Crise économique et résistance politique: La dette ?… c’est le vol !

La dette ? C’est le vol !

 

Par la Fédération Anarchiste (Strasbourg)

 

Le vendredi 28 octobre 2011

 

Face à la vaste entreprise de conditionnement que subissent les exploité-e-s ces dernières semaines, la Fédération anarchiste dénonce le règne de la pensée unique et appelle à pratiquer l’autodéfense intellectuelle.

Asséner sans sourciller que payer une dette est un devoir impérieux revient à passer sous silence que, comme la propriété privée des moyens de production et de distribution, la dette est un vol. Le même vol que celui qui consiste à empocher à la place des exploité-e-s la plus-value créée par le travail lui-même. Lorsqu’un prêteur accorde une somme donnée, il sait que c’est par le travail de l’emprunteur qu’il pourra recouvrer les intérêts dans un premier temps, le capital en second lieu. C’est la preuve incontestable que l’intérêt financier est un prélèvement de plus sur la force de travail. C’est sur ce principe qu’a pu se construire et se complexifier le système du crédit, jusqu’à aboutir en 2008 à la crise dite des subprimes : des millions d’Américain-e-s se retrouvent jetés à la rue parce que la variabilité de leur taux d’intérêt est en faveur des organismes de prêt, et qu’ils ne peuvent faire face à des engagements intenables. On n’insistera jamais trop sur le rôle de contrôle social que joue l’emprunt dans l’économie capitaliste : quand le ou la prolétaire paye son logement, il ou elle y réfléchit à deux fois avant de faire grève, avant de se syndiquer, avant d’être solidaire de ceux et celles qui luttent autour de lui ou d’elle. Pour les possédant-e-s, le système n’a donc que des avantages !

Concernant la dette dite publique, contractée par l’État et ses déclinaisons locales que sont les régions et les départements, on cherche à nous faire croire que l’argent emprunté le serait pour une bonne cause : assurer à chacun-e l’accès aux services publics qui caractérisent l’État-Providence. C’est oublier que, si l’on prend l’exemple de la Sécurité Sociale, ce n’est pas l’État qui finance les caisses, mais les salarié-e-s, qui payent à la fois pour eux et pour le patronat (dont les cotisations, on ne le rappellera jamais assez, proviennent de la plus-value dégagée par le travail). C’est oublier que l’indemnisation du chômage n’est pas davantage payée par l’État, que les entreprises dites « publiques », rapportent davantage qu’elles ne coûtent, et que les salarié-e-s des trois fonctions publiques font les frais de la rigueur salariale depuis qu’en 1983 le gouvernement Fabius a montré, par la désindexation des salaires par rapport à l’inflation, le vrai visage du socialisme de gouvernement, qui change la vie, mais au seul profit de la bourgeoisie…

Que fait l’État de l’argent qu’il ventile dans son budget, si ça n’est pas, comme voudraient nous le faire croire les bien-pensants de la gauche réformiste, pour redistribuer les richesses ? Réponse : il attribue le premier poste au service de sa dette, il rembourse du capital, un peu, mais, surtout, il paye les intérêts des intérêts de tout ce qu’il a pu emprunter depuis que le monde est monde… Ainsi, pour 2010, l’État français a dû rajouter à un déficit budgétaire de 149,7 Mds d’€ (dont 42,5 Mds d’€ d’intérêts), les « amortissements » des dettes à moyen et long terme arrivant à échéance en 2010 pour un montant de 83 Mds d’€. Les intérêts à payer représentent 96 % des engagements financiers. En 2010, ce sont 125,5 Mds d’€ (83 de capital + 42,5 d’intérêts) que l’État nous fait rembourser, prix d’une austérité bien réelle, mais qui ne dit pas son nom. En 1995, le stock de la dette publique s’élevait à 431 Mds d’€. Fin 2011, le total cumulé des intérêts servis et des capitaux remboursés s’élèvera lui, à 2 013 Mds d’€, soit 4,6 fois plus qu’en 1995 ! Dans le même temps, la dette aura été élevée à 1 333 Mds d’€, soit plus de 3 fois le montant de 1995. Les intérêts payés (658 Mds d’€) représenteront plus du double du total des dépenses du budget général (285,7 Mds d’€ pour 2011). La dette publique représente 37 % des dépenses publiques !

