Archive pour décembre, 2012

Ingérence occidentale en Syrie: La Russie semble avoir pris la main stratégique

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis with tags , , , , , , , , , , on 23 décembre 2012 by Résistance 71

Point de vue d’analyse intéressant. Il est très vraisemblable que l’OTAN soit en train de lâcher ses mercenaires islamistes d’Al CIAda et les envoie au casse-pipe pour s’en débarrasser et que l’oligarchie se soit rendu compte que la Russie et l’Iran ne lâcheront pas la Syrie (pas Al-Assad per se, mais la Syrie pour sûr…).

Que nous réserve 2013 ?.. A suivre de toute évidence…

— Résistance 71 —

 

Plan secret de la Russie en Syrie: le déploiement des missiles Iskander M 9K720

 

Allain Julles

 

Le 20 décembre 2012

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/231987-syrie-le-plan-secret-de-la-russie-le-déploiement-du-missile-iskander-m-9k720-,-par-allain-jules

Les Américains, en retirant leurs navires de la Méditerranée …

…refusent, en réalité, le risque d’escalade, en Syrie. Puisque l’OTAN, en installant des missiles « Patriot », en Turquie, a fait réagir les Russes, avec leur arme la plus redoutable, le missile Iskander, la Russie a demandé à Bachar al-Assad d’être plus incisif avec les terroristes. Après les « Patriot », en Turquie, trois navires de guerre russes avaient mis le cap, sur le port de Tartous, en Syrie. Un avertissement, pour l’OTAN, qui sait qu’il est, pratiquement, impossible d’agresser la Syrie, et un renforcement probant des armes de défense syrienne.

A bord des vaisseaux de guerre russes, à savoir, le « Novotcherkassk », le « Saratov » et le navire MB-304, près de 300 marins. En plus, 24 Iskander M 9K720. Ces missiles de croisière, conçus pour ce genre de conflit, créent la panique, dans le camp occidental et/ou ennemi de la Syrie. Pire, ces missiles Iskander -12-, ont été pointés, en direction de la Turquie, le reste, vers la Jordanie et Israël.

Vladimir Poutine a, néanmoins, rassuré les Américains de ne pas mettre entre les mains des militaires de Bachar al-Assad, ces armes. D’un autre côté, le déploiement de ces missiles, considérés comme les plus puissants au monde, sont là, pour rassurer le régime de Damas. D’une part, dissuader le régime d’utiliser ses armes chimiques, et d’autre part, d’empêcher que les islamistes puissent prendre le pouvoir, en Syrie. Du coup, on s’achemine vers une entente entre «grands».

Pour le camp occidental, la Russie prépare une transition pacifique, en Syrie, avec, en ligne de mire, l’éradication de la vermine terroriste. Mais, du côté russe, c’est toujours le silence. Dans cette nouvelle évolution de ce conflit syrien, il est clair que les Russes agissent, sans faire de bruit, comme le camp occidental, qui use et abuse d’un langage guerrier entre menaces et salmigondis, qui sont, en réalité, de l’esbroufe.

La Russie veut, donc, que Bachar al-Assad en finisse avec les terroristes et négocie avec l’opposition, pour une vraie sortie de crise, tandis que le camp occidental a peur que le régime ne s’effondre, in fine, en faveur des extrémistes islamistes. Aussi bizarre que ça puisse paraître, quant à l’évolution, sur le terrain, et la mainmise islamiste, sur le conflit, côté rébellion, l’Occident préfère, finalement, le régime de Bachar al-Assad, sans vouloir le déclarer, de peur de reconnaître sa défaite.

Les Russes auraient donné à Assad un mois, pour faire le nécessaire, sinon…

Nous ne connaissons pas la suite, mais, ce serait qu’il quitte le pouvoir. Néanmoins, il sera assuré d’une protection, pour lui et sa famille… Ce n’est qu’une supposition, de notre part.

Résistance politique: Le mouvement natif « Idle No More » ouvre la voie d’une réconciliation pouvant déboucher sur une alliance sociétale profonde…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, France et colonialisme, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 22 décembre 2012 by Résistance 71

« Quand dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est que la société est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer: le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre les détenteurs de la force, qu’elle quelle soit guerrière ou religieuse et ceux assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation . Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’état détermine l’apparition des classes. »

(Pierre Clastres)

 

Depuis 12 jours, Chief Theresa Spence de la nation Attawapiskat du nord de l’Ontario est en grève de la faim à Ottawa et demande une entrevue avec le premier ministre Harper et le gouverneur général du Canada concernant la dégradation des conditions de vie de sa nation et des violations permanentes des « traités » régissant les relations entre les colons installés et les nations natives.

Le texte pamphlétaire ci-dessous a été écrit en anglais et en français ce mois-ci et peut servir de base pour une compréhension des mouvements de reconnaissance des nations autochtones canadiennes. Co-rédigé par le professeur universitaire et activiste de la nation  Mohawk (Confédération Iroquoise) Taiaiake Alfred, le texte établit quelques recommandations cruciales pour un juste réamorçage de la relation entre les peuples autochtones et le Canada.

Nous pensons qu’une alliance entre les peuples natifs et la vaste majorité des colons exploités et spoliés des Amériques est la voie de la réunification pour une nouvelle société égalitaire et autogérée. Le mouvement EZLN du Chiapas au Mexique a gagné les cœurs et les esprits de bon nombre de Mexicains non autochtones qui soutiennent le mouvement depuis 1994, une telle chose peut et va se produire dans le reste des Amériques et pourrait donner lieu à un modèle à suivre pour le reste de l’humanité.

Il est grand temps de renoncer au colonialisme obsolète et mortifère et d’agrandir le cercle de la véritable fraternité. L’occident se doit de reconnaître ses torts passés, présents et arrêter ceux à venir. Toutes les sociétés natives refusent l’état. D’après les travaux de Pierre Clastres, ethnologue français, les sociétés dites « primitives » passent leur temps à diluer le pouvoir afin que l’état, même embryonnaire, ne puisse voir le jour. Les nations natives nord-américaines ont été et sont toujours des modèles de société égalitaire, souvent (pas toujours) matriarcale, pour qui la société prime l’état et non pas l’inverse et pour qui le pouvoir est dilué au point que le « chef » ne soit qu’un représentant sans pouvoir. Nous avons énormément à apprendre des sociétés natives nord-américaines, très complémentaires en cela de la pensée libertaire européenne.

Mitakuye Oyasin

— Résistance 71 —

 

Réparer et Réamorcer la Relation entre les Peuples Autochtones et le Canada

par Taiaiake Alfred et Tobold Rollo Territoire de Coast Salish Territory, Victoria, C-Bm, Canada http://taiaiake.posterous.com

 

url de l’article original:

http://ipsmo.files.wordpress.com/2012/12/idlenomore_handout_francais.pdf

 

Nous témoignons aujourd’hui à une résurgence inspirante de la conscience des peuples autochtones devant l’existence d’injustices au sein de l’État canadien. L’histoire démontre que de tels événements constituent les conditions préalables de changements sociaux et politiques. Il y a deux décennies, la résistance autochtone au colonialisme a fait pression sur le Canada afin d’établir la Commission Royale sur les Peuples autochtones (CRPA). L’objectif de la commission était d’établir les mesures nécessaires pour rétablir une relation juste entre le Canada et les peuples autochtones. CRPA démontrait une compréhension et une inclusion dans ses recommandations reflétant un consensus extraordinaire entre les peuples autochtones et non autochtones. Un accord s’était conclu à travers un processus basé sur le respect mutuel, l’amitié et la paix.

Vingt ans plus tard, les peuples autochtones et les Canadiens sont replongés dans un nouveau moment de profonde résistance et de résurgence. Le sentiment d’urgence et le contexte pourrait être sans précé- dent. Peut-être qu’il n’y a pas de meilleur moment, alors, pour aller de l’avant avec le rétablissement d’une relation avec certaines limites à l’intérieur du CRPA. Dans l’esprit de respect mutuel, d’amitié et de paix, nous avons rendu compte précisément de ce que nous croyons être les recommandations les plus cruciales et immédiatement nécessaires:

(voir à l’intérieur)

1. Déclaration de responsabilité.

Pour rétablir cette relation, le Gouvernement du Canada doit reconnaître la nature coloniale systématique du Canada dans le passé comme le présent. Les gouvernements récents ont présenté des excuses pour des programmes spécifiques coloniaux, tels le système des pensionnats, mais ils n’ont pas encore reconnu la responsabilité de l’ensemble des institutions coloniales, y compris la législation actuellement en vigueur par la Loi sur les Indien.

2. La reconnaissance par la loi de l’autorité politique.

Le gouvernement du Canada doit adopter une loi qui reconnaît les droits inhérents des Nations autochtones à définir l’autorité politique en respect de leurs propres lois, leurs principes de gouvernance et coutumes. La loi pourra donner les orienta- tions et promulguer la reconnaissance déjà existante du droit à l’autodétermination inscrite dans la Section 35 de la Constitution canadienne et de la relation de nation à nation établie par les traités et accords antérieurs. De plus, il permettra aux systèmes d’autorité politique une responsabilité d’enraciner au sein des communautés autochtones une correction des irrégularités dé- mocratiques et dysfonctions sur le système de la Loi sur les indiens.

3. La transmission de la Gouvernance par la loi.

Le gouvernement du Canada doit déléguer le contrôle des services sociaux, culturels, économiques, le logement, la santé, les services éducatif aux gouvernements autochtones conformément à l’article 35 de la Constitution du Canada. L’actuel «Obligation de consulter» doit être remplacé par une juridiction partagée (compétence partagé) des territoires pour le développement urbain et économique. La jurisdiction des autochtones occasion- nera des mesures effectives devant l’érosion de la protection de l’environnement causé par des pressions extérieures .

4. Législation sur l’obligation fiduciaire de la Couronne.

Le gouvernement du Canada doit fournir le financement, la formation et les ressources nécessaires pour assister les nations autochtones dans le rétablissement de leurs capacités et de recouvrer l’autonomie en tant que Nations autochtones. Lorsque ces capacités seront réalisées, les coûts engendrés au Canada diminueront fortement jusqu’à ce que le besoin ne soit plus nécessaire.

5. Processus d’un traité moderne sans restrictions.

Le Gouvernement du Canada doit supprimer les restrictions formelles et informelles mises sur les négociations des traités avec les gouvernements autochtones concernant les droits aux territoires et à la culture. Un refus de négocier de bonne foi revi- endrait à une simple affirmation de la souveraineté coloniale qui se veut comme un affront au droit international et de la Constitu- tion même du Canada.

À propos des auteurs de ce pamphlet:

Taiaiake Alfred est Professeur sur la gouvernance autochtone au Département de Science Politique à l’Université de Victoria. Il est l’auteur de Heeding the voices of our Ancestors (1995), Wasáse: Indigenous Pathways of Action and Freedom (2005) et Peace, Power, and Righteousness: An Indigenous Manifesto (2009). Il a travaillé comme chercheur et conseiller à la Commission Royal sur les Peuples autochtones de 1992 à 1996 sur la gouvernance et les problématiques jeunesses.

Tobold Rollo est candidat doctorant de l’Université de Toronto. Il se spécialise dans la politique canadienne et la théorie démocratique. Il est l’auteur de Embodied Recognition: Toward a Phenomenology of Political Affirmation (2008).

Informations sur “Idle No More”

(tout cela est en anglais) www.idlenomore.com             —   Facebook: Idle No More

Twitter: @IdleNoMore4 .and. #IdleNoMore

www.rabble.ca/issues/indigenous  www.aptn.ca/pages/news/tag/idlenomore  www.ammsa.com/content/idlenomore-campaign

 

Pays du goulag levant (ex-USA): L’agenda du désarmement de la population est en marche…

Posted in actualité, police politique et totalitarisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , on 21 décembre 2012 by Résistance 71

Dans cet article, Paul Craig Roberts dit: « Un état policier est inconsistant avec une population armée « . Nous irions plus loin: un état est inconsistant avec une population armée. La préservation de l’état, garde-chiourme des privilèges, ne peut se faire à terme que sur une population désarmée.

