Archive pour janvier, 2012

Ingérence impérialiste en Syrie: Le Qatar cherche à étouffer le rapport de la Ligue Arabe qui valide les dires du régime syrien quant aux gangs armés extérieurs…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 27 janvier 2012 by Résistance 71

La présidence de la Ligue Arabe cherche à étouffer le rapport de ses experts

 

Réseau Voltaire

 

Le 26 Janvier 2012,

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-presidence-de-la-Ligue-Arabe

 

 

Depuis le début des événements qui endeuillent la Syrie, deux versions des faits s’opposent : pour les Occidentaux et leurs alliés du Golfe, le régime réprime dans le sang une révolution populaire, tandis que pour la Syrie et ses alliés du BRICS, le pays est attaqué par des groupes armés venus de l’extérieur.

Pour faire toute la lumière sur ces événements, la Ligue arabe a créé une Mission d’observation composée par des personnalités nommées par chaque État membre (sauf le Liban qui n’a pas souhaité participer). Cette diversité des experts garantit l’impossibilité de manipuler le résultat, leur nombre (plus de 160) et la durée de leur mission (1 mois) permet de dresser le tableau bien plus large que tous ceux dont on disposait précédemment. A ce jour, aucun organisme tiers ne peut prétendre avoir conduit une enquête aussi vaste et aussi rigoureuse, et par conséquent ne peut prétendre mieux connaître la situation en Syrie.

Le Comité ministériel de la Ligue Arabe, chargé du suivi du Plan arabe et composé de 5 États sur les 22 membres de la Ligue (Algérie, Égypte, Oman, Qatar, Soudan) a validé le rapport de la mission par 4 voix contre 1 (celle du Qatar) et a décidé de prolonger d’un mois la mission des observateurs.

Le problème c’est que le rapport confirme la version du gouvernement syrien et infirme celle des Occidentaux et des monarchies du Golfe. Notamment, il atteste qu’il n’y a pas eu de répression létale de manifestations pacifiques et que tous les engagements pris par Damas ont été scrupuleusement respectés. Il valide aussi le fait capital que le pays est déstabilisé par des groupes armés, responsables de centaines de morts parmi les civils syriens et de plusieurs milliers dans les rangs de l’armée, ainsi que plusieurs centaines d’actes de terrorisme et de sabotage.

C’est la raison pour laquelle le Qatar cherche désormais à empêcher la diffusion du rapport par tous les moyens. En effet, celui-ci se révèle être une véritable bombe pouvant se retourner contre lui et son dispositif de communication.

Le Qatar exerce actuellement la présidence de la Ligue ; non pas que son tour soit venu pour cela, mais parce qu’il a acheté à l’Autorité palestinienne son propre tour de présidence.

La présidence de la Ligue a donc décidé de ne pas diffuser le rapport de la Mission d’observation, de ne pas le traduire, et même de ne pas placer la version originale arabe sur son site internet.

Le risque pour l’Émirat wahhabite est énorme. Si par malheur le public occidental avait accès au rapport, c’est bien au Qatar et à ses relais qu’il risquerait de demander des comptes en matière de démocratie et d’implication dans le massacre de populations.

Sanctions et embargo impérialistes contre l’Iran ou comment peut-on voir que la véritable cible est la Russie ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 26 janvier 2012 by Résistance 71

Ou nous voyons également que la bataille pour le contrôle des ressources de l’Eurasie fait rage, comme l’avait déjà écrit le stratège du Nouvel Ordre Mondial Zbigniew Brzezinski dans son livre « Le grand échiquier » (1997), spécifiquement au chapitre 2 intitulé: « l’échiquier eurasien ». Il avait auparavant expliqué ceci: « Le FMI et la Banque Mondiale  peuvent être vus comme représentant les intérêts mondialistes… »

Ce qui en dit suffisamment long sur les armes et stratégies employés dans la quête de l’hégémonie totale.

Les sanctions contre l’Iran, l’agression contre la Syrie, tout cela n’est de fait que la continuité d’une politique d’annihilation de l’influence russe dans la région géostratégique ultime au monde: l’Eurasie, qui est une région aux confins de l’Europe et de l’Asie, riche en ressources énergétiques facile d’accès et l’enjeu réel de la prochaine guerre majeure. L’empire considère (à tort ou à raison, l’avenir le dira…) la Russie comme l’ennemi ultime, au delà de la Chine, qui plus impliquée financièrement dans la dette immense des Etats-Unis et également de l’Europe, est sans doute plus encline à plier et à faire des concessions à l’empire. De plus, les chantres du Nouvel Ordre Mondial ne considèrent-ils pas la Chine comme le modèle de contrôle sociétaire, celui qu’ils rêvent d’établir, en plus high-tech, pour asservir plus avant les peuples qu’ils abhorrent ?

Pour les oligarques du Nouvel Ordre Mondial, rien ne pourra se faire comme il le désire si Poutine revient au pouvoir. Il est l’homme à abattre, celui qui a sauvé Gazprom le géant russe pétrolier du pillage oligarchique et remis la Russie en selle sur l’échiquier mondial…L’intéressé le sait parfaitement, l’heure du deuxième round de la Russie de Poutine contre l’empire va bientôt sonner.

La partie d’échecs ne fait que commencer…

— Résistance 71 —

 

“Incapacitons l’Iran mais n’arrêtons pas d’incapaciter la Russie”

 

RT

 

Le 25 Janvier 2012,

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/iran-sanctions-bp-exception-645/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Affliger l’Iran avec de nouvelles sanctions n’empêchera pas l’occident de travailler avec les compagnies énergétiques iraniennes si les enjeux en valent la peine semble t’il. Les lobbyistes britanniques se sont assurés que BP et d’autres puissent continuer un projet concernant le gaz coûtant des miliards de dollars en concurrence avec la Russie.

Un acte politique d’équilibre était nécessaire pour protéger l’investissement dans les champs gaziers de Shah Deniz en Azerbaïdjan, où BP travaille avec l’Iran. La seconde partie de ce projet de 20 miliards de dollars géré par BP a pour but de faire diminuer la dépendance des Européens en rapport aux hydrocarbures russes, reporte le Wall Street Journal.

“Il y a un large consensus à la chambre basse et au sénat pour que nos sanctions imposent un maximum de dégàts économiques aux Iraniens sans autoriser la Russie à prendre en otage l’Europe de l’Est en ce qui concerne le ravitallement énergétique”, le journal citant un aide du congrès familier avec les efforts de lobbying européens.

Le Shah Deniz II de la Mer Caspienne est un projet international géré par BP, qui détient 25,5% des parts du projet. Parmi d’autres participants se trouve la compagnie pétrolière d’état iranienne Naftiran Intertrade, qui possède elle 10% des parts du projet. Les efforts de sanctions de Washington contre le pétrole iranien et l’industrie du gaz naturel pourrait avoir bloqué ce projet, mais un effort de lobbying particulier semble avoir assuré une exception.

Un projet de loi est actuellement avec le comité du sénat américain sur les affaires étrangères; celui-ci pourrait interdire toute compagnie à avoir des rapports commerciaux avec toute entreprise du secteur de l’énergie iranien aux Etats-Unis. Le phrasé actuel néanmoins dit que cea n’affectera pas les efforts “d’amener le gaz d’Azerbaïdjan vers l’Europe et la Turquie” ou d’obtenir “une indépendance et une sécurité énergétique de la Russie”.

Les officiels européens disent qu’ils observent attentivement les progrès de cette législation, ainsi que toutes autres propositions du congrès qui pourraient affecter le projet Shah Deniz II.

Le Royaume-Uni soutient une politique “qui équilibre le désir de mettre la pression sur l’Iran au sujet de son programme nucléaire et qui d’un autre côté n’aura pas d’impacts négatifs majeurs sur l’économie européenne”, a dit un porte-parole du ministère des affaires étrangères britannique, qui a également confirmé au Wall Street Journal le lobbying en faveur de BP.

Les gouvernements européens et américains mettent la pression sur l’Iran au sujet de son programme nucléaire controversé. Dernièrement, les Etats-Unis et l’UE ont ciblé les exportations de pétrole de la république islamique par un embargo et des sanctions contre ses institutions financières impliquées dans ce commerce. L’Iran, bien que touché par les sanctions, a refusé de réviser sa politique du nucléaire.

Le gaz naturel des champs d’exploitation de Shah Deniz II était pompé d’Azerbaïdjan vers la Turquie par le Géorgie en 2006. Le projet devint complètement opérationnel l’année suivante. La seconde étape consiste en une plateforme gazière supplémentaire, des puits sous-marins et une extension des usines de raffinage. En plus de BP et Niftiran Intertrade, le projet inclut la compagnie norvégienne Statoil, la compagnie pétrolière de l’Azerbaïdjan, les Français de Total, Turkish Petroleum et un partenariat russo-italien LukAgip, Lukoil et ENI.

