Archive pour juillet, 2011

Guerre impérialiste et criminelle en Libye: les mensonges de l’OTAN pour manipuler et justifier d’une attaque impérialiste…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 25 juillet 2011 by Résistance 71

Les mensonges sur la guerre de Libye sont pires que ceux sur l’Irak

 

 

par Thomas C. Mountain  le 23 Juillet 2011

 

 

 

Url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/article28666.htm

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

 

Asmara: Erythrée: Les mensonges utilisés pour justifier la guerre de l’OTAN contre la Libye ont surpassé tous ceux créés pour justifier l’invasion de l’Irak. Amnesty International et Human rights Watch, toutes deux avaient des observateurs honnêtes au sol pendant des mois après le début de la rebellion dans l’Est de la Libye et tous ont répudié toute accusation majeure utilisée pour justifier la guerre de l’OTAN contre la Libye.

En accord avec l’observateur d’Amnesty International, qui parle couramment l’arabe, il n’y a pas une seule vérification confirmée de viol par les combattants de Kadhafi, même pas un témoignage de médecin qui en aurait connu un. Toutes les histoires de viols de masse sous viagra étaient des fabrications.

Amnesty n’a pas non plus pu vérifier une seule de ces histoires de “mercenaires africains” de Kadhafi et les dires de la télévision satellite internationale de mercenaires africains violant les femmes qui furent utilisés pour répandre la panique dans la population de l’Est de la Libye et la forcer à fuir leurs maisons, ne sont aussi que des fabrications.

Il n’y a aucune confirmation des attaques d’hélicoptères contre les populations civiles, pas plus que de confirmation d’avions gouvernementaux bombardant leur propre peuple, ceci invalide totalement la justification de l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, que le conseil de sécurité des Nations-Unies a utilisé comme excuse pour déclancher les attaques de l’OTAN contre la Libye.

Après avoir passé trois mois au sol avec les forces rebelles et dans les zones contrôlées par les rebelles, l’enquêteur d’Amnesty n’a pu confirmer que 110 morts à Benghazi, ceci incluant également des supporteurs de Kadhafi.

Seulement 110 morts à Benghazi ? Attendez une minute, on nous avait dit que des milliers avaient trouvé la mort là-bas, 10 000 même. Non, seulement 110 ont perdu leur vie incluant des citoyens pro-gouvernements.

Pas de viols, pas de mercenaires africains, pas d’hélicoptères mitraillant la foule ou de bombardiers et seulement 110 morts avant l’attaque et les bombardements de l’OTAN, chaque raison était un mensonge.

Aujourd’hui, en accord avec les dires du Croissant Rouge libyen, plus de 1 100 civils libyens ont été tués par les bombes de l’OTAN, ceci incluant 400 femmes et enfants. Plus de 6 000 civils libyens ont été blessés, pour certains très grièvement.

En comparaison avec la guerre d’Irak, ce nombre est infime, mais les raisons pour cette guerre contre la Libye n’ont aucune validité.

Saddam Hussein était un tyran, il avait envahi ses voisins dans des guerres qui ont fait un million de morts. Il avait utilisé des armes de destruction massive sous la forme de gaz mortels à la fois sur ses voisins mais aussi contre son propre peuple, tuant des dizaines de milliers. Il était brutal et corrompu et quand les chars américains pénétrèrent en Irak, le peuple irakien refusa de se battre pour lui; il déposa ses armes et simplement rentra chez lui.

La Libye du colonel Kadhafi n’a jamais envahi ses voisins. Kadhafi n’a jamais utilisé d’armes de destruction massive contre quiconque, encore moins contre son propre peuple. En ce qui concerne la brutalité de Kadhafi, dans l’Algérie voisine, l’armée algérienne a combattu une guerre de contre-insurrection pendant plus de dix ans, guerre qui a vue la mort de quelques 200 000 Algériens. Ceci est certainement brutal, et rien de similaire ne s’est jamais passé en Libye.

En Egypte et en Tunisie, les marionnettes de l’occident comme Moubarak et Ben Ali n’avaient quasiment aucun soutien de leur population et certainement très peu ayant la volonté de se battre et mourir pour les défendre.

La majorité du peuple libyen s’est rassemblé derrière le gouvernement libyen et le “guide” Mouamar Kadhafi, avec plus d’un million de personnes ayant manifesté pour leur soutien le 1er Juillet à Tripoli, la capitale de la Libye. Des milliers de jeunes Libyens sont en première ligne combattant les rebelles et malgré les milliers de raids aériens de l’OTAN, d’authentiques journalisres au sol, en Libye occidentale font état de leur grande motivation.

En Egypte, l’explosion populaire qui vît l’armée prendre le pouvoir de Moubarak commença dans les quartiers les plus pauvres du Caire et des autres ville égyptiennes, là où le prix des denrées alimentaires de base comme le pain, le sucre ou l’huile de cuisson était monté en flèche et avait mené à des conditions de malnutrition généralisées. Dans beaucoup de quartiers pauvre égyptiens, il est plus facile de trouver de l’essence que de l’eau potable à boire. L’aide médicale et l’éducation ne sont que pour ceux qui ont l’argent pour se le permettre. La vie des gens en Tunisie n’est pas bien mieux.

Par contraste, le peuple libyen a la plus grande espérance de vie du monde arabe. Le peuple libyen a le meilleur système de santé publique gratuit du monde arabe. Le peuple libyen a la meilleure éducation gratuite du monde arabe. La plupart des familles libyenne possède leur propre maison et la plupart des familles libyennes ont leur propre automobile. La Libye est bien mieux lotie que ses voisins, ce qui provoque chaque année, une migration de dizaines de milliers de gens des pays voisins de l’Egypte et de la Tunisie vers la Libye, pour gagner l’argent afin de nourrir leur famille chez eux, en faisant le sale travail que les Libyens ne voulaient plus faire.

Quant à savoir comment Kadhafi a géré l’augmentation impressionnante des conditions de vie du peuple libyen malgré des décennies de sanctions du conseil de sécurité de l’ONU contre l’économie libyenne, les observateurs honnêtes doivent constater et admettre que Kadhafi domine de la tête et des épaules tous rois, sheikhs, émirs et autres dictateurs qui dominent le reste du monde arabe.

Alors pourquoi l’OTAN a t’elle déclanché cette guerre contre la Libye?

Dans un premier temps, Kadhafi était sur le point de créer un nouveau système bancaire en Afrique; système qui allait pousser dehors le FMI, la Banque Mondiale et autres business associé des banksters en Afrique. Terminé le système de prêts prédateurs occidental utilisé pour freiner et endommager les économies africaines, au lieu de cela, il y aurait eu une banque d’investissement africaine pesant 42 milliards de dollars et qui aurait été responsable des prêts majeurs à des taux d’intérêt pouvant même être de zéro.

La Libye a financé des projets d’infrastructure majeurs en Afrique qui ont commencés à connecter les économie africaines entr’elles et les aider à s’émanciper de le dépendance perpétuelle d’avec les pays occidentaux concernant les importations. Ici en Erythrée, la nouvelle route qui connecte l’Erythrée et le Soudan n’en est qu’un tout petit exemple.

Ce qui semble avoir définitivement fait pencher la balance en faveur d’une intervention militaire directe de l’occident en Libye fut la demande par Kadhafi que les compagnies pétrolières américaines, qui sont des facteurs économiques de longue date en Libye, devraient commencer à compenser la Libye de quelques dizaines de milliards de dollars pour les dégâts occasionnés à l’économie libyenne par les sanctions de l’ONU imposées à la Libye pour “l’attentat de Lockerbie”, sanctions qui s’étendirent des années 1990 aux années 2000. Ceci  devant l’émergence des preuves établies que la CIA a payé des millions de dollars à des témoins du procès de l’attentat à la bombe de Lockerbie afin que ceux-ci changent leur histoire pour impliquer la Libye. Ceci fut utilisé comme base d’instauration des sanctions de l’ONU contre la Libye, sanctions qui eurent de graves conséquences économiques pour le pays. Le gouvernement des Etats-Unis a menti et endommagé la Libye; ainsi les compagnies pétrolières états-uniennes devraient commencer à payer plus pour couvrir les dégâts occasionnés par les actions de leur gouvernement. Pas difficile de voir pourquoi Kadhafi ne pouvait rester en place non ?

Ajoutez à cela le fait que Kadhafi avait clairement signalé qu’il voyait plus le futur du développement économique de la Libye et de l’Afrique avec la Chine et la Russie plutôt qu’avec l’occident, et ce n’était juste qu’une question de temps pour que le plan contingent de la CIA pour renverser le gouvernement libyen ne prenne corps et fut mis à l’ordre du jour.

La guerre de l’OTAN contre la Libye a bien plus à voir avec la guerre de l’OTAN au Kosovo contre la Serbie. Mais on ne peut toujours pas comparer Kadhafi et Saddam et même avec les bien plus petits criminels des gouvernants serbes. Les mensonges sur la guerre de Libye sont pires que ceux de la guerre d’Irak.

 

 

Thomas C. Mountain – Asmara, Eritrea – thomascmountain at yahoo dot com – Thomas C. Mountain est le seul journaliste occidental indépendant dans la corne de l’Afrique; il vit et reporte depuis l’Erythrée depuis 2006. Il fut un membre de la première délégation états-unienne pour la paix en Libye en 1987.

 

Nouvel Ordre Mondial: Oslo ground zero des répressions domestiques ?

Posted in actualité, média et propagande, N.O.M, police politique et totalitarisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , on 24 juillet 2011 by Résistance 71

Tout comme les attentats du 11 Septembre ont permis aux Etats-Unis de « légaliser » leurs guerres impérialistes et hégémoniques a l’extérieur et de renforcer l’état policier de l’intérieur par le « patriot act », les attentats d’Oslo correspondent exactement à ce que les oligarchies occidentales en place aux ordres du cartel banquier transnational désirent: retourner la répression de l’état policier contre la dissidence domestique qui bientôt fera plus que contester et poser des questions aux dirigerants ineptes et complices du pillage global et de l’instauration d’un régime fasciste transnational et planétaire.

Anders Behring Breivik est un homme de paille odieux supplémentaire qui sert un agenda très spécifique: celui de renforcer les états policiers partout afin de tenter de mâter la dissidence qui croît dans tous les pays occidentaux; les parasites politico-financiers commencent à avoir chaud aux plumes, et çà se sent.

Vigilance et voyons comment le gouvernement norvégien va gérer l’enquête et si toute la lumière sera apportée sur cette affaire… Quelque chose nous dit que l’agenda militaro-sécuritaire oppressif de l’establishement prévaudra… Nous espérons avoir tort !