Si les révolutionnaires de 1793 avaient voulu appliquer leur déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de la même année et spécifiquement l’article 35 qui stipule: « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » comment auraient-ils pu s’y prendre avec u peuple desarmé ? Historiquement, toutes les révolutions ont vu le désarmement des peuples une fois les fonctions de la masse vues comme terminées par les nouveaux oligarques en place. De fait aux Etats-Unis de l’origine, le second amendement de la constitution par les « pères fondateurs » (tous esclavagistes comme le fit remarquer Howard Zinn) est et demeure une provision de maintenir le peuple en arme pour lutter contre la tyrannie du gouvernement. De fait, il est plus que probable que ‘état policier serait encore bien plus avancé dans ce pays si la population avait déjà été désarmée.

Alors bien sûr la dérive du second amendement dans une société fondée sur la violence, le vol, le génocide et le pillage est bien réelle. Mais d’un autre côté, le désarmement de la population mènerait à une accélération sans précédent du totalitarisme déjà si bien avancé. Les polices de nos états se militarisent à vitesse V, la grille de surveillance totalitaire de referme chaque jour un peu plus sur nous. Si l’oligarchie en place parvient à totalement contrôler physiquement le peuple américain sans que celui-ci ne puisse plus se rebeller (car il y a une limite: celui de l’effondrement économique annoncé, de la loi martiale et de l’application définitive du goulag…), alors le reste du monde suivra, car la grosse épine est ce peuple américain qui possèdent plus de 300 millions d’armes disséminées et qui peut à un moment donné, lorsque la ligne rouge est franchie, se liguer d’un coup contre ses oppresseurs. L’oligarchie est terrifiée de cela et l’heure est venue pour elle d’essayer de désarmer (progressivement) sa population. Elle n’y parviendra pas et qui sait ? Il est possible que ce second amendement de la constitution des Etats-Unis empêche l’établissement du Nouvel Ordre Mondial. Si nous regardons ceci sous l’angle de notre DDHC de 1793 et son article 35… Il est possible de donner un certain sens à tout cela sans pour autant tomber dans une dérive militariste. Après tout, une arme en elle-même n’est pas dangereuse… C’est l’usage qu’on en fait qui peut l’être. En d’autres termes: c’est la culture qui fait le détenteur d’armes.

Sujet très délicat, qui demande une réflexion sous tous les angles possibles.

Paul Craig Roberts soulève également un aspect très important lié à ces phénomène de flingage de masse: la consommation de substances psychotropes et d’antidépresseurs à outrance. Le choix de blâmer les armes plus que ces médicaments est, au regard des statistiques, manifestement un choix politique. Michael Moore lui-même en a convenu récemment. (voir vidéo en anglais ici: http://landdestroyer.blogspot.fr/2012/12/tell-system-youre-not-getting-guns.html#more )

Tout ceci est bien plus complexe qu’il n’y paraît et va bien au delà du débat classique du « pour ou contre les armes personnelles »…

— Résistance 71–

 

L’information motivée par un agenda

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

 

Le 19 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2012/12/19/agenda-driven-news/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je sais depuis longtemps que l’information américaine est motivée par un agenda. Ce soir (18 Décembre), je me suis rendu compte à quel point l’information américaine motivée par un agenda, motive l’information du reste du monde.

Pour des raisons que j’ignore, la chaîne de télévision de Moscou, Russia Today (RT) m’a demandé une interview en direct via skype à propos de la tuerie de masse s’étant déroulée dans une école de Newtown dans le Connecticut, tuerie qui coûta la vie à 20 enfants et plusieurs adultes. J’étais intéressé de savoir quel était l’intérêt de Moscou sur la fusillade et j’acceptais l’interview.

Je fus surpris de me rendre compte que RT Moscou était intéressé par la version officielle américaine sur la tuerie et me demanda si je pensais que le résultat de tout cela serait une interdiction des “armes d’assaut” aux Etats-Unis.

Beaucoup de choses peuvent être une arme d’assaut: une batte de base-ball, un couteau, un poing, un pied, une carabine 22 LR, un fusil de chasse à deux coups, un tisonier, un révolver six-coups, une brique, un sabre, un arc et des flèches, une lance. Tout le monde peut rajouter ce qu’il veut à cette courte liste.

Les partisans du contrôle des armes à feu ont défini une “arme d’assaut” comme étant la version civile semi-automatique d’armes militaires comme l’AR-15, les versions civiles des M-16 ou des AK-47. Pendant la présidence de Clinton, la version civile de ces différentes armes n’étaient pas autorisées d’avoir des caractéristiques sans dangers, car ces caractéristiques faisaient qu’elles ressemblaient trop aux armes de guerre ; de plus les armes étaient restreintes à n’avoir que des chargeurs ne pouvant contenir que dix cartouches maximum.

Aujourd’hui, des chargeurs de 20 ou 30 cartouches sont sur le marché. Pour un professionnel, la capacité du chargeur n’a que peu d’importance car avec de l’expérience, une personne peut changer un chargeur en une seconde. On pousse un bouton, le chargeur tombe, on le remplace par un autre. Pour des raisons difficiles à suivre, les partisans du contrôle des armes à feu pensent qu’un chargeur de 10 cartouches transforme une “arme d’assaut” en quelque chose d’autre.

J’ai dit sur RT que les Etats-Unis sont le plus grand état policier de l’histoire. Merci à la technologie moderne, Washington est capable d’espionner ses sujets de manière bien plus efficace que ne l’avait pu Joseph Staline et Adolf Hitler. Même George Orwell en imaginant son roman dystopique “1984”, a été surpassé par la pratique courante de Washington. En cela, la “guerre contre le terrorisme” est une excuse pour l’état policier américain.

Un état policier, ai-je dit, est inconsistant avec une population armée et alors que tous les autres amendements constitutionnels  sont tombés, le dernier qui reste de ceux-ci est le second amendement (NdT: celui qui déclare le droit inaliénable pour les citoyens américains de posséder et porter des armes) et il ne va plus survivre longtemps.

Mais pourquoi cette focalisation de RT sur les “armes d’assaut” ? L’accusé, Adam Lanza, a été immédiatement déclaré coupable. D’après Associated Press, le médecin qui a examiné les corps à Newtown, Connecticut, le Dr. H. Wayne Carver a dit que “toutes les victimes de la tuerie de  l’école primaire du Connecticut ont été tuées à bout portant de plusieurs coups de fusil.”

http://www.staradvertiser.com/news/breaking/183651631.html

Et pourtant, Fox News http://www.fox5vegas.com/story/20346133/reports-of-multiple-dead-including-1-child-from-ct-elementary-school-shooting rapporte que “un journaliste de CNN a dit que la police avait retrouvé trois armes sur la scène du crime: un Glock et un Sig-Sauer, qui sont des armes de poing, ainsi qu’un fusil Bushmaster .223. Le fusil a été retrouvé sur le siège arrière du véhicule que l’homme armé conduisit jusqu’à l’école, les armes de poing quant à elles furent retrouvées à l’intérieur de l’école.”

Le même rapport de Fox News dit que: ”des mesures de sécurité mises en place cette année à l’école Sandy Hook prévoyaient de laisser les portes vérouillées durant les heures de classe et les gens devaient être introduit électroniquement. Il y a une caméra qui filme quiconque rentre dans le building.”

Si ce rapport est correct, comment un Lanza armé jusqu’aux dents a pu entrer dans l’école ?

J’ai essayé de faire remarquer à RT que ces rapports d’information indiquent que l’accusé armé, que personne ne peut plus interroger, s’il est bel et bien le coupable, a tué les enfants avec des armes de poings et non pas avec une “arme d’assaut” laissée dans la voiture, mais que le médecin qui a examiné les corps a dit que les enfants avaient été tués à coups de fusil.

Les divergences sont évidentes. Soit les rapports de presse sont incorrects, soit le médecin a tort ou alors quelqu’un d’autre qu’Adam Lanza a tiré sur les enfants.

Ceci fut trop pour la journaliste résidente de RT. Elle me coupa la parole et dit alors que les enfants avaient été tués par quelqu’arme que ce soit. Et pourtant le point de focalisation du programme était clairement les “armes d’assaut”. Ceci fut renforcé lorsqu’on me demanda de rester en ligne pour une question post-interview.

La question de RT Moscou fut de savoir si je pensais que les armes d’assaut seraient interdites. J’ai répondu que je pensais que toutes les armes seraient interdites. J’avais déjà dit au journaliste hôte que je pensais que toutes les armes seraient retirées des citoyens, mais que je doutais de l’efficactité de l’interdiction. J’ai dit au journaliste qu’au début du XXème siècle l’alcool fut banni, mais que l’alcool était trouvable partout et que la prohibition fut à l’origine des fortunes de la mafia. Aujourd’hui, les drogues sont interdites, depuis des décennies. La drogue est partout et les cartels de la drogue gagnent des milliards de dollars. Ce ne sera pas différent avec une interdiction des armes à feu. L’Angleterre interdit les armes, mais les criminels sont armés et aujourd’hui la police britannique traditionnelleemnt désarmée est lourdement armée. Quand je vivais en Angleterre, les armes n’étaient pas interdites et les policiers se promenaient dans les rues avec des bâtons de circulation et pas d’armes à feu. Cette focalisation sur ces “armes d’assaut” est troublante pour une autre raison. D’après les rapports de presse, Lanza avait un désordre de la personalité ou avait un problème mental ou peut-être était-il juste différent.

Peu importe, il était sous thérapie médicamenteuse. Alors la responsabilité va t’elle aux armes ou aux médicaments ?

Comme l’agenda est d’interdire les armes, on blâme les armes à feu.

Dans la fusillade de masse précédente dans le cinéma du Colorado, les témoignages occulaires différèrent de la version officielle et d’après les rapports d’information, le suspect était impliqué avec le gouvernement dans une sorte d’expérience de contrôle psychique et il fut retrouvé après la fusillade assis dans sa voiture, garée sur le parking du cinéma.

De la même manière, la fusillade de l’école primaire dans le Connecticut possède des aspects troublants. Dans le rapport circonstancié de la police, un enseignant dit avoir vu “deux silhouettes qui couraient devant le gymnase”.

http://sgtreport.com/2012/12/so-many-questions-too-few-answers-was-the-sandy-hook-massacre-an-organzied-false-flag-operation/

L’enregistrement de la communication radio de la police fait aussi état de deux hommes dans un van, arrêtés et détenus et des rapports divers et variés disant que la police avait arrêté un homme dans le bois voisin. L’homme avait dit: “je ne l’ai pas fait”, comment un homme dans les bois pouvait-il savoir ce qui venait juste de se passer ? Il n’y a pas de télé dans les bois et pourtant l’homme niait avoir perpétré la fusillade. Très étrange.

Ce qui se passe souvent, est qu’il y a un nombre initial de faux rapports, tel que dans le cas du Connecticut, faisant état que la mère de Lanza était enseignante à l’école et fut tuée dans l’école, que Lanza avait aussi tué son père et que son frère avait peut-être été impliqué. Toutes les divergences avec la version officielle sont ensuite jetées avec les faux-rapports. Comme les médias suivent simplement l’histoire officielle et n’enquêtent pas, il est impossible de savoir ce qu’il s’est vraiment passé, Les gens acceptent simplement la version donnée.

Il apparaît un peu bizarre néanmoins que RT Moscou suivent sans aucune critique le reportage des médias US et la version officielle après avoir expérimenté par exemple le mauvais narratif intentionnel des médias américains sur la guerre russo-georgienne, qui fut commencée par l’ancienne république soviétique de Géorgie mais fut blâmée sur la Russie, RT Moscou croit-elle vraiment ce que disent les médias américains, à savoir que les missiles américains qui encerclent la Russie sont dirigés sur l’Iran ?

Les Américains ont été bien armés depuis plusieurs siècles, mais la “violence par armes à feu” est nouvelle. Pourquoi ?

Y a t’il plus de gens dérangés mentalement ? Plus de gens sous l’influence de médicaments ?Les Américains ont-ils perdu leur self-contrôle ? Leur conscience morale ? Les Américains sont-ils façonnés par des films trop violents et par des jeux vidéo et par 11 années de massacre d’autres gens par leur gouvernement ? Les Américains ont-ils perdu leur empathie pour les autres ?

