Crise économique et sociale: Le torpillage orchestré des peuples européens bat son plein…

La question est: Quand trop est-il trop ? Quand est-il temps de dire STOP ! Maintenant nous jouons avec nos règles et plus les vôtres.

Ici et maintenant ? Intelligemment ?

Chiche !

— Résistance 71 —

 

Le chômage plonge des millions d’Européens dans la pauvreté

 

Al Manar

 

Le 11 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=87841&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=40&s1=1

 

Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants.

« Le trou noir est de plus en plus grand », s’inquiète Mercedes Gonzalez, une Espagnole de 52 ans qui, avec moins de 800 euros par mois, se bat pour assurer le quotidien d’une famille au chômage à Fuenlabrada, en banlieue de Madrid.

En juillet, elle touchait encore, comme son mari, une aide gouvernementale de 426 euros, aujourd’hui réduite à 360 euros. « Pendant ce temps, la nourriture et les factures augmentent avec la hausse de la TVA » depuis septembre, raconte- t-elle.

« Les choses vont de mal en pis, nous sommes asphyxiés »: la lassitude perce dans la voix de cette petite femme bourrée d’énergie, vendeuse au chômage dont le mari, charpentier, et deux des trois fils adultes sont eux aussi sans emploi.

L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, affiche les ingrédients d’une crise sociale majeure: un quart des actifs au chômage, une politique d’austérité historique, des coupes implacables dans l’éducation et la santé, des milliers de familles surendettées jetées à la rue.

Dans ce pays, où deux petits propriétaires menacés d’expulsion se sont suicidés récemment, comme en Grèce ou en Italie, deux autres pays du sud de l’Europe minés par la récession, la crise parfois vire à la tragédie.

Fin mars, l’Italie toute entière s’était émue du geste désespéré de Giuseppe Campaniello, un maçon au chômage de Bologne, poursuivi pour ne pas avoir payé ses impôts, qui s’était immolé par le feu.

« Guiseppe a été victime d’un système qui fonctionne contre les citoyens », accuse sa veuve âgée de 48 ans, Tiziana Marrone.

« Giuseppe n’a reçu aucune aide. Il a senti qu’il était le dos au mur », ajoute-t- elle, avec des mots très durs: « Ce n’est pas un suicide lié à la crise, c’est un crime cautionné par l’Etat ».

Mais c’est sans doute la Grèce, avec son économie sous tutelle et un chômage record (26%), qui subit l’impact social le plus dramatique de la crise: 31% de ses habitants étaient en 2011 en danger de pauvreté ou d’exclusion, selon Eurostat, contre une moyenne européenne de 24,2%.

George Tsouvalakis, charpentier sans travail de 31 ans, et sa femme Lia, 30 ans, font partie de cette « génération perdue ».

Avec leur petite fille de deux ans, ils cherchent à quitter le pays mais ne peuvent se payer un billet d’avion. Leurs revenus, plus de 2.500 euros avant la crise, ont fondu à entre 0 et 400 euros par mois.

« Nous n’avons pas les moyens de partir. Nous sommes prisonniers de nos maisons », confie Lia.

Nilce Carvalho, une étudiante portugaise de 29 ans qui a terminé une maîtrise en Arts du spectacle dans la prestigieuse université de Coimbra, a imaginé un autre moyen de s’en sortir: lancer un appel sur Facebook pour effacer la dette

qui l’empêche d’empocher son diplôme.

Car sous l’effet de l’austérité gouvernementale, sa bourse a été réduite de 400 à 98 euros et elle doit ainsi mille euros de frais de scolarité. « C’était très difficile. Ce n’est pas évident d’exposer comme ça ses difficultés », raconte-t- elle.

Dans ces pays, les organisations humanitaires tournent à plein face à une pauvreté qui prend de nouveaux visages.

« Ce sont des familles dont tous les membres en âge de travailler sont au chômage, des gens qui perdent leur logement parce qu’ils sont expulsés, qui ne sont

pas habitués à recourir aux réseaux de protection sociale », souligne Fernando Cuevas, porte-parole de la Croix-Rouge espagnole.

