Archive pour octobre, 2012

Ingérence de la France au Moyen-Orient et en Afrique: Un néo-colonialisme débridé au service de l’empire ?

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 29 octobre 2012 by Résistance 71

Nouvel angle de vision intéressant apporté par Meyssan sur la crise syrienne. Tout n’est pas rose dans les coulisses du pouvoir, le pire est que tout cela est fait en notre nom… Cela choque t’il quelqu’un ?

— Résistance 71 —

 

Les mauvais perdants de la crise syrienne

 

Thierry Meyssan

 

Le 28 Octobre 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article176392.html

 

En 2010, la France a fait le choix de relancer sa politique coloniale. Cela l’a conduit à changer le régime en Côte d’Ivoire et en Libye, puis à essayer de la faire en Syrie. Mais face à l’échec de cette troisième opération, Paris se trouve emporté par les événements qu’il a provoqués. Après avoir armé et encadré des groupes terroristes en Syrie, la DGSE a frappé au cœur de la capitale libanaise.

Lors d’une table ronde à Ankara, l’amiral James Winnefeld, chef d’état-major adjoint des USA, a confirmé que Washington révélerait ses intentions à l’égard de la Syrie, dès l’élection présidentielle du 6 novembre terminée. Il a clairement fait comprendre à ses interlocuteurs turcs qu’un plan de paix avait déjà été négocié avec Moscou, que Bachar el-Assad resterait en place et que le Conseil de sécurité n’autoriserait pas la création de zones tampons. De son côté, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a confirmé qu’il était en train d’étudier les possibilités de déploiement de casques bleus en Syrie.

Tous les acteurs de la région se préparent donc à un cessez-le-feu imposé par une force onusienne principalement composée de troupes de l’Organisation du Traité de sécurité collective (Arménie, Biélorussie, Karazkhstan, Kirghizistan, Russie, Tadjikistan). De facto, cela signifie que les Etats-Unis poursuivent leur retrait de la région, débuté en Irak, et acceptent d’y partager leur influence avec la Russie.

Simultanément, le New York Times a révélé que des pourparlers directs vont reprendre entre Washington et Téhéran, alors même que les États-Unis s’appliquent à couler la monnaie iranienne. En clair, après 33 ans de containement, Washington admet que Téhéran est une puissance régionale incontournable, tout en continuant à saboter son économie.

Cette nouvelle donne se fait au détriment de l’Arabie saoudite, de la France, d’Israël, du Qatar et de la Turquie qui avaient tous misé sur un changement de régime à Damas. Cette coalition hétéroclite se divise désormais entre ceux qui réclament un lot de consolation et ceux qui tentent de saboter le processus en cours.

D’ores et déjà, Ankara a changé son fusil d’épaule. Recep Tayyip Erdogan, qui se disait prêt au pire, tente de se réconcilier avec Téhéran et Moscou. Quelques jours après avoir insulté les Iraniens et fait molester des diplomates russes, il est devenu tout sourire. Il a profité du sommet de l’Organisation de Coopération Economique à Bakou pour rencontrer le président Mahmoud Ahmadinejad. Il lui a proposé de mettre en place un dispositif complexe de discussion sur la crise syrienne qui permette à la fois à la Turquie et à l’Arabie saoudite de ne pas rester au bord du chemin. Soucieux de ne pas humilier les perdants, le président iranien s’est montré ouvert à cette initiative.

Le Qatar, de son côté, est déjà en quête de nouveaux espaces pour ses ambitions. L’émir Hamad s’est offert un voyage à Gaza et s’est posé en protecteur du Hamas. Il verrait d’un bon œil le renversement du roi de Jordanie, la transformation du royaume hachémite en une république palestinienne et l’installation au pouvoir de ses protégés de la Confrérie des Frères musulmans.

Restent Israël et la France qui ont constitué un front du refus. La nouvelle donne serait une garantie de protection pour l’État d’Israël, mais mettrait fin à son statut particulier sur la scène internationale et ruinerait ses rêves expansionnistes. Tel-Aviv serait ravalé au rang de puissance secondaire. Quand à la France, elle y perdrait son influence dans la région, y compris au Liban. C’est dans ce contexte que les services secrets des deux États ont conçu une opération pour faire échouer l’accord USA-Russie-Iran. Dans l’hypothèse où cette opération échouerait, elle devrait quand même permettre d’effacer les preuves de l’ingérence dans la crise syrienne.

La France a d’abord fait circuler une rumeur selon laquelle le président Bachar el-Assad aurait commandité au Hezbollah l’assassinat de cinq personnalités libanaises : le chef des Forces de sécurité intérieure, le directeur des forces du ministère de l’Intérieur, le grand mufti, le patriarche maronite et l’ancien Premier ministre Fouad Siniora. Puis, Paris a sacrifié Michel Samaha —qui lui servait d’agent de liaison avec les services syriens, mais venait de tomber en disgrâce à Damas et était donc devenu inutile—. Le brillant et versatile politicien est tombé dans un piège tendu par le général Wissam el-Hassan —chef des FSI et lui même agent de liaison avec les salafistes—. Puis, Paris a sacrifié le général Wissam el-Hassan, qui non seulement était devenu inutile en cas de paix en Syrie, mais dangereux tant il savait de choses. Ainsi la rumeur française s’est réalisée : le premier sur la liste des cibles est mort, et une personnalité pro-syrienne a été arrêtée en préparant un attentat contre une autre cible de la liste.

Au cœur de cette machination, on trouve le général Benoît Puga. Cet ancien commandant des Opérations spéciales et directeur du Renseignement militaire français a été chef de l’état-major particulier du président Nicolas Sarkozy et a été maintenu à son poste par le président François Hollande. Affichant un soutien inconditionnel à la colonie juive de Palestine [1] et des relations privilégiées avec les néo-conservateurs US, il a relancé la politique coloniale de la France en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie. Il était l’agent traitant à la fois de Michel Samaha et de Wissam el-Hassan. Il est aujourd’hui l’homme fort à Paris. En violation des institutions démocratiques, il gouverne seul la politique proche-orientale de la France, bien que cette attribution ne corresponde pas à ses fonctions officielles.

Crimes impérialistes: L’Australie pas en reste en bon satellite de l’empire…

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Population aborigène australienne et population amérindienne, même combat: en lutte permanente contre le terrorisme d’état colonialiste et sa litanie d’oppression et de crimes incessante !…

— Résistance 71 —

Rendre le monde plus dangereux, le rôle avide de Julia Gillard

John Pilger

Le 25 Octobre 2012

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/making-the-world-a-more-dangerous-place-the-eager-role-of-julia-gillard

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le parlement australien pue la cire de parquet. Les sols de bois luisent tellement qu’ils réfléchissent les portraits de genre dessins animés des premiers ministres, des juges à perruques et des vices-rois. Le long des couloirs feutrés et brillants, les murs sont décorés d’art aborigène: une peinture après l’autre comme dans une galerie monolithique, totalement coupés de leur origine, dans une brutale ironie. Le peuple le plus pauvre, le plus malade, le plus incarcérés de la planète donne une façade à ceux qui supervisent le vol de leur terre et son pillage.

L’Australie possède 40% de l’uranium mondial, la totalité en territoire indigène. La première ministre Julia Gillard revient juste d’Inde où elle a vendu de l’uraniun à un gouvernement qui refuse de signer le traité de non prolifération nucléaire (TNP) et dont l’ennemi, le Pakistan est aussi non-signataire du traité. La menace de guerre nucléaire entre ces deux pays est constante. L’uranium est un ingrédient essentiel des armes nucléaires. Le contrat de Gillard à Delhi termine de manière formelle la longue politique du parti travailliste australien de refuser la vente d’uranium aux pays qui refusent de signer le TNP et l’obligation “de poursuivre des négociations de bonne foi sur les mesures effectives en rapport avec la cessation de la course à l’armement nucléaire le plus tôt possible et le désarmement nucléaire.”

Comme les Japonais, les Aborigènes australiens ont fait l’expérience de l’horreur des armes nucléaires. Durant les années 1950, le gouvernement britannique a testé des bombes atomiques à Maralinga dans le sud de l’Australie. La population aborigène ne fut pas consultée et ne reçût que de maigres mises en garde voire aucune et continue de souffrir des effets. Yami Lester était un petit garçon quand il vit le flash nucléaire et en devint aveugle. La lutte permanente du peuple Aborigène pour être reconnu comme étant des êtres humains a été une lutte non seulement pour leur terre, mais aussi pour ce qu’il y a en dessous, dans ses sous-sols. Comme leur statut était à peine plus élevé que celui des moutons jusqu’en 1971, et qu’à l’encontre des moutons ils n’étaient pas comptés, bon nombre de leurs modestes droits fonciers ont été corrompus ou diminués par les gouvernements successifs de Canberra.

En 2007, le premier ministre d’alors, John Howard, utilisa l’armée pour lancer une “intervention d’urgence” dans les communautés aborigènes des Territoires du Nord, riches en ressources naturelles minérales. Des histoires sordides et mensongères de cercles pédophiles furent la couverture pour l’opération, les indigènes furent avertis qu’ils ne recevraient pas les services de base s’ils n’abandonnaient pas le bail de leurs terres. Le ministre des affaires indigènes de Gillard a depuis donné à ce projet le nom orwellien de “Grands futurs”.

La tactique demande de faire en sorte que les gens se rendent dans des “villes high tech” et de refuser aux gens des logements décents ainsi les forçant à vivre à douze ou plus dans une chambre. La relocation des enfants aborigènes a atteint le niveau de la triste époque de la “Génération perdue” du siècle dernier. Beaucoup ne reverront sans doute jamais leur famille.

Dès que “l’intervention” fut commencée, des centaines de titres d’exploitation des terres furent données à des industries pour l’exploration minière et l’exploitation de l’uranium.