La Russie est le pourvoyeur le plus important de gaz naturel de l’Europe, avec les pays d’Europe de l’Est particulièrement dépendant. L’UE veut réduire sa dépendance au gaz russe en diversifiant ses sources d’approvisionnement. La Russie a réussi jusqu’ici à maintenir ses parts de marché en contractant la plupart du gaz produit dans la région riche en ce produit d’Asie Centrale, laissant les pipelines de la concurrence sans beaucoup de gaz à exploiter.

Internet Big Brother: Google et la surenchère totalitaire…

Posted in actualité, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , , , on 26 janvier 2012 by Résistance 71

Rien de surprenant sachant que Google est un partenaire actif des agences de sécurité nationales américaines, notamment la NSA (National Security Agency), l’équivalent de la DCRI française avec bien plus de moyens. Une controverse à ce sujet éclata il y a deux ans, mais les relations de Google et de la NSA remonte à bien plus loin. Un des anciens directeurs de la cybersécurité de Google (Ben Laurie) travaillait pour la NSA et a siégé au comité directeur de Wikileaks… Une grande famille le renseignement…

Google est-il une machine à espionner ? Bien sûr… L’internet dans son ensemble l’est, chaque médaille a son revers. A lire notre traduction d’une interview de John Young, fondateur de Cryptome et cypherpunk originel.

— Résistance 71 —

 

Google va surveiller ses utilisateurs… comme jamais auparavant !

 

RT

 

Le 25 Janvier 2012,

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/google-privacy-policy-tracking-671/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un plan qui a déclanché la fureur, Google a annoncé ses intentions de ramener toutes les données collectées sur les comptes séparés des utilisateurs de ses sites dans un profil intégré. Au delà du fait que cela pose des questions sur l’atteinte à la vie privée, cela est aussi une offre… que vous nous pourrez pas refuser.

Les changements prendront effet le 1er Mars. Avant cette date, Google va avertir ses centaines de millions d’utilisateurs à propos des nouvelles règles du jeu. En préparation, la compagnie renforce sa police sur l’aspect privé des informations et ses conditions d’utilisation de services. Les utilisateurs devront décider s’ils sont d’accord avec ces nouveaux termes, ou perdre l’accès à certains de leurs sites favoris. Il n’y a pas de possibilité de se défiler.

Certains disent que l’annonce de Google sur l’aspect privé est frustrant et quelque peu inquiétant. “Même si la compagnie croit que tracer les utilisateurs à travers toutes les plateformes améliore ses services, les consommateurs devraient toujours avoir la possibilité de ne pas participer”, a dit le directeur exécutif de Common Sense Media James Steyer, cité par le Washington Post.

Google dit que sa nouvelle politique reflète “le désir de créer une expérience simple”, qui répond aux besoins, quand on en a besoin. Les changements permettront apparemment à Google d’offrir plus de services et de “choses sympas”.

Google est en train de résumer plus de 60 notes légales séparées en un contrat d’utiisation et de confidentialité unique qui sera plus facile à comprende pour les consommateurs, ou du moins autoriser la lecture complète des termes de services et d’utilisation.

Mais ces changements viennent avec une clause de collection et de combinaison de données personnelles jusqu’ici sans précédent dans la façon dont elles pourront être compilées, façon que vous n’auriez jamais imaginé lorsque vous vous êtes enregistré pour Gmail ou Picasa.

“Notre nouveau contrat de confidentialité établit clairement que si vous êtes en ligne dans votre compte Google, nous pouvons combiner l’information que vous avez donnée dans un service avec d’autres services”, a écrit la directrice de Google sur la confidentialité Alma Whitten dans son blog officiel.

“En bref, nous vous traiterons comme un utilisateur unique au travers tous nos produits, ce qui voudra dire un accès à une expérience plus simple, plus intuitive de Google”, a t’elle dit.

Ce n’est pas comme si Google ne collectait pas déjà beaucoup d’informations à propos de ses clients. Quand vous utilisez un téléphone cellulaire Android, Google peut avoir accès à vos contacts et lieux. Si vous cherchez pour quelque chose sur l’internet, Google se rappelle de tous les mots clés utilisés. Quand vous vous enregistrez sur votre compte Google, la compagnie peut tracer tous les sites que vous avez visités.

Les seuls projets de Google qui ne sont pas pour l’instant affectés par cette massive opération de collecte de données sont Google Wallet, Google Books et le navigateur internet Chrome.

Google affirme qu’il est dévoué à protéger votre vie privée et que la seule personne avec laquelle il partagera l’information c’est vous.

“Notre projet récent de recherche personnelle est un bon exemple des trucs sympas que Google peut faire quand nous combinons l’information au travers des produits”, dit Google.

Mais cette propriété de recherche personnelle a déjà soulevé sa part de scepticisme. Google est sujet à une enquête anti-trust à propos de ses derniers changements sur son moteur de recherche. Le Washington Post dit que la commission fédérale du commerce enquête de manière privée pour voir si la décision de Google de promouvoir son réseau social Google+ sur les pages de résultats de recherches est un acte de concurrence déloyale.

Maintenant, les nouveaux changements ont ouvert encore plus de débats au sujet de la prise de position de Google sur la confidentialité et la vie privée, ainsi que la protection des données personnelles.

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: Le Liban QG des opérations de déstabilisation moyen-orientales de l’empire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 25 janvier 2012 by Résistance 71

Le type même d’information que vous ne verrez nulle par en occident… et pour cause!

— Résistance 71 —

 

Les protagonistes de l’espionnage américain au Liban

 

 

Al Manar

 

Le 25 Janvier 2012

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=47379&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

L’affaire de l’espionnage américain au Liban fait couler toujours d’encre et de salive, et les révélations faites sur les ingérences de l’agence de renseignements américaine CIA dans ce pays ne tarissent pas.

Selon des sources s’exprimant au site de la chaine d’AlManar, l’épouse du président actuel du bureau d’espionnage au Liban Dan Mcfeely, Andria, a joué plusieurs rôles au Liban et en Irak.

Le « mouvement national chaldéen » a révélé qu’Andria Mcfeely était présente en tant que « responsable des affaires politiques » à l’ambassade américaine en Irak en 2007.

Le 25/09/2009, le site du vice-président irakien Tarek Hachémi a indiqué qu’Andria Mcfeely est responsable du bureau des droits de l’homme à l’ambassade américaine.

Mcfeely est parti avec son mari au Liban en 2009. Le 25 février 2010, le quotidien anglophone libanais Daily Star rapporte qu’Andria est devenue « vice-consul » américaine !

Cette même espionne entretient des relations étroites avec David Petraeus, le commandant des forces américaines en Irak en 2007. Ils ont travaillé ensemble pendant deux ans dans ce pays.

L’espion Chuck Lisenbee : officier sécuritaire régional au Soudan

Un autre espion dont le nom fut dévoilé en décembre dernier par le Hezbollah. Mais celui-ci n’est pas un espion ordinaire. Il était l’officier sécuritaire régional au Soudan avant de quitter pour le Liban, selon un câble diplomatique diffusé le 23 janvier 2009.

Le rôle de Lisenbee ne se limite pas au Soudan, mais s’étend sur la région entière. C’est ce que le démontre le câble diffusé par Wikileaks le 1 avril 2009, dans lequel Lisenbee présente un rapport détaillé sur « les groupes hostiles » aux Etats-Unis au Soudan.

Il y énumère le Hezbollah, le Jihad islamique, et AlQaïda et évoque leurs rapports avec le peuple et le gouvernement soudanais. Face à ces informations, nous comprenons que Washington a dépêché du Soudan, de la Syrie et de l’Irak un groupe de meilleurs officiers et espions régionaux pour les charger de missions au Liban.

Les Etats-Unis cherchent-ils alors à faire du Liban le lieu de rencontre entre la femme du président du bureau d’espionnage Andria Mcfeely, l’officier sécuritaire régional Chuck Lisenbee, l’ambassadrice américaine venant de la Syrie au Liban Maura Connelly, le commandant américain David Petraeus qui a effectué une visite éclair à Beyrouth lors de la présence de Ban Ki Moon avec le nouveau représentant de l’ONU au Liban Derek Plumbly ? Sachant que ce dernier est connu pour son rôle dans la division du Soudan en deux pays !

Le Liban serait donc pour les Américains le centre d’opérations pour renverser le régime du Président Bachar el Assad et diviser la Syrie, comme ce fut le cas au Soudan, en Irak et en Afghanistan.

Nouvel Ordre Mondial et détournement perpétuel de la science à des fins économico-eugénistes…

Posted in actualité, écologie & climat, économie, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, politique et lobbyisme, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , , on 25 janvier 2012 by Résistance 71

Les deux piliers du détournement de la science par l’oligarchie sont:

1- Le profit pur et simple

2- Un agenda eugéniste de dépopulation motivé par leur conviction idéologique pseudo-scientifique puisée et justifiée par le malthusianisme (néo-malthisianisme) et le darwinisme-social

Monsanto bouffe aux deux rateliers et ses dirigeants sont les maîtres des « revolving doors » entre le gouvernement américain et le cartel des multinationales financières et industrielles.

