Résistance et solution politique: Boycott du vote en cette année de grand cirque électoral…

« Les élections sont historiquement la marque de l’oligarchie. »

 

Il n’y a pas de solutions au sein du système ! Bâtissons le contre-pouvoir autogestionnaire, seule solution contre la dictature oligarchique.

— Résistance 71 —

 

La Démocratie contre les élections

 

url de l’article:

http://anarsonore.free.fr/spip.php?breve129

Malgré leurs origines démocratiques, les élections représentatives ne sont plus que le moyen par lequel un peuple se décharge de ses responsabilités au profit d’une véritable caste. Cette oligarchie y trouve sa légitimité et entretient les mirages politiques qui masquent l’état alarmant de nos sociétés. Ces constats de plus en plus évidents nourrissent le cynisme, mais il sont aussi un appel pour que les populations rompent avec un mode de vie apathique et retrouvent les sources de la démocratie à venir.

Les élections représentatives sont évidemment un héritage historique : désigner ses propres dirigeants est un acte suffisamment rare dans l’histoire pour le reconnaître. Mais cela ne peut qu’encourager à dénoncer ses limites graves, comprendre son délitement et admettre que la dramatique situation actuelle nécessite une réappropriation de nos racines démocratiques.

Car la « démocratie représentative » a été voulue, pensée et pratiquée dès ses origines pour s’opposer à l’expression du peuple : elle a été conçue volontairement pour que seule une petite élite professionnelle au mandat indépendant décide à la place d’une population devant rester passive. Les élections sont historiquement la marque de l’oligarchie, où un cercle étroit de « personnalités » décide pour tous [1]. Ce que l’on cherche à faire passer pour le principe même de la démocratie n’est donc qu’un compromis passé entre la tradition aristocratique et les poussées démocratiques – la Vième république étant même régression vers la monarchie. Mais bien plus, le vote électoral ne peut avoir de sens que s’il est inscrit dans une société animée par de multiples pratiques démocratiques ; sinon, il n’est qu’une mascarade. Elire des représentants est d’une profonde absurdité quand ceux-ci ne sont plus tenus ni par leurs propres engagements ni par les lois de la république ; quand les débats d’idées sont déclarés advenus sans avoir jamais existé, ne serait-ce qu’entre eux ; ou quand les seules réformes conséquentes ne font qu’accentuer le long effondrement de nos sociétés, comme la corruption qui est devenu notre régime social. Les conditions dans lesquelles l’élection pouvait encore avoir un sens ont aujourd’hui quasiment disparues comme disparaissent tous les traits démocratiques hérités que notre époque piétine. Car il est d’une sordide hypocrisie de décrire une fois l’an une population salariée comme souveraine quand elle est soumise à un arbitraire grandissant vis-à-vis du travail tous les autres jours [2]. Dans son fondement, mais aussi dans les conditions actuelles, la « démocratie représentative » est non seulement une mauvaise solution, mais bien plutôt le centre du problème.

Le système représentatif piétine la démocratie en entretenant le mythe d’un « savoir politique » pour condamner à l’impuissance les premiers concernés face à la gestion de leurs propres affaires.

Elire un représentant donne l’impression d’intervenir dans la vie politique. Ce qui pousse à glisser un bulletin dans une urne, c’est la volonté d’avoir prise sur une société qui semble devenir folle et dont l’évolution devient de plus en plus hors de contrôle de la population. Celle-ci est alors libre moins d’un jour par an de sanctionner la caste dirigeante qui a œuvrée sans interruption durant tout son mandat sans que les problèmes fondamentaux en soient diminués – bien au contraire.

