information dont nous disposons à propos des Commandos spéciaux de la police, faits sur mesure pour fournir au ministère de l’Intérieur des forces spéciales ayant une capacité de frappe (Département de la défense des États-Unis). En conservant ce rôle, le quartier général du Commando de la police est devenu la plaque tournante nationale d’un centre de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et d’opérations de renseignement, gracieuseté des États-Unis. (Max Fuller, op. cit.)

Le travail préparatoire effectué sous Negroponte en 2005 a été mis en pratique sous son successeur, l’ambassadeur Zalmay Khalilzad. Robert Stephen Ford a assuré la continuité du projet avant d’être nommé ambassadeur en Algérie en 2006, ainsi qu’à son retour à Bagdad comme chef de mission adjoint en 2008.

Opération « Contras syriens »: Leçons de l’expérience irakienne

L’horrible version irakienne de l’« option Salvador » sous la direction de l’ambassadeur John Negroponte a servi de « modèle » à la mise sur pied des Contras de l’« Armée syrienne libre ». Robert Stephen Ford a été sans aucun doute impliqué dans l’implantation du projet des Contras syriens, à la suite de sa réaffectation à Bagdad comme chef de mission adjoint en 2008.

Le but en Syrie était de créer des divisions entre les factions sunnites, alaouites, chiites, kurdes, druzes et chrétiennes. Alors que le contexte syrien est complètement différent de celui de l’Irak, il existe des similitudes frappantes dans la manière dont les tueries et les atrocités sont commises.

Un reportage publié par Der Spiegel sur les atrocités commises dans la ville syrienne de Homs confirme l’existence d’un processus sectaire organisé de massacres et d’exécutions extrajudiciaires comparables à ceux menés par les escadrons de la mort soutenus par les États-Unis en Irak.

À Homs, les citoyens étaient régulièrement catégorisés comme « prisonniers » (chiites, alaouites) et « traitres ». Les « traitres » sont des civils sunnites situés dans les zones urbaines occupées par les rebelles et qui expriment leur désaccord ou leur opposition au règne de la terreur de l’ASL.

Depuis l’été dernier [2011], nous avons exécuté un peu moins de 150 hommes, ce qui représente environ 20 % de nos prisonnier », a déclaré Abu Rami […] Mais les traitres dans leurs propres rangs ont occupé les bourreaux de Homs plus que les prisonniers de guerre. « Si nous surprenons un sunnite en train d’espionner ou si un citoyen trahit la révolution, nous faisons ça rapidement », a dit le combattant. Selon Abu Rami, la brigade d’enterrement d’Hussein a mis à mort entre 200 et 250 traitres depuis le début du soulèvement. (Der Spiegel, 30 mars 2012)

Le projet nécessite un programme initial de recrutement et de formation de mercenaires. Des escadrons de la mort incluant des unités salafistes libanaises et jordaniennes sont entrés en Syrie par sa frontière méridionale avec la Jordanie à la mi-mars 2011. Une bonne partie du travail préparatoire était déjà effectué à l’arrivée de Robert Stephen Ford à Damas en janvier 2011.

La nomination de Ford comme ambassadeur en Syrie a été annoncée au début 2010. Les relations diplomatiques avaient été interrompues en 2005 à la suite de l’assassinat de Rafick Hariri et pour lequel Washington avait accusé la Syrie. Ford est arrivé à Damas à peine deux mois avant le début de l’insurrection.

L’Armée syrienne libre (ASL)

Washington et ses alliés ont répliqué en Syrie les caractéristiques essentielles de l’« option Salvador irakienne », menant à la création de l’Armée syrienne libre et ses diverses factions terroristes, dont les brigades Al-Nosra affiliées à Al-Qaïda.

Bien que la création de l’ASL ait été annoncée en juin 2011, le recrutement et la formation des mercenaires étrangers a débuté bien avant.

À bien des égards, l’ASL est un écran de fumée. Les médias occidentaux la présente comme une véritable entité militaire résultant des défections massives des forces gouvernementales. Le nombre de déserteurs n’était toutefois ni significatif ni suffisant pour établir une structure militaire cohérente avec des fonctions de commandement et de contrôles.

L’ASL ne constitue pas une entité militaire professionnelle. Il s’agit plutôt d’un réseau informel de brigades terroristes distinctes, composées de nombreuses cellules paramilitaires opérant dans différentes parties du pays.

