Archive pour septembre, 2012

Résistance politique: La toute première constitution de l’humanité, celle de la Confédération Iroquoise, montre un chemin égalitaire déjà débroussaillé

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 septembre 2012 by Résistance 71

Les nations natives d’Amérique du nord et du sud combattent le terrorisme depuis 1492… Qui en parle ?

(Résistance 71)

“Dans les villages iroquois, la terre était possédée en commun et travaillée en commun. La chasse était faite ensemble, et les prises étaient divisées entre tous les membres du village. Les maisons étaient considérées comme étant propriété commune et étaient partagées par plusieurs familles. Le concept de propriété privée de terrain ou de maison était complètement étranger aux Iroquois… Les femmes étaient très importantes dans la société iroquoise. Les familles suivaient une descendance matrilinéaire, c’est à dire que la lignée familiale descendait par rapport aux femmes, dont les maris rejoignaient les familles, tandis que les fils rejoignaient les familles de leurs épouses lorsqu’ils se mariaient. Les familles vivaient dans les ‘longues maisons’ et lorsqu’une femme voulait divorcer, elle mettait les affaires de son mari sur le pas de la porte.”

(Howard Zinn, “Une histoire populaire des Etats-Unis”, 1980)

 

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La confédération des 6 nations iroquoises (Ontario & New York) : 1ère démocratie américaine, source d’inspiration pour la constitution et la déclaration d’indépendance des USA

 

Les sauvages américains, des peuples démocratiques

 

url de l’article original:

http://matricien.org/societes-gentilices/confederalisme-iroquois/

 

Les immigrants venus en Amérique à l’époque coloniale cherchaient la liberté. Ils en ont trouvé l’exemple dans la confédération des Iroquois, comme chez d’autres nations indiennes du continent. Des rapports égalitaires régissent les relations entre membres d’une même tribu, car les Amérindiens éprouvent une aversion pour la subordination. Le chef, nommé par tous les membres du clan ou de la tribu (tout dépendant de la structure sociale) est remplacé selon le bon vouloir de ces derniers. Il joue un rôle de porte-parole, ses fonctions sont symboliques et son pouvoir limité. De plus, il ne retire aucun privilège de sa fonction. Ces concepts se sont largement propagés au sein des anciennes colonies britanniques, comme le montrent les propos tenus par Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et John Adams à l’occasion de la Convention constitutionnelle de 1787.

Un rôle clé dans la diplomatie avec les européens

Dans tout l’est de l’Amérique du Nord, les nations indiennes avaient formé des confédérations avant l’arrivée des immigrants européens : les Séminoles dans ce qui est aujourd’hui la Floride, les Cherokees et les Choctaws dans les Carolines, et les Iroquois et leurs alliés les Hurons dans le nord de l’État de New York et dans la vallée du Saint-Laurent. Les colons connaissaient surtout le système de confédération des Iroquois, car ces derniers jouaient un rôle clé dans le domaine diplomatique, non seulement en ce qui concerne les relations entre les Français et les Anglais, mais également sur le plan des relations avec les autres confédérations indiennes. Appelés Iroquois par les Français, et Cinq Nations (et plus tard Six Nations) par les Anglais, les peuples iroquois s’appelaient eux-mêmes Haudenosaunee, ce qui signifie le Peuple aux longues maisons. Ils contrôlaient le seul passage terrestre relativement plat entre les colonies anglaises de la côte Est et les comptoirs français de la vallée du Saint-Laurent.

Des sociétés confédérales matrilinéaires

La famille iroquoienne est constituée de six confédérations, chacune regroupant de nombreuses nations amérindiennes. Les Hurons, les Pétuns, les Neutres, les Ériés, les Susquenhannocks et les Iroquois forment les six confédérations. Chacune d’elles regroupe un certain nombre de nations. Les Hurons-Wendat et les Iroquois sont les deux nations les plus connues de cette famille, ainsi que les Tobaccos, qui en comptait toutefois plusieurs autres à l’arrivée des Européens. Au sein de cette grande famille, deux sous-groupes se distinguent, qui s’étalent sur un territoire de plusieurs centaines de kilomètres carrés: les tribus sédentaires de la côte est, qui vivent surtout d’agriculture et de pêche, et les tribus de chasseurs migrateurs, qui sont dispersées entre la côte nord-est, le centre et le nord du Québec, autour des Grands Lacs Érié, Ontario et Huron, au nord du lac Supérieur et la vallée du Saint Laurent. Les confédérations sont des alliances politiques et stratégiques entre plusieurs nations qui, ainsi regroupées, peuvent assurer la défense de leur territoire. Ils formaient une société matriarcale (société dont la mère est le chef de famille, et dont l’héritage matériel et social se transmettait de mère en fille). La confédération huronne, fondée en 1440, comprend cinq nations : les Attignawantans (“peuplade de l’Ours”), les Attigneenongnahacs (“peuplade de la Corde”), les Arhendaronons (“peuplade du Rocher”), les Tahontaenrats (“peuplade du Cerf”) et les Ataronchronons (“peuplade des Marais”). Des Iroquoiens, seuls les Hurons furent les alliés des Français.

Les mères garantes de la première démocratie américaine

Matriarcat Iroquois : Dans les institutions démocratiques iroquoises, la mère est le pilier de la société. Elle possède la terre, le foyer, et les enfants, nomme et révoque les chef, et dispose d’un droit de veto ultime. Les Iroquois sont ceux qui se rapprochent probablement le plus de l’état matriarcal. Le jésuite Joseph-François Lafitau qualifie les sociétés iroquoiennes d’«empire de femmes». Elles se comportent parfois en véritables guerrières amazones. Les femmes, surtout celles qui sont âgées, sont reconnues pour leur sagesse. Les femmes nommaient leur candidat lors d’une vacance au conseil des chefs et avaient le droit de désapprouver et même d’empêcher l’élection d’un chef qu’elles jugeaient indigne.

Une société idéale

La Confédération Iroquoise fut l’entité politique la plus puissante en Amérique du Nord, pendant deux siècles avant et après Christophe Colomb. Une société collectiviste et égalitaire, sans état, sans gouvernement et sans forces de l’ordre, dont les marxistes (Engels & Lafargue) eux-même faisaient l’éloge. Aujourd’hui encore, la Confédération Haudenosaunee se considère comme une nation souveraine, sur son territoire de Grand River, en Ontario, au Canada. Depuis 1977, ils disposent de leur propre passeport, reconnu internationalement à l’ONU.

Qui a contribué à l’essor économique des français

On a souvent dit des Iroquois qu’ils étaient des guerriers cruels et sanguinaires s’acharnant sans relâche sur les colons français. Dans son texte, John A. Dickinson atténue cette vision des faits et constate que, loin de causer des pertes dramatiques à la Nouvelle-France, les Iroquois ont plutôt, de façon indirecte, contribué à son essor économique. «L’image traditionnelle de cette guerre (entre français et iroquois) ne résiste pas à une analyse des faits. La cruauté toute relative des Iroquois était bien réelle, mais elle était dirigée le plus souvent contre d’autres nations amérindiennes (algonquins patriarcaux).»

Une société clanique auto-gérée

Les Mohawks et les Oneidas comptaient trois clans, les autres nations iroquoises en avaient de huit à dix. Pour la plupart, ces clans portaient des noms d’animaux (Ours, Loup, Tortue, Aigle, etc.). La ligue était gouvernée par un conseil de 50 sachems, et chacune des nations fondatrices de la confédération était représentée par une délégation de 8 à 14 membres. Les tribus et villages individuels étaient gouvernés par leur propre conseil de sachems et de chefs.

Une constitution exemplaire qui surpasse le droit romain

La Gayanashagowa, ”grande loi qui lie” ou ”grande loi de l’Unité” ou ”grande loi de paix”, est la constitution orale de la confédération des 6 nations Iroquoises. Elle a été édictée au XIIe siècle par le prophète Deganawida (le Grand Pacificateur), et son disciple Hiawatha, qui prêchaient la Grande Paix. Rédigée en 1720, elle est composée de 117 paragraphes. Elle a servi d’inspiration aux Pères Fondateurs des USA, pour sa déclaration d’indépendance et sa constitution, et pour certains fondements constitutionnels de l’ONU. On a même pu écrire que les Indiens iroquois “avaient surpassé le droit romain”.

Un modèle à suivre pour s’unir

Dès 1744 à Lancaster, en Pennsylvanie, le tadodaho (chef de la confédération) Canassatego avait expliqué la vision iroquoise de l’unité aux représentants des colonies :

“Nos ancêtres dans leur sagesse ont établi une union et l’amitié entre les Cinq Nations. Cette décision nous as rendu puissants ; elle nous a donné un grand poids et une grande autorité vis-à-vis des nations voisines. Notre confédération est puissante; si vous suivez les méthodes adoptées par nos sages, vous disposerez vous aussi de cette force et de ce pouvoir. Ainsi, quoi qu’il arrive, ne rompez jamais votre union.”

Quand les civilisés copient les sauvages

Les 13 premières colonies américaines fut le projet d’une poignée de réfugiés et d’exilés de vivre indépendamment de la dictature de la Banque (d’Angleterre) et de l’État (britannique). Benjamin Franklin, l’un des Pères Fondateurs, était un ami du peuple iroquois. Face aux guerres fratricides entre les 13 colonies, il fustigea la puérilité de ces dernières, comparée à la paix et l’unité des ”sauvages”, pourtant sans écriture et sans technologie. Alors, il demanda aux chefs de la confédération iroquoise de leur traduire leur constitution, afin qu’elle leur serve d’inspiration.

Des colons incapables de s’unir

En 1751, faisant référence à l’unité iroquoise, benjamin Franklin n’avait pas hésité à utiliser des arguments xénophobes pour faire honte aux colons anglais réticents et les encourager à accepter une union : « Il serait tout de même étrange (…) que six nations de sauvages incultes soient capables de former une union et de la maintenir au cours des âges de manière apparemment indissoluble, et qu’une dizaine ou une douzaine de colonies anglaises soient incapables de former une telle union, qui leur est pourtant encore plus nécessaire et qui présente pour elles certainement plus d’avantages. » En réalité, on découvrira par la suite que Franklin avait un très grand respect pour les Iroquois. Il avait commencé sa prestigieuse carrière diplomatique en tant que représentant de la Pennsylvanie lors de la négociation de traités avec les Iroquois et leurs alliés, alors qu’il apparaissait déjà comme l’avocat infatigable de l’union des colonies.

Une juridiction simplifiée

Comme l’a écrit Jefferson : « Le seul État sur terre qui peut, selon moi, se comparer au nôtre, est celui des Indiens, car ils sont sujets à encore moins de contraintes juridiques que nous ne le sommes nous-mêmes. » Thomas Paine avait bien résumé les observations de la civilisation indienne lorsqu’il avait écrit, en première page de son pamphlet Le Sens commun que « l’existence d’un gouvernement, comme le fait de devoir porter des vêtements, manifeste une perte d’innocence ».

Une société anarchiste heureuse

En 1787, dans une lettre à Edward Carrington, Jefferson avait établi un lien entre la  liberté d’expression de l’opinion publique et le bonheur, en donnant les Indiens d’Amérique comme exemple :

« Notre gouvernement ayant pour fondement l’opinion de la population, notre objectif premier devrait être de préserver ce droit ; d’ailleurs, si je devais choisir entre un gouvernement sans presse et une presse sans gouvernement, j’opterais sans hésitation pour la seconde solution. (…) Je suis convaincu que les sociétés qui, [comme les Indiens], vivent sans gouvernement, jouissent dans l’ensemble d’un niveau de bonheur infiniment plus élevé que celles qui vivent sous l’empire des gouvernements européens. »

Un modèle en voie de disparition

Les amérindiens d’aujourd’hui subissent eux aussi de graves problèmes sociétaux (chômage, alcool, violences conjugales…), notamment à cause de la disparition de leur droit clanique traditionnel (matrilinéarité & propriété collective), et de son incompatibilité (rigidité) face aux contraintes du monde moderne (le nomadisme éclate les cellules claniques traditionnelles).

Un indomptable esprit d’indépendance

”Tous ses membres sont des hommes libres, tenus de protéger leur mutuelle liberté, égaux en droits personnels, – ni les sachems, ni les chefs militaires ne revendiquent de prérogatives quelconques; ils forment une collectivité fraternelle, unie par les liens du sang. Liberté, égalité, fraternité, sans avoir été jamais formulés, étaient. les principes fondamentaux de la gens, et celle-ci, à son tour, était l’unité de tout un système social, la base de la société indienne organisée. Ceci explique l’indomptable esprit d’indépendance et la dignité de l’attitude personnelle que chacun reconnaît aux Indiens.” – Lewis Henry Morgan : Systems of consanguinity and affinity of the human family, 1871.

L’idéal marxiste réalisé

Friedrich Engels, dans L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat – Friedrich Engels décrit la société matriarcale iroquoise comme la réalisation de l’idéal marxiste : une société sans état, sans banque, sans classes, sans forces de l’ordre, sans juges, sans prisons, sans pauvres, égalitaire, féministe, anarchiste…

« Et avec toute son ingénuité et sa simplicité, quelle admirable constitution que cette organisation gentilice! Sans soldats, gendarmes ni policiers, sans noblesse, sans rois ni gouverneurs, sans préfets ni juges, sans prisons, sans procès, tout va son train régulier. Toutes les querelles et toutes les disputes sont tranchées par la collectivité de ceux que cela concerne, la gens ou la tribu, ou les différentes gentes entre elles, – c’est seulement comme moyen extrême, et rarement appliqué, qu’intervient la menace de vendetta, dont notre peine de mort n’est d’ailleurs que la forme civilisée, nantie de tous les avantages et de tous les inconvénients de la civilisation. Bien que les affaires communes soient en nombre beaucoup plus grand que de nos jours, – l’économie domestique est commune et communiste dans une série de familles, le sol est propriété de la tribu, seuls les petits jardins sont assignés provisoirement aux ménages, – on n’a quand même nul besoin de notre appareil administratif, vaste et compliqué. Les intéressés décident et, dans la plupart des cas, un usage séculaire a tout réglé préalablement. Il ne peut y avoir de pauvres et de nécessiteux – l’économie domestique communiste et la gens connaissent leurs obligations envers les vieillards, les malades, les invalides de guerre. Tous sont égaux et libres – y compris les femmes. Il n’y a pas encore place pour des esclaves, pas plus qu’en général pour l’asservissement de tribus étrangères. Quand les Iroquois, vers 1651, eurent vaincu les Ériés et la « Nation neutre », ils leur offrirent d’entrer avec des droits égaux dans la confédération; c’est seulement quand les vaincus s’y refusèrent qu’ils furent chassés de leur territoire. Et quels hommes, quelles femmes produit une pareille société, tous les Blancs qui connurent des Indiens non corrompus en témoignent par leur admiration pour la dignité personnelle, la droiture, la force de caractère et la vaillance de ces barbares.

