Archive pour juin, 2011

guerre impérialiste en Libye: pourquoi Kadhafi est-il l’homme à abattre, au sens littéral du terme, pour l’occident…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , on 24 juin 2011 by Résistance 71

Excellente analyse de Jean Paul Pougala, professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève, que nous relayons avec grand intérêt.

–Résistance 71 —

 

Les vraies raisons de la guerre en Lybie : Voici pourquoi l’Occident veut tuer Kadhafi

 

 

Jean-Paul POUGALA

 

 

Jeudi 23 Juin 2011

 

Url de l’article:

http://www.alterinfo.net/Les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-Lybie-Voici-pourquoi-l-Occident-veut-tuer-Kadhafi_a60277.html

 

 

 

Note : La victimisation de Kadhafi se lit dans cet article, mais celui-ci contient des informations très intéressantes ainsi qu’un autre point de vue qui nous vient du Bénin, nous avons donc fait le choix de le relayer, grâce à GMA , un grand merci à lui. Il va de soi que nous savons à quoi nous en tenir concernant les chefs d’état, installés puis  fustigés -comme Kadhafi- par une élite mondialiste criminelle.

 

Voir aussi :

Maghreb, la patte mondialiste se confirme

Comment la CIA prépare les « révolutions colorées »

Guerres impérialistes en Libye et autres: l’OTAN ou la satellisation des pays européens aux diktats de l’empire anglo-américain traduit le 01/05/2011 –sourcé Global research– par resistance 71. 
avril 2011 
Par La tribune de la capitale

 

-Premier satellite Africain RASCOM 1 
C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ?

Ainsi, la Banque Mondiale , le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans. 
C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire.

Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.

Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique. 


Fonds Monétaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine des Investissements

Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare :

– la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye

– la création dès ce 2011 du Fonds Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège

– la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.

On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fonds Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fonds Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fonds Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes, La France , la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.

Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller ». 


Unions régionales comme frein à la création des Etats Unis d’Afrique

Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée ) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent.

Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne. 
L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort-né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur.

Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine.

C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA , l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.

Kadhafi, l’Africain qui a permis de laver l’humiliation de l’Apartheid

Kadhafi est dans le coeur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid. 
C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; 
arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne. 
Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme.

Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s’arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres 
ce qu’ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier.”

En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela. Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ? 


Ceux qui veulent exporter la démocratie sont ils des démocrates ?

Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France , la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ?

Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie.

Monsieur Obama , Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie. 
La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuelle de jugement et d’appréciation ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France , l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège , le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ?

La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre «Contrat Social » que : « il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais». Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui 
prétendent lui exporter la démocratie à savoir :

1-Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. 
Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités.

Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. 
Sous cet angle, c’est la Lybie qui répond le mieux aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne , des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans. 
Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres. 
On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger. 
Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.

2- Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement. Les Occidentaux se définissent comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les 
trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.

3- L’égalité dans les rangs et dans les fortunes. Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

4- PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion ».

Y-a-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?

Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. 
Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc.

Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ? Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 200, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB. 
La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau.

Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires.

On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les États-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion.

Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : « Malo periculosam libertatem quam quietum servitium -traduction : S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.

Quelles leçons pour l’Afrique?

Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie , l’Egypte, la Libye , l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique.

Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. 
En effet, dans le capital du nouveau Fonds Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun. 
C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.

L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour.

La seule manière de compter, et la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien. 
Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.

Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder le peuple africain.

Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine.

La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec droit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Étrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité.

Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. 
Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains. 
La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.

Genève le 28/03/2011

 

Jean-Paul POUGALA(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur del’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Universitéde la Diplomatie de Genève en Suisse.

« Mort aux vaches, mort aux lois, vive l’Anarchie »… L’ami Georges plus que jamais parmi nous !

Posted in actualité, pédagogie libération, philosophie, résistance politique, société libertaire with tags , , on 23 juin 2011 by Résistance 71

Je n’ai pas l’habitude de dire du mal des collègues, mais…

 

Notre envoyé spécial à Brive-la-Gaillarde a réussi à retrouver l’adjudant Scrogneugneu qui officiait lors de la fameuse échauffourée. On s’assoit !

 

 

Brive, samedi matin. La gare est quasi déserte. Je réussis à trouver un taxi. Direction toute : le marché. Là, ça grouille de monde. Tous les bruits, toutes les odeurs, toute la gouaille d’un vrai marché de province. J’avise une vieille paysanne poilue à souhait qui harangue la foule à propos de ses canards et de ses bottes d’oignons. C’est, à l’évidence, un signe du destin.

— Bonjour madame. Connaîtriez-vous Hécatombe, la chanson de Georges Brassens ?

— Eh, boudiou, tu me prends pour un rastaquouère de la ville ! Bien sûr que je connais !

— Pardon madame. Mais sauriez-vous si l’adjudant Scrogneugneu, qui dirigeait la brigade à l’époque d’Hécatombe, est toujours en vie ?

— Ah, le vieux Amédée. Mais, bien sûr ! Tu vois le Café de la Plage, là. Il doit y être avec ses copains. Et ils ont déjà dû attaquer au blanc !

Quatre très vieux tapent le carton autour d’une bouteille de blanc. L’un d’eux a vraiment une tête de gendarme.

— Adjudant Scrogneugneu ?

— Oui, petitou, c’est pourquoi ?

— Vous en étiez lors de Hécatombe ?

— Et comment ! C’est même moi qui ai raconté l’histoire à Georges, un soir, à Paris. Chez Jeanne. Il était explosé. Il a écrit la chanson en vingt minutes. Nous étions morts de rire.

— Comment cela ?

— Ecoute, petitou, chez nous, ça a toujours été comme ça. Nos femmes sont belles comme la vie. Elles ont de grandes gueules et aiment la castagne. Alors, de temps à autre, dès qu’il s’agit de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie !

— Eh bé ! Mais est-ce vous dont la tête était entre de gigantesques fesses et que l’on a obligé à crier « Mort aux vaches. Mort aux lois. Vive l’anarchie ! » ?

— Obligé, mon cul ! J’aurais fait encore pire pour pouvoir rester davantage au sein de ce merveilleux fessier. Ça me rappelait la mêlée, à l’USB. J’y étais talonneur. Avec Domenech à mes côtés, comme pilier.

— Vous avez conscience de ce que vous êtes en train de dire ?

— Ah, les Parigos, vous êtes bien tous les mêmes. Vous confondez toujours le match et la troisième mi-temps.

— Comment cela ?

— Monsieur le Parisien ignore sans doute qu’à Brive, même si les gendarmes ont cette chance de recevoir des coups de mamelles et de côtoyer les fesses des femmes de la ville, le soir, on boit un coup ensemble en chantant « Mort aux vaches, mort aux lois, vive l’anarchie ! ».

— Une dernière question, mon adjudant. Que pensez-vous de la condamnation d’un jeune homme pour avoir chanté l’Hécatombe devant une gendarmerie ?

— Je n’ai pas l’habitude de dire du mal des collègues, mais là, putain con mes couilles, ils ont dû attraper la maladie de la vache folle. Vous savez, la sarkosite. Ou bien le chef et le proc’ sont des sous-marins de la Fédération anarchiste qui ont décidé de s’amuser aux dépens du ministre de l’Intérieur et du nain. Dans les deux cas de figure, je ne saurais que trop recommander aux camarades, moi qui suis adhérent au Club du livre libertaire – j’ai vu Franck, récemment au salon du livre libertaire de Gaillac –, de lire Le Capitalisme c’est le vol de Jacques Langlois, en vente à la Librairie Publico, qui vient de sortir aux éditions libertaires. Tout y est dit ! Mais, tu bosses pour quel canard ?

Le Monde libertaire.

—   Ah, Le Monde, j’aurais préféré Sud-Ouest, c’est plus lu, et ma mère y est abonnée !

 

Jean Marc Raynaud

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/expressions/14696-je-nai-pas-lhabitude-de-dire-du-mal-des-collegues-mais

Société et évolution: la société matriarcale comme une solution à la dégénérescence induite de notre société.

Posted in actualité, pédagogie libération, philosophie, politique et social with tags , , , , on 22 juin 2011 by Résistance 71

Russel Means est un activiste membre de la Nation Sioux. Il fut un des tous premiers activistes de l’American Indian Movement (A.I.M) et fut un des instigateurs de la révolte de Wounded Knee (Dakota du Sud) en 1973, ou 200 militants natifs prirent la petite ville de Wounded Knee dans la réserve indienne de Pine Ridge en désaccord avec les mesures du gouvernement américain à l’encontre des natifs et de la corruption qui règnait en maîtresse absolue au sein de la bureaucratie étatique du Bureau des Affaires Indiennes.

Les activistes tinrent le siège contre la garde nationale, le FBI et les Marshalls pendant 71 jours qui aboutirent à certains accords. Des combats eurent lieu qui coûtèrent la vie à deux militants de l’A.I.M et les jambes à un agent du FBI. Means fut arrêté et jugé avec un autre responsable de l’A.I.M. Devant les vices de forme éhontés de la procédure et les exactions du FBI pour monter artificiellement le cas contre les deux chefs activistes, le juge fédéral prononça un non-lieu (ce qui était possible en 1973 ne le serait plus aujourd’hui).

Russel Means est un acteur de cinéma (Chingacook aux côtés de Daniel Day Lewis dans « Le dernier des Mohicans » et de nombreux autres films et téléfilms), chanteur, producteur, activiste et pamphlétaire, qui a passé la plus grande partie de sa vie à lutter pour la cause indienne et la nation Sioux, bafouée par des traités non tenus. Il est l’instigateur du retrait unilatéral de la nation Sioux des deux traités qui la lie aux Etats-Unis, ceux de Fort Laramie en 1851 et 1868, que les gouvernements américains n’ont jamais respecté, tout comme ils n’ont jamais respecté aucun des quelques 300 et plus traités signés avec les nations natives depuis l’indépendance de 1776.

La Nation Sioux a créé la République des Lakotas en 2009 qui s’étend sur trois états de l’Union fédérale américaine et est en procédure légale de reconnaissance officielle par les Nations Unies.

Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui à travers le monde et comprendre l’hégémonie de l’empire anglo-américain, il est primordial de comprendre également l’origine du mal, à savoir sur quoi est fondé « la plus grande démocratie du monde », qui n’est en fait qu’une machine à oppresser et à annihiler. Comprendre l’histoire des Etats-Unis, c’est comprendre le pourquoi de leurs exactions. Tout comme comprendre le passé oppresseur et colonialiste de l’Europe et de ses différents empires à travers les époques, éclaire sur les exactions de l’OTAN en ce moment même.

C’est une analyse de l’histoire véritable qui nous fait comprendre aujourd’hui et peut nous faire anticiper demain.

Russel Means nous éclaire ici sur un mode de société équilibré et qui fonctionne: le matriarcat. La nation Sioux n’est pas la seule à vivre en matriarcat, de fait la plupart des sociétés que nous qualifions de « primitives » dans notre arrogance sans borne, fonctionnent sur le principe pacifique et équilibré du matriarcat.

— Résistance 71 —

 

Commentaires sur une société matriarcale vis à vis d’une société patriarcale

Par Russel Means

Novembre 2006

 

url de l’article original:

http://russellmeans.blogspot.com/2006/11/comments-on-patriarchy-vis-vis.html

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Hau Mitaku Oyapi (Bonjour à ma famille du monde entier),

Quelques commentaires sur le patriarcat en opposition au matriarcat: beaucoup de personnes pensent que le matriarcat et le revers de la même pièce que le patriarcat (ainsi générant la peur chez les patriarques); mais en réalité, le matriarcat est un type de société hautement  complexe, très équilibrée dont il faudrait un livre pour en expliquer les rouages et les tenants.

Je vais essayer ici d’en faire une explication simple à titre d’introduction. Mais avant de faire cela, je dois ici expliquer pourquoi, moi, un homme, essaie d’expliquer ce qu’est une société matriarcale. Le matriarcat fut le mode d’existence sociétaire pendant des éons et c’est pourquoi c’est une société complexe. La très grande majorité des peuples indigènes demeurant sur cette planète suivent toujours de nos jours un système matriarcal de société. Pour chaque exception existant, ne fait que confirmer la règle. Mon peuple, les Lakotas, aussi connu sous le nom d’indiens Sioux, est un peuple d’obédience matriarcale. J’ai été élevé dans une maison régit par le matriarcat (NdT: Russel Means a aujourd’hui 72 ans) et quand je me suis marié, je me suis marié dans des maisons matriarques. Je connais mon histoire, je connais mon peuple, ainsi je peux donc parler en connaissance de cause des valeurs du matriarcat.

Le matriarcat est une société équilibrée. Maintenant, lisez attentivement ce qui va suivre et essayez d’avoir à l’esprit une image panoramique de la situation. Dans notre société matriarcale, tous les sexes célèbrent nos forces. Nous sommes une société totalement devouée à ne pas faire de mal ou de blesser les sentiments d’autrui, que ce soit un insecte, un arbre, une grand-mère, la Terre, ou quiconque de vivant. Nous comprenons que toute vie vient d’une seule mère et que c’est notre devoir de respecter notre famille. Une autre explication simple: essayez d’imaginer d’éduquer un enfant sans le mot “non”. Essayez de comprendre comment ces sociétés matriarcales bâtissent des systèmes de clan qui  évite l’inceste à tous les niveaux et donnent la possibilité de résoudre des conflits quasiment instantanément.