Chacune de ces organisations opère indépendamment des autres. L’ASL n’exerce pas véritablement de fonctions de commandement et de contrôle, dont la liaison entre ces diverses entités paramilitaires. Ces dernières sont contrôlées par les forces spéciales et les agents du renseignement parrainés par les États-Unis et l’OTAN et intégrés aux rangs des formations terroristes sélectionnées.

Ces forces spéciales sur le terrain (bien entraînées et dont bon nombre sont des employés d’entreprises privées de sécurité) sont régulièrement en contact avec les unités de commandement de l’armée et du renseignement des États-Unis, de l’OTAN et leurs alliés (dont la Turquie). Il n’y a pas de doute que ces forces spéciales intégrées sont elles aussi impliquées dans les attaques soigneusement planifiées et dirigées contre des édifices gouvernementaux, des complexes militaires, etc.

Les escadrons de la mort sont des mercenaires entraînés et recrutés par les États-Unis, l’OTAN, leurs alliés du Conseil de coopération du Golfe et la Turquie. Ils sont supervisés par des forces spéciales alliées (dont les SAS britanniques et les parachutistes français) et des firmes de sécurité privées à contrat avec l’OTAN et le Pentagone. À cet égard, des reportages confirment l’arrestation par le gouvernement syrien de 200 à 300 employés d’entreprises privées de sécurité ayant intégré les rangs rebelles.

Le Front Jabhat Al-Nosra

Le Front Jabhat Al-Nosra, responsable de plusieurs attaques à la bombe très médiatisées et qui serait affilié à Al-Qaïda, est décrit comme le groupe de combattant le plus efficace de « l’opposition ». Les opérations d’Al-Nosra, considéré comme un ennemi des États-Unis (figurant sur la liste des organisations terroristes du département d’État), portent néanmoins les empreintes de la formation paramilitaire, des tactiques de terreur et des systèmes d’armes étasuniens. Les atrocités commises contre des civils par Al-Nosra (financé clandestinement par les États-Unis et l’OTAN) sont semblables à celles perpétrées par les escadrons de la mort soutenus par les États-Unis en Irak.

Pour citer le chef d’Al-Nosra à Alep, Abu Adnan : “Jabhat Al-Nosra compte dans ses rangs des vétérans syriens de la guerre en Irak, des hommes qui mettent de l’avant leur expérience en Syrie, particulièrement dans la fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI).

Comme en Irak, la violence entre factions et le nettoyage ethnique ont été fortement encouragés. En Syrie, les escadrons de la mort soutenus par les États-Unis et l’OTAN ont ciblé les communautés alaouites, shiite et chrétiennes. Les communautés alaouites et chrétiennes sont les principales cibles du programme d’assassinat et cela est confirmé par l’agence de nouvelles du Vatican.

Les chrétiens d’Alep sont victimes de la mort et de la destruction causées par les combats qui affectent la ville depuis des mois. Les quartiers chrétiens ont récemment été frappés par les forces rebelles qui luttent contre l’armée régulière, causant l’exode des civils.

Certains groupes de la brutale opposition, où se trouvent également des djihadistes « tirent sur des maisons et des édifices appartenant à des chrétiens pour forcer les occupants à fuir et en prendre possession [nettoyage ethnique] » (Agence Fides, 19 octobre 2012.)

« Les militants salafistes, a déclaré l’évêque, continuent à commettre des crimes contre les civils et à contraindre des gens à se battre. Les extrémistes sunnites fanatiques mènent fièrement une guerre sainte, particulièrement contre les alaouites. Lorsque des terroristes cherchent à vérifier l’identité religieuse d’un suspect, ils lui demandent de citer la généalogie en remontant jusqu’à Moïse et de réciter une prière que les alaouites ont abandonné. Les alaouites n’ont aucune chance de s’en sortir vivants. » (Agence Fides, 4 juin 2012.)

Des reportages confirment le flot d’escadrons de la mort salafistes et affiliés à Al-Qaïda entrant en Syrie sous les auspices des Frères musulmans dès le début de l’insurrection en mars 2011.

De plus, rappelant l’enrôlement des moudjahidines pour mener le djihad (guerre sainte) de la CIA à l’apogée de la guerre soviéto-afghane, l’OTAN et le haut commandement turc ont initié, selon des sources du renseignement israélien :

[U]ne campagne de recrutement de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et du monde musulman pour se battre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque hébergerait et formerait ces volontaires et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)

Les entreprises privées de sécurité et le recrutement de mercenaires

Selon les reportages, les entreprises privées de sécurité œuvrant dans les pays du Golfe sont impliquées dans le recrutement et la formation de mercenaires.