De tels chiffres peuvent donner le vertige à tous ceux et toutes celles qui survivent avec leur RSA : ainsi, ce dont ont peur les marchés, c’est la simple perspective qu’une partie infime de la dette d’un État puisse ne pas être remboursée, et c’est là que le système dévoile toute sa perversité : les organismes financiers ont tout intérêt à maintenir leurs débiteurs en état de dépendance, autrement dit, ils pratiquent avec les États le plus grand crédit-révolving du monde, ils prêtent pour rendre possible le remboursement de ce qu’ils ont déjà prêté, parce que l’État est une sorte de super-huissier qui possède tous les moyens coercitifs : loi, police, armée, pour persuader la classe laborieuse de payer toujours plus…

La grande originalité de la situation qui se dessine en cet automne 2011, c’est qu’elle révèle, à celles et ceux qui ne veulent pas l’admettre, l’extrême similitude des problèmes qui se posent au prolétariat où qu’il soit dans le monde : les exploité-e-s, salariés ou sans emploi, des pays dits « développés » connaissent à leur tour les difficultés que vivent depuis des dizaines d’années leurs camarades du tiers-monde, écrasés sous la dette dans l’indifférence générale. En Grèce, en Italie, en Islande, en Espagne, au Royaume-Uni, aux USA, en France, le couperet est financier, mais c’est toujours un couperet, comme celui qui naît du renchérissement des matières premières agricoles, et qui a poussé dans la rue l’ensemble des travailleurs d’Afrique du Nord.

Face à cette avalanche de mauvais coups, il est impératif de réagir. Qu’on ne compte pas sur la Fédération anarchiste pour bêler avec ceux ou celles, de gauche ou d’extrême-gauche, qui, tout en déplorant la lourdeur de la dette, ne remettent pas en cause le vol caractérisé qu’elle constitue ; qu’on ne compte pas sur la Fédération anarchiste pour souscrire à une déclaration de collaboration de classe comme celle qu’a publiée le 18 août 2011 l’intersyndicale nationale, qui, en appelant aux journées d’action machines-à-perdre, s’affirme soucieuse de sauver l’Europe et de réduire les déficits publics, ou pour exonérer de leurs responsabilités les organisations syndicales qui n’en font pas partie. Le seul mot d’ordre pour réagir au chaos capitaliste, c’est « Faut pas payer ! * ». Cela suppose, dans le cadre d’une grève générale expropriatrice et autogestionnaire, l’effacement pur et simple de toutes les dettes : privées pour soustraire les salariés à la mainmise de la classe possédante, publique par destruction de l’État en tant que structuration politique destinée à faire perdurer le capitalisme. Une phase transitoire avant la disparition de l’économie monétariste pourrait consister en la mise en place d’un service public autogéré de crédit gratuit sur la base des principes proposés par Proudhon. On comprend dans ces conditions qu’il est encore plus illusoire que jamais d’attendre un quelconque changement des élections à venir.

Fédération anarchiste

  • · titre d’une pièce du dramaturge italien Dario Fo ( 1974)
  • url de l’article original:

http://fastrasbg.lautre.net/?La-dette-C-est-le-vol

17 Réponses vers “Crise économique et résistance politique: La dette ?… c’est le vol !”

  1. Ca sent la Grèce générale et peu la grève générale.
    On commence ce siècle j’espère.

  2. Tant que nous n’abolissons pas toute la réglementation qui a rendu ces dettes possibles, à savoir la circulation libre des capitaux et la transformation des bourses en instrument de cette ciculation par une concentration de plus en plus importante jusqu’à dépendre ditrectement d’une société basée à Washington.

    Nous sommes à l’aube de la compréhension des mécanismers qui ont contribué à notre asservissement , dont le mise en place du rôkle de la BCE dans les années 2000 a été l’instrument le plus efficace.

  3. Ou bien alors avant de devenir totalement Morlocks, les laisser se bouffer entre eux et organiser, tranquillement et humblement, des alternatives économiques et sociales déviantes; troc, solidarité, gratuité, que sais-je…
    A partir du noyau familial puis en élargissant.
    Un de nos gros problème c’est le temps; avant que l’onde ne devienne raz de marée ils risquent de « tout » boucler.

  4. ils vont laisser les banques se bouffer entre elles et certaines disparaitre ou être nationalisées, mais le mécanisme est en place et continuera à être nocif, pendant que nous contuerons à payer nos dettes et à nous enfoncer, à des degrés divers dans la précarité.

    le fonds de stabilisation est certainement à terme amené à emplacer la BCE, dans son rôle, mais elle même qui récupère les dettes pourries ne va pas cesser de nous asservir.

