Résistance politique: Soyons ces graines sous la neige…

« C’est le refus d’abandonner que le pouvoir pourri craint par dessus tout, car il sait que c’est la graine plantée sous la neige. » ~John Pilger~

 

Nous avons traduit ici le dernier (et superbe) article en date de John Pilger. Un des tous derniers grand reporters indépendants nous démontre s’il en était encore besoin, la futilité et l’illusion d’un système politique corrompu et totalement déliquescent. Il nous sensibilise à la descente aux enfers totalitaires de l’occident dans sa folie dominatrice et hégémonique.

Au sujet de l’histoire de Lisette et des habitants expulsés des îles Chagos dans les années 1960 (afin d’établir la base militaire américaine sur l’îlede Diego Garcia), Pilger a réalisé en 2004, un superbe reportage: « The Stealing of a Nation »  (« Le vol d’une nation ») que l’on peut visionner sur son site internet, comme la quasi totalité de ses reportages du reste, disponibles gratuitement sur son site.

John Pilger est un grand monsieur du vrai journalisme documentaire, un journalisme qui n’existe plus. Son discours lors de la réception du prix de la paix dans sa ville de Sydney en 2009 est d’anthologie et devrait être traduit en toute les langues.

C’est toujours avec grand plaisir et émotion que nous traduisons ses textes simples, nobles et percutants.

Merci Mr Pilger !

— Résistance 71 —

 

La guerre mondiale contre la démocratie

 

Par John Pilger

 

Le 19 Janvier 2012,

 

url de l’article original:

http://www.johnpilger.com/articles/the-world-war-on-democracy

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Lisette Talate est décédée l’autre jour. Je me rappelle d’une fine femme à l’intelligence aiguisée qui masquait sa peine avec une détermination qui était une présence en elle-même. Elle était la personnification de la résistance des peuples à la guerre contre la démocratie. Je l’ai d’abord entr’aperçu dans un film du bureau des colonies datant des années 1950, à propos des gens des îles Chagos, une petite nation créole vivant à mi-chemin entre l’Afrique et l’Asie dans l’Océan Indien. La caméra se déplaçait dans des villages fourmillant, une église, une école, un hôpital, construits dans un endroit phénoménal de beauté naturelle et de paix. Lisette se rappelle du producteur du film lui disant à elle et ses amies adolescentes: “Continuez à sourire les filles !”

Assise dans sa cuisine de l’île Maurice plusieurs années plus tard, elle dit: “On n’avait pas besoin de me demander de sourire. J’étais une enfant heureuse, parce que mes racines descendaient profondément dans ces îles, mon paradis. Mon arrière grand-mère était née là-bas, j’ai fait 6 enfants là-bas. Voilà pourquoi ils ne pouvaient pas nous jeter légalement en dehors de nos maisons; ils devaient nous terrifier pour que nous partions ou nous forcer à partir. Au début, ils ont essayé de nous affamer. Les vaisseaux de ravitaillement cessèrent de venir, ensuite ils ont répandu les rumeurs que nous serions bombardés, puis ils se sont retournés contre nos chiens.”

Au début des années 1960, le gouvernement travailliste (NdT: les “socialistes” britanniques) d’Harold Wilson acquiesça secrètement à une demande de Washington pour que l’archipel des Chagos, une colonie britannique, soit “nettoyée” et “aseptisée” de ses 2 500 habitants afin qu’une base militaire puisse être construite sur l’île principale de l’archipel, l’île de Diego Garcia. “Ils savaient que nous étions inséparables de nos animaux domestiques”, dit Lisette, “quand les soldats américains sont arrivés pour construire la base, ils firent reculer leurs gros camions jusqu’aux baraques de briques dont nous nous servions pour préparer les noix de cocos; des centaines de nos chiens avaient été emprisonnés dedans. Ils les ont gazé avec des raccords fait à leur pots d’échappement. On pouvait les entendre hurler.”

