L’illusion démocratique: Du principe d’autorité (Proudhon) en cinq épisodes – 2ème partie –

Nous publions ici en cinq épisodes un texte essentiel de Pierre Joseph Proudhon et de la littérature anarchiste: « Du principe d’autorité ». Essai qui identifie les tenants du leurre démocratique et fait toucher du doigt les remèdes à ce fléau.

Le texte se divise en ces parties:

1– Le préjugé gouvernemental

2- Du pouvoir absolu à l’anarchie

3- Des lois et du système représentatif

4- Du suffrage universel et du gouvernement du peuple

5- Plus (la fin de) d’autorité

A lire et diffuser sans modération…

— Résistance 71 —

DU POUVOIR ABSOLU À L’ANARCHIE (Du principe d’autorité, 2ème partie)

Pierre Joseph Proudhon (1853)

(…) Toute l’idée s’établit ou se réfute en une suite de termes qui en sont comme l’organisme, et dont le dernier démontre irrévocablement sa vérité ou son erreur. Si l’évolution, au lieu de se faire simplement dans l’esprit, par les théories, s’effectue en même temps dans les institutions et les actes, elle constitue l’histoire. C’est le cas qui se présente pour le principe d’autorité ou de gouvernement.

Le premier terme sous lequel se manifeste ce principe est le pouvoir absolu. C’est la formule la plus pure, la plus rationnelle, la plus énergique, la plus franche et, à tout prendre, la moins immorale et la moins pénible, de gouvernement.

Mais l’absolutisme, dans son expression naïve, est odieux à la raison et à la liberté ; la conscience des peuples s’est de tout temps soulevée contre lui ; à la suite de la conscience, la révolte a fait entendre sa protestation. Le principe a donc été forcé de reculer : il a reculé pas à pas, par une suite de concessions, toutes plus insuffisantes les unes que les autres, et dont la dernière, la démocratie pure ou le gouvernement direct, aboutit à l’impossible et à l’absurde. Le premier terme de la série étant donc l’absolutisme, le terme final, fatidique, est l’anarchie, entendue dans tous les sens.

Nous allons passer en revue, les uns après les autres, les principaux termes de cette grande évolution.

L’humanité demande à ses maîtres : « Pourquoi prétendez-vous régner sur moi et me gouverner ? » Ils répondent : « Parce que la société ne peut se passer d’ordre ; parce qu’il faut dans une société des hommes qui obéissent et qui travaillent, pendant que les autres commandent et dirigent; parce que les facultés individuelles étant inégales, les intérêts opposés, les passions antagonistes, le bien particulier de chacun opposé au bien de tous, il faut une autorité qui assigne la limite des droits et des devoirs, un arbitre qui tranche les conflits, une force publique qui fasse exécuter les jugements du souverain. Or, le pouvoir, l’État, est précisément cette autorité discrétionnaire, cet arbitre qui rend à chacun ce qui lui appartient, cette force qui assure et fait respecter la paix. Le gouvernement, en deux mots, est le principe et la garantie de l’ordre social : c’est ce que déclarent à la fois le sens commun et la nature. »

À toutes les époques, dans la bouche de tous les pouvoirs vous la retrouvez identique, invariable, dans les livres des économistes malthusiens, dans les journaux de la réaction et dans les professions de foi des républicains. Il n’y a de différence, entre eux tous, que par la mesure des concessions qu’ils prétendent faire à la liberté sur le principe : concessions illusoires, qui ajoutent aux formes de gouvernement dites tempérées, constitutionnelles, démocratiques, etc., un assaisonnement d’hypocrisie dont la saveur ne les rend que plus méprisables.

Ainsi le gouvernement, dans la simplicité de sa nature, se présente comme la condition absolue, nécessaire, sine qua non, de l’ordre. C’est pour cela qu’il aspire toujours, et sous tous les masques, à l’absolutisme : en effet, d’après le principe, plus le gouvernement est fort, plus l’ordre approche de la perfection. Ces deux notions, le gouvernement et l’ordre, seraient donc l’une à l’autre dans le rapport de la cause à l’effet : la cause serait le gouvernement, l’effet serait l’ordre. C’est bien aussi comme cela que les sociétés primitives ont raisonné.