Les femmes vivent plus vieux que les hommes et peuvent endurer plus de douleur. Elles sont par là-même plus endurantes que les hommes. C’est une loi naturelle que de bâtir votre système de clan en se basant sur la lignée des femmes. Ajouté à ces forces évidentes, la femelle de l’être humain est la seule créature de toute la vie sur terre qui est purifiée naturellement tous les 28 jours. Toute femme sait que si elle vit en proximité rapprochée d’une autre femme, leur cycle de purification respectif va se synchroniser. Quand elles vivent dans un petit village, elles sont ainsi non seulement synchrone l’une avec l’autre, mais également avec l’univers, qui se manifeste par le biais de la pleine lune. Quand  l’empire catholique roman conquît les barbares du nord, une des façons avec laquelle ils instituèrent le patriarcat, fut avec la création d’Halloween. En d’autres termes, quand les femmes se soustrayaient à la vie commune pour honorer leur cycle de purification, et se réjouissaient entr’elles pendant environ quatre jours, les hommes étaient laissés non seulement avec leurs tâches habituelles, mais aussi avec celles de leurs femmes; ainsi les catholiques romans l’épée dans une main et la bible dans l’autre s’en vinrent pour dire aux hommes que les femmes étaient parties pour pratiquer la sorcellerie et concocter des sorts diaboliques pour rendres les hommes obéissant. Le reste est de l’histoire…

L’évidence maintenant; le patriarcat est une société basée sur la peur où l’homme règne seul. Ainsi cette société est déséquilibrée. Le patriarcat leva sa tête hideuse il y a environ 6000 ans, en même temps que la place économique devenait son outil. Le patriarcat et le système de marché ne peuvent pas exister l’un sans l’autre. Le marché engendre la veûlerie qui engendre les empires. Quand on étudie l’histoire de tous les empires patriarcaux, nous voyons qu’ils font tous la même erreur, encore, et encore et encore et toujours. De la dynastie des Ming, à Kubilaï Kahn en passant par l’Egypte, la Grèce et la Rome antiques, du “soleil qui ne se couche jamais sur l’empire britannique”, à l’Union Soviétique et à aujourd’hui l’empire oppresseur et tortionnaire américain. Rien n’a jamais changé pour le patriarcart, avant ou après Jesus Christ, avant ou après Mahommet, avant ou après le Bouddha etc…

Les patriarques ont peur de tout. Mais de quoi ont t’ils le plus peur ? De la femme. C’est pourquoi depuis près de 6000 ans, ils l’ont diabolisé, déshumanisé, dominé, terrorisé et contrôlé. Dans le patriarcat, y a t’il une seule chose qui ne fait pas peur au patriarque ?

Mon ancêtre Luther Ours Debout écrivit vers les années 1900: “Quand un homme a peur de la forêt, il voudra contrôler la forêt, et ce qu’il ne peut contrôler, il voudra le détruire.”

Ingérence occidentale en Syrie: médias propagandistes contre démonstration populaire…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, média et propagande with tags , , , , on 22 juin 2011 by Résistance 71

Juste histoire de mettre un peu de lumière sur l’envers du décor.

Propagande, contre-propagande et soutien populaire. Une chose est sûre le peuple syrien ne semble pas du tout intéressé à voir une clique d’islamistes salafistes sous contrôle de la CIA et du Mossad prendre le pouvoir dans leur pays…

— Résistance 71 —

 

Mardi 21 Juin 2011: Manifestation monstre pro-gouvernementale en Syrie

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Mardi-21-juin-manifestations

 

Plusieurs millions de Syriens sont descendus dans les rues à travers tout le pays, mardi 21 juin 2011. Les foules étaient particulièrement denses et imposantes à Damas, Alep, Tartous et Homs.

Ils entendent apporter leur soutien au processus de réforme, annoncé la veille par le président Bachar el-Assad lors d’un discours à l’université de Damas.

L’ampleur de ces manifestations, probablement jamais atteint dans l’histoire de la Syrie, montre le soutien populaire massif du « régime » tant décrié par les médias et les responsables politiques occidentaux.

À titre de comparaison, au plus fort des manifestations anti-gouvernementales des trois derniers mois, les protestataires cumulés dans l’ensemble du pays étaient entre 150 000 et 200 000.

Les Syriens, qui vivent dans leur pays et dont les enfants servent sous les drapeaux, ne croient pas aux intox des chaînes satellitaires selon lesquelles ils seraient écrasés sous le joug d’une dictature où la police torturerait les enfants, et où l’armée bombarderait les villages. Ils sont au contraires certains que leur pays est la proie d’une entreprise de déstabilisation par des groupes armées commandés de l’étranger, prélude à une possible agression de l’OTAN.

Selon vous, qui dit vrai : le Peuple syrien ou les médias occidentaux ?

Média et propagande: guerre impérialiste en Libye, quand hurler avec les loups est politiquement correct

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, politique française with tags , , , on 22 juin 2011 by Résistance 71

Appel au meurtre en Libye…

Hurler avec les loups, nouvelle déontologie du journalisme ?

 

Par le Comité Valmy,  le 21 Juin 2011

 

url de l’article original:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1578

 

La Charte d’Ethique Professionnelle des journalistes, du SNJ (mise à jour mars 2011) ne prévoit pas qu’hurler avec les loups permette d’appeler au meurtre. Tout au contraire, elle précise :

…« C’est dans ces conditions qu’un journaliste digne de ce nom :

Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles, mêmes anonymes ;

Respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence ; Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ; …

Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge. »

Charte professionnelle du SNJ dont Jean Guisnel n’est certes pas nécessairement membre

Le magazine « Le Point » daté du mardi 21 juin 2011 publie dans sa rubrique « Défense ouverte » un article signé Jean Guisnel dont la conclusion ressemble fort à un appel au meurtre de Mouammar Kadhafi.

Libye : la Royal Air Force lance un cri d’alarme

Les capacités militaires britanniques ne sont pas extensibles à l’infini. Déjà engagée en Afghanistan, l’armée s’inquiète d’un enlisement en Libye.

C’est un véritable cri d’alarme que le numéro deux de la Royal Air Force, l’Air Vice-Marshal Simon Bryant, vient de lancer aux députés britanniques, repris ce matin par le Daily Telegraph.

Il estime que la capacité de la RAF à conduire des opérations inopinées serait « érodée » si la campagne de Libye devait se poursuivre après le mois de septembre. « Deux opérations simultanées [Afghanistan et Libye] imposent de lourdes contraintes aux équipements et aux personnels », poursuit l’officier, qui ajoute : « Le moral demeure fragile. » Il appuie là où ça fait mal, en affirmant qu’il existe « des préoccupations sur ce qui est perçu comme un manque de direction stratégique, qui réduit la confiance dans les autorités supérieures ».

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/libye-la-royal-air-force-lance-un-cri-d-alarme-21-06-2011-1344321_53.php

Une situation périlleuse

Il paraît aujourd’hui acquis que si la victoire ne survient pas rapidement, c’est-à-dire si le colonel Kadhafi n’est pas ravi d’une façon ou d’une autre à l’affection des siens, les armées britanniques, mais aussi françaises, vont se trouver en posture difficile. Tout est possible, bien sûr, y compris que les militaires fassent des efforts démesurés pour faire marcher la machine de guerre. Mais tout a une limite, y compris leur bonne volonté.

Commentaire :

Jean Guisnel mérite t-il sa carte de presse ?

Bien sûr, animé d’une véritable déontologie il pourrait dénoncer :

les centaines de missiles Tomahawk contenant chacun 300 kgs de produits radioactifs lancés sur les civils tripolitains par les USA en dehors de toute procédure constitutionnelle,

les crimes contre l’Humanité perpétrés par l’OTAN, comme l’assassinat de trois jeunes enfants, qui n’avaient commis qu’une seule faute, celle d’être les petits-enfants du Colonel Kadhafi.

le millions de personnes déplacés, dont 540.000 recensés par l’ONU, entassés dans des camps de fortune au Sud tunisien, sans vivres, sans moyens médicaux, où des épidémies de tuberculose, de gale, de dysenterie et de SIDA se répandent.

Simplement parce que l’OTAN veut absolument créer un nouvel état, une belgique africaine détentrice les puits de pétrole, à côté d’une zone chaotique où tester ses armes de destructions massives sur les flux de migrants, tout en créant un psychose en Europe qui aboutirait à faire applaudir les populations effrayés des hordes africaines que l’OTAN serait seul à tenir hors d’Europe.

Mais Jean Guisnel, à défaut d’informer, ferait bien de s’informer : OBAMA est sous le coup d’une procédure de destitution pour n’avoir pas d’autorisation parlementaire d’engager les USA dans cette guerre, des procédures pour crimes contre l’Humanité sont pendantes devant plusieurs juridictions, etc.

Pour rester du côté du manche, ne devrait-il pas envisager un peu de retenue, si jamais il devait, peut-être bientôt, retourner discrètement sa veste ?

 

Média et propagande: Révision orwellienne du concept de « théorie du complot »…

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, presse et média, résistance politique with tags , , , , , , on 21 juin 2011 by Résistance 71

Le 11 Septembre et la redéfinition orwellienne de la “théorie du complot”

 

 

 

Par Paul Craig Roberts

 

 

Le 20 Juin 2011,

 

 

Url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25339

 

 

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

 

Profitant de notre inattention, la théorie de la conspiration a été redéfinie de manière orwellienne.

Une “théorie du complot” ne veut plus du tout désigner un évènement qui s’explique par une conspiration. Au lieu de cela, c’est maintenant une explication ou même un fait qui est en dehors de la ligne d’explication du gouvernement et de ses proxénètes des médias.

Par exemple, les diffusions des nouvelles de la  chaîne de télévision Russia Today (RT) ont été étiquettées de théories du complot par le New York Times simplement parce que les rapports d’information et opinions que RT exprime ne sont pas ceux que le New York Times rapporte et le gouvernement américain ne les entérine pas.

En d’autres termes, comme la vérité devient inconfortable pour le gouvernement et son ministère de la propagande, la vérité est redéfinie comme une théorie du complot, ce qui veut dire que cela est une explication risible et absurde que nous devons ignorer.

Quand une quantité importante de livres très documentés, de documents gouvernementaux déclassifiés et des compte-rendus de témoins oculaires ont établi que Oswald n’était pas l’assassin du président J.F. Kennedy, la recherche volumineuse, les documents du gouvernement et les témoignages vérifiés furent tous estampillés “théorie de la conspiration”.

En d’autres termes, la vérité sur l’évènement est inacceptable pour les autorités et le ministère de la propagande qui représente les intérêts des autorités.

L’exemple le plus pur de la façon dont les Américains sont protégés de la vérité est la réponse des médias (y compris beaucoup de sites internet) au nombre important et croissant de professionnels qui trouvent l’explication officielle du 11 Septembre 2001 inconsistante avec tout ce qu’eux en tant qu’experts, connaissent à propos de la physique, de la chimie, de l’ingénierie structurelle, de l’architecture, des incendies, des dommages structurels, du pilotage d’avion commerciaux, des procédures de sécurité des Etats-Unis d’Amérique, des capacités du NORAD, du contrôle aérien, de la sécurité des aéroports et autres matières relevantes au sujet. Ces experts, qui se chiffrent par milliers, ont été réduits au silence par une clique de bons à rien dans les médias qui qualifient les experts de “théoriciens du complot”.

Et ceci en dépit du fait que l’explication officielle entérinée par les médias officiels est la plus extravagante théorie du complot jamais vue dans l’histoire humaine.

Prenons une minute pour nous re-familiariser avec l’explication officielle, qui n’est pas du tout considérée comme théorie du complot, malgré le fait qu’elle comprend une incroyable conspiration. La vérité officielle est qu’une poignée de jeunes musulmans arabes, qui ne pouvaient pas piloter d’avions, pour la plupart des Saoudiens, qui ne venaient ni d’Irak, ni d’Afghanistan, ont déjoué non seulement la CIA et le FBI, mais aussi les 16 agences de renseignement américaines et toutes les agences de renseignement alliées incluant le Mossad israélien, dont on dit qu’il a inflitré toutes les organisations terroristes et qui assassinent ceux que le Mossad classifie comme terroristes.

En plus donc, d’avoir déjoué toutes ces agences de renseignement, cette poignée de jeunes Saoudiens a aussi déjoué le Conseil National de la Sécurité, le département d’état, le NORAD, quatre fois la sécurité des aéroports dans la même heure le même matin, le traffic aérien, ont provoqué une incapacité pour l’armée de l’air états-unienne de faire décoller ses appareils d’interception et causé l’effondrement soudain en quelques secondes de trois bâtiments remarquablement bien construits et résistants, incluant un qui ne fut touché par aucun avion, tout cela en résultat de dégâts structurels minimes et de petits incendies à durée de vie très courte qui n’ont brûlés que quelques étages.

Les terroristes saoudiens furent même capables de vaincre les lois de la physique et d’occasionner l’effondrement à la vitesse de la chute libre pendant quelques secondes de la tour 7 du WTC, ce qui demeure une impossibilité physique en l’absence d’explosifs utilisés pour les démolitions contrôlées de bâtiments.