Quant à cette bravoure, l’Afrique nous en a fourni des exemples tout récents. Les Zoulous, il y a quelques années, les Nubiens, – deux tribus chez lesquelles les institutions gentilices ne sont pas encore mortes -, ont fait, il y a quelques mois, ce que ne peut faire aucune armée européenne. Armés seulement de lances et de javelots, sans armes à feu, sous la pluie de balles des fusils à tir rapide de l’infanterie britannique – reconnue la première du monde dans la bataille rangée -, ils se sont avancés jusqu’à ses baïonnettes et l’ont plus d’une fois bousculée et même repoussée, malgré l’énorme disproportion des armes, et bien qu’ils ignorent le service militaire et ne sachent pas ce que c’est que faire l’exercice. Ce qu’ils peuvent endurer et accomplir, les Anglais eux-mêmes en témoignent lorsqu’ils se plaignent qu’un Cafre puisse, en vingt-quatre heures, parcourir plus vite qu’un cheval un plus long chemin; le plus petit muscle fait saillie, dur et tendu comme une lanière de fouet, dit un peintre anglais.

(allusion à l’héroïque résistance que les Zoulous opposèrent en 1879 et les Nubiens en 1881-1883 aux armées de l’Empire britannique)

Voilà ce qu’étaient les hommes et la société humaine, avant que s’effectuât la division en différentes classes. Et si nous comparons leur situation à celle de l’immense majorité des civilisés de nos jours, la distance est énorme entre le prolétaire ou le petit paysan d’aujourd’hui et l’ancien membre libre de la gens. » – L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat – Friedrich Engels

*  *  *

Quelques exemples et analyses de la constitution iroquoise:

 

La Grande Loi qui Lie

elle comprend 117 articles et définit les fonctions et prérogatives des cinquantes chefs ou royaneh qui siègent au Conseil des nations, ainsi que le nombre de royaneh par nation.

Le système de prise  de décision :

L’organisation repose sur un système de prise de décision fondé sur le principe de subsidiarité et qui veut que seules les questions ne pouvant être tranchées au niveau inférieur de décision soient portées devant l’instance supérieure. Le peuple iroquois appelé aussi peuple haudenosaunee est organisé en famille, clan, nation et confédération. Ce n’est pas un système hiérarchisé car les royaneh et autres chefs n’ont pas de pouvoir à exercer : ils sont seulement les porte-paroles des décisions populaires. Par contre ils doivent avoir des compétences humaines et une honnêteté  profonde pour discuter et négocier les problèmes qui sont portés devant les instances supérieures. Chaque niveau d’organisation a son propre conseil du feu au cours duquel les décisions se prennent selon un même processus : le conseil forme trois groupes, dont deux débattent et le troisième arbitre. Toutes les décisions doivent être prises à l’unanimité à chaque niveau d’organisation.

Ce fonctionnement présente des risques de blocage ou de dérapage. Le pouvoir ultime de trancher et le pouvoir de veto sur les décisions votées à l’unanimité est accordé aux Mères de clans, les royaneh femmes, les « citoyennes » les plus influentes de la Confédération. Elles détiennent aussi le pouvoir de nommer de nouveaux chefs ou de les destituer.

L’article 53 stipule :  » Lorsque les femmes royaneh, détentrices du titre de chef, choisissent un de leurs fils comme candidat, elles doivent en choisir un qui inspire une confiance totale, qui est bienveillant et honnête, qui sait s’occuper de ses propres affaires, qui soutient sa famille et qui a obtenu la confiance de sa nation ».

article 36 :  » les femmes sont les héritières des titres des chefs confédérés, aussi bien que de ceux des chefs de guerre  »

Les femmes les plus sages ou les plus âgées peuvent ainsi casser un chef politique, en cas de défaut de confiance, d’erreur politique ou d’injustice sociale. Le vol, le mensonge, l’irrespect des lois et l’accumulation de richesses étaient durement réprimés. Un bon politique, c’est à dire un bon chef, était nommé à vie pour sa générosité, son intelligence, son bon sens, sa rhétorique et sa probité.

Le fonctionnement des institutions :

Le Conseil des nations, ou Grand Conseil,

est composé de cinquante membres nommés à vie, chacun appartenant à une famille ancienne de lignée maternelle. Ce Grand Conseil est tripartite. Lors des assemblées, les chefs sont répartis en deux corps délibérants, séparés par le feu central. Le premier corps, à l’est du feu, est composé des royaneh mohawk et seneca (dits « les plus vieux frères »). Le second se trouve à l’ouest et est composé des dignitaires oneida et cayuga (dits « les plus jeunes frères »). Le troisième corps délibérant de cette assemblée est au nord, ce sont les chefs onondaga, les gardiens du feu du Conseil, qui tranchent en cas de divergence entre les deux autres corps. C’est pour cela que l’Arbre de la Grande Paix a été planté sur le territoire onondaga, car il est le coeur de la Confédération.

article 9 :  » Toutes les affaires de la Confédération des Cinq Nations seront traitées par l’action combinée de deux corps délibérants de chefs confédéraux. D’abord la question sera votée par les chefs mohawk et seneca, puis elle sera discutée et votée par les chefs oneida et cayuga. Les décisions seront alors soumises aux chefs onondaga (les gardiens du feu) pour l’arbitrage définitif. La même procédure sera observée quand une question aura été portée devant le Conseil par un individu où un chef de guerre ».

En cas de désaccord, l’article 11 prévoit que les deux parties qui voteront une décision l’emporteront et que les chefs onondaga devront au deuxième tour entériner la décision des deux parties.

Les chefs de guerre :sont au service des chefs de la Confédération.

Article 37 : » il n’y aura qu’un chef de guerre par nation, et son devoir sera d’être l’émissaire des chefs de cette nation, de brandir les armes de la guerre en cas de nécessité. Le chef de guerre ne participera pas aux débats du Conseil, mais aura le rôle de garant quant à leur bon déroulement. En cas de comportement répréhensible de la part d’un chef, il recevra pour lui les plaintes du peuple et les avertissements des hommes. Il transmettra les voeux des peuples aux chefs de la Confédération. En tout état de cause, son rôle est de soumettre les affaires, les questions et les propositions du peuple au Conseil confédéral ».

Article 39 :  » Un chef de guerre qui agit contrairement aux lois de la Grande Paix peut être déposé par les femmes et par les hommes de sa nation, séparément ou conjointement. Après cela les femmes, détentrices des titres, choisiront le candidat. »

Les clans :

Article 42 :  » le peuple des Cinq Nations sera divisé en clans… Les clans forment chaque nation, ils devront être les seuls propriétaires du territoire. C’est un droit de naissance »

Article 43 :  » les membres d’un clan devront reconnaître comme leurs parents tous les autres membres de ce clan quelle que soit leur nationalité. Les hommes et les femmes d’un même clan ne pourront jamais s’unir ».

Article 44 :  » La descendance se fait par le lien maternel. Les femmes sont la source de la Nation, elles possèdent le pays et sa terre. Les hommes et les femmes sont d’un rang inférieur à celui des mères ».

Les droits des nations étrangères :

Article 80 :  » Quand le conseil confédéré des Cinq Nations se fixe pour objectif de proposer la Grande Paix à une nation étrangère et que cette nation refuse cette proposition, alors les Cinq Nations en font un cas de guerre contre cette nation. Les Cinq Nations devront alors chercher à établir la Grande Paix par la conquête de la nation rebelle ».

Article 81 :  » Quand les hommes des Cinq Nations, appelés à la guerre, sont prêts à se battre contre une nation obstinée à refuser la Grande Paix, ils devront choisir, parmi les cinq chefs de guerre, celui qui mènera la bataille. Ce dernier les exhortera, leur rappellera la discipline à tenir, l’obéissance aux ordres, la bravoure et le courage dont ils devront faire preuve et les incitera surtout à ne jamais céder à la lâcheté. A la suite de son discours, il entonnera le chant de guerre :

 » A mon grand désarroi, je suis contraint d’avoir recours au pouvoir de mon chant de guerre. J’appartiens aux Cinq Nations. Je prie et me soumets au Tout-Puissant Créateur. Il a levé cette armée. Mes guerriers seront valeureux par la force du Créateur. Entre lui et mon chant, ils sont, car c’est lui qui donna le chant, ce chant de guerre que j’entonne ».

Article 84 :  » Chaque fois qu’une nation étrangère est conquise ou bien a accepté la Grande Paix de son plein gré, son propre système de gouvernement est conservé, mais elle devra cesser d’être agressive envers d’autres nations ».

Le droit des peuples des Cinq Nations :

Article 93 :  » Quand un sujet grave ou de grande urgence est présenté au Conseil de la Confédération, et que ce cas concerne l’Union dans son ensemble, la menaçant de ruine absolue, alors les chefs de la Confédération ont le devoir de soumettre le problème à la décision du peuple. Décision qui sera prépondérante dans les débats du Conseil de la Confédération et aboutira à la confirmation de la décision populaire « .

Article 95 :  » Les femmes de chaque clan doivent avoir un Feu du Conseil constamment allumé et prêt à accueillir une assemblée. Si, selon elles, il est nécessaire pour le peuple de tenir un conseil, alors il sera tenu et la décision qui en découlera sera transmise au Conseil de la Confédération par le Chef de Guerre.

Article 96 :  » Tous les conseils du feu des clans peuvent, en cas de nécessité, se réunir en un conseil du feu général, ou bien une assemblée de délégués de chaque conseil du feu peut se rassembler pour le bien du peuple. Le peuple a le droit de nommer des délégués qui seront investis de son pouvoir. Si une décision est prise par ce conseil du feu général, alors celle-ci est transmise au conseil de la nation ou au Conseil de la Confédération par le ou les chefs de guerre ».

Protection des cérémonies religieuses

Article 99 :  » Les rites et les cérémonies de chaque nation doivent se perpétuer, car, nécessaires au bien des hommes, ils furent donnés par les ancêtres ».

Article 104 :  » Toutes les fois qu’un homme fait preuve d’une vie exemplaire et montre qu’il connaît ce qui est bien, il est naturellement en état d’enseigner. Les chefs le reconnaissent alors comme un professeur de paix et de spiritualité que le peuple devra écouter ».

 

Howard Zinn ou l’histoire sous (bonne) influence: Christophe Colomb et la civilisation occidentale, 2ème partie…

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 20 septembre 2012 by Résistance 71

« Un homme vivant seul répond à une frappe à sa porte. Devant lui se tient Tyrannie, armée et toute puissante qui lui demande: ‘Te soumettras-tu ?’ L’homme ne répond pas et la laisse entrer. L’homme la sert durant des années, puis Tyrannie devient malade par empoisonnement de sa nourriture. Elle finit par mourir. L’homme ouvre alors sa porte, se débarrasse du corps encore chaud, retourne dans sa maison, ferme la porte derrière lui et dit: ‘Non ! »

— Bertold Brecht —

« Je pense que le pouvoir de la tyrannie est surestimé (pas dans le court terme mais sur le long terme) et comment elle peut être surmontée par l’unification, la détermination de gens en apparence sans pouvoir et faibles, comme cela s’est passé dans le sud des Etats-Unis… La guerre n’est pas inévitable, peu importe sa persistance dans l’histoire,  elle ne vient pas de quelque besoin naturel de l’humain; elle est fabriquée par les leaders politiques des humains, qui doivent ensuite produire des efforts extrêmes de propagande, de mensonge, de coercition, pour mobiliser une population toujours réfractaire à entrer en guerre. »

— Howard Zinn —

« J’ai commencé à vraiment comprendre certaines choses sur l’anarchisme dans les années 1960, en lisant l’autobiographie d’Emma Goldman, en lisant Alexandre Berkman, Pierre Kropotkine et Michel Bakounine. L’anarchisme veut dire pour moi une société où vous avez une véritable organisation démocratique de la société, tant dans la prise de décision politique, que dans l’économie où l’autorité du capitalisme n’existe plus… Les gens auraient une véritable décision de leur destinée, dans laquelle ils ne seraient plus forcés de choisir entre deux partis politiques, qui ne représentent en rien les intérêts du peuple. Je vois donc l’anarchisme comme un moyen de démocratie politique et économique et ce dans le meilleur sens du terme. »

— Howard Zinn (2006) —

 

Christophe Colomb et la civilisation occidentale (2ème partie)

 

Par Howard Zinn

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

1ère partie

 

George H. W. Bush (NdT: le père), déclara en acceptant sa nomination présidentielle en 1988: “Ceci a été appelé le siècle américain parce que nous sommes la force dominante du bien dans le monde… Maintenant nous sommes à l’orée d’un nouveau siècle et de quel pays ce siècle à venir sera t’il ? Je dis que ce sera un nouveau siècle américain !”

Quelle arrogance d’anticiper déjà que le XXIème siècle serait aussi américain, autant que celui de n’importe quelle autre nation, alors que nous devrions nous éloigner des tendances psychopathes du XXème siècle. Bush devait sans doute se prendre pour le nouveau Colomb, “découvrant” et plantant le drapeau de son pays sur un nouveau monde, parce qu’il appela pour une base et colonie américaine sur la lune, tôt ce prochain siècle et prévisionna une mission pour Mars en 2019.

Le “patriotisme” que Chauncey Depew invoquait en célébrant Colomb, était profondément lié à la notion d’infériorité des peuples conquis. Les attaques de Colomb sur les indiens furent justifiées par le statut de sous-hommes des natifs. La prise du Texas et de la moitié du territoire mexicain juste avant la guerre civile furent faites avec le même rationnel raciste. Sam Houston, le premier gouverneur de l’état du Texas proclama: “La race anglo-saxonne doit dominer toute l’extrémité sud de ce vaste continent. Les Mexicains ne sont pas mieux que les Indiens et je ne vois aucune raison pourquoi nous ne devrions pas nous saisir de leur terre.”

Au début du XXème siècle, la violence du nouvel expansionisme américain dans les Caraïbes et dans le Pacifique fut acceptée parce que nous gérions ces situations contre des êtres inférieurs. En 1900, Depew, maintenant un sénateur au congrès, fit encore un discours au Carnegie Hall, cette fois-ci afin de soutenir Theodore Roosevelt pour la présidence. Célébrant la conquête des Philippines comme le début de l’invasion de la Chine et plus, il proclama: “Les canons de Dewey dans la baie de Manille furent entendus à travers l’Asie et l’Afrique, ils ont résonné à travers le palace à Pékin et amené aux esprits orientaux une nouvelle grosse puissance parmi les nations occidentales. Nous, ainsi que les pays d’Europe, avons à cœur d’entrer les marchés illimités de l’Orient… Ces gens ne respectent rien d’autre que la puissance. Je pense que les Philippines vont être une source potentielle de marchés et une source de richesse.”  Theodore Roosevelt qui figure en bonne place dans la liste sans fin de nos “grands présidents” et dont le visage est un de ceux qui ont été sculptés dans la roche de Mount Rushmore dans le Dakota du sud, aux côtés des visages de Washington, Jefferson et Lincoln, appela l’échec de l’anexion d’Hawaii en 1893: “un crime contre la civilisation blanche”.