Les ONG s’inquiètent particulièrement du sort des femmes et des enfants, jusque-là préservés par des mécanismes de solidarité familiale qui vacillent.

« Où est aujourd’hui la classe moyenne en Espagne? », s’interroge David Polo, qui s’occupe des sans-abri pour Caritas à Burgos, une ville du nord du pays. « Elle se fracture. Nous commençons à voir une polarisation de cette classe ».

L’Unicef a recensé 2.200.000 enfants vivant sous le seuil de pauvreté en Espagne. Au Portugal, le ministère de l’Education a révélé fin novembre qu’en moins de vingt jours, le nombre d’élèves souffrant de carence alimentaire était passé de 10.000 à près de 13.000.

Même les retraités, dont certains assument la charge de familles entières, ne sont plus épargnés: le gouvernement de droite espagnol vient d’annoncer que la revalorisation des pensions serait moindre que prévu en 2013, brisant le tabou d’une promesse électorale sur un sujet ultra-sensible.

19 Réponses vers “Crise économique et sociale: Le torpillage orchestré des peuples européens bat son plein…”

  1. ;;;Et Barrosso qui vient de recevoir le prix de la paix décerné à l’ Union Européenne ( ..!..) a eu l’outrecuidance de déclarer que l’année prochaine l’ Europe recevra le prix de
    l’ économie. C’est à se demander s’ils se moquent impunément des millions de gens qu’ils ont sans scrupule condamnés à la pauvreté la plus abjecte. Tous les gouvernements trahissent leur peuple et leur pays. Quel pays européen aura un chef capable de tenir tête à la troïka, quitter l’ Europe et l’euro ? Ce pays sera le phare de l’ Europe, son chef recevra l’appui de son peuple et les autres pays suivront à plus ou moins longue échéance. Je pense que ultérieurement les peuples auront l’énergie du désespoir et s’uniront pour abattre ces gouvernements félons.

    • désobéissance civile (voir notre dernier article posté d’Howard Zinn), reprise du pouvoir par les peuples et dilution immédiate de celui-ci en leur sein, autogestion des communes libres qui se fédèrent dans un pacte économico-politiques progressistes.
      Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

  2. Ignoble, complètement ignoble.
    Trop c’est trop et il y a longtemps que les peuples supportent des niveaux bien trop élevés au point où beaucoup courbent l’échine et n’arrivent même plus à dire : «  »NON je ne veux plus continuer ainsi » ».
    Je me demande quel état d’esprit animait le peuple en 1789 juste avant le 14 juillet ?
    Sont-ils passés par ce stade de non réaction au stade Révolution, ou bien avons-nous été trop loin actuellement, avons-nous dépassé ce stade et ne savons-nous même plus réagir et sommes-nous des esclaves en devenir parce que nous ne sommes même plus capables de réagir ?

    Plusieurs personnes autour de moi réagissent en disant : « on ne peut malheureusement rien faire », autrement dit le point de non-retour a-t’il été atteint ?
    C’est navrant, triste et décevant !

    • Non, n’importe quelle situation peut se renverser, il suffit de le vouloir ; rien n’est écrit dans le marbre.
      La révolution de 1789 ne peut être comparée à la situation
      actuelle. Cette révolution a été préparée par l’étranger et par les loges maçonniques- illuminati. Leur premier objectif était de détruire l’ Eglise catholique, il fallait donc assassiner le Roi. Le peuple aimait le Roi. Ceux qui ont participé à la prise de la Bastille étaient un ramassis de truands et de gens venant des bas-fonds de Paris, D’ailleurs le fait qu’ils aient assassiné le gouverneur de la Bastille et les Gardes Suisses , saccagé le Palais Royal ne les honore pas. La Bastille n’abritait que 7 ou 8 personnes. Comparé au nombre de prisonniers que la république a logé depuis, on peut en déduire qu’au point de vue sécurité il valait mieux vivre sous la Royauté.