La politique contemporaine en Australie est souvent définie par le pouvoir des compagnies minières. Quand l’ancien premier ministre travailliste (NdT: équivalent du PS foie jaune de chez nous…) Kevin Rudd, proposa un impôt sur les profits records des compagnies minières, il fut deposé par une cabale d’arrière-boutique, incluant Gillard, qui réduisit l’impôt. Des câbles diplomatiques fuités par Wikileaks révèlent que deux des comploteurs contre Rudd étaient des informateurs de l’ambassade de Etats-Unis, que Rudd avait mis en colère en ne suivant pas à la lettre les plans des Etats-Unis faits pour encercler la Chine et de rendre disponible l’uranium à la vente pour des clients des Etats-Unis comme l’Inde.

Gillard a depuis retourné la relation australo-américaine à son niveau historique, de la même manière que l’était un pays satellite européen de l’URSS. La veille de l’arrivée d’Obama à Canberra l’an dernier pour déclarer que la Chine était le nouvel ennemi du “monde libre”, Gillard annonça la fin de l’interdiction par son parti sur les ventes d’uranium.

Les obsessions de l’après guerre-froide de Washington demandent aussi les services de l’Australie. Ceci inclut l’intimidation de l’Iran et la destruction de l’indépendance de cette nation, le torpillage du TNP et la prévention de l’établissement de zones non-nucléaires, qui menaceraient la dominance nucléaire dans la région des Etats-Unis et d’Israël. A l’encontre de l’Iran, signataire du TNP et grand supporter d’une zone non-nucléaire au Moyen-Orient, les Etats-Unis et Israël ne veulent pas entendre parler d’inspections. De plus ces deux pays menacent l’Iran d’une guerre, qui d’après les agences de renseignement américaines combinées, ne possède pas d’armement nucléaire.

L’inversion nécessaire de la réalité et la doctrine du double-standard demandent “un processus minutieusement orchestré”, assure un officiel australien à l’ambassade des Etats-Unis, cité par Wikileaks. D’après les câbles américains il y a des “idées australiennes” enthousiastes pour forger une information qui aidera à discréditer Mohamed El Baradei, qui en tant que directeur de l’AIEA de 1997 à 2009, a réfuté répétitivement les accusations américaines disant que l’Iran construit des armes nucléaires. Le directeur du bureau australien du contrôle de l’armement est mis en évidence comme étant un chien de garde américain, mettant en garde contre “la pente savonneuse” où s’engagent les gouvernements qui “exercent un jugement indépendant” sur les affaires nucléaires. Patrick Suckling, un autre officiel australien, a été rapporté dire aux Américains que “l’Australie désirent les sanctions les plus fortes et les plus incapacitantes contre l’Iran”. Les victimes de Sickling sont aujourd’hui des hommes, femmes et enfants ordinaires. Le 5 Octobre, l’alliance australienne contre le nucléaire, qui incorpore des groupes aborigènes à travers tout le pays, s’est rassemblée à Alice Springs. Elle a appelé à un moratoire sur toutes les exploitations et ventes d’uranium. Les femmes aborigènes ont fait une demande très spéciale à Gillard, qui a été élue par les médias blancs récemment comme une héroïne féministe. Aucune réponse n’était attendue.

Le 17 Octobre, tous les ronds de jambes et promesses de servilité à leurs puissant patrons ont fini par payer puisque l’Australie a été intronisée comme membre non-permanent du conseil de sécurité de l’ONU, connu à Canberra comme “la grande table”. Le timing est parfait. Une attaque par l’OTAN sur la Syrie ou l’Iran, ou les deux, n’a jamais été aussi proche. Une guerre mondiale pointe à l’horizon depuis la marque de 50 ans lorsque “le monde s’arrêta”, écrivit l’historien Sheldon Stern. C’était la crise des missiles de Cuba en 1962, lorsque les Etats-Unis et l’URSS furent si proches d’une guerre nucléaire. Des documents maintenant déclassifiés montrent que le président John F. Kennedy avait autorisé “à des avions de l’OTAN, pilotes turcs aux commandes, de décoller à destination de Moscou et de lâcher une bombe”.

L’écho aujourd’hui résonne on ne peut plus clairement.

Aggravation de la crise économique: 25% de chômage en Espagne… La France ? C’est pour demain…

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Grève Générale Illimitée à compter du 14 Novembre en Espagne, Portugal, Grèce, que les travailleurs français rejoignent le mouvement, car nous sommes les prochains sur la liste. C’est unis et coordonnés que les peuples vaincront.

Qu’on se le dise !

— Résistance 71 —

 

Un Espagnol sur quatre est sans emploi alors que le chômage atteint un taux record

 

RT

 

Le 26 Octobre 2012

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/spain-unemployment-record-high-312/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le taux de chômage espagnol a atteint un record à 25%. Le pays est actuellement en train de faire face à la plus grosse crise du chômage depuis les années 1970.

Le troisième quart de l’année 2012 a vu le chômage passer de 24,6 à 25,2% avec 85 000 personnes de plus cherchant un emploi, environ un cinquième de la population espagnole entre 15 et 64 ans.

La jeunesse du pays est la plus touchée avec plus de 50% de chômage dit l’Institut de Statistiques National espagnol. Par secteur d’activité les services, le bâtiment et les industries manufacturières enregistrent le plus gros taux de chômage. Avec ce taux, l’Espagne a maintenant le second plus haut taux de chômage de la zone euro derrière la Grèce où le taux avait atteint les 25% en Juillet dernier. Le chômage était en moyenne de 11,4% en Août à travers la zone euro. Les autorités espagnoles sont en train de débattre pour savoir si elles vont faire la demande d’un plan de sauvetage. Le gouvernement donne une prévision optimiste pour 2013, disant que cela sera la dernière année de récession et que le PIB ne chutera que de 0,5% et que le chômage diminuera. Quoi qu’il en soit, les experts prédisent eux, que le PIB espagnol chutera de manière bien plus signifiante et que le chômage augmentera à la fin de l’an prochain.

Grèves et grosses manifestations sont devenues des passes-temps favoris pour les Espagnols. Vendredi une grève partielle a perturbé les transports.

La prochaine grève nationale a été annoncée par le syndicat général des travailleurs et la fédération du travail pour se produire le 14 Novembre prochain (NdT: Grève générale illimitée). Les travailleurs grecs et portugais se joindront également à ce mouvement de grève. Une des façons de gérer ce haut taux de chômage est d’investir, a dit à RT Gabriele Zimmer, députée au parlement européen.

“Beaucoup de jeunes en Espagne, en Irlande, au Portugal ont quitté leur pays et en Espagne nous avons un taux de chômage de plus de 50% chez les jeunes qui n’ont pas de futur. Voilà pourquoi nous devons investir dans la sphère économique, nous devons donner aux gouvernements et aux PME, la possibilité d’investir”, a t’elle expliqué.

Les autorités de l’eurozone doivent complètement changer leur politiique et commencer à mettre les gens devant la stabilisation de l’Euro a estimé Zimmer. “Nous devons regarder ce que nous pouvons faire pour les citoyens dans nos pays, plus de 120 millions de personnes dans l’Union Européenne vivent dans la pauvreté et son socilaement exclus, ceci n’est pas un bon signe, ni un bon symbole pour l’UE qui a été honorée d’un prix Nobel de la Paix”, a t’elle dit.

L’auteur William Engdahl dit aussi que l’austérité est la source des troubles dans la zone euro, blâmant essentiellement les banques.

“Ces banques demeurent la source du problème. Il n’y a rien qui vient dans l’économie réelle et ceci est la racine même des 25% de chômage en Espagne et en Grèce et partout ailleurs dan l’UE” a t’il dit.

Quand la résistance pédagogique devient résistance politique: L’université de la Terre zapatiste pour une communauté ouverte d’apprentissage…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et social with tags , , , , , , , , , on 27 octobre 2012 by Résistance 71

L’Université de la Terre à San Cristóbal de Las Casas

 

Le 10 octobre 2012

 

par Christine Lapostolle

 

url de l’article original:

http://www.lavoiedujaguar.net/L-Universite-de-la-Terre-a-San

 

Spécialiste ?

— Pourquoi ne souhaites-tu pas que cet échange soit transcrit sous forme d’entretien ? 
— Je ne supporte pas la position du « spécialiste », j’ai horreur de passer pour celui qui sait.

Pendant quelques heures, j’ai discuté avec Jérôme Baschet au sujet de l’Université de la Terre à San Cristóbal de Las Casas, au Mexique, et des écoles mises en place par les communautés autonomes zapatistes du Chiapas.

L’Université de la Terre (aussi appelée Cideci : Centre indigène de formation intégrale) naît dans la mouvance de l’action de l’ancien évêque du Chiapas Samuel Ruiz. Samuel Ruiz est un des défenseurs de la théologie de la libération qui s’est propagée dans plusieurs pays d’Amérique latine à partir des années 1960. La théologie de la libération a été très importante dans l’expérience des communautés indiennes qui ont ensuite formé l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), notamment l’idée de l’auto-organisation des opprimés, l’idée qu’il s’agit moins de porter la bonne parole que de demander et d’écouter, selon la méthode dite du tijwanel (faire sortir ce qu’il y a dans le cœur de l’autre) — il s’agit de promouvoir une circulation horizontale de la parole dans des assemblées, de recueillir la parole présente dans le peuple pour la rassembler et la redistribuer. Tu retrouves cela chez les zapatistes : ne plus être assisté parce qu’on est pauvre, organiser sa vie à partir de ses richesses propres, aussi minimes soient-elles en termes d’argent, à partir de l’expérience qu’on a et des ressources de la communauté.

