Dissidence et résistance politique: les mouvements de contestation populaires, créations ou mise sous tutelle de la colère des peuples… Suite…

Occupy Wall Street et « l’automne états-unien » : S’agit-il d’une révolution de couleur?

 

Par Michel Chossudovsky

 

Le 24 octobre 2011

 

url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27266

 

Un mouvement de protestation populaire se développe à travers les États-Unis, comprenant des gens de tous les milieux et de tous les groupes d’âge, conscients qu’un changement social est nécessaire et tous engagés à renverser la vapeur.

Les racines de ce mouvement constituent une réponse au « programme de Wall Street » favorisant la fraude et la manipulation financières et ayant servi à entraîner chômage et pauvreté à travers le pays.

Dans sa forme actuelle, ce mouvement est-il un instrument de réforme significative et de changement social aux États-Unis?

Quelle est la structure organisationnelle de ce mouvement? Qui en sont les principaux artisans? Le mouvement a-t-il été coopté, en partie ou en entier?

Il s’agit de questions importantes qui doivent être abordées par ceux qui font partie du mouvement Occupons Wall Street et ceux qui, partout aux États-Unis, appuient la véritable démocratie.

Introduction

À travers l’histoire, les mouvements sociaux ont été infiltrés, leurs chefs cooptés et manipulés par le financement privé d’organisations non gouvernementales (ONG), de syndicats et de partis politiques. Le but ultime du financement de la dissidence est d’empêcher le mouvement protestataire de contester la légitimité des élites économiques :

L’ironie amère dans cette histoire est qu’une partie des gains financiers frauduleux obtenus à Wall Street dans les dernières années ont été recyclés dans les fondations et organisations caritatives exonérées d’impôts appartenant aux élites. Ces gains financiers fortuits n’ont pas été uniquement utilisés pour acheter des politiciens, mais ont aussi été acheminés aux ONG, aux instituts de recherche, aux centres communautaires, aux groupes confessionnels, aux environnementalistes, aux médias alternatifs, aux groupes de défense des droits humains, etc.

L’objectif profond est de « fabriquer la dissidence » et d’établir les limites d’une opposition « politiquement correcte ». Par ailleurs, bien des ONG sont infiltrées par des informateurs agissant au nom de services de renseignement occidentaux. En outre, un segment de plus en plus grand des médias alternatifs progressistes sur Internet est devenu dépendant du financement de fondations et d’organisations caritatives privées.

Le but des dirigeants d’entreprise a été de fragmenter le mouvement populaire en une vaste mosaïque du type « faites-le-vous-même ». (Voir Michel Chossudovsky, Manufacturing Dissent: the Anti- globalization Movement is Funded by the Corporate Elites, Global Research, 20 septembre 2010.)

« Fabriquer la dissidence »

« La dissidence fabriquée » vise en même temps à promouvoir les divisions sociales et politiques (par exemple à l’intérieur des partis politiques et des mouvements sociaux et entre ceux-ci). Cela encourage la création de factions au sein de chaque organisation.

En ce qui a trait au mouvement antimondialisation, ce processus de division et de fragmentation date des débuts du Forum social mondial. (Ibid.)

Au cours des trente dernières années, la plupart des organisations progressistes fondées après la Seconde Guerre mondiale, incluant la « gauche » européenne, ont été transformées et remodelées. Le système de « marché libre » (néolibéralisme) constitue le consensus de la « gauche ». Cela s’applique entre autres au Parti socialiste en France, au Parti travailliste en Grande-Bretagne, au Parti social-démocrate en Allemagne, sans oublier le Parti vert en France et en Allemagne.

Aux États-Unis, le bipartisme n’est pas le produit d’une entente entre deux partis. Une poignée de puissants lobbys d’entreprise contrôlent à la fois les Républicains et les Démocrates. « Le consensus bipartite » est établi par les élites qui œuvrent dans les coulisses. Ce consensus est appliqué par les principaux lobbys d’entreprise qui ont une emprise sur les deux principaux partis politiques.

En outre, les chefs de l’AFL-CIO [la fédération des organisations syndicales] ont aussi été cooptés par l’establishment d’entreprise, contre la base du mouvement ouvrier étasunien.

Les chefs des organisations syndicales assistent aux réunions annuelles du Forum économique mondial de Davos (FEM) et collaborent à la Table ronde des entreprises. Toutefois, la base du mouvement ouvrier étasunien cherche simultanément à mettre en œuvre des changements organisationnels contribuant à démocratiser le leadership de chaque syndicat.

Les élites promouvront un « rituel de dissidence » bien en vue dans les médias et sur Internet, avec l’appui de la télévision réseau et des réseaux privés d’information.