Bien qu’ils ne soient pas spécifiquement destinés au recrutement de mercenaires destinés à la Syrie, certains reportages indiquent la création de camps d’entraînement au Qatar et aux Émirats arabes unis. (EAU).

Dans la ville militaire de Zayed (EAU), « une armée secrète est en train de se former », dirigée par Xe Services, anciennement connu sous le nom de Blackwater.  L’entente des EAU visant la création de camps militaires pour la formation des mercenaires a été signée en juillet 2010, neuf mois avant les offensives guerrières en Libye et en Syrie.

Selon des informations récentes, des firmes de sécurité à contrat avec l’OTAN et le Pentagone sont impliquées dans la formation des escadrons de la mort de l’« opposition » sur l’utilisation d’armes chimiques :

Les États-Unis et certains alliés européens utilisent des entrepreneurs à contrat avec la Défense pour apprendre aux rebelles syriens à sécuriser les stocks d’armes chimiques en Syrie, ont déclaré un représentant des États-Unis et plusieurs diplomates de haut rang dimanche à CNN. (CNN Report, 9 décembre 2012.)

Les noms des entreprises en question n’ont pas été révélés.

Derrière les portes closes du département d’État des États-Unis

Robert Stephen Ford faisait partie d’une petite équipe du département d’État supervisant le recrutement et la formation des brigades terroristes avec Derek Chollet et Frederic C. Hof, un ancien partenaire d’affaires de Richard Armitage, ayant agit à titre de « coordonateur spécial de Washington pour la Syrie ». Derek Chollet a récemment été nommé au poste de secrétaire adjoint à la Défense et coordonateur pour les Affaires de sécurité internationale (ASI).

Cette équipe agissait sous la direction de (l’ancien) secrétaire d’État adjoint aux Affaires du Proche-Orient Jeffrey Feltman.

L’équipe de Feltman était étroitement liée au processus de recrutement et de formation des mercenaires en provenance de la Turquie du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Libye (gracieuseté du régime post-Kadhafi qui a envoyé en Syrie six cent troupes du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) en les faisant passer par la Turquie dans les mois ayant précédé l’effondrement du gouvernement de Kadhafi.)

Le secrétaire d’États adjoint Jeffrey Feltman était en contact avec les ministres saoudien et qatari des Affaires étrangères, le prince Saud al-Faisal et le cheik Hamad bin Jassim. Il était aussi en charge du bureau de Doha pour la « coordination spéciale de la sécurité » lié à la Syrie et qui incluait des représentants de la Libye et des agences de renseignement occidentales et du CCG. Le prince Bandar bin Sultan, membre éminent et controversé du renseignement saoudien faisait également partie du groupe. (Voir Press Tv, 12 mai 2012.)

En juin 2012, Jeffrey Feltman (image) a été nommé Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU, un poste stratégique consistant, en pratique, à établir le programme de l’ONU (pour le compte de Washington) relatif à la « résolution de conflit » dans divers « points chauds » à travers le monde (incluant la Somalie, le Liban, la Libye, la Syrie, le Yémen et le Mali). Ironiquement, les pays où l’ONU doit « résoudre des conflits » sont ceux ciblés par des opérations clandestines des États-Unis.

En liaison avec le département d’État étasunien, l’OTAN et ses commissionnaires du CCG à Doha et Ryad, Feltman est l’homme de Washington derrière le « plan de paix » de l’envoyé spécial de l’ONU Lakhdar Brahmi.

Entre-temps, en feignant d’accorder de l’importance à l’initiative  de paix de l’ONU, les États-Unis et l’OTAN ont accéléré le processus de recrutement et la formation de mercenaires en réaction aux lourdes pertes essuyées par les forces rebelles de l’« opposition ».

La « phase finale » en Syrie proposée par les États-Unis n’est pas le changement de régime, mais la destruction de l’État-nation que constitue la Syrie.

Le déploiement des escadrons de la mort l’« opposition » ayant pour mandat de tuer des civils relève de cette entreprise criminelle.

« Le terrorisme à visage humain » est défendu par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui représente le porte-parole des « interventions humanitaires » de l’OTAN en vertu de la doctrine de la « responsabilité de protéger » (R2P).