Sur le sujet eugéniste, plus d’infos ici, on y retrouve toujours les suspects habituels: fondations Rockefeller (qui finança le programme eugéniste nazi au travers du Kaiser Wilhem Institute), Carnegie et la litanie des multinationales affiliées. Monsanto n’est qu’une version moderne de la fange psychopathe qui sévit au sein de « l’élite » depuis au moins le XVIII ème siècle (Malthus). Du reste, comme expliqué dans l’article ci-dessus mentionné (le lien « ici »), suite à l’horreur nazie de la seconde guerre mondiale, la terminologie « eugénisme » a été remplacée par un mot plus moderne: la « génétique ». tout ceci n’est que la continuation du programme obsessionnel des psychopathes du pouvoir de l’ombre pour contrôler tous les aspects de la vie sur terre, du micro-organisme à l’humain en passant par la technologie.

— Résistance 71 —

 

 

Monsanto: “Il n’y a aucune raison de tester si les aliments génétiquement modifiés sont sains pour les humains”

 

Ethan A. Huff



Le 24 Janvier 2012

 

Url de l’article original:

http://www.infowars.com/monsanto-there-is-no-need-for-or-value-in-testing-the-safety-of-gm-foods-in-humans/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a de plus en plus de preuves scientifiques qui prouvent que les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont différents des organismes naturels de manière inhérente, ceci incluant la façon dont le corps les assimile, ainsi que la façon dont le système immunitaire réponds à leur présence. Mais Monsanto, le plus gros fabricant d’OGM au monde pense que les OGM ne sont pas différents des organismes naturels et que tester les OGM est à la fois inutile et sans valeur intrinsèque.

Dans la section de leur page “Sécurité alimentaire” sur leur site internet à la question de “Pourquoi de tests cliniques humains concernant les cultures OGM n’ont-ils pas été entrepris ?”, le géant de la biotechnologie explique son opinion sur le fait que les OGM sont “substantiellement équivalents” aux organismes naturels. D’après Monsanto, puisque les concentrations de proteines, d’hydrates de carbone et autres nutrients varient parmi les cultures naturelles aussi bien que parmi les cultures OGM, alors ces différences sont automatiquement classées sans importance dans le domaine de la sécurité alimentaire des OGM.

De plus, Monsanto affirme que ses injections d’ADN étrangères dans ses cultures OGM sont également saines car, accrochez-vous bien, l’ADN est également présente dans la culture naturelle. Aucune importance que l’ADN injectée est étrangèrre à la variété et non naturelle et qu’elle est utilisée pour altérer la structure génétique entière de la plante OGM; d’après Monsanto, son ADN non naturel est automatiquement non-toxique, parce que chaque plante a aussi son ADN. Circulez y a rien à voir…

En utilisant cette même logique de l’absurde, il n’y aurait pas de problème à injecter de l’ADN d’animal dans un foetus humain par exemple, parce que le bébé contient également de l’ADN, correct ? Ou bien aussi boire de l’antigel qui est fait d’atomes et votre corps est fait d’atomes ? Sur les bases pseudo-scientifiques de Monsanto qui n’ont aucun sens, tout peut-être considéré comme non-toxique et sain parce que tout est fait d’atomes, tout comme nos corps !

De l’ADN étrangère dans des OGM responsable d’inflammations causant des maladies et des désordres auto-immunitaires

Au sujet de l’injection d’ADN étrangère dans les cultures OGM, l’association Physicians and Scientists for Responsible Application of Science and Technology (PSRAST) a pris une approche plus scientifique de la question en enquêtant sur la façon dont le corps métabolise l’ADN étrangère, leurs études ont montré que les choses ne sont pas aussi rose que Monsanto veut bien le dire. Comme on pouvait s’y attendre, l’ADN étrangère n’est pas bien reconnu par le corps et stimule négativement le système immunitaire de telle façon que cela cause des inflammations causant des maladies. (http://www.saynotogmos.org/scientific_studies.htm).

Monsanto ne se préoccuppe pas de la science et a juste pris la décision arbitraire de ne pas tester les résultats d’ingestion d’OGM chez les humains pour prouver ce qu’elle avance. En concluant par sa diatribe sans substance scientifique que les tests OGM sur les humains ne sont pas nécessaires, le géant de l’agriculture dit ici simplement: “Pas la peine, aucune valeur” dans les tests de sécurité des OGM, en d’autres termes, si Monsanto dit que c’est sain, alors.. c’est sain !

Le simple fait que quiconque puisse considérer cette déclaration aveugle ne servant que des intérêts particuliers comme étant scientifiquement valide paraît être singulièrement effrayant par lui-même, sans compter que le gouvernement américain approuve sans sourciller et ouvertement un tel non-sens et l’a utilisé pour établir une politique alimentaire. Pour le dire plus simpement: les OGM n’ont jamais été testé proprement sur les humains parce que Monsanto pense que cela n’est pas nécessaire, et la plupart de ceux en contrôle de la politique alimentaire sont tout à fait satisfait de cet état de fait.

Les sources pour cette article incluent:

http://www.monsanto.com/newsviews/Pages/food-safety.aspx

 

Pénurie d’idées pour un empire déliquescent… Ce qui n’est pas le cas de la résistance

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L’effondrement du dollar comme monnaie de réserve, des Etats-Unis et de l’économie mondiale sont les outils de création du chaos absolu qui, d’après les chantres du nouvel ordre mondial, verra une gouvernance mondiale et monopoliste absolue naître des cendres du défunt capitalisme.

La question demeure: cela est-il planifié ? Qui manipule qui ? La résurgence d’une nouvelle guerre froide est-elle le plan B de l’oligarchie pour mieux recontrôler les  » marchés » et renchérir dans le statu quo oligarchique ?

— Résistance 71 —

 

Bataille Navale & Jeu de Go

 

La Chine et la Russie arriveraient-ils à leurs fins ? 

Le 16 mars 2009, quelques jours avant le sommet du G20, Zhou Xiaochuan, le Gouverneur de la Banque Centrale Chinoise publiait sur le site de la Banque un texte en Chinois et en anglais, pour qu’il ait le plus grand impact possible. Il disait que le commerce international ne devait plus reposer sur une monnaie d’échange de référence, mais sur de « real assets », des biens tangibles. Si le Dollar n’était pas nommé, il était très clairement désigné et les analystes économiques ont beaucoup parlé à cette époque des souhaits de la Chine de revenir à un étalon Or. D’autres ont évoqué le Bancor, basé sur un panier de matières premières (Or, Argent, Pétrole, ..) . Depuis, cette position de la Chine n’a cessé de s’affirmer.

 

L.I.E.S.I.

Mardi 24 Janvier 2012

 

Pétrole contre de l’Or

L’Inde, qui avait annoncé la semaine dernière, qu’elle achèterait le pétrole iranien en roupies, vient de déclarer qu’elle échangerait ce pétrole contre de l’or. Les indiens achètent pour 12 Milliards de $ par an de pétrole iranien, ce qui représente 7 Millions d’onces au cours actuel ou 202 tonnes d’or. L’Inde est le plus gros consommateur mondial d’Or avec 20% de la demande, soit environ 800 tonnes par an. Celle-ci a augmenté de 15% en volume d’une année sur l’autre et du fait de la hausse des prix de 46% en valeur (us$), d’après la plus récente étude du World Gold Council. Si l’Inde met en oeuvre la politique qu’elle vient d’énoncer, elle augmente sa consommation d’un quart, et elle représenterait désormais 25% de la demande mondiale d’or. Les prix de l’or vont-ils pouvoir baisser comme le souhaitent les Banksters du comex ?

Les autorités anglo-américaines ont interdit à l’Iran d’acheter de l’Or.

Quelle blague ! L’Iran est le bienvenu à acheter sur le marché de Munbaï ou de Shanghaï, qui se sont libérés des dicktats américains. La plupart des marchés asiatiques étaient fermés hier pour les fêtes de la nouvelle lune du Nouvel An Chinois. Les volumes ont donc été plus faibles, sauf à Tokyo qui a vu une très forte hausse des volumes sur les futures Gold du TOCOM, le marché japonais. Cette décision anglo-américaine interdisant à l’Iran de trader l’Or sur le COMEX et le Marché de Londres, va marginaliser plus encore le Comex et affaiblir le LME, tous deux étant considérés comme des marchés de voleurs, où chaque barre d’or réelle est vendue à près de 350 clients différents.

Les Emirats Arabes Unis jettent le masque

Les Emirats arabes Unis viennent à leur tour d’annoncer officiellement que les échanges de pétrole avec la Chine se feraient désormais en Yuan. Cette nouvelle est une attaque nucléaire contre le Dollar. La Banque Populaire de Chine a ouvert un swap direct avec Dubai et les Emirats Arabes Unis de 35 Milliards de Yuan contre 200 millions de UAE dirhams, valable 3 ans. Cela représente 5,5 milliards de Dollars de transactions pétrolières qui échappent au contrôle des Banques de la City et de WS, et une nouvelle défaillance dans le système mis en place par Kissinger et les Bilderberg en 1973. Pour mémoire, un accord avait été conclu avec l’OPEP pour une augmentation substantielle des prix du pétrole, sous réserve que ce flux d’Eurodollars transitent par les banques de Londres et qu’un pourcentage soit automatiquement réinvesti en Bons du Trésor américains.