(…) Mais ce raisonnement n’en est pas moins faux, et la conclusion de plein droit inadmissible, attendu que, d’après la classification logique des idées, le rapport de gouvernement à ordre n’est point du tout, comme le prétendent les chefs d’État, celui de cause à effet, c’est celui du particulier au général. L’ordre, voilà le genre ; le gouvernement, voilà l’espèce. En d’autres termes, il y a plusieurs manières de concevoir l’ordre : qui nous prouve que l’ordre dans la société soit celui qu’il plaît à ses maîtres de lui assigner ?

On allègue, d’un côté, l’inégalité naturelle des facultés, d’où l’on induit celle des conditions ; de l’autre, l’impossibilité de ramener à l’unité la divergence des intérêts et d’accorder les sentiments.

Mais, dans cet antagonisme, on ne saurait voir tout au plus qu’une question à résoudre, non un prétexte à la tyrannie. L’inégalité des facultés ? la divergence des intérêts ? Eh ! souverains à couronne, à faisceaux et à écharpes. Voilà précisément ce que nous appelons le problème social : et vous croyez en venir à bout par le bâton et la baïonnette ? Saint-Simon avait bien raison de faire synonymes ces deux mots, gouvernemental et militaire. Le gouvernement faisant l’ordre dans la société, c’est Alexandre coupant avec son sabre le noeud gordien.

Qui donc, pasteurs des peuples, vous autorise à penser que le problème de la contradiction des intérêts et de l’inégalité des facultés ne peut être résolu ? que la distinction des classes en découle nécessairement ? et que, pour maintenir cette distinction, naturelle et providentielle, la force est nécessaire, légitime ? J’affirme, au contraire, et tous ceux que le monde appelle utopistes, parce qu’ils repoussent votre tyrannie, affirment avec moi que cette solution peut être trouvée. Quelques-uns ont cru la découvrir dans la communauté, d’autres dans l’association, d’autres encore dans la série industrielle. Je dis pour ma part qu’elle est dans l’organisation des forces économiques, sous la loi suprême du contrat. Qui vous dit qu’aucune de ces hypothèses n’est vraie ?

À votre théorie gouvernementale, qui n’a pour cause que votre ignorance, pour principe qu’un sophisme, pour moyen que la force, pour but que l’exploitation de l’humanité, le progrès du travail, des idées, vous oppose par ma bouche cette théorie libérale : trouver une forme de transaction qui, ramenant à l’unité la divergence des intérêts, identifiant le bien particulier et le bien général, effaçant l’inégalité de nature par celle de l’éducation, résolve toutes les contradictions politiques et économiques : où chaque individu soit également et synonymiquement producteur et consommateur, citoyen et prince, administrateur et administré; où sa liberté augmente toujours, sans qu’il ait besoin d’en aliéner jamais rien ; où son bien-être s’accroisse indéfiniment, sans qu’il puisse éprouver, du fait de la société ou de ses concitoyens, aucun préjudice, ni dans sa propriété, ni dans son travail, ni dans son revenu, ni dans ses rapports d’intérêts, d’opinion ou d’affection avec ses semblables.

Quoi ! ces conditions vous semblent impossibles à réaliser ? le contrat social, quand vous considérez l’effrayante multitude des rapports qu’il doit régler, vous paraît ce que l’on peut imaginer de plus inextricable, quelque chose comme la quadrature du cercle et le mouvement perpétuel. C’est pour cela que, de guerre lasse, vous vous rejetez dans l’absolutisme, dans la force.

Considérez cependant que si le contrat social peut être résolu entre deux producteurs – et qui doute que, réduit à ces termes simples, il ne puisse recevoir de solution ? -, il peut être résolu également entre des millions, puisqu’il s’agit toujours du même engagement, et que le nombre des signatures, en le rendant de plus en plus efficace, n’y ajoute pas un article. Votre raison d’impuissance ne subsiste donc pas : elle est ridicule et vous rend inexcusables.

En tout cas, hommes de pouvoir, voici ce que vous dit le producteur, le prolétaire, l’esclave, celui que vous aspirez à faire travailler pour vous : Je ne demande le bien ni la brasse de personne, et ne suis pas disposé à souffrir que le fruit de mon labeur devienne la proie d’un autre. Je veux aussi l’ordre, autant et plus que ceux qui le troublent par leur prétendu gouvernement; mais je le veux comme un effet de ma volonté, une condition de mon travail et une foi de ma raison. Je ne le subirai jamais venant d’une volonté étrangère et m’imposant pour conditions préalables la servitude et le sacrifice.

