Guerre impérialiste Libye: l’échec de l’OTAN ne doit pas faire oublier ses crimes…

L’OTAN face à l’ingratitude des Libyens

 

par Thierry Meyssan

 

le 11 Juillet 2011

 

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/L-OTAN-face-a-l-ingratitude-des

 

 

La Coalition des volontaires était venue en Libye pour sauver la population civile de la répression du tyran Kadhafi. Quatre mois plus tard, les foules libyennes ont déserté le territoire libéré de Benghazi et se massent dans de gigantesques manifestations anti-OTAN. Confrontée à une réalité politique inattendue, l’armada de l’Alliance atlantique n’a plus de stratégie. Les Italiens ont amorcé leur retrait, les Français cherchent la sortie.

 

Le gouvernement libyen espérait réunir 1 million de personnes, le 1er juillet 2011 à Tripoli, pour manifester contre l’OTAN. À la surprise des autorités tout autant que de l’Alliance atlantique, ils étaient 1,7 million.

111 jours après le début de l’intervention de la Coalition des volontaires en Libye, aucune solution militaire n’est en vue et les experts s’accordent tous à dire que le temps joue en faveur du gouvernement libyen, sauf coup de chance et assassinat de Mouammar el-Kadhafi.

Le 7 juillet, le conseil des ministres italien a réduit de moitié l’engagement du pays à l’effort de guerre et a retiré son porte- hélicoptères. Le président Silvio Berlusconi a déclaré qu’il avait toujours été hostile à ce conflit, mais avait été contraint par son parlement d’y participer.

Le 10 juillet, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a évoqué une solution politique qui passerait par un départ de M. Kadhafi « dans une autre aile de son palais et avec un autre titre ». Vu qu’il n’y a plus de palais, la première condition est de pure forme, quand à la seconde, personne n’en comprend le sens, sinon qu’il s’agit d’une échappatoire sémantique.

Les structures sociales et politiques libyennes sont issues de la culture locale et sont manifestement difficiles à comprendre pour nombre d’Occidentaux. Il s’agit d’un système monocaméral de démocratie participative, qui fonctionne remarquablement bien au niveau local, doublé d’un forum tribal qui ne constitue pas une seconde chambre, un sénat, puisqu’il n’a pas de pouvoir législatif, mais intègre les solidarités claniques dans la vie politique. À ce dispositif, s’ajoute la figure du « Guide », qui ne dispose d’aucun pouvoir légal, mais d’une autorité morale. Nul n’est forcé de lui obéir, mais la plupart le font, comme ils agiraient au sein de leur famille vis-à-vis d’un ainé, bien que rien ne les y contraigne. Dans l’ensemble ce système politique est paisible et les gens ne manifestent aucune peur de la police, excepté lors des tentatives de prise de pouvoir ou encore lors de la mutinerie de la prison d’Abou Salim (1996) qui ont été réprimées de manière particulièrement sanglante.

Ces précisions permettent de percevoir le caractère absurde des buts de guerre de la Coalition des volontaires.

Officiellement celle-ci intervient à l’appel du Conseil de sécurité des Nations unies pour protéger les victimes civiles d’une répression de masse. Mais aujourd’hui, les Libyens sont persuadés que cette répression n’a jamais existé et que l’armée de l’air libyenne n’a jamais bombardé de quartiers de Benghazi ou de Tripoli. La partie de la population libyenne qui a cru ces informations diffusées par les chaînes de télévision internationales s’est ravisée. Les gens, qui ont tous des parents et amis dispersés dans le pays, ont eu le temps de se renseigner sur les dangers encourus par leurs proches et ont conclu qu’ils avaient été intoxiqués.

Sur ce sujet, comme sur bien d’autres, le monde est désormais divisé entre ceux qui croient la version US et ceux qui n’y croient pas. Pour ma part, je réside actuellement à Tripoli dans le quartier réputé hostile à M. Kadhafi qui se serait soulevé contre lui et qui aurait été bombardé par son aviation au début du conflit. Je peux attester qu’il n’y a aucune trace de tels événements, à l’exception d’une voiture brûlée. Les seuls immeubles qui ont été bombardés sont des bâtiments officiels qui ont été tardivement détruits par des missiles de l’OTAN.

Quoi qu’il en soit, les principaux leaders de l’OTAN ont évoqué publiquement un autre but de guerre, que certains membres de la Coalition ne semblent pas partager : la démission de M. Kadhafi, le « changement de régime ». On entre alors dans une confusion inextricable. D’une part, cette exigence n’a aucun fondement juridique au regard des résolutions pertinentes de l’ONU et n’est aucunement liée à l’objectif affiché de protection de populations réprimées. D’autre part, la démission de M. Kadhafi n’a aucun sens puisqu’il ne dispose d’aucune fonction institutionnelle, mais uniquement d’une autorité morale qui ressort des structures sociales et non pas politiques. Enfin, on ne voit pas de quel droit des membres de l’OTAN s’opposent au processus démocratique et décident en lieu et place du peuple libyen qu’il doit écarter un de ses leaders.