Dans son livre; “A Strenuous Life”, Roosevelt écrivit: “Bien sûr que notre entière histoire nationale a été celle de l’expansionisme… Que les barbares battent en retraite ou soient conquis est seulement dû à la puissance des races civilisées qui n’ont pas perdues leur instinct de combat. “

Un officier de l’armée stationné aux Philippines le dit même de manière plus crue: “Il n’y a aucune raison de mâcher ses mots… Nous avons exterminé les indiens d’Amérique et je pense que la plupart d’entre nous en sommes fiers et nous ne devons avoir aucun scrupule quant à l’extermination d’une autre race si elle se met sur le chemin du progrès et de la lumière si cela est nécessaire…”

L’historien officiel des Indes (nouveau monde) du début du XVIème siècle, Fernandez de Oviedo, ne nia pas ce que firent les conquistadores aux natifs. Il décrivit “des morts inombrables et cruelles, aussi nombreuses que les étoiles”. Mais ceci devenait acceptable, parce que “l’utilisation de la poudre à canons contre les païens est pour faire une offrande à Dieu”… (On se rappelle également la décision du président McKinley d’envoyer l’armée et la marine prendre les Philippines en disant que cela était le devoir des Etats-Unis que de “christianiser et civiliser” les Philippins). Contre la plaidoirie de Las Casas pour sauver les indiens, le théologien Juan Gines de Sepulveda déclara: “Comment pouvons nous douter un seul instant que ces gens, si barbares, si contaminés par leurs pêchés et leurs obscénités, ont été injustement conquis.”

En 1531, Sepulveda visita son ancienne université en Espagne et fut choqué par les étudiants qui protestaient contre la guerre de l’Espagne contre la Turquie. Les étudiants scandaient: “Toutes les guerres sont en contraste avec la religion catholique.” Ceci l’inspira pour écrire une défense philosophique du traitement des indiens par les Espagnols. Il y cita Aristote qui écrivit dans “La politique”, que certaines personnes étaient “esclaves par nature”, qu’ils “seraient chassés comme des animaux sauvages afin de les amener à un mode de vie correct.” Las Casas lui répondit en ces termes: “Fi d’Aristote puisque nous avons les commandements de notre Christ: ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même’”.

La déshumanisation de l’ennemi a été un compagnon nécessaire des guerres de conquête. Il est plus facile d’expliquer des atrocités commises si elles sont commises contre des infidèles ou des personnes d’une “race inférieure”. L’esclavage et la ségrégation raciale dans l’impérialisme états-unien et européen en Asie et en Afrique furent justifiés de cette façon. Les bombardements américains de villages vietnamiens, les missions de recherche et de destruction et le massacre de My Lai ont été rendus agréables à leurs perpétrateurs par la simple idée que les victimes n’étaient en fait pas humaines. C’étaient des “niakoués” ou des “communistes” et ils méritaient ce qu’ils recevaient.

Durant la guerre du Golfe, la déshumanisation des Irakiens consistaient à ne même pas reconnaître leurs existences. Nous ne bombardions pas des femmes et des enfants, nous ne bombardions pas de jeunes hommes irakiens ordinaires qui s’enfuyaient ou se rendaient. Nous agissions contre un monstre à la Hitler, Saddam Hussein, bien que les gens que nous massacrions étaient en fait les victimes irakiennes de ce monstre. Lorsqu’on demanda au général Colin Powell ce qu’il pensait des pertes irakiennes, il répondit que cela “n’était pas vraiment un sujet de grand intérêt ou d’importance”. Les citoyens américains acceptèrent les violences et atrocités commises en Irak parce que les Irakiens furent rendus invisibles, parce que les Etats-Unis n’utilisaient que des “bombes intelligentes”. Les médias de masse ignorèrent complètement les pertes énormes irakiennes, ignorèrent totalement les rapports des équipes médicales de Harvard qui visitèrent l’Irak peu après la guerre et trouvèrent que des dizaines de milliers d’enfants irakiens mourraient parce que nous avions bombardé les réserves d’eau potable, résultant en une épidémie de maladies diverses.

Les célébrations entourant Christophe Colomb sont déclarées être des célébrations honorant non pas seulement ses exploits maritimes mais aussi le “progrès”, de son arrivée aux Bahamas au tout début de cette période tant adulée de 500 ans de “civilisation occidentale”. Ces concepts ont grandement besoin d’être réexaminés. On demanda un jour à Gandhi ce qu’il pensait de la civilisation occidentale, il répondit que “c’était une bonne idée”. L’objectif n’est pas de nier les bénéfices du “progrès” et de la “civilisation”, les avances dans le domaine technologique, de la connaissance, de la science, de la santé, de l’éducation et des standards de vie ; mais il y a une question qui doit être posée: Le progrès… Oui, mais à quel coût humain ? Le progrès se doit-il ne n’être mesuré qu’au moyen de statistiques sur le changement industriel et technologique achevé sans aucun égard aux conséquences de ce progrès sur les êtres humains ? Accepterions-nous une justificarion russe du règne de Staline, incluant l’énorme souffrance humaine causée, au compte qu’il fît de la Russie une grande nation industrielle ?

Je me souviens de mes cours d’histoire américaine de Lycée, quand on en arrivait à la période post-guerre civile (NdT: guerre de sécession) jusqu’à en gros la première guerre mondiale, ceci était vu comme l’âge d’or, la période de la grande révolution industrielle, lorsque les Etats-Unis sont devenus un géant économique. Je me souviens de notre excitation d’apprendre la croissance énorme de notre industrie lourde et de notre industrie du pétrole, de l’avènement des grosses fortunes, du quadrillage du pays par les chemins de fer. On ne nous a rien dit du coût humain de ce grand progrès industriel, du comment l’énorme production de coton provenait des esclaves noirs, comment l’industrie de textile fut bâtie sur le travail de jeunes filles qui commençaient à travailler dans les usines à 12 ans et mourraient à 25, comment ces vénérés chemins de fer furent construits par des immigrants irlandais et chinois, qui furent littéralement tués au travail dans les fortes chaleurs de l’été et le froid intense de l’hiver, comment les travailleurs, immigrants et natifs devaient faire grève sur grève pour obtenir la journée de huit heures de travail, comment les enfants de la classe laborieuse vivant dans les bidonvilles des grandes villes devaient boire de l’eau polluée et comment ils mourraient jeunes de malnutrition et de maladies diverses. Tout ceci au nom du “progrès”.

Bien sûr il y a de gros bénéfices a l’industrialisation, à la science, à la technologie et à la médecine. Mais jusqu’ici, dans ces 500 ans de domination de la civilisation occidentale sur le reste du monde, la vaste majorité de ces bénéfices n’ont profité qu’à une toute petite portion de la race humaine. Des milliards de gens dans le tiers et quart mondes continuent de faire face à des famines régulières, au manque de logement, aux maladies et à la mort précoce de leurs enfants.

L’expédition de Colomb a t’elle marqué la transition de la sauvagerie à la civilisation ? Qu’en est-il de la civilisation des indiens, résultant de milliers d’années d’évolution bien avant que Colomb n’arrive ? Las Casas et bien d’autres s’émerveillèrent de l’esprit de partage et de la générosité qui étaient les marques des sociétés indiennes, le bâtiment communal dans lequel ils vivaient, leurs sensibilités esthétiques, l’égalité entre les hommes et les femmes. Les colons britanniques furent plus tard estomaqués de la démocratie réelle de la nation iroquoise, dont les tribus occupaient la vaste majorité des états de New York et de Pennsylvanie. L’historien américain décrivit la culture iroquoise de la sorte: “Aucune loi ou ordonnance, aucun shériff ou officier de police, aucun juge ou jury, ou cour de justice ou prison, ne pouvaient être trouvés dans les terres boisées du nord-est avant l’arrivé des européens; et pourtant des limites de comportement acceptable étaient fermement établies. Tout en étant fier de favoriser l’individu autonome, les Iroquois maintenaient néanmoins un sens strict du bien et du mal…”

Dans le processus expansioniste vers l’Ouest de la nouvelle nation des Etats Unis d’Amérique, les terres des indiens furent volées et nous les avons tué lorsqu’ils ont résisté au pillage, nous avons détruit leur sources d’alimentation (NdT: le buffalo des plaines) et de fabrication de protection, nous les avons poussé vers des sections de plus en plus petites du pays et nous avons perpétré la destruction systématique des sociétés natives. Du temps de la guerre des Faucons Noirs (Black Hawks) dans les années 1830, une des centaines de guerres qui ont été faites contre les indiens d’Amérique du nord, Lewis Cass, le gouverneur du territoire du Michigan référa au fait de saisir des millions d’hectares de terre des indiens comme “étant le progrès de la civilisation”. Il déclara également qu’ “un peuple barbare ne peut pas vivre en contact avec une communauté civilisée.”

Nous pouvons toucher du doigt le niveau de “barbarie” auquel était les indiens, quand nous regardons les années 1880, quand le congrès des Etats-Unis prépara une législation pour briser le territoire communal sur lequel les indiens continuaient de vivre, en de toutes petites possessions privées, ce que certains appeleraient aujourd’hui avec fierté et admiration “privatisation”. Le sénateur Henry Dawes, auteur de la législation, visita la nation Cherokee et décrivit ce qu’il y trouva: “Il n’y avait pas une seule famille dans toute la nation Cherokee qui n’avait pas sa propre maison. Il n’y avait pas de pauvres dans cette nation, ni ne devait-elle un seul dollar… Elle avait bâti ses propres écoles et ses propres hôpitaux, Et pourtant le défaut du système n’était que par trop évident. Ils avaient été aussi loin qu’ils le pouvaient, parce qu’ils possédaient le terrain de manière commune… Il n’y a pas d’avantage à faire de votre maison une maison plus belle que celle votre voisin. Il n’y a pas d’égoïsme, qui est au fond du panier de la civilisation.”

Cet égoïsme au fin fond de la civilisation est connecté avec ce qui motiva Colomb et ce qui est le plus apprécié aujourd’hui, alors que les leaders politiques américains et les médias parlent du bien que ferait l’Occident à introduire la “motivation du profit” en URSS. Sûr, il y a quelques domaines pour lesquels il y a un avantage pour qu’un profit se dégage quand il aide au développement économique, mais cet avantage, dans l’histoire du “libre échange” occidental, a eu d’horribles conséquences. Il a mené au fil des siècles de “civilisation occidentale”, à un impérialisme sans scrupules et sans pitié.

Dans son roman “Au cœur des ténèbres”, écrit par Joseph Conrad dans les années 1890, après qu’il eut passé quelque temps dans le Congo supérieur en Afrique, l’auteur décrivit le travail effectué par les hommes noirs enchaînés au profit de l’homme blanc, qui n’était intéressé qu’en l’ivoire. Il écrivit: “Le mot ‘ivoire’ résonnait dans l’air, était murmuré, était soupiré. Vous auriez pu penser qu’il y avait des prières pour lui… Arracher le trésor des entrailles de la terre était leur désir profond, sans aucune raison morale derrière de plus que celle du cambrioleur fracassant un coffre-fort.”

Le fil conducteur du profit à tout va, incontrôlé, a mené à une énorme souffrance humaine, exploitation, esclavage, cruauté sur les lieux de travail, conditions de travail dangereuses, travail juvénile, destruction de la terre et de la forêt et l’empoisonnement de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons et des aliments que nous mangeons. Dans son autobiography de 1933, le chef Luther Ours Debout écrivit ceci: “Il est vrai que l’homme blanc amena avec lui de grands changements. Mais les fruits variés de sa civilisation, bien que hauts en couleurs et appétissants, rendent malade et tuent. Si une part de la civilisation comprend de mutiler, de voler, et d’escroquer, alors qu’est-ce que le progrès ? Je vais oser dire que l’homme qui s’est assis sur le sol dans ce tipi, méditant sur la vie et sur sa signification, acceptant l’existence même de toutes les créatures pour elles-mêmes et reconnaissant l’unité avec l’univers des choses, infusait dans son être profond la véritable essence de toute civilisation.”

Les menaces actuelles sur l’environnement ont amené une reconsidération parmi les scientifiques et autres académiques de la valeur du “progrès” tel qu’il a été défini jusqu’ici. En Décembre 1991, il y eut une conférence de deux jours au MIT durant laquelle 50 scientifiques et historiens discutèrent de l’idée du progrès dans la pensée occidentale. Voici une petite partie du rapport de cette conférence publié par le Boston Globe:

“Dans un monde où les ressources sont gaspillées et l’environnement empoisonné, des participants à la conférence du MIT ont dit hier qu’il était grand temps que les gens repensent le problème en terme de durabilité et de stabilité plutôt qu’en termes de croissance et de progrès… Des feux d’artices verbaux et de chauds échanges qui parfois éruptèrent en joutes criardes ont ponctué les discussions entre des académiques du monde de l’économie, de la religion, de la médecine, de l’histoire et des sciences.” Un des participants, l’historien Léo Marx déclara que travailler vers une coexistence plus harmonieuse avec la nature est en soi un progrès, mais différent de celui plus traditionnel dans lequel les gens essaient de surclasser et de dominer la nature.

En revenir à Christophe Colomb de manière plus critique est en fait lever toutes ces questions à propos du progrès, de la civilisation, de notre relation les uns avec les autres et notre relation avec le monde naturel. Vous avez probablement déja entendu tout comme moi, qu’il n’est pas bien de traiter l’histoire de Colomb comme nous le faisons. Ce que ces gens disent est en fait: “Vous prenez l’histoire de Colomb en dehors de son contexte, le regardant et le jugeant avec vos yeux de personne du XXème siècle. Vous ne devez pas surimposer vos valeurs actuelles sur des évènements qui ont eu lieu il y a plus de 500 ans. Ceci est ahistorique”. Je trouve cet argument très étrange. Ceci veut-il dire que la cruauté, l’exploitation, la veûlerie, l’esclavagisme, et la violence contre des gens sans défense sont des valeurs tout à fait péculières au XV et XVI ème siècles et que nous au XXème siècle sommes au delà de tout cela ? N’y a t’il pas certaines valeurs humaines qui sont communes au temps de Christophe Colomb et au notre ? La preuve de ceci est qu’à la fois à son époque et à la notre, il y a eu des esclavagistes et des exploiteurs et que dans les deux époques, il y a eu ceux qui protestaient contre cela, contre l’esclavage, l’exploitation et en faveur des droits de l’Homme.