Les élites économiques, qui contrôlent les grandes fondations, supervisent également le financement de nombreuses organisations de la société civile historiquement impliquées dans les mouvements de protestation contre l’ordre économique et social établi. Les programmes de bien des ONG (incluant celles impliquées dans le mouvement Occupy Wall Street) comptent sur le financement de fondations privées, dont, entre autres, les Fondations Ford, Rockefeller, MacArthur et Tides.

À travers l’histoire, le mouvement antimondialisation, ayant émergé dans les années 1990, s’est opposé à Wall Street et aux géants texans du pétrole contrôlés par Rockefeller et al. Pourtant, au fil des ans, les fondations et organisations caritatives des Rockefeller, Ford et al. ont généreusement financé les réseaux progressistes anticapitalistes, ainsi que les environnementalistes (opposés aux grandes pétrolières), dans le but ultime de superviser et de modeler leurs diverses activités.

Les « révolutions de couleur »

Au cours de la dernière décennie, les « révolutions de couleur » ont émergé dans plusieurs pays. Elles sont des opérations des services de renseignement des États-Unis consistant à appuyer clandestinement des mouvements de protestation dans le but de provoquer un « changement de régime » en vertu d’un mouvement démocratique.

Les « révolutions de couleur » sont soutenues entre autres par le National Endowment for Democracy (NED), l’International Republican Institute (IRI) et Freedom House (FH). L’objectif de telles révolutions est de fomenter des troubles sociaux et d’utiliser le mouvement de protestation pour renverser le gouvernement existant. Le but ultime de la politique étrangère est de mettre en place un gouvernement pro-étasunien (ou « régime fantoche »).

Le « printemps arabe »

Dans le « printemps arabe » égyptien, les principales organisations de la société civile, dont Kifaya! (Assez!) et le Mouvement de la Jeunesse du 6 avril, ont non seulement été appuyées par des fondations situées aux États- Unis, mais elles avaient également l’approbation du département d’État étasunien. (Pour de plus amples détails voir Michel Chossudovsky, Le mouvement de protestation en Égypte : Les « dictateurs » ne dictent pas, ils obéissent aux ordres, Mondialisation.ca, 29 janvier 2011.)

Dissidents égytptiens, fellows de Freedom House à Washington D.C. (2008)

L’ironie amère du sort est que Washington a soutenu la dictature de Moubarak, incluant ses atrocités, tout en appuyant et en finançant ses détracteurs […] Sous les auspices de Freedom House, les dissidents égyptiens et les opposants d’Hosni Moubarak (voir ci-dessus), ont été reçus en mai 2008 par Condoleezza Rice […] et le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison-Blanche Stephen Hadley. (Voir Michel Chossudovsky, Le mouvement de protestation en Égypte : Les « dictateurs » ne dictent pas, ils obéissent aux ordres, Mondialisation.ca, 29 janvier 2011.)

L’année suivante (mai 2009), une délégation de dissidents égyptiens a été reçue par la secrétaire d’État Hillary Clinton (voir ci-dessous).

La secrétaire d’État Hillary Clinton parle avec des « activistes égyptiens promouvant la liberté et la démocratie » avant des réunions avec le département d’État à Washington, D.C., le 28 mai 2009.

Comparez les deux photos. Une partie de la délégation de 2008, rencontrant Condoleezza Rice, fait partie de la délégation de 2009 rencontrant Hillary Clinton.

OTPOR et le Centre for Applied Non Violent Action and Strategies (CANVAS)

Les dissidents du Mouvement de la Jeunesse du 6 avril, lequel a été durant plusieurs années en liaison permanente avec l’ambassade des États-Unis au Caire, ont été entraînés par le Centre for Applied Non Violent Action and Strategies (Centre d’action et de stratégies non-violentes appliquées, CANVAS) une firme serbe de formation et d’experts-conseils spécialisée dans la « révolution », appuyée pas FH et NED.

CANVAS a été établi en 2003 par OTPOR, une organisation serbe soutenue par la CIA et ayant joué un rôle central dans la chute de Slobodan Milosevic dans la foulée des bombardements de l’OTAN en Yougoslavie en 1999.

À peine deux mois après la fin des bombardements de la Yougoslavie en 1999, OTPOR a été amené à jouer un rôle clé dans l’installation d’un gouvernement « gardien » en Serbie, financé par les États-Unis et l’OTAN. Ces développements ont aussi ouvert la voie à la séparation du Monténégro de la Yougoslavie, à l’établissement de la base militaire étasunienne Bondsteel et, ultimement, à la formation d’un État mafieux au Kosovo.

