Solution au marasme sociétaire et de la dictature du darwinisme-social – 2ème partie –

Projet de révolution sociale – 2ème partie –

 

Alternative Libertaire et Fédération Anarchiste (1995)

 

 

La liberté

Que veut dire être libre? Concrètement, la liberté est un pouvoir: celui d’agir ou de ne pas agir. Nous sommes libres quand personne ne nous empêche de faire de notre vie ce que nous voulons et quand personne ne nous impose sa volonté (par la force ou la manipulation). La liberté est d’emblée un rapport social (elle n’existe pas dans la nature mais est une création humaine). Nous ne pouvons être libres là où existe une hiérarchie de commandement et des pouvoirs de coercition : lorsqu’un État nous contraint à effectuer un service national (militaire ou civil) ou lorsque nous sommes à la merci des patrons qui ont tout pouvoir de nous embaucher ou de nous licencier, nous sommes bien entendu toujours “libres ” de nous révolter, mais nous ne sommes pas libres, socialement parlant;Selon la fameuse formule “la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres”, on nous présente la liberté comme quelque chose dont on doit se garder. Elle serait même extrêmement dangereuse car synonyme de “faire tout et n’importe quoi”: “S’ils étaient totalement libres de faire ce qui leur plaît, les humains s’entre-déchireraient dans un chaos généralisé et la vie en société deviendrait impossible “…! Ce discours n’est pas désintéressé, il permet de justifier le principe de l’Autorité et de transformer la liberté en un “idéal inaccessible ”. Elle n’est plus qu’un sujet d’incantation, réservé pour les effets de manches des tribuns politiques. Dans les actes, seules sont tolérées des libertés partielles, cadrées par le Droit et la Loi. La constitution nous autorise la grève bien sage et le droit d’association, mais gare à celui qui ose s’insoumettre et se rebeller! Bref, nous sommes tous en liberté surveillée !En opposition à cette vision réductrice autant qu’hypocrite, les anarchistes ont développé une conception sociale de la liberté humaine. Quand, dans leurs révoltes et leurs luttes, les populations ont exigé la liberté, ce n’était pas une liberté abstraite et philosophique, mais bien une liberté associée au principe égalitaire. Pour nous, la liberté ne peut exister sans l’égalité économique et sociale. Liberté et Egalité sont indissociable. La liberté est pleine et entière quand l’individu, émancipé de toutes tutelles et de toute domination, a la possibilité de construire et d’entretenir des relations volontaires avec les autres. Si être tous libres signifie l’absence de domination, il faut, pour que je sois parfaitement libre, que les autres le soient aussi : la liberté de chacun est la condition de la liberté de tous et comme le disait Bakounine, “La liberté des autres étend la mienne à l’infini “.

Par ailleurs, puisque les individus sont des êtres sociaux, la liberté n’est pas le refus de toutes les contraintes. Pour s’organiser avec les autres, l’individu doit prendre des engagements, établir des arrangements et les respecter. Il atteint sa complète liberté quand il peut choisir ses contrats et en négocier les termes. Enfin, toute censure nous est insupportable car elle suppose un pouvoir, une Autorité pour l’exercer. Si une opinion nous paraît dangereuse, dans ce qu’elle représente et laisse supposer comme actes à venir, on ne résout rien en l’interdisant. Prétendre qu’” il ne faut pas laisser la parole aux ennemis de la liberté “ est le meilleur moyen d’aller vers là dictature.

Nos refus politiques

De ces premières réflexions découle une série de positions, sur l’État, le Capitalisme et la Religion.

Le refus de l’État

 

Premièrement l’État n’est pas un outil neutre que l’on peut utiliser à bon ou mauvais escient.

À partir du moment où un groupe dispose des moyens d’oppression (militaires et policiers) lui permettant d’agir dans ses seuls intérêts, il ne faut pas s’étonner qu’il les utilise! Parler “d’abus de pouvoir” est ridicule, car à quoi servirait le pouvoir si l’on n’en abusait pas? Prenez le plus généreux des ouvriers, donnez-lui un trône et il se transformera en un dictateur paranoïaque!Deuxièmement rejeter l’État, ce n’est pas rejeter l’organisation. Ceux pour qui l’État est d’une absolue nécessité font volontairement ou non, de sérieuses confusions entre État et société. il est vrai que les êtres humains ne peuvent vivre sans ordonner leurs relations et leurs actions. Ils ont besoin pour cela de se doter de structures politiques et d’organismes de gestion. Mais il est complètement faux de croire que l’État est la seule forme d’organisation possible ou qu’il est un “inévitable moindre mal”.