Au demeurant, cette confusion confirme que cette guerre répond à des mobiles inavoués qui ne sont pas partagés par tous les membres de la Coalition des volontaires.

Le principe d’une attaque simultanée de la Libye et de la Syrie a été acté par le pouvoir US dans la semaine suivant les attentats du 11 septembre 2001. Il a été exposé publiquement la première fois par John Bolton, alors secrétaire d’État adjoint, dans son discours du 6 mai 2002 intitulé « Au-delà de l’Axe du Mal ». Il a été confirmé par le général Wesley Clark, lors d’un célèbre entretien télévisé, le 2 mars 2007. L’ancien commandeur de l’OTAN y a présenté la liste des États qui seraient successivement attaqués par les États-Unis dans les prochaines années.

Les straussiens [1] avaient prévu d’attaquer initialement l’Afghanistan, l’Irak et l’Iran dans le cadre du « remodelage du Moyen-Orient élargi », puis lors de la seconde phase d’attaquer la Libye, la Syrie et le Liban pour étendre le processus au remodelage du Levant et de l’Afrique du Nord, puis encore dans une troisième phase d’attaquer la Somalie et le Soudan pour remodeler l’Afrique de l’Est.

L’attaque de l’Iran ayant été différée pour des raisons militaires évidentes, nous sommes entrés directement dans la Phase II, sans lien avec les événements réels ou imaginaires de Benghazi. La Coalition des volontaires se trouve embarquée dans un processus qu’elle n’a pas voulu et qui la dépasse.

La stratégie US, mise en œuvre par la France et le Royaume-Uni —associés comme au bon vieux temps de l’expédition de Suez—, était fondée sur une analyse particulièrement fine du système tribal libyen. Sachant que les membres de certaines tribus — principalement les Warfallah— ont été écartés des postes à responsabilité à la suite du putsch manqué de 1993, l’OTAN devait attiser leurs frustrations, les armer et les utiliser comme levier pour renverser le régime et installer un gouvernement pro- occidental. Selon M. Berlusconi, MM. Sarkozy et Cameron auraient indiqué lors d’une réunion des alliés le 19 mars que « la guerre se terminerait quand il y aurait, comme on s’y attend, une révolte de la population de Tripoli contre le régime actuel ».

Cette stratégie a connu son apogée, le 27 avril, avec l’appel de 61 chefs de tribus en faveur du Conseil national de transition. À noter que, dans ce document, il n’est déjà plus question des massacres attribués au « régime » à Benghazi et à Tripoli, mais de son intention supposée de les perpétrer. Les signataires remercient la France et l’Union européenne d’avoir empêché un carnage annoncé et non d’avoir stoppé un carnage en cours.

Depuis cet appel, de manière continue et sans interruption, les tribus de l’opposition se sont ralliées une à une au gouvernement de Tripoli et leurs chefs sont venus faire publiquement allégeance à Mouammar Kadhafi. En réalité ce processus avait commencé bien avant et avait été mis en scène, le 8 mars, lorsque le « Guide » avait reçu l’hommage de chefs de tribu à l’hôtel Rixos, au milieu des journalistes occidentaux transformés en boucliers humains et médusés par cette nouvelle provocation.

Ceci s’explique simplement : l’opposition intérieure à Kadhafi n’avait aucune raison de renverser le régime avant les événements de Benghazi. L’appel du 27 avril se basait sur des informations que les signataires considèrent aujourd’hui comme des intoxications. Dès lors, chacun s’est rallié au gouvernement national pour lutter contre l’agression étrangère. Conformément à la culture musulmane, les rebelles qui ont fait la preuve de leur bonne foi ont été automatiquement pardonnés et incorporés dans les forces nationales.

Peu importe pour notre analyse de savoir si la répression par le régime de Kadhafi est une réalité historique ou une mythe de la propagande occidentale, ce qui compte, c’est de savoir ce que pensent aujourd’hui les Libyens en tant que peuple souverain.

Il faut ici observer le rapport de force politique. Le Conseil national de transition (CNT) n’a pas su se constituer de base sociale. Sa capitale provisoire, Benghazi, était une ville de 800 000 habitants. Des centaines de milliers d’entre eux ont célébré sa création en février. Aujourd’hui la « ville libérée par les rebelles » et « protégée par l’OTAN » est en fait une agglomération morte qui ne compte plus que quelques dizaines de milliers d’habitants, souvent des gens qui n’ont pas les moyens de partir. Les Benghazis n’ont pas fuit les combats, ils ont fuit le nouveau régime.