      • La Bastille était un symbole en plein Paris, Versailles était trop loin..
        le but était d’éliminer l’aristocratie pas seulement le roi, pour que les bourgeois aient le champ libre… c’était l’heure de la bourgeoisie de prendre les rênes et d’instaurer sa dictature que nous subissons toujours aujourd’hui.. 1789 est l’œuvre des banquiers.. l’espoir vint après, réprimé… Il y a une personne qui aurait changé le cours de la révolution s’il avait vécu (son assassinant n’est absolument pas un hasard…), c’est Jean Paul Marat, qui lui avait la confiance du peuple et aurait perpétré et étendu le concept des sections parisiennes à la France entière.
        La révolution a remplacé une fange aristocratique par une autre.
        L’état et le changement dans ses institutions n’est pas la solution, il est le problème parce qu’il est par nature assujetti à la propriété et à la rente… Tant qu’on ne sortira pas de là, aucun espoir de liberté et d’émancipation en vue… AUCUN !!

      • Madame Lapotre :

        « Le peuple aimait le Roi. Ceux qui ont participé à la prise de la Bastille étaient un ramassis de truands et de gens venant des bas-fonds de Paris ».

        révisez vos classiques et imprégnez vous des articles dont j’ai donné des extraits ! et de ce qui est enseigné à nos jeunes générations ! encore que les souffrances du peuple ne donnent lieu qu’à de maigres paragraphes !

  3. « Dès la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, Marat adopte en effet une position claire : selon lui, quelque cinq cents têtes coupées permettront de rompre avec le passé. En 1791, il appelle à l’interdiction de vote des prélats, financiers et officiers du roi. En 1792, il avoue espérer « une dictature suprême » permettant d’instaurer l’authentique Révolution. Ses positions extrémistes conduiront au massacre de septembre 1792. »

    • Hum… elle vient de où cette citation ? de l’omniscient propagandiste wikipedia ??
      Faut lire « Les chaînes de l’esclavage » de Marat, écrit en 1774, soit 15 ans avant la révolution… visionnaire…

      Citons Marat:

      « Ainsi les jeux, les fêtes, les plaisirs, sont les appâts de la servitude et deviennent bientôt le prix de la liberté, les instruments de la tyrannie… »

      Quelques pages plus loin, il parle de l’esprit mercantile avilisseur, il n’y a pas de fautes, nous retranscrivons le texte comme il fut écrit à l’époque:

      « Avec les compagnies privilégiées naissent les monopoles de toute espèce, les accaparements des ouvrages de l’art, des productions de la nature et surtout des denrées de première nécessité: accaparements qui rendent précaire la subsistance du peuple et le mettent à la merci des ministres, chefs ordinaires de tous les accapareurs.
      Sur le système des accapareurs se modèle graduellement l’administration des finances. Les revenus de l’état sont affermés à des traitans, qui se mettent ensuite à la tête de compagnies privilégiées et qui détournent à leur profit les sources d’abondance publique. Bientôt la nation devient la proie des malotiers, des financiers, des publicains, des concessionnaires: vampires insatiables qui ne vivent que de rapines, d’extorsion, de brigandages et qui ruinent la nation pour se charger de ses dépouilles. Les compagnies de négocians, de publicains, de financiers et d’accapareurs, donnent toujours naissance à une foule de courtiers, d’agens de change et d’agioteurs: chevaliers d’industrie uniquement occupés à propager de faux bruits pour faire hausser ou baisser les fonds, enlacer leurs dupes dans des filets dorés et dépouiller les capitalistes en ruinant le crédit public.
      Bientôt la vue des fortunes immenses de tant d’aventuriers inspire le goût des spéculations, la fureur de l’agiotage s’empare de tous les rangs, et la nation n’est plus composée que d’intrigans cupides, d’entrepreneurs ce banques, de tontines ou de caisses d’escompte, de faiseurs de projets, d’escrocs et de fripons, toujours occupés à rechercher les moyens de dépouiller les sots et de bâtir leur fortune particulière sur les ruines de la fortune publique… etc… »

      Le bouquin est à l’avenant… écrit en 1774 nous le rappelons… Y a t’il une actualité universelle ?
      Et on s’étonne qu’il voulait guillotiner cette fange ?…

      Rien n’a changé…

      Terminons sur une autre citation du bouquin sur l’illusion de la sécurité du public:

      « Pour rester libre, il faut sans cesse rester en garde contre ceux qui gouvernent: rien de plus aisé que de perdre celui qui est sans défiance et la trop grande sécurité des peuples est toujours l’avant-coureur de leur servitude… »

      Waouh !