Car le « citoyen votant » ne peut au mieux aujourd’hui que protester a posteriori contre les politiques menées, en corriger les excès après-coup et éventuellement essayer de faire défendre ses droits menacés. Il plébiscite alors d’autres candidats, qu’il doit supposer mieux intentionnés et moins corrompus ; il doit pour cela fermer les yeux sur le passé des clans politiciens auxquels ceux-ci appartiennent. Mais il faut surtout, pour élire un représentant, faire comme si des choix importants existaient, et comme si des projets différents pouvaient être effectivement mis en œuvre, ce qui n’est évidemment pas le cas : les grandes lignes des orientations sont imposées par la course mondiale du capitalisme, par l’intermédiaire de ceux qui détiennent les finances, la force ou l’influence : les diktats du FMI ou de la Banque Mondiale en sont les traits saillants, et impliquent le lobbying, la corruption et les maffias, broyant tout prétendant de bonne foi [3]. L’importance que la population accorde aux élections montre aussi bien qu’elle veut décider que le fait qu’elle ne décide officiellement jamais de rien. Et pour cause : les oligarques aux commandes, les éternelles luttes de factions qui s’y déroulent clandestinement, les négociations permanentes qui s’y mènent secrètement, forment un monde à part, un milieu où chacun est coopté par un confrère du même acabit, une sphère totalement déconnectée des réalités complexes du quotidien de chacun.

L’oligarchie dirigeante ne cherche que ses propres intérêts, son propre maintien, que viennent régulièrement légitimer les « consultations électorales ».

Vouloir « éviter le pire » en donnant sa voix à un candidat c’est comprendre que des dangers réels et profonds sont en train de ravager nos sociétés, et qu’aucun « responsable politique » n’a de projet crédible qui puisse mieux faire que de contenir ces fléaux pour gagner du temps jusqu’à une prochaine fois. Mais c’est surtout refuser de voir que les cliques dirigeantes et leurs appareils participent activement à ce délabrement, et y participer.

Car ce qui a pu faire de l’occident un modèle mondial légitime est en train de s’effondrer ; les libertés se restreignent à un minima qui recule régulièrement, les droits sont peu à peu rognés secteur par secteur, la notion de devoir et de responsabilité semble disparaître à tous les échelons, la vie en société même devient une gêne nécessaire pour les petites affaires personnelles de chacun. La course techno-économique assèche les hommes et les savoirs, accélérant les multiples ségrégations, dressant chacun contre tous dans une course sans fin ; la peur se mue en seconde nature en contaminant tous les rapports humains [4]. Les idéologies les plus néfastes prolifèrent, au grand jour ou en sourdine. Aucune issue ne semble exister aux catastrophes écologiques qui s’annoncent comme des certitudes. Et tous les pays du monde, hypnotisés par cette puissance instrumentale, semblent suivre le même chemin. Placer ses espoirs dans quelques oligarques revient à se voiler la face : tout le monde sait parfaitement qu’il s’agit de se décharger à bon compte d’une décomposition sociale qui exigerait un engagement durable de tous. Cette déliquescence de ce qui rend une société vivable ne sera jamais affrontée en en confiant la gestion à qui que ce soit, fût-il énarque. Les « élus » l’évoquent pour en masquer l’ampleur et pondent des mesures de détails, tandis que les opposants la dramatisent en attendant leur tour. Ces carriéristes cyniques transforment les idées en appâts pour acheter le consentement, mais l’utilisation des mots n’engage plus à aucun acte. Les bavardages des politiciens occupent la place des véritables délibérations qui devraient avoir lieu au sein des populations et leur novlangue [5] se propage à tout langage qui permettrait de se comprendre [6]. De cette confusion généralisée et impalpable surgit alors le besoin d’une solution magique, d’une personnalité providentielle qui résoudrait tout, enfin : une communauté d’adultes devient une bande d’individus infantilisés.

La politique établie dépolitise en éludant les enjeux fondamentaux de notre époque, détournant l’attention de chacun, effritant le sens des choses : elle approfondit le malheur de tous, scrutin après scrutin.