— Résistance 71 —

 

“L’Al Qaïda blanc” ciblé alors que les gouvernements occidentaux retournent domestiquement l’appareil de la terreur

 

par Daniel Taylor
   Le 23 Juillet 2011

 

Url de l’article original:

http://www.infowars.com/white-alqaeda-targeted-as-western-governments-turn-terror-apparatus-inward/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Le narratif gouvernemental d’un “Al Qaïda blanc” est un effort continue depuis maintenant au moins trois ans. Les derniers attentats en Norvège ne sont que la continuité de cette saga. Dans un récent développement, nous avons pu voir la chose suivante dans un article de USA Today: “Un officiel de la police dit à l’agence Associated Press que les actes terroristes d’aujourd’hui ressemblent plus à l’attentat à la bombe d’Oklahoma City par Timothy McVeigh qu’aux attentats du 11 Septembre 2011 au World Trade Centre par des fondamentalistes islamistes.”

Cet évènement se fond en fait dans une tendance grandissante des gouvernements occidentaux visant à tourner leur appareil anti-terreur vers l’intérieur. Le département de la sécurité nationale (NdT: Department of Home Land Security ou DHLS aux Etats-Unis, la gestapo douce – pour l’heure – made in USA) a récemment publié une vidéo qui représente des terroristes blancs dans tous les scénario envisagés. La secrétaire du DHLS, Janet Napolitano, a été très claire à ce sujet récemment en disant que le terrorisme domestique (lire intramuros) est au centre des préoccupations du gouvernement.

Après l’attentat à la bombe d’Oklahoma City en 1995, un article fut publié par le magazine Time au sein duquel la campagne de propagande du gouvernement après cet attentat était exprimée clairement. L’article faisait état en partie que les individus comme Timothy McVeigh “s’abreuvaient du manque de confiance étendu et même de la haine du pouvoir gouvernemental… Leur coalition incluait des éléments de pensée connus de l’extrême-droite: ceux qui critiquent les impôts, les chrétiens éduquant leurs enfants à la maison, les théoriciens de la conspiration inspirés par la peur de la Société John Birch pour un gouvernement mondial, les activistes du second amendement de la constitution (NdT: celui qui a trait à la constitutionnalité de la détention d’armes individuelles) pour qui la possession d’armes est une part importante de leur mode de vie indépendant ainsi que des éléments autarciques qui réprouvent le gouvernement fédéral…”

Derrière la fumée qui s’élève d’Oslo, couve l’effondrement économique de l’Union Européenne et du monde. La résistance à la prise de pouvoir par le cartel banquier est entrée de plein pied dans la matrix de menace des gouvernements et le profil du criminel international est dorénavant tourné vers l’intérieur, vers les individus de la classe moyenne. Ainsi que le documente Kurt Nemmo sur InfoWars.com, le suspect des attentats d’Oslo était un membre du “parti populiste libertaire”, un équivalent du mouvement des Tea Party aux Etat-Unis.

Avant le crash financier de 2008, le ministère de la défense britannique dans son DCDC rapport sur les tendances stratégiques globales en 2007,prévoyait une révolution de la classe moyenne: “Les classes moyennes pourraient devenir une classe révolutionnaire..” dit le rapport. “Le fossé se creusant entre elles et un petit nombre d’individus super-riches très visibles pourrait très bien alimenter la désillusion sur la méritocratie, tandis que les sous-classes urbaines grossissantes risquent de poser une menace croissante à l’ordre social et à la stabilité, au fur et à mesure que le poids de la dette acquise et l’échec des politiques de retraite commencent à imprimer leurs effets négatifs dans le public.”

En Novembre 2008, l’école de guerre des Etats-Unis a publié un rapport: “Les inconnues connues: les stratégies du choc non conventionnelles dans le développement stratégique de la défense”. Ce rapport identifie l’effondrement économique comme une raison pour les entités de défense et de sécurité de faire et de développer des opérations domestiques.

Nouvel Ordre Mondial: Horreur à Oslo… A qui profite ces crimes ?

Posted in actualité, N.O.M, terrorisme d'état with tags , on 23 juillet 2011 by Résistance 71

Au delà de l’horreur totale de ces évènements, il convient de prendre de suite le maximum de recul avec la situation afin de ne pas se laisser corrompre par la propagande qui va immanquablement s’en suivre. A la lumière de ce qui est dit dans cet article que nous avons traduit, ces attentats sentent l’opération « fausse bannière » à plein nez. Nous suivrons bien sûr l’évolution de la situation, mais il va être très intéressant de voir comment le gouvernement norvégien va gérer l’enquète.

Va t’on assister à la même mascarade que les enquêtes du 11 Septembre aux Etats-Unis et du 7 Juillet en Angleterre ?… On verra t’on le gouvernement norvégien faire front aux menaces de l’empire ?… A suivre avec grand intérêt !

— Résistance 71 —

 

Terreur à Oslo: quel agenda cela sert-il ?

 

L’attentat à la bombe contre des bâtiments gouvernementaux et une fusillade massive se produisent au moment même où l’establishment veut fabriquer le mythe du “Al Qaïda blanc”.

 

Par Paul Joseph Watson
 Le 22 Juillet 2011

 

Url de l’article original:

http://www.infowars.com/oslo-terror-whose-agenda-does-it-serve/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

L’attentat à la bombe et la fusillade d’Oslo d’aujourd’hui sont déjà emplies d’inconsistances et de questions qui demandent plus de recherche en ce qui concerne à quel agenda ces attaques sont-elles le plus utile ?

Les autorités ont déjà déclaré que l’homme qui est responsable de la fusillade dans un camp d’été d’une station balnéaire proche de la capitale a des liens directs avec l’attentat à la bombe ayant eu lieu auparavant à Oslo dans un bâtiment du gouvernement.

Un témoin visuel de l’explosion qui était à juste 200 mètres, a appelé l’émission de radio d’Alex Jones et a déclaré à l’antenne qu’il y avait eu “un exercice de détection de bombe” dans la zone en question la veille de l’attaque. La télévision norvégienne a également relaté ce fait.

D’après un norvégien qui nous a contacté par courriel , son père qui est un expert en explosif a analysé la scène de l’explosion et a déclaré que du fait des dégàts visibles et des débris sur la zone de l’attentat, l’explosion s’est clairement produite en sous-sol. Il y a également des rapports stipulant que la rue était fermée ces derniers jours à cause de travaux sous-terrains dans les égoûts. Ceci est déjà inconsistant avec la thèse officielle qui fait état d’une voiture piégée.

Vendredi était un jour férié en Norvège et le bâtiment victime de l’attentat était en grande partie vide, ce qui explique pourquoi seulemet sept personnes y ont été tuées. The Daily Mail reporte “Heureusement que c’était un jour férié en Norvège et que les bureaux sont bien moins occupés que durant les jours de semaine normaux.” Pourquoi des “terroristes”, qui a priori veulent faire le plus de victimes possible, auraient-ils choisi de faire sauter ce bâtiment le jour où il est presque vide ?

Les rapports qui ont déjà indiqué que le coupable de la fusillade de masse dans un camp d’été du parti travailliste juste à l’extérieur d’Oslo, qui a fait au moins 25 morts, font état qu’il s’agit d’un jeune homme norvégien blond, qui correspond parfaitement de fait au profil de la récente campagne de propagande pour monter en épingle un soi disant “type d’Al Qaïda blanc”, comme étant maintenant la plus grande des menaces. Des experts auto-proclamés en sécurité cités par l’agence Reuters ont déjà prédit que le blâme retombera sur “à la fois des islamistes et des extrémistes d’extrême droite”, dans une forme d’alliance qui a débouchée sur un “assaut hybride”, ce qui en soit est une idée totalement saugrenue, mais qui va servir à lier les sentiments anti-gouvernementaux parmi la population avec le terrorisme islamique; ce qui a été le but depuis bien longtemps.

Comme l’indique Kurt Nimmo, l’homme accusé d’être le leader du groupe que certains blâment pour l’attentat, Mullah Krekar, a déjà été en contact avec la CIA auparavant; il fût approché pour travailler avec elle en 2005. Les membres du groupe de Krekar, Ansar Al-Islam, sont des vétérans de la guerre de coopération CIA-ISI (NdT: services secrets pakistanais) contre les soviétiques en Afghanistan.

Cette attaque est-elle un rappel à l’ordre de la Norvège qui aurait interférée un peu trop avec l’agenda globaliste ? La Norvège n’est pas membre de l’Union Européenne et ses actions récentes auront sans nul doute énervé et mis en colère bon nombre des intervenants puissants de l’élite globaliste au sein de ce cercle d’initiés. Plus spécifiquement, la Norvège soutient pleinement la proposition d’état palestinien, qui doit être votée en Septembre à l’ONU, aussi la décision de la Norvège de ne plus soutenir les bombardements de la Libye et de se retirer complètement de cette opération de l’OTAN dès le 1er Août ainsi que la décision de la Norvège de geler le paiement de 42 millions de dollars à la Grèce, une entrave évidente aux récents efforts pour étayer le pays dans sa crise profonde de la dette, représentent des raisons massives pour qu’il y ait une cassure sévère entre la Norvège et l’oligarchie anglo-américaine.

 

Oligarchie et Nouvel Ordre Mondial: le marasme économique américain est aussi notre marasme…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, démocratie participative, guerres imperialistes, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 22 juillet 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit ici le tout dernier article en date de Paul Craig Roberts. Cet article est important car il résume en des mots simples et concis la situation américaine.

Certains d’entre nous peuvent considérer qu’on « en a rien à faire de ce qu’il se passe aux Etats-Unis, on en a assez avec nos problèmes ici.. », nous répondons en disant que tout ce qui se passe dans le monde aujourd’hui (et ce depuis la fin de la seconde guerre mondiale) a à voir avec l’empire américain (et son comparse britannique bien sûr…). La crise de 2008 a éclaté aux Etats-Unis, la situation de l’Europe et donc de la France est liée directement à ce qu’il se passe aux States, qu’on le veuille ou non…

Ainsi cet article lucide aide à réaliser les enjeux et confirme le fait évident que le système capitaliste est au delà de toute rédemption possible. Il faut en sortir, par le bas, par les peuples et non pas en faisant l’erreur de croire aux fadaises de « réformes » du système et de son mea culpa à venir pour garder les faveurs du public.

2012 est une année d’élection aux Etats-Unis… et en France. Ceux qui croient encore que mettre un papelard dans une boîte à suggestions pour esclaves va changer quoi que ce soit à ce qui se passe sont des naïfs bien moins innocents qu’ils ne le furent dans le passé. Il suffit de voir et regarder autour de soi pour comprendre qu’il n’y a pas de solutions au sein du système. Nous, les peuples, devons reprendre le pouvoir et diriger notre destin nous-mêmes, sans délégation de pouvoir, en démocratie participative directe, en communes volontaires, fédérées et solidaires. Il est évident que cela est la seule solution viable pour un progressisme social mondial.