Tom McNamara, qui enseigne à l’académie nationale militaire française demande : “Les Arabes pleurent-ils aussi pour leurs enfants ?”

http://www.counterpunch.org/2012/12/18/do-arabs-cry-for-their-children-too/print 

La fusillade de l’école primaire du Connecticut est une tragédie à plusieurs niveaux. Des enfants ont perdu la vie, des familles ont perdu leurs enfants et cette tragédie est utilisée pour désarmer le peuple américain qui doit faire face à un état policier sans précédent, qui augmente son pouvoir et sa menace de jour en jour.

Censure et larbinisme chronique: Le Canada sombre dans le dogmatisme inquisitorial pour plaire à Israël…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 20 décembre 2012 by Résistance 71

Bienvenus au XVIème siècle version canadienne… Le pathétisme a t’il un fond ?

— Résistance 71 —

 

Ottawa donne l’ordre à la presse scientifique canadienne de ne plus publier d’articles de scientifiques iraniens

 

Press TV

 

Le 19 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/12/19/278933/canada-bans-iranian-scientific-articles/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le gouvernement canadien a ordonné aux publications scientifiques du pays de ne pas publier d’articles émanant de scientifiques et de chercheurs  iraniens, a appris Press TV.

Les universitaires iraniens qui avaient reçus un accord préalable de publication par des journaux scientifiques canadiens, ont reçu de nouveaux messages leur notifiant de la décision de ces journaux/revues de ne plus publier leurs travaux à cause d’une décision politique récente adoptée par le gouvernement canadien.

Récemment, le “Canadian Journal of Psychiatric Nursing Research” a refusé de publier l’article d’un assistant professeur d’université iranien et ce malgré que l’article fut au préalable accepté pour publication.

Le journal a argumenté qu’ “il ne serait pas autorisé à publier l’article” comme précédemment annoncé, citant des raisons politiques et non pas académiques. Il a dit qu’Ottawa a fermé sa mission diplomatique à Téhéran pour ce qu’ils appellent “des abus des droits civiques de citoyens iraniens” et aussi “de menace à la sécurité du personnel canadien et d’Israël.”

Le 7 Septembre, le gouvernement  canadien a fermé son ambassade à Téhéran et ordonné que les diplomates iraniens quittent le Canada sous cinq jours.

Dans une déclaration officielle, le ministre canadien des affaires étrangères John Baird a dit que le Canada voyait l’Iran “comme la menace la plus significative pour la paix mondiale”, ajoutant que “l’Iran menace de manière coutumière l’existence d’Israël.”

Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères Ramin Mehmanparast a censuré la décision d’Ottawa comme étant une décision anti-diplomatique et un pas vers les politiques dictées par Israël.

“Les actions hostiles du gouvernement actuel raciste canadien sont en fait en ligne avec les politiques qui sont dictées par le rtégime sioniste et le gouvernement britannique”, a dit Mehmanparast.

Des experts pensent que l’action du Canada de couper ses relations diplomatiques avec l’Iran révèlent une attitude de soumission envers le régime d’Israël.

“La décision abrupte du Canada de couper tous liens avec la république islamique d’Iran provient manifestement d’un grand coup de barre sioniste, ce qui a pénétré la structure politique du pays,” a dit l’universitaire iranien Ismail Salami dans un éditorial publié sur le site de Press TV le 11 Septembre 2012.

L’analyste a dit que gouverné comme une monarchie constitutionnelle avec à sa tête la reine d’Angleterre Elisabeth II, le Canada peut être vu comme un pays “soutenant les régimes coloniaux comme Israël et recherchant à isoler des nations pacifiques comme l’Iran.”

Le premier ministre canadien Stephen Harper et son ministre Baird ont exprimé encore et toujours leur soutien inconditionnel à Israël et sont connus pour danser sur la musique d’Israël.

 

 

 

Oligarchie financière et crime international: HSBC, grosses banques et blanchiment d’argent… Quand les banquiers sont des auxiliaires du crime international en toute impunité !

Posted in actualité, économie, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, politique et social with tags , , , , , , , , , , on 19 décembre 2012 by Résistance 71

Mise en banque de la criminalité: L’argent de la drogue et le cartel banquier mondial au dessus de la loi

Andrew Gavin Marshall

Le 13 Décembre 2012

url de l’article original:

http://andrewgavinmarshall.com/2012/12/13/banking-on-criminality-drug-money-and-the-above-the-law-global-banking-cartel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans ce que le New York Times a déclaré être “un jour sombre pour la loi” le 11 Décembre 2012, HSBC, la seconde plus grosse banque mondiale, n’a pas été inculpée pour ses activités criminelles extensives de blanchiment d’argent de régimes étant sous le coup de sanctions, de cartels de la drogue mexicains et d’organisations terroristes incluant Al Qaïda. Alors qu’ils admettaient la culpabilité avec un verdict coupable assuré, l’état et les autorités fédérales des Etats-Unis ont décidé de ne pas inculper la banque “du fait qu’une inculpation criminelle pourrait mettre en danger une des plus grosses banques du monde et ultimement déstabiliser le sytème financier mondial.” Au lieu de cela, HSBC a accepté de payer un arrangement hors cour de justice pour un montant de 1,92 milliard de dollars.

La grande peur était qu’une inculpation signerait un arrêt de mort pour HSBC. Le ministère de la justice américain qui était saisi de l’affaire, a été informé par le ministère des finances et la banque de la réserve fédérale que prendre une “mesure si agressive” contre HSBC, pourrait avoir des répercussions négatives sur l’économie mondiale. A la place, la banque paierait un forfait de 1,2 milliard de dollars et une amende de 700 millions de dollars pour avoir violé les lois du  Bank Secrecy Act et du Trading with the Enemy Act. Dans une déclaration officielle, le PDG de HSBC a déclaré: “Nous acceptons la totale responsabilité pour nos erreurs passées.. Nous sommes déterminés à protéger l’intégrité du système financier mondial. A cette fin, nous continuerons de travailler étroitement avec les gouvernements et les régulateurs dans le monde.” Avec plus de 7 milliards de dollars de l’argent des cartels de la drogue mexicains blanchis au travers de HSBC seulement, l’amende n’est qu’un tirage d’oreille, pas moins qu’une somme de perte et profit, en effet, si le coût de blanchir des milliards de l’argent de la drogue est bien moindre que le profit à le faire, cela continuera.

Faisant partie de cet arrangement, aucun banquier de la HSBC ne sera inculpé dans cette affaire. Le New York Times reconnaît que “le gouvernement est convaincu de la notion de banques bien trop grosses pour  pouvoir se planter.” HSBC rejoint une liste de quelques banques parmi les plus grosses au monde qui ont payées des amendes pour leurs activités criminelles, celles-ci incluant: le Crédit Suisse, la Lloyds, ABN Amro et ING parmi d’autres. L’adjoint au ministre de la justice, Lanny A. Breuer, s’est réferré à cet arrangement comme un exemple pour HSBC “d’être redevable pour des fautes époustoufflantes quant à son jugement.” Lanny Breuer qui est la patron de  la division criminelle du ministère, département responsable de la mise en accusation sur ce cas précis, était auparavant un associé dans une firme légale (avec le ministre de la justice lui-même Eric Holder) et représentait un bon nombre de grosses banques et autre conglomérats ayant à faire dans certains cas à des affaires de fraudes à la repossession de propriétés. Alors que Breuer et Holder étaient associés à la firme Convington & Burling, la firme représentait des clients notables comme la Bank of America, Citigroup, JP Morgan Chase et la Wells Fargo, parmi d’autres. Il semblerait qu’au ministère de la justice, ils aient maintenant les mêmes fonctions: protéger les banques majeures d’être persécutées et inculpées pour activités criminelles.

Le point de focus fut bien sûr les 1,9 milliards de dollars d’amende payés par HSBC, mais très peu de mention fut faite de ce que HSBC possède 2500 milliards de dollars en biens et avoirs et a gagné 22 milliards de dollars de bénéfices nets en 2011. Mais pas de lézard, Le PDG de HSBC a dit qu’ils “acceptaient totale responsabilité pour leurs erreurs passées” et a ajouté: “Nous avons dit que nous étions profondément désolés de ces erreurs et nous renouvelons nos excuses.” Donc, non seulement les exécutifs de la seconde plus grosse banque au monde se sont excusés d’avoir blanchi des milliards de dollars de l’argent de la drogue (entre autres crimes…), mais ils se sont en plus… encore excusés. Ainsi ils paient une relativement faible amende et ne font face à aucune inculpation criminelle. Je me demande si un dealer de crack d’un ghetto quelconque échapperait aux charges criminelles s’il s’excusait non pas une fois mais deux… En fait nous n’avons pas à nous poser la question car en Mai 2012, alors que les exécutifs de HSBC témoignaient devant une commission sénatoriale à Washington D.C, admettant leur rôle dans le blanchiment de l’argent de la drogue, un pauvre dealer de crack noir américain fut condamné pour la vente de 5,5g de cocaïne/crack, juste de l’autre côté de la rivière du bâtimnt du Capitole. Il fut condamné à 10 ans de prisons.

En Août de cette années, la banque a déclaré qu’elle avait mis 700 millions de dollars de côté pour payer les amendes résultant d’activités illégales, ce qui de manière opportune fut exactement le montant de l’amende décidée par le ministère de la justice (excluant la partie d’amende forfaitaire sur les profits). Lanny Breuer a déclaré que cet arrangement hors cour était “très équitable, très réel et un résultat très fort”. Et oui, on pourrait dire que les résultats sont “forts” et “réels”, dans la mesure où cela donne un précédent qui fera jurisprudence au sujet des grosses banques qui ne seront pas poursuivies pour leurs vastes activités criminelles, précisément parce qu’elles sont de grosses banques.. Le résultat “très réel” de ceci est est que nous pouvons garantir qu’une telle activité criminelle va continuer de plus belle du fait que les banques sont officiellement protégées par l’état. A la nouvelle de l’arrangement, l’action de HSBC en bourse a augmenté de 2,8%, un signal clair que les marchés financiers récompensent également le comportement criminel et la culture “foncièrement polluée” de HSBC (des mots du rapport de la commission sénatoriale à son sujet).

Jack Blum, un avocat de Washington et ancien conseiller spécial pour le comité sénatorial en relations étrangères, qui se spécialise maintenant dans le blanchiment d’argent et les crimes financiers a déclaré que “si ces gens ne sont pas mis en accusation, qui le sera ? Que devez-vous faire pour être inculpé ?Ils ont franchi une ligne jaune établie de la règle bancaire. Quand y a t’il un crime suffisamment gros pour qu’une grosse banque soit inculpée ?” Mais Lanny Breuer du ministère de la justice a expliqué que son département a dû considérer “les conséquences collatérales” de l’inculpation: “si vous inculpez une des plus grosses banques au monde, risquez-vous que des gens perdent leur emploi, que d’autres insitutions financières, d’autres parties fuient la banque et que cela se répercute sur l’économie mondiale ?”

En d’autres termes, le ministère de la justice américain a décidé que les grosses banques sont au dessus de la loi parce si elles ne l’étaient pas,  il pourrait y avoir de très sérieuses conséquences pour le système financier mondial. Ceci n’est pas valable juste pour HSBC, la banque “favorite” des cartels de la drogue mexicains d’après Bloomberg, mais ceci est une excellente nouvelle pour toutes les banques. Après tout, HSBC n’est pas, loin s’en faut, la seule banque impliquée dans le blanchiment de l’argent sale et autres activités criminelles. En 2010, Wachovia Bank (maintenant partie de l’empire Wells Fargo), a payé quelques 160 millions de dollars d’arrangement pour avoir blanchi 378,4 milliards de dollars d’argent de la drogue. L’argent de la drogue a aussi été prouvé avoir été blanchi par des institutions financières comme Bank of America, Citigroup, Banco Santander, et la branche banquière d’American Express. Pratiquement toutes les grosses banques au monde ont été ou sont en ce moment sous enquête pour activités criminelles par des procureurs américains: Barclays, Deutsche Bank, Citigroup, JP Morgan Chase, Royal Bank of Scotland, UBS, Bank of America, Bank of Tokyo Mitsubishi, Credit Suisse, Lloyds, Rabobank, Royal Bank of Canada, and Société Générale, parmi d’autres. Les enquêteurs et les régulateurs du scandale du Libor (NdT: taux d’intérêt fixé par les banques entre elles), “le plus gros scandale financier de l’histoire”, rapportent que les plus grosses banques au monde s’engagent dans la fraude organisée et fonctionnent comme des cartels de la mafia.