Ces scrutins électoraux constitueraient le seul moyen d’expression où existe un sentiment collectif, comme les manifestations sportives. La société est tellement divisée, rendue anonyme, atomisée [7], qu’elle ne semble exister qu’à ces moments où chacun est sommé de s’identifier à des représentants qui se vendent comme des produits et font de la politique un spectacle.

La destruction méthodique des cultures de chacun et des projets collectifs fait que les seuls garants apparent d’un bien-être collectif ne sont plus que d’insipides figures médiatiques. Elles-mêmes sont des hommes-marchandises promus par des partis-entreprises selon des stratégies commerciales vendant des programmes-emballages et des sondages-marketing qui martèlent des mots-slogans. L’opinion publique y est traitée comme un marché de consommateurs sensés être séduits par un matraquage organisé d’images standardisées : la volonté générale n’est plus que clientélisme, le citoyen est devenu une chair à urnes. L’industrie médiatique arrive à faire passer cette foire généralisée où toutes les questions sont pré-machées et les réponses pré-digérées pour l’expression authentique d’un peuple [8]. C’est évidemment une guerre déclarée contre les résistances informelles et banales de chacun, et les mouvements sociaux qui se succèdent et qui freinent les délires d’un système suicidaire clos sur lui-même. L’inventivité des gens, la création d’idées fécondes, le jaillissement de propositions nouvelles, le travail de pratiques singulières, se manifestent à ces moments-là, mais également tous les jours où les questions sont formulées, posées et travaillées par les gens eux-mêmes. Une campagne électorale polarise les discussions populaires autour des bulletins de vote, des chicanes de sérails, des faux problèmes : le débat et la délibération sont confisqués et totalement biaisés. L’électeur est un citoyen sans cité : aucune agora n’existe qui ne soit désamorcé, simulacre, piège. La sphère publique est le domaine réservé du personnel politique et de ses affaires privées. Alors que la formulation d’une opinion élaborée exige des informations fiables, des délibérations fréquentes, des actes engageants, ce travail de citoyen est véritablement clandestin : l’oligarchie demande une collaboration mystificatrice, une reddition sans condition. Les élus sont censés incarner la tendance d’un peuple, mais ils la simplifient, la formatent, la mutilent pour que les intelligences multiples correspondent à leurs impératifs. Jamais une personne, ou même une assemblée, ne pourra représenter la société en miniature : les débats sur la parité ou les quotas rappellent que la pluralité extraordinaire qui constitue une collectivité n’est pas réductible sans éliminer, éternellement, la quasi-totalité de la population. Chercher à « équilibrer » la diversité des propriétaires du pouvoir n’est qu’aménager la dépossession. Aucun discours de bureaucrate, aussi larmoyant soit-il, ne pourra jamais rivaliser avec l’expérience intime de chacun. Qu’un individu puisse s’informer, parler, décider à la place d’un autre est une étrangeté peu compatible avec un projet démocratique, sinon avec la réalité [9].

Le fonctionnement électoral contraint la société à rentrer dans ses catégories ; il n’exprime pas la singularité d’une population, il organise son atomisation pour asseoir sa domination.

Le vote régulier est compris comme la seule action politique possible, alors qu’il est traversé par une contestation rampante. Il agit donc plutôt comme le verrou principal aux véritables passions démocratiques, qui peinent à trouver d’autres terrains pratiques et à retrouver une histoire méconnue avec laquelle il conviendrait pourtant de renouer.