En confisquant nombre de fonctions d’utilité collective (comme la santé, l’éducation, les transports, etc.) l’État veut se parer d’une légitimité sans faille, nous persuader qu’il est incontournable.

Il s’agit d’une gigantesque escroquerie: les classes dominantes ont construit les appareils d’État pour servir leurs seuls intérêts et non pas la société. L’État est un outil de répression, de contrôle et de gestion, qui opère contre nous et qui limite ou écrase nos initiatives d’auto-organisation.

Pour que la société fonctionne, nous n’avons pas besoin d’être dirigés, et, refusant l’État nous proposons le fédéralisme libertaire et l’autogestion (sujet que nous allons traiter plus loin), c’est-à-dire des modes de fonctionnement qui donnent aux individus la possibilité de coordonner les activités sociales, en traitant d’égaux à égaux.

De par notre anti-autoritarisme, nous sommes amenés à nous démarquer des démocrates. La démocratie, c’est étymologiquement l’idée du “pouvoir du peuple” mais historiquement c’est la référence, soit à la démocratie athénienne (où il y avait des esclaves!), soit à la démocratie actuelle qui s’est développée depuis la Révolution américaine et affirmée avec la Révolution française. Pour éviter de se faire piéger par le jeu du langage, nous pouvons dire que le problème fondamental est celui de la délégation de pouvoir : être démocrate c’est penser que le peuple “doit élire ses gouvernants ” ( par le suffrage universel ).

Le “démocrate ” reste donc dans le schéma dirigeants-dirigés. Si la dictature est le pire des systèmes politiques, nous constatons que dans la démocratie, le pouvoir des individus, des collectivités, des groupes sociaux, etc., se réduit à une peau de chagrin. Les “citoyens” n’ont aucun contrôle sur leurs élus: si ces derniers ne respectent pas leurs engagements (comme c’est habituellement le cas!), personne ne peut les destituer, on leur a donné un véritable chèque en blanc… Pourtant, certains vous diront: “Si tel candidat déçoit, il ne sera pas réélu ! ”. Et alors? Ce sera l’un de ses acolytes qui le sera, pour refaire une politique pratiquement identique! Ou bien, le candidat jurera ses grands dieux que, cette fois-ci, il s’en tiendra à son programme et une fois de plus, il trompera l’électorat crédule!Par ailleurs, il faudrait s’interroger sur les véritables pouvoirs des gouvernements! Dans le jeu économique, les dirigeants, quelles que soient leurs intentions préalables, n’ont pas de marge de manœuvre significative. Ils sont subordonnés aux intérêts capitalistes. Ils gèrent la crise sociale, par de fausses politiques de l’emploi, par la charité et “l’action sociale”, par la répression.

Enfin, la démocratie, c’est la primauté de la règle majoritaire.

À ce titre, le référendum est paraît-il, la forme de gouvernement la plus “démocratique”: les “citoyens” ne sont-ils pas appelés à intervenir directement dans la “vie politique du pays”? Or, c’est une évidence, la majorité n’a pas toujours raison.

S’en remettre sans condition à son jugement pour prendre des décisions sur tout est extrêmement dangereux : allons-nous accepter de voter sur des questions comme la peine de mort, l’expulsion des immigrés (ou “enfants d’immigrés”), le droit des femmes à travailler? On ne peut pas accepter de soumettre à un vote ce qui n’est pas négociable et ce qui bafoue le principe de la justice sociale!Ceci dit nous ne sommes pas systématiquement opposés au vote.

Nous pouvons y recourir s’il est conçu comme un mode de décision accepté par tous, afin d’avoir à un moment donné, des indications sur les positions de chacun, de trancher rapidement des questions techniques, de choisir entre différentes options économiques de production.