L’histoire que le gouvernement et les médias nous ont raconté relève d’une conspiration gigantesque, un script de film de James Bond même. Toujours est-il que quiconque doute de cette théorie improbable du complot est étiquetté comme sans importance par les médias à la botte.

Quiconque croit un architecte, un ingénieur du bâtiment ou un expert en démolition disant que les vidéos montrent que les bâtiments explosent et ne s’écroulent pas, quiconque croit un docteur en physique qui dit que la version officielle est inconsistante avec ce que nous connaissons des lois de la physique, quiconque croit des pilotes experts qui témoignent du fait que des pilotes novices peu entrainés n’ont pas pu piloter ces avions dans ce type de manœuvres aériennes, quiconque croit la centaine plus d’éléments des premiers secours qui témoignèrent non seulement avoir entendu des explosions, mais en avoir fait eux-mêmes l’expérience sur le terrain, quiconque croit le professeur de chimie Niels Harrit de l’université de Copenhague qui rapporte explicitement avoir retrouvé des éléments de nano-thermite (NdT: explosif puissant utilisé en démolition et dont les éléments retrouvé dans les poussières du WTC ne peuvent avoir qu’une origine militaire) dans des échantillons de poussière provenant des tours du  WTC; quiconque est convaincu par ces experts au lieu de la propagande idoine est étiquetté comme frapadingue.

Aux Etats-Unis aujourd’hui, et de manière croissante à travers le monde occidental, les faits bruts et les véritables explications ont été relégués au rang de plaisanteries farfelues. Seules les personnes qui croient aux mensonges sont socialement approuvées et acceptées comme citoyens patriotes.

De fait, un écrivain ou un journaliste ,n’ont pas la permission de donner écho aux trouvailles des sceptiques de la version officielle du 11 Septembre. En d’autres termes, le simple fait de rapporter les trouvailles du professeur Harrit veut maintenant dire que vous êtes d’accord avec celles-ci ou que vous les trouvez valides. Tout le monde dans les médias écrits et audiovisuels américains sait qu’ils seront immédiatement virés s’ils rapportaient les recherches du professeur Harrit, même en plaisantant. Ainsi, alors même que le professeur Harrit a mentionné ses recherches et trouvailles à la télévision en Europe et a donné des conférences rendant largement compte de ses travaux dans des universités canadiennes, le fait que lui et l’équipe de chercheurs internationaux qui l’a accompagnée dans son travail, aient trouvé de la nano-thermite intacte dans les poussières du WTC et ont offert des échantillons à bon nombre d’autres scientifiques pour les examiner également, n’a aussi loin que je le sache, jamais été rapporté dans les médias américains.

Même les sites internet dont je suis parmi les favoris des lecteurs, ne m’autoriseront pas à rapporter les découvertes du professeur Harrit.

Comme je l’ai dit plus tôt, j’ai moi-même eu une expérience avec un journaliste du Huffington Post qui était content de pouvoir interviewer un membre appointé de l’administration Reagan qui était en désaccord avec les guerres des républicains au Moyen-Orient. Après avoir publié l’interview que je lui ai accordé à sa demande, il fut terrifié d’apprendre que j’avais rapporté les trouvailles d’enquêteurs sur le 11 Septembre. Pour protéger sa carrière, il se dépêcha d’insérer dans l’interview publiée en ligne, que mes vues sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak pouvaient être ignorées car j’avais rapporté sur des recherches inacceptable concernant le 11 Septembre.

Le manque de volonté ou l’incapacité d’émettre un point de vue concernant le 11 septembre différent de celui de la voix officielle condamne beaucoup de sites internet opposés aux guerres et au développement de l’état policier états-unien à une certaine inutilité. Ces sites, pour quelque raison que ce soit, acceptent la version officielle du gouvernement concernant le 11 Septembre, mais ils sont opposés à “la guerre contre le terrorisme” et à l’état policier, qui sont les conséquences directes de l’acceptation de l’explication du gouvernement. Essayer de s’opposer aux conséquences d’un évènement pour equel vous en acceptez l’explication est une tâche impossible.

Si vous croyez que les Etats-Unis ont été attaqués par des terroristes musulmans et qu’ils sont susceptibles d’être le récipiendaire de nouvelles attaques, alors une “guerre contre la terreur” et un état policier pour éradiquer le terrorisme deviennent nécessaires pour donner plus de sécurité aux Américains. L’idée qu’un état policier et une guerre ouverte sans fin serait de plus dangereuses menaces pour le peuple américain est une pensée interdite.

Un pays dont la population a été formatée pour accepter la parole du gouvernement et à ostraciser ceux qui la questionne est un pays sans liberté dans son futur.

 

Dr. Paul Craig Roberts était l’assistant secrétaire au trésor de l’administration Reagan (secrétaire d’état aux finances chez nous), éditeur associé au Wall Street Journal, Senior Research Fellow de la Hoover Institution, Stanford University, il tînt la chaire William E. Simon Chair de Politique Economique, Center for Strategic and International Studies, Georgetown University.

Il est l’auteur et le co-auteur de neuf livres et a témoigné devant des commissions d’enquête du congrès américain en trente différentes occasions.

 

 

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… 3ème partie —

Posted in actualité, crise mondiale, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 20 juin 2011 by Résistance 71

1 ère partie

2 ème partie

4ème partie

5ème partie

6ème partie

 

Réfutation des propositions d’une connexion biologique pour les produits pétroliers naturels

 

Dr. J.F. Kenney, Institut de Physique Terrestre, Académie des Sciences, Moscou & Gas Resources Corporation, Houston, TX, USA

Dr. Y. F. Shnyukov de l’Académie Nationale des Sciences d’Ukraine

Dr. V.A. Krayushkin de l’Institut des Sciences Géologiques, Kiev, Ukraine

Dr. I.K. Karpov, Institut de Géochimie de l’Académie des Sciences de Russie, Irkoutsk, Russie

Dr. V.G. Kutcherov, Université d’État du Gaz et du Pétrole, Moscou, Russie

Dr. I.N. Plotnikova de la compagnie nationale pétrolière du Tatarstan (TatNeft S.A), Kazan, Russie

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/DisposalBioClaims.htm

 

 ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Introduction:

Avec la reconnaissance du fait que les lois de la thermodynamique prohibe l’évolution spontanée d’hydrocarbones liquides dans un régime de température et de pression caractéristique de celui rencontré dans la croûte terrestre, nous ne devrions pas nous attendre à ce qu’il existe une preuve scientifique évidente suggérant qu’un tel processus pourrait de fait se produire. Conséquemment et de manière correcte il n’y en a pas de preuve scientifique.

Néanmoins, et de manière surprenante, nous trouvons de manière continue des allégations diverses qui se voudraient “preuves” constitutives que le pétrole naturel proviendrait d’une certaine manière (et miraculeusement) de matière biologique. Dans ce court article, ces assertions sont sujettes à une attention scientifique, démontrées comme étant sans fondement et réfutées.

Les propositions qui tendent à vouloir prouver qu’il y ait un rapport entre le pétrole naturel et de la matière biologique peuvent être classifiées grosso-modo en deux catégories: les propositions faites sur une base du “ressemble/provient de” et celles faites sur une base de “propriétés similaires/ provient de”.

La première catégorie de propositions applique une ligne de déraisonnement comme suit: l’argument se formule ainsi; parce certaines molécules que l’on trouve dans le pétrole brut naturel “ressemblent” à certaines autres molécules trouvées dans d’autres systèmes biologiques, donc elles doivent venir d’un environnement biologique. Une telle notion est équivalent à soutenir le fait que les éléphants ont des défenses parce que ces animaux doivent sûrement manger des touches de piano.

Parfois, les propositions du “ressemble/provient de” stipulent que certaines molécules trouvées dans le pétrole naturel sont des molécules biologiques, et n’évoluent seulement que dans des systèmes biologiques. Ces molécules ont souvent été baptisées “marqueurs biologiques”.

La correction scientifique se doit d’être établie sans équivoque possible: Il n’y a jamais eu d’observation de molécules biologiques spécifiques dans le pétrole naturel, à l’exception de contaminants. Le pétrole est un excellent solvant pour les composés carbonés et dans les strates sédimentaires d’ou est souvent extrait le pétrole, celui-ci absorbe en solution beaucoup de matériaux carbonés ceci incluant des détritus biologiques. Quoi qu’il en soit, ces contaminants ne sont pas liés au solvant pétrole. Les hypothèses au sujet de ces “marqueurs biologiques” ont été scrupuleusement discréditées par les observations faites de ces molécules émanant de l’intérieur d’anciennes météorites abiotiques et aussi dans bien des cas par des synthèses de laboratoire réalisées sous des conditions imposées mimiquant l’environnement naturel. Dans la discussion qui s’ensuit plus bas, les arguments amenés à propos des molécules de porphyrine et d’isoprénoïde font l’objet d’une attention particulière, car beaucoup des cette argumentation “ressemble / provient de” est issue de ces composants.

L’argument “propriétés similaires / provient de” implique un phénomène péculier avec lequel des personnes qui ne travaillent pas dans la profession scientifique ne seront pas familières. Ceci inclut l’argument du “déséquilibre de l’abondance entre pair et impair, les arguments concernant “l’isotope de carbone” et les arguments concernant “l’activité optique”. Le premier argument, celui du “pair-impair” a été démontré comme n’étant pas lié à aucune propriété biologique. Le second, celui de “l’isotope de carbone”, a été démontré comme étant dépendant d’une mesure d’une obscure propriété des fluides carbonés qui ne peut pas être considérée comme étant une mesure fiable de l’origine. Le troisième argument, celui de “l’activité optique” a droit à une étude particulière, car les observations de l’activité optique dans le pétrole naturel ont été adulées comme étant “la preuve” de quelque “origine biologique” du pétrole. Ceci a été discrédité il y a déjà plusieurs décennies par l’observation de l’activité optique de matériau pétrolifère extrait de l’intérieur de météorites carbonées. De manière plus signifiante, une analyse récente, qui a résolue le grand problème non résolu du passé sur la génèse de l’activité optique dans les fluides biotiques, a établi que le phénomène de l’activité optique est une conséquence thermodynamique inévitable de la phase de stabilité des fluides multi-composés sous hautes pressions. De la sorte, l’observation de l’activité optique dans le pétrole naturel est totalement consistante avec avec les résultats de l’analyse thermodynamique de la stabilité du système hydrogène-carbone [H-C], qui établit que les molécules d’hydrocarbones plus lourdes que le méthane et tout particulièrement les hydrocarbones liquides, se développent spontanément à hautes pressions, pressions comparables à celles nécessaires à la formation du diamand.

Il y a deux sujets qui sont particulièrement utiles pour détruire les arguments divers et fallacieux en rapport avec un lien supposé entre le pétrole brut et de la matière organique: les observations intensives faites de matériaux carbonés provenant de météorites charbonneux (NdT: ou contenant du carbone) ainsi que les produits de réaction du processus de Fisher-Tropsch. Parce que ceci est tres important, un bref exposé de ces deux choses est de rigueur.

Les météorites contenant du carbone (charbonneuses)

Les météorites contenant du carbone, incluant particulièrement les chondrites carbonées sont des météorites dont la composition chimique comporte du carbone en quantité allant de quelques dixièmes de pourcent à approximativement 6% de la masse. L’âge de ces météorites contenant du carbone est en général de l’ordre de 3 à 4,4 milliards d’années et leur origine très clairement abiotique. La structure minérale de ces roches établit que ces météorites carbonées ont existé à de très basses températures, bien plus basses que le point de congélation de l’eau, de manière effective depuis le temps de leur formation originelle. Une telle histoire thermique de ces météorites à carbone élimine toute possibilité qu’il y ait jamais eu une vie ou même de la matière biologique sur celles-ci. Les preuves obtenues par les recherches scientifiques sur le matériau carboné de l’intérieur de ces météorites ont détruit beaucoup des affirmations qui cherchent à établir une connexion biologique entre le pétrole et la matière biologique.

De manière signifiante, la plupart du matériau carboné des météorites charbonneuses consiste en des hydrocarbones existant à la fois sous forme solide et sous forme liquide. (1, 5, 7, 8). Néanmoins, le matériau pétrolifère contenu dans les météorites carbonées ne peut pas être considéré comme étant à l’origine du pétrole naturel trouvé près de la surface terrestre. Le dégagememt de chaleur qui inévitablement a accompagné le processus d’impact durant l’accumulation de météorites dans la Terre à l’époque de sa formation, aurait sans nul doute causée la décomposition de la plupart des molécules d’hydrocarbones contenus. Les météorites carbonés ont donné à la Terre son carbone (même délivré sous forme d’hydrocarbones), mais pas ses hydrocarbones ou son pétrole naturel. Les processus par lesquels les hydrocarbones évoluent du matériel natif, originel de la Terre sont décrits et démontrés par la suite.