La criminalité pervasive de ce “cartel international” est si consistante qu’un des commentateurs financiers du journal The Guardian a réferré les banques mondiales comme étant des “services financiers auxiliaires des cartels de la drogue”. Mais en fait, où y aurait-il un meilleur endroit pour les cartels de la drogue pour déposer leurs bénéfices qu’un cartel financier ? et pourquoi les banques abandonneraient-elles leur rôle essentiel dans le commerce mondial de la drogue ? Alors que l’industrie pharmaceutique enregistre des revenus mondiaux record de centaines de milliards de dollars (qu’on ne peut ignorer), le commerce mondial des drogues illégales d’après le bureau des Drogues et du crime de l’ONU se chiffre en gros entre 2,5 à 5,5% du PIB mondial, soient environ 2100 milliards de dollars pour l’année 2009. Cette même année, le bureau de l’ONU rapporta que des milliards de dollars de l’argent de la drogue sauvèrent les plus grosses banques mondiales de la crise financière, car cet argent constituait le “seul capital d’investissement  en liquide” qui inondait les banques. Environ 325 milliards de dollars de l’argent de la drogue furent absorbés par le système financier global en 2009. Il est parfaitement dans l’intérêt des banques de continuer à profiter de cette mane de l’argent de la drogue et maintenant elles ont en plus le feu vert officiel du gouvernement Obama pour continuer à le faire.

Bienvenus dans le monde de la criminalité financière, le “cartel international” des banques de l’argent de la drogue et leurs protecteurs politiques. Ces banques non seulement blanchissent des milliards en argent de la drogue, financent des terroristes et commettent des fraudes massives, mais elles commettent également des crises économiques énormes et nos gouvernements leur donnent des milliers de milliards de dollars de sauvetage, les récompensant encore d’avoir créé ces crises en première instance et de commettre des actes criminels. Cerise sur le gâteau, nous les peuples, recevons la facture de ces sauvetages financiers à payer et nous devons la payer au prix de la réduction de nos standards de vie, en étant punis de pauvreté par des mesures d’austérité exceptionnelles et voyons nos ressources de travail et nos sociétés exploitées par le biais de politiques de réformes structurelles. Ces banques criminelles dominent l’économie mondiale et dictent les politiques à nos oligarchies nationales. Leur veulerie, pouvoir et nature parasitaire ne connaissent plus de limites.

Le simple fait que le ministère de la justice a refusé de poursuivre HSBC à cause des effets que cela pourrait avoir sur le système financier mondial devrait être pour tous un signe clair que le sytème financier ne fonctionne pas du tout pour le bien des gens et de la société et donc en cela, qu’il y a besoin d’un changement dramatique, les cartels doivent être détruits, les banques brisées, les attitudes criminelles punies et non pas récompensées et les gens devraient édicter la politique de la société et non pas un tout petit réseau de cartel banquier mondial criminel.

Ceci serait en fait très rationnel, donc cela ne sera pas sujet à discussion.

 

 

 

Ingérence impérialiste en Syrie: Le grand cirque de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, esclave de l’empire anglo-américano-sioniste…

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La saga des armes chimiques syriennes: Un désastre humanitaire orchestré par les Etats-Unis et l’OTAN ?

 

Par Michel Chossudovsky

 

Le 17 Décembre 2012,

 

url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/la-saga-des-armes-chimiques-syriennes-un-desastre-orchestre-par-les-etats-unis-et-lotan/5315742

 

Inspiré du discours sur les armes de destruction massive (ADM) de Saddam Hussein, la ruse propagandiste concernant la présumée menace des armes chimiques syriennes se développe depuis plusieurs mois.

D’une même voix et sans preuves, les médias occidentaux suggèrent qu’un président Bachar Al-Assad « désespéré » et « frustré » prévoit utiliser des armes chimiques mortelles contre son propre peuple. La semaine dernière, des représentants étasuniens ont révélé à NBC News que « l’armée syrienne a chargé des bombes de gaz neurotoxiques et attend les derniers ordres d’Al-Assad ».

Les gouvernements occidentaux accusent maintenant la Syrie d’avoir un plan diabolique ordonné par le chef d’État syrien. Entre-temps, l’hyper médiatisation est passée à la vitesse grand V. De faux reportages sur les ADM syriennes sont introduits dans le réseau médiatique, rappelant les mois précédant l’invasion de l’Irak en mars 2003.

Le consensus médiatique qui se développe est que « le régime du chef d’État syrien Bachar Al-Assad semble à son crépuscule » et la « communauté interrnationale » a la responsabilité d’aller secourir le peuple syrien afin de prévenir un désastre humanitaire.

« [L]’Occident craint de plus en plus que la Syrie, dans un ultime geste de désespoir, lance des armes chimiques »

Des reportages récents indiquent que le gouvernement assiégé de la Syrie a commencé à préparer l’utilisation d’armes chimiques [contre le peuple syrien]. Après deux ans de guerre civile et plus de 40 000 morts, les événements en Syrie pourraient atteindre une apogée sanglante. (WBUR, 11 décembre 2012.)

La Syrie (2012) comparée à l’Irak (2003)

Les critiques antiguerre ont abondamment souligné les similitudes avec le subterfuge des ADM irakiennes, qui consistait à accuser le gouvernement de Saddam Hussein de posséder des armes de destruction massive. La menace présumée d’ADM a ensuite été utilisée pour justifier l’invasion de l‘Irak en mars 2003.

Dans la foulée de l’invasion, le stratagème des ADM d’Irak a été reconnu comme pure fabrication, le président George W. Bush et le premier ministre Tony Blair reconnaissant qu’il s’agissait en fait d’une « grave erreur ». Récemment, l’archevêque Desmond Tutu, récipiendaire du prix Nobel de la paix, a réclamé que les menteurs Blair et Bush subissent un procès à la Cour pénale internationale de La Haye.

La saga des ADM syriennes contraste avec celle d’Irak. Le but n’est pas de « justifier » une guerre humanitaire totale contre la Syrie en employant les armes chimiques comme prétexte.

Une évaluation des planifications militaires alliées ainsi que la nature de l’appui des États-Unis et de l’OTAN aux forces de l’opposition suggèrent une approche différente de celle adoptée avec l’Irak (2003) et la Libye (2011).

L’objectif est, en effet, de diaboliser Bachar Al-Assad mais à ce stade-ci le but n’est pas de mener une guerre totale de type « choc et stupeur » contre la Syrie impliquant une véritable campagne aérienne. Dans les conditions actuelles, agir de la sorte serait extrêmement risqué. La Syrie possède un système de défense aérienne sophistiqué, équipé de missiles russes Iskander (voir l’image) ainsi qu’une force terrestre considérable. Une opération militaire occidentale pourrait aussi mener à une réaction de la Russie, détenant une base navale dans la ville portuaire de Tartous au sud de la Syrie.

Par ailleurs, des forces iraniennes du corps des Gardiens de la révolution (GRI) sont sur le terrain en Syrie et des conseillers militaires russes sont impliqués dans la formation de l’armée syrienne.

Récemment, en réponse au déploiement en Turquie de missiles Patriot fabriqués aux États-Unis, la Syrie a reçu la livraison de missiles russes Iskander plus perfectionnés, les Mach 6-7. La Syrie possède déjà les Iskander-E, moins sophistiqués et le système de missiles antiaériens Pechora-2M (voir la vidéo ci-dessous)

Guerre non conventionelle

À ce stade, malgré la supériorité militaire des États-Unis et de l’OTAN, une opération militaire en règle n’est pas envisagée pour les raisons mentionnées ci-dessus.

La guerre non conventionnelle demeure la méthode privilégiée. Des reportages confirment que les opérations militaires menées par l’OTAN consisteraient principalement à appuyer les forces rebelles, leur structure de commandement, leurs systèmes de communication, leur recrutement, leur formation et à leur transférer des armes plus perfectionnées. Une partie de ce projet, dont la formation des rebelles, est accomplie par des entreprises privées de mercenaires.

Il se pourrait que l’on envisage une campagne de bombardements aériens limitée et sélective en appui aux rebelles en utilisant comme prétextel’existence d’armes chimiques syriennesstockées dans des bunkers. Cette opération serait toutefois risquée vu la capacité de défense aérienne de la Syrie.

Un programme militaire coordonné caractérisé par un « appui naval et aérien en plus d’une formation militaire pour l’opposition » était l’ordre du jour d’une récente réunion « semi-secrète » à Londres, présidée par le général Sir David Julian Richards, chef d’état-major de la Défense britannique.

Les chefs militaires de la France, de la Turquie, de la Jordanie, du Qatar, des Émirats arabes unis et des États-Unis ont participé à la réunion de Londres. Aucune autre information n’a été rendue publique. (Voir Felicity Arbuthnot,  Secret Meetings in London Plotting to Wage War on Syria without UN Authorization, Global Research, 11 décembre 2012.)

L’objet de ce rassemblement derrière des portes closes à Londres (rapporté le 10 décembre 2012) était d’appuyer une structure de commandement militaire unifiée des forces d’opposition conçue pour « unir les rangs des insurgés » luttant contre les forces gouvernementales. En pratique, cela nécessitera un nouvel afflux de mercenaires sous la supervision des forces spéciales occidentales, déjà sur le terrain en Syrie.

Orchestration d’un désastre humanitaire?

L’élément formation de la manœuvre des États-Unis et de l’OTAN est crucial. En quoi est-il lié à la question des armes chimiques de la Syrie?

À l’heure actuelle, l’alliance militaire occidentale n’envisage pas de guerre totale en réaction à la possession d’armes chimiques par la Syrie, mais plutôt la nécessité d’entraîner les rebelles de l’opposition à manier des armes chimiques.

Ce programme de formation a été confirmé, a déjà débuté et est implanté avec l’appui d’entreprises privées spécialisées à contrat pour le Pentagone et offrant des services de sécurité et des mercenaires.

« Un représentant et des diplomates étasuniens de haut rang ont déclaré à CNN dimanche que les États-Unis et certains alliés européens emploient des sous-traitants du domaine de la défense pour entraîner les rebelles syriens à sécuriser les réserves d’armes chimiques en Syrie. » ( CNN Report, 9 décembre 2012.)

Un scénario diabolique faisant partie intégrante de la planification militaire se déroule, c’est-à-dire une situation où des terroristes de l’opposition conseillés par des entrepreneurs occidentaux du secteur de la défense sont en possession d’armes chimiques.

Il ne s’agit pas d’un exercice de formation en non-prolifération. Alors que le président Obama affirme « vous serez tenu responsables » si « vous » (en parlant du gouvernement syrien) utilisez des armes chimiques, cette opération clandestine envisage la possession de telles armes par les terroristes appuyés par les États-Unis et l’OTAN, à savoir « nos » agents affiliés à Al-Qaïda, dont le Front Al-Nosra (voir l’image à droite), lequel constitue le groupe de combattant le plus efficace financé par l’Occident et auquel sont intégrés des mercenaires étrangers. Par un retournement de situation, Jabhat Al-Nosra, un « agent du renseignement » parrainé par les États-Unis a récemment été placé sur la liste des organisations terroristes du département d’État.

L’Occident affirme qu’il vole à la rescousse du peuple syrien dont les vies seraient menacées par Bachar Al-Assad. En réalité, non seulement l’alliance militaire occidentale appuie les terroristes, incluant le Front Al-Nosra, il met également des armes chimiques à la disposition de ses forces par procuration, les rebelles de l’« opposition ».