Boycott du vote et des institutions ! Union et solidarité des peuples pour une autonomie libertaire !

— Résistance 71 —

 

Une économie détruite: l’ennemi c’est Washington

 

Par Paul Craig Roberts

Le 21 Juillet 2011

 

Url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25732

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Les agences de notation qui ont données au préalable une note triple A à des dérivatifs pourris, ont récemment menacé de diminuer les bons du trésor américains si la Maison Blanche et le Congrès ne parvenaient pas à un accord de réduction et d’augmentation du plafond de la dette. Cette menace n’est pas crédible, tout comme ne l’est pas la menace de faire défaut sur la dette. Ce ne sont que des crises fabriquées qui sont montées en épingle afin de forcer des coupures drastiques dans les programmes Medicare, Medicaid et de sécurité sociale.

Si ces agences de notation réduisaient la valeur de la trésorerie, les exécutifs de la compagnie seraient arrêtés pour les notes frauduleuses qu’il donnèrent à la camelote financière dont Wall Street a gavé le monde. Les compagnies seraient détruites et leurs notes discréditées. Le gouvernement américain ne va jamais faire défaut sur ses emprunts, parce que ses bons du trésor, contrairement à ceux de la Grèce, de l’Espagne et de l’Irlande, ont leur valeur dans leur propre monnaie. Indépendemment du fait que le plafond de la dette ne soit relevé, la réserve fédérale va continuer à acheter de la dette. Si Goldman Sachs est trop importante pour se planter, alors le gouvernement américain l’est également.

Il n’y a aucune provision sur les guerres illégales et les occupations militaires auxquelles le gouvernement américain  se livre dans au moins six pays ou sur l’occupation datant de 66 ans au Japon et en Allemagne, ainsi que sur le cercle des bases militaires construites ou en construction autour de la Russie.

Le budget total militaire et de la sécurité est de l’ordre de 1 200 milliards de dollars, ce qui représente de 70 à 75% du déficit budgétaire fédéral.

Par contraste, la sécurité sociale est solvable. Les dépenses du Medicare sont proches de dépasser les 2,3% de l’impôt sur le revenu qui le finance, mais il est malhonnête pour les politiciens et les critiques de blâmer le déficit du budget américain sur “les programmes de droit social”.

Ceux-ci sont financés avec un impôt sur le revenu. Les guerres ne sont pas financées par quoi que ce soit. Le régime criminel de Bush a menti aux citoyens américains en leur disant que la guerre d’Irak ne coûterait que 70 milliards de dollars et que cela se paierait sur les revenus du pétrole irakien. Lorsque le conseiller économique principal de Bush, Larry Lindsey, a dit que l’invasion de l’Irak allait coûter 200 milliards de dollars, l’imbécile de la maison blanche l’a viré. En fait, Lindsey s’était trompé par un facteur de 20. Les experts en économie et budget ont calculé que les guerres d’Afghanistan et d’Irak ont grillé 4000 milliards de dollars et ont déjà induit des coûts futurs. En d’autres termes, les guerres et occupations de pays actuelles ont déjà bouffé plus de 4 000 milliards de dollars qu’Obama espère couper des dépenses fédérales sur les dix prochaines années. En un mot: bombardez maintenant, payez plus tard.

Comme taxer plus les riches ne fait pas partie de la solution politique, le point de focalisation est donc de récompenser les compagnies d’assurance en privatisant le Medicare dans le futur avec des premiums d’assurance subventionnés par le gouvernement le tout en plafonnant l’aide médicale et en chargeant une classe moyenne se réduisant comme une peau de chagrin d’un impôt additionnel sur la sécurité sociale.

Les priorités de Washington et de sa presse prostituée ne peuvent pas être plus claires. Le président Obama, comme Georges W. Bush avant lui, les deux partis politiques au congrès, les médias audio-visuels et de la presse écrite ainsi que la radio publique ont clairement établi que la guerre était bien plus importante que la santé publique et les retraites des Américains.

Le peuple américain ainsi que ses besoins et ses désirs ne sont pas représentés à Washington. Washington sert des groupes d’intérêt puissant comme le complexe militaro-industriel et de la sécurité, Wall Street et sa cohorte de banksters, le complexe agro-alimentaire, les compagnies pétrolières, d’assurances, les laboratoires pharmaceutiques et les industries des mines et du bois. Washington dote ces intérêts particuliers avec des profits considérables en s’impliquant dans des crimes de guerres et en terrorisant les populations étrangères avec des bombes, des drones et des invasions, en dérégularisant le secteur financier et en les sauvant de leur erreurs induites par la volonté du toujours plus, non sans avoir au préalable permis le vol des retraites, des maisons, des boulots des Américains; en refusant de protéger leur sol, leur air, leur eau, leurs océans et leur faune sauvage des pollueurs et des exploiteurs et en construisant un système d’assistance médicale qui a les plus hauts coûts et le maximum de profits au monde.

Le moyen de réduire les coûts d’assurance maladie est de couper dans les coûts et les profits avec un système de paiement unique. Un système privé peut opérer en parallèle pour ceux qui peuvent se le permettre financièrement.

Le moyen de contrôler le budget de nouveau est d’arrêter ces guerres inutiles et hégémoniques, guerres qui vont se terminer en confrontation nucléaire.

L’économie américaine est dans un état de récession qui s’aggrave et pour lequel il n’y a pas de récupération possible, parce que les travaux de la classe moyenne américaine dans la production de biens et de services ont été délocalisés et donnés à l’étranger. Le PIB américain, ainsi que le pouvoir d’achat de ses consommateurs et sa base imposable ont été transférés en Chine, en Inde, en Indonésie et ce uniquement afin que Wall Street, les actionnaires et les PDG d’entreprises puissent gagner beaucoup plus.

Quand les biens de consommation et les services produit à l’étranger reviennent aux Etats-Unis, ils reviennent sous forme d’importations. La balance commerciale empire, le dollar s’enfonce plus avant dans le déclin et les prix augmentent pour les Américains dont les revenus sont au mieux stagnants au pire en régression.

Ceci n’est rien d’autre que de la destruction économique. Cela se produit invariablement lorsqu’une oligarchie prend le pouvoir et contrôle un gouvernement. Les profits à courts termes des puissants sont maximisés aux dépends de la viabilité de l’économie.

L’économie américaine est dirigée par la demande des consommateurs, mais avec un taux réel de 23,2% de chômage, des salaires stagnant ou en déclin et avec une augmentation croissante de la dette des ménages, devenue de fait si importante que les consommateurs ne peuvent plus emprunter pour consommer, il n’y a plus rien pour faire rouler l’économie.

La réponse de Washington à ce dilemne est de renforcer l’austérité ! Couper dans les assurances maladies, la sécurité sociale, renforcer le déclin des salaires en détruisant les syndicats et en délocalisant encore plus (ce qui résulte en un surplus de force de travail et des salaires plus bas) et faire monter les prix alimentaires et énergétiques en dépréciant le dollar plus avant ne fait qu’éroder plus le pouvoir d’achat du consommateur. La réserve fédérale peut imprimer de l’argent pour sauver les escrocs des institutions financières, mais elle ne peut pas sauver le consommateur américain.

Une chose pour finir, confrontez enfin le fait qu’on vous ment même au sujet de la “réduction du déficit”. Même si Obama arrive à faire sa “réduction de déficit” de 4 000 milliards de dollars sur dix ans comme annoncé, cela ne veut pas dire que la dette nationale actuelle sera amoindrie de 4 000 milliards de dollars. Le terme “réduction” veut dire que la croissance de la dette sera amoindrie de 4 000 milliards de dollars. Indépendemment de toute “réduction du déficit”, la dette nationale dans dix ans d’ici sera bien plus importante qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Dr. Roberts était le secrétaire d’état au ministère des finance américain sous l’administration Reagan, il fut le rédacteur en chef associé du Wall Street Journal et professeur d’économie dans six universités.

Résistance politique: contre la société marchande oligarchique destructrice entrons en dissidence !

Posted in actualité, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , on 22 juillet 2011 by Résistance 71

L’Appel du 20 Juillet : pour une Dissidence Française

 

 

Publié le 20 juillet 2011 par vincentvauclin

 

 

http://appeldu20juillet.org/2011/07/20/lappel-du-20-juillet-pour-une-dissidence-francaise-2/

 

 

La ruine de la nation Française, et son déclin évident, n’est pas le fruit d’un hasard, ou d’une quelconque malédiction. Les divisions de son Peuple, la malhonnêteté de sa classe politique et les manœuvres d’une véritable oligarchie participent à cet effondrement historique que nous peinons pour le moment à cerner en totalité.

Partout la frénésie de l’idéologie du chaos s’abat, et partout nous en constatons les conséquences. Nous voyons combien notre économie, et l’ensemble des structures sociales qu’elle sous-tend, s’abîme dans une logique importée : celle de la concurrence de tous contre tous, celle du productivisme, celle de l’exploitation sans limite, celle de la dictature de la dette. Nous constatons combien notre patrimoine culturel, moral et éthique, s’érode sous les assauts répétés de nouveaux principes véhiculés par l’idéologie dominante, ceux de l’individualisme et de la superficialité, ceux d’une anomie qui désagrège les piliers fondamentaux de notre société. Nous percevons la profonde dérive qui a perverti la République, vidant de sa substance une démocratie qui se résume désormais à une triste caricature qui ne trompe plus personne. Nous subissons l’intégration forcée dans une Union Européenne que nous avions rejeté, et dont la nature va à l’encontre de notre identité, bafouant une souveraineté pour laquelle nous avons combattu durant des siècles. Nous réalisons le degré gigantesque des bouleversements écologiques qui émanent d’un système fondamentalement destructeur, et dont la caractéristique première est d’aller à l’encontre de la Vie, sous toutes les formes qu’elle revêt, de la détruire dans une célébration quotidienne de la mort, de l’inanimé.

Comprenons bien que le monde d’aujourd’hui ne laisse aux consciences dignes qu’une possibilité, celle de l’insoumission. Notre honneur, aujourd’hui, s’appelle dissidence. Nous savons que nous n’avons rien à attendre des élections à venir : le Peuple les a déjà perdu. Nous savons que face aux trahisons conjointes des organisations partisanes ou syndicales, la France ne peut compter que sur le soulèvement populaire pour renverser le cours de l’Histoire. Notre nation nous appelle, face à la dictature hédoniste et insupportable du capitalisme, qui résume l’humain à un consommateur fanatique, et qui a entrepris de saccager cet édifice de symboles, et de signes, qu’était l’Homme civilisé.