      +1000 Jean Paul Marat !!

    • Sur Marat, pour briser une fois de plus les mythes..

      http://www.marat-jean-paul.org/Site/INTRODUCTION_AU_SITE.html

      😉 🙂

  4. t »Tant que l’homme continuera à être le destructeur impitoyable des êtres animés des plans inférieurs,
    il ne connaîtra ni la santé, ni la paix.
    Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s’entretueront.
    Celui qui sème le meurtre et la douleur, ne peut en effet récolter la joie et l’amour. »
    PYTHAGORE

    si c’est vrai pour le massacre des animaux, cela doit l’être pour le massacre de l’homme –

    Charlotte Corday aurait mieux fait de rester en Normandie, mais je l’admire (une nièce de Corneille je crois) – mais voyez la suite, et la comtesse de Lamballe – pas joli tout ça

  5. il faut rappeler à ceux qui aiment tant la Monarchie, ce qu’elle était :
    telle que des extraits de l’article cité en révèle.
    Et rapeller que l’objectif était d’éliminer les méfaits de 2 classes
    parasites, l’aristocratie et l’église qui pillait l’Etat et ponctionnait le peuple :

    Les premiers à l’échaffaud, ce sont 24 fermiers généraux qui pressuraient le peuple.
    N’oublions pas que tous les pays européens dans la foulée se sont débarassés de ces 2 classes parasites d’abord par instaurant un régime de monarchie constitutionnelle et ensuite en l’abolissant pour instaurer la République.

    1 Ventres creux contre ventres dorés
    Dimanche 26 Août 2012 Dominique Jamet

    « A la mort de Louis XIV, le pays est ruiné, mais les folies des grands ne connaissent toujours pas de limites. Ajoutées aux filouteries des agioteurs et à la rapacité des fermiers généraux, la situation devient explosive. Bientôt, la Révolution viendra décapiter le règne des argentés. »

    « La richesse étale sans vergogne le luxe le plus débridé au nez et à la barbe des plus défavorisés et des plus éclairés. Les privilégiés dissipent sans compter dans la construction d’hôtels magnifiques, dans le jeu, dans les fêtes galantes, un argent bêtement hérité, follement emprunté ou malhonnêtement gagné, que la masse, insensible au charme de leur conversation comme au raffinement de leurs manières, s’exaspère de voir jeter par les fenêtres. Le sentiment général est que la fortune va de pair avec le vice, la débauche, le gaspillage. Qu’est-ce qu’un grand seigneur ? Beaumarchais le résume : des ancêtres, un grand train, des maîtresses, des dettes. »

    « viennent stationner, un matin de juillet 1720, cinq carrosses, trois aux armes de Mgr le prince de Conti, deux qui portent le blason de Mgr le duc de Bourbon, et que se perpètre un des plus grands, peut-être le plus grand délit d’initié de notre histoire. Employés de la banque et laquais font le va-et-vient entre le bâtiment et les voitures où ils entassent de lourdes caisses
    anticipant la faillite d’un système dont ils précipitent l’effondrement, les deux premiers princes du sang, dont la rapacité n’exclut pas d’inavouables arrière-pensées politiques,
    Le prince et le duc, physiquement présents sur les lieux de leur hold-up, repartent l’un avec 14 millions en métal précieux, l’autre avec 11 millions, des sommes colossales »