Les atrocités commises par les escadrons de la mort des États-Unis et de l’OTAN sont imputées nonchalamment au gouvernement de Bachar Al-Assad. Selon la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay :

« Ces importantes pertes de vies auraient pu être évitées si le gouvernement syrien avait choisi un autre chemin que celui de la répression sans pitié de ce qui étaient au départ des manifestations pacifiques et légitimes de civils non armés. » (Cité dans Stephen Lendman, UN Human Rights Report on Syria: Camouflage of US-NATO Sponsored Massacres, Global Research, 3 janvier 2012.)

« L’indicible objectif » de Washington consiste à diviser l’État-nation syrien en plusieurs entités politiques « indépendantes » selon des frontières ethniques et religieuses.

 

=  =  =

 

Article original : Terrorism with a “Human Face”: The History of America’s Death Squads

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 

Escroquerie de la guerre contre le terrorisme: Les USA collaborent (après les avoir créé…) avec les « terroristes » en Afghanistan…

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Il est toujours intéressant de voir que des « experts » disent aujourd’hui au grand jour ce qui est connu depuis des années dans les milieux d’information alternatifs, mais qui a toujours été disqualifié comme étant de la « théorie du complot »…

Non seulement le pays du goulag levant collabore avec les terroristes en Afghanistan, mais il les a créé en 1978-79 pour lutter contre le gouvernement afghan pro-soviétique puis contre les soviétiques eux-mêmes.

Ce que l’on appelle le « djihadisme » est une création des services de renseignement occidentaux (CIA, MI6, Mossad), pakistanais et saoudien, relayé ensuite par les services algériens et français concernant le GIA algérien par exemple dans les années 1984-90. Le réseau du « terrorisme islamiste » est une légion mercenaire au service des intérêts occidentaux de la haute finance et des grosses multinationales notamment de l’énergie (pétrole, gaz et uranium). Ceci devient de plus en plus évident avec l’affaire courante du Mali et le voisin du Niger maintenant débordant à dessein en Algérie, trois pays riches, très riches en ressources naturelles « vitales ».

Le prétexte islamiste est créé pour susciter une opinion publique favorable aux opérations néo-colonialistes occidentales de reconquête des ressources naturelles africaines. Ceci est connu des milieux « diplomatiques » et des journalistes sérieux de presse alternative. Après avoir été moquées, tournées en dérision puis affublées du vocable de « théorie du complot », ces informations deviennent des évidences que les médias de masse ne peuvent plus ignorer pour longtemps… Un autre exemple de vérité ayant suivi les trois étapes prévues par Schopenhauer: 1) moquerie, 2) attaque, 3) évidence…

Ce ne sera pas la dernière…

— Résistance 71 —

 

 

D’après un expert américain Washington coopère avec les terroristes en Afghanistan

 

Al Manar

 

Le 24 Janvier 2013

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=93366&cid=13&fromval=1&frid=13&seccatid=15&s1=1

 

 

Laurence Freeman, expert des questions politiques, a villipendé l’administration amèricaine, pour « sa coopération avec Al-Qaïda et les Salafistes qui agissent  en terroristes à gage,dans les autres pays ».

Dans une interview avec la chaîne satellitaire iranienne AlAlam,  Freeman a déclaré: « Les Etats -Unis ne méritent pas leur nom. Ils ont occupé l’Afghanistan et y ont commis les pires crimes . Aujourd’hui, ils soutiennent les terroristes en Syrie et des  documents ».

Et d’ajouter: « C’est ce même soutien dont ont bénéficié les miliciens salafistes en Libye, ceux là même qui ont tué ensuite l’ambassadeur Stevens à Benghazi. Je peux assurer qu’Obama ne cherche nullement à ce que l’Afghanistan soit un pays prospère. Son objectif est de déstabiliser la région. L’ Arabie saoudite et le Qatar l’aident grandement dans cet objectif ».

Freeman a  fustigé les tentatives de l’administration d’Obama de s’entendre avec les Talibans, après une décennie de guerre.

« Cette entente ne peut se produire sans que les Etats-Unis reconnaissent aux terroristes le droit de partager le pouvoir avec Karzaï. L’administration amèricaine ne respecte la souveraineté d’aucun Etat; c’est le cas en Libye, en Syrie et au Nord de l’Afrique, où les Salafistes sont désormais les alliés, pour ne pas dire les exécutants de la politique des Etats Unis », note cet analyste.

Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique: Les anciens de la NASA s’y mettent…

Posted in actualité, écologie & climat, économie, réchauffement climatique anthropique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologie, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , on 24 janvier 2013 by Résistance 71

Une équipe d’anciens scientifiques de la NASA conclut qu’il n’y a pas de preuve physique convaincante pour soutenir l’hypothèse d’un réchauffement climatique anthropique

 

Marc Morano

 

Le 23 Janvier 2013

 

url de l’article:

http://www.climatedepot.com/a/19341/Team-of-Former-NASA-Scientists-Conclude-There-is-no-convincing-physical-evidence-to-support-the-manmade-climate-change-hypothesis

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un groupe de 20 anciens scientifiques de la NASA a conclu que la science utilisée pour soutenir l’hypothèse d’un changement climatique d’origine humaine n’est pas définie et qu’il n’y a pas de preuve convaincante pour soutenir les prévisions catastrophiques faites concernant le changement climatique.

A commencer en Février 2012, le groupe de scientifiques se nommant eux-mêmes l’équipe du “Right Climate Stuff” (TRCS), a reçu des présentations de scientifiques représentant tous les côtés du débat sur le changement climatique et s’est embarqué dans une analyse en profondeur d’un grand nombre d’études sur le climat. Employant une approche disciplinée d’identification de problème et d’analyse causale acquise au cours de décennies mises au service de la gestion de situations de vie ou de mort en ce qui concerne l’envoi d’astronautes dans l’espace et de les ramener sain et sauf sur Terre, l’équipe du TRCS en a conclu qu’aucune menace immédiate existe concernant le gaz carbonique humain.

L’équipe de TRCS comprend des scientifiques de l’espace renommés, ayant reçu une éducation formelle de haut niveau et ayant des décennies d’expérience dans l’ingénierie spatiale, la physique, la chimie, l’astrophysique, la géophysique, la géologie et la météorologie. Bon nombre de ces scientifiques possèdent un ou plusieurs doctorats (Ph.D). Tous les membres de cette équipe sont des bénévoles ne recevant aucun salaire et qui ont entamés ce projet après avoir été déçus de constater le soutien grandissant de la NASA pour les théories alarmistes du réchauffement climatique anthropique (RCA). H. Leighton Steward, président de CO2isGreen.org ainsi que de l’association éducative à but non lucratif PlantsNeedCO2.org, a fait les remarques suivantes au sujet des conclusions de TRCS, celles-ci peuvent être vues sur www.therightclimatestuff.com:

1. La science sur ce qui cause un changement climatique ou un réchauffement climatique n’est pas définie et ne l’a jamais été.

2. Il n’y a pas de preuve convaincante pour soutenir l’hypothèse d’un changement climatique de cause humaine. Le test standard de toute hypothèse est de savoir si celle-ci est soutenue par des preuves empiriques provenant d’observations physiques réelles, ceci semble avoir été totalement ignoré par les alarmistes climatiques.

3. Les affirmations faites par les supporteurs d’un réchauffement climatique catastrophique d’origine humaine sont soutenues de manière dominante par des modèles informatiques non valides et les résultats émanant de ces modèles ne devraient pas être une base de confiance donnée aux législateurs et aux politiciens. Quelques uns des membres de l’équipe de TRCS ont pris des décisions parfois critiques utilisant des modèles ordinateurs complexes pendant des décennies.

4. Il n’y a pas de menace immédiate d’un réchauffement climatique catastrophique et ce même s’il y a parfois un réchauffement. Le niveau des mers et océans ne va pas soudainement commencer une accélération de sa montée existant maintenant depuis 18 000 ans. Le niveau des eaux n’est pas en train de monter plus vite actuellement comme le prétendent les alarmistes du changement climatique.

5. Le gouvernement américain s’est emballé trop vite au sujet d’un réchauffement catastrophique potentiel. Les impacts négatifs sur l’économie, le travail, le coût de la vie, des denrées alimentaires, des transports, vont sans aucun doute être plus sévères pour les pauvres et la classe moyenne. De véritables expériences montrent que l’habitat terrestre pourrait être sévèrement endommagé si le niveau de CO2 atmosphérique était de fait diminué. Les environnementalistes ont été gravement induits en erreur de croire que le gaz carbonique est un pollueur/polluant.

6. Une preuve empirique actuellement montre que la Terre “verdit” de manière signifiante dû à l’addition de CO2 et à un réchauffement modeste.

7. L’argent économisé en abandonnant les mesures prématurées de diminution des émissions de CO2 pourrait être mieux employé en continuant la recherche sur des sources d’énergie alternatives, qui ne sont actuellement pas compétitives ou efficaces.