Le processus de Fischer-Tropsch

Le processus de Fischer-Tropsch est la technique industrielle la plus connue pour la synthèse des hydrocarbones et a été utilisé depuis plus de soixante-quinze ans. Ce processus de Fischer-Tropsch fait réagir le monoxyde de carbone et l’hydrogène dans des conditions de synthèse d’approximativement 150 bars et 700 degrés Kelvin (K), en présence de ThO2, MgO, Al2O3, MnO, des argiles et les catalystes Ni, Co et Fe. Les réactions sont les suivantes:

nCO + 2nH2 ———> nH2O + CnH2n

(NiCo)

Quand un catalyste fer (Fe) est utilisé la synthèse Fischer-Tropsch procède en accord avec cette réaction:

2nCO + nH2 ————> nCO2 + CnH2n

(Fe)

Le résultat du processus est approximativement 200g d’hydrocarbones pour 1m3 de mixture CO et H2. Pendant la seconde guerre mondiale, la production de carburants liquides par le processus de Fischer-Tropsch fut utilisé de manière extensive en Allemagne, approximativement 600 000 tonnes de carburant synthétique furent produites en 1943.

Les produits de la réaction de Fischer-Tropsch ne sont métastables que dans les conditions thermodynamiques de leur synthèse; à une pression d’environ 150 bars seulement et 700oK, la destruction des hydrocarbones liquides est inévitable. Pendant la réaction induite par le processus, les produits en résultant sont rapidement refroidis et placés dans des conditions de moindre pression. L’environnement naturel ne mimique pas l’environnement du processus de Fischer-Tropsch qui est très contrôlé, hautement régulé de manière industrielle. Le processus de Fischer-Tropsch ne peut pas être considéré pour la génèse de pétrole naturel.

Les propositions spécieuses des “marqueurs biologiques”: l’irelevance de la présence de porphyrines et similairement d’isoprenoïdes, de pristane, de phytane, de clorins, de terpines, de cholestane etc, dans le pétrole naturel

On peut lire dans presque tous les livres d’étude référence publiés en anglais et disant s’intéresser au sujet de la géologie pétrolière, diverses propositions faites expliquant que la présence de certaines molécules trouvées dans le pétrole naturel constitue l’évidence ou même la “preuve”, que le pétrole a évolué de matière organique. Ces molécules appelées évidences d’une connexion biologique incluent des molécules comme les porphyrines, les isopenoïdes, pristane, phytane, cholestane, terpines , clorines etc. Des recherches poussés ont prouvé ces affirmations comme étant sans fondement. Pristane et phytane sont simplement des alkanes ramifiés de la classe isoprenoïde. Cholestane, C2H48 est un véritable hydrocarbone hautement réduit, mais ne dopit pas être confondu avec la molécule oxydée, biotique de cholestérol. Cholestane et cholestérol ont une structure géométrique similaire et partagent la même structure carbonée, là s’arrête la similitude. Cholestane est un constituant du pétrole naturel, le cholestérol ne l’est pas. De manière significante, le processus de Fischer-Tropsch produit des isoprenoïdes, incluant phytane et pristine.

Les éléments d’origine biogénique véritable tels que les spores fossiles ou le pollen, sont effectivement souvent observés dans le pétrole brut, et trop souvent étiquettés à tort “marqueurs biologiques”, ainsi établissant une relation supposée entre le pétrole naturel et le matériel biologique. Une recherche attentive de la question a établi que les matériaux biologiques se sont lentement infiltrés en solution dans le pétrole brut depuis des matériaux organiques enfouis dans les réservoirs (typiquement sédimentaires) de roches d’où le pétrole a été pris.

Bien au contraire, les matériaux indiscutablement biologiques tels les spores et le pollen que l’on trouve dans le pétrole brut peuvent être en fait considérés comme des “marqueurs abiotiques” de l’origine du pétrole. Par exemple, le pétrole brut trouvé dans des réservoirs rocheux de l’âge permien contient toujours des spores et des pollen non seulement de la période du Permien, mais aussi des spore et des pollen d’âges plus anciens, comme par exemple du Carbonifère, Dévonien et Précambrien, dans des pétroles recherchés au Tatarstan en Russie. Dans la même région et dans d’autres portions de la province géologique de la Volga-Oural, les pétroles bruts se trouvant dans des sédiments du Carbonifère sont caractérisés par des concentrations de spores d’âges s’étalant du Carbonifère jusqu’aun Précambrien, et les bruts trouvés dans des strates de grès contiennent des spores du Dévonien jusqu’au Précambrien.

Les types de porphyres, isoprénoïdes, terpines et clorines, trouvés dans le pétrole naturel ont été observés dans des échantillons de l’intérieur de pas moins de cinquante-quatre météorites, incluant des météorites amphorétiques (Chainpur, Ngavi, Semarkona), des chondrites de bronze (Charis, Ghubara, Kulp, Tieschitz), chondrites charbonneuses des quatre classes pétrologiques (Alais, Bali, Bells, Cols Bockeveld, Eracot, Felix, Groznaia, Haripura, Ivuna, Kaba, Kainsaz, Karoonda, Lance, Mighei, Mokoia, Murchison, Murrey, Orgueil, Ornans, Pseudo, Renazzo, Santa Cruz, StCapraix, Staroye Boriskino, Tonk, Vigarano, Warrenton), des météorites enstatiques (Abee, Hvittis, Indarkh), des chondrites hypersthène (Bishunpur, Bruderheim, Gallingebirge, Holbrook, Homestead, Krymka), des météorites ferreuses (Arus, Yardymli, Burgavli, Canyon Diabolo, Odessa, Toluca), des météorites aubrites (Norton County) et des météorites ureillite (Dyalpur, Goalpara, Novo Urei).

Les observations de ces molécules dans des météorites précisément discréditent les affirmations que leur présence dans le pétrole naturel constitue une évidence d’une connexion biologique de la formation du pétrole. Parce que des affirmations vigoureuses (et erronnées) sont souvent faites à partir du cas des porphyrines observés dans le pétrole naturel, ces molécules seront envisagées plus en détail.

Les porphyrines comprennent une classe de molécules cycliques ionophères, une classe spéciale de ligands polydentate pour les métaux. Les porphyrines sont lourdes et sont des molécules planes chélatantes que l’on trouve à la fois dans les systèmes biotiques et abiotiques. Certaines molécules de porphyrines ont une signifiance biologique spéciale: la vitamine B12, la chlorophylle, la porphyrine qui est l’agent du processus de la photosynthèse chez les plantes, ainsi que la molécule d’hème, le composant de porphyrine de la proteine hémoglobine qui est la responsable du transport de l’oxygène dans le système sanguin des mammifères. Comme exemple du poids moléculaire important des porphyrines, l’hémoglobine a la formule chimique empirique suivante: [C738H1166O208N203S2Fe]4.

Ni la vitamine B12, ni la chlorophylle, ni même l’hème (ou l’hémoglobine), ni quelque porphyrine biotique que ce soit, n’ont jamais été observés comme composant du pétrole naturel.

Les molécules de porphyrine trouvées dans le pétrole naturel possèdent des groupes différents de ceux de la chlorophylle ou de l’hème. L’élément métallique central de chélate dans la chlorophylle est toujours le magnésium; dans l’hème c’est le fer. Dans les molécules de porphyrines trouvées dans le pétrole naturel, l’élément métallique central de chélate trouvé est typiquement le vanadium ou le nickel.

Comment précedemment dit, les molécules de porphyrines évoluent à al fois de manière biologique et de manière non biologique. Pendant les années 1960 et 1970, des molécules de porphyrines, qui sont les mêmes que celles provenant du pétrole terrestre, furent observées dans les fluides hydrocarbonés extraits de l’intérieur des météorites contenant du carbone.

Les observations de porphyrines de type pétrolier dans les hydrocarbones fluides extraits de l’intérieur de ces météorites carbonées annihilèrent a fortiori, les affirmations que ce types de molécules constituent la “preuve” d’une connexion entre le pétrole et une matière biologique. De plus, aprés l’observation de ces molécules de porphyrines dans les météorites carbonées, ces molécules de type pétrolier furent synthétisées de manière abiotique en laboratoire sous des conditions spécifiques de thermodynamique chimique établies pour mimiquer les conditions abiotiques des météorites. (8, 14)

Les affirmations par la “preuve par la porphyrine” furent annihilées par les études des météorites contenant du carbone faites il y a approximativement trente ans et ceci un fait connu et établi dans la communauté des scientifiques travaillant dans le domaine du pétrole. Tous les composants identifiés comme “marqueurs biologiques” et non autrement identifiés comme étant des contaminants, ont été soit observés dans les fluides extraits des météorites, ou synthétisés en laboratoire dans des conditions comparables à celles de la croûte terrestre, ou les deux.

Ces faits scientifiques et leur connaissance de fait, sont éludés dans la mesure où tous les livres de référence publiés en langue anglaise sur le sujet de la géologie du pétrole, incluant ceux cités au dessus, continuent de répéter les vieilles affirmations discréditées que la présence de porphyrines (abiotique) dans le pétrole naturel est une preuve de son origine biologique. Ces assertions, quelques trente ans après avoir été démontrées scientifiquement fausses et insoutenables, doivent être reconnues purement et simplement comme une fraude intellectuelle.

Les affirmations d’abondance “pair-impair”, impliquant le petit déséquilibre de l’abondance relative de molécules linéaires d’hydrocarbones contenant un nombre impair d’atomes de carbone, comparé à ses homolgues contenant un nombre pair

Ces affirmations concernant le déséquilibre des molécules linéaires contenant des nombres pairs et impairs, respectivement, d’atomes de carbone est un autre type de l’argument “les constituants de pétrole naturel ont ‘les mêmes propriétés’ que les constituants des systèmes biologiques, d’une certaine manière, et donc le pétrole a dû évoluer à partir de matière biologique.” Aucun adolescent intelligent dans un Lycée russe, allemand, hollandais ou suisse, accepterait ce type de raisonnement. Quoi qu’il en soit, ce genre d’arguments et d’affirmations sont régulièrement avancés dans les livres d’étude de langue anglaise se rapportant avec l’étude géologique du pétrole. Ces affirmations sont démontrées ici être sans mérite et scientifiquement infondées.

Le pétrole naturel est un mélange de molécules d’hydrocarbones de plusieurs classes. La classe la plus courante de molécules rencontrées dans le pétrole est celui des alcanes normaux, ou n-alcanes, qui ont la formule chimique CnH2n+2 et une structure en chaîne (comme noté dans le premier article). Par exemple n-octane, C8H18 a la structure montrée sur la figure 1 (NdT: les figures sont dans l’article original en anglais que nous vous invitons à consulter ici: http://www.gasresources.net/DisposalBioClaims.htm ). Pour être plus correct, les atomes de carbone ne s’alignent pas exactement en ligne droite, une image plus réaliste d’un n-octane représentant ses propriétés géométriques, est représentée sur la figure 2, où n-C8H18 est dessiné sur un schéma “bâton et boules”. Quoiqu’il en soit, sur les deux figures, la chaîne d’aspect linéaire de la molécule n-alcane est montrée clairement.

De manière similaire au cyclohexane décrit dans le premier article, l’hydrocarbone n-C8H18 est relié géométriquement à une ou plusieurs molécules biologique par substitution de quelques uns de ses atomes d’hydrogène par des radicaux OH.De manière spécifique, si un des atome d’hydrogène de chaque atome de carbone du c-C8H18 était remplacé par un radical OH, la molécule résiltante serait n-C8H18O8, représentant un hydrate de carbone, comme montré dans la figure 3, un sucre simple lié au fructose (et dont le potentiel chimique est d’environ 2 500 cal moindre que celui du n-octane).

Dans une distribution de molécules d’hydrocarbones linéaires comprises dans le pétrole naturel, l’apparence n-alcanes en chaîne manifeste un léger déséquilibre de profusion qui favorise les molécules ayant un nombre d’atomes de carbone impair, en comparaison d’avec ceux ayant un nombre pair. De manière similaire, une distribution de molécules biologiques linéaires, comme celles en chaîne des hydrates de carbone, mainfeste également un léger déséquilibre des molécules possédant un nombre d’atomes de carbone impair, toujours en comparaison de ceux ayant un nombre pair. De cette modeste et quelque peu obscure similarité émanant du déséquilibre de la profusion impair-pair, des suppositions ont été faites que les hydrocarbones proviennent de matière biologique. Bien sûr, la seconde loi de la thermodynamique prohibe ce fait, ce qui devrait annihiler ces assertions.

Une recherche simple sur des hydrocarbones générés de matière abiotique manifeste également ce déséquilibre impair-pair de la profusion moléculaire pour les molécules linéaires. Les produits de la réaction de Fischer-Tropsch également comme le font à la fois le pétrole naturel aussi bien que les molécules biologiques.

Un exemple spécifique de la génèse inévitable des molécules d’hydrocarbones, qui manifestent les déséquilibres impair-pair des molécules linéaires a été démontré par Zemanian, Streett et Zollweg il y a plus de quinze ans. Zemanian et al. ont démontré la génèse d’hydrocarbones lourds et liquides sous hautes pressions et températures à partir d’une mixture de méthane et de propane. En particulier, Zemanian et al. on mesuré les profusions relatives des molécules de chaînes linéaires d’hydrocarbones. Leurs observations du déséquilbre de la profusion, et du léger excès, des molécules des hydrocarbones linéaires en chaîne avec un nombre d’atomes de carbone pair est documenté ici pages 63-64.18

“Ces résultats sont aussi notables quand on considère le ratio de nombre d’atomes de carbone pair-impair du pétrole. Un des arguments d’une origine biotique du pétrole a été que ces fluides marquent généralement une petite prévalence pour les atomes impairs d’hydrocarbones. Il est aussi connu que les organismes vivants produisent une chaîne comportant de manière primordiale des un nombre d’atomes de carbone impair (des hydrates de carbone). Les processus abiotique ont été présumés produire des hydrocarbones à un nombre d’atomes de carbone pair et impair grosso modo équivalent. Les résultats de notre travail démontrent que cette présomption est fausse. Les chimies abiotique et biotique des hydrocarbones favorisent des réactions impliquant deux carbones au lieu de réaction favorisant un carbone, menant à des réacteurs préférés de molécules à chaîne impaire.”