    « Les fermiers généraux ? Parlons-en. La Ferme – ou faut-il dire la Firme ? – c’est cette honorable compagnie de 40 puis de 60 financiers à qui la monarchie sous-traite à bon prix (et pots-de-vin en sus), par délégation de service public, le recouvrement des impôts indirects – taxes sur le sel, l’alcool, le tabac, octroi de Paris -, soit 40 % du budget de l’Etat. Aux fermiers de verser chaque année au Trésor la somme forfaitaire fixée par l’administration et de se la procurer ensuite par l’intermédiaire de 25 000 agents qui, chargés de la perception et de la répression, envoient chaque année 4 000 contrevenants en prison et quelques centaines de contrebandiers aux galères»

  6. Les révolutions remplacent une aristocratie par une autre.
    Et il y a un sacré problème avec la propriété privée et l’héritage.
    Il y aurait bien la guerre aussi.
    Bref, c’est pas gagné.

    • très juste: « la propriété c’est le vol » disait Proudhon et il l’a prouvé dans ses écrits. Il parlait aussi des lois d’héritage a faire disparaître.
      L’État est le de facto gardien de la propriété et des privilèges induits par celle-ci.
      Pourquoi toutes les constitutions des états-nations, toutes sans exception, inscrivent-elles la « propriété » comme un « droit inaliénable » ?…
      Parce que la propriété est le facteur # 1 des privilèges oligarchiques…
      Ne parlons pas de la petite propriété, elle n’intéresse pas les oligarques qui l’octroient et peuvent la reprendre comme bon leur semble par le levier de la dette et de l’usure. Ce qu’il se passe depuis 2008 en est la preuve flagrante: aucune garantie de propriété pour la piétaille que nous sommes. Les constitutions réservent les privilèges des propriétaires et de leur descendance, c’est l’évidence même, c’est une des raisons essentielle pour laquelle ledit système est irréformable, au delà de toute rédemption et doit disparaître.

      Petit à petit les gens s’en rendent compte, et cela leur fait peur… Car que faire ?
      Réponse: La société libertaire, seule solution au marasme programmé de nos sociétés étatico-capitalistes.

  7. 2 Mot d’ordre de l’âge d’or : «Enrichissez-vous !»
    Lundi 27 Août 2012

    Dominique Jamet

    « Alors que se font sentir les dernières répliques du gigantesque séisme qui s’est traduit par l’élimination physique et sociale des deux ordres privilégiés et par la spoliation des possesseurs de biens réputés mal acquis, la nouvelle génération qui accède aux commandes se caractérise par une frénésie sans bornes de plaisir, de luxe et d’enrichissement. A peine éliminées l’aristocratie nobiliaire et l’oligarchie financière, sacrifiées sur l’autel de la Révolution au culte de la justice et de l’égalité, le vide ainsi créé est comblé conformément aux lois de la nature humaine et de la physique sociale. »

    « A peine éradiquée, l’inégalité repousse et prolifère comme un chiendent. Et, puisque la France, pendant près d’un quart de siècle, ne sortira pas de l’état de guerre, c’est sur la guerre que fournisseurs d’armes, de munitions, d’uniformes, de chaussures et de vivres édifieront à une vitesse record d’immenses fortunes, c’est dans l’ombre et sous l’égide d’un général devenu chef d’Etat que politiques et militaires feront leur pelote. »

    Finance et commerce
    « Lorsque, en 1830, le «roi-citoyen» détourne à son profit et canalise une nouvelle révolution dont les combattants et les héros n’avaient pas bravé la mort pour l’installer sur le trône (la place de l’Hôtel-de-Ville est la place Tahrir de ces journées de dupes), les plaies ouvertes quarante ans plus tôt dans le corps de la nation ont cicatrisé. Le tissu social s’est reconstitué. Le cercle des possédants s’est sensiblement élargi. La nouvelle classe supérieure amalgame dans une entente que cimentent d’opportuns rapprochements matrimoniaux et patrimoniaux les grands noms de la vieille noblesse remise à flot par le fameux «milliard des émigrés», les parvenus de la Révolution, heureux propriétaires de biens nationaux acquis à vil prix, les maréchaux, les généraux, les sénateurs d’Empire, gorgés de pensions, de dotations, de majorats et de rapines, la jeune et dynamique bourgeoisie d’affaires. La monarchie bourgeoise s’enracine dans ce terreau fertile où il suffit de semer pour voir lever et s’épanouir les cent fleurs d’un grand bond en avant »

    • C’est à cette époque là que se mettait en place cette république des notables qu’on nous a vendu pendant 2 siècles avec le patriotisme de pacotille qui sanctifiait les guerres et les commémorations, et l’instituteur qui remplacera le prêtre officiant.