A suivre…

17 Réponses to “L’illusion démocratique: Du principe d’autorité (Proudhon) en cinq épisodes – 2ème partie –”

  1. Le problème de l’anarchisme libertarien c’est qu’il fait fi de la réalité de l’évolution humaine qui a toujours eu besoin d’un chef, d’une autorité, pour le mettre sur le bon chemin. le peuple s’est certes beaucoup trompé mais c’est un fait. Nous ne sommes pas encore sortis de ce stade évolutif qui consisterait à gouverner nous-mêmes même si nous en sommes à demander un peu plus de consultation, de respect, de participation.

    Sachant donc ce que veut le nouvel ordre mondial, une dictature impérialiste, l’on sait ce que l’on peut lui opposer d’efficace: la souveraineté populaire. C’est la première chose à reconquérir avant toute considération philosophique.
    http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/03/13/marine-le-pen-peut-rentrer-enfin-clairement-dans-la-lutte-contre-le-nouvel-ordre-mondial/

    • Ok sur le dernier paragraphe, la méthode diffère: vous préconisez un « duce » que le peuple doit suivre selon la théorie erronée inspirée du malthusianisme et du darwinisme-social, qui ne sont que des fabrications de l’ingénierie sociale et qui ne mène qu’à des renforcements de la coercition étatique sous forme des fascismes brun ou rouge au profit du renforcement du dogme oligarchique en place…
      Le peuple n’a aucunement besoin d’un « guide », il est parfaitement capable de se prendre en charge lui-même pourvu qu’on lui lâche la bride, ce qui ne saurait être le cas dans aucun système étatique.

      Quant à votre première remarque sur l’anarchisme « libertarien »… Comme un autre intervenant de ce blog vous mélangez tout, vous mélangez « libertarien » et « libertaire ».. Pour rétablir notre position: nous sommes libertaires et pas « libertariens ». Les « libertariens » ne sont qu’un groupuscule d’ultra-libéraux qui voit en l’état un ennemi (en cela de manière similaire aux libertaires anarchistes) de la liberté, mais qui veulent le remplacer par la dictature des marchés, eux-mêmes créations humaines tronquées et bidouillées à souhait pour le plus grand bonheur d’une oligarchie qui demeurera. En cela nous sommes à l’opposé de leur vision, les libertaires prônant l’autogestion et la fédération des associations libres de producteurs et consommateurs dans une société sans état, non coercitive, où la propriété privée des moyens de production, de distribution et de services aura été éliminée (les « libertariens » sont de farouches défenseurs de la propriété privée des moyens de production, source de toutes les inégalités et misères du monde…) et où une société émancipée et progressiste libre fleurira, régulée par le droit naturel de base et gérée selon le principe du « à chacun selon ses capacités, chacun selon ses besoins »… qui représente un énorme avancée sociale comparé au « chacun selon ses contributions, chacun selon ses besoins » marxiste.

      La souveraineté populaire ne pourra se regagner qu’en sortant radicalement du système, par la voie de l’autogestion et de l’association libre des citoyens. Il n’y a pas de solution au sein du système, il n’y en a jamais eu, simplement cela se voit comme le nez au milieu de la figure dorénavant et de plus en plus de gens s’en aperçoivent… L’Idée anarchiste sera un jour une évidence après avoir suivi la progression de toute vérité selon Schopenhauer:
      1- Elle est ridiculisée
      2- Elle est combattue
      3- Elle est acceptée comme évidence

      L’oligarchie (très minoritaire, mais dont l’hégémonie culturelle est indéniable pour l’heure…) est en phase 2, elle sait que la société anarchiste/libertaire sera l’arrêt de mort des privilèges de tout poil.. Le peuple est toujours en phase 1 et passera directement en phase 3 au fur et à mesure de la démonstration pratique de l’obsolescence de la société étatico-capitaliste.