Lisette, sa famille et des centaines d’insulaires furent mis de force sur un vieux bateau à vapeur rouillé à destination de l’île Maurice, distante de 4 000 km. Ils devaient dormir dans les cales contenant du fertilisant: de la merde d’oiseaux. La météo était dure, tout le monde était malade; deux femmes firent des fausses-couches. Larguée sur les quais de Port Louis, les deux plus jeunes enfants de Lisette Jollice et Régis, moururent à une semaine d’intervalle. “Ils sont morts de tristesse”, dit-elle. “Ils avaient tout entendu et ont vu l’horreur du gazage de nos chiens. Ils savaient qu’ils quittaient leur maison pour toujours. Le médecin de Maurice nous a dit qu’il ne pouvait pas guérir la tristesse.”

Cet acte fut fait dans le plus grand des secrets. Dans un document d’archive officiel, sous le titre de “Maintenir la fiction”, le conseiller juridique du ministère des affaires étrangères exorte ses collègues de camoufler leurs actions en “reclassifiant” la population comme étant une population “flottante, nomade” et de “refaire les règles au fur et à mesure”. L’article 7 des statuts du TPI dit que “la déportation ou le transfert forcé de populations” est un crime contre l’humanité. Que la Grande-Bretagne ait commis un tel crime en échange d’une ristourne de 14 millions de dollars sur un sous-marin nucléaire américain Polaris, n’était pas dans l’agenda d’un groupe de correspondants de la “défense” qui furent envoyés aux îles Chagos par le ministère de la défense lorsque les travaux de la base américaine furent terminés. “Il n’y a rien dans nos dossiers”, dit un officiel du ministère, “à propos des habitants ou à propos d’une évacuation.”

Aujourd’hui, l’île de Diego Garcia est cruciale à la guerre contre la démocratie menée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Les plus gros bombardements qui ont eu lieu en Afghanistan et en Irak ont été lancés de cette base, au delà de laquelle le cimetière et l’église abandonnés par les insulaires se dressent comme des ruines archéologiques. Le jardin en terrasse d’où Lisette souriait à la caméra est maintenant un dépôt pour des bombes anti-bunkers transportées sur leurs lieux de bombardements sur deux continents par des bombardiers B-2 furtifs aux allures de chauve-souris. Une attaque sur l’Iran commencera de là. Comme pour compléter le blason du pouvoir criminel omni-présent, la CIA y a ajouté une prison du style de Guantanamo pour les victimes de son programme de “rendition”, appelé “Camp Justice”.

Ce qui fut fait au paradis de Lisette a une signification forte et universelle dans la mesure où cela représente la nature violente et sans pitié d’un système entier derrière sa façade démocratique et la mesure de notre propre endoctrination avec ses suppositions messianiques, décrites par Harold Pinter comme “de brillants numéros d’hypnose, spirituels même, qui fonctionnent”. Plus longue et plus sanglante que toute guerre depuis 1945, faite avec des armes démoniaques et un gangstérisme déguisé en politique économique, parfois connu sous le nom de mondialisme, la guerre contre la démocratie n’est pas mentionable dans les cercles de l’élite. Comme l’a écrit Pinter: “Cela ne s’est jamais produit et dans le même temps cela se produisait”. En Juillet dernier, l’historien américain William Blum a publié son sommaire mis à jour des statistiques de la politique étrangère américaine. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont:

1. Tenté de renverser plus de 50 gouvernements la plupart d’entr’eux démocratiquement élus.

2. Tenté de supprimer un mouvement populiste ou national dans 20 pays.

3. Interféré éhontement dans des élections démocratiques dans au moins 30 pays.

4. Bombardé les populations de plus de 30 pays.

5. Tenté d’assassiner plus de 50 leaders politiques étrangers.

Au total, les Etats-Unis ont commis une ou plus de ces actions dans 69 pays. Dans la plupart des cas, la Grande-Bretagne a été la complice et la collaboratrice. L’”ennemi” change de nom, de communisme à islamisme, mais le plus souvent c’est la montée de mouvement démocratique indépendant du pouvoir occidental ou une société occupant un territoire stratégiquement utile, jugée aléatoire, comme les îles Chagos.