      A lui de raconter une épopée qui n’était qu’un marché de dupes.

      On s’apercevra d’ailleurs que les industriels déjà et les financiers véreux ou pas dirigeaient l’Etat de main de maitre .

      C’est cette histoire là qu’il faut rétablir et le cortége de fusillés qui se comptent par milliers pour le peuple à chaque révolte.

      Pour lui, c’est le silence opaque et on a même passé aux oubliettes le nombres de fusillés : 38 000 pour la commune de 1871 avec l’aide des allemands et de Bismark qui vient avec son armée à Paris aider à écraser cette révolte dans le sang.

    • Déduction… l’état, gardien de la propriété est le problème et doit être éliminé, Proudhon avait raison et l’Histoire l’a prouvé.
      L’état-nation est le problème pas la solution, c’est l’évidence même…

      • Quand tous pourront accéder à l’habitat collectif et la difficulté d’y accéder pour les très pauvres, le probléme de la propriété privée pourrait éventuellement se poser, mais jusqu’ici, pour les pauvres qui réussissent par leur travail à y accéder individuellement, c’est souvent le seul bonheur qu’ils ont ! Donc pour l’instant, laissons leur au moins cela.

        la propriété collective des moyens de production telle que l’a pratiqué la Chine, où 82 millions de caciques du parti s’approprient de l’Etat ne plaide pas en faveur de ce mode de
        production.

        Pour l’instant, les luttes telles que le font les ouvriers de Mittal
        acculant Etat et industriels est un bon début de très bonne réponse : éclairer l’opinion sur ces escrocs que sont Mittal, des faux capitaines d’industrie et l’absence de pouvoir actuel et de l’Etat et du peuple.

        • Nous ne parlons pas de collectivisme d’état.. pas du tout, la société libertaire n’est pas du tout cela.
          Quant aux petite propriétaires, pas question de les exproprier. Il faut aussi dire que s’ils devront rendre des services à leur communauté, il n’y aura plus de paiements non plus.. Finis les remboursements d’emprunts !
          Terminé les emprunts etc.. Dans une société égalitaire, il n’y a plus d’étiquettes de prix…
          c’est cela qu’il faut garder à l’esprit quand on essaie de l’imaginer…

  8. extraits tirés des livres d’histoire qui confortent ce qui est dit dans les deux articles :

    1)La misère du peuple :

    « Au XVIIe s et au XVIIIe s, la grande majorité des français vivaient dans la pauvreté. Les paysans cultivaient de petites parcelles de terre leur permettant à peine de subvenir à leurs besoins et les artisans avaient de maigres revenus. Ils payaient de si lourds impôts au roi, aux nobles et à l’église, que beaucoup se retrouvaient dans la misère, condamnés à errer et à mendier. A plusieurs reprises, le peuple souffrit de la famine et il y eut de violentes révoltes réprimées par l’armée. »

    2)La vie des privilégiés :

    « Au XVIIe s et au XVIIIe s, la noblesse et le clergé bénéficiaient d’importants privilèges : ils ne payaient pas le principal impôt, la taille et n’obéissaient pas aux m^mes lois que le peuple. La haute noblesse et le grand clergé ( évêques et abbés ) possédaient d’immenses domaines, exerçaient de hautes fonctions dans l’administration et menaient une existence luxueuse et oisive à la Cour. En revanche, la petite noblesse, les prêtres des campagnes et les moines vivaient très simplement. »

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