En août 1999, la CIA aurait mis en place un programme de formation pour OTPOR dans la capitale bulgare, Sofia :

À l’été 1999, le chef de la CIA, George Tenet, s’est installé à Sofia en Bulgarie pour « éduquer » l’opposition serbe. Le 28 août dernier [2000] la BBC a confirmé qu’un cours spécial de 10 jours avait été donné aux militants d’OTPOR, eux aussi à Sofia.

Le programme de la CIA est un programme divisé en phases successives. Au début, ils flattent le patriotisme serbe et l’esprit d’indépendance, en agissant comme s’ils respectent ces qualités. Mais après avoir semé la confusion et brisé l’unité du pays, la CIA et l’OTAN allaient aller beaucoup plus loin. (Gerard Mugemangano et Michel Collon, « Être en partie contrôlé par la CIA? Ca ne me dérange pas

trop. ». Entrevue avec deux activistes du mouvement étudiant OTPOR, Investig’Action, 1er octobre 2000. Voir aussi « CIA is tutoring Serbian group, Otpor », The Monitor, Sofia, traduit par Blagovesta Doncheva, Emperors Clothes, 8 septembre 2000.)

« Le commerce de la révolution »

Le Centre for Applied Non Violent Action and Strategies (CANVAS) d’OTPOR se décrit comme « un réseau international de formateur et d’experts-conseils » impliqué dans « le commerce de la révolution ». Financé par NED, il constitue une boîte de services-conseils qui, dans plus de 40 pays, conseille et forme des groupes d’opposition financés par les États-Unis.

OTPOR a joué un rôle clé en Égypte.

Place Tahir, Égypte : Ce qui semblait être un processus spontané de démocratisation était une opération du renseignement soigneusement planifiée. Voir la vidéo ci-dessous.

Égypte. Le logo du Mouvement du 6 avril.

Le Mouvement de la Jeunesse du 6 avril en Égypte, le même logo avec le poing. Source Infowars.

Et le Mouvement du 6 avril et Kifaya (Assez!) ont reçu auparavant une formation de CANVAS à Belgrade « en stratégies de révolution non violente ». « Selon Stratfor, les tactiques utilisées par le Mouvement du 6 avril et

Kifaya « sortaient tout droit du plan de formation de CANVAS » ». (Cité dans Tina Rosenberg, Revolution U, Foreign Policy, 16 février 2011.)

Il convient de noter la similarité entre les logos ainsi que les noms des « révolutions de couleur » organisées par CANVAS et OTPOR. Le Mouvement du 6 avril en Égypte a employé le poing fermé comme logo et Kifaya (Assez !) a le même nom que le mouvement jeunesse de protestation soutenu par OTPOR en Géorgie, appelé Kmara ! (Assez !). Les deux groupes ont été entraînés par CANVAS.

Kmara ! (Assez !) en Géorgie

Le rôle de CANVAS et OTPOR dans le mouvement Occupy Wall Street

CANVAS et OTPOR sont actuellement impliqués dans le mouvement Occupy Wall Street (#OWS).

Plusieurs organisations clés également impliquées dans ce mouvement ont joué un rôle notoire dans le « printemps arabe ». Fait significatif, Anonymous, le groupe d’hacktivistes actifs dans les médias sociaux, s’est engagé dans des cyberattaques contre des sites Web du gouvernement égyptien au plus fort du « printemps arabe ». (http://anonops.blogspot.com, voir aussi http://anonnews.org/)

En mai 2011, Anonymous a mené des cyberattaques contre l’Iran. En août dernier il a livré des attaques similaires contre le ministère syrien de la Défense. Ces cyberattaques ont été lancées en appui à l’« opposition » syrienne en exil, intégrée en grande partie par des islamistes. (Voir Syrian Ministry Of Defense Website Hacked By ‘Anonymous’, Huffington Post, 8 août 2011.)

Les actions d’Anonymous en Syrie et en Iran concordent avec la structure des « révolutions de couleur ». Elles visent à diaboliser le régime politique et à créer de l’instabilité. (Pour une analyse sur l’opposition syrienne voir Michel Chossudovsky, SYRIA: Who is Behind The Protest Movement? Fabricating a Pretext for a US-NATO « Humanitarian Intervention » Global Research, 3 mai 2011)

CANVAS et Anonymous sont maintenant impliqués activement dans le mouvement Occupy Wall Street. Il faut encore évaluer le rôle précis de CANVAS dans ce mouvement.