La véritable échelle de la souffrance, sans parler de celle de la criminalité impliquée, n’est pas connue en occident, malgré la présence des systèmes de communication les plus avancés au monde, nominalement le journalisme le plus libre et l’académie la plus admirée. Que le plus grand nombre de victimes du terrorisme, du terrorisme occidental, soient les musulmans est quelque chose qu’on ne peut pas dire, si cela est seulement su. La mort d’un demi million d’enfants irakiens dans les années 90 suite à l’embargo imposé par la Grande-Bretagne et l’Amérique n’a absolument aucun intérêt. Que le djihadisme extrême, celui qui mena aux attentats du 11 Septembre, fut couvé et développé comme une arme par la politique occidentale (“Opération Cyclone”) est une information connue des spécialistes mais autrement complètement supprimée.

Alors que la culture populaire en Grande-Bretagne et en Amérique immerge la seconde guerre mondiale dans un bain éthique pour les vainqueurs, les holocaustes qui émergent de la domination anglo-américaine des régions riches en ressources naturelles sont consignés dans le tiroir de l’oubli. Sous le tyrant indonésien Suharto, adoubé “notre homme” par Thatcher, plus d’un million de personnes furent massacrées. Décrit par la CIA comme “le pire massacre de masse de la seconde partie du XXème siècle”, les estimations ne prennent même pas en compte le tiers de la population du Timor oriental qui fut affamé ou massacré avec la complicité de l’occident, des avions et des mitrailleuses britanniques.

Ces histoires vraies sont racontées dans des documents déclassifiés et archivés dans les archives publiques, néanmoins elles représentent une dimension entière de la politique et de l’exercice du pouvoir complètement exclu de la vie publique et de la considération du public. Ceci fut réalisé par un régime non-coercitif de contrôle de l’information, depuis le mantra évangélique de la publicité consumériste aux informations de la BBC en passant par les médias sociaux éphémères.

C’est comme si les écrivains faisant fonction de rempart n’étaient plus ou sont sous l’emprise d’un zeitgeist sociopathe, convaincus qu’ils sont trop intelligents pour être dupés. Voyez la ruée des sycophants en mal de déifier Christopher Hitchens (NdT: journaliste anglo-américain grand supporteur de la guerre d’Irak), un amoureux de la guerre qui s’est languit d’être autorisé à justifier les crimes du pouvoir prédateur. “Pour presque la première fois depuis deux siècles”, écrivit Terry Eagleton, “il n’y a pas de poète britannique éminent, de dramaturge ou de romancier, préparés à questionner les fondations même du mode de vie occidental”. Plus d’Orwell pour nous dire que nous ne devons pas nécessairement vivre en société totalitaire pour être corrompu par le totalitarisme. Plus de Shelley pour parler pour les pauvres, plus de Blake proférant une vision, plus d’Oscar Wilde pour nous rappeler que “la désobéissance, aux yeux de tous ceux qui ont lu l’histoire, est la vertu originelle de l’Homme.”

Et plus de Pinter rageant contre la machine de guerre comme dans American Football:

Hallelujah.

Praise the Lord for all good things … [Rendons grâce à Dieu pour toutes les bonnes choses…]

We blew their balls into shards of dust, [Nous leur avons explosé les couilles en débris de poussière,]

Into shards of fucking dust … [En débris de putain de poussière…]

En débris de putain de poussière s’en vont toutes les vies détruites là par Barack Obama l’Auguste du changement et de l’espoir de la violence occidentale. Quand un des drones d’Obama élimine une famille complète dans une région tribale lointaine du Pakistan, de Somalie, ou du Yémen, les contrôleurs du jeu américains devant leurs écrans de jeu vidéo, tapent sur leur clavier “insecte écrabouillé” (NdT: “bugsplat” en anglais). Obama aime les drones et a fait des plaisanteries à ce sujet avec les journalistes. Une de ses premières actions comme président des Etats-Unis fut d’ordonner une vague d’attaques de drones Predator sur le Pakistan, qui tua 74 personnes. Il a depuis tué des milliers de personnes, pour la plupart des civils. Les drones Predator tirent des missiles Hellfire “feu de l’enfer” qui vide les poumons des enfants de leur air et laissent des lambeaux de chair humaine sur le terrain.