Concrètement, l’Université de la Terre est implantée à l’extérieur de San Cristóbal de Las Casas, à quelques kilomètres, au pied des montagnes. C’est un lieu magnifique. C’est la première chose qui frappe. La beauté du lieu. Tu arrives tu vois ce site, ces bâtiments au milieu de la végétation. C’est plein de verdure, entretenue avec soin. Des fleurs partout, des peintures murales…

Les bâtiments ont été construits par ceux qui travaillent là, progressivement, au fil des années, avec les moyens du bord, avec des dons, de l’argent gagné, notamment celui des cultures au milieu desquelles se trouve l’Université.

À l’Université de la Terre sont surtout organisés des apprentissages pratiques : agriculture, électricité, informatique, mécanique… Il y a aussi la fabrication (relativement artisanale) de livres. On cherche des façons de faire adaptées à une économie locale ; il s’est par exemple développé ces derniers temps une unité de recyclage des carapaces de crevettes : la crevette est pêchée en abondance sur la côte Pacifique, à partir des carapaces de crevettes on obtient un matériau qui peut servir à toutes sortes usages — mais je ne connais pas bien la question !

L’Université de la Terre est ouverte à tous ceux qui veulent apprendre, sans exigence de diplôme ou de niveau. Tout le monde a le niveau ! Elle sert aux jeunes Indiens des communautés zapatistes — elle est d’abord conçue comme un soutien aux zapatistes, mais il y a aussi des jeunes d’autres communautés indiennes. Et il y a des gens de San Cristóbal qui viennent. Tu viens là parce que tu veux te former dans tel ou tel domaine. Il n’y a pas de durée établie, les étudiants habitent sur place, il n’y a pas d’examens, de diplômes, c’est à chacun de savoir quand il a acquis ce qu’il était venu chercher. On peut repartir et revenir autant de fois qu’on en sent le besoin. La formation est à la fois libre et personnalisée. Il y a des formateurs, mais les gens s’entraident et avancent aussi comme ça. L’idée est celle d’une « communauté ouverte d’apprentissage » : même si certains ont plus d’expérience dans tel ou tel domaine, on construit ensemble des apprentissages, ce qui diffère de la conception d’une éducation dispensée par certains à d’autres qui la reçoivent.

Il n’y a pas d’enseignement théorique à proprement parler, mais beaucoup de rencontres sont proposées et tout le monde est convié. Les zapatistes y ont organisé plusieurs grands rassemblements ces dernières années, avec des gens qui venaient de tous les coins du monde : la rencontre organisée en 2007 après la mort de l’historien André Aubry a eu lieu là ; cinq mille personnes se sont retrouvées pour le Festival de la Digne Rage en janvier 2009… L’Université de la Terre se définit comme un « espace autonome », en rébellion contre les structures de l’État. Et lors d’une des rencontres organisées par l’EZLN, Marcos l’a déclarée « territoire zapatiste » (ce qui devrait constituer une protection vis-à-vis des possibles attaques gouvernementales).

C’est une sorte d’interface entre les communautés zapatistes et le reste du monde. Elle n’est bien sûr pas reconnue par le gouvernement mexicain. Elle n’a pas fait l’objet d’attaques frontales, mais elle subit pas mal de harcèlement, notamment via la Commission fédérale d’électricité, qui veut intenter un procès pour des dettes supposées alors que l’Université de la Terre est maintenant équipée de son propre générateur d’électricité. Les étudiants doivent se relayer jour et nuit pour des tours de garde à l’entrée. Récemment, des camions de l’armée fédérale sont venus patrouiller aux abords de l’Université de la Terre ; les soldats sont même descendus à pied avec leurs armes à la main, ce qui a suscité beaucoup d’inquiétude.

Je le redis, un des points importants est la beauté des lieux, une beauté simple, liée à la nature, au site et à la végétation, et à la gentillesse des gens, au sens communautaire. Tout le monde est frappé par l’accueil qu’on y reçoit. Évidemment en France quand tu dis « communauté » cela évoque tout de suite de vieilles images post-soixante-huitardes. Mais là, la référence, c’est la communauté indienne, avec le sens du collectif et de l’entraide qui la caractérise.

En dehors des grandes rencontres, tu as deux types de séminaires fréquentés à la fois par les étudiants, et aussi par des gens de la ville, par des sympathisants venant d’autres parties du Mexique et d’autres pays — tous ceux qui le souhaitent peuvent venir.

En outre il y a très souvent des invités de passage qui font des conférences ou exposent leur expérience de lutte dans leur pays. Les étudiants préparent et commentent après coup, ce qui est une occasion d’apprentissage sur telle partie du monde, sur certains problèmes qui nous concernent tous…

Le premier type de séminaire a lieu une fois par semaine. C’est le jeudi soir, ça commence à cinq heures, le temps qu’on se dise bonjour, qu’on prenne un premier café, ça fait plutôt six heures et là on discute parfois jusqu’à onze heures du soir. L’objet de ces séminaires, c’est l’actualité politique, chiapanèque, mexicaine et internationale, la lecture de la presse. Chaque semaine on distribue à tout le monde un stock d’articles, une cinquantaine de pages, les gens lisent, et on discute des articles la semaine suivante. Ce n’est pas l’actualité au sens Twitter, il y a un petit décalage avec le présent immédiat, en plus les articles au moment où on les distribue datent en général de quelques jours… Mais ça n’a aucune importance. L’actualité dans la minute, dans ce contexte, ça n’a pas de sens.

La séance commence par un compte rendu des lectures de la semaine en trois langues : en espagnol d’abord, trois quarts d’heure à peu près. Tout le monde en principe comprend l’espagnol, mais il y a des gens qui sont plus à l’aise en tsotsil ou en tseltal, alors il y a aussi des comptes rendus en tsotsil et en tseltal. Cela demande beaucoup de temps. Il faut beaucoup de patience. Ces conférences sont une vraie mise à l’épreuve de la patience pour un Occidental. Tout le monde écoute, écoute longtemps, et tout le monde parle, il n’y a pas de temps de parole, on laisse parler tous ceux qui veulent aussi longtemps qu’ils le veulent. Jamais on ne va couper la parole à quelqu’un. On le laisse parler, on le laisse aller au bout de ce qu’il a à dire. Et après, s’il y a lieu, on va formuler un autre point de vue en prenant autant de temps que nécessaire. Tous ceux qui parlent ne sont pas des habitués de la rhétorique, parfois il faut à quelqu’un très longtemps pour parvenir à exprimer ce qu’il veut dire. Tant pis, on ne s’énerve pas, on l’écoute. Ce respect de la parole est assez rare en Occident, je crois. Tu n’as pas besoin de savoir bien parler pour t’exprimer. Si tu as quelque chose à dire, tu le dis avec tes mots, tu cherches tes mots, on t’écoutera. Tout le monde écoute tout le monde, c’est un principe de base, c’est une sorte d’apprentissage de la parole en groupe…

Il y en a qui se taisent : il y a des étudiants qui ne disent rien. Mais tu as aussi des gens qui viennent ponctuellement, des gens de la ville, qui viennent avec leurs questions, leurs problèmes particuliers. Et comme c’est entièrement ouvert, tu as des gens qui ignorent ce qui s’est dit la fois précédente. Par exemple, il y a souvent des discussions autour de la question des terres : tu as beaucoup de gens, dans la périphérie de San Cristóbal qui se sont installés, ils ont construit sur des terres qui appartiennent officiellement à l’État. Ils fondent un quartier et puis au bout de quelques années la question de la propriété du sol se pose. En principe au Mexique, État ou gros propriétaire, si tu ne fais rien de tes terres pendant plusieurs années, elles peuvent passer aux mains de ceux qui les occupent et en font quelque chose. Mais cela donne lieu à des conflits. L’État joue de cela, sans forcément intervenir directement, il fait pression, il va faire des incursions au moment où on ne s’y attend pas, laisser planer la menace…

Ceux qui participent aux séminaires viennent d’horizons divers : des étudiants, des universitaires, des gens de différentes trajectoires politiques, anciens trotskistes, libertaires… Il y aussi des gens qui appartiennent ou ont appartenu aux structures de l’évêché. Parfois, il y a des nouveaux qui débarquent et qui t’expliquent ce qu’il faudrait faire comme si tu n’y avais jamais réfléchi… Ou quelqu’un qui se met à t’expliquer en long et en large quelque chose qui a déjà été discuté la semaine précédente où il n’était pas là. Tant pis, on écoute, on laisse parler. C’est la même chose dans les communautés. Toutes les décisions sont discutées autant que nécessaire, même s’il faut parler très longtemps. On ne prend la décision que quand tout le monde est d’accord. Et personne ne s’énerve. Je vois mal ce genre de chose ici en France. J’ai un ami qui ne supporte pas ! Il vient mais ça l’exaspère qu’on ne puisse pas se contredire, il ne supporte pas que les gens parlent sans limite de temps…

On est une quarantaine de personnes. Autour d’une grande table. Il y a le café, les petits pains, ça rentre, ça sort…

Un samedi matin par mois, c’est le second type de séminaire, on se réunit pour discuter autour d’un livre. Là on est moins nombreux, tous les étudiants ne sont pas présents. On choisit un livre et on l’étudie ensemble. Selon les mêmes principes de parole que ceux que je viens d’évoquer. Ces derniers temps on s’est penchés sur les écrits d’Ivan Illich. Avant, pendant trois ans, tous les samedis on a lu les livres d’Immanuel Wallerstein — sa critique du capitalisme mondialisé, la théorie des systèmes-monde — sa pensée compte beaucoup à l’Université de la Terre. Avec Ivan Illich, on est au cœur de la réflexion sur l’éducation. Illich a vécu au Mexique, son Centre pour la formation interculturelle (le Cidoc) était implanté à Cuernavaca. Dans les dernières rencontres internationales organisées par l’EZLN ou autour des anniversaires du 1er janvier 1994, la pensée d’Illich a été assez présente. À plus forte raison depuis le rapprochement avec Javier Sicilia, le poète dont le fils a été assassiné en 2011 : les zapatistes ont organisé une grande mobilisation pour soutenir la Marche pour la paix qu’il a engagée pour dénoncer le crime organisé. Javier Sicilia est un disciple d’Ivan Illich.