Cet accord est désormais ouvertement rompu par les Emirats Arabes Unis et Dubaï. De nombreuses rumeurs et confidences circulaient depuis deux ou trois ans sur une action concertée sur le marché londonien de l’or et de l’Argent, où différents intervenants représentant des intérêts arabes, asiatiques, allemands … semblaient travailler de façon presque militaire pour faire des raids sur les stocks de Métaux Précieux du LME. Aujourd’hui, en révélant cet accord avec la Chine, les UAE dévoilent leur jeu. Dans le même temps, la compagnie géante ARAMCO, compagnie d’état de l’Arabie Saoudite, a signé un accord majeur avec la Compagnie chinoise SINOPEC. Cette dernière va construire une raffinerie en Mer Rouge, prévue pour être opérationnelle dans deux ans. L’Arabie Saoudite est le principal fournisseur de pétrole et la Chine, le plus gros consommateur. Cet accord direct entre les deux puissances exclut les intermédiaires et permet à la Chine de renforcer les relations bi-latérales. Dans deux ans, les échanges commerciaux se feront en Yuan. La Chine importe près de 250 millions de tonnes de pétrole par an.

Bataille Navale contre “Jeu de GO”

Alors que le porte-avions américain et son escadre viennent de passer le Détroit d’Ormuz pour entrer en Mer Rouge et rejoindre le reste des forces navales américaines et franco-britanniques, on peut à juste titre se demander si cette parade militaire des forces navales de l’OTAN s’adresse à l’Iran ou aux Emiratis. Les Etats Unis ont mis en place des sanctions monétaires contre l’Iran, qui semblent pour l’instant contournées, alors que depuis deux ans, la politique diplomatique et monétaire chinoise avec ses partenaires économiques (Vénézuella, Brésil, Russie, Inde, Iran, Japon, Corée, Allemagne, Turquie, Kazachstan, … ) inflige une cuisante défaite financière à la Réserve Fédérale, au Trésor Américain et aux Banques anglo-américaines, sans tirer un seul coup de canon. Les Américains par leur présence militaire massive en Mer Rouge et en Méditerranée, essayent de démontrer qu’ils sont encore la Puissance dominante. C’est la politique de la Canonnière alors que les Chinois avancent leurs pions sur le plateau du “jeu de go”, qu’ils maîtrisent parfaitement.

Manipulation Massive des BANKSTERS sur le Silver

SLV a 300 millions de parts, chacune valant une once d’Argent.

Jim Willie révèle que pour faire s’effondrer les cours de l’Argent sur le Comex la première semaine de mai, le volume d’échange sur SLV a représenté exactement 300 Millions d’onces. Les banksters ont donc vendu massivement la totalité du stock officiel sur les futures pour faire s’effondrer les cours. Voilà une excellente raison pour ne pas investir dans ce genre de produit (or ou argent papier) qu’il s’appelle SLV, GLD , BV ou autres. Quand vous y investissez, c’est pour préserver la valeur de votre capital et profiter d’un marché en forte hausse. Mais ceux qui détiennent vos capitaux, jouent contre vous avec votre propre argent. Ne confiez votre argent à personne d’autre que vous même.

 

http://www.alterinfo.net/Bataille-Navale-Jeu-de-Go_a70193.html

Guerre économique impérialiste contre l’Iran… Cocotte minute et golfe persique…

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L’Union Européenne agite ses petits bras musclés, qui doutait encore de la satellisation de cette entité autocrate à l’empire sioniste anglo-américain ?

La mascarade continue sous le plus grand chapiteau du monde !

— Résistance 71 —

 

L’embargo de l’UE sur le pétrole iranien est un jeu politique

 

Press TV

 

Le 24 Janvier 2012,

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/222808.html

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Le ministre du pétrole iranien a décrié l’embargo européen sur le pétrole iranien comme n’étant qu’un jeu politique, disant que cette décision hâtive se retournera contre le bloc européen et d’autres pays.

 

L’union, forte de 27 membres, a utilisé le moyen non-politique du pétrole comme moyen d’action pour des objectifs politiques, a dit le ministre dans une déclaration Lundi, ajoutant que les conséquences de décisions si hâtives auront un impact sur d’autres états, tout aussi bien que sur ceux des pays européens.

L’Iran n’est pas concerné par cette affaire et trouvera des remplacements au marché européen, car seulement 18% du pétrole iranien est exporté vers l’Europe, a t’il ajouté.

Le ministère a insisté sur le fait qu’il a déjà adopté les stratégies nécessaires pour contrer les défis dans le secteur du pétrole et de l’énergie.

Il a mis en garde contre des “initiatives dangereuses” d’utiliser le pétrole comme outil de pressions politiques et a dit que les sanctions contre l’Iran enflammeraient les prix du pétrole et mineraient plus avant l’économie mondiale, particulièrement les économies des pays occidentaux dévastés par la crise.

Les sanctions causeraient également une insécurité dans le marché de l’offre et de la demande pour l’énergie mondiale, a t’il dit, ajoutant que cette action imposera des coûts supplémentaires pour les consommateurs de pétrole en Europe.

Les ministres des affaires étrangères de l’UE se sont accordés à Bruxelles Lundi pour imposer des sanctions sur les importations de pétrole de l’Iran à cause du programme nucléaire du pays; un embargo qui deviendra effectif au 1er Juillet 2012. Les sanctions impliquent un embargo immédiat sur tous les nouveaux contrats avec la république islamique ainsi qu’un gel des avoirs de la Banque Centrale d’Iran (BCI) au sein de l’UE.

En réaction de la décision de l’UE, le ministre russe des affaires étrangères Sergeï Lavrov a rejeté les sanctions unilatérales contre l’Iran, disant que ces sanctions ne seront “d’aucune aide”.

 

L’illusion démocratique: Esclavage, servage, salariat ou l’Illusion du changement…

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Le Salariat (2ème partie)

Pierre Kropotkine

1ère partie

III

Nous avons dit que la plupart des écrivains collectivistes demandent que, dans la société socialiste, la rétribution de fasse en établissant une distinction entre le travail qualifié ou professionnel, et le travail simple. Ils prétendent que l’heure de travail de l’ingénieur, de l’architecte doit être comptée comme deux ou trois heures de travail du forgeron, du maçon ou de la garde-malade. Et la même distinction, disent-ils, doit être établie entre les travailleurs dont le métier exige un apprentissage plus ou moins long, et ceux qui ne sont que de simples journaliers.

Cela se fait aussi dans la société bourgeoise ; cela devrait se faire de même dans la société collectiviste.

Eh bien, établir cette distinction, c’est maintenir toutes les inégalités de la société actuelle. C’est tracer d’avance une démarcation entre le travailleur et ceux qui prétendent le gouverner. C’est toujours diviser la société en deux classes bien distinctes : l’aristocratie du savoir, au-dessus de la plèbe des mains calleuses. ; l’une vouée au service de l’autre ; l’une travaillant de ses bras pour nourrir et vêtir les autres, pendant que ceux-ci profitent de leurs loisirs pour apprendre à dominer leurs nourriciers.

C’est plus que cela : c’est prendre un des traits distinctifs de la société bourgeoise et lui donner la sanction de la Révolution sociale. C’est ériger en principe un abus que l’on condamne aujourd’hui dans la vieille société qui s’en va.

Nous savons ce que l’on va nous répondre. On nous parlera de «socialisme scientifique». On citera les économistes bourgeois — et Marx aussi — pour prouver que l’échelle des salaires a sa raison d’être, puisque «la force de travail» de l’ingénieur aura plus coûté à la société que «la force de travail» du terrassier. En effet, les économistes n’ont-ils pas chercher à nous prouver que si l’ingénieur est payé vingt fois plus que le terrassier, c’est parce que les frais «nécessaires» pour faire un ingénieur sont plus considérables que ceux qui sont nécessaires pour faire un terrassier. — Parbleu ! il fallait bien ça, une fois qu’on s’était imposé la tâche ingrate de prouver que les produits s’échangent en proportion des quantités de travail socialement nécessaires à leur [production]. Sans cela, la théorie de la valeur de Ricardo, reprise par Marx pour son compte, ne pouvait pas tenir debout.

Mais nous savons aussi à quoi nous en tenir à ce sujet. Nous savons que si l’ingénieur, le savant, le docteur sont payés aujourd’hui dix ou cent fois plus que le travailleur, ce n’est pas en raison des «frais de production» de ces messieurs. C’est en raison d’un monopole d’éducation. L’ingénieur, le savant et le docteur exploitent tout bonnement un capital — leur brevet — tout comme le bourgeois exploite une usine, ou le noble exploitant ses titres de naissance. Le grade universitaire a remplacé l’acte de naissance du noble de l’ancien régime.

Quant au patron qui paie l’ingnieur vingt fois plus que le travailleur, il fait ce calcul bien simple : si l’ingénieur peut lui économiser cent mille francs par an sur la production, il lui paie vingt mille francs. Et quand il voit un contremaître, habile à faire suer la main-d’oeuvre, il s’empresse de lui proposer deux ou trois mille francs par an. Il lâche un millier de francs , là où il escompte en gagner dix mille, et c’est là l’essence du régime capitaliste.