Car un malaise profond et grave grippe depuis longtemps la machinerie électorale : la désertion des partis, l’usure instantanée du pouvoir, la dispersion des voix, la volatilité des choix individuels, l’omniprésence du vote sanction ou « anti-système », l’abstention, les bulletins blancs et nuls, la non-inscription sur les listes, etc… sont omniprésents et servent de créneau aux démagogues qui postulent à leur tour. De fait, il n’y a plus guère que l’inoculation de peur à haute dose pour discipliner les comportements « démocratiques » et forcer le peuple à correspondre aux attentes de la clique aux commandes… Aller voter, c’est d’abord manifester cette terreur sourde et lucide d’être victime des mécanismes aveugles qui excluent des populations entières du système actuel. Mais cette « crise de la représentation » est bien sûr un refus fort, même s’il est confus, des traits les plus inadmissibles et les plus répandus de ce système : l’inégalité politique. Cette juste colère ne trouve pas d’expression politique dans un espace quadrillé par la délégation et la vacuité du langage ; cette asphyxie provoque un nihilisme actif. Et pour cause : la confiscation et le monopole du pouvoir et de la parole publique sont des phénomènes tellement étendus et inscrits en chacun qu’aucune solution simple ne viendra les résoudre [10]. Pourtant depuis son apparition , il y a plus de deux siècle, le système représentatif a été la cible de tous les mouvements d’émancipations, qu’ils soient ouvriers, anti-colonialistes, féministes, étudiants, régionalistes ou écologistes. Chacun à leur manière ont inventé des fonctionnements nouveaux : des mandats impératifs et révocables pour tout « élu », le tirage au sort pour désigner des délégués, des assemblées délibératives et souveraines, une rotation des tâches, et des analyses permanentes pour éviter la division sans cesse renaissante du travail politique. D’innombrables tentatives eurent lieu pour instituer une démocratie radicale qui s’organise sur l’exercice du pouvoir par tous et non sa délégation au profit que quelques-uns, qui repose sur la passion politique et non sur le repli sur soi, et qui exige du citoyen non qu’il donne sa voix mais qu’il prenne la parole. Les principes de l’égalité politique n’ont jamais été aisés à mettre en pratique, à l’échelle d’un groupe [11] comme à celle de la planète [12] ; ils sont le début des problèmes véritables. Mais l’histoire oubliée est riche de telles créations humaines, qu’il s’agisse de moments révolutionnaires où se sont créées des assemblées populaires souveraines (France 1789, Russie 1917, Catalogne 1936, Hongrie 1956, …) ou de cités entières pratiquant des formes directes de démocraties (la Grèce antique, l’Italie de la Renaissance, …). Ce sont, aujourd’hui, les mouvements sociaux qui, partout dans le monde, cherchent à tâtons d’autres modes d’organisations. Ces pratiques demandent un changement complet dans les habitudes actuelles, une critique qui ne reconnaît de limite qu’en elle-même : le spectre du totalitarisme rôde là où le pouvoir, visible ou non, s’exerce sans paroles vraies, dans le silence et le bruit.

La politique instituée et sa servitude volontaire est le principal obstacle qu’affrontent tous ceux pour qui une véritable démocratie est directe et le seul pouvoir légitime est collectif.

La recherche éperdue de pouvoir et la quête illimité de profit sont les deux faces d’un même un rêve de puissance dominatrice. La destruction de l’environnement, l’asservissement des individus et l’aliénation de nos sociétés ne sont ni une fatalité ni des maux nécessaires : ils représentent notre incapacité commune à définir un projet qui reprendrait le principe d’émancipation individuel et collectif pour tous les peuples. Une telle volonté d’autonomie poserait alors des limites claires à l’exercice du pouvoir de tous, comme elle prônerait une sortie du salariat et une égalisation des revenus. Elle exigerait évidemment que les populations cessent de fuir leurs responsabilités dans la consommation, le conformisme et le divertissement.