Une des idées principales d’Illich en matière d’éducation et d’apprentissage, c’est d’en finir avec l’école-institution. Repenser la question de l’enseignement, de la transmission, en dehors du rapport d’autorité et de normalisation qu’instaure l’école comme institution qui s’arroge le monopole du savoir légitime. Illich dénonce aussi le caractère contre-productif de l’école (comme d’autres institutions : l’hôpital, les transports, etc.) qui en délégitimant de nombreux savoirs et de nombreuses pratiques, produit un mode de savoir et des pratiques standardisés, abstraits, coupés de la vie. Lorsqu’il parle d’une société sans école, ce n’est pas forcément qu’aurait été aboli tout lieu spécifique voué aux apprentissages, mais il conteste le fait de réduire à l’école le périmètre de l’apprentissage. Chacun doit pouvoir accéder aux connaissances dont il a le désir et tout le monde peut apprendre à tout le monde. Chacun sait des choses qu’il peut transmettre si on établit les conditions qui le permettent. On a beaucoup moins souvent qu’on ne le croit besoin de maîtres, on a besoin d’une pratique des savoirs, d’une circulation, d’un échange ininterrompu. Il s’agit de valoriser les apprentissages liés à l’expérience, à la vie réelle, l’auto-apprentissage, l’inter-apprentissage, non pas l’éducation a priori mais les apprentissages en fonction des besoins effectifs, des situations, etc. Illich prône la déspécialisation, il s’oppose à la délégation de l’enseignement à des spécialistes autorisés. Tout le monde sait, dit-il, et a des capacités à transmettre.

Reste que tout dépend de la question suivante : apprendre pour quoi ? Pour vivre dans quel monde, dans quelle réalité sociale ?

Les écoles des communautés

Promotores, le mot n’est pas terrible en français où le promoteur évoque surtout l’immobilier ! Mais en espagnol, dans le contexte dont je parle, il faut l’entendre au sens premier : celui qui promeut, fait aller en avant, qui suscite l’élan…

Dans les communautés, ceux qui enseignent aux enfants dans les écoles primaires sont appelés promotores. Trois cents écoles primaires existent aujourd’hui dans la seule zone des Altos (Hautes Terres), l’une des cinq zones gouvernées par les autorités autonomes zapatistes. Les promotores ont été formés pour leur tâche mais ils ne sont pas payés. Ils ne gagnent pas d’argent, ils reçoivent seulement une aide en produits alimentaires de la communauté où ils enseignent ; ils continuent aussi à participer à la production agricole de leur famille, à la récolte du café, leur activité ne se limite pas à l’enseignement. Au moment de la récolte du café, l’école s’arrête, tout le monde s’y met, les enfants aussi. À la fois les promotores ont été formés pour faire l’école, mais ils participent aux autres activités quand c’est nécessaire.

Souvent ils manquent de pas mal de choses… ils n’ont pas forcément de quoi acheter le matériel scolaire ou les livres dont ils auraient besoin, et pas même de quoi s’acheter un nouveau pantalon ! De toute façon le principe c’est : on a une petite salle pour faire la classe, tant mieux, mais si on ne l’avait plus, on ferait la classe sous un arbre.

Au premier abord, l’organisation générale se présente un peu comme ici. C’est très structuré. Il y a six années. On acquiert des connaissances. Tu fais ton cursus. Là ils ont un peu calqué sur le système officiel. Ça ressemble à l’idée qu’on a de l’école. On peut se dire, c’est un peu dommage. Mais où ça change, c’est dans le statut même du promoteur et dans la manière de concevoir l’éducation — comment on apprend. Il n’y a pas de compétition, il n’y a pas d’échec ou de réussite. Tu as des savoirs à acquérir et on t’explique jusqu’à ce que ce soit acquis. Ceux qui ont compris plus vite aident les autres. Et on ne passe à autre chose que quand tout le monde a compris.

L’école n’est pas organisée de façon identique partout. Il y a cinq zones entre lesquelles se répartissent les communautés, et dans chaque zone, même si les principes généraux sont les mêmes, il y a des variations importantes.

Dans l’école secondaire, tout le monde est capable d’enseigner tout. La non-spécialisation, cela veut dire que les promotores doivent se débrouiller avec la situation telle qu’elle se présente. Quelqu’un commence à être bien formé dans une discipline, mais s’il y a un manque dans une autre discipline qu’il n’a pas encore enseignée il faut qu’il s’y mette : quelqu’un part et il faut tout réorganiser… Souvent, dans les communautés, les gens jeunes éprouvent le besoin de partir un an ou deux dans le nord du Mexique ou aux États-Unis, c’est un peu le voyage obligé : même si les conditions de vie sont très dures, les gens partent, puis en général reviennent dans la communauté. Si quelqu’un s’arrête, on prend son travail en charge. Même si a priori on ne sait pas faire ce qu’il faisait — on apprend, on trouve. Il faut faire avec ce qu’on a, apprendre sur le tas. Il faut se débrouiller. Ce n’est pas un principe, ce n’est pas systématique, mais quand il faut résoudre un problème d’organisation on change la répartition des rôles. Tu enseignais l’histoire, et tu vas faire les sciences naturelles…

Les élèves habitent sur place. Garçons et filles bien sûr. Qui va dans les élèves secondaires ? Ce sont les intéressés eux-mêmes qui décident, il n’y a pas l’idée de repérer les meilleurs ou ce genre de chose. On va à l’école secondaire si on a envie d’aller à l’école secondaire et de faire quelque chose d’utile pour la communauté, c’est tout.

Les matières, ce ne sont pas exactement des matières au sens où on l’entend ici, ce sont des aires de connaissances : communication et langages, mathématiques, sciences sociales, sciences de la vie, humanisme, production.

Comment former les formateurs ? Il ne s’agissait pas de passer par l’enseignement classique mexicain. Il a fallu tout faire. La mise au point a pris plusieurs années. Ça a donné lieu à des discussions interminables. Entre les gens des communautés, qui savaient ce qu’ils voulaient, et des invités extérieurs, des sympathisants zapatistes, des gens qui, soit avaient une pratique d’enseignement, soit avaient envie de réfléchir à cette question en étant déjà sensibles aux enjeux des communautés autonomes. Il n’en est pas sorti des manuels, mais des textes, oui.

Les savoirs sont vus dans la perspective zapatiste, forcément. Dans la perspective des gens qui luttent. Dans les communautés, comme à l’Université de la Terre, la conception de l’éducation est sous-tendue par un projet politique, qui met l’autonomie au cœur des enjeux. Les communautés, l’Université de la Terre, sont conçus comme des espaces autonomes et le but est que l’autonomie gagne du terrain.

Le risque d’endoctrinement, il n’est certainement pas plus grand que dans l’école des sociétés capitalistes ! Il faut faire attention, certainement, mais le danger d’endoctrinement est assez faible car les zapatistes n’ont jamais été partisans d’une ligne politique rigide, ils ne pratiquent guère ce qu’on appelait, en d’autres temps, le travail de « formation politique ». Il y a des convictions partagées — la volonté d’autonomie dans tous les domaines, le rejet du capitalisme, l’égalité, l’idée de prendre en compte la réflexion, le point de vue de chacun : les décisions de ne prennent jamais à la majorité, il n’y a pas de spécialiste de ceci ou cela qui aurait plus voix au chapitre que les autres, on discute jusqu’à ce que tout le monde soit d’accord et on agit ensuite.

L’une des idées majeures dans l’enseignement des écoles, et ça vaut pour toutes les matières, c’est que pour aller vers le plus lointain, on part du plus proche. Et on s’appuie toujours sur du concret. En histoire par exemple, on va commencer par apprendre l’histoire de la communauté, puis celle du Chiapas, puis du Mexique, puis du monde… En science tu vas commencer par travailler à partir de ce que tu as autour de toi, tu observes, les plantes, les animaux qui sont là, en maths tu vas partir des problèmes à résoudre dans la vie quotidienne…

Partir de soi, partir du concret, rendre tout concret. Cela veut dire aussi une implication du corps, des gestes. Le mouvement plutôt que la quasi-immobilité où le maître est debout et parle à des élèves assis qui écoutent en silence. Je prends un exemple. Tu expliques la densité de la population. Tu dis « densité de population », pour la plupart des élèves cela n’évoque rien. Alors tu vas faire une démonstration, plutôt que de t’en tenir aux mots, tu te lèves, tu vas au milieu de la pièce, tu fais venir des élèves, tu les répartis dans l’espace pour illustrer ce que tu veux montrer — quinze personnes par ici, trois par là, trois autres… tu fais une petite mise en scène. Et tout le monde est dix fois plus impliqué.

Il y a aussi des livres, bien sûr. Chaque école a une bonne bibliothèque. Et pour celui qui veut approfondir une question, il y a les livres, il y a Internet…

Il ne faut pas oublier qu’en ce qui concerne les zapatistes, si les Accords de San Andrés sur les droits indigènes ont été signés par le gouvernement fédéral et l’EZLN, le gouvernement a ensuite refusé les modifications de la Constitution qui devaient en découler. On est dans une sorte de no man’s land, l’armée, ou les forces paramilitaires, ne sont jamais très loin, l’État trouve régulièrement des moyens, même sourds, pour inquiéter les gens dans les communautés. C’est une sorte de harcèlement lent, insidieux.