Qu’on ne vienne donc pas nous parler de frais de production de la force de travail, et nous dire qu’un étudiant qui a passé gaiement sa jeunesse à l’université ait «droit» à un salaire dix fois plus élevé que le fils du mineur qui s’est étiolé dans la mine dès l’âge de onze ans. Autant voudrait dire qu’un commerçant qui a fait vingt ans «d’apprentissage» dans une maison de commerce, a droit à toucher ses cent francs par jour, et ne payer que cinq francs à chacun de ses employés.

Personne n’a jamais calculé les frais de production de la force de travail. Et si un fainéant coûte bien plus à la Société qu’un honnête travailleur, reste encore à savoir si, tout compté — mortalité des enfants ouvriers, anémie qui les ronge, et morts prématurées — un robuste ouvrier ne coûte pas plus cher à la Société qu’un artisan.

Voudrait-on nous faire croire, par exemple, que le salaire de trente sous que l’on paie à l’ouvrière parisienne, ou les six sous de la paysanne d’Auvergne qui s’aveugle sur les dentelles, représentent les «frais de production» de ces femmes ? Nous savons bien qu’elle travaillent souvent pour moins que çà, mais nous savons aussi qu’elles le font exclusivement parce que, grâce à notre superbe organisation, elles mourraient de faim sans ces salaires dérisoires.

Dans la Société actuelle, lorsque nous voyons qu’un Ferry ou un Floquet se paient une centaine de mille francs par an tandis que le travailleur doit se contenter de mille ou moins ; lorsque nous voyons que le contremaître est payé deux ou trois fois plus que le travailleur, et qu’entre les travailleurs eux-mêmes, il y a toutes les gradations, depuis dix francs par jour jusqu’aux six sous de la paysanne, — cela nous révolte.

Nous condamnons ces gradations. Non seulement nous désapprouvons les hauts salaires du ministre, mais nous désapprouvons aussi la différence entre les dix francs et les six sous. Elle nous révolte aussi bien. Nous la considérons injuste et nous disons : à bas les privilèges d’éducation, aussi bien que ceux de naissance ! Nous sommes anarchistes les uns, socialistes les autres, précisément parce que ces privilèges nous révoltent.

Mais comment pourrions-nous ériger les privilèges en principe ? comment proclamer que les privilèges d’éducation seront la base d’une société égalitaire, sans porter un coup de hache à cette même société ? Ce qui a été subi jadis, ne le sera plus dans une société qui aura pour base l’égalité. Le général à côté du soldat, le riche ingénieur à côté du travailleur, le médecin à côté de la garde-malade nous révoltent déjà. Pourrions-nous les subir dans une société qui débuterait en proclamant l’Egalité ?

Evidemment, non. La conscience populaire, inspirée d’un souffle égalitaire, se révolterait contre une pareille injustice ; elle ne la tolérerait pas. Autant vaut ne pas l’essayer.

Voilà pourquoi certains collectivistes français, comprenant l’impossibilité de maintenir l’échelle des salaires dans une société inspirée du souffle de la Révolution, s’empressent aujourd’hui de proclamer l’égalité des salaires. Mais ici ils se buttent contre d’autres difficultés tout aussi grandes, et leur égalité des salaires devient une utopie tout aussi irréalisable que l’échelle des autres.

Une société qui se sera emparée de toute la richesse sociale et qui aura hautement proclamée que «tous» ont droit à cette richesse, — quelle que fut la part qu’il eussent prises antérieurement à la créer, — sera forcée d’abandonnée toute idée de salariat, soit en monnaie, soit en bons de travail.

 V (2)

«A chacun selon ses oeuvres», disent les collectivistes, ou, pour mieux dire, selon sa part des services rendus à la société. Et ce principe, on le recommande comme base de la société, après que la Révolution aura mis en commun les instruments de travail, et tout ce qui est nécessaire à la production !

Eh bien, si la Révolution sociale avait le malheur de proclamer ce principe, ce serait enrayer le développement de l’humanité pour tout un siècle ; ce serait bâtir sur du sable ; ce serait enfin laisser, sans le résoudre, tout l’immense problème social que les siècles passés nous ont mis sur les bras.

En effet, dans une société telle que la nôtre, où nous voyons que plus l’homme travaille, moins il est rétribué, ce principe peut paraître de prime-abord comme une aspiration vers la justice. Mais, au fond, il n’est que la consécration de toutes les injustices actuelles. C’est par ce principe que le salariat a débuté, pour aboutir là où nous en sommes aujourd’hui, aux inégalités criantes, à toutes les abominations de la société actuelle. Et il y a abouti parce que, du jour où la société a commencé à évaluer, en monnaie ou en toute autre espèce de salaire, les services rendus — du jour où il fut dit que chacun n’aurait que ce qu’il réussirait à se faire payer pour ses oeuvres, — toute l’histoire de la société capitaliste (l’Etat y aidant) était écrite d’avance ; elle était renfermée, en germe, dans ce principe.

Devons-nous alors revenir au point de départ et refaire à nouveau la même évolution ? Nos théoriciens le veulent ; mais heureusement c’est impossible ; la Révolution, nous l’avons dit, sera communiste ; sinon, elle sera noyée dans le sang.

Les services rendus à la société — que ce soit un travail dans l’usine ou dans les champs, ou bien ses services moraux — ne peuvent pas être évalués en unités monétaires. Il ne peut y avoir de mesure exacte de la valeur — ni de ce qu’on a nommé improprement valeur d’échange, ni de la valeur d’utilité. Si nous voyons deux individus, travaillant l’un et l’autre pendant des années, cinq heures par jour, pour la communauté, à deux travaux différents qui leur plaisent également, nous pouvons dire que, somme toute, leurs travaux sont équivalents. Mais on ne peut pas fractionner leur travail, et dire que le produit de chaque journée, de chaque heure ou de chaque minute de travail de l’un vaut le produit de chaque minute et de chaque heure de l’autre.

Pour nous l’échelle actuelle des salaires est un produit complexe des impôts, de la tutelle gouvernementale, de l’accaparement capitaliste — de l’Etat et du Capital en un mot. Aussi disons-nous que toutes les théories, faites par les économistes sur l’échelle des salaires, ont été inventées après coup pour justifier les injustices qui existent. Nous n’avons pas à en tenir compte.

On ne manquera pas non plus de nous dire que cependant l’échelle collectiviste des salaires serait toujours un progrès. — «Il vaudra toujours mieux, dira-t-on, avoir une classe de gens payés deux ou trois fois plus que le commun des travailleurs que d’avoir des Rothschild qui empochent en un jour ce que le travailleur ne parvient pas à gagner en un an. Ce serait toujours un pas vers l’égalité.».

Pour nous, ce serait un progrès à rebours. Introduire dans une société socialiste la distinction entre le travail simple et le travail professionnel, serait sanctionner la Révolution et ériger en principe un fait brutal que nous subissons aujourd’hui, mais que néanmoins nous considérons comme injuste. Ce serait faire comme ces messieurs du 4 août 1789, qui proclamaient l’abolition des droits féodaux avec force phrases à effet, mais qui, le 8 août, sanctionnaient ces mêmes droits en imposant aux paysans de les racheter aux seigneurs. Ce serait encore faire comme le gouvernement russe, lors de l’émancipation des serfs, lorsqu’il proclama que la terre appartiendrait désormais aux seigneurs, tandis qu’auparavant c’était un abus que de disposer des terres qui appartenaient aux serfs.

Ou bien, pour prendre un exemple plus connu : lorsque la Commune de 1871 décida de payer les membres du conseil de la Commune quinze francs par jour, tandis que les fédérés aux remparts ne touchaient que trente sous, certains ont acclamé cette décision comme un acte de haute démocratie égalitaire. Mais, en réalité, par cette décision, la Commune ne faisait que sanctionner la vieille inégalité entre le fonctionnaire et le soldat, le gouvernant et le gouverné. Pour une chambre opportuniste, une pareille décison eût été superbe ; mais pour la Commune elle était un mensonge. La Commune mentait à son principe révolutionnaire, et par cela même elle le condamnait.

On peut dire grosso modoque l’homme qui, toute sa vie durant, s’est privé de loisir pendant dix heures par jour, adonné à la société beaucoup plus que celui qui ne s’est pas privé du tout. Mais on ne peut pas prendre ce qu’il a fait pendant deux heures et dire que ce produit vaut deux fois plus que le produit d’une heure de travail d’un autre individu et le rémunérer en proportion. Faire ainsi, serait ignorer tout ce qu’il y a de complexe dans l’industrie, dans l’agriculture, — la vie entière de la société actuelle ; ce serait ignorer jusqu’à quel point tout travail de l’individu est le résultat de travaux antérieurs et présents de la société entière. Ce serait se croire dans l’âge de la pierre, tandis que nous vivons dans l’âge de l’acier.