Rappelez-vous des manchettes de journaux noyées de larmes lorsque la “marque” Obama fut élue: “Monumental, donne la chair de poule”, titra le Guardian. “Le futur américain”, écrivit Simon Schama “est fait de vision, sacré, léger…” Le chroniqueur du San Francisco Chronicle y vît “un éclairagiste spirituel qui peut pousser pour une nouvelle façon d’être sur la planète”. Au delà de ce radotage, comme l’avait prédit le grand lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état militaire se déroulait à Washington et Obama était leur homme. Après avoir séduit le mouvement anti-guerre jusqu’à un silence virtuel, il donna à la classe des officiers militaires corrompue américaine des pouvoirs d’état et d’engagement sans précédent. Ceci inclut la possibilité de guerres en Afrique et des opportunités de provocations contre la Chine, le plus grand créditeur de l’Amérique et nouvel “ennemi” d’Asie. Sous le régime Obama, la vieille source de paranoïa officielle, la Russie, a été encerclée par un rideau de missiles ballistiques et l’opposition russe a été infiltrée. Des équipes d’assassins de la CIA et de l’armée ont été déplacées dans 120 pays, les attaques planifiées de longue date sur la Syrie et l’Iran laissent présager d’une guerre mondiale. Israël, le clone américain de la violence et de l’illégalité par proxy vient juste de recevoir son argent de poche annuel de 3 milliards de dollars avec la bénédiction d’Obama pour voler toujours plus de territoires palestiniens.

La réussite la plus “historique” d’Obama a été d’amener la guerre contre la démocratie sur le sol de l’Amérique. Au réveillon du nouvel an, il signa la loi du National Defense Authorization Act (NDAA), une loi qui donne le droit au Pentagone de kidnapper à la fois des étrangers et des citoyens américains, de les détenir de manière indéfinie, de les interroger, de les torturer et même de les tuer. Les victimes n’ont seulement besoin que d’être “associées” avec ceux qui sont en guerre contre les Etats-Unis. Il n’y aura aucune protection légale, aucun procès, aucune représentation légale. Ceci est la première législation qui abolit le Habeas Corpus (le droit a une procédure judiciaire légale) et réfute de facto les droits civiques de 1789.

Le 5 Janvier, dans un discours incroyable au Pentagone, Obama a dit que l’armée devra non seulement être prête “à sécuriser territoires et populations” à l’étranger, mais également à se battre ™à domicile” et “donner du soutien aux autorités civiles”. En d’autres termes, les troupes américaines seront déployées dans les rues des villes des Etats-Unis lorsque les troubles sociaux inévitables se déclancheront.

L’Amérique est aujourd’hui un pays de la pauvreté épidémique et de prisons barbares: la conséquence d’un extrémisme de marché, qui sous Obama, a favorisé le transfert de 14 000 milliards de dollars d’argent public aux entreprises criminelles de Wall Street. Les victimes en sont le plus souvent les jeunes chômeurs, sans abri, incarcérés afro-américains, qui ont été trahis par le premier président noir américain. Le corollaire historique d’un état de guerre perpétuel, ceci n’est pas le fascisme, pas encore du moins, mais cela n’est pas non plus la démocratie dans une forme reconnaissable, indépendemment de la politique placebo qui se déroulera juqu’à Novembre. La campagne présidentielle, dit le Washington Post va “mettre en scène le choc des philosophies enracinées dans des vues différentes de l’économie.” Ceci est faux. La tâche qui incombe au journalisme des deux côtés de l’Atlantique est de créer l’illusion d’un choix politique là où il n’y en a aucun.