Ivan Marovic, un leader de CANVAS s’est adressé récemment au mouvement de protestation Occupy Wall Street à New York. Écoutez attentivement son discours. (Rappelez-vous que son organisation, CANVAS, est appuyée par NED.)

Ivan Marovic s’adresse au mouvement Occupy Wall Street

http:/www.youtube.com/watch?v=LkM3BBtc7N0

Marovic a reconnu dans une déclaration antérieure qu’il n’y a rien de spontané dans la planification d’un « événement révolutionnaire » :

On dirait que les gens sont simplement allés dans la rue, mais c’est le résultat de mois voire d’années de préparation. C’est très ennuyeux jusqu’à ce que l’on atteigne un certain point, où l’on organise des manifestations ou des grèves de grande envergure. Si c’est soigneusement planifié, lorsque ça commence, c’est une question de semaines avant que tout soit terminé. (Cité dans Tina Rosenberg, Revolution U, Foreign Policy, 16 février 2011.)

Cette déclaration du porte-parole d’OTPOR, Ivan Marovic, suggère que les mouvements de protestation dans le monde arabe ne se sont pas étendus spontanément d’un pays à l’autre, tel que l’on présenté les médias occidentaux. Les mouvements de protestation nationaux ont été planifiés bien à l’avance. La chronologie et la succession de ces mouvements ont également été planifiées.

Cette déclaration de Marovic suggère aussi que le mouvement Occupy Wall Street a également fait l’objet d’une planification par un certain nombre d’organisations clés en ce qui a trait aux tactiques et à la stratégie.

Il convient de noter que l’une des tactiques d’OTPOR n’est pas d’« éviter les arrestations », mais plutôt de les « provoquer et de les utiliser au profit du mouvement » comme stratégie de relations publiques. (Ibid.)

Le poing fermé d’Occupy Wall Street sur http://occupywallst.org

PORA ; Il est temps! KMARA ; Assez! OBORONA ; Défense KELKEL ; Nouvelle époque

Article original en anglais : Occupy Wall Street and « The American Autumn »: Is It a « Colored Revolution »?, paru le 13 octobre 2011.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

17 Réponses vers “Dissidence et résistance politique: les mouvements de contestation populaires, créations ou mise sous tutelle de la colère des peuples… Suite…”

  1. Doctorix Says:

    Na¨f que je suis…
    J’avais cru que, contrairement à la Libye et à la Syrie, les mouvements tunisiens et égyptiens, les mouvements des indignés, ceux d' »Occupy Wall Street » étaient spontanés…
    Je tombe encore un peu plus bas, et cette fois je désespère…
    On n’en sortira donc pas?

    • Non Doctorix… pas tant que la masse cautionnera le système et endorsera les fadaises pseudo-démocratiques.
      Regardons ce qu’il se passe en Tunisie, nous l’avions envisagé il y a des mois, mais donnions le bénéfice du doute: ils ont fait tout cela pour quoi faire ?.. des élections !!! pour remettre soit la peste du reliquat de l’ancienne clique au pouvoir de nouveau ou y mettre une bande de farfelus frappés du missel (ou coran c’est pareil) à la solde de l’occident et de son oligarchie financière.

      Nous le disons et le répétons sans cesse: IL N’Y A PAS DE SOLUTIONS AU SEIN DU SYSTEME..
      C’est une évidence non ??

  2. Pour bien que la masse comprenne, peut-être faudrait appliquer leur stratégie : Choc et Effroi
    Avec au menu une Invasion de la Capitale avec son avant goût de Terreur.
    Reste un os de taille : flics & bidasses

    • Non, le faire violemment ne débouchera que sur une réaction ./ répression encore plus violente. Pour amener flics et bidasses à rejojndre le peuple il faut que celui-ci propose des solutions viables: autogestion, fédération volontaire de communes autonomes, pour en arriver là, boycott des institutions en masse, boycott du vote et reprise de pouvoir que la masse refuse de voir usurper. Lorsque l’état sera à bas, plus de salaires pour les forces de répression, ils réprimeront pour la gloire ou rejoindront le peuple qui lui continuera sa marche progressiste en autogestion.

      Cela ne voudra pas dire qu’il n’y aura aucune violence aucune, mais elle sera a minima car quasiment pas nécessaire, sauf pour légitime défense dans des cas isolés.