(St Denis, Avril 2007)

Voir en ligne : Bathyscaphe

Notes

[1] Manin.B, 1996 ; « Principes du gouvernements représentatif », Flammarion

[2] Moses I.Finley, 1976 ; « Démocratie antique et démocratie moderne », Pbp

[3] Maillard.J, 1998 ; « Un monde sans loi », Stock

[4] Maurin.E, 2004 ; « Le ghetto français », Seuil

[5] Orwell.G, 1948 ; « 1984 », Seuil

[6] Castoriadis.C, 1996 ; « La montée de l’insignifiance » Seuil

[7] Riesman.D, 1964 ; « La foule solitaire », Dunod

[8] Brune.F ,1996 ; « Les médias pensent comme moi », l’Harmattan

[9] Rosanvallon.P, 1976 ; «  L’âge de l’autogestion », Seuil

[10] Mendel.G, 2006 : « Pour une histoire de l’autorité », la Découverte

[11] Lapassade.G, 1966 ; « Groupes, organisations, institutions », Anthropos

[12] Fotopoulos. T, 2002 ; « Vers une démocratie générale », Seuil

14 Réponses vers “Résistance et solution politique: Boycott du vote en cette année de grand cirque électoral…”

  1. Sauf qu’aujourd’hui à côté de cette démocratie représentative qui est mise en question et interpellée, avec les médias officiels qui perdent de jour en jour de leur pouvoir, il y a les réseaux sociaux qui constituent une masse importane de citoyens et qui jouent un rôle non négligeable, pour faire faire et défaire et qui obtiennent plus que des résultats, car ceux qui restent dans l’orbite du pouvoir (les journaleux ) sont en train de se poser les vrais questions.

    Est ce qu’ils continuent à être les gens serviles nécessaires à ce pouvoir et amenés à être pressés comme des citrons, désignés à la vindicte publique par les bloggeurs et à être jetés quand ils ne servent plus ou leur influence décroit.

    C’est une vraie question aujourd’hui ? et une analyse à faire !

    • Les « réseaux sociaux » (sous contrôle oligarchique ne l’oublions pas, les twitter, facebook et autres interfaces gadgétisées étant des machines à espionner créées et gérées par les services de renseignement), en tout cas le concept même de ces réseaux sont et devraient être une des bases même de l’autogestion populaire.

      Observons comment la blogosphère de la dissidence fonctionne: elle est autogérée, se fout royalement des « droits d’auteurs » pour la simple raison que tous ceux qui y participent ont un but commun: la diffusion libre et instantanée de l’info, l’info circule librement, les abus (de langages, d’idées etc..) sont le plus souvent auto-régulés par les utilisateurs eux-mêmes… etc, etc…

      La blogosphère un un système auto-organisé, auto-régulé, qui fonctionne en parallèle bien en dehors des « passages cloutés » du système orthodoxe.. et cela fonctionne très bien !

      La société fonctionnera de la même façon en auto-gestion, sans aucuns problèmes ou très peu s’en faudra. Pourquoi cela fonctionne t’il ? parce que cela touche la nature humaine faite de coopération, de solidarité, d’honnêteté fondamentale, de partage, d’entr’aide et de compassion. C’est réduit au servage (ancien et moderne) que l’humain suit les règles induites et imposées de l’ingénierie sociale oligarchique.

      Journaleux et politicards sont des « has been », des morpions qui s’accrochent aux vestiges d’un système déliquescent qui glisse de plus en plus rapidement vers la trappe de l’oubliette de l’Histoire. Ils sont le passé.. Nous, les peuples autogérés, sommes l’avenir !

      Halte au grand cirque électoral !
      Boycott du vote et des institutions !
      Le capitalisme et son cerbère étatique se meurent ?… Achevons les !

  2. Entièrement d’accord avec vous, on en récupére autant qu’on peut et toutes les organisations humanitaires sont entre les mains des oligarcheis et tous les organismes ONU, OMS, OIT, AIEA et ils se sont même crées leurs propres organisations des droits de l’homme mais toute cette architecture va passer à la trappe comme le reste, il faut pour cela un certain temps mais pas un temps immense, c’est encore le travail des bloggeurs.

    Regardez ce qui se passe en Lybie. c’est le 1er jour de l’an I de la reconquête où on est en train d’acter que c’est le chaos et les vrais rebelles ont repris les armes contre le CNT, struture vide mise en place par les Occidentaux et qui est morte avant que d’exister et ils sont obligés de démissionner les uns après les autres.