Il est encourageant de voir qu’en cette année du cinq centième anniversaire, il y ait une vague de protestation sans précédent. La plupart de ces protestations sont faites par les indiens il est vrai, qui organisent des conférences et des réunions, qui s’engagent dans des actes de désobéissance civile, qui essaient d’éduquer le public américain sur ce qu’il s’est vraiment passé il y a 500 ans et ce que cela nous dit sur les problèmes de notre temps.

Il est aussi très encourageant de voir qu’il y a une nouvelle génération d’enseignants dans nos écoles et que bon nombre d’entr’eux insistent pour que l’histoire de Christophe Colomb soit dite du point de vue des nations natives. A l’automne 1990, je fus appelé au téléphone par l’hôte d’une émission de télévision de Los Angeles qui voulait discuter de Colomb.. Egalement en ligne était un élève de lycée de cette ville du nom de Blake Lindsey. Qui avait insisté à prendre la parole devant la mairie de Los Angeles afin de s’opposer à la célébration du jour de Colomb. Elle leur expliqua le génocide commis par les Espagnols à l’encontre des indiens Arawak. La mairie ne répondit pas. Quelqu’un appela durant l’émission, se présentant comme une femme qui avait émigrée d’Haïti. Elle dit alors: “Cette fille a raison. Il n’y a plus de natifs à Haïti, dans notre dernier soulèvement contre notre gouvernement, les gens ont renversé la statue de C, Colomb et maintenant elle est dans la cave de la mairie de Port-au-Prince.” La correspondante finit par dire: “Pourquoi ne construisons-nous pas de statues pour les aborigènes” ?

Malgré tous les livres d’école toujours en usage, de plus en plus d’enseignants questionnent et de plus en plus d’élèves questionnent le sujet. Bill Bigelow rapporte sur la réaction de ses élèves après qu’il leur ait donné des lectures qui  contredisent les histoires traditionnelles. Un élève écrivit ceci: “En 1492, Colomb mis les voiles sur le grand océan… Toute cette histoire est aussi complète qu’un fromage suisse.”

Un autre élève écrivit une critique de son livre d’histoire et l’envoya à l’éditeur du bouquin, Allyn and Bacon, en mettant à jour bon nombre d’omissions dans ce texte publié. Elle écrivit: “Je vais prendre un seul sujet du livre pour faire simple: Christophe Colomb ?” Un autre élève écrivit: “Il me semble évident que les éditeurs ont juste imprimé une histoire faite de gloriole supposée nous rendre plus patriotique envers notre pays… Ils veulent que nous regardions notre pays comme étant grand, puissant et ayant toujours raison… On nous ment.” Quand les élèves découvrent que dans leur toute première leçon d’histoire apprise au sujet de C. Colomb, on ne leur a pas dit la vérité, ceci mène à un scepticisme sain sur leur éducation historique. Une des élève de Bigelow, Rebecca écrivit: “Qu’est-ce que cela peut bien faire de savoir qui a découvert l’Amérique, vraiment ? Mais le fait de savoir qu’on m’a menti à ce sujet toute ma vie et qui sait sur quoi d’autre encore, me met vraiment, vraiment en colère !”

Ceci est un nouveau mode de pensée critique dans les écoles et dans les universités, qui semble faire peur à ceux qui ont glorifiés ce qu’on appelle la “civilisation occidentale”.

Le secrétaire d’état à l’éducation (NdT: Ministre de l’éducation aux Etats-Unis) de Ronald Reagan William Bennett, écrivit sur la civilisation occidentale en 1984, dans son “Rapport sur les sciences sociales dans l’éducation supérieure” comme étant: “Notre culture commune… ses plus hautes idées et aspirations.” Un des plus féroces défenseurs de la civilisation occidentale est le philosophe Allan Bloom qui écrivit son “Closing of the American Mind” dans un sentiment de panique envers ce que le mouvement social des années 1960 avait fait pour changer l’atmosphère éducative des universités américaines. Il eut peur des manifestations étudiantes dont il fut témoin a Cornell et qu’il vit comme étant une terrible interférence avec l’éducation. L’idée de Bloom concernant l’éducation est celle d’un groupe d’élèves d’une élite universitaire, étudiant Platon et Aristote et refusant de se laisser distraire dans leur contemplation par le bruit de l’extérieur émanant des étudiants manifestant contre le racisme ou protestant contre la guerre du Vietnam.

Lorsque je lisais Bloom, cela me rappelait certains de mes collègues lorsque j’enseignais l’histoire dans un collège d’Atlanta en Georgie au moment du mouvement des droits civiques, ces mêmes professeurs qui dodelinaient de la tête lorsque nos étudiants quittaient leur salle de classe pour aller participer aux sit-ins en protestation de a ségrégation raciale et qui étaient arrêtés pour cela. Ces élèves négligeaient leur éducation, disaient-ils. En fait, ces élèves apprenaient plus en quelques semaines de participation aux luttes sociales en cours qu’ils ne le feraient en une ou deux années de classe. Quelle notion étriquée et mesquine de l’éducation ! Cela correspond parfaitement à cette vue de l’histoire qui insiste que la civilisation occidentale est le sommet de la réalisation humaine. Comme Bloom l’écrivit dans son livre “seulement dans les nations occidentales, celles influencées par la philosophie de la Grèce antique, y a t’il une volonté de douter de l’identification du bien avec sa propre voie et sa façon de faire.” Et bien, si cette volonté de douter est la marque de fabrique de la philosophie grecque, alors Bloom et ses amis idolâtres de la civilisation occidentale sont ignorant de cette philosophie.

Si la civilisation occidentale est considérée comme étant le pinacle de la civilisation et du progrès humains, les Etats-unis sont le meilleur exemple de cette civilisation. Allan Bloom nous le dit encore: “Ceci est le moment américain dans l’histoire du monde… L’Amérique raconte une histoire: le progrès inéluctable et sans faille de la liberté et de l’égalité. De ses premiers colons et ses fondations politiques, il n’y a eu aucune dispute que la liberté et l’égalité sont l’essence même de la justice pour nous…” Oui, racontez cela aux afro-américains, aux natifs, aux sans-logis, à tous ceux sans sécurité sociale (NdT: des millions aujourd’hui aux Etats-Unis) et à toutes les victimes à l’étranger de la politique extérieure américaine, dites leur bien que “l’Amérique ne raconte qu’une histoire… Celle de la liberté et de l’égalité.”

La civilisation est complexe. Elle représente beaucoup de choses, certaines sont décentes, d’autres horribles. Nous devrions faire une pause judicieuse avant que de célébrer sans critique quand nous notons que Duke, le membre du Ku Klux Klan de Louisianne et ex-nazi dit que les gens l’ont mal compris: “le facteur prominent de ma pensée”, a t’il dit à des journalisres, “est mon amour sans bornes pour la civilisation occidentale.”

Nous qui insistons pour regarder l’histoire de Christophe Colomb de manière critique et en fait également regarder de cette manière tout ce qui touche à nos histoires traditionnelles, sommes souvent accusés d’insister sur le politiquement correct au détriment de la liberté d’expression. Je trouve cela très ambigu. Ce sont les gardiens des vieilles histoires, de l’histoire ortodoxe, qui refusent d’élargir le spectre des idées et d’accepter les nouveaux livres, les nouvelles approches, la nouvelle information, les nouvelles vues de l’histoire. Eux, qui croient encore en la doctrine du “libre-échange”, ne croient pas du tout en un libre-échange des idées, il n’y croient pas plus qu’en ce marché des libre-échanges de biens et de services. Ils veulent que le marché à la fois des biens et des idées soit toujours dominé par ceux qui ont toujours eu le pouvoir et la richesse. Ils s’inquiètent que si de nouvelles idées entre dans le marché, les gens commencent à repenser les arrangements sociaux qui nous ont donnés tant de souffrance, tant de violence, tant de guerres, ces cinq cents dernières années de “civilisation”.

Bien sûr nous avions tout cela avant que Colomb n’arrive dans cet hémisphère, mais les ressources étaient infimes, les gens étaient isolés les uns des autres et les possibilités n’étaient pas légion. Dans les dernièrs siècles néanmoins, le monde est devenu bien plus petit, nos possibilités pour crér une société décente ont été magnifiées d’autant et maintenant les raisons ou excuses pour la faim, l’ignorance, la violence et le racisme n’existent plus.

En repensant notre histoire, nous ne faisons pas que regarder dans le passé, mais nous regardons le présent et nous essayons de le regarder du point de vue de ceux qui sont les laisser pour compte des bénéfices de cette soi-disante civilisation. Cela est très simple mais à la fois très signifiant, ce que nous essayons d’accomplir: essayer de regarder le monde d’un autre point de vue. Nous devons le faire alors que nous arrivons pas à pas dans le XXIème siècle, si nous voulons ce nouverau siècle être différent, si nous ne voulons pas qu’il soit un autre siècle américain ou siècle occidental, ou siècle blanc, ou siècle mâle, ou siècle de quelque nation ou quelque groupe que ce soit, mais simplement le siècle de la race humaine.

Fin

*  *  *

Nouvel Ordre Mondial: Grille de contrôle et eugénisme globaux… Les peuples ne font pas partie des plans futurs de l’oligarchie criminelle qui détruit le monde !

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Nous mettons ici deux liens qui correspondent aux deux parties d’un documentaire essentiel à voir pour bien réellement comprendre ce qu’il se passe dans nos sociétés. Rien n’arrive par hasard…

A voir absolument: « End Game » d’Alex Jones (sous-tritrage en français) après avoir lu cet article. Très certainement le meilleur documentaire de Jones à ce jour, sûrement son plus accompli.

End Game 1ère partie

End Game 2ème partie

 

— Résistance 71 —

 

La fin de l’humanité: La montée en puissance des robots

 

Vous ne faites pas partie des plans futurs de l’élite

 

Alex Jones & Paul Joseph Watson

 

Le 13 Septembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/the-end-of-humanity-rise-of-the-robots/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’élite mondialiste a pris la décision qui pourrait bien signifier la fin de l’humanité telle que nous la connaissons dans les décennies à venir. Les humains étant devenus superflus aux yeux de ceux qui planifient d’imposer une technocratie sur toute la planète, des robots seront utilisés pour remplacer et à la fois éliminer les humains alors que les élites auto-proclamées avancent vers leur singularité technologique tant adulée.

La montée en puissance des robots (intelligence artificielle) n’est plus du tout confinée dans le domaine de la science-fiction. Si les prédictions de ceux qui ont déjà prouvés leur précision d’imaginer le cours du futur et son développement technologique se réalisent, un nouvel âge sombre high-tech est notre destin immédiat.

Dans notre article précédent sur le sujet, nous avions mis en exergue un article écrit en 2000 par Bill Joy de l’entreprise Sun Microsystems. Dans le magazine Wired, figurait son article intitulé “Pourquoi le futur n’a pas besoin de nous” ( Why The Future Doesn’t Need Us) où il expliquait comment dans les décennies à venir, la plupart de toutes les fonctions qui sont remplies aujourd’hui par les humains seront faites par des robots.

La vaste majorité des êtres humains devenant obsolètes aux yeux de leurs contrôleurs et ce en résultat direct de ce changement de société, avec ce qui démarquera l’impact de la nouvelle révolution industrielle, l’élite “pourrait simplement décider d’exterminer la masse de l’humanité”, écrit Joy.

La prévision de Joy est répétée par un écrivain respecté, inventeur et futuriste du nom de Ray Kurzweil. Dans son livre publié en 1999 “The Age of Spiritual Machines”, Kurzweil fit une série de prédiction sur les avancées technologiques qui arriveraient à chaque étape de dix années. Les prédictions à court terme de Kurzweil furent d’une précision remarquable: il prédit alors la venue de l’iPhone, des téléphones intelligents en général et des liseuses électroniques du genre Kindle.

Kurzweil avait prédit qu’avant 2009, “les interfaces d’ordinateurs auront toutes la qualité du papier, haute résolution, contraste de haut niveau, grand champ de vision et pas d’interférence visuelle. Les livres, les magazines et les journaux seront lus de manière routinière sur des écrans qui auront la taille de petits livres.”

Kurzweil a aussi décrit l’iPad dix ans avant son émergence ainsi que la venue des communications téléphoniques sans fil utilisant “des images à haute résolution”. Il a aussi imaginé ce que serait iTunes, YouTube et des services à la demande comme Netfix ainsi que la manière dont tous ces services technologiques déclencheraient un énorme débat au sujet de la vie privée, ce qui est exactement ce qui se passe de nos jours.

Kurzweil avait prédit que des drones sans pilotes seraient utilisés dans des opérations de combat avant 2009, ce qui s’est effectivement passé.

En considérant la précision de ses prédictions, ses nouvelles prédictions pour le futur et les décennies 2019-2029 et au-delà font froid dans le dos.

Kurzweil prédit qu’avant 2019, des ordinateurs seront implantés dans les lunettes et les verres de contact, un processus qui est déjà en cours avec le développement des lunettes Google. Au moment où cela arivera, un ordinateur de 4000 US$ aura la même capacité qu’un cerveau humain d’après Kurzweil.

“La vie privée continue d’être un enjeu politique et social majeur avec de fait tout ce que fait Mr Toutlemonde stocké dans une base de données quelque part.” Écrit Kurzweil, une prédiction notable compte-tenu des révélations récentes sur le programme “Trapwire”.

Les décennies au delà de 2019 seront caractérisées par le problème d’une “sous-classe humaine”, qui ne sera pas engagée de manière productive dans l’économie. Après 2029, l’élite verra son rêve de singularité: l’humain mergeant avec la machine, commencer à prendre forme. Des ordinateurs et des téléphones, moyens de communication commenceront à être implantés dans les yeux et les oreilles des gens.

De cette manière, la vision plus large d’une élite voyant les humains comme étant complètement jetables alors que leurs fonctions seront prises par des machines, deviendra d’autant plus une réalité. “Il n’y aura quasiment plus d’emplois d’humains dans la production industrielle, l’agriculture et les transports”, écrit Kurzweil.

En 2099, la planète entière sera gérée par des systèmes informatiques artificiellement intelligents qui seront plus intelligents que l’ensemble de la race humaine combinée, un peu de la mème manière que le fameux “skynet” de la série franchisée fictive des “Terminators”.

Les humains qui auront résistés à devenir en partie cyborgs seront ostracisés dans la société.

“Même au sein des intelligences humaines qui continueront à utiliser des neurones à base de carbone, il y aura une technologie d’implants neurologiques de tous les instants, qui permettra une énorme augmentation des capacités cognitives et perceptrices pour les sujets qui les utiliseront. Les humains qui n’utiliseront pas ces implants seront incapables de participer de manière sensée à des conversations et dialogues avec ceux qui le font”, écrit Kurzweil.