      Gandhi lui-même disait dans « Jeune Inde » en 1919 et 1921: « Aucune règle ne peut nous dire comment cette désobéissance peut-être faite et par qui, où et quand, il n’y a que l’expérience qui peut nous guider et je crois que si nous devions seulement choisir entre la couardise et la violence, je conseillerai la violence. » Les circonstances et les résultats devront déterminer la tactique. Il faudra être maléable et comme l’eau se muer si nécessaire de lac paisible en tsunami dévastateur…

  3. Les élections en Tunisie indiquent que le parti ennhada a fait 40 %, soit un score très important, ce qui veut dire que le parti de Ben Ali est recyclé chez eux, et est ainsi prêt à leur offrir des services du m^me ordre, que les partis de centre gauche, « la bourgeoisie éclairée » n’inspire pas confiance, donc les tunisiens ont choisi entre la peste et le choléra et qu’il reste une masse de révolutionnaires qui eux ne disparaitront pas de sitôt, parce que les problèmes sociaux ne seront pas réglés par cette clique-là.

    Donc attendons la décantation de ces élections.

    • Une fois de plus cela reconfirme une chose incontournable: VOTER NE SERT A RIEN !

      Le peuple doit s’autogérer et faire fonctionner la société par et pour lui-mème sans délégation obsolète du pouvoir au parasitisme ambiant !
      Assez !

  4. Explosion à Syrte : plus de 100 morts

    « Plus de cent personnes ont trouvé la mort et au moins cinquante autres ont été blessées, dans l’explosion d’un réservoir de carburant hier soir à Syrte,
    l’explosion a été provoquée par une étincelle provenant d’un générateur d’électricité.

    Les quelques centaines d’habitants revenus, pour la plupart seulement chercher quelques maigres affaires qui n’auraient pas été pillées, criaient leur colère contre les forces pro-CNT, l’Otan et le président français Nicolas Sarkozy, qui a été à la pointe de la mobilisation internationale. »

    C’est pas gagné pour Sarkozy !

  5. Doctorix Says:

    L’Ouganda ne faisait pas partie de la liste de Westley Clark, mais on va y aller quand même: comme quoi Obama est capable d’initiative. La nouveauté, c’est l’émergence de la Chine, dernier ennemi en date après l’URSS et Al Qaïda:
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27206
    extrait:
    « la raison principale pour laquelle les Etats-Unis envahissent l’Afrique n’est pas différente de celle qui enflamma la guerre du Vietnam. C’est la Chine. Dans le monde de la paranoïa institutionalisée auto-infligée, qui justifie ce que le général David Petraeus, l’ancien chef d’état major maintenant à la tête de la CIA, suppose être un état de guerre permanent, la Chine est en train de remplacer Al Qaïda comme la “menace” officielle contre l’Amérique ».

  6. http://www.pierrepiccinin.eu/article-dddddddd-70076062.html

    interessante analyse d’un politologue engagé, qui nous permettra de suivre ce qui se passe.

  7. Sur les élections en Tunisie :

    La liste Al Aridha ( pétition populaire), proche des islamistes puis de l’ancien parti au pouvoir le RDC (rassemblement constitionnel islamique) a été soutenue par le patron de la chaine de télvision Al Mustakillah, Hachemi Hamdi, basé à Londres.

    Cet homme originaire de Sidi Bouzid, décrit comme un popluliste promet un revenu à tous les chomeurs.

    Cela en dit quand même long sur le soutien des pays européens apporté aux islamistes !

  8. Des informations supplémentaires sur HACHEMI HANDI, ancien du RDC, allié au parti ennhada,

    mais il suscite la plus grande colère parmi les jeunes révolutionnaires, selon l’article, paru dans le figaro.

    c’est une excellente réaction et nous devons l’encourager.

    « Cet ancien islamiste, devenu un allié du régime de Ben Ali, a même revendiqué la majorité des suffrages à Sidi Bouzid, ville symbole de la révolution. Et sa liste est aussi classée deuxième à Kasserine, ville limitrophe de Sidi Bouzid ayant payé le plus lourd tribut de sang pendant le soulèvement en janvier.

    Absent sur le terrain
    Le succès de ce natif de Sidi Bouzid est d’autant plus surprenant que son mouvement était inconnu en Tunisie avant la campagne électorale. Sans être présent sur le terrain, cet homme d’affaires a en effet mené toute sa campagne depuis l’étranger.

    Certes, Hechmi Haamdi est doté d’une arme qui s’est avérée très efficace : «Al-Mostakilla», sa chaîne de télévision privée émettant par satellite depuis Londres. Il y a plaidé pour des mesures très attractives, telles que la gratuité totale des soins médicaux et une allocation de 200 dinars (100 euros) pour chacun des 500.000 chômeurs du pays. Hechmi Haamdi avait également promis d’injecter 2 milliards de dinars (un milliard d’euros environ) dans le budget de l’Etat. »

    toujours la même méthode, le mensonge avec un supplément, au grand jour, plus de dissimulation !

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