    Là c’est une publicité incroyable contre ceux qui ont soutenu cette intervention et un plus pour le noyau important de ceux qui étaient contre , les bloggeurs très nombreux et des personnalités nombreuses qui vont pouvoir revenir sur le devant de la scène et les autres s’expliquer sur ce chaos.

  3. Je suis d’accord même si je pensais voter MLP pour au moins qu’il y ait un débat contre le mondialisme, mais…
    http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/01/29/propagande-juive-contre-marine-le-pen-contre-en-france-mais-pour-en-israel/

  4. Vottre propagande pour MLP est puante. Il faut rétablir, le peuple d’Israël n’a rien à voir avec l’extrême droite au pouvoir qui est viotre aliiée et l’alliée de tout ce qu’il y a de plus puant aux USA, ce qui explique la démarche de MLP aussi bien en Israël qu’au USA et non le sentiment de centaine de milliers d’israëliens qui veulent vivre en paix avec les musulmans et qui sont contre l’occupation et les colonies en territoire palestinien.

    L’extrême droite est toujours la peste noire, même si elle se blanchit à l’heure actuelle, comme en Italie où au pouvoir c’est la mafia qui gouverne avec elle et qui contrôle 1/3 du territoire et contrôle une grande partie de l’économie mains dans la main avec l’oligarchie et les rouages de l’Etat et avec l’église toujours aussi puissante. Et quant à l’Autriche, les autrichioens paient le passage de Haider avec sa banque qui a fait faillitte et qui recyclait et de l’argent sale et l’argent des vendeurs d’arme et dont beaucoup sont en prison aujourd’hui. il doit y avoir beaucoup à dire sur « l’accident » opportun dont il a été victime pour ne pas avoir à répondre de ses forfaitures devant la justice.

    L’extrême droite, c’est aussi la Pologne qui a mis dehors Walesa après qu’il ait fait son travail et c’est la Hongrie qui fait descendre dans la rue les hongrois.

    Alors DEGAGEZ, les israéliens et les juifs n’ont pas besoin de vous !

  5. Boycotter le vote à la présidentielle c’est voter Sarkozy.

    • Je suis assez d’accord avec vous, car j’estime que les gens qui s’abstiennent sont des gens de gauche et dans la situation actuelle, c’est donner une marge plus grande à Marine Le Pen et empêcher que Sarkozy ne soit réelu, c’est commencer le chemin de la reconquête du pouvoir par les masses. La mise en orbite de Hollande et Mélenchon est dû bien sûr à leurs capacités mais également au formidable travail qui s’est fait et par le peuple aurour d’eux, même si on n’est pas assuré que tous ceux qui viendront à leur côté dans la direction du pays sont bien dans les mêmes dispositions, alors il faudra reprendre le flambeau.

      De toute façon, ils ne porteront pas atteinte à tous les avantages déversés au patronat par Sarkozy et sa clique et la situation continuera à se dégrader mais au moins les français commencerront à comprendre que c’est l’affaire de tous et se bougeront dans ce sens.

      • Il n’y a pas de solutions au sein du système: Hollande est piloté par Attali et le nouvel ordre mondial, Mélenchon est un tribun, baudruche qui se dégonflera quand il faudra passer à l’action, sans doute pas parce qu’il le voudra mais parce qu’il le devra.. Pourquoi ?… Parce qu’il ne pourra pas gouverner seul et que les concessions faites pour arriver là où il en est seront les mêmes qui mineront sa politique si tant est qu’il soit sincère, ce qui reste encore à prouver. Les trotskistes à l’instar de leur « maître à penser » ont toujours pédalé pour la haute finance, Trotsky lui-même étant un agent de Wall Street, tout ce qu’il a fait il l’a fait pour ses payeurs: les banquiers. Alors Mélenchon n’est plus « trotskiste » ? Pas sûr…