Le futur dépeint par Kurzweil représente le but ultime des élites auto-proclamées, éliminant l’ordre existant et le remplaçant par une technocratie dystopique high-tech. Au lieu d’être utilisée pour donner un pouvoir progressiste à l’humanité, la technologie sera utilisée pour creuser le fossé toujours plus avant entre ceux qui “possèdent” et ceux que “ne possèdent pas”, ceux ne “possédant pas” étant éventuellement complètement éliminés.

Nous avons déjà vu quelques pas importants dans la direction d’un futur à la Kurzweil.

L’utilisation de drones pour retirer l’humain des choses de la guerre est déjà bien avancée. Dans le futur, les guerres seront essentiellement combattues par des robots, les rendant bien plus omni-présents et dangereux que maintenant. Des robots sans capacités émotionnelles hésiteront-ils de manière quelconque à déployer des armes qui pourraient éliminer totalement des races humaines ou complètement détruire l’écosystème de la planète ?

L’utilisation de robots pour les fonctions de police et de maintien de l’ordre, de recherche de suspects est aussi pour bientôt à l’ordre du jour.

Considérant les avertissements du professeur Noel Sharkey qui nous dit que des flottes de robots sont développée par DARPA et seront eventuellement utilisés pour “tuer des gens”, la firme Boston Dynamics a dévoilé une nouvelle vidéo cette semaine (Boston Dynamics released a new video this week) dans laquelle ses robots LS3 sont montrés être capables de traquer des humains de manière autonome sur des terrains accidentés.

Un robot similaire est développé en ce moment par le DARPA (Defense Advanced Research Project), nommé le “Guépard” (NdT: « Cheetah » en anglais), celui-ci a récemment battu le record du monde de vitesse humaine en cours à pied (établi par Hussein Bolt).

En 2008, le pentagone avait demandé à des contracteurs de développer un “système de poursuite multi-robots” créé pour rechercher, détecter et traquer des humains “non-coopératifs” dans des scenarii de “poursuite-évasion”.

Comme le scientifique Paul Marks l’explique, les robots seront inévitablement adaptés pour toutes fonctions domestiques incluant bien sûr les fonctions de police et de contrôle des foules et des populations.

“… Combien de temps avant que nous ne soyons les témoins de meutes de droïdes chassant des manifestants avec des armes paralysantes ? Ces meutes pourraient-elles même être armées pour tuer ?” demanda Marks.

L’utilisation de la technologie pour nous espionner et nous réduire en esclavage au lieu que de nous donner plus de pouvoir est aujourd’hui très routinier. Il suffit simplement de prendre note de la remarque du directeur actuel de la CIA, le général David Petraeus qui disait plus tôt dans l’année qu’il applaudissait l’arrivée de la grille de contrôle intelligente, des ustensiles ménagers et des produits utilitaires qui seront connecter sans fil sur l’internet.

Petraeus qualifia ce développement de “transformation”, notant que ce serait un cauchemar pour les “commerces clandestins”. En d’autres termes, la police et le FBI n’ont désormais plus aucune raison d’obtenir un mandat de quoi que ce soit pour vous espionner puisque vous allez avoir une bonne centaines de mouchards implantés dans quasiment tous les ustensiles ménagers de votre maison, de votre frigidaire à votre console de jeux.

La poussée des élites pour faciliter la montée en puissance des robots est motivée par le fait d’enlever le processus de prise de décision de la part du public et des humains. Ne pouvant faire confiance aux humains pour suivre une chaîne de décisions qui pourraient décider de la mort de nombreux autres humains, les androïdes se doivent donc d’être mis en position d’éxécuteurs des ordres.

Dans les décennies à venir, l’humanité fera face à une nouvelle forme d’esclavagisme, une tyrannie scientifiquement mise au point au travers de laquelle l’élite auto-proclamée utilisera les robots pour subjuguer le reste de l’humanité et éliminer les poches de résistance non-coopérative.

Seulement en promulgant un dégoût culturel et sociétaire envers la manipulation technologique au profit d’une élite devenue folle, pourrons-nous alors regagner le contrôle sur le futur et utiliser la technologie à des fins progressistes pour notre espèce.

En considérant le fait que « l’élite » a prouvé être tellement destructrice avec seulement un niveau primitif en comparaison, de la technologie humaine dont elle dispose jusqu’à maintenant, autoriser ces individus fou-furieux et totalement accros au pouvoir à tenir les commandes du progrès humain, ne pourra mener qu’à la destruction totale de la race humaine sur le long terme.

 

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Quand le ciel de 76 pays se couvrent de drones, les populations doivent-elles avoir peur ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 septembre 2012 by Résistance 71

Puisqu’on vous dit que c’est pour notre sécurité… Gouvernements et entreprises privées ne mentent jamais !… Jamais !… Il n’y a en fait que des théoriciens du complot pour le prétendre, c’est bien connu !…

— Résistance 71 —

 

Une cartographie de la prolifération des drones: les véhicules aériens sans pilote dans 76 pays

L’accord international principal qui contrôle le transfert des drones est le “Missile Technology Control Regime” ou MTCR

 

Par Drone Wars UK

 

Le 18 Septembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/mapping-drone-proliferation-uavs-in-76-countries/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un nouveau rapport du congrès américain sur la prolifération des drones a confirmé l’énorme montée en puissance du nombre de pays qui sont maintenant dotés de systèmes aériens sans pilote (drones). Le bureau gouvernemental des responsabilités (GAO) a publié une version non classifiée de son rapport de Février 2012 sur la prolifération des drones. Le rapport examine à la fois le développement de ces systèmes aériens sans pilote communément appelés “drones” ainsi que les contrôles américains et multilatéraux de l’exportation de la technologie liée aux drones.

Le rapport établit qu’entre 2005 et Décembre 2011, le nombre de pays possédant des drones est passé de 41 à 76 (see here for full list).

Les pays possédant des drones d’après le rapport du GAO

“La majorité des drones étrangers que les pays ont acquis tombe dans la catégorie de drones tactiques. Ces drones sont faits pour essentiellement l’espionnage, la surveillance et les missions de reconnaissance, ils ont typiquement un rayon d’action opérationnel limité de l’ordre de 300 km. Mais certaines variétés plus avancées sont capables de faire des missions de collection de renseignement, du ciblage ou des attaques. Des mini-drones sont aussi achetés fréquemment à travers le monde.”

Il doit être noté que jusqu’à présent seuls les Etats-Unis, le Royaume-Uni et Israël sont connus pour avoir déjà utilisé des drones armés.

Le rapport poursuit: “En ce moment, il y a plus de 50 pays qui développent plus de 900 systèmes différents de drones. Cette croissance est dûe au fait que bon nombre de pays voient le succès des Etats-Unis dans l’utilisation de leur drones en Irak, Afghanistan et décident d’investir dans les ressources de développement des systèmes aériens sans pilote afin d’être compétitifs économiquement et militairement dans ce domaine technologique émergeant.”

Bien que le rapport ne mentionne pas le danger de la prolifération des drones pour la paix globale et la sécurité, il met l’accent sur le danger que la prolifération des drones présente pour les “intérêts américains”. Le rapport stipule que “l’utilisation de drones par des pays ´étrangers pour collecter des renseignements sur les activités militaires américaines est déjà courante et que la croissance du nombre de oays ayant acquis la tehcnologie des drones, incluant des pays clés (NdT: comme l’Iran), a augmenté la menace sur les Etats-Unis.”

Malgré cela, le rapport dit: “Le gouvernement des Etats-Unis a déterminé que le transfert sélectif de la technologie nécessaire aux drones soutient ses intérêts de sécurité nationale”, mettant ainsi en contradiction le cœur même des mesure de contrôle sur l’armement. “Les représentants du secteur privé disent que la technologie des drones est un des secteurs de croissance les plus important de l’industrie de la défense et donne de très bonnes opportunités pour augmenter les bénéfices économiques si les entreprises américaines demeurent compétitives dans le marché global de cette technologie.”

Le rapport révèle qu’entre 2005 et 2010, les Etats-Unis ont approuvé plus de 380 millions de dollars d’exportation de drones. Au total, le gouvernement US a approuvé le transfert de systèmes complets dans 15 cas sur cette période. Huit des 15 pays ont été nommés dans le rapport. Il s’agit du: Danemark, Italie, Lithuanie, Royaume-Uni, Australie, Colombie, Israël et Singapour. De plus, 1278 licenses liées aux drones ont été identifiées durant cette période.

Les Etats-Unis et le MTCR

L’accord international principal qui contrôle les transferts de technologie de drones et de drones est le Missile Technology Control Regime (MTCR). Bien qu’il ne se focalise pas seulement sur les drones, le MTCR contrôle les systèmes aériens sans pilote en les divisant en deux catégories. Les sytèmes de première catégorie sont capables de délivrer des engins explosifs de 500kg à plus de 300km, tandis que la seconde catégorie couvre les systèmes qui portent des engins plus légers ou qui ont un rayon d’action de moins de 300km. Bien que toutes les décisions soient prises à l’échelon national (et il n’y a pas de système de sanction par d’autres pays si le MTCR n’est pas respecté…), il y a une “très forte présomption de déni” concernant la 1ère catégorie, à savoir la présomption que les états signataires du MTCR n’exporteront pas ces systèmes. Les nations ont plus de loisir à exporter les engins de seconde catégorie.

Drone Wars UK a précédemment mis en exergue les efforts par les entreprises américaines de “relâcher” les contrôles sur l’exportation des drones. Quoi qu’il en soit, le rapport du GAO d´taille pour la première fois “six propositions des Etats-Unis  liées aux drones” pour amender le MTCR sur la période de 2005 à 2011, dont cinq qui auraient eu pour résutat “de transférer des drones couramment classifiés en catégorie 1 vers la catégorie 2”, les rendant ainsi plus faciles à exporter. Les cinq propositions furent rejetées par les autres membres du MTCR.

Alors que le rapport du GAO explique en détail le besoin d’améliorer les contrôles internes aux Etats-Unis sur l’exportation des drones et de leur technologie (recommandant une amélioration de la communication et des bases de données entre les départements des licenses et les agences de renseignement), le rapport ne mentionne pas le fait qu’il y ait un besoin d’améliorer les contrôles internationaux.

Il y a deux semaines, il fut rapporté que le Pentagone avait identifié 66 pays qui seraient éligibles pour acheter les drones américains sous de nouvelles règles de conduite qui doivent toujours être approuvées par le congrès. Dans le même temps, l’Allemagne désire acheter des drones armés, alors que son voisin la Pologne pense arrêter son utilisation d’aviation à pilotes au profit de drones armés, tout comme le Canada désire dépenser 1 milliard de dollars pour des drones armés, l’Australie 3 milliards de dollars.

Le calendrier pour des contrôles globaux afin d’arrêter la prolifération des drones n’a jamais été aussi important et urgent. Le mois prochain aura lieu la 26ème réunion plénière du MTCR à Berlin. Réunion qui se tiendra à huis-clos. Aucun calendrier ou détails de la réunion n’ont été rendus publics. Nous en appelons à tous ceux qui y participent de réaliser le danger croissant que représente la prolifération des drones et de résister aux signaux d’alarme lancés par ceux qui ont tout intérêt à ce que les contrôles existant, contrôlent de moins en moins…

Table 2: Liste des pays possédant des drones d’après le rapport du GAO.

Algeria Egypt Lebanon Singapore
Angola Estonia Libya Slovakia
Argentina Ethiopia Lithuania Slovenia
Australia Finland Malaysia South Africa
Austria France Mexico Spain
Azerbaijan Georgia Morocco Sri Lanaka
Belarus Germany Netherlands Sweden
Belgium Greece New Zealand Switzerland
Botswana Hungary Nigeria Syria
Brazil India Norway Taiwan
Bulgaria Indonesia Pakistan Thailand
Burundi Iran Panama Trinidad & Tobago
Canada Israel Peru Tunisia
Chile Italy Philippines Turkey
China Ivory Coast Poland Uganda
Colombia Japan Republic of Korea Ukraine
Croatia Jordan Romania UAE
Czech Republic Kazakhstan Russia United Kingdom
Denmark Latvia Serbia USA

 

Propagande, enfumage et coup-monté: Les dessous de l’affaire « du film islamophobe »… Du rififi chez les mormons ?… Acte II

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Comment interprêter cette nouvelle affaire fumeuse ?

Deux visions complémentaires très intéressantes et à lire pour comprendre certains tenants de cette affaire: l’une (ci-dessous) de Thierry Meyssan « La tactique du blasphème » et l’autre de l’historien Webster Griffin Tarpley: « La surprise d’Octobre ».

Il semblerait qu’il y ait une bagarre de chiens de garde du système en haut de la pyramide politique yankee… Alors Médor ou Mirza ?… Faites vos jeux sous le chapiteau du plus grand cirque du monde !…

— Résistance 71 —

 

La surprise du mois d’Octobre pour “carteriser” Obama

 

Par Dr. Webster Tarpley


 

Le 16 Septembre 2012

 

url de l’article otiginal:

http://www.prisonplanet.com/october-surprise-to-carterize-obama.html/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des manifestations se sont déroulées ces derniers jours devant des ambassades américaines dans plus de 20 villes autours du monde en protestation du film californien diffamatoire dont le titre original était “Le combattant du désert” et qui s’est mué en “L’innocence des musulmans”.

Dans une attaque planifiée pour coïncider avec les manifestations, un escadron de la mort libyen a assassiné l’ambassadeur américain en Libye et trois de ses associés. Le ministère des affaires étrangères américain a constitué une cellule de crise pour évaluer le développement de la situation 24/24.

Le film en question a été de toute évidence fait et diffusé comme moyen de provocation et rien d’autre. Mais ce film était-il, comme le prétendent les médias américains, le travail d’un isolé, résident californien et américain-égyptien Nakoula Bassely Nakoula, alias Abanob Bassely, alias le citoyen israélien Sam Bacile, un repris de justice ayant un gros problème avec la drogue, et les quelques acteurs qu’il a embauchés ? Une preuve persuavive suggère que ce n’est pas le cas.