En effet, prenez n’importe quoi — une mine de charbon, par exemple — et voyez s’il n’y a la moindre possibilité de mesure et d’évaluer les services rendus par chacun des individus travaillant à l’extraction du charbon.

Voyez cet homme, posté à l’immense machine qui fait monter et descendre la cage dans une mine moderne. Il tient en main le levier qui arrête et renverse la marche de la machine ; il arrête la cage et la fait rebrousser chemin en un clin d’oeil ; il la lance en haut ou en bas avec une vitesse vertigineuse. Il suit sur le mur un indicateur qui lui montre, sur une petite échelle, à quel endroit du puits se trouve la cage à chaque instant de sa marche. Tout attention, il suit des yeux cet indicateur, et dès que l’indicateur a atteint un certain niveau, il arrête soudain l’élan de la cage — pas un mètre plus haut, ni plus bas que le niveau convenu. Et à peine a-t-on déchargé les bennes remplies de charbon et poussé les bennes vides, il renverse le levier et lance la cage de nouveau dans l’espace.

Pendant huit, dix heures de suite, il déploie ces prodiges d’attention. Que son cerveau se relâche pour un seul moment, et la cage ira heurter et briser les roues, rompre le cable, écraser les hommes, arrêter tout travail de la mine. Qu’il perde trois secondes à chaque coup du levier, et — dans mes mines perfectionnées modernes — l’extraction est réduite de vingt à cinquante tonnes par jour.

Eh bien, est-ce lui qui rend le plus grand service dans la mine ? Ou bien, peut-être, ce garçon qui lui sonne d’en bas le signal de remonter la cage ? Ou bien est-ce le mineur qui à chaque instant risque sa vie au fond de la mine et finira un jour par être tué par le grisou ? Ou bien encore l’ingénieur qui perdrait la couche de charbon et ferait creuser la pierre s’il faisait une simple erreur d’addition dans ses calculs ? Ou bien, enfin, — comme le prétendent les économistes qui, eux aussi, prêchent la rétribution se lon les «oeuvres» à leur façon — est-ce le propriétaire qui a engagé tout son patrimoine et qui a, peut-être, dit contrairement à toutes les prévision : «Creusez ici, vous trouverez un excellent charbon.»

Tous les travailleurs engagés dans la mine contribuent, dans la mesure de leurs forces, de leurs énergies, de leur savoir, de leur intelligence et de leur habileté, à extraire le charbon. Et tout ce que nous pouvons dire, c’est que tous ont droit de vivre, de satisfaire leurs besoins, et même leurs fantaisies, après que les besoins les plus impérieux de tous auront été satisfaits. Mais comment pouvons-nous évaluer leurs oeuvres ?

Et puis, le charbon qu’ils auront extrait est-il bien leur oeuvre ? N’est-il pas aussi l’oeuvre de ces hommes qui ont bâti le chemin de fer menant à la mine et les routes qui rayonnent de tous côtés de ses stations ? N’est-il pas aussi l’oeuvre de ceux qui ont labouré et ensemencé les champs, extrait le fer, coupé le bois dans la forêt, bâti les machines qui brûleront le charbon et ainsi de suite ?

Aucune distinction ne peut être faite entre les oeuvres de chacun. Les mesurer par les résultats, nous mène à l’absurde. Les fractionner et les mesurer par les heures de travail, nous mène aussi à l’absurde. Reste une chose : ne pas les mesurer du tout et reconnaître le droit à l’aisance pour tous ceux qui prendront part à la production.

Mais prenez une autre branche de l’activité humaine, prenez tout l’ensemble de notre existence, et dites : Lequel d’entre nous peut réclamer une rétribution plus forte pour ses oeuvres ? Est-ce le médecin qui a deviné la maladie, ou la garde-malade qui a assuré la guérison par ses soins hygiéniques ?

Est-ce l’inventeur de la première machine à vapeur, ou le garçon qui, un jour, lassé de tirer la corde qui servait jadis à ouvrir la soupape pour faire entrer la vapeur sous le piston, attacha cette corde au levier de la machine et alla jouer avec ses camarades, sans se douter qu’il avait inventé le mécanisme essentiel de toute machine moderne — la soupape s’ouvrant d’une façon automatique ?

Est-ce l’inventeur de la locomotive, ou cet ouvrier de Newcastle qui suggéra de remplacer par des traverses en bois les pierres que l’on mettait jadis sous les rails et qui faisaient dérailler les trains faute d’élasticité ? Est-ce le mécanicien sur la locomotive, ou l’homme qui, par ses signaux, arrête les trains, ou leur ouvre les voies ?

Ou bien, prenez le câble transaltlantique. Qui donc a plus fait pour la société : l’ingénieur qui s’obstinait à affirmer que le câble transmettrait les dépêches, tandis que les savants électriciens le déclaraient impossibles ? Ou bien Maury, le savant qui conseilla d’abandonner les gros câbles et d’en prendre un pas plus gros qu’une canne ? Ou bien encore, ces volontaires venus d’on ne sait où, qui passaient nuit et jour sur le pont à examiner minutieusement chasque mètre du câble et à enlever les clous que les actionnaires des compagnies maritimes faisaient enfoncer bêtement dans la couche isolante du câble, afin de le mettre hors de service ?

Et dans un domaine encore plus vaste — le vrai domaine de la vie humaine avec ses joies, ses douleurs et ses accidents, — chacun de nous ne nommera-t-il pas quelqu’un qui lui aura rendu dans sa vie un service si grand, si important, qu’il s’indignerait si on lui parlait d’évaluer ce service en monnaie ? Ce service pouvait être en un mot, rien qu’en un mot dit juste et à temps ; ou bien ce furent des mois et des années de dévouement. Allez vous aussi évaluer ces services, les plus importants de tous, en «bons de travail».

«Les oeuvres de chacun !» — Mais les sociétés humaines ne vivraient pas deux générations de suite, elles disparaîtraient dans cinquante ans, si chacun ne donnait infiniment plus que ce qui lui sera rétribué en monnaie, en «bons», ou en récompenses civiques. Ce serait l’instinction de la race si la mère n’usait sa vie pour conserver celles de ses enfants, si chaque homme ne donnait sans rien compter, si l’homme ne donnait surtout là où il n’attend aucune récompense.

Et si la société bourgeoise dépérit, si nous sommes, aujourd’hui dans un cul-de-sac, dont nous ne pouvons plus sortir sans porter la torche et la hache sur les institutions du passé, — c’est précisément à cause d’avoir trop compté, ce qui fait le compte des gredins. C’est à cause de nous être laissé entraîner à ne donner que pour recevoir, d’avoir voulu faire de la société une compagnie commerciale basé sur le doit et l’avoir.

Les collectivistes, d’ailleurs, le savent. Ils comprennent vaguement qu’une société ne pourrait pas exister si elle poussait à bout le principe de «à chacun selon ses oeuvres». Ils se doutent que les besoins — nous ne parlons pas de fantaisies — les besoins de l’individu ne correspondent pas toujours à ses oeuvres. Aussi, De Pacpe nous dit-il :

« Ce principe —éminemment individualiste — serait du reste tempéré par l’intervention sociale pour l’éducation des enfants et des jeunes gens (y compris l’entretien et la nourriture) et par l’organisation sociale de l’assistance des infirmes et des malades, de la retraite pour les travailleurs âgés, etc.»

Ils se doutent que l’homme de quarante ans et père de trois enfants a des besoins plus grands que le jeune homme de vingt.

Ils se doutent que la femme qui allaite son petit et passe des nuits blanches à son chevet, ne peut pas faire autant d’oeuvresque l’homme qui a tranquillement dormi. Ils semblent comprendre que l’homme et la femme usés à force d’avoir, peut-être, trop travaillé pour la société entière, peuvent se trouver incapables de faire autant d’oeuvres que ceux qui auront fait leurs heures à la douce et empoché leurs bons dans des situations privilégiées de statisticiens de l’Etat.

Et ils s’empressent de tempérer leur principe. —«Mais oui, disent-ils, la société nourrira et élèvera ses enfants ! Mais oui, elle assistera les vieillards et les infirmes ! Mais oui, les besoins et non les oeuvres seront la mesure des frais que la société s’imposera pour temérer le principe des oeuvres.»

La charité — quoi ! La charité, organisée par l’Etat .

Ainsi donc, après avoir nié le communisme, après avoir raillé à leur aise la formule de «à chacun selon ses besoins» — ne voilà-t-il pas qu’ils s’aperçoivent aussi que leurs grands économistes ont oublié quelque chose — les besoins des producteurs. Et alors, ils s’empressent de les reconnaître. Seulement, ce sera l’Etat qui les appréciera ; ce sera l’Etat qui se chargera d’apprécier si les besoins ne sont pas disproportionnés aux oeuvres, et de les satisfaire si c’est le cas.

Ce sera l’Etat qui fera l’aumône à celui qui voudra reconnaître son infériorité. De là, à la loi des pauvres et au workhouse anglais, il n’y a qu’un seul pas.

Il n’y a plus qu’un seul pas, parce que même cette société marâtre qui nous révolte, c’est aussi vue forcée de tempérer son principe d’individualisme. Elle a dû aussi faire des concessions dans un sens communiste et sous la même forme de charité.