      Pour terminer sur votre duce: Lepen… Elle et son père ne sont que des petits pions de l’oligarchie, ils sont partie prenante du Nouvel Ordre Mondial, qui ont pour mission particulière d’entretenir véhémentement la division du peuple. Tandis que le pseudo-débat fait rage entre ces clowns qui entraînent le peuple dans une vaste illusion supplémentaire, celui-ci ne pense pas à s’unir. La discorde est l’arme suprême de l’oligarchie, le jour où vous (et la masse des citoyens) aurez compris cela, alors le temps de l’action directe solidaire sera venu. Nous sommes notre propre ennemi dans une large mesure, par notre incapacité à transcender nos différences qui ne sont de fait qu’induites et socialement créées pour nous diviser de façon à ce que toujours la même clique puisse se barrer avec la caisse en toute impunité et conserver le pouvoir oppressif et liberticide.

      « le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme car il représente la fusion de l’état et de la grosse industrie », disait Mussolini. La famille Lepen et toute la clique d’extrême droite avant eux représente cette définition à 100% et en cela sont les portes-parole rêvés des idéologues du Nouvel Ordre Mondial.

      Réveillez-vous, il est encore temps !!

      • Excellente réponse argumentée.

        Je comprends tout à fait votre vision, l’autogestion et tout le toutim car j’espère que ce sera une étape de l’évolution de l’être humain, mais ce n’est pas pour demain ni même avant le 6 mai.

        On peut donc faire deux choses: s’abstenir ou voter. moi j’ai choisi la deuxième voie. Ensuite il faut choisir un candidat dont je pense qu’il défendra au moins la vision nationale dans un monde globalisée par les banksters. Si en plus cette candidate, c’est une femme en l’occurrence, me propose de revenir sur cette inique loi de 1973 alors j’y prête attention car pour moi c’est la base de la rupture avec ce système et c’est pourquoi je l’encourage.

        Pour vous le dire franchement le reste je m’en fous. Je ne suis pas d’extrême-droite, à la base je suis socialiste. Et puis je me suis rendu compte que pour appliquer le socialisme, la souveraineté au peuple, il fallait lui donner les leviers de sa propre souveraineté. Donc pour moi celle de la finance et de la monnaie est primordiale dans ce système je dis bien dans ce système! Si l’autogestion se met en place je serai ravi d’y participer.

        Voilà en gros ma position. Alors vous voir monter sur les grands chevaux de l’extrême-droite, du duce et tutti quanti ça m’a fait marrer même si comme dans tous les systèmes d’organisation politique le fascisme avait aussi des bons côtés.

        Bref je vis dans le réel et aujourd’hui la seule candidature qui me parle de souveraineté c’est celle de Marine Le Pen qu’elle le fasse ou pas d’ailleurs! Le principal c’est qu’elle porte ce débat le plus haut possible pour que les français prennent conscience qu’ils sont manipulés par l’UMPS. Et c’est un ancien pS qui vous le dit.

        • Vous croyez toujours dans le système, peut-être pas par conviction intime, au fond vous savez, comme beaucoup de gens, que tout cela n’est qu’une supercherie, mais par peur de l’inconnu. Alors de deux fléaux, choisissons le moindre, c’est ce que la classe politique et ses commanditaires de l’ombre font croire depuis des générations, çà marche… la preuve…

          Nous l’avons dit et le redirons toujours: voter, c’est abdiquer ! Voter, c’est se soumettre au consensus du statu quo oligarchique !

          Seule solution: abstention politique (avec action directe de construction du contre-pouvoir autogestionnaire, c’est ce qui nous touche tous de plus près car cela commence avec soi-même et sa proche communauté pour s’étendre par le biais des associations libres et volontaires), boycott des institutions étatiques et bancaires/financières, boycott de l’impôt.

          Tout cela est non-violent et si bien organisé, très très efficace… Le politique est assujetti à la finance et au gros business et non pas l’inverse. Toute proposition de parti politique n’est que mensonge, escroquerie et abus de confiance. La fonction de l’état et des partis politiques qui font semblant de se disputer sa gestion est de préserver les privilèges du petit nombre. La grande bourgeoisie oligarchique n’a jamais autant profité qu’avec les extrémismes de tous bord: le fascisme brun ou le fascisme rouge, tous deux les deux côtés de la même pièce capitaliste.

          Devant le choix qu’on nous force à faire entre la peste et le choléra… Nous choisissons la liberté, celle d’envoyer paître toute cette fange et de lutter encore et toujours pour l’émancipation sociale.
          « La patience est mère de toutes les vertus » dit-on… et de fait il n’y a que les combats qu’on ne mène pas qui sont perdus d’avance. L’Histoire est du côté des anarchistes et notre boulot immédiat est de continuer à éroder les digues délétères du cantonnement oligarchique, qui finiront par céder à la force de l’érosion des flots de la raison et de la liberté.