Il s’agit, à l’Université de la Terre, dans les écoles zapatistes, mais plus largement aussi, de créer des pratiques différentes, des relations différentes entre nous tous ; il s’agit bien d’un projet politique, en rupture avec les formes de vie et d’expérience propres au système institutionnel et à la société capitaliste. Un autre monde dans ce monde-ci, pas pour des lendemains qui chantent et déchantent, mais tout de suite, avec ce qu’on a à portée de main, avec les limites que cela suppose. Des énergies qui se mobilisent pour construire collectivement, sans trop savoir comment, sans plan global préalable, un flux. Le chemin n’est pas tracé, il faut l’inventer, pas après pas, sans certitude.

 

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: L’Iran prépare une série de sanctions contre l’Europe…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 26 octobre 2012 by Résistance 71

Dans ce bras de fer déjà engagé, pas du tout certain que l’UE tienne la route. L’Iran par contre subit des sanctions et embargo depuis 1979 et y est bien plus préparé.

Qui sera à genoux en premier ? Les paris sont ouverts !

— Résistance 71 —

 

L’Iran menace d’arrêter toute exportation de pétrole et considère des sanctions anti-européennes

 

RT

 

Le 23 Octobre 2012

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/iran-stop-oil-export-sanctions-072/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Iran prévient qu’elle pourrait arrêter ses exportations de pétrole, faisant ainsi exploser le prix du barril, si les sanctions des Etats-Unis et de l’UE se renforçaient plus avant. Dans ce cas précis, dit Téhéran, nous avons une stratégie de remplacement pour continuer sans les revenus du pétrole. “Si vous continuez à rajouter des sanctions, nous allons stopper toute exportation de pétrole dans le monde”, a dit le ministre iranien du pétrole Rostam Qasemi à des journalistes Mardi. “Le manque de pétrole iranien sur le marché fera monter le prix du barril de manière très conséquente.” L’Iran est en ce moment sous la pression de sanctions internationales, principalement concernant ses exportations de pétrole, sanctions imposées par le conseil de sécurité de l’ONU, les USA et l’UE afin de faire arrêter le programme nucléaire controversé de la république islamique. Washington et quelques-uns de ses alliés croient que le programme est utilisé pour développer l’arme nucléaire.

Le 15 Octobre, les ministres des affaires étrangères de l’UE ont approuvé un nouveau package de sanctions ciblant les secteurs financier de l’Iran, son commerce, son énergie, ses transports et de télécommunication. Tôt en Octobre, les législateurs américains ont aussi étendu un lot de sanctions déjà dures contre l’Iran.

Les mesures ont sévèrement touché l’économie de l’Iran, mais Qasemi a dit que celle-ci a un “plan B” qui permettra au pays de compenser les pertes de profits dûes à ses ventes de pétrole. Il n’a pas dit combien de temps l’économie pouvait fonctionner sans le pétrole.

L’Iran continue de pomper le pétrole à sa capacité normale et produit quelques 4 millions de barrils / jour., a dit Qasemi, contredisant le rapport de l’OPEP disant que la production du pays était tombée à 2,7 millions de barrils /jour. Il a ajouté que “L’Iran a fait face à des sanctions américaines depuis plus de 30 ans tout en continuant à gérer optimalement son secteur pétrolier.”

Le parlement iranien considère des sanctions contre l’Europe

Énervés après une nouvelle bordée de sanctions, les legislateurs iraniens travaillent sur “un package d’embargo préemptif” qui toucherait les états européens, a rapporté la chaîne de télévision iranienne de langue anglaise Press TV.

Les officiels pensent faire agir les sanctions en trois phases:

La première privera les ennemis de l’Iran de son brut léger de très haute qualité. D’après le rapport, 70 raffineries européennes dépendent du pétrole iranien.

La seconde phase verra l’embargo sur les biens transportés depuis les états européens qui ont participés à imposer les sanctions contre Téhéran.

La troisième phase interdirait les citoyens iraniens de voyager dans les pays hostiles.

Résistance politique et désobéissance civile en cours à Notre-Dame-des-Landes

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, démocratie participative, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , , on 26 octobre 2012 by Résistance 71

Sur les expulsions et la résistance en cours 
à Notre-Dame-des-Landes

 

Le 25 octobre 2012, par ZAD

 

url de l’article original: Avec vidéos

http://www.lavoiedujaguar.net/Sur-les-expulsions-et-la

 

Assemblée d’organisation de la manifestation de réoccupation : 
vendredi 26 octobre, à 19 heures, à B17, 
17, rue Paul-Belamy à Nantes.

La date définitive de la manifestation de réoccupation sera confirmée à l’issue de cette assemblée.

Depuis mardi 23 octobre au matin, la ZAD [1] est envahie et occupée par des centaines de policiers en tout genre. Ils s’attaquent petit à petit aux maisons et cabanes occupées, qu’ils détruisent et emportent minutieusement pièce par pièce hors de la zone pour ne rien laisser qui puisse servir à reconstruire ou résister.

Les lieux et jardins encore occupés sont régulièrement harcelés, couverts de lacrymos, piétinés… La police essaie de rendre impossibles les moments de rassemblement ou de réunion. Depuis mardi, les occupant.e.s et les personnes arrivées sur place ont répondu par des barricades, des blocages des axes utilisés par les flics, par des réoccupations, des projectiles, du feu, des insultes et des sarcasmes… Depuis maintenant quatre jours, sous une pluie constante, quelques centaines de personnes tiennent la zone coûte que coûte face à la police et comptent bien y rester. Des manifestations, des actions ont lieu tous les soirs à Nantes et dans d’autres villes et ce n’est pas fini.

Sept maisons en dur ont déjà été expulsées, ainsi que quelques cabanes, mais de nombreuses autres demeurent dispersées dans les bois, les champs, sur les arbres. Outre les occupant.e.s, des locataires, propriétaires et paysans sont toujours menacés eux aussi de devoir dégager de la ZAD. Autant dire que cette tentative d’expulsion XXL est partie pour durer. Nous ne pouvons encore présager de la manière dont les expulsions vont se poursuivre, en continu ou pas, dans les prochains jours sur d’autres cabanes et habitats. Mais il semble assuré que l’occupation militaire de la zone et la destruction des maisons déjà expulsées continuent la semaine prochaine… « Le Sabot » (jardins maraîchers occupés en manif le 7 mai 2010) a résisté toute la semaine dernière aux pressions policières, mais il est possible que la préfecture cherche à le faire dégager dès la semaine prochaine. Une maison expulsée et réoccupée quelques heures plus tard vendredi soir aux Fosses-Noires est menacée dans les quarante-huit heures. Les cabanes dans les arbres et installations aériennes tiennent toujours et pourraient se multiplier. Il est très probable par ailleurs qu’une seconde grande offensive ait lieu après le 28 octobre, puisque trois nouvelles maisons seront expulsables, dont « Les Rosiers », première bâtisse occupée sur la ZAD il y a de cela cinq ans. Quoi qu’il en soit, nous appelons dès aujourd’hui et pour les semaines à venir à l’arrivée de relais et renforts créatifs et déterminés par ici, pour reconstruire et tenir, ainsi qu’à la poursuite d’actions de pression ailleurs. Face aux possibilités de durcissement, en terme d’interpellations notamment, il faut tout faire pour que les occupant.e.s ne se retrouvent pas isolé.e.s (guettez les infos sur zad.nadir.org, des idées pour se bouger, points de rendez-vous et d’accueil sont donnés ainsi que des infos fraîches en continu sur la situation et des conseils sur le matériel à amener).

D’ores et déjà bravo à fond, à tou.te.s celles et ceux qui ont mené des actions de solidarité, des manifs, des rassemblements, à trois ou à deux mille, envoyé des messages de soutien, apporté du ravitaillement, des chaussettes, et de quoi lutter… Cela réchauffe grave le cœur, les pieds et alimente la rage, en ces journées de résistance pluvieuse, de savoir que d’autres s’attaquent au PS, à Vinci et consorts, constructeurs de l’aéroport et broyeurs de nos vies.

La manifestation de réoccupation

En ce qui concerne la manifestation de réoccupation, annoncée en cas d’expulsion (voir appel), nous voyons toujours la nécessité d’un moment de mobilisation large, constructive et offensive après ce premier round d’expulsion. Nous percevons toujours autant la pertinence de nous retrouver, occupant.e.s, habitant.e.s du coin et d’ailleurs, agriculteur.rice.s, associations et autres pour dire que rien n’est joué dans cette lutte, que nous reviendrons toujours et que nous ne laisserons pas l’aéroport se faire. Il nous faut reconstruire ensemble un lieu ouvert d’organisation de la lutte sur les terres menacées. Nous remettons d’autant moins en cause ce projet qu’il semble aujourd’hui sur toute les lèvres.

La manifestation de réoccupation aura donc bien lieu !

Nous avions annoncé qu’elle se déroulerait le quatrième samedi après les premières expulsions conséquentes sur la zone. Pour autant, si cette première vague d’expulsion a bien démarré il y a quatre jours, elle n’a encore connu aucune interruption et ne nous a pas laissé beaucoup souffler. De ce fait, nous avons décidé qu’il nous était nécessaire de prendre un peu de recul sur la situation avant de confirmer une date.

Nous appelons donc à une assemblée générale pour organiser cette manifestation de réoccupation avec tous les groupes, assos, et personnes qui le souhaitent vendredi 26 octobre, à 19 heures, à B17 rue Paul-Belamy à Nantes… La date de manifestation sera confirmée à l’issue de cette assemblée. Nous vous invitons à la relayer le plus largement et le plus rapidement possible, afin que chacun.e puisse s’organiser pour venir. Nous appelons tous les collectifs qui soutiennent ce projet à commencer à mobiliser et à s’organiser dès maintenant à ce sujet.