La prochaine étape de ce scénario diabolique est que les terroristes de l’« opposition » recrutés par les États-Unis et l’OTAN pourraient utiliser ces armes chimiques contre des civils ce qui pourrait provoquer un désastre humanitaire à la grandeur du pays.

La question plus générale est donc : qui représente une menace pour le peuple syrien? Le gouvernement syrien de Bachar Al-Assad ou l’alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël qui recrute et entraîne des forces terroristes d’« opposition »?

Historique du prétexte des armes chimiques syriennes

La saga des armes chimiques syriennes a été lancée l’été dernier. Au début août, le Pentagone a annoncé qu’il enverrait de « petites équipes des forces d’opérations spéciales » en Syrie dans le but de détruire les ADM syriennes. Ces équipes seraient appuyées par des « frappes aériennes de précision », soit des raids aériens. Aucune attaque aérienne en règle n’était envisagée. Selon le Pentagone, les frappes de précision visaient à « détruire les armes chimiques sans les disperser dans l’air », un engagement risqué…

Ironiquement, au début de ce plan machiavélique, l’incursion et les opérations aériennes des forces spéciales étasuniennes ne ciblaient pas le régime syrien. C’est plutôt le contraire. L’intention déclarée de l’opération était de protéger les civils contre les rebelles de l’« opposition » plutôt que des forces gouvernementales.

Aucune accusation n’a été portée contre le président Bachar Al-Assad voulant qu’il manigance l’emploi d’armes chimiques contre les civils syriens. Selon le Pentagone, l’opération avait pour but de s’assurer que les ADM syriennes, supposément « laissées sans surveillance » dans des bunkers militaires à travers le pays, ne tombent pas aux mains de rebelles djihadistes combattant les forces gouvernementales :

Les planificateurs du Pentagone se penchent davantage sur la protection ou la destruction de toute réserve syrienne laissée sans surveillance et risquant de tomber aux mains des combattants rebelles ou de milices affiliées à Al-Qaïda au Hezbollah  ou à d’autres groupes de militants. (U.S. has plans in place to secure Syria chemical arms – latimes.com, 22 août 2012.)

Le Pentagone disait en août que ces ADM pouvaient tomber aux mains des combattants de la liberté, « prodémocratie », recrutés et financés par plusieurs proches alliés des États-Unis dont la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite, en liaison avec Washington et le quartier général de l’OTAN à Bruxelles.

Au fond, le secrétaire à la Défense Leon Panetta réfutait ses propres mensonges. En août il reconnaissait la menace terroriste et maintenant il accuse Bachar Al-Assad. Washington le reconnaît tacitement, la majorité des combattants de la liberté syriens sont non seulement des mercenaires étrangers, ils appartiennent aussi à des groupes islamistes extrémistes figurant sur la liste des organisations terroristes du département d’État.

Israël est un partenaire de l’OTAN et du Pentagone dans l’opération des armes chimiques syriennes.

Former des terroristes à l’utilisation d’armes chimiques

Si l’administration Obama s’affairait véritablement à empêcher que ces armes chimiques ne tombent « entre de mauvaises mains » (tel que le suggérait le Pentagone en août) pourquoi donc forme-elle désormais les « rebelles de l’opposition », composés surtout de salafistes et de combattants affiliés à Al-Qaïda, afin de prendre le contrôle des réserves gouvernementales d’armes chimiques?

Selon les sources, la formation [sur les armes chimiques] se donne en Jordanie et en Turquie et englobe la surveillance et la protection des réserves ainsi que le traitement du matériel et des sites d’armement. Certains entrepreneurs sont sur le terrain en Syrie et travaillent avec les rebelles pour superviser quelques sites, d’après l’un des représentants officiels.

La nationalité des formateurs n’a pas été divulguée, cependant les représentants ont indiqué qu’il ne fallait pas assumer qu’ils sont tous étasuniens.(CNN, 09 décembre 2012.)

Bien que les reportages ne confirment pas l’identité des sous-traitants du secteur de la défense, les déclarations officielles suggèrent qu’ils sont étroitement liés par contrat au Pentagone :

La décision des États-Unis d’engager des entrepreneurs du domaine de la défense pour apprendre à des rebelles syriens à manier des réserves d’armes chimiques semble dangereusement irresponsable, surtout si l’on considère à quel point Washington a été incapable jusqu’à maintenant de s’assurer que seuls des rebelles laïques fiables, s’ils existent, reçoivent leur aide et les armes fournies par leurs alliés des États arabes du Golfe.

Cela alimente par ailleurs les accusations récentes du ministère syrien des Affaires étrangères selon lesquelles les États-Unis montent un coup contre le régime syrien pour lui reprocher qu’il se bat avec des armes chimiques ou se prépare à la faire.

« Cette nouvelle que font circuler les médias suscite des inquiétudes. Nous craignons sérieusement que certains des pays appuyant le terrorisme et les terroristes fournissent des armes chimiques aux groupes terroristes armés et affirment que c’est le gouvernement syrien qui les a utilisées […] » disait une lettre à l’ONU. (John Glaser, Us Defense Contractors Training Syrian Rebels, Antiwar.com, 10 décembre 2012. Voir également le reportage de CNN, 9 décembre 2012.)

La principale question qui se pose est : quelle est la nature de cette horrible opération clandestine? Cette opération menée par les États-Unis et l’OTAN vise-t-elle à « prévenir » ou « encourager » l’utilisation d’armes chimiques par l’Armée syrienne libre (ALS)?

Le reportage ci-dessus confirme que les États-Unis et l’OTAN montrent à des terroristes comment utiliser des armes chimiques. Est-il nécessaire de manipuler des produits chimiques toxiques dans ce type de formation spécialisée? Autrement dit, par le biais des sous-traitants de la défense, l’alliance militaire occidentale met-elle des armes chimiques à la disposition de terroristes pour les besoins de la formation?

Sachant que l’insurrection syrienne est en grande partie composée de djihadistes et de formations affiliées à Al-Qaïda, ce n’est guère une façon d’« empêcher » l’utilisation d’armes chimiques contre des civils. De plus, de nombreux rebelles de l’« opposition » recevant la formation des armes chimiques ont commis d’innombrables atrocités amplement documentées contre des civils syriens, dont le massacre de Houla.

Des groupes terroristes pourraient avoir recours à des armes chimiques contre la population syrienne […] après avoir pris le contrôle d’une usine de chlore toxique [à Alep] » a déclaré le ministère des Affaires étrangères samedi.  (Press TV, 8 décembre 2012.)

Il convient de noter que les forces de l’opposition n’ont pas besoin de contrôler les réserves gouvernementales pour utiliser des armes chimiques. De telles armes, provenant des réserves occidentales, pourraient facilement être mises à la disposition des firmes impliquées dans les programmes de formation spécialisée sur les armes chimiques.

Inutile de dire que la formation sur les armes chimiques et l’implication de sociétés privées de mercenaires à contrat avec l’OTAN et le Pentagone augmentent les risques. Elles créent les conditions favorables à l’utilisation des armes chimiques par les forces de l’opposition pouvant déclencher un désastre humanitaire national.

La coalition des États-Unis et de l’OTAN a toutefois clarifié lors de sa réunion « semi-secrète » à Londres (rapportée le 10 décembre) qu’elle n’envisage pas de « présence sur le terrain ». Les forces spéciales travailleront avec l’insurrection contre les forces gouvernementales.

En l’absence d’une opération militaire en règle, l’accent est mis sur la guerre non  conventionnelle. Dans ce contexte, l’une des nombreuses « options [diaboliques] sur la table » serait de créer les conditions dans lesquelles des armes chimiques « tombent aux mains » des terroristes, ce qui pourrait provoquer un désastre humanitaire dans toute la Syrie.

Alors que cette option, advenant sa mise en œuvre, ne nécessiterait pas une intervention militaire de États-Unis et de l’OTAN, la catastrophe humanitaire ouvrirait la voie à la chute du gouvernement syrien et à l’objectif longuement convoité de « changement de régime ».

Les modèles libyen ou irakien ne constituent pas des options. Le choix stratégique de l’alliance militaire occidentale indique la mise en scène probable d’une catastrophe humanitaire.

Dans la logique de la propagande de guerre et de la désinformation médiatique, la mort de civils causée par l’utilisation d’armes chimiques serait blâmée sur le président Bachar Al-Assad afin de faire appliquer des mesures subséquentes par l’alliance militaire des États-Unis et de l’OTAN.

Nous ne suggérons pas que cette option se concrétisera inévitablement, mais qu’au programme des États-Unis et de l’OTAN figure l’option des rebelles en possession d’armes chimiques pouvant déclencher un désastre humanitaire.

Comment pouvons-nous nous assurer que cette option épouvantable et diabolique soit éliminée et définitivement enterrée?

Cette question doit être diffusée. L’opinion publique doit se mobiliser contre la guerre menée par les États-Unis, l’OTAN et Israël.

Dénoncez ce déjà vu mensonger sur les ADM.

Opposez-vous au consensus des médias dominants.

Révélez et réfutez les mensonges et fabrications concernant le programme des armes chimiques de la Syrie.

Faites circuler l’information dans le monde entier.

Amenez le débat sur la place publique. Confrontez les criminels haut placés.

 

Article original: The Syria Chemical Weapons Saga: The Staging of a US-NATO Sponsored Humanitarian Disaster?

Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 

Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ Livre II, 2ème partie ~

Posted in actualité, politique et lobbyisme, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences with tags , , , , , , , , , , on 17 décembre 2012 by Résistance 71

“Avertissement, le Laétrile est officiellement un traitement non prouvé pour le cancer. L’auteur de ce livre est un chercheur et un écrivain, pas un médecin. Les faits dévoilés dans les pages qui suivent ne le sont que pour information seulement et ne sont pas des avis médicaux. Leur but est de créer la base d’un consentement informé. Bien qu’il y ait certaines chose que l’on puisse faire dans le domaine de la prévention, le traitement clinique du cancer ne doit pas se pratiquer seul. L’administration de quelque thérapie anti-cancéreuse que ce soit, incluant les thérapies nutritionnelles, doit être pratiquée sous la supervison directe de personnels médicaux professionnels, spécialistes en leur domaine.” (G. Edward Griffin)

=  =  =

“Un monde sans cancer, histoire de la vitamine B17”, Livre II, 2ème partie

 

G. Edward Griffin

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Introduction

Livre I, 1ère partie

Livre I, 2ème partie

Livre I, 3ème partie

Livre I, 4ème partie

Livre II, 1ère partie

Livre II, 3ème partie

Livre II, 4ème partie

Livre II, 5ème et dernière partie

 

Chapitre 15

Grandes manœuvres

Dès 1932, il était évident pour beaucoup d’observateurs que l’Allemagne nazie se préparait à la guerre. Il était aussi évident qu’IG Farben était à la fois l’instigateur et le bénéficiaire de ces préparations. Ce fut durant ces années que l’industrie allemande se développa le plus et dégagea le plus de bénéfices. […]

[…] Les liens américains avec l’industrie allemande ont commencé presque immédiatement après que les canons se soient tus à la fin de la première guerre mondiale. Le nom de Krupp était devenu synonyme d’armement allemand et de munitions. Et pourtant, les entreprises Krupp furent sauvées du marasme de l’après-guerre en Décembre 1924 au moyen d’un emprunt accordé de 10 millions de dollars de la part de Hallgarten and Goldman Sachs, toutes deux des entreprises de New York.

Vereinigte Stahlwerk, les entreprises géantes de l’acier, contrôlées par IG Farben, reçurent plus de cent millions de dollars de prêts à long terme à un taux d’intérêt plus que favorable de la part des cercles financiers américains.

Le rapport établi en 1945 par l’Administration Etats-Unienne pour l’économie étrangère arriva à cette conclusion:

Il est plus que douteux que le trust IG Farben ait pu entreprendre son programme d’expansion économique et de modernisation sans le soutien des investisseurs américains.

Mais bien plus que de l’argent alla à l’Allemagne nazie. Avec les prêts aux entreprises allemandes, suivit également la technologie américaine, les ingénieurs américains et des entreprises complètes américaines. Ford en est un excellent exemple.