La même ombre plane sur la Grande-Bretagne et la plupart de l’Europe où la social-démocratie, un article de foi il y a encore deux générations, a capitulé devant les dictateurs des banques centrales. Dans la “grande société » de David Cameron, le vol de 84 milliards de Livres en emplois et en services dépasse même le montant des impôts “légalement” évités par les entreprises pirates. Le blâme demeure non pas avec l’extrême-droite, mais avec une culture politique libérale couarde qui a permis à tout cela de se produire, ce qui, écrivit Hywel Williams juste après les attentats du 11 septembre 2001, “peut devenir en soi une forme de fanatisme de l’auto-satisfaction”. Tony Blair est un de ces fanatiques.. Dans sa gestion indifférente des libertés qu’il clame pourtant être chères, la Grande-Bretagne bourgeoise blairienne a créé un état policier avec plus de 3000 lois et actes délictuels nouveaux: plus que pour l’ensemble du siècle précédent. La police croit de manière évidente qu’elle a l’impunité totale de tuer. A la demande de la CIA, des cas juridiques comme celui de Binyam Mohamed, un citoyen britannique innocent, torturé puis emprisonné pour cinq ans à Guantanamo, seront traités dans des cours de justice spéciales et secrètes en Grande-Bretagne afin de “protéger les agences de renseignement”, les bourreaux.

L’état invisible a permis au gouvernement de Blair de lutter contre les habitants des îles Chagos alors qu’ils se levaient de désespoir depuis leur exil pour demander justice dans les rues de Port Louis et de Londres. “Seulement quand vous menez une action directe, face à face, et même que vous enfreignez la loi, alors on vous remarque”, a dit Lisette. “Et plus vous êtes petit, le plus grand est l’exemple pour les autres.” Une telle réponse éloquente donne de quoi réfléchir à ceux qui demandent toujours: “Que puis-je faire ?”

J’ai vu pour la dernière fois la fine silhouette de Lisette debout sous une pluie battante, aux côtés de ses camarades devant le parlement. Ce qui me frappa par dessus tout fut le courage endurant de leur résistance. C’est le refus d’abandonner que le pouvoir pourri craint par dessus tout, car il sait que c’est la graine plantée sous la neige.

 

For more information on John Pilger visit his website at www.johnpilger.com

17 Réponses vers “Résistance politique: Soyons ces graines sous la neige…”

  1. Merci – cela fait chaud au coeur de savoir qu’il y a dans ce monde, ce genre de personne

    • John Pilger est quasiment inconnu en France… et pourtant, c’est un des tous derniers purs du journalisme d’enquête au monde. Il a 73 ans aujourd’hui et la relève est inexistante… L’oligarchie le sait !

  2. Et quand on nous raconte ces histoire-là, tout est édulcoré et dissimulé, alors qu’avec les survivants, on peut avoir une histoire réelle. Pour le Timor, on a comme partout ailleurs un récit qui parle des terroristes mais desormais il est difficile de cacher ses réalités dont chacun peut s’emparer et répandre sur le net.

    Quand on lit le récit fait par Lisette, c’est édifiant !

    ILs devraient introduire à l’ONU une action en réparation, au plus vite

  3. De la mégalomanie des Pharaons aux exactions actuelles en passant pas l’évangélisation de la planète, entre autres, l’histoire de l’Humanité est une tragédie.