Au lieu de cela, nous avons affaire à une opération ambitieuse des services de renseignement dont le but est de créer une “surprise d’Octobre” (quelques semaines en avance il est vrai) afin de choquer les opinions publiques mondiale et américaine et afin de discréditer et de “carteriser” (NdT: référence ici au fiasco voulu du sauvetage des otages de l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran en 1980, qui vit Carter se faire battre pour sa réélection par Ronald Reagan) l’occupant actuel de la Maison Blanche et d’y  installer le grand copain de longue date de Netanyahou, Mitt Romney, à sa place. Alors que le public américain identifie Obama comme étant l’instigateur des révolutions colorées et des interventions militaires du “printemps arabe”, des attaques sur des diplomates américains, leurs assassinats et la possibilité de prises d’otages peuvent être attendus afin d’affaiblir les chances de réélection d’Obama. Si Romney l’emporte, le contrôle de la politique étrangère américaine repassera au groupe d’incorrigibles va t’en guerre néoconservateurs qui sont les manipulateurs de Romney concernant les affaires étrangères et internationales. La crise actuelle est un signe que les néoconservateurs et leurs alliés tentent un retour en force sur la scène politique.

Les réseaux impliqués dans cette opération semblent être ceux-ci:

La mafia mormone de la CIA, mettant en scène des officiels de haut-niveau de la communauté du renseignement américain, qui sont des membres de la secte étroitememt liée de Romney. Ce groupe peut également être référé comme la faction Brent Scowcroft. Scowcroft, le bras droit d’Henri Kissinger, a utilisé sa position bureaucratique très solide sur des décennies pour aider à promouvoir un bon nombre de ses coreligionnaires. Ce groupe veut Romney à la Maison Blanche, parce que Romney et son chef d’équipe de transition Mike Leavitt, également un mormon, se sont embarqués dans une politique interne qui favorisera les mormons et leur accès à des postes de haut-rang.

Le 14 Septembre, Google a rejeté une demande faite par la Maison Blanche d’Obama pour qu’ils retirent mondialement de la toile le film controversif. Comme le magazine Wired l’a expliqué le 11 Mai 2012: “l’ancien chef de l’Agence Nationale à la Sécurité (NSA) Mike McConnell a dit au Washington Post que la collaboration entre la NSA et des compagnies privées comme Google était inévitable” et cela a été largement rapporté depuis Janvier 2010. Donc le refus de Google de coopérer avec Obama nous donne les vues de la NSA et nous en dit long sur quel candidat à la présidence la communauté du renseignement table.

Le Likud de Netanyahou

La semaine dernière, le premier ministre israélien réactionnaire est intervenu de manière ouverte et scandaleuse dans la politique américaine en temps de période électorale et ce dans une tentative de sécuriser l’élection de Mitt Romney, qu’il connaît très bien depuis que tous deux sont bras dessus, bras dessous après avoir travaillé ensemble au sein du Boston Consulting Group en 1976.

Il y a environ une semaine, la ministre des affaires étrangères Hillary Clinton a annoncé que les Etats-Unis n’avaient pas de “ligne rouge” tracée à l’égard du programme nucléaire iranien. Netanyahou a repliqué colériquement, éructant que ceux qui n’ont pas de ligne rouge tracée pour l’Iran “n’ont aucun droit moral” d’empêcher Israël de déclencher une guerre d’agression désastreuse contre l’Iran. Ceci fut interprété à Washington comme un appel du pied à voter Romney. Pour bien souligner le message, l’adjoint du porte-parle de la Knesset (NdT: le parlement israélien) apparut un beau matin sur les ondes de MSNBC pour demander une guerre immédiate des Etats-Unis contre l’Iran. Les candidats républicains utilisent ces matériaux et cette réthorique dans leurs campagnes électorales.

Certains observateurs ont remarqué qu’alors que Netanyahou demande que les Etats-Unis spécifient un set de circonstances futures sous lesquelles la guerre pourrait commencer, Israël quant à elle n’a jamais spécifiée sa ligne rouge, ce qui veut dire que Bibi veut que Washington soit plus israélien que les israéliens. Ces actions incongrues de Netanyahou ont provoqué une vague de rejet et d’hostilité de la part des Américains et ce même dans des cercles qui d’habitude sont préparés à soutenir les Israéliens.

Certains ont aussi spéculé que dès lors que Romney a démontré de manière répétée qu’il n’ a aucune connaisance en matière de politique étrangère, Netanyahou pense qu’il pourrait dicter la politique étrangère américaine au travers de son amitié avec Romney. Durant les débats pour la nomination républicaine à la présidence, Romney a promis de demander à Netanyahou son accord pour toute action américaine au Moyen-Orient.

Les néoconservateurs américains

Les néoconservateurs pro-israéliens de l’ère Bush-Cheney se sont rattachés à Romney comme étant leur principal espoir de revenir aux affaires. Ce groupe inclut John Bolton (le prochain ministre des affaires étrangères américain si Romney gagne), Eliot Cohen, Robert Kagan, Robert Joseph et Dan Senor (qui conseille maintenant le candidat vice-président Paul Ryan sur ce qu’il dit sire en matière de politique étrangère).

Le prince Bandar bin Sultan (NdT: grand gourou des services de renseignement saoudien et grand ami de George W. Bush) et la famille royale saoudienne préfèrent Romney à Obama. Comme la famille royale est la financière de la vaste majorité des escadrons de la mort qui sévissent à l’heure actuelle au Moyen-Orient, incluant la Libye et la Syrie, leur soutien serait très avantageux pour organiser des attaques comme celle du consulat américain de Benghazi en Libye, qui a tuée l’ambassadeur américain J. Christopher Stevens.

L’idéologue impérialiste français Bernard Henri Levy (BHL), qui avait conseillé de très près le président Sarkozy afin de bombarder la Libye, a sanctifié Stevens comme étant “un artisan secret de la libération libyenne”.

BHL a dit que Stevens avait accompagné Hillary Clinton à une réunion avec le chef rebelle Mahmoud Djebril le 14 Mars 2011, et qu’il avait ensuite aidé à convaincre Clinton pour qu’elle appelle Obama et lui recommande qu’il donne l’ordre de commencer immédiatement les bombardements (Le Monde du 12 Septembre). Considérant l’efficacité de Stevens à la fois en arabe et en français, il devenait par la suite la personne naturellement qualifiée pour servir de contact entre les groupes militants pro-Al Qaïda de l’axe extrémiste Bengazi-Derna-Tobrouk, qui fit la plupart des combats contre les forces de Kadhafi. Beaucoup de ces groupes armés ont été transférés par l’OTAN en Syrie depuis pour combattre le régime du président Al-Assad, ceci posant la question subsidiaire du rôle de l’ambassadeur Stevens dans les opérations en cours en Syrie. Ce qui est moins  clair est le fait de savoir pourquoi il devrait être singularisé pour l’heure. Peut-être était-il un témoin de trop de choses qui pourraient s’avérer embarassantes plus tard…

Mardi soir, Stevens avait quitté le camp retranché du consulat américain et pris refuge dans une maison secrète et sécurisée non loin de là. De manière évidente, les assaillants très bien entraînés connaissaient l’existence de cette cache et ont dirigé des tirs de mortiers très précis contre l’endroit. Comment savaient-ils que l’ambassadeur Stevens s’y cachaient ? Pour le savoir, il faudrait le demander à la CIA et aux Saoudiens.

Nakoula / Bacile a passé près de deux ans en prison après avoir été condamné pour vol d’identité et fraude bancaire impliquant des cartes de crédit. Il est actuellement en liberté surveillée avec une condition: qu’il n’utilise pas d’ordinateurs. Si les autorités peuvent prouver qu’il a posté la vidéo incendiaire sur la toile, elles peuvent révoquer sa liberté conditionnelle immédiatement et le renvoyer en prison pour quatre ans. Nakoula / Bacile apparaît être un homme de paille, de manière plus spécifique un indicateur sur des affaires de drogue (Peliske and Daly, Daily Beast, le 14 Septembre 2012)

Quant au film, il paraît être le travail d’un réseau islamophobe réputé et inspiré par le renseignement américain. D’après le Los Angeles Times, le visa d’exploitation du film originellement appelé “Le combattant du désert” fut demandé par une association chrétienne à but non-lucratif du nom de Media for Christ of Duarte, Californie. Le blogueur Panglozz du “Daily Kos” rapporte que ce média est la propriété de Joseph Nasrallah Abdelmasih, un activiste chrétien copte né en Egypte et porte-drapeau anti-musulman. Nasrallah eut son importance dans la campagne de l’été 2010 pour empêcher la construction d’une mosquée sur le site ground zéro du World Trade Center à Manhattan. Nasrallah fut un intervenant dans la manifestation de protestation à ground zero le 11 Septembre 2010, la manifestation fut organisée par une organisation islamophobe connue du nom de Stop the Islamization of America (SIOA).

La porte-parole et l’organisateur du SIOA est Pamela Geller, une islamophobe professionnelle notoire et hôtesse du Atlas Shrug Blog. Geller, malgré sa langue de vipère, a accès aux médias de masse. La manifestation organisée par la SIOA vît également une participation via vidéo duplex de l’ambassadeur John Bolton, un néconservateur de haut-rang et proche conseiller de Romney et considéré comme le ticket gagnant pour le ministère des affaires étrangères dans un régime Romney futur. Un autre intervenant dans cette manifestation fut le politicien xénophobe hollandais Geert Wilders, qui lui aussi voulait bloquer le projet de construction de la mosquée. Le parti de Wilders vient juste de prendre une veste dans les élections aux Pays-Bas plus tôt cette semaine.

Bolton a pris un rôle phare en essayant de retourner l’assassinat de Stevens contre Obama cette semaine passée. Bolton a dit sur une station de radio de Washington D.C: “J’ai dit maintenant depuis 3 ans et demi que le président n’est pas préoccupé par la sécurité nationale. Il ne pense pas que le monde est un endroit terrifiant. Je pense qu’une faible réaction, un échec à démontrer la puissance américaine et sa détermination, aideront à étendre tout ceci à travers la région.” Bolton a particulièrement mis en garde à l’encontre d’une nouvelle crise de prise d’otages qui rejouerait “la destruction du gouvernement de Jimmy Carter”, cettre fois-ci aux dépends d’Obama. (Politico le 13 Septembre)

Propagande, enfumage et coup-monté: Les dessous de l’affaire « du film islamophobe »… Du rififi chez les mormons ?… Acte I

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Comment interprêter cette nouvelle affaire fumeuse ?

Deux visions complémentaires très intéressantes et à lire pour comprendre certains tenants de cette affaire: l’une (ci-dessous) de Thierry Meyssan « La tactique du blasphème » et l’autre de l’historien Webster Griffin Tarpley: « La surprise d’Octobre ».

Il semblerait qu’il y ait une bagarre de chiens de garde du système en haut de la pyramide politique yankee… Alors Médor ou Mirza ?… Faites vos jeux sous le chapiteau du plus grand cirque du monde !…

— Résistance 71 —

 

La tactique du blasphème

 

Par Thierry Meyssan

 

Le 17 Septembre 2012,

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-tactique-du-blaspheme

 

La diffusion d’un extrait du film d’insultes anti-islam « L’Innocence des musulmans » a soulevé une vague de colère dans le monde arabe. Pour Thierry Meyssan, les choses sont plus complexes qu’il n’y paraît car cette diffusion a d’abord été faite en arabe sur YouTube et sur la chaîne salafiste égyptienne Al Nas. Le film n’est pas destiné au public états-unien, ni même au public musulman, mais au seul public arabe. Sa diffusion a été effectuée par ceux-là même qui ont appelé à son interdiction. Qui se cache derrière cette provocation ?

La diffusion sur Internet d’extraits du film L’Innocence des musulmans a suscité des manifestations de colère dans le monde, dont une qui a dégénéré à Benghazi. L’ambassadeur US en Libye et des membres de son escorte ont été tués.

Au premier abord, l’affaire se situe dans une longue lignée qui va des Versets sataniques de Salman Rushdié aux autodafés du Coran par le pasteur Terry Jones. Toutefois cette nouvelle attaque se distingue des autres en ce que le film n’est pas destiné au public occidental, mais a uniquement été conçu comme un instrument de provocation à l’adresse des musulmans.

En termes politiques, cette affaire peut être analysée de deux manières selon qu’on l’observe au plan tactique comme une manipulation anti-US ou au plan stratégique comme une attaque psychologique anti-musulmane.

Le film est présenté comme produit par un groupe sioniste composé de juifs ayant la double nationalité israélo-US et d’un copte égyptien. Il était prêt depuis plusieurs mois et a été utilisé le moment voulu pour provoquer des émeutes dirigées contre les États-Unis. Des agents israéliens ont été déployés dans plusieurs grandes villes avec mission d’orienter la colère de la foule contre des cibles US ou coptes (jamais israéliennes). Sans surprise, l’effet maximum a été atteint à Benghazi.

La population de Benghazi est connue pour abriter des groupes particulièrement réactionnaires et racistes. On se souvient que lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, des salafistes avaient attaqué le consulat du Danemark. En application de la Convention de Vienne, le gouvernement libyen de Mouammar el-Khadafi avait dû faire usage de la troupe pour protéger la représentation diplomatique. La répression de l’émeute avait fait de nombreuses victimes. Par la suite, les Occidentaux qui voulaient renverser le régime libyen avaient financé des publications salafistes accusant le colonel Khadafi d’avoir protégé le consulat du Danemark parce qu’il aurait été lui-même le commanditaire des caricatures. Le 15 février 2011, les salafistes avaient organisé à Benghazi une manifestation commémorative de la tuerie au cours de laquelle une fusillade éclata, marquant le début de l’insurrection de la Cyrénaïque et ouvrant la voie à l’intervention de l’OTAN. La police libyenne arrêta trois membres des forces spéciales italiennes qui avouèrent avoir tiré depuis les toits à la fois sur les manifestants et sur les policiers pour créer la confusion. Retenus prisonniers durant toute la guerre, ils furent libérés lors de la prise de la capitale par l’OTAN et furent exfiltrés vers Malte sur un petit bateau de pêche sur lequel je me trouvais avec eux.

Cette fois, la manipulation de la foule de Benghazi par les agents israéliens avait pour but d’assassiner l’ambassadeur US ; un acte de guerre sans précédent depuis le bombardement de l’USS Liberty par la marine israélienne, en 1967. Par ailleurs, c’est le premier assassinat, depuis 1979, d’un ambassadeur US dans l’exercice de ses fonctions. Et celui-ci est d’autant plus grave que dans un pays où le gouvernement est une pure fiction juridique, l’ambassadeur US n’est pas un simple diplomate, mais fait office de gouverneur, de chef d’État de facto.

Au cours des dernières semaines, les plus hauts responsables militaires états-uniens sont entrés en conflit ouvert avec le gouvernement israélien. Ils ont multiplié les déclarations attestant leur volonté d’interrompre le cycle de guerres débuté dans le 11-Septembre (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie), alors que les accords officieux de 2001 en prévoient encore d’autres (Soudan, Somalie, Iran). Un premier coup de semonce s’était matérialisé avec l’attaque au missile de l’avion du chef d’état-major inter armes US, le général Dempsey. Le deuxième avertissement est plus brutal.