[…]

Le fait que la machine de guerre nazie ait reçu une aide énorme et incontestable de la part de ses associés de cartels aux Etats-Unis est un des faits les plus inconfortables qui fit surface lors des enquêtes qui suivirent la fin de la guerre. Il était là question d’une collaboration directe pendant toutes les années où les troupes nazies tuaient des soldats américains sur les champs de bataille. (NdT: Antony Sutton l’a très bien expliqué dans ses études sur Wall Street, et ceci se reproduisit durant la guerre du Vietnam… comme Sutton l’a également démontré par ses recherches)

[…]

Ainsi, l’entreprise Ford Motor produisait des camions pour les nazis à la fois en Allemagne et en France et produisait des camions pour les alliés aux Etats-Unis, bénéficiant grassement des deux côtés de la guerre.

[…]

La guerre a été très bénéficiaire pour les hommes des cartels. D’énormes bénéfices se sont dégagés de ces opérations. D’énormes bénéfices sont faits durant les guerres au travers des productions de guerre des belligérants par des monopoles soutenus par les gouvernements. (NdT: Il en va toujours de même aujourd’hui… Posez-vous la question de savoir qui profite des guerres actuelles en Afrique, au Moyen-Orient etc ?…) Mais ceux qui étaient les plus responsables de cet état de fait, regardaient également la guerre comme un moyen d’amener des changements politiques drastiques et rapides. Les hommes qui se cachent derrière les Hitler, Mussolini, Staline et, oui, F.D. Roosevelt (NdT: comme expliqué par A. Sutton dans un des trois ouvrages de sa trilogie), ont reconnu que c’est pendant les temps de guerre que les gens sont le plus susceptibles d’accepter la dureté, l’expansion des gouvernements et la concentration des pouvoirs dans les mains de leaders politiques, choses qui seraient quasiment impossibles en tant de paix (NdT: pourquoi à votre avis le monde d’aujourd’hui a t’il été plongé à dessein dans une “guerre perpétuelle contre le terrorisme”  par l’oligarchie? La même recette s’applique aujourd’hui bien évidemment, simplement les circonstances changent, pas la méthodologie…)

Le concept de gros gouvernement, et certainement l’appel à un gouvernement mondial, n’aurait pas pu prendre place en Amérique, sauf en se présentant comme la nécessité contre des crises nationales et internationales. Les dépressions économiques furent une aide, mais  pas suffisante. La guerre était, et de loin, l’approche la plus efficace… Comme Lénine l’avait prédit, la meilleure façon de bâtir un “ordre nouveau”, n’est pas le changement graduel, mais la destruction initiale de l’ordre ancien puis de rebâtir sur les ruines… La guerre peut être source de récompenses pour ceux qui savent jouer son jeu…

Chapitre 16

Complot

Une fois de plus le lecteur peut se demander s’il est véritablement nécessaire d’inclure toute cette histoire à propos des cartels dans une étude sur la thérapie du cancer. Une fois de plus, redisons-le de manière emphatique, cela l’est bel et bien. Non seulement cette étude historique nous mène à une meilleure compréhension du pourquoi l’industrie pharmaceutique en est venue à être influencée par des facteurs autres que la simple productions de médicaments et de la vérité scientifique, mais nous donne également la réponse à une question laissant des plus perplexe. Cette question, qui est souvent posée lorsqu’on a découvert que la thérapie vitaminique est la cible d’une opposition organisée, se pose généralement de la façon suivante :

“Suggérez-vous que des personnes au sein du gouvernement, des entreprises ou de la médecine, corps médical, pourraient être si partiales pour placer leurs propres intérêts financiers ou politiques au dessus de la santé et du bien-être de leurs concitoyens ? Qu’ils descendraient si bas, qu’ils empêcheraient volontairement une thérapeutique de guérison contre le cancer ?”

La réponse à cette question, à la lumière froide de l’Histoire, est évidente. Si des citoyens importants, hautement respectés dans leurs communautés, peuvent planifier et exécuter des guerres globales; s’ils peuvent gérer des camps de concentration d’esclaves, gazer et brûler pour exterminer d’innocents êtres humains, s’ils peuvent planifier pour ramasser des bénéfices financiers énormes de l’industrie de la guerre, non seulement de leur propre nation, mais des autres nations ennemies par la même occasion, alors la réponse est: “Vous feriez bien mieux de le croire”.

Retournons donc aux archives historiques poussiéreuses pour en savoir plus sur les évènements courants.

[…]

Quand les archives intégrales d’IG Farben furent saisies par les troupes américaines à la fin de la seconde guerre mondiale, elles furent envoyées aux ministères de la justice et des finances américains pour enquêtes et analyses. Un des mémos trouvés dans ces dossiers expliquait de manière assez abrupte comment le cartel avait tenté de cacher sa propriété d’entreprises américaines avant la guerre, le mémo dit:

Après la première guerre mondiale, nous avons de plus en plus pris la décision de camoufler nos entreprises étrangères, et ce de telle façon que la participation d’IG Farben dans ces entreprises ne soit pas apparente… Au cours du temps, ce système s’est perfectionné… Des mesures de protection prises par IG Farben dans l’éventualité d’une autre guerre, ne devaient pas interférer substantiellement avec la conduite des affaires en temps normal. Pour pas mal de raisons, il est de la plus haute importance que les officiels placés à la tête des firmes agents, particulièrement qualifiées pour servir de couverture, devront être des citoyens du pays de résidence de ces entreprises…”

Ainsi le 30 Octobre 1939, les directeurs de l’entreprise IG Farben USA (incluant Walter Teagle de la Standard Oil des Rockefeller, Charles Mitchell de la National City Bank des Rockefeller, Paul Warburg de la banque de la réserve fédérale de New York, Edsel Ford, William Weiss, Adolph Kuttroff, Herman Metz, Carl Bosch, Wilfried Grieif et Hermann Schmitz, qui était également le président d’IG Farben USA), annoncèrent que leur entreprise avait cessé d’exister. Qu’elle avait été absorbée par une de ses entreprises subsidiaires la General Analine Works. De plus, la nouvelle entreprise dominante changeait son nom pour devenir General Aneline and Film Corporation. Les deux lettres si distincted “IG” avaient donc complètement disparues. Rien n’avait changé, sauf le nom. Le comité directeur demeurait exactement celui qui servait la compagnie depuis 1929.

[…]

Chapitre 17

Le groupe Rockefeller

Ce serait une grave erreur que de catégoriser le cartel international qui a été le sujet de ces différents chapitres comme étant strictement allemand. Les leaders de ses compartiments, nonobstant leur nationalité, se considèrent comme des internationalistes, ou de manière plus juste et précise, des supranationalistes, avec très peu voire aucune loyauté envers leur pays de naissance. Leur patriotisme est essentiellement dirigé vers les organisations industrielles et financières multinationales géantes qui les protègent et les nourrissent.

Robert Stevenson, ancien vice-président de Ford Motor, était un excellent specimen de ces nouveaux citoyens du monde. Il déclara au magazine Business Week le 19 Décembre 1970: “Nous ne nous considérons pas comme une entreprise américaine. Nous sommes une multinationale et quand nous approchons un gouvernement qui n’aime pas les Etats-Unis, nous lui disons toujours: Qui aimez-vous ? La Grande-Bretagne ? L’Allemagne ? Nous portons beaucoup de drapeaux !”

Lors d’une interview à la télévision à l’automne 1973, un top exécutif de Mobil Oil avait été encore plus explicite en disant:

Je n’ai jamais été confronté à la situation où j’aurai à me dire que je dois n’être qu’un bon citoyen d’un seul pays, parce que si je faisais cela, je ne serai plus un membre d’une multinationale.”

Nous devons conserver à l’esprit qu’un cartel est un “groupement” d’intérêts…

Le plus grand et le plus puissant d’entre eux aujourd’hui est localisé à New York et est connu sous le nom de Rockefeller Group.

L’intérêt des Rockefeller dans le potentiel de bénéfices liés aux médicaments peut-être tracé jusqu’au père de John D. Rockefeller, William Avery Rockefeller.  Connu sous le nom de “Big Bill” par ses amis et les communautés du nord de l’état de New York, il était un vendeur de médicaments bidons ambulants, un charlatan dont les “médicaments” étaient à base de pétrole brut et d’alcool. Il n’avait reçu aucune formation médicale et pourtant il s’annonçait lui-même comme le “Dr William A. Rockefeller, célèbre spécialiste du cancer”, il se fit lister dans le botin local comme médecin. Ses affiches publicitaires annonçaient: “Tous les cancers guéris, sauf les trop avancés, qui peuvent néanmoins en bénéficier.”

“Doc” Rockefeller était un escroc et un charlatan. Il trompait quiconque dès qu’il en avait l’occasion et s’en vantait. Il fut accusé du vol d’un cheval en 1844; fut suspecté de bigamie et en 1849, il fut accusé d’avoir violé la fille de maison embauchée par les Rockefeller. Pour éviter la justice, il s’enfuit alors à Oswego, en dehors de la jurisdiction de la cour compétente.

Il déclara à l’oncle Joe Webster: “J’escroque mes fils dès que j’en ai la possibilité. Je veux qu’ils soient affutés. Je fais des affaires avec eux et je les plume, je les bat à chaque occasion possible, je veux qu’ils soient affutés.”

Il fut couronné de succès en un sens puisque son fils John D. devint un des monopolistes les plus accomplis et sans scrupules de tous les temps.

Une fois de plus, nous devons nous rappeler que malgré toute la réthorique contraire, le monopole n’est pas le produit du capitalisme de libre-entreprise, mais un échapatoire de cellui-ci. John D. Rockefeller lui-même l’a confirmé plusieurs fois dans sa carrière. Une de ses expressions favorites était: “La concurrence est un pêché”.

Rockefeller était définitivement convaincu que le système de concurrence qui avait cours dans le monde était une sérieuse erreur. Que c’était un crime contre l’ordre, l’efficacité, l’économie et qu’il ne pourrait être éliminé qu’en abolissant tous les rivaux. Son plan prit donc une forme très concrète. Il amènerait tous ses rivaux avec lui. Les plus forts, il en ferait des associés, les autres deviendraient des actionnaires et ceux qui ne voudraient pas rejoindre le plan seraient écrasés.

L’ascendence de l’empire Rockefeller est la preuve du succès de ce plan. John D. Rockefeller a eu un nombre de collaborateurs d’affaires très proches, certains furent mêmes des associés. La plupart était des rivaux vaincus qui furent amenés dans la structure, la plupart devinrent multi-millionnaires et leur descendance est restée étroitement impliquée avec les Rockefeller.

[…]

La famille Rockefeller a établi un monopole du pétrole aux Etats-Unis dans les années 1870. En 1899, ce trust pétrolier fut réarrangé en Standard Oil of New Jersey. En 1911, sur décision de la cour suprême des Etats-Unis, l’entreprise fut obligée d’éclater en six entités, afin soi-disant, de briser le monopole. Ceci n’accomplit en rien l’objectif. Les compagnies “indépendantes” qui en résultèrent continuèrent à être possédées ou sous contrôle des Rockefeller, le plus souvent par les mêmes personnes qu’avant l’éclatement. Aucune d’entre elles ne s’engagea jamais dans une sérieuse concurrence vis à vis des autres entreprises et certainement pas contre la Standard Oil du New Jersey, qui continua d’être la holding principale des Rockefeller. A partir de 1911, les Rockefeller continuèrent à acquérir d’autres entreprises pétrolières et agrandir leur empire, ainsi une vaste entreprise, Humble Oil, fut acquise. Humble Oil est aujourd’hui appelée… Exxon. Creole Petroleum, Texaco, Pure Oil et d’autres tombèrent sous la houlette des Rockefeller…

En tout, la Standard Oil of New Jersey admettait contrôler 322 entreprises. De plus, Rockefeller établit alors des liens de cartels par des investissements chez beaucoup de “concurrents” étrangers, incluant la Royal Dutch Shell et la moitié des actions de la Soviet Nobel Oil Works.