  5. Pour savoir comment nous avons été conduit là, il est bon de relire avec la plus grande attention ces 2 documents, et surtout la mise en orbite de Sarkozy et je crains qu’il ne puisse se passer de lui pour continuer leur sale travail et qu’il fomente pour le mois de mai, une sorte de coup d’état, dont l’affaire DSK n’était que la 1ère étape :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/sissoko/040411/un-coup-detat-militaire-monte-par-la-cia-en-france

    – Coup d’état du 13 mai 1958

    http://www.ladepechedabidjan.net/Apres-la-Cote-d-Ivoire-Sarkozy-destabilise-la-Libye_a4371.html

    – Sarkozy, le petit soldat de la CIA

  6. Donc tous hors la loi et, le cas échéant, on astique les fourches afin de réaliser un beau tas de fumier(s) sur tapis de capitalisme.
    On a pas le choix et plus le temps.

    • Il faut le prendre.. ou aller au casse-pipe, les oligarques n’attendent que cela.
      Il faut la jouer plus fine… et pilonner les piliers de l’establishment par le boycott et la desobeissance civile:
      – Les institutions politiques et financieres
      – Le vote
      – L’impot

  7. Cette coalition d’Etats occidentaux, chargée de la défense contre l’agresseur potentiel qu’était l’ex-URSS, a vu ses objectifs premiers dévoyés, pour devenir le bras armé du Nouvel Ordre Mondial, système machiavélique de domination des peuples, voulu par les républicains extrémistes dont Bush, Cheney et Rumsfeld ont été des artisans et serviteurs zélés, pour maintenir le niveau de vie d’une poignée de profiteurs.

    Sarkozy le petit soldat de la CIA

    Au centre de cette organisation, à la fois cerveau et acteur de la
    mise en œuvre de cette domination mondiale, destinée à préserver le sacro-saint modèle américain, se trouve la CIA, avec ses codes et ses agents, très actifs à l’extérieur du pays.

    L’agence, à l’origine de nombreux coups d’Etats (Chili, Congo, Côte-d’Ivoire…), dispose en France, en la personne de Sarkozy l’hystérique, d’un exécutant de choix, acquis aux thèses fascisantes des tenants du Nouvel Ordre Mondial, pour effectuer les menées guerrières sanglantes contre les peuples récalcitrants.

    Du pain béni pour les Américains que ce président français aux ordres qui fait tout ce que la cause « néocons » lui commande !

    Parvenue à le hisser à présidence de la République à coup de magouilles et désinformation avant 2007, il est à présent à pied d’œuvre au plus haut niveau de l’Etat français, détenant quasiment tous les pouvoirs… de nuisance. Un coup de maître pour la CIA !

    Avec Sarkozy, les USA détiennent la crème des agents, identifié pour ce qu’il est, un être hargneux, vindicatif, intellectuellement médiocre, imbus de lui. Il court sans cesse après la gloire et la reconnaissance qui sont ses plus puissants ressorts.

    Ses chefs américains n’ont plus à se mouiller dans les affaires sales. Le boulot est systématiquement confié à l’exécuteur français des bases œuvres de la « communauté internationale », le fou de l’Elysée, qui en 5 ans de mandat a démoli sans vergogne les structures économiques et sociales de son pays.
    Mensonges « goebbelsiens »

    Après l’attaque meurtrière contre la Côte-d’Ivoire, Sarkozy qui se prend pour le maître du monde, une mégalomanie égotique dont savent très bien jouer ses patrons américains pour l’envoyer sur tous les fronts nauséabonds, a attaqué son ex-ami Kadhafi, sous couvert d’offrir la démocratie au peuple libyen.

    Baliverne, bien entendu ! Foutaise néanmoins entretenue à longueur d’onde et de réseaux satellites par les propagandistes des chaînes de télé aux ordres, pour ainsi dire la totalité des chaines françaises, chargées d’accréditer les exploits du sauveur de l’humanité, des finances et de l’économie mondiale à en croire les reportages diffusés en boucle par les télés gouvernementales de France-Télévision !

    La réalité de la situation libyenne apparaît bien évidemment totalement différente de cet enfumage grossier, aux antipodes de ce déferlement de mensonges « goebbelsiens », comme ce fut le cas pour la Côte-d’Ivoire.