J’adresse aujourd’hui un appel solennel aux Français de toutes tendances, de toutes confessions, et de toutes origines. Je m’adresse à chacun d’entre vous, héritiers de la France combattante et révolutionnaire, populaire et laborieuse. Levons-nous. Sortons des logiques qui nous ont été imposées. Débarrassons-nous des intermédiaires, qu’ils soient politiques ou économique. Reprenons l’initiative.

J’appelle à la dissidence de chacun, à la résistance individuelle et collective face à la tyrannie du monde marchand et de l’idéologie de la décadence. Soutenons des initiatives économique locales et alternatives, désertons les bureaux de vote, clôturons nos comptes bancaires, lançons une assemblée constituante. Désobéissons. Organisons notre résistance. Coordonnons nos efforts.

L’oligarchie anachronique qui s’est accaparé l’ensemble des leviers du pouvoir devra dorénavant faire face à une dissidence insaisissable et multiforme. De façon méthodique et systématique, nous combattrons ce pouvoir sous toutes ses facettes. Notre stratégie est aussi imparable que redoutable. Cesser de cautionner le Système, c’est le condamner.

Nous refusons la mascarade électorale, et la corruption de nos consciences. L’oligarchie s’est lancée dans une guerre contre notre Peuple. Aujourd’hui, nous organisons notre riposte.

Vincent Vauclin, Dissident Français

Le 20 Juillet 2011

 

SIGNEZ L’APPEL DU 20 JUILLET

 

 

 

 

 

 

Résistance politique: l’esprit critique est source de progrès

Posted in actualité, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , on 21 juillet 2011 by Résistance 71

La guerre psychologique pour la connaissance

La dissonance cognitive est-elle une étape nécessaire de la libération intellectuelle ?

 

 

Par Résistance 71

 

Le 20 Juillet 2011

 

 

— “Ce que l’histoire révisioniste nous enseigne est que notre inertie de citoyen à abandonner le pouvoir politique à une élite, a coûté au monde environ 200 millions de vies humaines entre 1820 et 1975. Ajoutons à cela la misère non dite des camps de concentration, des prisonniers politiques, de l’opression et de l’élimination de ceux qui essaient de faire parvenir la vérité en pleine lumière… Arrêtons le cercle infernal du pillage et des récompenses immorales et les structures élitistes s’effondreront; mais pas avant que la majorité d’entre nous trouve le courage moral et la force intérieure de rejeter le jeu frauduleux qu’on nous fait jouer et de le remplacer par des associations volontaires, des communes volontaires ou des sociétés décentralisées, pourrons-nous arrêter le pillage et le massacre.”

(Antony Sutton, 1977, historien et économiste britannique, professeur à l’université de Stanford, Californie)

 

— “J’essaie de réécrire l’histoire afin de refléter le point de vue de ces gens qui en ont été exclus; parce que l’histoire que nous avons eu jusqu’à présent n’a été que l’histoire vue d’en haut, l’histoire du point de vue des politiciens, des généraux, des militaristes et des industriels. Oui je désire changer cette histoire pour enfin donner une idée de ce que les gens normaux ont souffert et de ce que les gens ordinaires ont fait pour changer leur vie.”

(Howard Zinn, historien et activiste, professeur à l’université de Boston)

 

 

Quelle est la différence fondamentale entre le monde du XXème siècle et celui de ce début de XXIème siècle ? Le monde du XXème siècle était fondé essentiellement sur la tentative de résolution de conflits idéologiques ouverts et qui ne prêtaient (en apparence) pas à confusion: Les impérialismes allemands et de leurs alliés confrontés et vaincus lors des deux guerres mondiales; le long conflit qui eut lieu par proxy entre le monde occidental dit libre et sa contrepartie totalitaire communiste d’état.

L’information divulguée n’était pas discutée, il n’y avait pas vraiment lieu d’en douter puisque les situations historiques qui se présentaient étaient suffisamment simples pour que les citoyens choisissent un camp sans risquer de se tromper. Car somme toute, combattre et résister à des invasions est légitime, combattre un impérialisme de surcroi nazi ou stalinien l’est même d’autant plus. Il est plus facile pour les citoyens de se sentir concernés et de s’impliquer s’ils sont les victimes d’agressions réelles ou supposées idéologiques ou physiques.

Le XXème siècle était un monde de “certitudes” qui a renforcé l’occident dans son confort intellectuel d’être “juste et bon”.

Mais qu’en est-il lorsque l’ennemi n’est plus là (le dernier en date étant le communisme d’état, officiellement disparu en 1991) ? Qu’en est-il lorsque l’occident manifeste une certaine volonté hégémonique (qui fut toujours présente dans l’Histoire et dont les colonialismes à travers différentes périodes en furent les stigmates les plus importants, mais le plus souvent gommée par les conflits internes) ? Il redevient alors important pour les dirigeants de recanaliser les énergies populaires contre une menace, un ennemi, réel ou s’il n’y en a pas (plus), fabriqué.

Le 11 Septembre 2001 a fournit cet alibi. Depuis, de “guerre contre le terrorisme” en guerres ouvertes contre le nouvel ennemi créé en 1992 déjà par l’idéologie néolibérale de Samuel Huntington et sa théorie du “choc des civilisations” entre le monde occidental et le reste du monde (surtout musulman), théorie reprise sous la forme d’un article publié en 1993 dans la revue du CFR “Foreign Affairs” et endorsée par l’élite politico-économique néolibérale. Les idéologues néoconservateurs adaptèrent la théorie d’Huntington au choc des cultures judéo-chrétienne et musulmane.

Après la résolution (toujours apparente) de ses conflits internes par la guerre, le monde occidental pouvait se reconsacrer à une forme de néocolonialisme sous couvert de se protéger d’agression et de haine culturelle extérieures à son encontre. Le problème majeur survenait alors avec le naratif des évènements terroristes du 11 Septembre 2001, qui après avoir remplit son rôle fédérateur de l’opinion publique américaine et occidentale (dans sa vaste majorité) pour une rétaliation à l’encontre des supposée responsables des attentats, finît par mettre à jour néanmoins un certain nombre de problèmes posant toute une série de questions dont les réponses définitives doivent toujours être apportées.

Au fil des années, la théorie officielle du complot initial s’est non seulement étiolée, mais a permis de mettre à jour par toute une série d’enquêtes alternative et citoyenne, une face cachée des activités des gouvernements et des états. Ainsi le public médusé a commencé à apprendre et se familiariser au fur et à mesure de ce que sont les attaques sous fausse bannière et les opérations secrètes menées par tous les gouvernements depuis des siècles.

Quand le public lit au sujet des attaques sous fausses bannière, qu’Hitler et ses services organisèrent l’incendie du Reichstag en 1933, blâmant les faits sur les communistes de façon à pouvoir renforcer leur pouvoir liberticide en créant ce qui fut le “patriot act” d’alors et son féroce gardien: la police secrète d’état, ou tristement célèbre gestapo; ou qu’Hitler et son état-major fabriquèrent l’incident de la frontière germano-polonaise en 1939 afin de créer le prétexte de l’invasion de la Pologne par leur armée impérialiste, il se dit: “quoi de plus normal dans l’esprit dérangé de ce fou et de sa clique de criminels” ?

Mais lorsque des documents déclassés font état d’opération secrète comme celle de l’opération Northwoods, concoctée par le grand état-major américain au début des années 1960 et qui prévoyait le détournement d’avion de lignes par des “terroristes cubains” contrôlés par la CIA pour les écraser sur des villes américaines, ou le placement de bombes pour tuer de manière aléatoire des civils dans les rue des grandes villes états-uniennes et de blâmer les attentats sur Cuba pour forcer une intervention et une invasion du pays par les forces américaines; ou que des documents et témoignages prouvent sans l’ombre d’un doute que le fameux “incident du golfe du Tonkin” qui servît de prétexte aux Etats-Unis pour entrer physiquement en guerre contre le Vietnam, n’a jamais existé que dans l’imagination des militaires américains et d’un cercle restreint en haut du pouvoir à Washington…

Que penser ? Comment le citoyen peut-il gérer ces révélations qui remettent ou peuvent remettre en cause tout un paradigme de la connaissance supposée et donc existentiel ?

Il y a essentiellement deux types de personnes et ce quelque soit le niveau social de l’individu: les personnes enclines à remettre en cause leurs acquis, croyances et connaissances à la lumière d’une nouvelle information dont on peut difficilement douter, car présentée avec forces preuves documentées ou d’évidences scientifiques. Ces personnes ne constituent pas la majorité d’une population. Elles sont en règle générale, des personnes capables de pensée critique, non sectaires et donc peu enclines à se laisser guider mentalement.

La vaste majorité des populations est constituée de personnes dont l’inconscient collectif a été façonné de longue durée à grands renforts de mythes propagandistes. Pour ces personnes, croyances et attitudes, fonctionner “dans le moule” sont devenus une seconde nature qui a supplantée le naturel investigateur et critique de l’humain. Ainsi pour la vaste majorité des gens, la confrontation avec une connaissance nouvelle en conflit avec leurs croyances et connaissances, suscite un décalage, une “gêne”, qui a été étudiée par la psychologie sociale et qui porte le nom de dissonance cognitive. D’après une définition du dictionnaire de la psychologie: “ Un concept expliqué par Léon Festinger dont la proposition principale stipule que chaque individu lutte pour maintenir une forme de constance entre leurs différentes connaissances. S’il apparait une inconstance notable, ceci produira un état de dissonance cognitive que l’individu percevra comme étant inconfortable et tentera de corriger. La dissonance est atténuée par l’ajustement d’une des croyances ou attitudes impliquée dans l’inconstance afin que le conflit disparaisse.”

– Stratton et Hayes, dictionnaire de la psychologie (1999)

Cette théorie de la psychologie sociale fut étudiée en détail par le professeur Léon Festinger de l’université de Stanford et les résultats de son étude publiés dans son livre “Une théorie de la dissonance cognitive” (1957). Cette théorie fut adaptée à bien des secteurs des sciences et activités humaines et c’est l’historienne Barbara Tuchman qui adapta ces concepts à la perception de l’histoire à la fois par ses experts les historiens, mais aussi par la masse des gens confrontés au naratif historique et à la découverte de ses omissions. Elle y fit référence dans son ouvrage “The march of folly: from Troy to Vietnam” publié en 1985. La question posée est la suivante:

Comment réagissent des gens devant une ou des informations qui menacent leurs croyances, leur statut social, leur position dans la profession, leur expertise reconnue, voire leur pouvoir politique ? Tuchman analyse que ces individus confrontés à une dissonance cognitive passent le plus souvent par trois étapes pas nécesairement chronologiques:

–       Etape 1: caractérisée par le déni, généralement par le truchement d’une attitude du style: “ne me dérangez pas avec cette information, mon opinion est faite sur le sujet”

–       Etape 2: caractérisée par une forme de dénigrement ou de minimisation de la signifiance de l’information présentée, généralement ceci se traduit sous la forme de phrases telles que: “Oh oui, nous en avons entendu parlé, cela n’a vraiment pas d’importance…” ou “si vous aviez les informations que nous avons, vous vous rendriez compte que ce n’est pas du tout ce que vous croyez”.