L’influence exercée par la famille Rockefeller au travers de leur cartel pétrolier était impressionnant, mais cela n’était rien comparé à ce qu’elle réalisa dans le domaine de la finance internationale et de la banque d’investissement.

[…]

Propriétaire en premier lieu de la First National Bank, les Rockefeller la délaissèrent pour absorber la concurrence. Ils créèrent leur propre banque appelée Equitable Trust, puis ils achetèrent la Chase National Bank, dans le même temps la banque Kuhn Loeb absorba la Bank of Manhattan que les Rockefeller achetèrent en 1955 pour fonder la Chase Manhattan Bank, qui devint la plus grosse firme banquière au monde. La banque possède plus d’argent et d’avoirs que la plupart des nations au monde, elle possède plus de 50 000 employés dans le monde, elle emploie un envoyé spécial permanent à l’ONU (NdT: Beaucoup ne savent pas que le terrain sur lequel est bâti le QG de l’ONU à New York appartient aux Rockefeller. Il a été “donné” aux Nations-Unis en échange de quoi les Rockefeller contemplent sûrement l’ONU comme un moyen de renforcer leurs monopoles à l’échelle planétaire…)

[…]

A cette époque, la Standard Oil possède une flotte de pétroliers plus importante que celle de l’URSS. Une autre entreprise des Rockefeller, IBM, a un secteur de recherche et de développement dont le budget est supérieur à tous les revenus fiscaux de bon nombre de pays à l’exception de quelques uns. De plus, une portion substantielle de cette richesse est entre les mains de cartelistes financiers et industriels de New York.

1% de la population possède plus de 70% de l’industrie de la nation et 10% la possède complètement. […]

[…] Comment cela est-il possible ? Est-ce le résultat de la libre-entreprise ? Tout ceci fut rendu possible par l’élimination de la concurrence…

En descendant la pyramide du pouvoir, le groupe Rockefeller a réussi à placer ses représentants à des positions de contrôle dans les comités directeurs de bon nombre d’entreprises dans tout le spectre de l’industrie, incluant ces entreprises les plus connues:

Allied Chemical, American Tobacco, Anaconda, Armour and Co, AT&T, Bethleem Steel, Bulova Watch, Burlington Industries, Commercial Solvents, Continental Can, Cowles Publication, Data Control, Florida East Coast Railroad, Ford Motor, General Electric, General Foods, General Motors, Getty Oil, B.F Goodrich, Hearst Publications, Hewlett-Packard, IBM, International Harvester, ITT, Kennecott Copper, Litton Industries, Minute Maid, National Lead, NY Central Railroad, Pan American Airways, Penn Central, Polaroid, RCA, Sears, Shell Oil, Singer, Southern Pacific Railroad, Time-Life Publications, US Rubber, US Steel, Virginia Railroad, Western Union, et Westinghouse juste pour en nommer quelques unes !!…

Dans le domaine des médicaments et de l’industrie pharmaceutique, l’influence Rockefeller est importante pour ne pas dire dominante, néanmoins, l’intromission des Rockefeller dans le pharmaceutique est plus discrete que dans les autres industries. Ceci pour deux raisons essentielles.

En premier lieu se trouve le fait, que pour un certain nombre d’années avant le début de la seconde guerre mondiale, la Standard Oil avait un accord de cartel de ne pas entrer dans le domaine du chimique, sauf en partenariat avec IG Farben, qui a son tour était d’accord pour ne pas interférer dans le domaine pétrolier. La seconde raison est dûe à l’impopularité d’IG Farben aux Etats-Unis et que la Standard Oil se devait de camoufler ses parts dans IG Farben USA derrière des entreprises paravent. La Chase Manhattan Bank a été l’enregistreuse principale des actions des entreprises Farben-Rockefeller. Quand les avoirs de Farben furent finalement vendus en 1962, le groupe Rockefeller fut le groupe dominant pour la transaction… Il est ainsi difficile de l’extérieur, de séparer le contrôle pur des Rockefeller de ce qui appartient à Farben USA et à ses descendants. Ceci constitue la teneur principale du pouvoir Rockefeller dans l’industrie pharmaceutique, ceci est indéniable.

[…]

Il a été observé à maintes reprises que lorsque des chefs d’état viennent en visite aux Etats-Unis, ils viennent visiter le chef du groupe Rockefeller. Ils incluent en général une visite à David Rockefeller. Des personnalités comme l’empereur du Japon en visite ou le premier secrétaire de l’URSS ont rendu visite à David Rockefeller. De même, lorsque celui-ci voyage à l’étranger, il est le plus souvent reçu avec les honneurs et le faste qu’on donne habituellement à un autre chef d’état. Et pourtant, les Américains ne s’en émeuvent pas plus que cela et pensent toujours que les Rockefeller ne sont pas si importants.

Les hommes qui résident au sommet de la pyramide de ce monde préfèrent laisser le faste public à leurs subordonnés politiciens, qui, par tempérament, sont plus amène à cette tâche. Le pouvoir détenu par un John ou un David Rockefeller n’est peut-être pas aussi grand que celui détenu par un président des Etats-Unis à un moment donné de l’histoire, mais par comparaison, le président des Etats-Unis n’est qu’une comète éphémère se dirigeant vers l’oubli.

Note sur John D. Rockefeller Senior: Quand il imbriqua son empire avec IG Farben en 1928, fut alors créé le cartel industriel le plus puissant que le monde ait jamais connu. Non seulement ce cartel a survécu au cours des ans, mais il a grossi et prospéré. Aujourd’hui, ce cartel joue un rôle prépondérant dans à la fois la science et la politique de la thérapie contre le cancer.

A suivre…

 

Nouvel Ordre Mondial: La France emboîte le pas du pays du goulag levant et va faire déferler une litanie de lois liberticides… La dictature est en marche !

Posted in 11 septembre, actualité, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 15 décembre 2012 by Résistance 71

Nous l’avons dit ici-même à maintes reprises: tout ce qui se passe au pays du goulag levant finit par arriver en France, avec quelques rames de métro de retard. C’est pourquoi, pour ceux qui se demandent pourquoi nous parlons ou traduisons beaucoup de chose de ce qui se passe outre-Atlantique, il est important de toujours savoir et d’analyser ce qui se trame au cœur de l’empire anglo-américain.

Dans ce cas précis, les lois liberticides calquées sur le patriot act et NDAA yankee vont commencer à déferler sur la France, les caniches de l’empire que sont Sarkozy, Hollande et leur clique de suiveurs patentés, remplissent leur fonction d’asservissement et de vérouillage progressif de la grille de surveillance mondiale.

L’heure de la désobéissance civile à cette dictature en marche va bientôt sonner. Nous ne publions ni ne traduisons de textes par hasard !…

— Résistance 71 —

 

Une nouvelle loi antiterroriste comme réminiscence de l’affaire Mérah

 

Jean Claude Paye

 

Le 14 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article176945.html

 

Le législateur français marcherait-il de plus en vite sur les traces de ses homologues états-uniens en matière de limitation des libertés, et même de surveillance généralisée des comportements jugés « non conventionnels » ? Le sociologue Jean-Claude Paye analyse ici le projet de loi sur la sécurité et le terrorisme adopté par l’Assemblée nationale le 12 décembre 2012, sous proposition du ministre socialiste Manuel Valls.

Dans un quasi consensus, l’Assemblée nationale a définitivement adopté le 12 décembre, le projet de loi sur la sécurité et le terrorisme du ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Le texte avait déjà l’appui du groupe UMP et a également été accepté par les députés écologistes. Seul le Front de Gauche s’est abstenu. Examiné en procédure accélérée, l’adoption du projet de loi a donc été très rapide et s’est effectuée sans réelle opposition.

Ce texte est annoncé comme devant faire face aux « dysfonctionnements » dans l’affaire Merah. Il s’agirait notamment de permettre le jugement de Français ou des personnes résidant habituellement sur le territoire hexagonal « qui se livrent à des actes de terrorisme à l’étranger ou qui vont à l’étranger […] pour se former au terrorisme ». En fait, il est déjà possible grâce à la loi du 23 janvier 2006 de sanctionner les actes nommés comme terroristes et commis par des Français à l’extérieur du territoire national. Cependant, les faits devaient être punis par la législation du pays étranger et dénoncés par ce même pays.

Un démenti des lois existantes

La loi crée un nouveau délit : celui de se rendre dans un camp d’entraînement, notamment en zone afghano-pakistanaise. Non seulement, la loi de 1986 sur la « notion d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » permet déjà de criminaliser de tels comportements, mais plusieurs procès ont permis de condamner les prévenus de telles accusations. Par exemple, cinq des six détenus français de Guantanamo, libérés par les autorités étasuniennes, ont été condamnés à leur retour en France. Il leur était reproché d’avoir participé à des camps militaires d’entraînement attribués à Al Qaeda et, pour un d’entre eux, à « un enseignement religieux ayant prôné la violence ». Ce projet opère ainsi un déni des possibilités légales existantes, ainsi que des condamnations qu’elles ont déjà autorisées.

La volonté affichée par Manuel Valls apparaît d’abord comme un démenti d’un appareillage législatif déjà existant qui contient déjà tout ce que le nouveau ministre de l’Intérieur veut y introduire. Sa démarche fait immédiatement penser aux déclarations de son prédécesseur. Claude Géant qui avait expliqué à la presse que l’on n’avait pas préventivement arrêté Merah, alors qu’il était sous surveillance, parce que « rien de délictuel ne pouvait a priori lui être reproché avant ses crimes ». « En France, on ne défère pas à la justice des gens pour des intentions, pour des idées salafistes. On ne peut arrêter les gens que pour des faits  », avait-il ajouté.

La démarche des deux ministres de l’Intérieur est identique. Il s’agit d’abord de démentir l’évolution du droit pénal de ces dix dernières années, c’est à dire l’existence d’incriminations et de procédures pénales qui accordent des pouvoirs étendus à la police et aux services de renseignement . Ils affirment ensuite que, suite à cette lacune, notre sécurité serait menacée et qu’il conviendrait d’introduire dans le code pénal des dispositions qui y sont déjà ou qui sont utilisées dans un cadre administratif.

Des mesures de surveillance 
qui deviennent permanentes

L’autre grand aspect du texte concerne la surveillance des données de connexion : internet, géolocalisation, factures détaillées de téléphone. Depuis 2006, cette surveillance peut s’exercer dans un but préventif, c’est à dire en l’absence de tout délit. Mais ces dispositions régulièrement renouvelées tous les deux ans, sont temporaires et expirent le 31 décembre prochain. La procédure d’urgence avait d’ailleurs été justifiée par le gouvernement en invoquant la nécessité de les prolonger. Inscrites dans la nouvelle loi, ces mesures deviennent permanentes. A travers ce vote, le groupe socialiste renie son abstention, lors du vote de ces dispositions en 2006.

Après l’affaire Merah, Nicolas Sarkozy avait également envisagé une loi prévoyant une surveillance des connexions Internet. La gauche avait alors critiqué cette initiative Aujourd’hui, elle reprend les mêmes procédures et les mêmes justifications. De plus, la LOPPSI 2 (Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure), adoptée le 8 février 2011, autorise déjà un type de surveillance plus poussée. Il prévoit la possibilité, avec l’autorisation d’un juge d’instruction, d’installer, à l’insu de l’utilisateur, un dispositif technique enregistrant les frappes au clavier ou des captures d’écran. Afin de mettre en place ce « mouchard », les enquêteurs ont ainsi le droit de s’introduire dans le domicile ou le véhicule de la personne mise en cause, à son insu et, si nécessaire, de nuit.

Prolonger l’effet de sidération

Quelle est la fonction d’une nouvelle loi permettant de criminaliser des comportements déjà poursuivis par la législation en place et installant des dispositions de surveillance déjà utilisées, sinon d’installer un « pas-de-sens » et de prolonger la sidération produite par l’affaire Merah ? La stupeur provoquée par cette affaire réside moins dans son caractère violent que dans une manifestation de toute-puissance de la police. Les images n’ont rien donné à observer ou à analyser et les « informations » s’annulent réciproquement. Au non-sens de ce qui a été affirmé durant le spectacle de l’assaut, il s’agit, par ce nouveau projet de loi, d’ajouter un automatisme de répétition perpétuant l’effet de pétrification, ainsi que de maintenir l’interdit portant sur tout questionnement relatif à l’affaire. Enfermé dans le pas-de-sens, le sujet ne peut éviter l’éclatement que par une fusion de plus en plus étroite avec « le dit » du pouvoir. Il ne peut ainsi que consentir et donner un surcroît de sens à l’annulation de ses libertés.