Le refus du capitalisme, de la logique du profit, du salariat et de la monnaie

 

Le capitalisme est un système économique basé sur le fait qu’une classe sociale, la bourgeoisie, est propriétaire des moyens de production, de distribution et d’échange. Cette appropriation privée des capacités productives de l’humanité s’est accentuée dès les débuts du XIXe siècle, d’abord en Europe, et n’a cessé de se développer jusqu’à être aujourd’hui étendue à l’ensemble de la planète. Une variante, le capitalisme d’État s’est imposée entre 1917 et 1990 dans ce que l’on a appelé à tort les “pays socialistes”. La bourgeoisie y était remplacée par la bureaucratie de l’État, seul et unique propriétaire.

Dans le capitalisme, les propriétaires des capitaux financiers, des entreprises, des outils techniques, des réseaux de commerce, etc., ont le contrôle absolu des processus de production, depuis la définition des besoins de consommation en passant par l’organisation du travail, la politique d’embauche, les lieux d’implantation des entreprises… Ceux qui, comme la majorité d’entre nous, ne possèdent que leurs bras, leurs savoir-faire ou leurs connaissances intellectuelles, sont contraints, pour vivre, de louer leurs services à des employeurs en échange d’un salaire (les libéraux parlent alors de “contrat ”, comme si le salarié était libre de négocier, à armes égales, avec le patron!).

N’en déplaise à ceux pour qui parler de lutte de classes fait “langue de bois”, il existe bien un prolétariat en confrontation permanente avec une bourgeoisie. C’est de ce rapport de force entre exploiteurs et exploités que dépend le niveau de vie des uns et le taux de profit des autres.

Les capitalistes ont développé quantité de “bonnes raisons ” pour justifier leur système. Ils prétendent que le profit est la rémunération correspondant aux risques financiers pris par les actionnaires. L’argument est trop facile et faux! Quand un patron investit dans une nouvelle production, le capital qu’il engage provient du détournement et de l’appropriation d’une partie du travail réalisé par les salariés d’une industrie. Le capitaliste “parie” avec les fruits du travail collectif qu’il a volé! Petits patrons comme grands barons de l’industrie soutiennent que sans perspective d’enrichissement personnel et sans compétition, la société ne pourrait plus fonctionner faute de “ressort” pour dynamiser les initiatives individuelles. L’exemple de la faillite des “pays socialistes” est très souvent mis en avant pour affirmer que le capitalisme est l’organisation qui garantit à chacun une chance de promotion sociale et de bien-être pour peu que l’on fasse les efforts nécessaires. Ce raisonnement est falsificateur, car “l’égalité des chances” (comme nous l’avons dit précédemment) n’est jamais assurée, puisque la transmission des titres de propriété comme des modèles culturels font que les richesses et le pouvoir se transmettent de génération en génération, dans les mêmes classes.

Quant à la fonction stimulante de l’enrichissement personnel, c’est un argument tronqué.

Pour nous, la coopération et l’entraide (sans lesquelles tout travail, y compris aujourd’hui, serait impossible) sont les seules conditions indispensables au progrès économique et social. La concurrence, au contraire, outre qu’elle conduit les individus à perdre leur vie pour la gagner, génère de formidables gaspillages. Au lieu de regrouper des énergies dans un but commun, elles les dispersent dans une guerre économique. Pour entretenir des débouchés, les bureaux d’études limitent volontairement la durée de vie des produits. De nouvelles gammes, simplement remodelées sortent des entreprises pour faire illusion. Des moyens énormes sont mis dans la publicité et le marketing pour conditionner les consommateurs…

L’efficacité et la rationalité du capitalisme restent pourtant des idées fortement ancrées dans les esprits, notamment en raison de la supposition suivante: l’économie de marché permettrait de satisfaire au mieux les besoins des individus. On va ainsi nous dire: “Si le capitaliste veut vendre, il doit trouver des acheteurs. Si les marchandises ne trouvent pas preneurs, il fera banqueroute a moins de trouver d’autres produits correspondant aux attentes des consommateurs”. La logique de marché pousserait donc les chefs d’entreprise à coller au plus près de la demande… Ce raisonnement est exact… sauf qu’il omet de dire que cette “demande” ne reflète pas les besoins sociaux des populations mais le pouvoir d’achat des différentes classes de consommateurs! Étant donné que toutes les productions sont assujetties à des objectifs de rentabilité, les besoins des populations non solvables sont ignorés: dans le capitalisme, celui qui n’a pas d’argent n’existe pas.