Le Dr. Harold Doiron, team leader for TRCS et ancien scientifique de la NASA, avec H. Leighton Steward, participeront au débat du The Hard Question panel sur le changement climatique ce soir à 17:00 au National Press Club, Holeman Lounge (13 th floor) , 529 14 th Street, Washington, DC.

Plus d’info sur: www.CO2isGreen.org.

Une information scientifique additionnelle peut-être trouvée sur: www.PlantsNeedCO2.org.

SOURCE: CO2isGreen.org

 

Ingérence française au Mali: Le rituel horrifique de l’armée malienne reprend ses droits…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 24 janvier 2013 by Résistance 71

La barbarie de l’armée malienne… Que la France assume ses responsabilités !

Tamazgha

Le 22 Janvier 2013

url de l’article original:

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Tamazgha.220113.htm

 

Ce ne sont pas les mises en garde qui ont manqué. Le MNLA, mais aussi nombre d’ONG et d’experts qui connaissent l’armée malienne, ont eu à mettre en garde quant au risque de voir l’armée malienne, fidèle à ses habitudes depuis maintenant plus d’une demi-siècle, commettre des exactions à l’encontre des populations civiles de l’Azawad. Cela n’a pas tardé à arriver. Cela n’a pas tardé à arriver. En effet, des exécutions sommaires et une chasse à l’homme « blanc » ou aux « peaux rouges » (entendez par là « Touaregs ») ont été constatées à Sévaré où des éléments de l’armée malienne exercent des représailles meurtrières, selon plusieurs témoignages. Les accès à cette ville ont été d’ailleurs fermés aux journalistes depuis dimanche 20 janvier. Cela permettra à ces fous de l’armée malienne de commettre leur crime à huis clos. Tout cela sous le menton de l’armée française qui, par ailleurs, sécurise l’aéroport de Sévaré. C’est aussi la France, avec ses hommes, qui est intervenue sur le terrain et qui a permis à ces militaires maliens de s’installer à Sévaré d’où ils ont été chassés par une bande de barbus il y a quelques jours.

Plusieurs quotidiens, notamment français, rapportent des témoignages faisant état de la barbarie des militaires maliens à l’égard de civils. 

Le quotidien L’Express, dans son édition du 20 janvier 2013 évoque plusieurs témoignages décrivant des actes barbares commis par les militaires maliens qui s’attaquent aux peaux claires et qu’ils font disparaître de la manière la plus abjecte et sauvage.

Ainsi peut-on lire dans les colonnes de l’Express :
« Les morts étaient des rebelles ! », ajoute cet ancien militaire, qui ne cache pas sa haine des « peaux-rouges », le surnom donné ici aux Touaregs. « Ils les ont jetés dans le puits. Les soldats ont achevé les rebelles blessés, ramenés de Konna. Les vivants ont été exécutés. Puis ils ont recouvert les corps de pneus et d’essence et les ont brûlés. »

Ces Maliens osent prétendre combattre les islamistes, ces énergumènes qui veulent imposer leur cahriâa ! Ils ne sont que d’autres énergumènes qui veulent imposer une autre dictature à ceux qui ne sont pas de leur couleur. 

Lors du soulèvement des années 1990, c’est vivants que l’armée malienne rassemblait des Touaregs sur qui elle versait de l’essence et les brûlaient en public.

Et c’est cette armée que l’État français est entrain de réhabiliter pour la réinstaller dans l’Azawad en lui donnant les moyens de poursuivre sa politique génocidaire à l’égard des Touaregs.

La France se rend-t-elle compte de ce qu’elle est entrain de cautionner ? Se rend-t-elle compte qu’elle est entrain de de ramener au pouvoir des fous qui s’attaqueront aux Touaregs ? La France se rend-t-elle compte qu’elle est entrain de susciter la haine non seulement des Touaregs mais de l’ensemble des Berbères en soutenant et armant ceux-là qui sont décidés à « liquider du touareg » ? 

Les exactions de l’armée malienne ont été aussi relevées et dénoncées par Human Rights Watch (HRW) qui a annoncé le 19 janvier 2013 être en possession d’informations crédibles sur de graves exactions, dont des meurtres, commises par les forces de sécurité maliennes à l’encontre de civils dans la localité de Niono : « Nous invitons instamment les autorités maliennes, tout comme les soldats et les autorités françaises et ouest-africaines, à faire le maximum pour garantir la protection de tous les civils », a déclaré l’ONG.