          Ne perdons jamais de vue une chose: tout ce grand cirque de la « politique » n’est qu’un leurre pour nous garder divisés et donc asservis.

          Union, solidarité, réflexion et action directe autogestionnaire politico-économique, voilà ce qui rendra réellement la souveraineté qui a été usurpée de longue date aux peuples. Tout le reste n’est que pisser dans un violon et en attendre la 6ème de Beethoven !…

        • Je comprends tout à fait votre analyse mais je me demande si elle se base sur la réalité. Il me semble que de tout temps il y a eut un chef de clan, de tribu, de royaume, de peuple pour guider celui-ci. A se demander si ce n’est pas dans la nature profonde de l’être humain qu’en se regroupant il délègue à l’un d’entre eux une responsabilité supérieure chargé de faire respecter l’organisation et de définir les moyens nécessaires à l’accomplissement de cet objectif. Les autres vaquant à leur occupation quotidienne harassante…Nous sommes toujours sur ce même modèle parce que nous ne nous sommes pas libérés de nos chaînes matérialistes et particulièrement celui de l’argent, de la richesse. Tant qu’il est indispensable dans les relations humaines il en sera le maléfice.

          Que faire en attendant? Se croiser les bras? Réfléchir? Ou tenter d’agir à la marge en appuyant sur le levier du pouvoir qui semble le plus à même d’apporter un grain de sable à la machine.
          Peu importe que MLP soit nulle en économie, et les autres?, le principal pour moi est qu’elle porte cette volonté de revenir sur cette loi de 1973 qui a ouvert la boîte de Pandore, tout en ayant bien conscience de ses limites:
          http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/03/17/marine-le-pen-se-trompe/

    • emma b. Says:

      Parce qu’on nous a toujours fait croire qu’il nous fallait un chef, l’Eglise en premier, et de même dans la démocratie représentative qui pourrait trouver sa place, mais d’une autre manière er ne pas subordonner tout à cette forme d’organisation.

      Et toutes ces conceptions explosent d’ailleurs aujourd’hui avec le savoir et nous savons que nous sommes tout au plus complémentaires et d’ailleurs nous devrions tirer les conclusions déjà de cette réalité et nous organiser en conséquence en laissant une totale souplesse à ce processus et mettre à ba s ce qui de manière rigide, ne l’autorise plus.

      Mieux hiérarchiser les individus entre handicapés, malades, vieux, jeunes qui pour des raisons différentes ne sont pas invités à occuper les places qui leur reviennent de droit mais des strapontins selon le bon vouloir de chacun et pour bloquer par l’accés de tous à certaines fonctions, la discrimination faisant office de barrière. La discrimination qui est mot phare pour ceux qui veulent le faire avaliser dans les consciences et veillent à ceux qu’ils soient intégrés dans les comportements de chacun.

      Nous devrions examiner tout cela à la lumière de nos connaissances actuelles. Il ya bien des droits proclamés universellement mais une universelle non application.

      On devrait remettre en vigueur des cahiers de doléances, à l’échelle de cet immense problème.

    • emma b. Says:

      Parce qu’on nous a toujours fait croire qu’il nous fallait un chef, l’Eglise en premier, et de même dans la démocratie représentative qui pourrait trouver sa place, mais d’une autre manière er ne pas subordonner tout à cette forme d’organisation.

      Et toutes ces conceptions explosent d’ailleurs aujourd’hui avec le savoir et nous savons que nous sommes tout au plus complémentaires et d’ailleurs nous devrions tirer les conclusions déjà de cette réalité et nous organiser en conséquence en laissant une totale souplesse à ce processus et mettre à ba s ce qui de manière rigide, ne l’autorise plus.

      Mieux hiérarchiser les individus entre handicapés, malades, vieux, jeunes qui pour des raisons différentes ne sont pas invités à occuper les places qui leur reviennent de droit mais des strapontins selon le bon vouloir de chacun et pour bloquer par l’accés de tous à certaines fonctions, la discrimination faisant office de barrière. La discrimination qui est mot phare pour ceux qui veulent le faire avaliser dans les consciences et veillent à ceux qu’ils soient intégrés dans les comportements de chacun.