Et puis en attendant on cherche d’ores et déjà des cuisines collectives, chapiteaux, musiciens, batucadas, cabanes en kit, matériaux, outils, tracteurs… en vue de la réoccupation.

Des occupant.e.s de la ZAD et collectifs solidaires, qui ne lâcheront rien 
Pour tous contacts : 
reclaimthezadZone à défendre 
Tritons crêté.e.s contre béton armé

 

Notes

[1] ZAD, administrativement “zone d’aménagement différé”, devenue “zone à défendre” — voire “zone d’autonomie définitive” — pour la résistance au projet d’aéroport (note de “la voie du jaguar”).

Résistance politique: L’approche historique fait la différence… Mémento pour la Palestine.

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 26 octobre 2012 by Résistance 71

Nous le répétons depuis un bon moment. Il faut étudier l’histoire en modifiant l’angle d’approche. L’histoire est relatée et écrite par les nantis, les privilégiés et les vainqueurs des guerres. Pourquoi ne pas analyser les évènements historiques vus sous l’angle des démunis, des opprimés et des vaincus ? Howard Zinn outre-atlantique avait ouvert cette voie avec son « Histoire populaire des Etats-Unis » (1980). Si cette recherche nous aide à comprendre les tenants de l’impérialisme américain depuis ses origines, il est évident que le même travail puisse être effectué pour les histoires de toutes les nations. En ce qui concerne Israël, son histoire est inextricablement liée à celle du sionisme et l’exploitation d’évènements tragiques.

Il est frappant de constater la similitude en bien des points entre la création de l’état d’Israël, le calvaire du peuple palestinien et la quasi extermination et expropriation criminelles des nations natives du continent américain depuis 1492. Nous nous devons d’analyser les crimes de l’occident sans complaisance, car c’est en changeant profondément les attitudes par la compréhension d’une histoire démythifiée, que nous changerons la société qui est en fait une entité organique faite de chair et de sang.

Cette étude de Rudi Barnet lève le voile sur des évènements volontairement laissés dans l’ombre. C’est en exorcisant nos peurs et notre honte que nous changerons le monde, pas en préservant le statu quo oligarchique, ce que tous les rouages du système, historiographie comprise, accomplissent au fil du temps pour mieux nous contrôler.

— Résistance 71 —

 

“Le génocide nazi n’est pas mon affaire !” [1]

 

Par Rudi Barnet

 

Octobre 2012

(1)

 

Les textes de ce « Memento pour la Palestine » n’ont pas la prétention d’être exhaustifs sur la dramatique histoire du peuple palestinien.

Ils sont seulement le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui veut « comprendre ».

L’objectif essentiel est de fournir un « aide-mémoire » à celles et ceux qui, comme moi, sont opposés à toute forme d’embrigadement et qui placent l’être humain au-dessus de toute religion et idéologie!

Sauf oubli, on pourra trouver les références de chaque citation ou information.

Ainsi le lecteur pourra en vérifier la provenance et compléter ses connaissances.

En espérant que ces informations permettront aux citoyens indifférents ou aveuglés par la propagande sioniste,  d’être moins crédules et d’avoir une approche plus objective et plus  humaine de cette tragédie.

Ce « Mémento » est dédié à Yvonne Sterk (Rafiqua Yvon), infatigable militante de la justice et de la paix et grande voix de la résistance palestinienne, qui nous a quittés en 2012. [2]

Qui parle à qui ?

Enfant, les témoignages et les informations sur la “solution finale“ m’épouvantaient.

Adolescent, j’ai vu les terribles images de « Nuit et Brouillard » de Resnais et le visage d’Irena Sendlerowa, la résistante polonaise qui sauva plus de 2500 enfants du ghetto de Varsovie… Elles sont restées gravées en moi.

Raoul Wallenberg, ce jeune diplomate suédois qui sauva tant de vies juives en Hongrie et Marek Edelman, le héros du ghetto de Varsovie, font également partie de mon « petit panthéon » personnel. Et c’est, chaque fois, la gorge serrée que j’entre dans ce quartier du ghetto de Venise qui a donné son nom à tous les ghettos du monde.

Comme tous les racismes, l’idéologie qui a généré l’horreur nazie doit être combattue sans relâche et les lieux de mémoire doivent être préservés pour témoigner de cette face nauséabonde de l’être humain.

Il n’y aura jamais assez de publications, de films, de manifestations pour dénoncer et informer sur ce déshonneur de l’humanité et la Justice doit être intransigeante envers tout acte ou parole agressant nos concitoyens pour la couleur de leur peau, leur religion ou leur culture.

A quelle nation, à quel peuple appartenez-vous ?

La solidarité inconditionnelle à l’Etat d’Israël de certains citoyens de mon pays, qu’ils soient ou non de religion ou de culture hébraïque, et leur allégeance à ce régime – Nous et notre pays Israël… Notre ambassadrice… Notre hymne national “Hativah“ !… comme on peut l’entendre en permanence sur “Radio Judaica“ [3] – m’a toujours troublé et intrigué.

Ils semblent vivre dans un monde différent de leurs concitoyens … Comme en exil!

Se rendent-ils compte que la primauté qu’ils donnent à un Etat étranger, alors qu’ils appartiennent à notre pays, a quelque chose de… schizophrénique?[4]

N’ont-ils pas conscience que l’horrible entreprise d’extermination hitlérienne ne concerne pas l’Etat d’Israël, mais tous les citoyens du monde, qu’ils soient de religion hébraïque ou non?

Ne voient-ils pas la perversité des dirigeants israéliens et des fanatiques sionistes qui entretiennent cette confusion et l’utilisent en permanence pour justifier leurs exactions envers le peuple palestinien?

Ce qu’on peut lire ou entendre dans les médias européens de culture juive est, la plupart du temps, sans relation avec la vie de la communauté israélite locale.

Au lieu d’informer les citoyens sur des sujets sociaux, politiques ou culturels, de débattre des problématiques d’actualité de leur ville ou de leur pays, la plupart de ces médias consacrent un maximum d’espace et de temps à Israël (faits divers, vie politique… même le bulletin météo) et à relayer la propagande du régime sioniste.

… Tout en accusant les pacifistes locaux d’importer le « conflit ».

Ce ne sont, bien souvent, que critiques acerbes des organisations internationales (ONU, Cour internationale de justice, Unesco…), rejets virulents de toute critique d’Israël, discours condescendants envers les autres communautés religieuses (surtout musulmanes), propos injurieux sur les Palestiniens[5], etc.

C’en est au point que, dans certains pays, ceux qu’on appelle les « sayanim » en hébreu (bénévoles, aides, assistants…) collaborent directement avec le Mossad[6] en lui communiquant des informations sur des concitoyens, en participant aux campagnes de propagande… jusqu’à, parfois, faire de l’espionnage.[7]

Comment ces gens parviennent-ils à concilier cette soumission à un Etat étranger avec le respect dû à leur pays?

Un conte pour endormir les enfants

A l’école de mon village, notre instituteur nous vantait les mérites de “ces courageux colons qui allaient faire fleurir un désert“ et nous racontait avec enthousiasme l’épopée de ces valeureux pionniers.

Le monde sortait alors d’une guerre terrible, la communauté juive avait connu une tragédie effrayante et le petit écolier que j’étais se réjouissait de ce « happy end », de ce départ vers un avenir prometteur.

Longtemps, les enfants de ma génération ont cru à cette fable. Tout comme, sans doute, les jeunes juifs socialistes, idéalistes qui, de bonne foi, sont partis d’Europe pour créer les premiers kibboutzim.

On sait maintenant que le slogan « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » n’était qu’une tromperie sordide! Loin d’être un désert, il y avait là-bas des centaines de villes et villages, des cultures prospères, des jardins, des êtres humains de religions diverses.

… Un peuple de plus d’un million d’humains vivait sur cette terre et la cultivait ![8]

Le temps a passé et, peu à peu, la réalité s’est dévoilée.

On sait maintenant que l’Etat d’Israël est le résultat d’une colonisation violente qui a débuté bien avant la guerre de 1940/45…. Et qu’elle n’a que très peu de lien avec la terrible « solution finale » nazie!

On sait aussi, depuis l’ouverture d’une partie importante des archives israéliennes, que la création de l’Etat d’Israël a été réalisée en commettant un véritable crime contre l’humanité : une nettoyage ethnique!

Ce « Plan D » élaboré par Ben Gourion et froidement exécuté par les milices sionistes visait à « désarabiser » (sic) le pays en tuant les opposants, en expulsant les populations et en rasant villes et villages.

Il fut méticuleusement mis en œuvre dès 1947, près d’un an avant la proclamation de l’Etat.

L’objectif de créer un Israël ethniquement « pur » n’a pas vraiment été atteint puisque « seulement » 750 à 800.000 palestiniens furent expulsés, quelques milliers de civils exécutés et 531 villages rasés.

Et qu’il reste encore des Palestiniens sur cette terre.

Il a fallu de nombreuses années pour que, peu à peu, les détails de cette ignominie soient accessibles au public! [9]

Même les historiens sionistes reconnaissent aujourd’hui l’existence de ce plan…  En minimisant son importance et les conséquences de son contenu, évidemment!

De la bonne utilisation de la « Shoah »

Aujourd’hui on sait… Pour autant qu’on veuille savoir!

On sait qu’à partir de 1882 et jusqu’en 1939, environ 460.000 colons (principalement d’Europe centrale et orientale) sont arrivés par vagues successives!

En 1891 (!) l’essayiste hébreu Ahad Ha’Am commentait ainsi sa visite en Palestine: « A l’étranger nous sommes habitués à croire qu’Israël est presque vide ; que rien n’y pousse et que celui qui veut acheter de la terre peut aller là-bas acheter les terres qu’il désire.  En réalité, la situation n’est pas ainsi. Dans ce pays, il est difficile de trouver une terre cultivable qui ne soit déjà cultivée ».[10]

De 1939 à 1946, 150.000 nouveaux colons débarquèrent.