Il convient ici de noter que l’affirmation du “déséquilibre du nombre pair-impair d’atomes de carbone” comme étant une preuve (sic) d’une origine biologique du pétrole, a été rejettée par des physiciens et des mécaniciens de la statisque compétents, presqu’immédiatement après qu’elle fut introduite. Ce déséquilibre pair-impair est simplement le résultat d’une propriété directionnelle du lien covalent couplée avec la géométrie des molécules linéaires.

Le phénomène de l’activité optique dans le pétrole naturel: preuve d’une génèse abiotique sous haute pression

Peut-être à cause de sa provenance historique dans la fermentation du vin, le phénomène de l’activité optique dans les fluides fut pour quelque temps, au centre de la croyance que cela avait une connexion inrinsèque avec le processus de création biologique. 20,21. Une telle erreur persista jusqu’au moment où une activité optique fut observée dans des matériaux extraits de l’intérieur des météorites. Certains de ces matériaux étaient estampillés comme étant d’origine exclusivement biotique.

De l’intérieur de météorites contenant du carbone ont été extraites des molécules d’acides aminés commun tels l’alanine, l’acide aspartique, l’acide glutamique, la glycine, la leusine, la proline, sérine, théorine ainsi que certaines très inhabituelles comme l’acide alpha-aminoisobutyrique, l’isovaline ou la pseudoleucine.22-24. Il fut un temps où toutes étaient considérées comme étant exclusivment d’origine biotique. L’âge de ces météorites fut déterminé comme értant compris entre 3 et 4,5 milliards d’années et leur origine clairement abiotique. Ainsi ces amino-acids durent être reconnus comme étant des composants à la fois d’une génèse biotique et d’une génèse abiotique. De plus, des solutions de ces molécules d’acides-aminés de ces météorites charbonneuses furent confirmées avir une activité optique. Ainis fut précisément discrédité la notion que le phénomène d’activité optique dans les fluides (particulièrement ceux dans des composés carbonés) puissent avoir une connexion intrinsèque avec de la matière biotique. De manière significante, l’activité optique observée dans les acides-aminés extraites de ces météorites contenant du carbone n’avait pas les caractéristiques de celle communément observée dans celles d’origine biotique, avec un seul enantiomère présent et une profusion déséquilibrée des molécules de chiral, appelée scalémique.

L’activité optique communément observée dans le pétrole naturel a été pendant des années clâmée comme étant la preuve d’une certaine connexion avec des détritus biologiques, malgré que cela eut demandé à la fois une volonté d’ignorer les différences considérables entre l’activité optique observée dans le pétrole naturel et de celle observée dans des produirts d’origine réellement biotique tel le vin, mais aussi une désuétude des diktats des lois de la thermodynamique.

L’activité optique est observée dans des minéraux tel le quartz aussi bien que dans le pétrole et aussi parmi des molécules biologiques. L’activité optique observée dans le pétrole est plus caractéristique de la même observée dans des minéraux abiotiques, telle celle se passant naturellement dans le quartz qui sont des minéraux polycristalins avec une distrubution scalémique de domaines de propriétés rotatifs gauche-droite. Les molécules chirales du pétrole manifestent des distributions scalémiques et manquent de manière significante de distribution homochirale qui caratérise la matière biotique opticalement active. L’activité optique dans le pétrole naturel est caratérisée par soit une rotation droite (positive ou dextro-rotatoire) ou gauche (négative ou levo-rotatoire) du plan de polarisation. Par contraste, dans les matériaux biologiques, une rotation vers la gauche est dominante.

L’observation de l’activité optique dans les hydrocarbones extraits de l’intérieur des météorites contenant du carbone, et de fait typique dans le pétrole naturel, discrédita ces affirmations.2,26 Quoi qu’il en soit, l’explication scientifique du pourquoi les hydrocarbones mainfestent-ils une activité optique, à la fois dans les météorites charbonneux et dans le pétrole brut terrestre demeura non résolue jusqu’à récemment.

Les molécules chirales du pétrole naturel proviennent de trois sources distinctes: contamination par des détritus biologiques dans la strate superficielle d’où le pétrole a été tiré; l’altération et la dégradation du pétrole originel par des microbes qui consomment et métabolisent le pétrole; les molécules chirales hydrocarbonées qui sont intrinsèques au pétrole et générées avec celui-ci. Seul la dernière source mentionnée concerne l’origine du pétrole.

La génèse de la distribution scalémique des molécules chirales du pétrole naturel a récememnt été démontrée comme étant une conséquence directe de la géométrie chirale du système de particules agissant en accord avec les lois classiques de la thermodynamique. La résolution du problème de l’origine des distributions scalémiques des molécules chirales du pétrole naturel a été démontrée comme étant une conséquence inévitable de leur génèse à haute pression. Ainsi, le phénomène d’activité optique dans le pétrole naturel, au contraire de supporter une assertion de connexion biologique, confirme fortement la génèse à haute pression du pétrole naturel et par là-même la théorie russo-ukrainienne de ses origines profondes et abiotiques.

Les ratios d’isotopes de carbone et leur insuffisance comme indicateur d’origine

Les affirmations concernant les ratios d’isotopes de carbone et spécifiquement ce qui a trait à l’identification de l’origine du matériau, particulièrement les hydrocarbones sont abscons et le plus souvent hors de l’expérience des personnes n’ayant pas une connaissance spécifique de la physique des systèmes hydrogène-carbone [H-C]. De plus, les affirmations concernant les ratios d’isotopes de carbone impliquent le plus souvent le méthane, le seul hydrocarbone qui est stable thermodynamiquement au régime de pressions et de températures régnant dans la croûte terrestre, et le seul à se développer spontanément dans ces conditions.

Le noyau de carbone possède deux isotopes stables 12C et 13C. L’isotope de carbone stable le plus abondant est de manière prépondérante l’isotope 12C, qui possède 6 neutrons et six protons; l’isotope 13C possède un neutron supplémentaire. (il y a un autre isotope instable 14C qui possède deux neutrons supplémentaires; 14C résulte de la réaction haute énergie du noyau d’azote, 14N, avec une particule de rayon cosmique à haute énergie. L’isotope 14C n’est pas impliqué dans les affirmations à propos des ratios d’isotopes du carbone). Le ratio d’isotope du carbone désigné comme ∂13C, est simplement le ratio d’abondance des isotope de carbone 13C / 12C, normalisé au standard du carbonate marin nommé Pee Dee Belemnite. Les valeurs mesurées du ∂13C sont exprimées en pourcentage (comparés au standard).

Pendant les années 1950, un nombre croissant de mesures des ratios d’isotope de carbone pour les gaz hydrocarbonés furent effectuées, particulièrement du méthane. Très souvent, des assertions furrent faites que de tels ratios pouvaient determiner de manière indiscutable l’origine des hydrocarbones. La validité de telles affirmations fut testée de manière indépendante par Colombo, Gazzarini et Gonfiantini en Italie et Galimov en Russie. Les deux groupes de chercheurs établirent que les ratios d’isotope de carbone ne pouvaient pas être utilisés de manière fiable pour déterminer l’origine de la composition du carbone testé.

Colombo, Gazzarini et Gonfiantini démontrèrent de manière conclusive par une expérience simple dont les résultats étaient sans ambiguité à savoir que les ratios d’isotope de carbone du méthane changent continuellement au cours de son transport sous-terrain, devenant de plus en plus léger au fur et à mesure de la distance voyagée. Colombo et al. prirent un échantillon de gaz naturel et le passérent dans une colonne de roche écrasée, choisie pour ressembler le plus possible l’environnement terrestre.27 Leurs résultats furent définitifs: plus grande est la distance de roche par laquelle l’échantillon de méthane passe, au plus léger devient son ratio d’isotope carbone. La raison du résultat observé par Colombo et al. est tres simple: il y a une légère préférence pour le plus lourd des isotopes de carbone à réagir chimiquement avec la roche dans laquelle le gaz passe. Ainsi, plus grande est la distance voyagée à travers la roche, au plus léger devient le ratio isotope du carbone, dans la mesure où le plus lourd est enlevé par préférence par une réaction chimique au cours du transport. Ce résultat n’est absolument pas surprenant. Au contraire, ceci est très consistant avec les requis fondamentaux de la physique mécanique quantique et la théorie de la cinétique.

En relation au sujet de l’affirmation qu’un ratio d’isotope de carbone léger puisse être indicatif d’une origine biologique, les résultats démontrés par Colombo et al. ont établi que soutenir une telle affirmation est impossible. Le méthane qui a pu avoir une origine de matériau carboné venant des résidus d’une météorites contenant du carbone dans le manteau terrestre et possédant à l’origine un ratio isotope de carbone plus lourd, pourrait aisément avoir eu son ratio diminué au fil de son voyage de transit vers et dans la croûte terrestre et ce jusqu’à une valeur comparable à celle commune dans les matériaux biologiques.

Galimov démontra que le ratio d’isotope de carbone du méthane peut progressivement devenir plus lourd en étant au repos dans un réservoir de la croûte terrestre, sous l’action de microbes consommateurs de méthane.28 La cité de Moscou entrepose le méthane dans des réservoirs humides dans la grande banlieue de la ville; du gaz naturel est injecté dans les réservoirs tout au long de l’année. Pendant les étés, la quantité de méthane dans les réservoirs augmente à cause d’une moindre consommation (chauffage) et durant les hivers sa quantité diminue considérablement. En calibrant les volumes des réservoirs et la distance des facilités d’injection, la résidence du méthane dans les réservoirs est déterminée. Galimov a établi que plus le méthane reste (stagne) dans les réservoirs, plus lourd devient son ratio isotope de carbone.

La raison de ce résultat est également simple à comprendre: dans le réservoir d’eau vivent des microbes du type commun des métaboliseurs de méthane. Il y a une petite préférence pour les microbes à faire pénétrer les isotopes plus légers dans leurs cellules et à y être métabolisés. Plus le méthane reste longtemps dans le réservoir, et plus d’isotopes plus lourds sont consommés par les microbes, avec les molécules possédant un isotope plus léger étant consommées plus abondamment. Ainsi, plus le méthane reste dans le réservoir et plus lourd devient le ratio isotope de carbone car le plus léger est par préférance consommé par les microbes métaboliseurs de méthane. Ce résultat est parfaitement consistant avec la théorie de la cinétique.

De plus, les ratios isotope de carbone dans les systèmes d’hydrocarbones sont aussi fortement influencés par la température de la réaction. Pour les hydrocarbones produits par le processus de Fischer-Tropsch le ∂13C varie de -65% à 127oC à -20% à 177oC.29,30

Aucun paramètre matériel dont la mesure varie de près de 70% avec une variation de température d’approximativement 10% ne peut être utilisé comme déterminant fiable de quelque propriété de ce matériel.

Le ∂13C ratio isotope de carbone ne peut pas être considéré pour déterminer de manière fiable l’origine d’un échantillon de méthane, ou de quelque autre composé que ce soit.

Conclusion

Les affirmations qui ont été traditionnellement mises en avant pour argumenter d’une connexion entre le pétrole naturel et de la matière biologique ont été soumises à une scrutinité scientifique et ont été prouvées comme étant sans fondement. Les résultats émanant de ces études sont sans surprise réelle compte tenu de la reconnaissance des contraintes de la thermodynamique sur la génèse des hydrocarbones.

Si des hydrocarbones liquides peuvent être créés depuis des détritus biologiques dans le régime thermodynamique de la croûte terrestre, nous pourrions tous nous attendre à aller au lit le soir avec nos cheveux blancs (ou du moins ce qu’il en reste), notre embonpoint et toutes les décrépitudes indésirables de l’âge et de nous réveiller au petit matin les yeux clairs, avec tous nos cheveux revenus, de la couleur de notre jeunesse, une taille fine, un corps flexible et fort et avec notre vigueur sexuelle restaurée. Hélas, cela ne sera pas le cas. Les lois de la thermodynamique sont sans pitié et ne s’accommodent pas de fables folkloriques.

Le pétrole naturel n’a aucune connexion avec la matière biologique.

Néanmoins, la reconnaissance de ce fait laisse les énigmes qui ont éludées la communauté scientifique depuis plus d’un siècle toujours sans réponse: Comment évolue le pétrole naturel ? et d’où provient-il ?

La résolution théorique de ces questions a du attendre le développement des techniques les plus modernes de la mécanique statistique quantique. La démonstration expérimentale de l’équipement requis n’a été possible que récemment. L’article suivant répond substantiellement à ces questions.

1        M. H. Studier, R. Hayatsu and E. Anders, « Organic compounds in carbonaceous chondrites », Science, 1965, 149, 1455-1459.