Par ailleurs, si l’on envisage cette affaire en termes de psychologie sociale, elle apparaît comme une attaque frontale contre les croyances des musulmans. En cela, elle n’est pas différente de l’épisode des Pussy Riot violant la liberté de culte jusque dans la cathédrale orthodoxe du Saint-Sauveur et les nombreuses performances de pornographie conceptuelle qui précédèrent. Ces différentes opérations visent à désacraliser des sociétés qui résistent au projet de domination globale.

Dans les sociétés démocratiques et multiculturelles, le sacré ne s’exprime plus que dans la sphère privée. Cependant, un nouvel espace sacré collectif est en cours de formation. Les États ouest-européens se sont dotés de lois mémorielles qui ont transformé un événement historique, la destruction des juifs d’Europe par les nazis, en un fait religieux (la « Shoah » selon la terminologie juive, ou « l’Holocauste » selon le vocabulaire évangélique). Ce crime est alors élevé au rang d’événement unique au mépris des victimes d’autres massacres, y compris au mépris des autres victimes du nazisme. La mise en cause du dogme, c’est-à-dire de l’interprétation théologique du fait historique, est passible de sanctions pénales comme l’était jadis le blasphème. Identiquement, en 2001, les USA, les États membres de l’Union européenne, et nombre de leurs alliés ont imposé par décret à toute leur population une minute de silence en mémoire des victimes des attentats du 11-Septembre. Cette initiative s’accompagnait d’une interprétation idéologique des causes du massacre. Dans les deux cas, avoir été tué parce que juif ou parce que États-unien donne un statut particulier aux victimes devant lequel le reste de l’humanité est invité à s’incliner.

Lors des derniers Jeux Olympiques à Londres, les délégations israélienne et états-unienne ont tenté d’étendre cet espace sacré en imposant une minute de silence durant la cérémonie d’ouverture, l’événement télévisuel le plus regardé dans le monde. Il se serait agit de célébrer la mémoire des victimes de la prise d’otage des Jeux de Munich. En définitive la proposition a été écartée, le Comité olympique se contentant d’une discrète cérémonie distincte. Quoi qu’il en soit, l’enjeu est de créer une liturgie collective qui légitime l’empire global.

Ainsi, L’Innocence des musulmans est à la fois un moyen de pression pour rappeler à l’ordre Washington, tenté de s’éloigner du projet de domination sioniste, et un moyen de poursuivre ce projet en blessant dans leurs croyances ceux qui lui résistent.

Médias et propagande: Les mythes socio-politiques occidentaux agissent comme le fanatisme religieux…

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La liberté de parole en occident est restreinte par l’étiquette de “théorie du complot”

 

Saman Mohammadi

 

Le 16 Septembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/freedom-of-speech-in-the-west-is-constrained-by-the-conspiracy-theory-label/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je mourrai pour que vous puissiez le dire.” (Voltaire)

 

Qu’ aurait à dire l’icône de la liberté d’expression (Voltaire) à propos de la marginalisation sociale et politique du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre ?

“Ayez un peu de patience, les calomnies ne survivent pas longtemps. La vérité est l’enfant du temps, elle apparaîtra pour vous absoudre.” (Emmanuel Kant)

“Le public ne peut arriver à la connaissance que lentement. Par la révolution pouvons-nous générer l’abandon du despotisme individuel et la fin de la recherche du profit et de la domination oppressive peut se produire, mais jamais une véritable réforme de l’état d’esprit. Au lieu de cela, de nouveaux préjugés, comme les anciens, serviront comme les brides de contrôle de la grande masse non-pensante. Tout ce dont nous avons besoin pour la connaissance est la liberté, et plus particulièrement la moins dangereuse de tout ce qui peut être appelé liberté, à savoir: la liberté pour l’humain de faire usage public de sa raison en toutes matières. Mais j’entends des clameurs de toutes parts: Ne discutez pas, dit l’officier, obéissez aux ordres ! Ne discutez pas, payez ! dit le collecteur d’impôts, Ne discutez pas, croyez ! dit le curé.” (Emmanuel Kant)

Détrôner des narratifs et des mythes sacrés est impossible dans une culture sans une presse libre. Aucune institution de la sorte n’existe en occident, ce qui explique pourquoi l’histoire officielle des attentats du 11 Septembre 2001 est toujours considérée aujourd’hui comme un narratif sacré en Occident, même 11 ans après ces évènements traumatiques.

Il y a une censure dans les médias de masse et pour la plupart cela  tient de l’auto-censure, nous dit un héroïque journaliste britannique, Alan Hart, dans cet interview. Ce que ceci prouve est que l’Amérique et le monde occidental sont tout aussi totalitaires que la république islamique d’Iran et la religion d’Islam.

L’intense réaction du monde musulman au film anti-islam provenant des Etats-Unis nous rappelle que des offenses blasphématoires à des religions ou des cultures totalitaires ne sont pas tolérées. Les gens veulent leurs croyances être validées et considérées sacro-saintes. La critique rationnelle et les insultes monstrueuses sont interdites.

Dans le monde musulman, l’image du prophète Mohamed ne peut pas être critiquée car elle est sacrée; en occident, la version officielle des attentats du 11 Septembre ne peut pas être critiquée car elle est sacrée. La prétention qu’il y ait une liberté d’expression en Amérique et en occident est un grand mensonge. Bien sûr vous pouvez critiquer à votre aise l’Islam ou des pays étrangers, mais il y a des restrictions politico-sociales sur la parole quand elle concerne le 11 Septembre ou que les crimes d’Israël sont amenés dans la discussion.

Le sale truc qui est utilisé pour couvrir cet évident double-standard est celui de l’étiquette de la “théorie du complot”. Cette étiquette est la manière pacifique de couper les têtes hérétiques en occident. C’est moins sauvage que la méthode islamique de gérer les hérétiques ou les incroyants blasphémateurs, mais c’est tout aussi efficace.

Les gens qui utilisent l’étiquette de “théoricien du complot” dans un débat autours des attentats du 11 Septembre sont des intellectuels sauvages qui brandissent l’épée de l’erreur dans leurs mains. Ils ne peuvent pas gagner la bataille des idées avec des arguments rationnels alors ils dégainent leur épée et vous disent de vous conformer à la ligne officielle du parti du gouvernement américain ou alors de faire face au ridicule. Les individus qui refusent de s’agenouiller sont marqués de la marque de “théoriciens du complot”, de “barjots de la vérité”. Nous devons être dans l’âge sombre parce que nous ne vivons décidemment pas dans une civilisation éclairée; nous sommes confrontés à un nouvel épisode de la folie collective de l’histoire de l’humanité.

Il y a tant de censure aux Etats-Unis et en Occident que lorsque quelques faits concernant les évènements du 11 Septembre percent le brouillard de la propagande, ceci est vu comme étant un grand succès. La nature religieuse de l’histoire officielle du 11 Septembre rend encore plus difficile pour les voix de la raison du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre, de toucher des gens qui sont toujours en état de déni total.

Ce n’est pas le brouillard de propagande qui bloque la pénétration de la vérité au sujet du 11 Septembre, mais le ciel des pensées religieuses qui dominent en fait comment les gens pensent aux sujets de ces évènements. Des millions de personnes sont religieusement mariés à la version officielle du 11 Septembre. Dire que les attentats furent une opération de l’intérieur du gouvernement américain en occident, est comme dire que Mohamed était pédophile dans le monde musulman. La réaction aux déclarations du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre n’est que rage aveugle, haine, et dédain. Ceci est profondément une attitude religieuse.

Les extrémistes musulmans qui brûlent des drapeaux américains en réponse à ce stupide film anti-islam (c’est ce qui en apparaît en surface du moins) sont tout aussi irrationnels que les nieurs de vérité occidentaux qui symboliquement brûlent des documentaires du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre et les rejettent comme n’étant que “des théories du complot”. La différence n’est qu’une question de degré.

Empêcher la circulation d’Idées, de faits et d’opinions est le pire crime dans une société. Les stalinistes et les gobbelistes qui ont kidnappés le gouvernement américain sous couvert d’une guerre contre le terrorisme sont aussi vils et odieux que les tortureurs de l’inquisition. Il demeure néanmoins une petite portion de la société civilisée dans la mesure où les “truthers” (NdT: membres du mouvement pour la vérité pour le 11 Septembre) n’ont pas encore été envoyés au bûcher.

Gràce à une certaine forme de développment politique dans la civilisation occidentale, les gouvernements américain et européens n’ont pas (encore) utilisé la violence contre les dissidents à l’histoire officielle pour les réduire au silence ainsi que toute autre dissidence. Mais même si la violence est utilisée dans le futur, cela ne pourra pas enpêcher la vérité sur ces attentats d’être connue. Le mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre va continuer de s’étendre parce qu’il est fondé sur des arguments rationnels, des preuves publiques et l’utilisation de la raison.

Le 11 Septembre 2012, Glenn Greenwald parla à propos de l’état de connaissance au sujet du 11 Septembre et de la gestion politique des nouvelles trouvailles concernant les évènements dans “une conversation avec Sam Seder”, hôte de Majority Report. Greenwald dit:

“Une chose qui est vraiment incroyable de remarquer est que toute l’idée derrière la commission d’enquête sur le 11 Septembre, était supposée être que vu l’amplitude des attaques, il était absolument vital d’obtenir une compte-rendu compréhensif de ce qu’il s’est passé et ce sans aucune sorte d’effet partisan de façon à ce que tout le monde puisse croire et faire confiance aux résultats de la version officielle des évènements.

Plus de 10 ans plus tard, aujourd’hui durant le 11ème anniversaire, de larges segments du rapport de la commission officelle sont toujours classifiés secret. Il y a eu des politiciens importants comme Bob Graham, qui fut le président du comité du renseignement du Sénat à cette époque et d’autres qui ont dit en particulier que le rôle d’influents saoudiens dans l’attaque et dans son financement des groupes terroristes responsables des attaques ont été très protégés par un gouvernement américain qui continue à ce jour à avoir une relation très étroite avec la maison des Saoud.

Ainsi ne nous soucions pas de quelque sorte d’enquête future que ce soit, même celle que nous avons est très étouffée de bien des manières et je ne suis pas sûr qu’il y ait ou qu’il y aura  une levée de boucliers pour que cela continue. Je pense que vous entendrez quelques démocrates qui vont essayer d’exploiter cette nouvelle révélation pour blâmer les républicains pour les attaques du 11 Septembre et comme beaucoup des mêmes demanderont que la torture ne soit pas un sujet d’enquête car nous devons aller de l’avant et non pas s’intéresser au passé (NdT: Ceci est une attaque par allusion directe à Obama qui avait défendu le fait de ne pas enquêter sur la torture pratiquée par l’armée américaine et la CIA en disant: “Nous devons aller de l’avant et ne pas regarder le passé”… C’est si facile n’est-il pas ?..)

Je pense que dans les grandes largeurs, le pays a été convaincu de manière positive que les attaques du 11 Septembre 2001 étaient en fait un acte de radicaux étrangers démoniaques qui haïssaient les Etats-Unis et que le leadership de notre pays a correctement répondu au crime commis. Je ne suis même pas sûr qu’il y ait une opportunité, alors même qu’il y a beaucoup de preuves inverses, pour changer le narratif des évènements au sein de la population,” (Glenn Greenwald dans “une conversation avec Sam Seder” dans l’émission Majority Report du 11 Septembre 2012 (dans la vidéo entre les minutes 25’44 et 27’48)

Greenwald dit que la raison pour laquelle il est difficile de changer les perceptions collectives du gouvernement américain, des médias américains et de la société américaine en général, est le pouvoir de la mythologie américaine pour aveugler le public jusqu’à maintenant. Il dit:

“Il y a une mythologie que les Américains croit à propos de leur pays et de leur propre gouvernement quel qu’il soit et cette mythologie leur enseigne qu’alors même que le gouvernement ne fait peut-être pas les choses de la manière la plus efficace qui soit, ou même de manière corrompue, la tyrannie ne se passe en fait que dans d’autres nations et la propagande n’est valide que dans d’autres pays.

Les Américains croient en général qu’ils vivent dans un pays libre, ce qui veut dire que nous avons une presse libre et vibrante, que les actions du gouvernement quel qu’il soit sont soumis à une véritable observation impartiale et que la responsabilité au travers des institutions comme les cours de justice et les médias, est faite pour contrôler le pouvoir ; que ceci est une chose important à croire, que nous sommes un phare de la liberté, de la liberté de la presse et que la propagande, la tyrannie et l’oppression ne sont les faits que de pays comme la Corée du Nord et l’Iran ou de quelque ennemi des Etats-Unis de la semaine que ce soit.

Ainsi croire que le peuple américain a été radicalement trompé sur des évènements historiques, que la vérité a été cachée, vraiment amènent sous le microscope les suppositions mythologiques sur la façon dont nous pensons être. Penser que ces choses sont vraies nous amène alors à abandonner ces suppositions du comment nous nous sentons par rapport à nous-mêmes et ceci est inconfortable, difficile et  douloureux et je pense que le désir de vraiment reconnaître cet exceptionalisme en continuant de croire que le vérité nous est servie par notre gouvernement et par nos médias certainement aident et renforcent la capacité de tromper de manière fondamentale.” (vidéo de l’interview entre les minutes 33’31 et 33’01)

Il est inévitable que la mythologie concernant les attentas du 11 Septembre 2001 s’effondre. Aucune autorité politique sur cette planète ne peut supprimer la vérité et le cri de justice. La voix de la raison aura le dernier mot sur le débat concernant les évènements du 11 Septembre et non pas la propagande totalitaire et l’affabulation politique.

Publié en premier lieu sur  The Excavator.

 

 

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: Militarisation et fascisation de l’occident…

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Et vole l’économie de la mort

 

Par Manlio Dinucci

 

Le 16 Septembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Et-vole-l-economie-de-la-mort

 

 

17 millions d’États-uniens sur 315 souffrent de la faim et ont passé au moins une journée complète sans manger au cours des trois derniers mois, faute de pouvoir se payer de la nourriture. 33 autres millions parviennent à se nourrir, mais souffrent de déséquilibres alimentaires faute de ressources. Ignorant leurs besoins, Washington a entièrement tourné son économie vers la production d’armement. Cette orientation vers une économie de guerre, qui a débuté en 1995 sous l’administration Clinton, s’est brutalement aggravée après les attentats du 11 septembre 2001 avec l’administration Bush Jr, et n’a cessé de se poursuivre sous l’administration Obama.

Plus de 50 millions de personnes, dont 17 millions d’enfants, en condition d’ « insécurité alimentaire », c’est-à-dire sans nourriture suffisante « par manque d’argent ou d’autres ressources ». Les données ne se réfèrent pas à un pays pauvre de l’Afrique subsaharienne, mais au pays qui a la plus grande économie du monde : les États-Unis d’Amérique, selon le département US de l’Agriculture (septembre 2012).