Elle aussi distribue des dîners d’un sou pour prévenir le pillage de ses boutiques. Elle aussi bâtit des hôpitaux — souvent très mauvais, mais quelquefois splendides — pour prévenir le ravage des maladies contagieuses. Elle aussi, après avoir payé rien les heures de travail, recueille les enfants de ceux qu’elle a réduit elle-même à la dernière des misères. Elle aussi, tient compte des besoins — par charité.

La misère des misérables —avons-nous dit ailleurs— fut la cause première des richesses. Ce fut elle qui créa le premier capitaliste. Car, avant d’accumuler la «plus-value», dont on aime tant à causer, encore fallait-il qu’il y eût des misérables qui consentissent à vendre leur force de travail pour ne pas mourir de faim. C’est la misère qui a fait les riches. Et si la misère fit des progrès si rapides dans le cours du moyen-âge, ce fut surtout parce que les invasions et les guerres qui s’en suivirent, la création des Etats et le développement de leur autorité, l’enrichissement par l’exploitation en Orient et tant d’autres causes du même genre, brisèrent les liens qui unissaient jadis les communautés agraires et urbaines ; et elles les amenèrent à proclamer, en lieu et place de la solidarité qu’elles pratiquaient autrefois, ce principe: «Peste des besoins ! les oeuvresseules seront payées, et que chacun se tire d’affaire comme il pourra !»

Et c’est encore ce principe qui sortirait de la Révolution ? C’est ce principe que l’on ose appeler du nom de Révolution sociale — de ce nom si cher à tous les affamés, les souffrants et les opprimés ?

Mais il n’en sera pas ainsi. Car le jour où les vieilles institutions crouleront sous la (illisible) du prolétaire, il se trouvera parmi les prolétaires le demi quarteron qui criera : « Le pain pour tous ! Le gite pour tous ! Le droit à l’aisance pour tous !»

Et ces voix seront écoutées. Le peuple se dira : «Commençons par satisfaire nos besoins de vie, de gaité, de liberté.»  Et quand tous auront gouté de ce bonheur, nous nous mettrons à l’oeuvre : à l’oeuvre de démolition des derniers vestiges du régime bourgeois : de sa morale, puisée dans le livre de comptabilité, de sa philosophie du «doit» et «avoir», de ses institutions du tien et du mien. Et, en démolissant, nous édifierons, comme disait Proudhon ; mais nous édifierons sur des bases nouvelles, — sur celles du Communisme et de l’Anarchie, et non pas celle de l’Individualisme et de l’Autorité.

 

Pierre Kropotkine

 

1— 
Les anarchistes espagnols, en maintenant le nom de collectivistes, entendent par ce mot la possession en en commun des instruments de travail et «la liberté, pour chaque groupe, de répartir les produits du travail comme il l’entendra» ; selon les principes communistes ou de toute autre façon.

2— 
Nous suivons ici la numérotation fantaisiste (?)  du manuscrit !

L’illusion démocratique: Esclavage, servage, salariat… L’illusion du changement

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Le Salariat (1ère partie)

 

Pierre Kropotkine

 

D’après la quatrième édition

Publications des Temps Nouveaux – N°37 – 1911

Brochure tirée de La Conquête du pain

2ème partie

I

Dans leurs plans de reconstruction de la Société, les collectivistes commettent, à notre avis, une double erreur. Tout en parlant d’abolir le régime capitaliste, ils voudraient maintenir, néanmoins, deux institutions qui font le fond de ce régime : le gouvernement représentatif et le salariat.

Pour ce qui concerne le gouvernement soit-disant représentatif, nous en avons souvent parlé. Il nous reste absolument incompréhensible, comment des hommes intelligents — et le parti collectiviste n’en manque pas — peuvent rester partisans des parlements nationaux ou municipaux, après toutes les leçons que l’histoire nous a données à ce sujet, soit en France, soit en Angleterre, en Allemagne, en Suisse ou aux Etats-Unis.

Tandis que de tous côtés nous voyons le régime parlementaire s’effondrer, et tandis que de tous côtés surgit la critique des principes mêmes du système — non plus seulement de ses applications, — comment se fait-il que des hommes intelligents s’appelant socialistes-révolutionnaires, cherchent à maintenir ce système, déjà condamné à mourir ?

On sait que le système fut élaboré par la bourgeoisie pour tenir tête à la royauté et maintenir en même temps, et accroître sa domination sur les travailleurs. On sait qu’en le préconisant les bourgeois n’ont jamais soutenu sérieusement qu’un parlement ou un conseil municipal représente la nation ou la cité : les plus intelligents d’entre eux savent que c’est impossible. En soutenant le régime parlementaire, la bourgeoisie a cherché tout bonnement à opposer une digue à la royauté, sans donner de liberté au peuple.

On s’aperçoit, en outre, qu’à mesure que le peuple devient conscient de ses intérêts et que la variété des intérêts se multiplie, le système ne peut plus fonctionner. Aussi les démocrates de tous les pays cherchent-ils, sans les trouver, des palliatifs divers, des correctifs du système. On essaie le referendum et on trouve qu’il ne vaut rien ; on parle de représentation proportionnelle, de représentation des minorités — autres utopies parlementaires. On s’évertue, en un mot, à trouver l’introuvable, c’est-à-dire une délégation qui représente les millions d’intérêts variés de la nation ; mais on est forcé de reconnaître que l’on fait fausse route, et la confiance dans un gouvernement par délégation s’en va.

Il n’y a que les démocrates-socialistes et les collectivistes qui ne perdent pas cette confiance et qui cherchent à maintenir cette soi-disant représentation nationale, et c’est ce que nous ne comprenons pas.

Si nos principes anarchistes ne leur conviennent pas, s’ils les trouvent inapplicables, au moins devraient-ils, ce nous semble, chercher à deviner quel autre système d’organisation pourrait bien correspondre à une société sans capitalistes ni propriétaires. Mais, prendre le système des bourgeois, —système qui se meurt déjà, système vicieux s’il en fut — et le préconiser avec quelques légères corrections, telles que le mandat impératif ou le referendum, dont l’inutilité est déjà démontrée : le préconiser pour une société qui aura fait sa révolution sociale — cela nous paraît absolument incompréhensible, à moins que sous le nom de Révolution sociale, on préconise tout autre chose que la Révolution, c’est-à-dire quelque replâtrage minime du régime bourgeois actuel.

Il en est de même pour le salariat ; car après avoir proclamé l’abolition de la propriété privée et la possession en commun des instruments de travail, coment peut-on préconiser, sous une forme ou sous une autre, le maintien du salariat ? Et c’est bien, cependant, ce que font les collectivistes lorsqu’ils nous préconisent les bons de travail.

Si les socialistes anglais du commencement de ce siècle ont prêché les bons de travail, cela se comprend. Ils cherchaient simplement à mettre d’accord le Capital et le Travail. Ils répudiaient toute idée de toucher violemment à la propriété des capitalistes. Ils étaient si peu révolutionnaires qu’ils se déclaraient prêts à subir jusqu’au régime impérial, pourvu que ce régime favorisât leurs sociétés de coopération. Au fond, ils restaient bourgeois, charitables si l’on veut, et c’est pourquoi — Engels nous le dit dans sa préface au manifeste communiste de 1848 — à cette époque les socialistes étaient des bourgeois, tandis que les travailleurs avancés étaient communistes.

Si, plus tard, Proudhon a repris cette idée, cela se comprend encore. Dans son système mutualiste, que cherchait-il, sinon rendre le capital moins offensif, malgré le maintien de la propriété individuelle, qu’il détestait au fond de son coeur, mais qu’il croyait nécessaire comme garantie pour l’individu contre l’Etat.

Que les économistes plus ou moins bourgeois admettent aussi les bons de travail, cela se comprend encore. Il leur importe peu que le travailleur soit payé en bons de travail, ou en monnaie frappée à l’effigie de la République ou de l’Empire. Ils tiennent à sauver dans la débâcle prochaine la propriété individuelle des maisons habitées, du sol, des usines, ou du moins des maisons habitées et du Capital nécessaire à la production manufacturière. Et pour maintenir cette propriété, les bons de travail feraient très bien leur affaire.

Pourvu que le bon de travail puisse être échangé contre des bijoux ou des voitures, le propriétaire de la maison l’acceptera volontiers comme prix de loyer. Et tant que la maison habitée, le champ, l’usine apprtiendront à des bourgeois, force sera de payer ces bourgeois d’une façon quelconque pour les décider à vous permettre de travailler dans leurs champs ou dans leurs usines et de loger dans leurs maisons. Force sera de salarier le travailleur, de le payer pour son travail, soit en or, soit en papier monnaie, soit en bons de travail échangeables contre toute sorte de commodités.

Mais comment peut-on préconiser cette nouvelle forme de salariat — le bon de travail — si on admet que la maison, le champ et l’usine ne sont plus propriété privée, qu’ils appartiennent à la commune ou à la nation.