2        B. Nagy, Carbonaceous Meteorites, Elsevier, Amsterdam, 1975.

3        G. P. Vdovykin, Carbonaceous Matter of Meteorites (Organic Compounds, Diamonds, Graphite), Nauka Press, Moscow, 1976.

4        B. Mason, « The carbonaceous chondrites », Space Science Review, 1963, 1, 621-640.

5        C. A. Ponnamperuma, « The carbonaceous meteorites », in Carbonaceous Meteorites, ed. B. Nagy, Elsevier, Amsterdam, 1975, 747.

6        J. D. Bernal, « Significance of carbonaceous meteorites in theories on the origin of life », Nature, 1961, 190, 129-131.

7        E. Gelphi and J. Oro, « Organic compounds in meteorites – IV.  Gas chromatographic – mass spectrometric studies of isoprenoids and other isomeric alkanes in carbonaceous chordrites », Geochim. Cosmochim. Acta, 1970, 34, 981-994.

8        G. W. Hodgson and B. L. Baker, « Evidence for porphyrins in the Orgueil meteorite », Nature, 1964, 202, 125-131.

9        V. A. Krayushkin, The Abiotic, Mantle Origin of Petroleum, Naukova Dumka, Kiev, 1984.

10      V. B. Porfir’yev, « Inorganic origin of petroleum », American Association of Petroleum Geologists Bulletin, 1974, 58, 3-33.

11      P. N. Kropotkin, Y. I. Pikovskii, B. M. Valyaev, K. B. Serebrovskaya, A. P. Rudenko, A. L. Lapidus, E. B. Chekaliuk and G. N. Dolenko, Journal of D. I. Mendeleev, All-Union Chem. Soc., Moscow, 1986.

12      M. H. Studier, R. Hayatsu and E. Anders, « Origin of organic matter in the early solar system: I. Hydrocarbons », Geochim. Cosmochim. Acta, 1968, 32, 151-173.

13      G. P. Vdovykin, Meteorites, Nauka, Moscow, 1968.

14      G. W. Hodgson and B. L. Baker, « Porphyrin abiogenesis from pyrole and formaldehyde under simulated geochemical conditions », Nature, 1967, 216, 29-32.

15      F. K. North, Petroleum Geology, Allen & Unwin, Boston, 1985.

16      B. Tissot and D. H. Welte, Petroleum Formation and Occurrence, Springer, Berlin, 1981.

17      R. C. Selley, Elements of Petroleum Geology, W. H. Freeman, New York, 1995.

18      T. S. Zemanian, Chemical Kinetics and Equilibria of Hydrocarbon Mixtures at Advanced Temperatures and Pressures, Cornell, Ithaca, 1985.

19      J. F. Kenney and U. K. Deiters, « The evolution of multicomponent systems at high pressures:  IV. The genesis of optical activity in high-density, abiotic fluids », Phys. Chem. Chem. Phys., 2000, 2, 3163-3174.

20      L. Pasteur, « Sur la dissymétrie moleculaire », C.R. Hebd. Séanc, 1848, 26, 535.

21      L. Pasteur, « Sur la dissymétrie moleculaire », in Leçons de chimie professées en 1860 par M. M. Pasteur, Cahours, Wurtz, Berthelot, Sante-claire Deville, Barral, et Dumas, Paris 1861, Hachette, Paris, 1886.

22      M. H. Engel and B. Nagy, « Distribution and enantiomeric composition of amino acids in the Murchison meteorite », Nature, 1982, 296, 837-840.

23      M. H. Engel, S. A. Macko and J. A. Silfer, « Carbon isotope composition of individual amino acids in the Murchison meteorite », Nature, 1990, 348, 47-49.

24      M. H. Engel and S. A. Macko, « Isotopic evidence for extraterrestrial non-racemic amino acids in the Murchison meteorite », Nature, 1997, 389, 265-268.

25      S. Pizzarello and J. R. Cronin, « Non-racemic amino acids in the Murray and Murchison meteorites », Geochim. Cosmochim. Acta, 2000, 64, 329-338.

26      B. Nagy, « Optical Activity in the Orgueil meteorite », Science, 1965, 150, 1846.

27      U. Colombo, F. Gazzarini and R. Gonfiantini, « Die Variationen in der chemischen und isotopen Zusammensetzung von Erdgas aus Suditalien », Leipzig, 1967, vol. Vortrag ASTI-67.

28      E. M. Galimov, Isotope Zusammensetzung des Kohlenstoffe aus Gassen der Erdrinde, Leipzig, 1967.

29      V. A. Krayushkin, « Origins, patterns, dimensions, and distributions of the world petroleum potential », Georesursy, 2000, 3, 14-18.

30      P. Szatmari, « Petroleum formation by Fischer-Tropsch synthesis in plate tectonics », Bull. A.A.P.G., 1989, 73, 989-996.

Publié dans la revue Energia, 2001, 22/3, p26-34.

Théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole:

1 ère partie

2 ème partie 

4ème partie

5ème partie

Ingérence et guerres impérialistes: Le scénario de la Libye et de la Syrie était écrit par un think-tank globaliste. La fraude des institutions privées derrière les « révolutions »…

Posted in actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, résistance politique with tags , , , , , , , on 20 juin 2011 by Résistance 71

Les mensonges incroyables de Clinton sur la Syrie: légitimité zéro

 

 

par Tony Cartalucci

Le 18 Juin 2011

 

Url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.com/2011/06/clinton-on-syria-astounding-lies-zero.html

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Bangkok, Thaïlande – Par désespoir ou par bravade incommensurable, la secrétaire d’état Hillary Clinton vient juste de tenter de réécrire les trois derniers mois de l’histoire en contredisant son propre département d’état dans le déroulement des troubles en Syrie.

Dans les pages du journal de Londres, financé par l’Arabie Saoudite Asharq Al-Awsat, Hillary Clinton a rejoint Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron dans la mode bizarre des leaders politiques occidentaux écrivant des éditoriaux de journaux dans l’espoir de renforcer le changement permanent du narratif officiel toujours contradictoire. L’article de Clinton intitulé “Pas de retour en arrière en Syrie” n’est que la répétition de perroquet des points d’un think-tank financé par une industrie avec la simple addition de dires prenant le contre-pied des dires du département d’état américain.

Mensonge # 1: La protestation syrienne n’est pas l’œuvre d’instigateurs étrangers.

Un paragraphe en particulier est si incroyablement malhonnête et contradictoire qu’il défie pratiquement toute explication. Clinton déclare: “ Si le président Al-Assad croit que les protestations sont l’œuvre d’instigateurs étrangers, comme son gouvernement le clâme, il a tort. Il est vrai que quelques soldats syriens ont été tués et nous regrettons la perte de ces vie également. Mais la vaste majorité des victimes a été des civils désarmés.”

Quoi qu’il en soit, ce fut le propre département d’état de Clinton qui déclara en Avril 2011 comme le rapporte l’AFP, que le “gouvernment américain a budgétisé 50 millions de dollars ces deux dernières années pour développer de nouvelles technologies pour aider les activistes à se protéger contre les arrestations et les poursuites judiciaires de la part de gouvernements autoritaires.” Le rapport continua à rendre compte que les “Etats-Unis ont organisé des sessions de formation pour 5 000 activistes de part le monde. Une session qui fut organisée au Moyen-Orient il y a six semaines, rassembla des activistes de Tunisie, d’Egypte, De Syrie et du Liban, qui retournèrent au pays avec pour but de former leurs collègues là-bas. Ils retournèrent, et il y a eu un effet d’onde de choc”. Cette “onde de choc” auquelle le département d’état se réfère est la déstabilisation se passant dans toute la région, Syrie incluse.

De plus, après la diffusions des câbles du Washington Post indiquant que les Etats-Unis ont financé les groupes d’opposition syriens depuis au moins 2005 et de manière continue jusqu’à aujourd’hui, le porte-parole de département d’état Mark Toner défendit le financement qui commença sous le régime Bush lorsque la Syrie fut ajoutée à “l’axe du mal”. Toner déclara: “Nous ne travaillons pas pour dimininuer le gouvernment syrien. Ce que nous essayons de faire en Syrie, par le soutien de la société civile, est de bâtir les institutions démocratiques que nous essayons de faire dans bon nombre de pays autour du monde. Ce qui est différent, est je pense, que le gouvernement syrien perçoive ce genre d’assistance comme étant une menace sur le contrôle du peuple syriens.”

Malheureusement pour Toner, financer des groupes d’opposition et inciter à l’insurrection politique est loin d’être un acte bénin et plue enclin à être perçu comme un acte de guerre. Ce serait inimaginable pour une autre nation d’inventer une certaine forme de gouvernement aux Etats-Unis parce qu’elle pense “que ce serait mieux”. Ce genre d’ingérence est une violation directe de la souveraineté d’une nation et ceux, au sein de cette nation cible, qui assistent ce genre d’ingérence sont simplement appelés des traîtres.

Mensonge # 2: Les manifestants sont pacifiques.

De manière extraordinaire, Clinton parvient à la fois à confirmer et démentir la nature violente des protestations en déclarant que bien que des troupes syriennes aint été tuées, la vaste majorité des morts (en accord avec des dires non vérifiés de manifestants), étaient des “civils désarmés”. L’admission par Clinton que des soldats syriens étaient morts indique qu’il y avait des groupes armés parmi les manifestants. Tout comme à Bangkok en 2010, pendant une autre de ces révolutions colorées, des militants armés ont essayé de provoquer une escalade intentionnelle de la violence en ciblant les manifestants et les forces de sécurité. Ceci est fait dans l’espoir d’atteindre une masse critique suffisante de violence pour justifier d’une utilisation plus étendue de la violence et d’une intervention étrangère potentielle.

L’incapacité du département d’état américain de vérifier les dires provenant essentiellement d’une opposition syrienne basée à Londres, couplée avec l’impossibilité de savoir quelle kalashnikov de quel côté a tué qui. Il est plus que probable que le gouvernment syrien sachant pertinemment les conséquences d’une violence gratuite, prend toutes les précautions possibles en engageant les forces de protestation armées qui d’après l’aveu même de Clinton, opérent dans la masse des manifestants. Le gouvernement syrien a rapporté de mystérieux francs-tireurs depuis Avril, qui ouvrent le feu sur des manifestants et les forces de sécurité depuis les toits. Alors que les médias occidentaux ont essayé de faire passer cela pour de la propagande du régime syrien, le nombre croissant de morts parmi les forces de l’ordre ne peut plus être attribué à des “manifestants pacifiques”. Des articles comme celui du Christian Science Monitor intitulé “La révolte pacifique de Syrie a t’elle tourné à l’insurrection ?” essaie de créer l’illusion que maintenant s’opère une sorte de transition, malgré le fait que des vandales et des tueurs armés ont ravagé la Syrie depuis le début même des protestations il y a plusieurs mois.

De pareilles déclarations furent faites à propos de la Libye; à la fois que les rebelles aguerris, conduisant des chars d’assaut et pilotant des avions de combat avec une experience de 30 ans dans l’aide étrangère apportée à leur militatntisme, étaient des “manifestants pacifiques” et que Kadhafi ciblait volontairement ces civils. La dernière des assertions fut faite malgré l’admission par les think-tanks américains financés de manière privée par de grosses corporation et à l’origine du conflit, aient déclaré que Kadhafi mettait sûrement un point d’honneur à eviter des pertes civiles.

Compromettant plus avant ce paradigme fantasmagorique, la secrétaire Clinton tente de faire gober au public toujours plus de cette propagande financée par des fonds privés comme le rapport de la Brookings Institution Quel chemin vers la Perse ?”qui est ni plus ni moins qu’une conspiration pour aider des organisations terroristes à renverser violemment des gouvernments de nations souveraines en tandem avec des révolutions populaires financées par les mêmes fondations étrangères, que nous voyons maintenant fleurir à travers le monde arabe; toutes avec un certain support militaire états-unien en attente si nécessaire.

Le rapport indique explicitement concernant le voisin iranien: “en conséquence, si les Etats-Unis arrivent un jour à déclencher une révolte contre le régime clérical, Washington devra sûrement considérer lui octroyer une forme de soutien militaire afin d’empêcher Téhéran de l’écraser. Ceci veut dire qu’une révolution populaire en Iran ne semble pas être le le modèle adéquat des “révolutions de velours” qui ont eues lieu ailleurs. Le point important est que le régime iranien ne désirera sûrement pas partir gentillement par une belle nuit, au lieu de cela, contrairement à beaucoup de régimes d’Europe de l’Est, il choisira sûrement de se battre jusquà la mort. En ces circonstances, s’il n’y a pas d’assistance militiare aux révolutionnaires, il se peut qu’ils n’échouent pas seulement mais qu’ils se fassent massacrer.”

“Ainsi, continue le rapport, si les Etats-Unis doivent suivre cette politique, Washington doit prendre cette possibilité en considération. Ceci ajoute d’autres éléments importants à la liste: soit la politique doit inclure des moyens d’affaiblir la force militaire de l’Iran, ou diminuer la volonté des leaders du régime d’en appeler à l’armée, ou alors les Etats-Unis doivent être prêts à intervenir pour les battre.” Après que de telles méthodes aient été employées en Libye, La Syrie est en train de subir le même type de complot, financé de manière reconnue par l’étranger, appuyés par des militants armés et de manière très possible “une forme de soutien militaire” de la part des Etats-Unis, d’Israël ou de l’Arabie Saoudite. Sûrement après avoir essayé de passer par le conseil de sécurité de l’ONU et des résolutions contre la Syrie, le projet d’une intervention plus large est aussi “sur la table”.