À l’inverse, le « régime de Kadhafi » a été capable de mobiliser 1,7 million de personnes lors de la manifestation du 1er juillet à Tripoli et il vient de s’engager dans l’organisation de manifestations régionales chaque vendredi. La semaine dernière, ils étaient ainsi plus de 400 000 à Sabha (Sud) et l’on attend une foule identique vendredi à Az Zawiyah (Ouest). Notez bien que ces manifestations sont dirigées contre l’OTAN qui a tué plus d’un millier de leurs compatriotes, détruit les infrastructures non pétrolières du pays et coupé tout approvisionnement par un blocus naval, elles s’articulent autour d’un soutien au « Guide » comme         leader anti-colonialiste, mais ne valent pas nécessairement approbation a posteriori de tous les aspects de sa politique.

En définitive, le peuple libyen a parlé. Pour lui, l’OTAN n’est pas venu le protéger, mais conquérir le pays. C’est Kadhafi qui le protège face à l’agression occidentale.

Dans ces conditions l’OTAN n’a plus de stratégie. Pas de « Plan B ». Rien. Les défections côté Conseil national de transition sont si nombreuses que, selon la plupart des experts, les « forces rebelles » ne comprennent plus qu’entre 800 et 1 000 combattants, certes surarmés par l’Alliance, mais incapables de jouer un rôle significatif sans soutien populaire. Il est probable que les commandos des forces spéciales déployés au sol par l’OTAN sont plus nombreux que les combattants libyens qu’ils encadrent.

Le retrait italien et les déclarations du ministre français de la Défense ne sont pas surprenantes. Malgré sa puissance de feu sans équivalent dans l’Histoire, l’armada de l’OTAN a perdu cette guerre. Non pas bien sûr au plan militaire, mais parce qu’elle a oublié que « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » et qu’elle s’est trompée politiquement. Les hurlements de Washington, qui a réprimandé le ministre français et refuse de perdre la face, n’y changeront rien.

 

Thierry Meyssan

 

[1] Les disciples de Leo Strauss, Ndlr.

 

Source : « L’OTAN face à l’ingratitude des Libyens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 juillet 2011, http://www.voltairenet.org/a170779

6 Réponses vers “Guerre impérialiste Libye: l’échec de l’OTAN ne doit pas faire oublier ses crimes…”

  1. ils devront rendre compte de tous les mensonges perpétrés, média, classe politique le PS y compris et des montages qu’il nous font depuis une décennie et que le réseau Voltaire dévoile.
    je comprends pourquoi Thierry Meyssan est une personne non grata par l’Otan, mais l’excellent travail d’information qu’il fait se répand sur la toile et va toucher de plus en plus de monde, surtout à l’occasion de cette défaite mémorable où l’empire militaro-industriel montre ce qu’il est en réalité à la face du monde et ses laquais, les gouvernements européens, leurs vrai visage et leur pleutrerie.

  2. Tout à fait Emma. Dans la situation actuelle, tout échec de l’OTAN est bon cette organisation ne devant simplement plus exister. Les personnes ayant ordonné des meurtres d’enfants et déversé des tonnes d’uranium sur la Libye devront être jugés, ce qu’autorise la common law en Anglerre ou au Canada. Ailleurs comme en Iran c’est déjà fait.

    Après une telle violation de sa propre charte puis de sa propre résolution les Nations Unies risquent de ne plus être crédibles. Elle s’est dans les fait suicidée.

    L’idée d’en créer une nouvelle sur de nouvelles bases est déjà lancée.

    Quant au rôle plus que trouble de Dimitri Medvedev, il faut espérer que le peuple russe saura tirer les leçons pour 2012, année charnière : présidentielle aux Etats-Unis, en France et en Russie. Le peuple russe est patriote et ne pardonne pas aux traitres.

    Des couches de plus en plus larges de l’humanité se réveillent et malgré l’omerta médiatique, la vérité, qui fuit toujours un peu, est amplifiée par l’internet.

    Il faut donc s’attendre d’une part à une nouvelle couche « ad nauséam » de spectacles sportifs, de films pornographiques d’hyper violence, de mariages princiers, de téléréalité aux scénarios abétissants, et de programmes visant à appuyer sur le bouton « peur ». On se demande si c’est possible d’aller plus loin mais il est toujours possible d’aller plus loin quand la population est devenue un peu plus zombie devant sa télé.

    Et d’autre part si ça ne marche pas à la coupure pure et simple d’internet. L’excellent Thierry Meyssan pourra écrire ses articles et les publier dans un canard inconnu du Vénézuela, de Cuba ou d’Iran. Les chinois ont toute la technologie pour le faire.