    • entrecoupée de notes d’authentique espoir, mais globalement oui c’est une tragédie… qui n’est pas inéluctable, il suffit de dire NON !.. en masse ! et la tragédie s’arrêtera si on refuse de jouer le jeu qu’on nous impose…

  4. NON PAS D ACCORD !!!

    Apres tous les crimes des yankee … il faudrait la paix ??? et puis merde …. vous n avez pas encore compris que tant qu il restera une ordure d anglo-yankee et de sioniste dans le monde nous n aurons jamais que l esclavage des laches…… comme les peuples amerindiens qui voulaient faire la paix et voyez ce qu ils sont devenus ….
    VIVE LA GUERRE AUX SALAUDS … VIVE LES PEUPLES RESISTANTS A L OPRESSION …. DU MONDE ENTIER DE CHAVEZ A AMADINEDJAD, DE CASTRO A POUTINE POUR DEFENDRE LA LIBERTE ET LA DEMOCRATIE CONTRE L AXE DU MAL !!!!!!

    • Matthieu Says:

      Bonjour, ce que vous dites la est un peu utopiste. À mon avis, Poutine n’est pas un si brave homme que cela. Il est important de reconnaître qu’il s’oppose aux Américains, que parce que ceux-cis empietent sur son business. Il défend donc SA liberté et non pas LA liberté.

      Mais je supporte tout de meme la Russie qui ne baisse pas la culotte.

      Pour ce qui est de l’article, merci de la decouverte, vous avez toujours des sources étonnantes, et je me demande toujours comment vous trouvez tant de renseignements !!

      Continuez ainsi !

    • Ne vous laissez pas aveugler par la rancœur et la haine, cela n’amène qu’à la même violence futile.
      Il faut attaquer le système, pas les individus. Le système mis à bas (en détruisant ses piliers de soutien), les individus redeviendront raisonnables. Les psychopathes seront traités médicalement, ils relèvent de la médecine et non pas de « tribunaux révolutionnaires sanguinaires » qui ont toujours pervertis les élans révolutionnaires populaires et où foisonnent d’autres psychopathes.

      • NI RANCOEUR, NI HAINE

        Seulement le savoir qu il ne faut pas perdre de temps a faire des tribunaux revolutionaires pour ces gens la mais les flinguer tout de suite les proces contre eux ont deja ete entendus depuis longtemps.
        JE VOUS DONNE UN EXTRAITS DU LIVRE DE
        Jörg Friedrich, consacré aux raids aériens alliés sur l’Allemagne qui vient de sortir.

        En pleine nuit les sirènes hurlent pour avertir de l’approche des bombardiers. Premiers tirs de la Flak, les gens se réveillent en sursaut, panique générale dans l’immeuble…
        Et de suite les premières bombes tombent : Le bâtiment d’en face s’écroule en un instant comme un château de cartes. De tous les appartements les gens sortent en courant pour seprécipiter dans la cave à l’autre bout de la rue et qui sert d’abri public. Les gamins pleurent, hurlent, c’est le chaos total… La plupart des personnes sont nues ou en petites tenues, n’ayant pas eues le temps de s’habiller.
        Et alors qu’ils mettent le pied dans la rue, une vague de feu les atteints de plein fouet (une bombe incendière tombée non loin de là). Les personnes exposées s’embrasent immédiatement, transformées en torches humaines… Celles qui sont à l’intérieur des bâtiments ne tardent pas à être elles aussi atteintes par les flammes qui se propagent comme de l’eau et qui passent par le moindre interstice dans les murs, faisant voler en éclats les vitres. Ce sont des hurlements insoutenables qui retentissent de partout. L’enfer sur Terre…
        Le feu n’est pas le seul problème : La chaleur, indescriptible, pénètre partout, y compris dans les sous-sols – là où en pense être en sécurité – et embrasent en quelques instants tissus, meubles… et corps…
        Quelques minutes plus tard, les « heureux » survivants, profitant d’une retombée relative des flammes, tentent le tout pour le tout et décident de courir dans la rue jusqu’à l’abri public. Erreur fatale : Le goudron dans les rues non pavées est à l’état liquide, brûlant. Les gens restent collés en hurlant de douleur autant que de désespoir. Puis ils s’embrasent comme des fétus de paille…
        Ne reste en vie que quelques miraculés, souvent atrocement blessés et en tout cas traumatisés pour le reste de leur existence…

        ET SI CA NE SUFIT PAS JE POURAIS VOUS PARLER DE CES PEUPLES AMERINDIENS QUI PREFERAIT FAIRE LA PAIX ET DONT ON SE SOUVIENT MEME PLUS !!!