Le rapport de la Brookings Institution (NdT: celle là même où récemment Juppé ministre français des Affaires Etrangères, a fait un discours…) célèbre également de manière arrogante les exploits passés et les manipulations régionales incluant le soutien et l’armement des Kurdes contre l’Irak. Le rapport stipule de manière nostalgique: “Quand le Shah d’Iran, les Etats-Unis et Israël ont commencé à soutemir les kurdes irakiens contre Baghdad, cela ne prit que quelques années pour le régime Baathiste de les combattre et seulement quelques mois de campagnes militaires qui ont échouées pour convaincre Saddam Hussein de négocier avec le Shah et le persuader de couper son soutien aux Kurdes.”

Ceci reconnu, nous avons un précédent historique supportant les assertions du gouvernement syrien qu’en fait des ingérences étrangères sont à l’œuvre à la fois derrière les manifestants, mais aussi derrière les militants armés qui se battent contre le gouvernement.

Tout au long de la longue diatribe de Clinton, elle ne condamna aucunement la violence qu’elle suggéra venir de l’opposition. Ainsi qu’en Libye, ces militants de l’ombre n’auront aucune existence officielle jusqu’aux premiers bombardements de l’OTAN sur le sol syrien; dès lors ils seront magiquememt transformés en “citoyens-soldats” se battant noblement pour leur liberté. En réalité, ils ne sont rien de plus ou de mieux que que les mêmes minorités ethniques, manipulés et soutenus depuis des décennies à guerroyer contre la longue liste des cibles anti-globalistes dans la région

Mensonge # 3: On ne peut pas faire machine arrière avec la Syrie

L’élite globaliste elle-même admet qu’elle n’a ni les moyens logistiques, ni le capital politique de mener juste une simple guerre dans la région, oublions de multiples campagnes contre des nations multiples en même temps ! Sauf dans l’éventualité d’une attaque fausse bannière dont l’ampleur serait supérieure à celle du 11 Septembre et ainsi mobilisant l’ensemble des Etats-Unis pour une guerre totale. La résistance en Libye et en Syrie, ainsi que l’assistance de l’Iran et de toute autre nation n’étant pas du tout intéressée à être subjuguée par l’empire anglo-américain réincarné; ceci pourrait saigner à blanc l’empire et son élite globaliste.

La capitulation sous l’impression de la supériorité serait de fait très improbable. Le besoin de Clinton d’écrire un papier propagandiste dans un journal arabe de Londres clamant qu’il “n’y a pas de retour en arrière possible avec la Syrie” ne fait que réaffimer le fait que rien n’est moins sûr. Un tel acte désespéré de propagande est une indication certaine d’une faiblesse, et non d’une force. En vomissant une telle gigantesque fraude à la face du monde, il y aura toujours plus de personnes le temps passant, pour réaliser que tout cela n’est qu’un leurre, plutôt que de continuer à gober ces histoires. Le temps joue contre l’élite globaliste.

Conclusion

Une fois de plus, dans les pages du rapport de la Brookings Institution nous voyons des mois, voire des années en avance les complots et les charades qui seront jouées. “Quel chemin vers la Perse ?” de la Brookings Institution a été le scénario virtuel duquel les objectifs et stratégies contre la Libye et la Syrie ont été extirpés. Comprendre que ces entreprises privées et les think-tanks qu’elles financent sont les véritables architectes de la politique étrangère occidentale, est le premier pas pour terminer une fois pour toute ces crimes haineux commis en notre nom et ultimement à nos frais.

Les mensonges éhontés et la fourberie sans retenue de Clinton ainsi que sa vile arrogance sont la preuve irréfutable qu’elle et le gouvernement pour lequel elle travaille ont abdiqué leur légitimité. Leur dédain ouvert pour la constitution des Etats-Unis d’Amérique alors qu’ils promeuvent les “droits universels” et la volonté de la “communauté internationale” veut dire que nous ne sommes plus tenus de leur obéir, car ils ne sont plus liés à la loi les limitant et qui vraiment gouvernent notre pays. La prochaine étape bien sûr est de saper ces entreprises multinationales et leurs institutions marionnettes qui les servent en utilisant le boycott total et en les remplaçant complètement à l’échelon local.

 

 

Ingérence impérialiste: déstabilisation de la Syrie et guerre élargie au Moyen-Orient…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, terrorisme d'état with tags , , , , , on 18 juin 2011 by Résistance 71

La déstabilisation de la Syrie et la guerre élargie au Moyen-Orient

 

Par Michel Chossudovsky

 

Le 17 Juin 2001

 

Url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25312

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Ce qui émerge de la Syrie est une insurrection armée, soutenue secrètement par des puissances étrangères incluant les Etats-Unis, la Turquie et Israël.

Des rebelles armés qui appartiennent à des organisations islamistes ont traversé la frontière depuis la Turquie, le Liban et la Jordanie. Le département d’état américain a confirmé qu’il soutenait l’insurrection.

Les Etats-Unis vont augmenter leurs contacts avec les Syriens qui comptent sur un changement de régime dans le pays. Ceci fut déclaré par une officielle du département d’état américain nommée Victoria Nuland. “Nous avons commencé à élargir nos contacts avec les Syriens, ceux qui veulent un changement, à la fois en Syrie et à l’extérieur,” a t’elle dit. Nuland a aussi répété que Barack Obama a demandé au président Bachar Al-Assad “d’initier des réformes ou de partir du pouvoir.” (Voix de la Russie du 17 Juin 2011).

La déstabilisation de la Syrie et du Liban comme nations souveraines est sur l’agenda des choses à faire de l’alliance militaire Etats-Unis-OTAN-Israël depuis au moins dix ans. Des actions contre la Syrie font partie d’une “feuille de route militaire”, une segmentation des opérations militaires. D’après l’ancien chef d’état-major de l’OTAN, le général américain Wesley Clark, le Pentagone a clairement identifié l’irak, la Libye, la Syrie et le Liban comme étant des pays cibles pour une intervention militaire des Etats-Unis et de l’OTAN:

“Le plan de campagne de cinq ans inclut au total sept pays en commençant avec l’Irak, puis viennent la Syrie, le Liban, la Libye, l’Iran, la Somalie et le Soudan” (officiel du Pentagone citant Clark)

Dans son livre “Gagner les guerres modernes” (page 130), le général Wesley Clark dit ceci:

“Alors que je retournais au Pentagone en Novembre 2001, un des officiers supérieurs les plus expérimentés avait un peu de temps pour une discussion. Oui, nous étions toujours dans les temps pour attaquer l’Irak, dit-il. Mail il y avait plus. Ceci fut discuté comme faisant partie intégrante d’un plan de campagne quinquennal, dit-il avec une provision pour sept pays commençant avec l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, l’Iran la Somalie et le Soudan.”

“… Il le dit avec reproche, avec presqu’incrédulité en contemplant l’ampleur de la chose. Je changeais de sujet, car ce n’était pas quelque chose que je voulais entendre; non plus quelque chose que je voulais voir arriver… Je quittais le Pentagne cete après-midi là en étant très préoccuppé.”

L’objectif est de déstabiliser l’état syrien et changer de régime par le biais du soutien d’une insurrection armée, intégrée par des milices islamistes.

La désinformation des médias

De manière tacitement reconnue, l’existence d’une insurrection armée est balayée du revers de la main par les médias occidentaux. Si cela était reconnu et analysé à juste titre, notre compréhension du déroulement des évènements s’en trouverait complètement transformée.

Ce qui est mentionné en veux-tu en voilà est que les forces armées et la police sont impliquées dans une tuerie indiscriminée de manifestants civils. Des rapports de presse confirment pourtant venant du mouvement de protestation, des échanges de coups de feu entre des manifestants armés et la police et des victimes répertoriées des deux côtés.

L’insurrection a commencé à la mi-Mars dans la ville frontalière de Daraa, située à 10km de la frontière jordanienne. Le mouvement de protestation de Daraa le 18 Mars, avait toutes les apparences d’un évènement mis en scène, impliquant en toute probabilité, un soutien secret des terroristes islamistes par le Mossad et/ou par des services de renseignement occidentaux. Les sources gouvernementales montrent du doigt le rôle des groupes radicaux salafistes (tous soutenus par Israël). D’autres ont montré le rôle de l’Arabie Saoudite dans le financement du projet.

Ce qui s’ensuivit à Daraa dans les semaines qui ont suivies les heurts initiaux violents des 17 et 18 Mars, fut la confrontation entre la police et les forces armées d’un côté et des unités armées de terroristes et de francs-tireurs de l’autre côté, qui ont infiltrés le mouvement de protestation.

Ce qui est très clair de ces rapports initiaux, est que beaucoup de ces manifestants n’étaient pas des manifestants mais des terroristes impliqués dans des actes prémédités de meurtre et de vandalisme. Le titre des agences israéliennes résume très bien ce qui s’est passé: “Syrie: sept policiers tués, des bâtiments incendiés dans des protestations”.

(voir Michel Chossudovsky, SYRIA: Who is Behind The Protest Movement? Fabricating a Pretext for a US-NATO « Humanitarian Intervention », http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=24591 Global Research,  May 3, 2011)

Le rôle de la Turquie

Le centre de l’insurrection s’est maintenant déplacé dans la petite ville frontalière de Jisr al-Shughour, située à 10km de la frontière turque.

Jisr al-Shughour a une population de 44 000 habitants. Des combattants armés ont traversé la frontière depuis la Turquie. Des membres de la confrérie des Frère Musulmans sont rapportés avoir pris les armes dans le nord-ouest de la Syrie.

Il y a des indications que l’armée turque et ses services de renseignement soutiennent ces incursions.

Il n’y a eu aucune manifestation à Jisr al-Shughour. La population a été prise entre deux feux. Les combats entre des rebelles armés et les forces syriennes ont contribué à créer une crise de refugiés, qui est maintenant au centre de l’attention des médias.

En contraste, dans la ville capitale de Damas, d’où l’essentiel du mouvement social émane, il y a eu des manifestations de masse, mais en soutien du gouvernement et non pas de l’opposition.

Le président Bachar al –Assad est comparé de manière désinvolte aux présidents Ben Ali de Tunisie ou Moubarak d’Egypte. Ce que les médias de masse ont oublié de dire est que malgré la nature autoritaire du régime syrien, le président Al-Assad est une figure populaire qui bénéficie d’un soutien massif au sein de la population.

Le grand rassemblement de Damas qui a eu lieu le 29 Mars avec “des dizaines de milliers de supporteurs” (Reuters) du président Al-Assad ne fut que brièvement mentionné. Pourtant, dans une pirouette improbable, les montages vidéo de plusieurs évènements pro-gouvernement syrien, furent utilisés dans les médias occidentaux pour convaincre l’opinion publique internationale que le président était confronté à des rassemblements massifs anti-gouvernement.

Le 15 Juin, des milliers de personnes marchèrent sur des kilomètres sur le boulevard principal de Damas, en tenant un drapeau syrien de 2,3km de long. Le rassemblement fut mentionné dans les médias mais relégué au rang du sans importance.

Alors que le régime syrien n’est en rien démocratique, l’objectif de l’alliance militaire des Etats-Unis, de l’OTAN et d’Iraël n’est pas du tout de promouvoir la démocratie. Bien au contraire, l’intention de Washington est d’y installer un régime marionnette.

L’objectif est de diaboliser le président Al-Assad via une campagne médiatique de désinformation et de manière plus élargie de déstabiliser la Syrie en tant qu’état séculier. Le dernier objectif étant réalisé par le soutien discret d’organisations islamistes variées:

La Syrie est dirigée par une oligarchie autoritaire qui a utilisée la force brutale envers ses citoyens. Néanmoins, les émeutes ayant cours en Syrie sont complexes. Elles ne peuvent pas être vues comme une quête directe de liberté et de démocratie. Il y a eu une tentative de la part des Etats-Unis et de l’UE d’utiliser des émeutes en Syrie afin de mettre la pression et d’intimider les dirigeants syriens. L’Arabie Saoudite, Israël, la Jordanie et l’alliance du 14 Mars ont tous joué un rôle dans le soutien de l’insurrection armée.

La violence qui a éruptée en Syrie a été soutenue de l’extérieur avec pour objectif de tirer avantage des tensions internes ainsi générées… A part pour ce qui est de la réaction violente de l’armée syrienne, des mensonges médiatiques et des montages vidéo truqués ont été utilisés. De l’argent et des armes ont également été fournis à des éléments de l’opposition syrienne par les Etats-Unis et l’UE. Des fonds aont aussi été donnés à des figures impopulaires d’une opposition syrienne basés à l’étranger, alors que des armes sont introduites en Syrie par la Jordanie, le Liban (Mahdhi Darius Nazemroaya, Le prochain théâtre de guerre de l’Amérique)

Syria and Lebanon? http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25000, Global Research, June 10, 2011)

L’accord militaire et de renseignement entre Israël et la Turquie

Les aspects géopolitiques de ce processus de déstabilisation sont conséquents. La Turquie est directemenmt impliquée à soutenir les rebelles.