–       Etape 3: caractérisée par le mensonge. A ce stade, il n’est plus possible de nier l’évidence. L’intéressé le sait et il sait également que les autres savent qu’il sait. Ainsi le mensonge est vu comme un moyen de sortir de l’impasse.

Ces étapes ne sont pas exclusives l’une de l’autre. Une personne n’a pas non plus à passer de l’étape 1 à la 2 puis la 3; en fait la même personne peut évoluer simultanément dans les trois niveaux.

Prenons un exemple assez classique: le fumeur. Confronté à l’information maintenant vérifiée que le tabac nuit à la santé, le fumeur souvent minimisera l’impact de l’information et de la dissonance cognitive qui en découle en déclarant des choses telles que: “Oh, vous savez, il n’y a pas que les fumeurs qui ont des cancers de la gorge, des poumons ou des maladies cardio-vasculaires”, ou alors le bottage en touche complet: “il faut bien mourir de quelque chose”.

Prenons le cas d’une personne bien conforme et moulée dans la société de consommation à laquelle on demanderait: pensez-vous que les attentats du 11 septembre 2001 aient pu être perpétrés par une faction du gouvernement américain ? Il y a de fortes probabilités que cette personne dira: non !

On lui demande ensuite: pourquoi ? Une des réponses classiques est la suivante: parce qu’aucun gouvernement ne pourrait faire une chose pareille à son peuple.

Argument de bon sens validée par la croyance que les gouvernements démocratiques étant les représentants des peuples, ceux-ci n’ont que les intérêts des peuples et l’intérêt général en tête. Présentons maintenant à la personne les évidences que les gouvernements ont comploté contre leurs peuples au point de s’impliquer de fait ou par intention dans des actes criminels à leurs égards (donnons à lire les documents déclassifiés de l’opération Northwoods citée plus haut, opération qui ne vît pas le jour puisque le président Kennedy l’annula et vira le chef d’état-major responsable de ce projet; ou les documents révélant les exactions de l’opération Gladio menée par les armées secrètes de l’OTAN en Europe durant la guerre froide, qui culmina avec l’attentat de la gare de Bologne en 1980, qui fut blâmée sur les extrémistes de gauche alors qu’il fut perpétré par le réseau Gladio afin de discréditer les partis communistes alors puissants en Europe, surtout en Italie et en France…), quelle sera la reaction de la personne questionnée ?

Une certaine dissonance cognitive se fera jour. La personne sera t’elle prête à remettre en cause ses croyances et opinions sur la question ? Possible, c’est la phase de “réveil” des consciences, phase où l’individu est enclin et motivé à rechercher l’information par lui-même pour voir s’il arrivera aux mêmes conclusions effrayantes. Ou alors la personne se lancera dans le circuit des étapes de la minimisation de la dissonance afin de rester dans sa zone de confort.

La vie quotidienne actuelle peut devenir un champ de dissonances cognitive, car de fait tous les sujets politico-sociaux peuvent et doivent mener au doute. La dissonance cognitive se situe également au niveau scientifique, car des informations contradictoires sur des sujets tels que le réchauffement climatique anthropique (l’humain est-il la cause d’un réchauffement climatique global ?…  Y a t’il un réchauffement climatique global), l’origine du pétrole (biotique, abiotique et la relevance de la théorie du “pic pétrolier” du Hubbart qui induit la rareté du produit), les pandémies (réalité ou fiction ? Les vaccins sont-ils ce qu’on nous dit qu’ils sont ? L’industrie pharmaceutique dans son ensemble a t’elle un autre agenda que celui de la santé ?). Nous nageons de fait dans un océan potentiel de dissonance cognitive, pourquoi ? Parce que toutes les informations sur bien des sujets ne sont pas présentées, elles sont omises ou mal représentées de façon à maintenir un consensus du statu quo cognitif favorable aux intérêts en place. Ce que nous devons savoir est contrôlé par la classe dirigeante pour laquelle la situation idéale est de ne même jamais arriver au stade de cette dissonance cognitive et de garder les citoyens dans la ligne de la pensée unique prévalente. Comment ?

Par la propagande, la relation publique, l’établissement de dogmes qui ressassés à l’infini deviennent la norme. Si nous regardons les différentes étapes d’éradication de la dissonance cognitive, nous nous apercevons que tout n’est que rapport de forces. Si la puissance des arguments propagandistes est plus forte que la puissance des contre-vérités, alors les chances pour que le dogme prévale seront plus élevées. Pour paraphraser le rédacteur en chef d’un journal américain, ce n’est pas la vérité qui est importante, mais ce que les gens pensent qui est vrai.

Ceci est une porte ouverte, une invitation à toutes les manipulations possibles et imaginables et un superbe exemple de la déontologie galvaudée de la profession journalistique, même s’il serait hâtif de généraliser. Celles-ci ont lieu quotidiennement… à tous les niveaux.

Ainsi, si les éléments contre-propagandistes pointant vers des faits et théories établis sont amenés massivement à l’intention des citoyens, le rapport de force peut en être bouleversé car plus la vérité surgira à l’analyse du grand nombre et plus la dissonance cognitive, pour l’heure favorable à la pensée dogmatique utile au contrôle de la pensée collective, s’estompera. Il suffit de renverser les valeurs, car en y réfléchissant bien, dans un monde parfait ou seule la vérité règnerait, cette dissonance cognitive n’aurait plus de raison d’être car il n’y aurait plus de conflits; seuls des ajustements de la connaissance devrait s’effectuer au fur et à mesure que celle-ci se développerait en tout domaine. Ceci serait un processus fluide et non conflictuel.

Nous devons aller au-delà du miroir de cette société du spectacle mensongère dont les dirigeants ont déclaré la guerre à nos esprits et notre culture. Le mensonge ne se fait que par intérêt en cela le seul antidote contre le mensonge est l’égalité, retirons la source même du mensonge: l’intérêt, soit-il personnel ou de caste et nous vivrons dans une société réellement égalitaire, solidaire et fraternelle et donc par essence, progressiste et libre.

 

 

Références:

 

La dissonance cognitive sur Wikipédia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dissonance_cognitive

“La théorie de la dissonance cognitive”, David Vaidis et Séverine Halimin-Falkowicz

http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=366&Itemid=85

« The March of Folly: from Troy to Vietnam” Barbara Tuchman, Abacus (1985, réédition 1990)

“Le choc des civilisations”. Samuel Huntington, Odile Jacob, 2000

“A Theory of Cognitive Dissonance”, Leon Festinger, Stanford University Press, 1957

“L’échec d’une prophécie”, Léon Festinger, PUF, psychologie sociale, 1993

 

 

Guerre impérialiste en Libye: nouvelles du front…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 21 juillet 2011 by Résistance 71

La débâcle de l’OTAN en Libye (Counterpunch)

Alexander COCKBURN
url de l’article original en français:

 

Après trois mois et demi de bombardements et de livraisons d’armes à différentes factions rebelles, l’échec de l’OTAN dans ses efforts pour promouvoir un « changement de régime » en Libye est désormais évident.

A l’évidence, les commandants de l’OTAN espèrent encore en labombe chanceuse qui tuerait Kadhafi, mais à ce jour le pouvoir est encore entre les mains du dirigeant Libyen, tandis que les puissances de l’OTAN s’entredéchirent.

Les rapports sur les délibérations à Istanbul du Groupe de Contact de l’OTAN ont un côté surréaliste, où la Secrétaire d’Etat (US) Clinton et le Ministre des Affaires Étrangères britannique Hague ont solennellement réaffirmé leur engagement pour un changement de régime et une consolidation des relations avec le Conseil de Transition à Benghazi, alors que l’humiliation de toute l’expédition de l’OTAN entrera dans les livres d’histoire comme un avertissement sur les dangers des illusions politiques au service de « l’interventionnisme humanitaire », comme un exemple du travail épouvantable effectué par les services de renseignement, des illusions sur les bombardements et la suprématie des airs, et sur une des pires campagnes de presse jamais vue.

Prenez par exemple le premier ministre britannique David Cameron. Il peut remercier Rupert Murdoch, et même le misérable Andy Coulson pour l’ironie de cette histoire. Son incroyable erreur de calcul et son obstination à embaucher l’ancien rédacteur de News of the World, Coulson, a tellement occupé l’espace médiatique ces derniers jours qu’elle occulte une autre incroyable erreur de calcul sur la scène internationale et lui évite railleries et critiques.

Lorsque Cameron a rejoint le président français Sarkozy au début de mois de mars dans sa charge contre Kadhafi, apparemment aucune mise en garde n’est venu troubler l’ambiance guillerette qui régnait à Downing Street (bureaux du premier ministre britannique – NdT). C’était comme si les bourdes et les erreurs de Blair en Irak, sans cesse exhumées au cours des années qui ont suivi, n’avaient jamais existé.

Cameron, comme Sarkozy, Clinton et Obama, étaient en possession de rapports des services de renseignement sur la situation en Libye. Est-ce qu’un de ces rapports leur a expliqué que Kadhafi pouvait se révéler plus dur à cuire que les dirigeants tunisien ou égyptien, qu’il pouvait même bénéficier d’un certain soutien populaire à Tripoli et dans ouest du pays, qui a toujours été en conflit avec Benghazi et les régions de l’est ? Si c’est le cas, est-ce que quelqu’un l’a lu ?

La presse occidentale, de même qu’Al Jazeera, n’a pas été d’une grande aide dans cette affaire. Les accusations initiales contre Kadhafi et le « génocide » commis contre son propre peuple ou le recours aux viols massifs s’appuyaient sur des rumeurs invérifiables et des bulletins de propagande diffusés depuis Banghazi et ont été discrédités par des organisations respectables telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch. Toute prétention que la Cour International de Justice pouvait avoir en matière d’impartialité a été minée par son instrumentalisation au service de l’OTAN, par des inculpations hâtives lancées contre Kadhafi et ses plus proches collaborateurs à chaque fois que les intérêts de l’OTAN étaient en jeu.