        Il ne peut pas y avoir d’espoir dans la délégation de pouvoir, plus de deux cents ans de cette fadaise en France l’ont prouvé. Alors bien sûr l’abstentionnisme doit-être politique et non pas celui du « pêcheur à la ligne ».
        Il faut bâtir le contre-pouvoir autogestionnaire en même temps qu’on rejette les institutions, cela ne peut se faire qu’en partant des individus, et de la fédération des associations libres… On y arrivera peu à peu, et il faut commencer par délégitimiser le pouvoir en commençant par le début: le boycott électoral !

        Coluche disait: « quand on pense qu’il suffirait que les gens ne viennent pas pour qu’il n’y ait personne »…
        Cela s’applique parfaitement à cette fadaise du cirque électoral.

        L’abstentionnisme ne favorise pas l’extrême droite, encore une fadaise induite, mais il mine le système de l’intérieur çà c’est sûr et c’est le but ! Pour que le peuple reprenne le pouvoir sans délégation inepte, obsolète et oppressive…

        « Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait illégal depuis longtemps »
        (Emma Goldman)

    • Non.., Vous êtes dans la logique du « vote utile »… Voter c’est se soumettre, voter c’est acquiescer au cinéma et aux mensonges dont on nous rabat les oreilles, rien de bon ne peut venir des élus, car ils pédalent TOUS pour l’oligarchie !

    • Laissons la parole à Sébastien Faure qui écrivit en 1919 dans son pamphlet: « Electeur, écoutes! » ceci à propos de l’abstentionnisme faisant « le jeu » de l’extrême droite (ici appelée la « réaction »), notons l’actualité frappante de ce texte, pas surprenant car rien n’a changé:

      […] « Voter, c’est faire le jeu de la Réaction

      Électeur, encore un mot encore : ce sera le dernier.
      On ne manquera pas de te dire que de ne pas voter, c’est faire le jeu de la réaction.
      Rien n’est plus faux. Je pourrais te faire observer que si les deux millions de travailleurs qui adhèrent à la C. G. T., si le million d’électeurs dont s’enorgueillit le Parti socialiste, si le million d’autres citoyens qui, sans être affiliés au Parti socialiste ou à la C. G. T. n’en sont pas moins les adversaires du régime capitaliste : en tout, quatre millions d’électeurs, refusaient hautement de prendre part au scrutin, cette abstention ouvertement annoncée et expliquée durant toute la période électorale et vaillamment pratiquée le jour du scrutin, porterait un coup mortel au prestige et à l’autorité du régime qu’il faut abattre. Je pourrais te dire que, en face de l’attitude de ces quatre millions d’abstentionnistes aussi conscients que résolus, le Gouvernement perdrait tout son lustre et le plus clair de sa force.
      Je pourrais te dire que, étroitement unis dans une réprobation aussi catégorique du système social actuel, ces quatre millions d’hommes pourraient organiser, dans le pays, grâce aux ramifications qu’ils possèdent partout, une formidable coalition contre laquelle rien ne saurait prévaloir. Je pourrais affirmer que cette coalition dans laquelle ne tarderaient pas à entrer tous ceux que toucherait une aussi puissante propagande et même une partie des forces dont le Gouvernement dispose, serait de taille à oser, à entreprendre et à réaliser les plus vastes desseins et la transformation la plus profonde.
      Que resterait-il, alors, du spectre de la réaction qu’on agite devant toi pour te pousser aux urnes ?…
      Mais voici qui te paraîtra sans doute plus décisif encore.
      La Chambre qui s’en va comptait en nombre imposant des éléments de gauche. Plus de trois cents députés radicaux et radicaux socialistes, plus cent députés socialistes. Ils constituaient indubitablement une majorité écrasante.
      Qu’a fait cette Chambre ? Qu’ont fait ces quatre cents Députés ?
      Ils ont acclamé la guerre, ils ont adhéré avec enthousiasme à l’abominable duperie qu’on a appelée «l’Union Sacrée» ; ils ont voté tous les crédits de guerre ; ils ont apporté au Gouvernement dit «de défense nationale» leur étroite et constante collaboration ; ils n’ont rien tenté pour abréger le massacre ; ils n’ont pris aucune mesure efficace contre la vie chère, contre l’accaparement, contre la spéculation, contre l’enrichissement scandaleux des brasseurs d’affaires ; ils ont accepté passivement la suppression de nos maigres libertés ; ils ont applaudi à l’écrasement de la révolution hongroise ; ils ont approuvé l’envoi des soldats, des marins, des munitions et des milliards destinés à étouffer, par la famine et par les armes, la Russie révolutionnaire ; ils ont lâchement courbé la tête, tout accepté, tout subi ; ils ont passé l’éponge sur toutes les turpitudes et sur tous les crimes.
      Ils sont allés jusqu’au bout de la servilité, de la honte et de la sauvagerie.
      A peine ont-ils osé ouvrir la bouche et, quand ils ont parlé, ce ne fut jamais pour faire entendre les vérités qu’il fallait dire, les imprécations sanglantes et les malédictions vengeresses qui auraient opposé la douleur des deuils, la souffrance des ruines et l’horreur des batailles à la stérilité des sacrifices et à la hideur des Impérialismes déchaînés.
      Au terme de sa carrière, cette Chambre odieuse vient de ratifier un traité de paix qui laisse debout, plus insolents et plus guerriers que jamais tous les militarismes, qui favorise les plus atroces brigandages, qui stimule les plus détestables convoitises, qui avive les haines entre peuples et qui porte dans ses flancs la guerre de demain.
      Voilà ce qu’a fait cette Chambre dont la naissance avait pourtant suscité les plus folles espérances et provoqué tous les optimismes. »