Seule une petite partie d’entre eux étaient des martyrs des camps nazis. [11]

Ce n’est que bien plus tard qu’à l’instar du journaliste israélien Boas Evron, nous avons réalisé que « La conscience de l’holocauste était en réalité un instrument d’endoctrinement de la propagande officielle, un ramassis de slogans, une vision du monde faussée dont le vrai but n’était nullement la compréhension du passé, mais bien la manipulation du présent » [12]

Un Tribunal de Nuremberg pour…

Les colons sionistes des années 30, qualifiés de terroristes par l’occupant anglais, ne se préoccupaient guère de ce qui se passait en Europe !

En décembre 1942, David Ben Gourion (David Grün de son nom originel, émigra de Pologne en 1906), futur fondateur de l’Etat d’Israël, ayant été informé de la mise en œuvre de la “solution finale“ par les Nazis, se montra pour le moins indifférent (voir la citation/titre).

Il est aussi l’auteur de cette affirmation cynique (1938) : « Si je savais qu’il était possible de sauver tous les enfants Juifs d’Allemagne par leur transfert en l’Angleterre et seulement la moitié d’entre eux en les transférant vers Eretz-Israël, je choisirais celui-ci, parce que nous sommes confrontés non seulement à la comptabilisation de ces enfants mais aussi avec la comptabilité historique du peuple juif. »[13]

Ce mépris pour les martyrs de l’Holocauste a été violemment stigmatisé par Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de criminels nazis, au Congrès sioniste de 1946 : “Cela ne nous aurait pas fait de mal d’organiser notre propre procès de Nuremberg contre tous ceux (les dirigeants sionistes) qui n’avaient pas accompli leur devoir envers nous, nos familles et le peuple juif » .[14]

Ce procès réclamé par Wiesenthal n’a évidemment jamais eu lieu!

Il aurait notamment amené à rendre publics quelques aspects très peu glorieux du mouvement sioniste… Comme sa coopération avec le régime hitlérien (Les images des militants du Betar de Jabotinsky[15] paradant à Berlin en 1936[16] sont bien connues)!

Itzhak Shamir, collabo du régime nazi

La complicité avec le régime nazi débuta dès l’avènement du “führer“ en 1933 avec le “Haavara Agreement“ entre l’Agence Juive[17] et les autorités allemandes pour l’exportation de capitaux, de produits manufacturés et le transfert d’émigrants.

On estime que 40 à 60.000 juifs allemands ont pu bénéficier de cet accord et que les transactions auraient portés sur 14.000.000 £ de l’époque!

Cet accord entre l’Agence Juive et le régime nazi perdura jusqu’en 1942 ![18]

Le procès revendiqué par Wiesenthal aurait aussi permis d’en apprendre plus sur le projet d’alliance militaire[19] du « Groupe Stern » d’Itzhak Shamir[20] avec le régime hitlérien.

Cette proposition de 1941 – Il y avait alors déjà huit ans que Dachau, le premier camp de concentration, était en « activité » – valu à Shamir d’être arrêté et emprisonné par les Britanniques pour « terrorisme et collaboration avec l’ennemi nazi ».[21]

Natif de Biélorussie (son nom d’origine : Yezernistky) Shamir est arrivé en Israël en 1935.

Mis à part les quelques mois qu’il passa dans une prison de l’occupant britannique, son palmarès d’exploits terroristes, de 1937 à 48, fut « remarquable » : attentats contre les civils palestiniens, assassinats divers dont celui de Folke Bernadotte, le médiateur de l’ONU, etc.

Il intégra ensuite le Mossad[22] et en fut un des patrons pendant une dizaine d’années.

Plus tard, il devint premier ministre!

Ce sulfureux personnage qui disait en 1988 que « Les Palestiniens seront écrasés comme des sauterelles… Leurs têtes éclatées contre les rochers et les murs! » [23] a été enterré cette année 2012, dans le « carré des héros de la nation » et a reçu les hommages obséquieux de nombreux chefs d’Etat occidentaux, dont François Hollande, Président de la France!

Ce que nous racontait notre instituteur était donc “bidon“!

C’est donc aussi une ignominie d’instrumentaliser les monstruosités nazies pour justifier l’invasion de la Palestine. Ce n’est pas au peuple qui vit sur cette terre à payer pour les crimes de l’Allemagne nazie, ni pour les nôtres!

Il est d’ailleurs paradoxal, choquant même, de constater que des rescapés du nazisme ou leurs descendants, ne soutiennent pas aujourd’hui des êtres humains qui subissent l’oppression.

Quelle est cette aberrante mécanique mentale qui conduit à l’indifférence face au malheur d’innocents ?

Un mufti bien utile…

A l’école du village, on nous racontait aussi que « les Arabes qui vivent en Israël s’étaient alliés aux nazis et qu’il fallait les écraser, que Al-Husseini, le mufti de Jérusalem était leur leader, qu’il avait collaboré avec Hitler et appelé les Palestiniens à se joindre aux forces de l’Axe ».

Nous ignorions alors – certains l’ignorent d’ailleurs toujours, ou feignent de l’ignorer – que cet Amin Al-Husseini avait quitté la Palestine en 1937 (Liban, Irak… et en Allemagne depuis 1941), qu’il était largement discrédité dans le monde arabe…  et que son influence sur la population de son pays était plus que limitée.

Preuve en est le faible résultat de ses exhortations auprès des nations arabes et de ses compatriotes : seuls 6 300 volontaires de divers pays arabes (Egypte, Arabie, Liban, Turquie…et Palestine) rejoignirent les organisations militaires nazies, tandis qu’ils furent 259 000, dont 9 000 Palestiniens, à rejoindre les forces alliées! [24]

Que cet Al-Husseini ait été un personnage exécrable est incontestable – ce n’était visiblement pas l’avis du gouvernement français qui l’hébergea et le protégea en 1945 – mais de là à en faire le “chef“ des Palestiniens…

Et lui consacrer plus de place au mémorial de Yad Vashem qu’à des Himmler ou Goebbels – l’espace qui lui est consacré dans “Encyclopedia of the Holocaust“ est seulement dépassé par celui concernant Hitler lui-même – serait risible si ce n’était clairement une manipulation visant à présenter les Palestiniens comme coresponsables du génocide hitlérien.[25]

L’ironie morbide de l’Histoire veut que ce mémorial Yad Vashem a été construit sur les terres et les ruines du village martyr de Ein Kerem…  et en face de ce qui fut Deir Yassin. [26]

Deir Yassin, cet Oradour palestinien où, comme prévu dans le sinistre plan de nettoyage ethnique, se déroula un des pires massacres de civils perpétrés en 1948 par les milices sionistes.

Il est fort probable que les guides du mémorial préfèrent escamoter cette information depuis le licenciement d’un des leurs : il avait osé en parler à des visiteurs.[27]

… Des nazis bien utiles aussi

Il est troublant de constater qu’aucun “Tribunal de Nuremberg ou de La Haye“ n’ait jugé certains complices objectifs des massacres nazis, notamment les membres des gouvernements anglais, étatsunien et canadien qui “savaient“ dès 1942, qui connaissaient la mise en œuvre de la “solution finale“ et qui ont cyniquement laissé faire.

Après 1945, les “Alliés“ ont été plus que laxistes avec les criminels de guerre allemands, notamment les USA – mais la politique de l’URSS était similaire – qui ont accueilli et protégé de nombreux nazis, dont quatre à cinq mille membres du réseau du général hitlérien Reinhard Gehlen, devenus de bons citoyens américains et “recyclés“ dans la CIA ! [28]

… Quand ce n’est pas le tapis rouge qui est déroulé pour les accueillir, comme pour l’ingénieur nazi Werhner von Braun [29] et son équipe, responsable des V2 qui firent tant de morts….

Aux USA, il fit carrière comme directeur du centre de vol spatial de la NASA et termina ses jours comme citoyen étatsunien couvert d’honneurs (On créa même un « Werhner von Braun Day »)!

… Au même moment les USA fermaient leur frontière à de nombreux juifs qui fuyaient l’horreur !

Pourquoi fait-on silence sur ces crimes? Pourquoi n’ont-ils jamais été jugés ?

Témoignage personnel…

C’est avec stupeur et colère que j’ai appris de la bouche même d’un ex beau-frère qu’il coulait des jours tranquilles à Tel-Aviv (il y est mort depuis) avec sa fille et ses petits-enfants.

Cet homme était un SS belge de la “Légion Wallonie“. Il avait combattu sur le front de l’Est et prétendait avoir participé à la bataille de Stalingrad.[30]

Après la guerre, il avait été emprisonné et déchu à vie de ses droits civils.

La dernière fois que je l’ai rencontré, j’ai pu vérifier que son idéologie n’avait pas changé, son antisémitisme s’était simplement mué en haine des « Arabes ».

D’où sa stupéfaction quand je lui appris que les Palestiniens étaient des Sémites.[31]

Selon ses dires, il se réunissait parfois avec quelques-uns de ses anciens “camarades“, devenus comme lui citoyens d’Israël.

Cette situation ne semble guère gêner le gouvernement israélien. Il est vrai que des leaders de l’extrême droite européenne sont régulièrement accueillis par les Lieberman et consorts.

… Et premières questions

Quand, fin 2008, l’armée israélienne a fait pleuvoir la mort sur Gaza durant 22 jours – tuant 1387 personnes, dont  257 enfants, et faisant 5.500 blessés, sans oublier les milliers de bâtiments détruits – les discussions n’ont pas manqué avec des amis qui, mal informés par les « médias officiels », qualifiaient encore d’autodéfense ce que d’autres considéraient comme un crime.