Cette évidence nous amène à la critique de la monnaie. Celle-ci n’est pas, comme le disent les économistes, un “simple et commode moyen d’échange ”. Pour répartir les richesses produites, les humains auraient pu trouver bien d’autres solutions! Et puis on constate que le capitalisme sait de lui-même s’en passer lorsque cela s’avère opportun: il est par exemple fréquent que des pays négocient entre eux des accords de troc en raison des incertitudes qui planent sur le système monétaire international! Si la monnaie est partiellement un outil, c’est en tant que support fondamental de la réalisation du profit.

Sans elle, la possibilité d’accumuler des valeurs resterait extrêmement réduite; sans la thésaurisation (l’action d’amasser de l’argent), le capitalisme ne se serait pas développé! Avec l’argent, le système de domination s’est aussi doté d’une puissante arme d’aliénation idéologique: dans la course aux gains, l’utilité et la valeur sociale des choses passent au second plan, ou sont tout bonnement oubliées. La monnaie, et ce n’est pas une de ses caractéristiques les moins importantes, permet de masquer la réalité des rapports d’exploitation. Quand un propriétaire extorque une plus-value au locataire, le rapport d’exploitation n’est pas immédiatement visible: le locataire est censé “payer le coût de construction et d’entretien ” du logement mais le montant du vol n’est affiché nulle part! L’exploitation, le vol par l’interface de la monnaie, est une méthode somme toute beaucoup plus habile que l’ancien esclavage, “direct” et brutal… L’argent crée un pouvoir qui échappe à tout contrôle. On le sait: quoi de plus anonyme qu’un billet de banque? Quoi de plus “indéchiffrable’ que les multiples transactions sur les places financières internationales?

Le refus de la Religion

 

Des intégrismes (catholiques, islamistes…) aux tendances “modernistes ” et “progressistes ” voire “révolutionnaires ”, la religion est loin de se réduire à une pensée unique. On ne peut combattre cette nébuleuse par la seule référence aux crimes de l’inquisition, aux exactions de ses composantes les plus obscurantistes. C’est au fondement de la religion qu’il faut s’attaquer. Anarchistes, nous ne sommes pas seulement anticléricaux (opposés à l’influence des clergés dans les affaires publiques), nous sommes athées: Cela signifie que nous nions l’existence de toutes divinités en affirmant qu’elles sont de purs produits de l’imagination humaine! Comment peut-on lutter contre la croyance en Dieu? La croyance étant hermétique au raisonnement scientifique, Dieu est, par la force des choses, indémontrable et indémontré !Il ne servirait donc à rien de chercher à prouver, d’un point de vue logique, que Dieu n’existe pas. Mais, en portant l’attention sur ce que sous-tend le phénomène religieux, c’est-à-dire en dévoilant ses finalités et ses mobiles non avoués, nous mettrons en évidence les raisons objectives de l’athéisme.

Pour l’individu qui veut se rassurer, la religion est une fuite dans le mysticisme et dans le moralisme: en se soumettant à des commandements supérieurs, il se dépossède de sa responsabilité et de son individualité. Croire en Dieu, c’est se donner un Maître et « Dieu étant tout, le monde réel et l’homme ne sont rien (…) Dieu étant le maître, l’homme est esclave » (Bakounine).

Pour les Églises, qui sont des États, l’ordre moral est le moyen de maintenir les peuples dans la soumission. Elles ont constamment servi les bourgeoisies, béni les armées et excommunié les mutins, tout en utilisant des aspirations populaires à “un monde meilleur”!Proudhon écrivait au sujet de la relation entre te pouvoir et l’Église:“L’idée économique du capital, l’idée politique du gouvernement ou de l’autorité, l’idée théologique de l’Église, sont trois idées identiques et réciproquement convertibles: attaquer l’une, c’est attaquer l’autre… Ce que le capital fait sur le travail, et l’État sur la liberté, l’Église l’opère à son tour sur l’intelligence. Cette trinité de l’absolutisme est fatale, dans la pratique comme dans la philosophie. Pour opprimer efficacement le peuple, il faut l’enchaîner dans son corps, dans sa volonté, dans sa raison “.