Pendant l’administration Bush (2001-2008), les citoyens étasuniens sans nourriture correcte, obligés pour survivre d’avoir recours aux food stamps (bons alimentaires) et aux organisations charitables, ont augmenté de 33 à 49 millions. Pendant l’administration Obama, ils sont montés à plus de 50 millions, équivalents à 16,4 % de la population, par rapport aux 12,2 % de 2001. Parmi ceux-ci, 17 millions environ sont en condition de « très basse sécurité alimentaire », en d’autres termes la faim.

Ils ont cependant la satisfaction de vivre dans un pays dont la « sécurité » est garantie par une dépense militaire qui —d’après le Sipri— a doublé pendant l’administration Bush et, pendant celle d’Obama, a grimpé des 621 milliards de dollars en 2008 à plus de 711 en 2011. En net d’inflation (à valeur constante du dollar 2010), la dépense militaire a augmenté de 80 % de 2001 à 2011. Cette dépense militaire étasunienne, équivalente à 41 % de la dépense militaire mondiale, est en réalité plus haute : en incluant d’autres postes de caractère militaire (parmi lesquels les 125 milliards annuels pour les militaires à la retraite) elle atteint à peu près la moitié de la dépense mondiale. De cette façon, souligne-t-on dans le Budget 2012, le Pentagone peut maintenir «  des forces militaires prêtes à se concentrer soit dans les guerres actuelles, soit dans de futurs conflits potentiels ». Et, en même temps, il peut «  investir dans une innovation scientifique et technologique à long terme pour assurer que la Nation ait accès aux meilleurs systèmes de défense disponibles au monde ».

À cette fin, 100 milliards d’économies prévues sont «  réinvestis dans des secteurs de haute priorité », à commencer par les drones : les vélivoles sans pilote qui, télécommandés à plus de 10 000 kms de distance, frappent les objectifs avec leurs missiles.

Ici la réalité dépasse la science-fiction hollywoodienne. Lockheed Martin est en train de développer un nouveau drone pour les forces spéciales : pour accroître son autonomie, on utilise depuis le sol un rayon laser qui l’alimente pendant qu’il est en vol. Northrop Grumman est engagée, elle, dans un projet encore plus avancé : celui de drones qui, alimentés par énergie nucléaire, restent en vol de façon ininterrompue non pas pendant des jours mais pendant des mois. Toujours chez Northrop Grumman : on développe un vélivole robotisé pour porte-avions, le X-47B, en mesure, grâce à sa mémoire programmée, de décoller, effectuer sa mission et atterrir de façon autonome.

Étant donnés les énormes coûts de ces programmes, le Pentagone a déjà dressé une liste de pays alliés fiables à qui vendre les nouveaux drones pour la guerre robotisée. Sans aucun doute on trouve l’Italie aux avant-postes, qui a déjà acheté à l’états-unien General Atomics le dernier modèle de drone, le vélivole MQ-9A Predator B. À l’avenir elle achètera aussi le drone nucléaire qui, en décollant au-dessus de la tête des 50 millions de citoyens étasuniens en condition d’ « insécurité alimentaire », viendra voler au-dessus de celle des chômeurs italiens (et autres millions de chômeurs européens, au passage, NdT) qui occupent les usines en voie de fermeture.

Manlio Dinucci

Traduction 
Marie-Ange Patrizio

Source 
Il Manifesto (Italie)

Lobbyisme et ingérence: « papy » Obama ferait de la résistance au lobby sioniste… le temps de la campagne électorale…

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Pas de “ligne rouge” pour Israël

 

par Gilad Atzmon



 

Le 15 Septembre 2012,

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/article32445.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les agences de presse ont rapporté aujourd’hui que le président Obama avait rejeté un appel du premier ministre israélien Benjamin Natanyahou de spécifier une “ligne rouge” afin de stopper l’enrichissement de l’uranium iranien. D’après ces rapports, dans une conversation Mardi, Obama a refusé la proposition de Netanyahou de rendre le volume d’uranium suffisamment-enrichi-pour-faire-une-bombe bientôt- la limite dont le franchissement pourrait déclencher une attaque militaire américaine sur les centrales nucléaires de la république islamique.

Mais il semblerait que pour cette fois au moins, le président Obama ait décidé de ne pas déclancher une guerre mondiale au profit de l’état juif et de son puissant lobby. “Nous avons besoin que le président ait une bonne marge de décision” a dit un officiel américain. “Nous avons notre ligne rouge, qui est une arme nucléaire. Nous sommes convaincus de cette ligne rouge.” La raison en est simple: l’Amérique ne croit simplement pas les rapports du renseignement israélien en ce qui concerne les intentions de l’Iran. Israël n’est pas content. Apparemment les Israéliens veulent voir l’Iran éliminé, au plus tôt et ses officiels ont déjà confirmé qu’une telle garanti américaine n’est pas adéquate pour les besoins de la sécurité de l’état juif.

Ynet a rapporté aujourd’hui que le premier ministre Neatnyahou avait dit aux journalistes cette semaine “que le gouvernement Obama n’avait aucun ‘droit moral’ de restreindre Israël de prendre des actions militaires de son côté si ce gouvernement refuse de mettre des limites à l’Iran.” Ynet ajoute que “les remarques furent suivies de rapports affirmant qu’Obama avait ignoré le requête émise par Netanyahou de le rencontrer en marge de la réunion des Nations-Unies à New York ce mois-ci.” Il semblerait que pour l’heure, le gouvernement Obama soit revenu à lui et à la réalité et qu’il ait dit NON à la pression mise par Israël.

Bien sûr cette décision est très certainement plus politique qu’éthique ou motivée par une conscience morale. Durant la nouvelle campagne présidentielle, Obama a été rapide pour percevoir une fenêtre d’opportunité qui pourrait s’avérer être gagnante. Obama laisse le parti républicain et son candidat Mitt Romney devenir les Sabbath Goyim de Netanyahou. Obama laisse la scène à Romney qui veut être le porte-parole sioniste et pousse volontairement et stupidement à une autre guerre israélienne, il le laisse être celui qui scarifie l’Amérique et les soldats américains pour Israël. Ainsi, Obama se présente lui-même comme une leader, sensible, responsable et raisonnable, un vrai petit parfait “patriote américain”.

Mais dès à présent une chose devrait être claire. Israël, comme nous le savons depus longtemps, n’a pas la capacité militaire pour détruire les facilités nucléaires de l’Iran et a besoin de l’Amérique pour en prendre soin. Netanyahou et le lobby juif aux Etats-Unis étaient convaincus qu’ils pourraient faire pression sur Obama à la veille des élections, pour se lancer dans une telle opération suicide. Ils avaient tort. Quoi qu’il en soit, le message à en tirer est écrit sur le mur en pleine vue: Israël et son lobby sont les plus grands dangers pour la paix mondiale et ils ne vont pas se réfréner.

Nous savons depuis longtemps que l’arrivée d’Obama n’a pas apporté la paix. Tout comme ceux avant lui, il s’est entouré de sinistres va t’en guerre sionistes. Mais nous ne pouvons qu’espérer que la pièce de monnaie soit tombée pour le meilleur, même si nous savons que cette pièce ne vaut plus grand chose.

L’escroquerie de la propriété intellectuelle et des droits d’auteurs

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, presse et média, société libertaire with tags , , , , , on 15 septembre 2012 by Résistance 71

“Le droit à la propriété fut l’origine du mal sur Terre, le premier maillon d’une longue chaîne de crimes et d’infortunes, endurée par les humains depuis leur naissance.”

 

“Tout travail humain est le résultat d’une force collective, toute propriété devient par conséquent, collective et unitaire. Pour parler de manière plus exact: le travail détruit la propriété.”

(Pierre Joseph Proudhon)

… et de manière générale, tout ce qui est produit par l’humanité appartient à l’humanité. Cela constitue son patrimoine que nul ne peut arbitrairement s’approprier, donc usurper. Les soi-disants « droits d’auteurs ou de propriété intellectuelle » ne sont qu’une mascarade de plus, une invention ne favorisant que l’oligarchie et son industrie mise en place.

— Résistance 71 —

 

Brisons les reins de la domination “intellectuelle” de l’industrie

 

Boycottons les corporations qui monopolisent, induisent en erreur et détruisent la civilisation humaine.

 

par Tony Cartalucci

 

le 3 Septembre 2012,

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2012/09/break-back-of-corporate-intellectual.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les films, la musique et les émissions de télévision créés par d’énormes cartels médiatiques monopolistes comme Disney, Sony, Warner Brothers, Fox, Paramount, ainsi que les compagnies de logiciels comme Electronic Arts, Microsoft, Autodesk et bien d’autres, appartiennent à un consortium d’intérêts finanço-industriels qui mène la croisade sur la “propriété intellectuelle” et bon nombre de ses créations impopulaires, incluant le SOPA, ACTA (NdT: LOPSI, HADOPI  en France) ainsi qu’une campagne de mise en accusation d’une floppée de grand-mères et de lycéens pour simplement partager une information labellisée “propriété” par ces mega-industries.

Image: Le racket de la “propriété intellectuelle”. Personne ne possède des “idées” ou une “information”, on ne possède que les moyens de les divulguer, de les enregistrer ou de les visionner. Le paradigme que ces intérêts industrio-financiers tente de créer et de perpétuer est un paradigme qui place inévitablement tout sous la coupe de “domaine intellectuel”, parce qu’il n’y a qu’eux qui ont l’argent et le pouvoir suffisants pour pouvoir les enregistrer et les défendre. Dans ce processus, ils ralentissent tout progrès technologique et social en défendant leurs modèles de commerce archaïques et obsolètes.

….

Ce qu’is représentent en réalité est l’anti-thèse du vrai commerce et du progrès, ce sont des réactionnaires technologiques, qui étouffent toute avance qui menace leurs modèles archaïques et obsolètes et l’énorme influence injuste et imméritée qu’ils ont accumulée depuis des décennies.

L’existence même de films, de musique, de logiciels libres “open source” et de publications indépendants, prouve que la connaissance, le spectacle et tout ce qu’il y a entre les deux non seulement peut survivre au delà de ces paradigmes essoufflés de “droits d’auteurs”, mais qu’en fait ils peuvent s’épanouir.

Un nouveau paradigme de donner crédit quand crédit est dû, mais de garder l’information et le média qui la contient en accès libre pour tous, est en train d’émerger. Prendre un CD physique à une autre personne est priver cette personne d’un objet concret, c’est donc en l’état actuel des choses, un vol. En revanche, copier digitalement l’information contenue sur ce CD avec le consentement du propriétaire du CD, n’est pas un vol.

La technologie a rendu possible de copier l’information sans priver les individus d’objets tangibles de valeur et parce que la culture de partager ne coûte rien à ceux impliqués, et plus l’information est partagée et plus il est facile pour ceux qui recherchent cette information de la trouver, ceci s’est généralisé de manière compréhensible à tous les médias digitalement encodés. Les producteurs de logiciels, de livres, de films, de musique doivent tous faire face au changement d’une industrie de simplement créer un média et vendre le médium qui le contient.

Il y a toujours de l’argent à faire avec les spectacles dans les théâtres et avec les productions physiques que d’aucun trouve de valeur suffisante pour payer. Mais, même dans cet aspect, les outils pour créer des films, de la musique, des logiciels et des livres deviennent de plus en plus bon marché et accessibles à un plus grand nombre de gens qui partageraient bien plus volontiers leur travail au sein d’une culture du partage.

Ce que ces intérêts industrio-financiers protègent donc, n’est pas leurs “droits” ou eux-mêmes à l’encontre de “vol”, mais leur monopole sur un système archaïque qui, s’il n’est plus protégé, s’effondrera et disparaîtra. Comme si un consortium de bibliothèques et de libraires mondial s’unifiait pour mettre hors-la-loi l’internet et les sites internet comme Wikipedia; la réaction de la mega-industrie des médias est une réaction profondément absurde, entretenue exclusivement par la richesse immense que son monopole lui a donné au fil des décennies et qui existe toujours parce qu’un grand nombre de personnes à travers le monde continue de regarder, d’écouter, de lire et malheureusement, de croire tout ce qu’ils disent et écrivent.

Ci-dessous figure une liste des cartels médiatiques et des industries qui constituent leurs membres et qui sont responsables de cette croisade absurde en faveur de la “propriété intellectuelle”. Chacune de ces industrie produit des choses dont nous sommes tous parfaitement capables de nous passer et comme c’est le cas avec bien d’autres monopoles industrio-financiers, dont il serait mieux que nous nous passions en première instance.

Recording Industry Association of America (RIAA) Members

National Music Publishers Association (NMPA) Board Members

Motion Picture Association of America (MPAA) Members

Independent Film & Television Alliance (IFTA) Member Directory

Entertainment Software Association (ESA) Members

Business Software Alliance (BSA) Members

Pour chaque film, chanson, ou logiciel produit par cette collection de parasites monopolistes industriels, il y a un produit équivalent ou bien supérieur en qualité qui est open source ou en accès libre, créations communes, ou de domaines publics alternatifs. Il y a une myriade d’information, ouverte. libre et gratuite ainsi que de possibilités d’amusement en ligne créés par des amateurs mais aussi par une frange grandissante de professionnels. Il y a également une très grande (et grandissante) sélection de logiciels open source qui sont à la disposition de tout à chacun.

Nous avons la société que nous achetons. Si nous continuons à payer des financiers industriels issus du Fortune 500 qui continuent à concentrer richesse et pouvoir dans le moins de mains possible et continuent à les utiliser pour créer et guider un agenda qui ne sert que des intérêts spéciaux aux dépends de la très vaste majorité, nous n’avons que nous même à blâmer. Boycotter ces industries leur enlève une vaste richesse dont elles ont besoin pour continuer leur immense lobbying et payer leurs ressources législatives. De plus, en boycottant ces mega-industries, nous avons l’argent à dépenser localement, pour les artistes locaux, qui eux ont de l’argent à dépenser localement ; pour ces artistes locaux qui se démènent pour créer des spectacles de scène ou de créer des choses tangibles que nous pouvons tous apprécier.

Que des êtres humains de nos jours passent des mois, voire des années en prison pour “violation de droits d’auteurs et/ou de reproduction” alors que des assassins de masse se promènent librement et en toute impunité sur le sol américain (NdT; Cartalucci fait ici référence aux politiciens, politiciennes, hommes et femmes d’état… ainsi que les criminels dictateurs hébergés par les états-unis pour “services rendus”), dénonce ces immenses injustices générées par ce même système, rendant encore plus urgent le fait que celui-ci doit être aboli et remplacé de toute urgence.