      Nous devrions examiner tout cela à la lumière de nos connaissances actuelles. Il ya bien des droits proclamés universellement mais une universelle non application.

      On devrait remettre en vigueur des cahiers de doléances, à l’échelle de cet immense problème.

    • emma b. Says:

      à citoyen engagé :

      Sur MLP :

      Elle est nulle, ses connaissances économiques sont très limitées, elle l’a démontré lorsqu’elle venue à l’émission « des paroles et des actes ». Elle a péché cette loi de 1973, mais elle ne sait pas quoi en faire. Dans ce parti, où elle accueille la lie de la société, à savoir les skins heads qu’elle ostracise publiquement mais dont elle est obligée d’accueillir les voix. Elle a comme alliés naturels, l’église et une grosse partie de la droite et de plus les milieux mafieux; Regardez en italie ce qui se passe, les fascistes se sont mis entre les mains de la mafia qui contrôle une grosse partie du territoire et la Pologne qui réduit à la misére une partie de la population, obligée de partir travailler dans les autres pays européens. ils se sont servis de ce connard de Walesa, qu’ils ont ensuite chassé pour revenir au pouvoir.

  2. Merci a vous pour cette joute verbale de toute beauté !! Il y a la dans vos propos matiere a reflexion, et de cette echange naitra j’en suis certain des idées nouvelles qui apporterons le ciment a de nouveaux partages a de nouvelles idées pour les constructions futures d’un monde nouveau debarassé des parasites greffés a nos ames, nos esprits…

  3. emma b. Says:

    Je voulais répondre à citoyen engagé, malgré 2 tentatives, mais il ne s’est pas mis au bon endroit.

  4. bonjour a tous, j’ai un devoir de philo a rendre pour la rentrée et on nous demande d’expliquer la phrase suivante: » Cet instant passé, la démocratie se replie; elle rentre sur elle meme, et commence son travail anti-démocratique; elle devient autorité. »
    J’aurais besoin d’un petit peu d’aide s’il vous plait.

    • Bonjour Mendes,

      Sujet très intéressant s’il en est et tellement d’actualité depuis… plus de 5000 ans.
      Que vous communiquiez depuis un blog anarchiste et depuis une page « proudhonienne » indique que vous êtes déjà sur la bonne piste… 😉
      Continuons donc dans le jeu de piste, nous espérons ces quelques indications pouvoir être utiles dans votre démarche philosophique.
      Dans un premier temps, on vous demande « d’expliquer » (et non pas de « commenter », si votre libellé est correct…), vous devrez donc vous restreindre à une analyse logique, « clinique », sans y apporter votre jugement. Ceci dit, définir convenablement les mots est déjà un « commentaire » en soi.
      Voici comment nous voyons l’affaire à fin explicative:
      Vous devez définir deux mots: démocratie et autorité (sens commun du dictionnaire, mais aussi sens réel philosophique…). A partir de ces définitions réelles, analyser la question subsidiaire induite dans la phrase à savoir: « la démocratie peut-elle se replier sur elle-même ? » question corollaire: « si la démocratie peut se replier sur elle-même, est-elle véritablement une démocratie? » Comment pourrait-elle le faire ? Par l’emploi de l’autorité ? donc surgit une autre question: « l’autorité est-elle compatible avec la démocratie ? »
      Les définitions et l’explication mèneront vraisemblablement à cette conclusion (qu’il faudra démontrer logiquement dans le développement): le véritable pouvoir du peuple est absolu, expansif, rayonnant, égalitaire et anti-autoritaire ; ainsi la démocratie ne pouvant se replier sur elle-même ni être autoritaire par essence, celle dont il est question dans la phrase à expliquer ne correspond pas à la démocratie réelle, mais au résultat de sa manipulation, de sa réduction et interprétation utiles par la société eurocentrique dominante.

      Définissez correctement les mots « démocratie » et « autorité » et vous verrez que cette phrase possède une dualité:
      1- elle est juste dans son contexte restrictif d’une démocratie erronée ici envisagé
      2- elle est fausse dès qu’on replace les mots dans leurs définitions réelles

      Mettre à jour cette dualité est, au sens philosophique, essentiel.

      Est-ce que cela aide ? Cela a t’il un sens pour vous ?…
      Merci de nous dire et bon courage.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.