Les journalistes à Benghazi sont devenus les Pom-Pom girls de ce qui depuis le début n’était à l’évidence qu’un ramassis de factions disparates et désorganisées. Les journalistes à Tripoli ont été réticents à écrire une seule ligne qui pouvait paraître aux yeux de leurs rédacteurs en chef trop « complaisante » à l’égard Kadhafi, un personnage diabolisé en Occident depuis pratiquement le début de ses 40 ans de pouvoir. Les progressistes américains (et français, pardi ! – NdT) exultaient parce qu’ils tenaient là enfin une « guerre juste » et pouvaient applaudir les bombardiers de l’OTAN avec la conscience tranquille et s’accrocher à leurs fantasmes sur la pureté révolutionnaire des rebelles.

L’histoire nous démontre qu’aucun largage de milliers de tonnes de bombes et de missiles, et quel que soit leur soi-disant « précision chirurgicale », ne provoque un élan d’enthousiasme de la part des civils qui les reçoivent, même lorsque chaque projectile est tamponné et certifié « humanitaire » et largué « avec les meilleures intentions du monde ». Tripoli a récemment connu de vastes manifestations pro-gouvernementales. La population Libyenne est de 6 millions, dont 4 à Tripoli. Kadhafi se promène dans la ville dans une Jeep ouverte. Un grand nombre d’AK-47 ont été distribués aux comités de défense civiles. Les forces de sécurité de Kadhafi ont-ils obligé tous ces gens à aller manifester ? C’est peu probable.

Cette semaine, la presse occidentale s’est empressé de relayer l’histoire d’une poignée de prisonniers qui ont dénoncé Kadhafi. Eh bien, si vous étiez un prisonnier avec des pistolets rebelles posés sur la tempe, proclameriez-vous votre fidélité à l’objet de leur colère ou murmuriez-vous que vous avez été enrôlé de force dans son armée ? Ne s’agit-il pas là du B-A-BA du journalisme ? Sont-ils des « mercenaires noirs » ou des Libyens du sud qui sont à la fois noirs et membres des milices de Kadhafi ?

D’autres indications sur les erreurs de jugement de l’OTAN ont été ses rebuffades envers les accusations de dirigeants africains, russes et même de pays membres de l’OTAN comme l’Allemagne, selon lesquelles les mandats des deux résolutions du Conseil de Sécurité de l’OTAN votées en février et mars – la protection des populations civiles – étaient ouvertement violés et remplacés par une campagne visant à tuer Kadhafi et à installer un « gouvernement provisoire » bancal à Benghazi, composé depuis le début par une bande de personnages douteux.

Au début du mois de mars, Sarkozy, qui trainaient dans les sondages, a cru aux conseils de « nouveau philosophe » Bernard-Henri Lévy, après l’excursion entreprise par ce dernier à Benghazi le 6 mars, selon qui il suffisait de se baisser pour ramasser la Libye et son pétrole. Le 11 mars, Sarkozy a décidé précipitamment de reconnaître le gang de Benghazi comme le gouvernement légitime de la Libye et a attendu en toute confiance la chute de Kadhafi.

Dans un compte-rendu hilarant sur la débâcle de l’OTAN, Vincent Jauvert du Nouvel Observateur a récemment révélé que les services de renseignement français avait assuré à Sarkozy et au ministre des affaires étrangères Juppé qu’ « à la première frappe (aérienne), des milliers de soldats de Kadhafi feraient défection ». Ils avaient prédit aussi que les rebelles avanceraient rapidement sur Sirte, la ville natale de Kadhafi et l’obligeraient à fuir le pays. Chose que les puissances de l’OTAN ont triomphalement clamée en annonçant même que Kadhafi avait fui vers le Venezuela. Il ne fait pas hésiter à recourir au Gros Mensonge pour sa propre propagande sauf lorsqu’il sera inévitablement démenti 24 heures plus tard.

« Nous avons sous-estimé Kadhafi, » un déclaré un officier à Jauvert. « Il se prépare à l’invasion depuis 41 ans. Nous n’imaginions pas qu’il s’adapterait aussi vite. Pour le transport des troupes et des batteries de missiles, par exemple, personne ne pensait que Kadhafi irait acheter des centaines de camions Toyota au Niger et au Mali. Ce fut un éclair de génie : les camions sont identiques à ceux des rebelles. L’OTAN est paralysé. Ca retarde les frappes. Avant de bombarder les véhicules, les pilotes doivent s’assurer qu’il s’agit de forces de Kadhafi. Nous avons demandé aux rebelles de placer un signe particulier sur les toits de leurs camions, a dit un soldat, mais nous ne pouvons jamais être certains. Ils sont tellement désorganisés… » (traduction à partir de la version anglaise – NdT)

Lorsque la chute n’a pas eu lieu à la date prévue, le gouvernement français a admis du bout des lèvres au début de mois qu’il livrait des armes et des munitions aux groupes rebelles libyens. Nous pouvons présumer sans grand risque de se tromper que la Grande-Bretagne mène ses propres opérations clandestines, et que la capture d’une unité de SAS/MI6 (forces spéciales/services de renseignement – NdT) par des fermiers Libyens n’est du meilleur augure.

A présent, la coalition de l’OTAN est en train de se déliter, même si la presse US n’en parle pas. Le ministre de la défense français Gérard Longuet a accordé une interview à la fin de la semaine dernière à une télévision française et il a dit que l’action militaire de la France avait échoué, et que l’heure de la diplomatie avait sonné. « Nous devons maintenant nous assoir autour d’une table. Nous arrêterons les bombardements dés que les Libyens commenceront à se parler entre eux et que les soldats des deux côtés retourneront dans leurs casernes. » (traduction à partir de la version anglais – NdT). Longuet a suggéré que Kadhafi pourrait rester en Libye, « dans une autre pièce du palais, avec un autre titre. »

Si les remarques surprenantes de Longuet étaient destinées à l’opinion publique française à la veille d’un vote à l’Assemblée Nationale, elles ont clairement été un choc pour Cameron et la Secrétaire d’Etat Clinton. Tout en renforçant l’impression d’une guerre civile au sein de l’OTAN, Cameron et Clinton ont précipitamment publié des déclarations qui réaffirmaient l’objectif d’un changement de régime, et que le départ de Kadhafi n’était pas négociable, comme exigé par le gang de Benghazi.

Mais Berlusconi, dont le pays est devenu la destination de dizaines de milliers de réfugiés qui fuient les combats et l’effondrement économique de la Libye, déclare à présent qu’il avait toujours été contre cette aventure de l’OTAN. Il pourrait refuser de renouveler quelques accords d’hébergement en Italie pour les puissances de l’OTAN engagées dans l’opération. L’Allemagne n’a jamais été enthousiaste. A l’origine, la France et la Grande-Bretagne nourrissaient l’espoir d’une collaboration militaire étroite mais l’espoir s’est rapidement évanoui pour toutes les raisons habituelles – inertie, méfiance et simple incompétence.

La méfiance de Sarkozy envers l’Allemagne et la Turquie était apparemment si intense, selon le Nouvel Observateur, qu’il a demandé que les officiers turcs et allemands présents dans la structure de commande de l’OTAN soient mis sur la touche parce qu’ils auraient pu saboter la guerre étant donné les réticences de Berlin et d’Ankara pour toute l’opération. La règle veut que lorsque le commandant suprême de l’OTAN, un général américain, et le numéro deux, un Britannique, sont absents, c’est le numéro 3, un Allemand, qui prend le commandement. Sarkozy a fait suspendre cette règle.

Sous des pressions et des priorités politiques internes, Obama a joué à un double-jeu. Au départ, la précipitation vers le Conseil de Sécurité de l’ONU a été principalement une initiative de la Secrétaire d’Etat Clinton. A mi-février, sur le plan politique, Obama était dans une situation délicate. Il se racontait de plus en plus qu’il ne ferait pas un second mandat. Clinton s’est précipitée pour occuper ce qu’elle percevait comme un vide tentant, peut-être même en caressant l’espoir d’accélérer le déclin d’Obama et de se placer comme candidate potentielle pour 2012. Obama, qui en était encore soucieux de se débarrasser de sa réputation de « mauviette », a rapidement approuvé la mission de l’OTAN et contré les accusations d’inconstitutionnalité de cette décision. Clinton a aussitôt annoncé qu’elle n’était pas particulièrement intéressée par une carrière politique nationale après 2012.

En termes de matériel, les Etats-Unis ont joué un rôle crucial. Selon un général français cité par le Nouvel Observateur, « 33 des 41 avions ravitailleurs utilisés dans l’opération sont américains, la plupart des Awacs aussi, tous les drones également, comme 100% des missiles antiradars et des kits de guidage laser des bombes. Et ce n’est pas tout. L’essentiel des moyens de commandement et de contrôle de l’Otan comme la gigantesque bande passante qui permet de transmettre toutes les données sont américains ». Le directeur du renseignement militaire, le général Didier Bolelli, a révélé que plus de 80% des cibles affectées aux pilotes français en Libye étaient désignées par les services américains ! « Ils nous donnent juste ce qu’il faut pour que nous ne nous cassions pas la figure », assure un diplomate.

Ceux dont les souvenirs remontent à la débâcle de Suez en 1956 pourraient se remémorer comment Eisenhower a simplement donné l’ordre aux forces Britanniques, Françaises et Israéliennes d’abandonner leur objectif de renverser Nasser. Nous pourrions bien être en train d’assister à une nouvelle démonstration de la domination US qui s’est instaurée au lendemain de la seconde guerre mondiale, avec l’administration Obama qui remet les choses en place en démontrant qu’une suprématie européenne dans la région méditerranéenne est vouée à l’échec.

Avant de prendre sa retraite, le Secrétaire à la Défense (US) Gates a pris soin de remuer le couteau dans la plaie lors d’un discours à Bruxelles : « la plus grande alliance militaire de l’histoire, est… engagée dans une opération contre un régime mal armée d’un pays sous peuplé – et pourtant de nombreux alliés sont à court de munitions et ont besoin des Etats-Unis, une fois de plus, pour combler le manque. » Il a déclaré d’un ton sinistre que « les futurs dirigeants politiques US… pourraient considérer que le retour sur investissement de l’Amérique dans l’OTAN ne vaut pas la dépense.  »

Même si Obama est sans équivoque favorable à un changement de régime en Libye, après le constat d’échec de la campagne de bombardements l’ambiance politique ici n’est pas propice à une escalade – très coûteuse et plutôt rejetée par l’opinion publique.

Il n’y a rien qui indique que le dirigeant du Labour (le « PS britannique » – NdT), Ed Miliband, prêt à bondir pour saisir les rênes de la campagne anti-Murdoch, ait l’agilité politique suffisante pour griller Cameron pour la farce libyenne. Par nature, il est probablement plus enclin aux « interventions humanitaires » que Cameron et la seule chose qu’il pourrait reprocher à ce dernier est de n’avoir pas avoir fait suffisamment d’efforts.