Il n’y a aucun doute, ce n’est pas aujourd’hui que l’État malien ou son armée adopteront une autre culture et renonceront au racisme et à la haine qui les animent depuis plus d’un demi-siècle. Et cela nous ne surprend pas. En revanche, la responsabilité de la France est grande. C’est la France qui doit être tenue pour responsable pour ces crimes commis par l’armée malienne aujourd’hui, et c’est la France qui aura à répondre de tous les crimes que ces barbares de Bamako s’apprêtent à commettre dans l’Azawad et sur les populations de l’Azawad.

Il y a cinquante-deux ans, la France a trahi les Touaregs et les a soumis, malgré eux, à une bande d’assoiffés de pouvoir qui dès 1963 ont montré leur véritable nature en mettant en œuvre leur politique génocidaire sur les Touaregs. La France avait laissé faire comme elle a laissé faire les exactions des années 1990. Et si aujourd’hui François Hollande compte poursuivre la même attitude et donner les moyens à l’armée malienne pour massacrer et humilier les Touaregs, ce sont tous les Berbères qui lui en voudront et qui ne lui pardonneront jamais. Les Berbères qui ont assez pardonné jusque-là ont plus que jamais pris conscience de leurs intérêts et l’avenir sera forcément différent : ils sauront être reconnaissants à ceux qui les respectent et qui les soutiennent, mais ils ne pourront accepter que des États, quels qu’en soient les raisons, se mettent aux côtés des régimes qui les humilient et qui ont programmé leur éradication.

Média et propagande… La question à 100 balles…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M with tags , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2013 by Résistance 71

L’information existe t’elle ?

Serge Charbonneau

 

Le 23 Janvier 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/item/238523-l’information-existe-t-elle-,-par-serge-charbonneau

 

Si vous persistez à tenter de vous informer via les moyens traditionnels,…

… c’est-à-dire la télé et la radio de nos grandes chaines, c’est vraiment peine perdue. Si vous croyez trouver de l’information véritable à travers les journaux classiques de nos  grands (!) quotidiens officiels, c’est peine perdue.

Le discours tenu sur tous ces médias est un discours totalement identique, reprenant exactement les mêmes thèmes en les coiffant pratiquement des mêmes titres tout en les traitant avec les mêmes mots.  Il en résulte non pas une information, mais une sorte de conditionnement émotif (lavage de cerveau) aiguillant notre opinion dans un sens bien précis.  Résultat: notre jugement devient catégorique, nous condamnons fermement ceux désignés comme « méchants » dictateurs sanguinaires et nous approuvons et même «souhaitons» toutes les mesures envisagées pour les renverser, entre autres par des moyens militaires.

On approuve alors les guerres contre les dictateurs soudainement sanguinaires ou certains groupes de « barbares » ayant des moyens acquis on ne se sait où.

On ne nous explique pas l’origine de ces groupes de barbares ni où ils ont acquis leurs armes et leur financement ou encore pourquoi soudainement après plusieurs années voire des décennies de dictature tranquille et même acceptée par nos braves gouvernements les ayant reçus « en ami » certains dictateurs deviennent soudainement sanguinaire, distributeur de viagra ou tortionnaire d’enfants.

Non, on ne nous informe pas on nous conditionne simplement à les haïr au plus profond de nos tripes et conséquemment à accepter ces inévitables (SIC) guerres pour préserver le bien (!), la démocratie (!) et les droits humains (!).

Il faut être conscient que les moyens militaires employés n’ont rien de démocratique, ne respectent pas les droits humains (les bombes sont tout sauf humanitaires) et ne sont pas pour le bien des populations qui reçoivent bombes et missiles. L’Afghanistan, l’Irak, la Côte d’Ivoire, la Libye sont là pour en témoigner « éloquemment » !

Comme le dit Michel Collon et comme nous pouvons chacun de nous le constater sans  beaucoup d’efforts en regardant tout bonnement l’Histoire et l’actualité, les guerres se font sur des mensonges.  Pensons simplement au mensonge le plus célèbre et le mieux documenté, celui des armes de destruction massive que n’a jamais eu Saddam Hussein.

Nos médias nous mentent quotidiennement, tantôt grossièrement et tantôt par « omission ».  Nos journalistes devenus propagandistes professionnels savent très bien que ce qui n’est pas dit n’existe tout simplement pas dans l’esprit et le jugement des gens.