Cependant, si nous sommes radicalement hostiles à l’égard de la pensée religieuse, notre lutte ne peut passer par une “interdiction du droit de culte ”, interdiction qui serait une mesure à la fois inefficace et contraire à nos principes libertaires. Tant que l’individu, adulte et responsable, veut croire, prier ou faire des pèlerinages, qu’il le fasse librement. Les discriminations sociales contre des individus en fonction de leurs convictions religieuses ne sont pas admissibles.

La question de L’école confessionnelle pose un problème plus épineux, puisqu’il s’agit de la mainmise des religieux sur l’éducation d’individus qui ne sont pas encore “autonomes”. Il n’y a pas de pire embrigadement que celui commis sur des enfants et des adolescents, que ce soit par des Églises, des Partis, des organisations politiques ou des sectes! Comment combattre cet autoritarisme inqualifiable et qui ne mérite aucune excuse? Si interdire par la force les écoles confessionnelles produit fatalement des effets contraires à celui recherché (en mettant ces écoles et les religieux en position de victimes), nous pouvons en revanche :• Leur refuser toute aide économique.

• Dénoncer sans relâche leur existence et montrer qu’au delà de tous leurs discours d’apparence “généreuse”, les théologiens s’opposent toujours à la liberté de l’individu, au développement de son autonomie et de son sens critique.

• Leur opposer surtout un système éducatif offrant les meilleures conditions d’enseignement car c’est la transformation sociale elle-même qui doit en définitive, priver les Églises de leur crédibilité.

4 Réponses to “Solution au marasme sociétaire et de la dictature du darwinisme-social – 2ème partie –”

  1. Bonsoir,

    Connaissez vous Douglas Reed
    je viens de lire son livre passionnant sur le net
    je tiens à préciser que je ne suis pas antisémite, mais au vu des évènements actuels et passés cela corrobore parfaitement les propos de l’auteur: il y a un complot mondial pour asservir les peuples !

    La Controverse de Sion
    par Douglas Reed

    Un livre précieux, qui synthétise ce que les analystes de la question juive, antisémites ou non, ont essayé de dire au vingtième siècle. L’auteur, qui fut grand reporter au Times de Londres, a observé son siècle de très près et s’est emparé d’une énorme masse de documents dont il a livré le résumé essentiel. Il a terminé ce livre en 1956 et n’a pas même cherché à le publier. Il savait la chose impossible. Après sa mort en 1976, ses amis sont parvenus à en faire une édition qui a connu ensuite quelques tirages sous le comptoir.

    Honneur et gloire au valeureux traducteur (ou la valeureuse traductrice), de nous inconnu (e), qui s’est lancé (e) dans la tâche colossale de traduire le chef d’oeuvre de Reed, qui fut un grand journaliste du Times et qui perdit sa place parce qu’il voulait vraiment comprendre le monde et l’expliquer. C’est un livre, écrit en 1956, où l’on trouvera une bonne part des explications nécessaires à la compréhension du monde tel qu’il est. Il est en train de faire un tabac sur le Net. C’est une juste revanche, car il est resté caché, presque inaccessible, même en anglais, pendant plus de quarante ans. Merci à tous ceux qui l’ont sauvé.
    http://www.controversyofzion.info/Controversy_Book_French/Controversybook_fr/index.htm

    • Non nous ne connaissions pas.. merci du lien, nous allons sauvegarder tout cela en archive avant que cela ne disparaisse… Oui, les traducteurs vont un boulot de l’ombre… Nous sommes (modestement) bien placé pour le savoir. Nous pensons que cela est nécessaire. Merci de leur rendre hommage à toutes et tous !

      Maintenant… Douglas Reed.. A t’il un lien de parenté avec le John Reed de la révolution russe, l’agent de Wall Street exposé par Sutton ?… Nous allons voir cela également.
      Merci encore de l’info…

  2. Merci pour ‘Douglas Reed » –
    connaissez-vous SHLOMO SAND – et Israel Shamir ?

  3. bonsoir,
    je connais shlomo sand , gilad azton en revanche je n’ai jamais lu d’articles sur israel shamir, je viens d’aller parcourir sa bio sur wikipédia, c’est dans la même veine que les précédents !
    Cordialement,

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