Les interrogations étaient multiples :

Par quel mécanisme schizophrénique une grande partie des juifs « extérieurs », notamment d’Europe, peuvent-ils s’identifier à un tel Etat ?

Imagine-t-on les catholiques en faire de même avec le Vatican?… Les musulmans avec l’Arabie Saoudite?…

Quelle logique aberrante amène des conquérants brutaux à se prendre pour les défenseurs de la démocratie, alors que leurs agissements sont universellement qualifiés de crimes contre l’humanité?

Par quelle construction démente certains en sont-ils arrivés à être persuadés que ce sont les Palestiniens qui veulent occuper leurs terres et qu’ils ne font que se défendre contre eux?

D’où vient que la population israélienne se voile ainsi la face et se fasse la complice d’un régime qui traite le peuple palestinien comme de nouveaux “Untermenschen“ ?

Comment font certains de mes compatriotes pour nier l’évidence, pour minimiser les actes d’un régime qui a toutes les caractéristiques d’un État voyou et pour déclarer antisémite tout opposant à ce régime criminel?

Qu’est-ce qui les empêche de voir la folie des Lieberman[32] et consorts?

Bref état des lieux

Avec la myriade de villages militairement isolés les uns des autres, la Cisjordanie, où vit la majorité du peuple palestinien, ressemble indéniablement aux “réserves indiennes“ des Etats-Unis.

L’ensemble de ce territoire est sous le contrôle de l’armée israélienne qui fait régulièrement des incursions dans la maigre zone A (4% du territoire!) qui est, en principe, sous le contrôle de l’Autorité palestinienne.

La zone B, dite mixte, est en réalité totalement contrôlée par Israël.

Sachant que l’Autorité palestinienne  n’a aucun pouvoir sur la zone C, il suffit de regarder la carte pour se rendre compte que Abbas et le Fatah ne contrôlent plus rien, excepté ce qu’Israël décide de lui déléguer, momentanément!

Seul Gaza peut encore être considéré comme territoire sous autorité palestinienne.

Objectivement parlant, c’est devenu le “plus grand camp de concentration à ciel ouvert du monde“[33] avec ses 1,6 million de personnes enfermées dans un espace de 360 km2… 7 fois moins que le Luxembourg!

Selon l’ONU, cette population passera à 2,1 millions en 2020 ce qui portera la densité à 5.800 habitants au km2.

En août 2012, des responsables de l’ONU ont averti [34] : si des mesures ne sont pas prises contre le blocus qui continue à leur être imposé, les conditions de vie des habitants de la bande de Gaza vont s’aggraver d’ici 2020.

En Cisjordanie, Israël poursuit chaque jour le vol de l’eau, les destructions de maisons et les expulsions pour l’installation de colonies. A Jérusalem-Est, le régime développe la judaïsation en chassant les habitants, sous l’œil complice des Etats-Unis et des pays de l’Union européenne.

Une des techniques utilisées pour s’accaparer les terres est de décréter que tel champ ou telle oliveraie devient zone militaire.

Une fois les occupants expulsés, l’armée décide que ce n’est plus une zone militaire… Et la cède aux colons!

Il faut y ajouter ce honteux mur (760 km prévus) qui empiète un peu plus sur les terres palestiniennes. Quand il sera achevé, 9,5 % de la Cisjordanie sera côté israélien! [35] et privera les habitants de leurs récoltes, d’accès à leurs puits, à leur famille.

Dans certains cas – Al Walaja[36] avec ses 2000 habitants est l’exemple le plus connu – le village est carrément enfermé par cette muraille.

En 2004, Israël a été condamné par la Cour de Justice Internationale de La Haye.

Elle a exigé la destruction du mur ainsi que le démantèlement des colonies installées au delà de la Ligne Verte de 1967… Israël a répondu par le mépris en continuant à ériger la barrière et en accélérant la colonisation en Cisjordanie!

Il est vrai que, comme le proclamait Sharon : « Israël a le droit de mettre les autres en procès, mais certainement personne n’a le droit de juger le peuple juif et l’État d’Israël » [37]

Qui peut d’ailleurs encore croire un seul instant que cette muraille a comme objectif d’empêcher les attentats terroristes quand on sait qu’elle est loin d’être hermétique : chaque jour, environ 15.000 ouvriers palestiniens la franchissent clandestinement pour se faire exploiter comme travailleurs « illégaux“… et sous-payés, évidemment.

Le nettoyage ethnique n’a pas cessé depuis 1947… Seulement la méthode!

 

Rudi Barnet

 

A suivre « Memento (2) »

« Les Palestiniens sont des bêtes qui marchent sur deux pattes »

 

Note: même article avec photos:

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12768

 

=  =  =

 

1 Ben Gourion en 1942! (« Righteous Victims » de Benny Morris, ? »Knopf Doubleday Publishing Group? », 2001 p. 162-163)

2 « La première fedayine européenne » (Lucas Catherine dans « De Wereld Morgen » du 29/7/2012)

3 Radio du CCOJB, mouvement sioniste belge de droite, équivalent au CRIF français

4 Psychose délirante chronique caractérisée par une discordance de la pensée, de la vie émotionnelle et du rapport au monde.

5 Simple exemple de cette « littérature »(parmi les dizaines de textes diffusés sur les sites sionistes) : « Il faudra utiliser dorénavant, avec ces bêtes sauvages, la méthode « safari » : Une première équipe arrive sur place avec des fusils équipés de flèches porteuses d’une dose de produit anesthésiant, … et tire jusqu’à ce que le troupeau hostile soit neutralisé, Une deuxième équipe assure un périmètre de sécurité pour dissuader les autres bêtes sauvages d’approcher, la troisième équipe,

des vétérinaires, traite les « animaux » au sol afin d’assurer à terme leur ‘’remise sur pattes‘’ !

(Gérard Pierre sur « JSSNews »du18/5/2012)

6 Organisation comparable à la CIA, responsable de multiples assassinats, enlèvements, attentats, empoisonnements, etc.

Lire : Claire Hoy et Victor Ostrovsky, « Mossad, un agent des services secrets israéliens parle »  (Presses de la Cité, 1990)

7 Jacob Cohen « Le Printemps des Sayanim » (Editions l’Harmattan », 2010) et « Info-Palestine » du 4/9/2012

8 752 048 personnes selon un recensement anglais de 1922 et de plus d’un million en 1944 selon le « Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs »

9 « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine » de Ilan Pappe (Fayard, 2006)

10 « Emet me-Erez Yisrael » (La vérité d’Erez Israël) de Ahad Ha-am (Asher Hirsch Ginsberg)

11 Edwin Black, « L’Accord de Transfert: L’histoire non-dite du pacte secret entre le Troisième Reich et la Palestine Juive »

(New York : Macmillan Publishing Co. Londres : Collier Macmillan Publishers, 1984)

12 « Holocaust : The uses of Disaster » de Boas Evron, Journaliste et écrivain israélien (Radical América 1983)

13 « Victimes, Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste » de Benny Morris (EditionsComplexe, 2003)

14 “Simon Wiesenthal, l’homme qui refusait d’oublier“ de Tom Segev (Liana Levi)

15 Né en Ukraine, fondateur du Bétar et de la Légion Juive, principal instigateur politique de l’Irgoun, l’armée clandestine

sioniste, responsable d’attentats contre l’occupant britannique et d’assassinats de civils palestiniens

16 Mouvement de jeunesse para-militaire juif radical, sioniste d’extrême droite

17 Créée en 1929, c’est le gouvernement de fait de la population juive palestinienne

18 Encyclopeadia Judaica 2008

19 Traduction du rapport allemand sur ce projet sur « en.wikipedia.org/wiki/File:SternGang-Doc-Nazi-Collaboration »

20 Ce groupe (appelé aussi « Lehi ») était clairement d’extrême droite. Il prône un Etat israélien basé sur les principes du fascisme

italien (lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Lehi)

21 Nathan Yalin-Mor, “Histoire du Groupe Stern“ (Presses de la Renaissance,1978) et Charles Enderlin, “Shamir“ (éditions

Olivier Orban, 1991)

22 Services secrets d’Israël (comparable à la CIA)

23 Discours aux colons juifs (New York Times du 1/4/1988)

24 “Les Arabes et la Shoah“ de Gilbert Achcar, professeur à l’Université de Londres (Actes Sud 2009)

25 Le grand Mufti, les Palestiniens et les nazis (Dominique Vidal, Monde Diplomatique de Décembre 2009)

26 Ziyad Clot “Il n’y aura pas d’Etat palestinien“ (Max Milo Editions)

27 « Haaretz » du 23/4/2009

28 Frank Garbely et Jean-Michel Meurice « Le système Octogon » (Maha Productions 2008)

29 Pierre Durand « Du nouveau sur le passé nazi de Wernher von Braun » (L’Humanité » du 3/2/1997) et « La Libération (26) : Dora,   enterré deux fois » de Morice (« Agoravox » du 23/6/2011)

30 Un détracteur sioniste m’a appris que la « Légion Wallonie » n’a jamais été à Stalingrad… ce rexiste était donc un vantard!

31 Parlant une langue sémitique (arabe, araméen, hébreu…) et originaire du Proche-Orient

32 Originaire de Moldavie, a émigré en Israël en 1978

33  Selon le dictionnaire : lieu fermé de grande taille créé pour regrouper et détenir une population considérée comme ennemie

34 « Le Parisien » du 27/8/2012

35 Laurent Zecchini dans son article « Prières contre le mur de Crémisan » (Le Monde du 19-20 août)

36 Voir le reportage « La bataille d’Al Walaja » (www.france24.com/fr/20100723)

37 A la BBC le 25/3/2001

38 Lire la lettre des 29 peronnalités juives au « New York Times » du 4 décembre 1948