  6. Les gens en temp d,elections sont comme un troupeau de vaches qui regardent passer un train,Apres ils se reveillent pour se demander comment on a pu elire tant d,imbeciles et d,incompetants au gouvernement,On a les gouvernant qu,on merite,Les electeurs n,elisent personne ce sont les elites,les illuminatis qui decident qui va etre le prochain president ou premier ministre,Et ca fonctionne toujours avec la participation du peuple endormi et aveugle,
    J,etais pour dire: REveillez vous bande d,endormis il est deja tres tard,mais faut pas les brusquer..un mauvais reveil est a cranidre…

  7. En France vous verrez ,on elira encore pire que le president actuel, vous verrez,ou peut etre le meme, tant odiado…

    • Nous ne le répèterons jamais assez: Il n’y a pas de solutions au sein du système, c’est un leurre total. Il faut en sortir par l’autogestion et la reprise du contrôle de la société pour le bien général par et pour les peuples. C’est la seule solution viable et cela commence par le boycott du vote, le rejets des institutions, la désobéissance civile et le remplacement des instances oligarchiques par les assemblées volontaires de citoyens fédérées. Ceci en place et fonctionnel, nous y verrons déjà bien plus clair !

  8. Paece que on est encore dans la droitisation de la société, et même la prestation de Hollande ne réjouit pas grand monde et on aurait presque préféré que ce soit avec Bayrou qu’on opère ce redressement, car dans l’antisarkozisme pur et dur, il en faut pas croire que il y ait des gens volontaires pour se reporter sur la gauche, non ils ont encore une moitié de cerveau qui veut fonctionner à droite et il faut que la classe moyenne, joliment qualifiée, classe populaire + partie de la classe moyenne, enfin tous ceux qui ont un travail, une maison et une voiture, car c’est ceux-là qu’il faut convaincre que même cela est menacé, il faut mettre la barre à gauche et chacun ira où il se trouve le mieux, car tant qu’on est dans ce contexte, il n’y aura pas de changement majeur.

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