En résumé, la gauche devrait se réjouir d’assister à la déroute d’une simple expédition coloniale, avec de graves conséquences à long-terme en ce qui concerne la crédibilité de l’OTAN et ses faux semblants à l’égard du droit international. Un autre motif de réjouissances est le discrédit encore plus grand qui vient de frapper le tribunal fantoche connu sous le nom de Cour de Justice Internationale.

Et maintenant ? L’air est chargée de spéculations sur un éventuel accord, spéculations ponctuées par des bêlements pieux des Américains et des Britanniques sur l’imminence de la chute de Kadhafi, que ce dernier serait à court de carburant, que les rebelles resserreraient leur étau sur Tripoli, que les Russes auraient négocié une sortie honorable. Il semble plus juste de constater qu’au bout de quatre mois et demi, l’OTAN et les interventionnistes sont en train de subir une humiliation. Ajoutez à ça l’humiliation de Rupert Murdoch et nous avons là largement de quoi lever nos verres très haut.

Alexander Cockburn

http://counterpunch.org/cockburn07152011.html

Traduction « à la santé du peuple Libyen » par VD pour le Grand Soir, avec probablement les bégaiements et hoquets habituels.

   

Oligarchie et Nouvel Ordre Mondial: Sortir du système par l’autogestion…

Posted in actualité, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , , , , on 18 juillet 2011 by Résistance 71

Gestion directe de nos communes

Pour que personne ne décide à notre place

 

Par le Groupe Louise Michel de la Fédération Anarchiste

 

 

L’alternance politicienne entre la droite et la gauche, avec leurs alliés de tout le spectre de la « démocratie » parlementaire, nous a clairement démontré combien les politicards font preuve d’efficacité, lorsqu’il s’agit de favoriser les profiteurs qui s’engraissent sur notre dos.

Au nom d’une gestion réaliste de notre vie commune, ils nous imposent une économie de plus en plus libérale où la société est cogérée par les « décideurs » : représentants des multinationales, du patronat, leaders d’opinions, responsables des partis dit politiques et de certains syndicats. Ceux-ci tiennent bien serrées dans leurs mains les rênes de l’économie, gèrent le capital, et cherchent à travers la « politique » à contrôler totalement notre existence. On veut nous faire croire que ce mode de gestion est le seul possible et qu’à défaut de pouvoir lutter contre le capitalisme, il faut se contenter de le gérer le mieux possible.

Attention !

La globalisation croissante de l’économie est en train de dissoudre les intérêts des populations locales dans ceux des cartels financiers internationaux. Cette concentration du pouvoir économique mondial s’accompagne d’une centralisation du pouvoir politique qui amène de fait une nouvelle forme de totalitarisme qui, si nous n’y prenons garde, risque de balayer à terme toute forme de démocratie ! Oublier l’histoire, c’est se condamner à la revivre. Devrons-nous attendre en moutons résignés l’avènement d’une dictature souhaitée par certains aujourd’hui, ou choisirons-nous la voie de la responsabilité et de l’égalité ?

La lutte pour la gestion directe

Que personne ne décide à notre place ! Organisons la solidarité et l’entraide entre les habitants de nos communes contre les affairistes. Préparons-nous à remplacer l’État, institution parasite et étouffante, par une organisation fédéraliste des différents secteurs de la société. Demain, gérons nous-mêmes, directement, nos cités et notre travail. Supprimons les inégalités sociales et économiques.

Après l’échec à l’Ouest, à l’Est, au Sud et au Nord de toutes les doctrines autoritaires (coloniales, démocratiques, dictatoriales ou théocratiques), luttons pour une société libertaire ; débarrassons-nous des gouvernants et des patrons.

Les principes

Les principes de gestion directe communale telle que les libertaires la conçoivent sont clairs.

Ils supposent :

 

• Le fédéralisme, agent de coordination en remplacement de l’État, qui est un agent de coercition du système capitaliste.

• Des assemblées générales souveraines.

• Le mandatement impératif des délégués.

• La révocabilité des délégués élus.

• Des Comités de quartier et par thèmes transversaux (culture, éducation, transports…)

• Une socialisation des services avec des décisions prises par un collège comprenant :

– Les usagers de ce service.

– Les citoyens de la commune.

– Les personnes travaillant à faire fonctionner ce service.

Nous nous démarquons de cette démocratie participative mise à la mode – comme par hasard – à la veille des élections. Chrétiens progressistes, marxistes modernistes, et certains écologistes, ne vous proposent que d’améliorer l’information et la consultation des citoyens sur des décisions qu’ils auront déjà prises. L’utilisation du terme « gestion directe » indique clairement qu’il faut inverser complètement le processus d’élaboration des décisions afin que NOUS restions maîtres de notre avenir.

La gestion directe… Pour quoi faire ?

La participation à la gestion d’une commune n’a d’intérêt pour un citoyen que si elle transforme ses conditions d’existence. Gérer en commun une municipalité, alors que celle-ci conserve ses structures étatiques et les inégalités économiques, consisterait pour les citoyens à gérer eux-mêmes leur propre asservissement, leur propre misère. Ce qui caractérise les structures étatiques ce sont :

• La hiérarchisation des responsabilités et des décisions.

• L’assujettissement de tous à quelques-uns.

• Les inégalités sociales et économiques.

• L’existence d’une classe dirigeante privilégiée.

Demain, si dans la commune gérée directement, il reste des différences économiques ou sociales, il se reconstituera une nouvelle classe dirigeante, qui défendra par tous les moyens ses privilèges. Les anarchistes pensent contrairement aux marxistes avec leur période de transition, qu’il faut supprimer immédiatement tous les privilèges de classe sans exception.

Les citoyens se demandent ce qu’ils peuvent gagner à la gestion directe de leur commune. Ils pèsent les avantages et les inconvénients qui en résulteront pour eux et dont le principal est la responsabilité : c’est celui qui les fait le plus réfléchir car celle qu’ils assureront dans leur commune engagera celle de leurs conditions de vie.

Nous touchons ici au problème humain, celui des hommes et des femmes devant la responsabilité, celui de la quiétude qui résulte d’une certaine servilité, surtout lorsqu’elle s’assortit de conditions d’existence, morales et économiques, acceptables.

Il est possible d’avancer des raisons solides qui peuvent nous convaincre que les citoyens auraient intérêt à gérer eux-mêmes directement leur commune. Il y a la maîtrise de leur cadre de vie, de leur environnement ; une meilleure gestion des services au public, qui plutôt que d’être gérés en fonction de leur rentabilité financière ou électorale, le seraient réellement en fonction de leur utilité sociale déterminée par tous…

Agir au lieu d’élire

Nous ne pouvons pas nous contenter de dénoncer, de critiquer et d’émettre des principes, sans proposer des moyens concrets de mettre ces principes en œuvre.

Au niveau communal, il est possible d’organiser des contre-pouvoirs, en mettant en place des assemblées parallèles de citoyens élaborant des contre-propositions à la gestion municipale. Dès aujourd’hui nous nous battons pour :

• Les transports gratuits pour tous ;

• La gratuité de la santé de proximité ;

• Un accès libre et gratuit à tous les espaces et services culturels (bibliothèque, salles de réunion, de répétition…) ;

• La réquisition des logements vides et leur gestion directe par des représentants des habitants révocables ;

• Le contrôle de tous les projets d’urbanisme par des comités transversaux et de quartiers révocables ;

• Etc.

Nous pouvons aussi investir les réunions publiques des conseils municipaux issus du système électoral par es délégués révocables avec mandats impératifs, faisant valoir la volonté des habitants. Mais nous ne voulons pas reproduire l’erreur qui consisterait à se présenter sur les listes électorales pour se faire élire sans mandats impératifs et sans révocabilité, se serait essayer d’imposer nos principes par le haut.

Anarchistes, nous pensons que le seul pouvoir possible est celui de la base, et l’expérience nous a démontré que même les meilleurs d’entre nous ne peuvent exercer un pouvoir sur les autres sans se faire ronger et anéantir par celui-ci. Le pouvoir est maudit, c’est pourquoi nous sommes anarchistes !

Innover dans la continuité

Déjà les communes révolutionnaires qui nous ont précédées : Paris 1793 et 1871, Goulaï Polie 1917, Kronstadt 1921, Espagne 1936… se basant sur la gestion directe de la commune par ses citoyens, permirent l’éclosion d’idées d’organisation, que se soit sur le ravitaillement, la santé, l’éducation ou l’organisation du travail qui, si elles ont été pour la plupart reprises et accommodées par les dirigeants centralistes, n’ont pu dans le contexte étatiste, atteindre le degré d’efficacité qu’elles avaient dans ces communes. Ne citons entre autres que l’école publique laïque pour tous (Paris 1871), la réquisition et répartition des logements vacants (Kronstadt 1921), les systèmes de santé socialisés accessibles à tous (Espagne 1936).

Tout cela nous montre que la gestion directe d’une commune, si ce n’est pas une idée nouvelle, c’est le moyen le plus efficace d’une politique dynamique portée vers l’avenir car conçue et appliquée par tous.

 

 

Guerre impérialiste et traffic de drogue: l’assassin de Karzaï avait des connections avec la CIA

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, terrorisme d'état with tags , , on 17 juillet 2011 by Résistance 71

Une des raisons de la guerre perpétuelle en Afghanistan est que la CIA par le truchement des seigneurs de la guerre locaux, contrôle le traffic mondial de l’opium et de l’héroïne. Les pontes du traffic comme Karzaï sont tous des affiliés de la CIA.

Toutes les guerres impérialistes sont des entreprises maffieuses.

A lire pour les anglophones, le livre biographique du général Smedley Butler de l’US Marine Corps qui a expliqué les rouages de pillage mafieux du monde et de la protection de ces affaires illégales par des corps d’armée comme les Marines dont il a fait partie toute sa carrière. Le titre de son livre se passe de traduction: « War is a racket »... Vidéo ici.

–Résistance 71 —

 

L’assassin de Karzaï travaillait pour la CIA et les forces spéciales états-uniennes

 

Par Kurt Nimmo



 

Le 16 Juillet 2011

Url de l’article original:

http://www.infowars.com/karzai-hitman-worked-for-cia-and-u-s-special-forces/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Un journal britannique écrit aujourd’hui que l’homme qui a assassiné Ahmed Wali Karzaï, le frère du président Hamid Karzaï travaillait pour la CIA et les forces spéciales américaines.