Supprimant, comme toute loi antiterroriste, toute distinction entre l’intérieur et l’extérieur, le projet de loi nous place dans la psychose. La fusion opérée par ce texte entre droit pénal et droit de la guerre en est une manifestation. Tout acte de solidarité ou d’empathie vis à vis de populations étrangères, agressées militairement par la France, même si aucune déclaration de guerre n’a été prononcée, devient progressivement un crime. Ce projet de loi s’inscrit ainsi dans l’oxymore de la « guerre humanitaire », celle du « Bien contre le Mal ». Le nouveau gouvernement s’inscrit ici dans la droite ligne du précédent, nous confirmant qu’il s’agit bien d’un « changement dans la continuité ».

Résistance politique: Lutte pour les droits natifs au Canada… Le colonialisme sous les feux de la rampe

Posted in actualité, démocratie participative, France et colonialisme, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 15 décembre 2012 by Résistance 71

“Certaines formes de résurgence ont déjà commencé. Il y a des gens dans toutes les communautés qui comprenennt qu’un véritable mouvement de décolonisation ne pourra émerger que lorsque nous aurons changé notre politique d’exprimer nos griefs vers l’engagement dans une bataille politique organisée pour la cause de notre liberté.”

(Taiaiake Alfred, « Wasasé »)

« On ne peut penser la société sans l’état, l’État est le destin de toutes les sociétés. On décèle dans cette démarche un ancrage ethnocentriste d’autant plus solide qu’il est le plus souvent inconscient. »

(Pierre Clastres, « La société contre l’État »)

 

L’anarcho-indigène Mohawk Taiaiake Alfred parle à l’université McMaster

 

par Peter Marin

 

Le 29 Novembre 2008

 

url de l’article original:

http://linchpin.ca/content/Indigenous/Mohawk-Anarcha-Indigenist-Taiaiake-Alfred-Speaks-McMaster-University

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Militant Kanienkeha (nation Mohawk de la confédération des six nations iroquoises), intellectuel et professeur à l’université de Victoria (NdT: sur l’île de Vancouver en Colombie Britannique, Canada), Taiaiake Alfred était invité à l’université McMaster parce qu’il est largement reconnu comme un des universitaires les plus en vue du continent américain en matière d’études indigènes. Mais Taiaiake n’est pas l’universitaire standard, il n’était pas non plus là pour donner une lecture académique, il clarifia ce point d’emblée. Parlant dans le Convocation Hall de l’université, entouré des portraits de bourgeois blancs barbus, la riche élite du passé de McMaster, Taiaiake, un ancien fusillier marin (Marine) avait ceci à dire pour illustrer la situation: “Dans le corps des fusilliers marins nous avons ce dictons: L’ennemi est devant nous, derrière nous, sur notre gauche et sur notre droite. Nous avons ces fils de pute exactement là où nous voulons qu’ils soient.” La scène capture parfaitement la situation de tous les rebelles aujourd’hui: au sein et contre le système qui nous exploite et nous oppresse,

Taiaiake est en premier lieu un guerrier Mohawk ou un militant (NdT: Les “Mohawk Warriors” sont un groupe de militants, qui ont parfois pris les armes contre le gouvernement canadien pour revendiquer leurs droits, un de leur fait d’armes le plus récent fut l’affrontement qui eu lieu dans la ville d’Oka au Québec entre Juillet et Septembre 1990, après que le gouvernement ait rejeté une demande des Mohawk d’arrêter l’extension d’un golf qui devait s’étendre sur des terres sacrées ancestrales Mohawk. http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_d%27Oka  ) Son but révolutionnaire est la décolonisation de son peuple et l’autonomie culturelle, politique et économique de toutes les nations indigènes du continent. Le message de son discours, tout comme ses écrits, était plus destiné au membres des nations natives qui formaienrt une grande partie de l’audience. Il parla ensuite dans la réserve des Six Nations près de Caledonia.

Le cœur de son message fut que la décolonisation ne pouvait pas s’effectuer au travers du processus institutionnel légal mis en place par le gouvernement canadien pour gérer les demandes des peuples natifs. D’après Taiaiake, ce sytème, qui inclut les droits “aborigènes” définis par la charte des “Droits et Libertés” et le processus de négociations territorial, est en fait la dernière forme en date de la colonisation.

Ceci parce que ce processus demande aux peuples natifs d’abandonner leur demande de devenir des nations séparées dans une relation de nation à nation avec le Canada, demandes mises en exergue dans les traités internationaux avec la couronne britannique, et ce en retour de “droits indigènes” et d’une petite part des bénéfices effectués dans l’exploitation des territoires indigènes. En d’autres termes, on demande que les peuples natifs soient redéfinis comme une autre minorité canadienne, protégée par des droits des minorités et en tant qu’associés co-propriétaires de territoires privatisés, plutôt que définis comme des peuples conquis militairement recherchant l’autonomie et le retour et la dé-commodification de leur territoire.

Ceci est une forme subtile mais mortelle de colonisation qui apparaît comme un compromis négocié, complèté avec des excuses officielles pour le mal passé fait (exemple des excuses du premier ministre Harper aux victimes du programme des internats scolaires), tout en travaillant pour terminer le comment les nations natives ont traditionnellement imaginé leurs communautés et leur relation avec la couronne britannique et plus tard l’état canadien (NdT: Qui rappelons-le est toujours sujet à un gouverneur général nommé(e) par la reine d’Angleterre, qui elle-mème a fait dissoudre le parlement canadien à plusieurs reprises… Belle indépendance !… http://www.blacklistednews.com/?news_id=13356 )

D’après Taiaiake, Les peuples indigènes doivent répondre à cet assaut de deux manières inter-connectées. Premièrement, les façons de vivre traditionnelles des peuples natifs doivent être récupérées et ré-établies dans tous les domaines de leus sociétés, de l’attitude personnelle et individuelle, jusque dans les formes de gouvernement. Agir de la sorte veut dire retrouver et mettre en pratique des façons de vivre radicalement opposées au capitalisme, à l’état et leurs complices de toujours, racisme et patriarcat.

Deuxièmement, suffisamment de territoires volés ou annexés doivent être récupérés et placés sous le contrôle autonome des communautés indigènes. Ces deux luttes sont en fait une et unique. Puisque la terre est centrale aux cultures indigènes, suffisamment de celle-ci doit être récupérée si ces cultures doivent survivre et s’épanouir. En retour, la redécouverte des valeurs et des voies indigènes d’organisation de la vie bâtit et renforce le pouvoir de la communauté et devient la fondation de laquelle il sera possible d’attaquer l’état canadien et de reconquérir suffisamment de territoires volés afin de donner une base de ressources sur laquelle l’autonomie locale pourra être établie.

En écoutant Taiaiake en tant qu’anarchiste et non-natif, je fus frappé par les similarités entre la vision de Taiaiake concernant la lutte révolutionnaire et la vision anarchiste de la “construction du nouveau monde dans la matrice de l’ancien”. Pour Taiaiake, ceci veut dire tirer des avantages du passé et des méthodes indigènes existantes pour organiser la vie et réclamer, récupérer la terre. Pour les anarchistes, cela veut dire: tirer les conséquences des histoires de nos rebellions petites et grandes, qui nous ont données les idées de la démocratie directe, de l’entre aide mutuelle, de l’association libre, de l’action directe et de modèles tel que les assemblées de voisinage, les zones de travail autogérées et la dé-commodification des biens et des ressources.

Dans les deux cas, la lutte est de récupérer ou de créer, dans l’ici et maintenant, des formes de coopération et de communauté qui vont défier le capitalisme patriarcal et l’état et qui vont donner une fondation croissante de laquelle il sera possible de lancer plus d’attaques sur le système en plaçant de plus en plus de ressources sous le contrôle des communautés.

J’ai personnellement demandé à Taiaiake s’il se définissait lui-même comme un anarcho-indigène à cause de toutes ces similarités et il acquiesça. Il plaisanta aussi sur le fait qu’une fois que vous vous rebellez contre le capitalisme et l’état, les anarchistes sont les seuls alliés non-natifs fiables qui restent alors que les “avocats et les libéraux” se débinent. En gardant ceci à l’esprit, il est bon de savoir que beaucoup d’anarchistes à travers le pays et ici en Ontario ont été solidaires et ont milité pour les peuples indigènes à Caledonia, Tyendinaga, Barrier Lake, Ardoch et ailleurs.

Il y a cependant encore beaucoup à apprendre afin de devenir des alliés efficaces. Nous avons un long chemin à faire avant d’être capable de bâtir le type de soutien politique et de force communautaire au sein des communautés non-natives, ce qui pourrait être une barrière plus efficace contre plus d’oppression étatique sur les luttes indigènes. Comme les organisateurs natifs l’ont dit encore et toujours, ceci est le mieux accompli en éduquant et en organisant nos voisins non-natifs et co-travailleurs. En tant qu’anarchistes, nous devrions également argumenter que le meilleur soutien des luttes contre la colonisation est la lutte anti-capitaliste et contre l’état dans nos propres communautés.

 

Pays du goulag levant (ex-USA): La mise au silence des voix dissidentes continue…

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , on 15 décembre 2012 by Résistance 71

La mise au silence de la dissidence continue au pays du goulag levant. Les voix des nations natives se lèvent de plus en plus, alors que de plus en plus de gens en Amérique du nord et du sud entrevoient la sagesse inhérente aux nations indigènes à intégrer dans notre société future.

Pour comprendre l’empire, il faut comprendre comment le colonialisme occidental a géré la question indienne en Amériques du nord et du sud.

La sortie du capitalisme et de l’étatisme doit devenir une priorité de notre réflexion.

— Résistance 71 —

 

“Le gouvernement américain fait de la discrimination raciale contre les natifs”

 

Press TV

 

Le 12 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/12/12/277725/native-americans-suffer-discrimination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le gouvernement américain fait de la discrimination systématique contre les natifs améridiens lorsqu’ils parlent de leurs problèmes, rapporte Press TV.

“Quand j’ai commencé à dire la vérité sur le nombre de natifs qui vivaient en Amérique du Nord lorsque l’invasion européenne a commencé, et que j’ai dit aux gens que le chiffre est passé de 100 millions de personnes en 1492 à 797 000 en 1934, je pense que quelqu’un n’a pas voulu que je dise la vérité”, a dit Jay Winter Nightwolf, un hôte radiophonique du American Indian’s Truth Show sur la chaîne de radio WPFW à Washington D.C

Nightwolf a critiqué les manageurs de la station de radio pour avoir récemment changé son émission de tranche horaire, qui était diffusée à une heure de grande écoute en soirée depuis 11 ans.

“Pour moi, cela revient à une forme de discrimination contre les diffuseurs natifs et les retransmissions natives, c’est également une façon de réduire au silence la voix des nations natives, mais nous ne serons pas une nouvelle fois réduits au silence.” A dit Nightwolf, ajoutant que cette manœuvre est une tentative de limiter son audience et un pas de plus vers son éviction de l’antenne.

Les critiques disent que WPFW est en train de changer d’une station communautaire en une chaîne de radio corporative et qu’elle retire un certain nombre de voix des minorités de l’antenne.

“Des programmes ont été changés à des horaires qui ne seront pas du tout efficaces pour communiquer avec leur audience ciblée. Dans certain cas, cela est fait de manière délibérée de façon à ce qu’il puisse être prouvé que vous n’êtes pas efficaces avec votre audience car votre taux d’écoute ne progresse pas, ainsi vous n’êtes plus indispensables pour cette station de radio et vous pouvez être viré”, a dit Ramon Grimaldi, un directeur d’émission sur une station financée par ses auditeurs.