        • Oui nous avons mentionné cela, nous citons souvent l’historien américain Howard Zinn, qui fut un des tous premiers à dire ce que l’histoire américaine fut vraiment… A commencer par le génocide des natifs depuis 1492 et l’autre face, réelle et non édulcorée des ordures qui établirent les premières colonies sur le « nouveau monde », le cruel et veule Christophe Colomb en tête… et tous ceux qui ont suivis dans ses traces.

          Quand aux bombardements alliés: Dresde, Tokyo (bombardements incendiaires), sans oublier bien sûr le crime de guerre ultime toujours impuni: la vitrification d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945, plus de 200 000 civils instantanément tués, plus les dizaines de milliers irradiés, morts de cancers quelques années ou décennies plus tard…

          C’est le système (et quelques individus il est vrai) qui sont responsables de ces ignominies, au nom de la « civilisation occidentale ». Abattre le système et se rappeler des atrocités pour que ce système jamais plus ne puisse refaire surface, sont deux priorités pour le salut de l’humanité. Nous y arriverons, les peuples y arriveront, y compris le peuple américain, dont bon nombre a déjà rejoint la Résistance…

  5. Pour abattre le système , il faut l’identifier et le décrire au plus grand nombre, ce qui a été fait durant toute cette année où l’information a circulé et ensuite que quelques uns ait le courage de le renverser en prenant les initiatives qui s’imposent et déjà démenteler la législation qui lui donne le droit d’exister et sa force actuelle et cela c’est la partie la moins facile, car en plus d’exister ce systèmes façonne les consciences, distribue les idées et construit les modes de vie aussi uniformes que possibles rattachés à tout ce qu’il propose et vend. Nous avons pour cela toute une tranche de téléréalité extrêmement variée avec des thématiques diverses qui tous les soirs distribue sa propagande et ses bons points pour tous ceux qui s’y conforme.

    • Oui.. commençons donc par ne pas voter (cautionner le système) et arrêter de payer l’impôt (qui finance les intérêts de la dette). Rien qu’avec cela on y verrait déjà sacrément plus clair !

  6. Lorsque je parcours ces lignes, je constate ces impérialistes n’ont pas changé de méthode. c’est quasiment la même chose qui se passe chez nous en Côte d’Ivoire. Nous population vivons une réalité atroce et cela est masqué par les chaînes de propagande (france24, Tv5 et autres). Ici les occidentaux (principalement l’administration obama et sarkozy) ont un installé un burkinabé comme chef d’Etat en Côte d’Ivoire(et le président élu démocratiquement Laurent Gbagbo est emprisonné à la CPI) afin que celui les aide à piller nos ressources et richesses. quant à l’empêchement des manifestations populaires, ce sanguinaire alassane ouattara (originaire du burkina faso) lance sa milice tribale FRCI qui mate et tue les civils dans l’indifférence totale de cette soit disante communauté internationale. très bel article! merci

    • Merci de votre contribution Fernand..

      Nous avons publié quelques articles sur la situation ivoirienne et l’ingérence française dans le dernier conflit en date (est-ce bien surprenant ?… La France n’a rien perdu de sa chienlit colonialiste bien malheureusement…). Nous, les peuples, en sommes tous au même point de non retour: lutter et virer les ordures qui nous oppressent. Gardez la lutte armée pour vous défendre, mais attaquez en masse les piliers du système par le boycott à savoir: le vote et l’impôt… C’est à dire refusez au système sa « légitimité politique » et le moyen de payer les intérêts de la dette car les impôts ne servent qu’à cela en fait, payer les intérêts de la dette… Boycott total + désobéissance civile de masse sur les lois et institutions…

      Courage, les peuples prévaudront sur le fascisme mondialiste.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.