En 2009, nous rapportions que Karzaï était suspecté d’être le grand ponte du commerce de l’opium en Afghanistan. A ce moment il était employé par la CIA depuis 8 ans d’après le New York Times. “des officiels cités par The Times décrivait Karzaï comme un personnage mafieux qui étendît son influence sur le commerce de la drogue grâce aux efforts des Etats-Unis à éliminer sa concurrence.”, écrivit Paul Joseph Watson le 28 October 2009.

Sardar Mohammed. Le garde du corps qui a abattu Karzaï, a eu des réunions régulières avec des officiels britanniques et a eu deux beaux-frères dans les unités paramilitaires de la CIA, la Kandahar Strike force, a rapporté le Washington Post hier.

Le 12 Juillet, après l’assassinat, le média rapporta que les talibans avaient frappé le demi-frère du président afghan installé par les Etats-Unis et ancien employé d’Unocal. “Les Talibans ont endorsé a responsabilité de la mort de Karzaï et un officiel américain confirma que le groupe insurgé a peut-être influencé Mohammed, qui a été en charge de points de contrôle dans le village de la famille Karzaï”, a rapporté le Washington Post.

Le journal admet néanmoins que les Talibans n’ont peut-être as tué Karzaï. Comme chef du conseil de la province de Kandahar, Ahmed Wali Karzaï était le symbole de la vénalité de la nouvelle élite dirigeant afghane installée par les Etats-Unis. Il est dit qu’il a une longue liste d’ennemis venant de ses affaires et de la politique. Le Washington Post minimize son rôle comme grand ponte du traffic d’opium, secteur en plein développement en Afghanistan.

De manière prévisible, le Washington Post suit son script écrit au pentagone et dit que l’assassinat “souligne la vulnérabilité continuelle des officiels afghans alors que les Etats-Unis se préparent à réduire leur présence militaire, et que cela va vraisemblablement compliquer les efforts états-uniens de renforcer la sécurité dans le sud de l’Afghanistan.”

Au lieu d’un homme de main de la CIA et du pentagone, Mohammed est dépeint comme une recrue des Talibans. “Ils ont de très bons officiers de renseignement; et non seulement pour collecter des informations, mais aussi pour infiltrer, utiliser quelque combinaison que ce soit de chantage ou de leviers politiques, ceci est une excellente indication du niveau de sophistication du réseau de renseignement des Talibans. C’est quelque chose dont nous n’avons pas assez de connaissance, comment cela se décompose t’il ?” a dit un analyste au journal the Independant.

La CIA est très connue pour trahir ses agents dans le traffic de drogue mondial (la trahison de Manuel Noriega vient de suite à l’esprit). Des luttes d’influence qui se terminent en meurtre sont rarement des exceptions à la règle de ce traffic illégal. Il est vraisemblable que Karzaï a été tué parce qu’il représentait une menace à cette vaste entreprise ou que la CIA voulait mettre quelqu’un d’autre à sa place.

Que l’incident soit couvert par les médias corporatistes est si transparent que çà en est presque une mauvaise plaisanterie. Au lieu de faire état du traffic de drogue et de son historique de violence, on nous abreuve de la même sempiternelle vieille histoire d’aléas de la guerre, que les Talibans sont rusés comme des renards, qu’ils ont un service de renseignement tentaculaire et que nous abandonnons le pays à nos risques et périls. Cet assassinat devient même une énième excuse au bout du bout du banc pour continuer cette occupation de manière indéfinie.

Finalement, si les Talibans ont vraiment installé un super service de renseignement, ce fut probablement quelque chose qu’ils ont récupéré de la CIA et des services pakistanais de l’ISI. Ce groupe “d’insurgés” qui vint à une époque au Texas et fut emmené en visite jusque dans les galleries marchandes (NdT: Les Talibans furent invités par l’administration Bush avant le 11 Septembre 2001 afin de sceller l’affaire du pipeline, que les Talibans ont par la suite refusé d’où l’invasion de l’Afghanistan par le truchement de l’opération fausse bannière du 11 Septembre) est une création de la CIA et de sa guerre fabriquée contre les Soviétiques en Afghanistan, comme les membres du congrès Jim McDermott and Dana Rohrabacher l’ont déjà stipulé.

 

Nouvelles de l’empire: l’OTAN ou l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 15 juillet 2011 by Résistance 71

OTAN et impérialisme historique

 

Par Résistance 71

 

 

Le 15 Juillet 2011

 

 

“Nous n’avons pas d’amis ou d’ennemis permanents, nous n’avons que des intérêts permanents.”

Henri Kissinger

 

“Je me doutais bien que j’étais partie prenante d’un racket à l’époque. Maintenant, j’en suis sûr. Comme tous les membres de la profession militaire, je n’ai jamais eu une pensée originale ou critique tant que je n’ai pas quitté le service. Mes facultés mentales demeuraient en suspension tandis que j’obéissais à ma hiérarchie. Ceci est typique de quelqu’un qui œuvre au sein de l’armée.”

— Général Smedley Butler (US Marine Corps) —

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L’OTAN, l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, est quand on la regarde de près, la juste image de l’occident de ces deux cents dernières années.

Créée en 1949 en réponse à la création du Pacte de Varsovie unifiant les forces du bloc de l’Est à l’URSS, cette organisation de défense comprenait originellement 12 membres dont la France [1]. Ses statuts stipulent que chaque état membre rejoindra une coalition pour aider un ou plusieurs état(s) membre(s) attaqués. Sa fonction initiale était celle de la défense contre une invasion possible de l’Europe de l’Ouest par l’Union Soviétique, alors ennemi déclaré de “l’occident libre”.

Lorsqu’il devint évident qu’une telle menace ne se produirait pas (ceci était établi dans les états-major dès la fin des années 60), le groupe des intérêts particuliers derrière l’organisation (institutions financières et complexe militaro-industriel utilisant les politiciens des pays respectifs comme messagers de leur dogme impérialiste) recycla l’organisation dans une lutte armée contre l’influence des partis communistes en Europe. Ce fut l’OTAN qui géra l’opération des armées secrètes Gladio en Europe occidentale [2] et fomenta toute une série d’attentats sanglants (dont celui tristement célèbre de la gare de Bologne en 1980), dont les groupements d’extrême gauche furent accusés. Cette politique de la terreur fut mise en place afin de discréditer les partis communistes européens alors puissants et électoralement dangereux. [3]

Côté militaire, l’OTAN sans l’URSS periclitait. Il fallut donc revigorer la pseudo-nécessité de l’alliance. Sans objectif militaire, l’OTAN n’avait plus de raison d’être et donc sa dissolution aurait dû être envisagée, ce qui aurait représenté des centaines de milliards d’Euros de perte sèche pour le complexe militaro-industriel et les faiseurs de guerre. Son obsolescence se devait d’être contrée. Dès lors l’implication des forces militaires de l’OTAN dans la guerre impérialiste en ex-Yougoslavie fut une mane salvatrice tant idéologique qu’économique.

De force de défense, l’alliance devenait une force d’attaque au service des intérêts du grand capital néolibéral fasciste. Depuis les bombardements de la Serbie en 1999, des milliards ont eté pompés pour financer cette organisation terroriste, en plus de son élargissement à des états serviles ou rendus serviles aux intérêts de l’empire anglo-américain; dont les commanditaires banquiers et industriels sont les véritables maîtres d’œuvre de l’incroyable marasme économico-politico-social qui dévaste le monde depuis quelques années.

Non seulement l’OTAN est obsolète et aurait dû être dissoute dès 1992 après la chute de l’URSS (1991), faute de cela elle n’aurait jamais dû être autorisée à devenir ce qu’elle est aujourd’hui: l’armée impérialiste des banquiers. Une armée de conquête, de destruction et de pillage au profit de la haute finance et grosse industrie transnationales.

En cela, l’OTAN est dans la droite lignée de l’impérialisme colonial occidental de ces deux cents et quelques dernières années. L’occident impérialiste et colonial, obnubilé par la suprémacie de la race blanche et son hégémonie globale, dont l’histoire lointaine et récente n’est faite que de guerres, de conquêtes sanglantes, de pillages, de génocides (en Europe et ailleurs: Amérique du Nord et du Sud, Australie, Afrique) et de volonté eugéniste, s’est relancé dans une course au néo-colonialisme effrénée depuis la fin de la seconde guerre mondiale et plus particulièrement depuis la chute de l’autre empire (soviétique) qui forçait quelque peu à un équilibre dans les velléités hégémoniques. Le but ultime est la concentration maximum des biens et richesses dans le moins de mains possible; il est de créer un chaos global qui doit déboucher à terme sur l’avènement d’une gouvernance mondiale dictatoriale privée et donc mener le monde sur le chemin d’un néo-féodalisme général.

L’OTAN est l’organisation terroriste, le bras armé des banquiers et des gros industriels pour parvenir à leur fin, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne pouvant réaliser l’hégémonie seuls.

Les peuples souverains se doivent de reprendre en main le bateau ivre avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons tous réaliser qu’au delà de l’hégémonie mondiale préconisée, c’est l’anihilation de nos sociétés et de nos existences même dont il s’agit. L’OTAN obéit à ses maîtres de la finance et est engagée dans une logique de mort. Elle représente les mêmes tribus colonialistes européennes. Le capitalisme et tout système ne renonçant pas à l’illogisme du marché (comme le communisme autoritaire d’état qu’il soit marxiste-léniniste, trotskyste, maoiste ou autre…) sont des idéologies mortifères d’oppression, de chaos, de destruction et d’anihilation ne profitant qu’à une infime portion de l’humanité, laissant la très vaste majorité dans une désarroi et une misère ignobles.

Rien n’est inéluctable, il suffit pour nous les peuples de dire NON ! en masse et d’arrêter cette folie pendant qu’il en est encore temps. Le futur de l’humanité reside dans la prise de conscience massive de notre universalité dans la coopération, l’entr’aide mutuelle et la fédération volontaire de nos ingénuosités et capacités complémentaires.

Rien d’autre ne nous sauvera de la société totalitaire qui nous est annoncée quotidiennement à grand renfort de propagande par une clique de psychopathes criminels qui transpirent la mort par tous les pores.

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord est le reflet ultime de l’occident criminel dans le miroir de l’Histoire.

 

Références:

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_du_traité_de_l’Atlantique_Nord

[2] http://www.voltairenet.org/Le-terrorisme-non-revendique-de-l

[3] http://www.voltairenet.org/Rapport-Andreotti-sur-l-Operation

et aussi:

http://www.danieleganser.ch/Themen.html

http://www.voltairenet.org/Quand-le-Gladio-fut-decouvert-dans

https://resistance71.wordpress.com/2011/01/07/guerre-contre-le-terrorisme-manipulation-et-intox-mediatique-operation-gladio-bis-repetita-ou-comment-amalgamer-djihadisme-et-anarchisme/