    C’est face à ce danger prévisible qu’il faudrait à mon avis se prémunir par avance par la copie étanche des sites d’information libres sur des réseaux comme freenet par exemple (il en existe probablement de comparables).. Ce n’est pas quand les sites auront été débranchés sous différents prétextes juridiques qu’il faudra penser à réagir. http://fr.wikipedia.org/wiki/Freenet

    L’été apporte de bonnes nouvelles. L’empire se casse les dents. Pour paraphraser Churchill si ce n’est pas le commencement de la fin, c’est au moins la fin du commencement.

    Thierry Meyssan a raison de se protéger en Libye ! Il va se retrouver sur une liste d’hommes et de femmes à neutraliser avant la prochaine guerre. Après les journalistes « embeded », il faut s’attendre à des idées orwelliennes pour la prochaine guerre humanitaire du genre « Thierry Meyssan » enlevé par Al Quaïda depuis 680 jours. Comme 99 % de la population ne sait pas qui il est ça passerait. Bien entendu la courageuse tentative de libération tournerait mal et le terroristes auraient exécuté lâchement leurs otages sans défense amaigris par les privations. Il faut s’attendre à tout.

    Cette guerre de Libye bien préparée entre Londres, Paris et Washington capote à cause d’internet. « ils » feront tout pour que la prochaine se fasse sans.

  3. Tout à fait, le 14 juillet ne va pas être un très heureux évènemment^pour Sarkozy, mais c’est un vrai 14 juillet pour la Lybie et son leader Kadhafi va accroitre son prestige dans le monde arabe, avec des places déjà célèbres en Egypte, en Tunisie le pays phare, en Lybie que les vrais démocrates pourront visiter. Sarkozy va prendre des vacances pour se faire oublier et Juppé qui se couvre de ridicule, on voit avec lui que même quand on est un grand technocrate, on peut travailler à des programmes les plus malsains. il a été embarqué dans une galère, où il va porter le plus grand poids de la défaite comme la mère Clinton qui est conspuée un peu partout.

    Et comme il est désavoué, on fait donner du Longuet qui s’entretient avec le 1er ministre lybien, seule et nouvelle personne légitime sur la scène lybienne.

    à suivre….

  4. Depuis quand l’Otan et les USA sont punis de leurs actes diaboliques, comme ils savent personne ne peut rien contre eux, ils font ce qu’ils veulent !! Tant c’est les noirs et les arabes !!!
    C’est un monde pourri, Il n’y a que la loi divine qui peut les punir.

  5. Radia est une indignée comme des milliers de gens qui sont sur les places un peu partout en Europe. En fait ceux qui tirent les ficelles sont coincés. Leurs manœuvres ne peuvent marcher que si elles restent secrètes ou si elles sont suffisamment rapides pour que les médias alternatifs n’aient pas le temps de faire du buz.. Les journalistes vendus prennent le risque de perdre tout ce qui leur reste de crédibilité.

    Ils bombardent la Libye : on découvre un pays peu connu et avec stupéfaction qu’il a un niveau de vie très correct, des prisons presque vides, pas de chômage, une démocratie participative, des usines etc … Israël parle un peu trop de l’Iran ? On apprend que c’est le pays musulman où les juifs ont la plus complète liberté de culte. On parle du Venezuela, c’est pour apprendre qu’on y vit bien, qu’un système de santé se construit et que c’est presque un modèle de révolution exportable. On parle de la Biélorussie : on apprend que les baltes envient les services publics qu’ils ont démantelés et que le peuple soutient son « tyran » etc … .

    Cette campagne ressemble à l’expédition du Mexique de Napoléon III sauf qu’on ne voit pas de Victor Hugo pour vitupérer contre l’impérialisme. Au contraire, les intellectuels à la BHL rampent devant le pouvoir.

    Radia, sauf pure folie de la par des américains, la coalition hétéroclite d’impérialistes a raté son coup. Les Norvégiens; les italiens se retirent, il n’y a plus de bombe au laser. La Libye risque d’être le Sedan électoral de Sarkozy contre l’Allemagne qui s’est elle sagement abstenue de rentrer dans une guerre pareille.

    Là où on peut parler de Dieu, c’est que commencer une guerre immorale sur un tissu de mensonges (jusqu’au niveau d’indexer les pages du ministère des Affaires étrangères à Lybie pour qu’on ne les trouve plus) à toutes les chances de provoquer une indignation massive parmi la population attaquée et lui donner l’avantage psychologique.

    Comme le dit si bien Résistance 71 on y vient ! La balance penche du côté de Khadafi. Il n’y a plus qu’a attendre.

    Cette campagne de Libye est un tournant dans l’histoire mondiale comme Dien Bien Phu; L’appareil militaire franco-anglais va prendre une raclée. On pourra sabrer le champagne et danser la Carmagniole. .

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