II

Examinons de plus près ce système de rétribution du travail recommandé par les collectivistes français, allemands, anglais et italiens (1).

Il se réduit à peu près à ceci: Tout le monde travaille, soit dans les champs, soit dans les usines, les écoles, les hôpitaux, etc., etc. La journée de travail est réglée par l’Etat, auquel appartiennent la terre, les usines, les voies de communication et tout le reste. Chaque travailleur, ayant fait une journée de travail reçoit un bon de travail, qui porte, disons ces mots-ci : huit heures de travail. Avec ce bon, il peut se procurer dans les magasins de l’Etat, ou des diverses corporations, toutes sortes de marchandises. Le bon est divisible, en sorte que l’on peut acheter pour une heure de travail de viande, pour dix minutes d’allumettes, ou bien une demi-heure de tabac. Au lieu de dire : quatre sous de savon, on dira, après la Révolution collectiviste : cinq minutes de savon.

La plupart des collectivistes, fidèles à la distinction établie par les économistes bourgeois (et Marx aussi) entre le travail qualifié et le travail simple, nous disent que le travail qualifié, ou professionnel, devra être payé un certain nombre de fois plus, que le travail simple.. Ainsi, une heure de travail du médecin devra être considérée équivalente à deux ou trois heures de travail de la garde-malade, ou bien à trois heures du terrassier. “Le travail professionnel ou qualifié sera un multiple du travail simple”, nous dit le collectiviste Groenlund, parce que ce genre de travail demande un apprentissage plus ou moins long.

D’autres collectivistes, tels que les marxistes français, ne font pas cette distinction. Ils proclament “l’égalité des salaires”. Le docteur, le maître d’école et le professeur seront payés en bons de travail au même taux que le terrassier. Huit heures passées à faire la tournée de l’hôpital, vaudront autant que huit heures passées à des travaux de terrassement, ou bien dans la mine, dans l’usine.

Quelques-uns font encore une concession de plus ; ils admettent que le travail désagréable ou malsain, — tel que celui des égouts — pourra être payé à un taux plus élevé que le travail agréable. Une heure de service des égouts comptera, disent-ils, comme deux heures de travail du professeur.

Ajoutons que certains collectivistes admettent la rétribution en bloc par corporations. Ainsi une corporation dirait : «Voici cent tonnes d’acier. Pour les produire, nous avons été cent travailleurs, et nous y avons mis dix jours. Notre journée ayant été de huit heures, cela fait huit mille heures de travail pour cent tonnes d’acier ; soit quatre vingt heures la tonne». Sur quoi l’Etat leur paierait huit mille bons de travail d’une heure chacun, et ces huit mille bons seraient répartis entre les membres de l’usine, comme bon leur semblerait.

D’autre part, cent mineurs ayant mis vingt jours pour extraire huit mille tonnes de charbon, le charbon vaudrait deux heures la tonne, et les seize mille bons d’une heure chacun, reçus par la corporation des mineurs, serient répartis entre eux selon leurs appréciations.

S’il y avait dispute, — si les mineurs protestaient et disaient que la tonne d’acier ne doit coûter que soixante heures de travail au lieu de quatre-vingt ; si le professeur voulait faire payer sa journée deux fois plus que la garde-malade, — alors l’Etat interviendrait et réglerait leurs différents.

Telle est, à peu de choses près, l’organisation que les collectivistes veulent faire surgir de la Révolution sociale. Comme on le voit, leurs principes sont : propriété collective des instruments de travail, et rémunération à chacun selon le temps employé à produire, en tenant compte de la productivité de son travail. Quant au régime politique, ce serait le régime parlementaire, amélioré par le changement des hommes au pouvoir, le mandat impératif et le referendum c’est-à-dire le pébiscite oui ou non sur les questions qui seraient soumises à la votation populaire.

Disons tout d’abord que ce système nous semble absolument irréalisable.

Les collectivistes commencent par proclamer un principe révolutionnaire — l’abolition de la propriété privée — et ils le nient, sitôt proclamé, en maintenant une organisation de la production et de la consommation qui est née de la propriété privée.

Ils proclament un principe révolutionnaire et — oubli inconcevable — ils ignorent les conséquences qu’un principe aussi différent que le principe actuel devra amener. Ils oublient que le fait même d’abolir la propriété individuelle des instruments de travail (sol, usines, moyens de communication, capitaux) doit lancer la société dans des voies absolument nouvelles ; qu’il doit changer de fonds en comble la production, aussi bien dans ses moyens que dans ses buts : que toutes les questions quotidiennes entre individus doivent être modifiées sitôt que la terre, la machine et le reste sont considérés comme possession commune.

Ils disent : «Point de propriété privée», et aussitôt ils s’empressent de maintenir la propriété privée dans ses manifestations quotidiennes. «Vous serez une commune pour produire. Les champs, les outils, les machines, disent-ils, vous appartiendront à tous. On ne fera pas la moindre distinction concernant la part que chacun de vous a prise précédemment pour faire ces machines, pour creuser ces mines ou pour établir ces voies ferrées.

«Mais dès demain, vous vous disputerez minutieusement sur la part que vous allez prendre à faire de nouvelles machines, à creuser de nouvelles mines. Dès demain, vous chercherez à penser exactement la part qui reviendra à chacun dans la nouvelle production. Vous compterez vos minutes de travail et vous serez sur le guet pour qu’une minute de travail de votre voisin ne puisse pas acheter plus de produits que la vôtre.

«Vous calculerez vos heures et vos minutes de travail, et puisque l’heure ne mesure rien, puisque dans telle manufacture un travailleur peut surveiller quatre métiers à la fois, tandis que dans telle autre manufacture, il n’en surveille que deux, — vous devrez peser la force musculaire, l’énergie cérébrale et l’énergie nerveuse dépensée. Vous calculerez minutieusement les années d’apprentissage, pour évaluer exactement la part de chacun d’entre vous dans la production future. Tout cela, après avoir déclaré que vous ne tenez aucun compte de la part qu’il y a prise dans le passé».

Eh bien, pour nous, il est évident que si une nation ou une commune se donnait une pareille organisation ; elle ne pourrait pas subsister pendant un mois. Une société ne peut pas s’organiser sur deux principes absolument opposés — deux principes qui se contredisent à chaque pas. Et la nation ou la commune qui se donnerait une pareille organisation serait forcée, ou bien de revenir à la propriété privée, ou bien de se transformer immédiatement en société communiste.

A suivre…

Impérialisme économique: L’Union Européenne plus larbin que jamais de l’empire s’accorde sur l’embargo du pétrole iranien…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 23 janvier 2012 by Résistance 71

Quelle sera la réponse du berger à la bergère ?

— Résistance 71 —

 

L’Union Européenne s’accorde sur un embargo sur le pétrole iranien

 

 

RT

 

Le 23 Janvier 2012

 

Url de l’article original:

http://rt.com/news/iran-eu-sanctions-oil-419/

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résisistance 71 ~

 

 

Les ambassadeurs de l’UE se sont mis d’accord pour infliger un embargo sur les exportations de pétrole iranien dans une tentative pour arrêter le programme nucléaire du pays. La décision doit maintenant obtenir l’aval formel des ministres des affaires étrangères de l’UE.

“L’accord principal sur l’interdiction des importations de pétrole iranien a été conclu”, ont annoncé les agences de presse après avoir cité un diplomate anonyme en poste à Bruxelles.

Les sources depuis Bruxelles ont reporté que les sanctions introduiraient une interdiction graduelle des importations de pétrole et de produits résultants de la pétrochimie iraniens et que les pays de l’UE auront jusqu’au 1er Juillet 2012 pour arrêter totalement les importations. Les ministres des affaires étrangères se réunissent à Bruxelles ce Lundi pour disctuter des sanctions et de leur ratification.

Les leaders occidentaux ont insisté depuis longtemps sur le fait que l’Iran est sur une voie dangereuse vers k’acquisition d’un armement nucléaire. Téhéran a toujours nié de telles ambitions, proclamant que son industrie est uniquement civile et non pas militaire.

Les pourparlers de l’UE viennent au milieu de la crise de la dete souveraine, qui a grippée le bloc depuis près de deux ans. Quelques pays, comme la France, voulaient des sanctions et qu’elles soient mises en œuvre le plus rapidement possible. D’autres, incluant la Grèce minée par la dette, ont demandé pour un délai de 12 mois dans l’exécution des sanctions.

Cet embargo de l’UE arrive juste après un lot de sanctions plus dures venant des Etats-Unis et qui ont été approuvées le mois dernier. De concert, les sanctions supprimeront 2,6 millions de barils / jour du marché international, ceci fera monter le prix du pétrole et ajoutera à l’instabilité générale de l’économie mondiale. Des sanctions porraient également cibler les activités d’un certain nombre de compagnies iraniennes, des individus et des institutions financières, ceci incluant la banque centrale iranienne.

Les importateurs principaux de pétrole iranien en Europe sont l’Italie, l’Espagne et la Grèce. Leurs commandes comptent pour 68% de tout le pétrole iranien consommé en Europe. Jusqu’à 35% du pétrole importé par la grèce est d’origine iranienne.