  8. http://www.ladepechedabidjan.net/Apres-la-Cote-d-Ivoire-Sarkozy-destabilise-la-Libye_a4371.html

    – Sarkozy, le petit soldat de la CIA

    Les 2 articles sont absolument complémentaires, le parcours de Sarkozy explique comment il est devenu ce pion qu’on utilise devançant les désirs de ses maîtres.

    cela me paraît gravissime. avec lui ils ont installé au coeur de l’Europe une marionnette bushienne en la personne de Sarkozy et la propagande persistante autour de Merkel-Sarkozy montée de toutes pièces en minimisant constamment le rôle des autres états, le place aussi au coeur des décisions.

    J’ai une crainte, tant ils ont besoin de lui, qu’ils organisent un piège pour le maintenir au pouvoir en mai.

    • Sarkozy à notre avis a rempli son rôle… comme tous ces minables marionnettes, il est une denrée périssable, ils l’enverront pantoufler dans un conseil d’administration yankee comme son frère (Carlyle) en récompense des bons et loyaux services…
      Hollande est le choix pour la France des oligarques après que DSK, pourtant bien du sérail soit tombé en disgrâce.
      Hollande est un aparatchik du système, protégé d’Attali (Mr Nouvel Ordre Mondial en France) depuis l’ère Miterrand qui a manifestement reçu l’aval des banquiers…

      Deux choses l’une: Ils veulent contineur à pousser pour la destruction… Sarko repassera. ou les oligarques voudront (selon la tournure des évènements dans 6 mois d’ici..) arrondir quelques angles et garder un système « fonctionnel » en repoussant leur Nouvel Ordre Mondial de « x années », n’oublions pas qu’ils ne sont pas prêts… Le temps ne jouent plus pour eux non plus car ils avancent à découvert, mais ils ne sont pas prêts à passer en force à la « gouvernance mondiale », ils préféreraient le faire passer en douceur, mais cela n’est plus trop possible…

      Donc ils ont deux solutions en France:
      1- passage en force avec Sarko
      2- les circonstances demanderont plus de « tact ».. ils la joueront Hollande, qui est aussi un néolibéral fasciste forcené, mais 100 fois plus « faux-cul »

      La 3ème solution n’est pas la leur: c’est celle du peuple, hors de la boîte à suggestions pour esclaves qu’est l’urne…
      Quelque part, la balle est dans notre camp… mais peu de gens le savent…

  9. J avais appris que le front de gauche avait dans son programme l illigitimité du traité de 73 et donc de la dette publique. J avais donc dans l idée, du haut de mes 40 piges a m inscrire sur une liste electorale et valider mon premier bulletin de vote a ce partie, malgrès mes réticence a le faire pour un franc-maçon confirmé comme Melenchon qui a emit ensuite un vote en faveur de lintervention en Libye, j ai donc abdiqué, et ne suis toujours pas inscrit sur une L.E. Mais je continu quand meme a me poser des questions sur cette homme politique et ce partie qui a des idées qui collent parfaitement avec cette notion d illigitimité de la dette publique. Si quelqu un a plus d info a ce sujet merci. Salut Résistance71 je le trouve tres bon ce blog.

  10. les gouvernements qui se sont succédé depuis 1973, ont voté les lois de la dérégulation financière et les avantages fiscaux qui vont avec.

    * 1973 Loi Pompidou (banques affaires + banques d’investissement)
    * 1986 Bérégovoy (loi de dérèglementation des marchés financiers)
    * 1988: Directives Delors-Lamy (mobilité totale des capitaux)
    * 1990: Bérégovoy: (baisse de la fiscalité sur les revenus du capital)
    * 1998: DSK ( loi sur le régime fiscal favorable aux stocks options)

  11. shana23jfw Says:

    Voilà un article intéressant. Intéressant dans le sens où, enfin, un grec bien connu dénonce de vive voix une bataille a mener pour une Europe libre, indépendante et démocratique.
    Ce grec est Mikis Theodorakis, bien connu pour avoir dans le passé été :
    Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux… grecs.

    Aucune ligne, pas même un mot apparait dans la presse, si ce n’est sur le site de « Médiapart ».

    «  » » » » Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.
    Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. » » » » »

    Voilà l’url de cet article, si ça vous intéresse!

    http://blogs.mediapart.fr/blog/liliane-guillerm/301011/lettre-ouverte-aux-peuples-d-europe-par-mikis-theodorakis

  12. Il y a manifestement considérablement plus de publications contre ce modèle économique que l’inverse.
    Cela va croissant et c’est tant mieux.
    Mais faute d’alternative, la mise en place d’une gouvernance économique centrale s’effectue sous nos yeux, nous laissant comme des glands.
    Un referendum en Grèce ou l’ultime élément déclencheur vers cette gouvernance ?

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