Le gouvernment turc a cautionné des groupes d’opposition syriens en exil qui soutiennent l’insurrection armée; la Turquie met aussi la pression pour que Damas se conforme aux demandes de changement de régime de Washington.

La Turquie est membre de l’OTAN, qui est une force militaire puissante. De plus, Israël et la Turquie ont des accords militaires et de renseignnement mutuels de longue date, explicitement dirigés contre la Syrie.

… Une Mémo de compréhension datant de 1993 mena à la création d’un comité commun israélo-turc de compréhension des menaces régionales. Sous les termes de ce memorandum, la Turquie et Israël se sont mis d’accord pour “coopérer à accumuler les renseignements sur la Syrie, l’Iran, l’Irak et de se rencontrer régulièrement afin de partager les évaluations faites en rapport avec le terrorisme et les capacités militaires de ces pays.”

La Turquie a donné son accord pour autoriser les forces de sécurité israéliennes de collecter des données électroniques sur la Syrie et l’Iran depuis la Turquie. En échange, Israël aidait dans l’équipement et l’entrainement des forces militaires turques dans le domaine du contre-terrorisme le long des frontières avec la Syrie, l’Irak et l’Iran.”

Déjà pendant l’administration Clinton, une coopération militaire tripatite entre les USA, Israël et la Turquie s’était dessinée. Cette “alliance tripartite”, qui est dominée par l’état major états-unien, intègre et coordonne les décisions de commandement militaire entre les trois pays en ce qui concerne le grand Moyen-Orient. Elle est fondée sur les relations militaires étroites entre respectivement Israël et la Turquie et les etats-Unis, s’ajoutant à une forte relation militaire bilatérale entre Tel Aviv et Ankara.

La triple alliance est aussi jumelée avec l’accord de coopération militaire de 2005 entre l’OTAN et Israël et qui inclus “beaucoup de zones d’intérêts communs, comme la lutte contre le terrorisme et les exercices militaires conjoints. Ces liens de coopération militaire avec l’OTAN sont vus par les militaires israéliens comme un moyen de renforcer la capacité de dissuasion israélienne contre des ennemis menaçant le pays comme la Syrie ou l’Iran.”

(See Michel Chossudovsky,« Triple Alliance »: The US, Turkey, Israel and the War on Lebanon, August 6, 2006)

Un soutien de l’insurrection armée en Syrie depuis la Turquie ou la Jordanie serait sans nul doute coordonné sous les auspices de l’accord israélo-turc de coopération militaire et de renseignement.

Une croisée des chemins très dangereuse: la guerre élargie au Moyen-Orient

Israël et l’OTAN ont signé en 2005 un accord de coopération militaire crucial. Sous ces accords, Israël est considéré comme un membre de facto de l’OTAN. Si une opération militaire venait à être lancée contre la Syrie, Israël serait de toute évidence impliquée militairement aux côtés des force de l’OTAN (sous couvert des accords bilatéraux israélo-OTAN). La Turquie jouerait bien sûr un rôle militaire prépondérant.

Une intervention militaire en Syrie sous un prétexte humanitaire fallacieux menerait sans conteste à une escalade dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN dans une zone élargie s’étendant de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à l’Asie Centrale, de la Méditerranée orientale à la frontière occidentale de la Chine avec l’Afghanistan et le Pakistan.

Ceci contribuerait également à un processus de déstabilisation politique du Liban, de la Jordanie et de la Palestine. Cela planterait certainement le décor pour un conflit avec l’Iran.

 

 

 

Résistance politique: lutter contre l’empire de l’intérieur

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , on 17 juin 2011 by Résistance 71

Voici une des raisons essentielles pour laquelle il est impossible de traiter ou de faire confiance aux gouvernements des Etats-Unis d’Amérique. Ils n’ont jamais respecté leurs engagements, et ont bafoué tous les traités auxquels ils étaient liés s’il en allait de l’intérêt de l’oligarchie en place.

Les Etats-Unis sont basés sur le leurre de la « démocratie » et ont été fondés « par une bande d’esclavagistes qui voulaient être libres », comme l’avait très bien résumé le grand humoriste anarchiste américain Georges Carlin.

Le pays est fondé sur le pillage, le mensonge, le génocide, le vol et le seul respect de la loi du plus fort. L’antinomie même de la civilisation et le pourquoi nous vivons des moments historiques actuels dramatiques. L’empire est l’ennemi des peuples, il a créé une mouvance globaliste par et pour l’oligarchie transnationale. Il n’y a pas d’unité aux Etats-Unis concernant la velléité hégémonique de son oligarchie. Il y a une résistance interne farouche, les natifs en font partie. Une certaine frange du haut commandement de l’armée américaine n’est pas d’accord avec ce qui se passe et fuite de plus en plus d’ information. L’empire est miné de l’intérieur comme tous ceux avant lui et la question de sa débâcle n’est pas conditionnelle mais temporelle. La question demeure: quelle sera l’étendue du chaos et de la destruction dans son sillage ?

Notre solidarité et coopération transnationale sera plus forte que les intérêts particuliers du petit nombre.

Confiance zéro et à juste titre !… Les Sioux et l’ensemble des natifs le savent et c’est pourquoi ils luttent pour leur indépendance. Russel Means (72 ans) et la nation Sioux nous donne ici un exemple à suivre. La Republique des Lakotas a été fondée en Décembre 2007 sur la base d’un retrait formel de ses traités de 1851 et 1868 (comme explicité dans l’article traduit ci-dessous). Ceci ne fut pas une « sécession » des Etats-Unis, mais un retrait légal unilatéral de tous les traités comme cela est permis sous la convention de Vienne de 1969 concernant la loi des traités et de laquelle les Etats-Unis d’amérique sont signataires.

« Nous œuvrons pour une totale liberté de manière légale, non violente et non agressive. »
— Russel Means — 

Mitakuye Oyasin (Nous sommes tous inter-reliés)

 

— Résistance 71 —

= = = = –

 

“La force, même dissimulée, porte en elle la résistance”

— Proverbe Lakota (Sioux) —

 

 

Le prochain chapitre

Par Russel Means

 

Le 04 Juin 2011

 

Reproduit depuis Indian Country Today

 

 

Url de l’article original:

http://www.republicoflakotah.com/2011/the-next-chapter/

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsance 71 ~

 

 

Il y a deux semaines, j’étais à New York avec une délégation de la République des Lakotas afin de saisir l’opportunité de la réunion annuelle du Forum Permanent des Nations Unies sur les Questions Indigènes (UNPFII, du 16 au 27 Mai 2011). Le but principal de cette visite était d’utiliser des alliés passés et présents dans la lutte des nations natives afin de nous aider à visiter un petit groupe sélectionné d’autres nations et leurs ambassadeurs aux Nations-Unies et de discuter du caractère international des traités liant mon peuple des Lakota et les Etats-Unis d’Amérique.

En 1851 et 1868, les nations Lakota, Nakota, Dakota (NdT: Sioux), Cheyenne et Arapaho ont battu militairement les Etats-Uniset ceux-ci ont fait la requête de la paix. Nos nations respectives se sont mis d’accord sur la paix suite aux négociations d’un traité à Fort Laramie. Les traités étaient des instruments internationaux entre deux nations indépendantes, sans ambiguités ni équivoques définissant les territoires des nations natives impliquées, ces territoires couvraient une surface de la taille actuelle du Guatemala.

Depuis le temps de la signature de ce traité, les Lakotas ont insisté pour que les Etats-Unis respectent leurs obligations quant à celui-ci. Notre insistance nous a même conduit jusqu’à la cour suprême des Etats-Unis. Quel n’est pas le ridicule de la situation pour nous, que d’aller vers le violeur de ces traités et de demander à ces mêmes violeurs de se forcer eux-mêmes à respecter leurs propres lois. Comment peut-on laisser règler la dispute d’un contrat international par le violeur du contrat ?

Ce dernier siècle, une chose est devenue très claire, les Etats-Unis voulurent prendre leurs bénéfices de ces traités, mais ils n’ont jamais eu l’intention de respecter les autres provisions des traités. OK, nous avons compris. Les Etats-Unis ne vont sûrement pas commencer à respecter les traités aujourd’hui.

Il y en a quelques uns qui disent: “De toute façon, si nous n’avons pas ce traité, nous n’avons rien.” A ceux-là je dis: “Regardez autour de vous ! Vous n’avez déjà rien ! Vous expérimentez la pire des pauvretés (NdT: les Sioux Lakota sont parmi les nations les plus pauvres du monde avec un revenu moyen de moins de 2 000 Euros par an ou 166 Euros environ par mois. 97% de la population Lakota vit sous le seuil de pauvreté), la pire des santés (NdT: l’espérance de vie d’un homme Lakota dans les réserves et de 36 ans en moyenne), les pires problèmes d’environnement, le pire de tout; de plus ils ont volé votre territoire, votre liberté et votre amour-propre. Réveillez-vous ! Ce que vous agitez autour de vous au nom de la “souveraineté” n’est plus un traité, mais un contrat brisé !”

Soyons clairs, si les Etats-Unis décident qu’ils ne vont pas respecter les traités (ainsi qu’ils l’ont déjà fait à maintes reprises), alors il doit y avoir des conséquences pour cette décision, de la même manière que si vous me vendez votre automobile, mais je ne vous donne pas l’argent, je ne vais pas pouvoir garder la voiture sous le prétexte “que j’ai maintenant l’habitude de la conduire”. De la même manière, les Etats-Unis ne doivent pas garder notre territoire simplement parce qu’ils ont autorisé leurs citoyens à nous envahir et à occuper notre terre mère, à bâtir des maisons et des affaires et à voler les richesses et ressources de notre patrie. L’article 37 de la déclaration des Nations-Unies sur les Droits des Populations Natives adresse ce point directement:

Les peuples autochtones ont le droit à la reconnaissance, l’observation et l’application des traités, accords et autres arrangements constructifs conclus avec les États ou leurs successeurs et d’avoir les États honorer et respecter les dits traités, accords ou autres arrangements constructifs. Rien dans cette déclaration ne peut-être interprêté comme diminuant ou éliminant les droits des peuples indigènes contenus dans les traités, accords ou tous autres arrangements constructifs.

Nos traités sont des instruments et documents internationaux et demandent à être appliqués. Si les Etats-Unis n’honorent pas ses obligations, la loi internationale est claire à propos d’un remède équitable pour le non respect des clauses. Sous le principe établi du droit international du inadimplanti non est adimplendum (“une partie n’a pas à respecter ses obligations si l’autre ne respecte pas les siennes”), si une des parties d’un traité refuse de manière persistante de respecter les clauses du traité, alors les parties doivent retourner à leurs positions originelles avant que le traité ne fut signé.

Quand je suis venu à New York pour la première fois en 1975 pour aider à établir le bureau du Conseil International des Traités Indiens aux Nations-Unies, nous étions alors au milieu d’une révolution native. Deux années auparavant, nous avions libéré notre communauté à Wounded Knee et les peuples natifs étaient actifs et revendicateurs. En 1977, nous avions enfoncé les portes des Nations-Unies (NdT: il s’agit ici d’une image évoqué par Russel Means et non pas un acte violent) et demandé nos sièges à la table des nations. Lors donc de ma récente visite aux Nations-Unies, je fus interloqué et attristé de voir ce qu’il s’est passé depuis tout ce temps.

Dans les années qui suivirent 1977, cette révolution que nous avions commencée s’est engluée dans la bureaucatie et le procédurier qui divertissent et mettent au rencart notre droit d’être libre. Des pays comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, sortent leurs “natifs” vendus au système comme des marionnettes pour soutenir la politique génocidaire permanente de ces pays. Les révolutionnaires indigènes originels ont été remplacés par des “techniciens” qui acceptent les miettes de leurs envahisseurs, qui continuent à chercher à nous détruire. Les gens expérimentant le génocide ont droit à cinq minutes de parole, sans possibilité d’allongement, puis c’est le tour du blablateur suivant. Il est grand temps de se rappeler les enseignements de nos ancêtres.

Nous avons besoin de renouveler la révolution internationale des natifs, une de celles qui ne demande pas de permission aux envahisseurs de notre terre mère, une révolution qui rappelle le message original de nos ancêtres de ne jamais nous rendre, de ne jamais abandonner, une qui fera avancer nos droits naturels à être libres et un peuple indépendant, avec une personalité internationale, une dignité et un respect. La République des Lakota n’attend pas. Nous avons renouvelé nos stratégies avec d’autres peuples natifs amoureux de liberté, avec des pays comme la Bolivie qui comprennent et soutiennent nos aspirations et avec la société civile internationale. Nous encourageons dès maintenant une nouvelle génération de jeunes natifs de se débarasser de leur cynisme, de mettre leurs talents à l’ouvrage et de prendre leur place dans l’histoire en écrivant  avec nous, le prochain chapitre dans la révolution internationale des peuples indigènes.

 

Russell Means, Oglala/Iynktowan, est chef facilitateur de la République des Lakotah (republicoflakotah.com), et auteur de la biographie Where White Men Fear to Tread (“Là où les hommes blancs ont peur de s’aventurer”)