Notre opinion repose sur l’information.

Une mauvaise information ou une information «incomplète» rend notre jugement totalement bancal, irrationnel et même complètement absurde.  De plus, ce qui nous vient de nos grands  médias de masse et qu’on ose encore appeler information (sic), nous inculque de l’émotion plutôt que de l’information véritable.  Il est clair qu’on cherche à nous faire consentir et approuver des gestes qui autrement (si nous étions véritablement bien informés) seraient considérés comme totalement inacceptables.

Personne ne pouvait approuver la destruction complète du Pays africain ayant la meilleure fiche sur le plan du développement humain ainsi que le meilleur résultat économique de toute l’Afrique. C’est par la désinformation et l’omission de faire connaître les caractéristiques réelles des réussites libyennes ainsi que les conditions de vie réelles des Libyens et des Libyennes que les populations occidentales ont acceptées majoritairement la destruction de ce Pays qui était le chef de file de l’Afrique.  C’est en cachant les réussites du guide libyen et la reconnaissance de la majorité de son peuple que son assassinat ainsi que celui de sa famille, de ses amis et de tous ceux luttant pour ce drapeau vert que l’on a pu nous faire applaudir cette immonde guerre et ces assassinats barbares et injustes.

C’est par conditionnement que les populations occidentales ont trouvé « normal » et même se sont réjouies de voir exposé dans un frigidaire à viande le corps ensanglanté du dirigeant libyen fraichement assassiné.  C’est aussi par conditionnement qu’on nous a fait accepter que ceux qui arrêtaient de façon cavalière le président Laurent Gbagbo et sa femme tout en saccageant leur demeure, puissent sabrer le champagne sur les cadavres encore chauds de la garde présidentielle ivoirienne.

http://www.youtube.com/watch?v=FD1OUGk7LHQ

Nul ne peut se réjouir d’un tel sort fait à des dirigeants politiques ou à des Êtres Humains  sans avoir au préalable subi un conditionnement psychologique.

On nous fait «haïr» pour ensuite être totalement libre de commettre tous les crimes: bombardements, assassinats, guerre sous toutes ses formes, économiques, politiques et militaires.

Voilà un survol de ce qu’on nous sert en guise d’information.

Nous n’avons plus d’information, mais du conditionnement constant.

Pour bien comprendre à quel point ce qu’on persiste à appeler « information » dans nos médias de masse n’en est plus, il faut voir ce qu’est un véritable bulletin d’information.

Je vous propose donc de faire une expérience éclairante.

Je vous suggère de délaisser ce soir le bulletin de votre chaine officielle habituelle (même si je sais que plusieurs l’ont délaissé depuis longtemps)  et de regarder ce bulletin de nouvelles très sérieux où l’on nous sert «véritablement» de «l’INFORMATION», et ce, sans avoir à déployer de grands moyens.  Une information s’adressant à votre raison plutôt qu’à votre émotion.   Un bulletin d’information réalisé tout simplement en utilisant certains faits incontestables et disponibles à tous.

http://www.youtube.com/watch?v=NFJcT-1tjeI&feature=player_embedded#!

Pour conclure, voici une citation que l’on retrouve à la fin de ce bulletin de véritables informations. Une citation qui peut nous faire «réfléchir»  sur la fausse idée que les armes peuvent apporter la démocratie (sic).  C’est un proverbe malien:

« L’abeille que l’on met de force dans une ruche ne donnera jamais de miel. »

Serge Charbonneau

Québec

P.S.:  Pour alimenter avec encore plus d’éléments votre jugement, je vous invite à entendre l’analyse de Michel Collon fait il y a deux jours (le 19 janvier 2013):

http://www.michelcollon.info/Michel-Collon-La-France-au-Mali.html

Aussi une entrevue avec René Naba fait en mars dernier pour une télé d’information africaine.

On croirait que cette entrevue a été réalisée il y a quelques jours:

http://www.alqarra.tv/interview-rene-naba/

Aussi cette sortie du jeune député belge, Laurent Louis, fait la semaine dernière au parlement belge.

« Laurent LOUIS s’oppose à la guerre au Mali et dénonce la manipulation internationale »

http://www.youtube.com/watch?v=TW9kWe3MI-M&feature=player_embedded

La conscience est le premier pas vers la prise de contrôle de notre destinée.

Source : http://www.vigile.net/L-information-existe-t-elle

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« Les médias sont à la démocratie ce que la matraque est à la dictature. » Noam Chomsky

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