La déstabilisation planifiée du monde musulman, outil du nouvel ordre mondial

Une construction de blocs babélienne: c’est plus qu’une idéologie, c’est une mystique totalitaire

 

par Pierre Hillard, historien et docteur en sciences politiques, Paris

Url de l’article original:

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2602

Frémissant fin 2010 et désormais bouillonnant depuis 2011, le monde musulman connaît des bouleversements qui ont pris de court les diplomaties de tous les continents. Des manifestations de masse secouent les structures politiques héritées de la Seconde Guerre mondiale ou de la décolonisation. Sur fond de pauvreté et de corruption généralisées, les foules sunnites et chiites exigent un changement radical. La démocratie, des élections libres, une plus grande liberté des médias et autres éléments propres à l’épanouissement de l’homme doivent désormais régir les structures politiques musulmanes. Ces revendications ne peuvent que satisfaire les dirigeants et les opinions publiques des nations européennes et américaines. Cependant, cette présentation idyllique se doit d’être vue sous l’angle de la réalité politique. En effet, «la comédie humaine», chère aux romans d’Honoré de Balzac, nous a appris que les grands événements sont toujours le fruit des actions d’une élite. Les masses ont toujours été utilisées comme instrument en faveur d’une politique bien définie. «Agitez le peuple avant de s’en servir» comme se plaisait à le rappeler le diplomate Charles-Maurice de Talleyrand qui, en ce domaine, s’y entendait.

L’architecture générale du nouvel ordre mondial en préparation

Pour mieux comprendre les bouleversements en cours dans les pays musulmans, nous devons aller du général au particulier. En effet, la trame de fond à l’origine de tous ces événements réside dans le développement du Nouvel ordre mondial qui est plus qu’une idéologie; c’est une mystique. Il s’agit de favoriser partout l’émergence de blocs continentaux européen, africain, nord-américain ou sud-américain politiquement unifiés et régis par des lois communes. L’ensemble de ces blocs doit constituer l’architecture générale d’une gouvernance mondiale réunissant une humanité indifférenciée et nomade. Cette politique prend déjà forme avec la création d’une assemblée parlementaire mondiale au sein des Nations Unies (Assemblée Parlementaire des Nations Unies APNU) sous la direction de l’Allemand Andreas ­Bummel.

Une monnaie mondiale doit structurer l’ensemble. Le FMI a déjà annoncé la couleur en avril 2010 en plaidant en faveur d’une monnaie planétaire (le Bancor) régie par une banque centrale mondiale (Reserve Accumulation and International Monetary Stability). Ceci implique l’abandon du dollar et une réforme complète du système financier mondial. Cependant, cette construction babélienne ne peut s’élever qu’à la condition d’imposer une uniformisation des esprits. Une unité de pensée, des réflexes psychologiques communs, un esprit consumériste et un hédonisme effréné doivent codifier les ressorts profonds de l’âme humaine. Or, dans cette affaire, l’Islam ne rentre pas dans cette configuration. Cette opposition est renforcée par une caractéristique fondamentale de l’Islam par rapport au monde occidental. En effet, les pays issus du résidu de civilisation chrétienne reposent sur la distinction entre le temporel et le spirituel. En revanche, la religion musulmane n’obéit pas à cette caractéristique en fusionnant le temporel et le spirituel. L’Islam est en même temps une foi et une loi. C’est pour cette raison que la société civile, par exemple, n’a jamais pu naître en terre d’Islam. Cette présentation factuelle est indispensable à retenir car elle permet de comprendre que ces deux mondes sont sur des parallèles civilisationnelles.

Au lendemain de la chute du mur de Berlin, les élites anglo-saxonnes ont accéléré le rythme en permettant l’édification d’une Union européenne, en coopération avec l’Allemagne, assujettie à leurs intérêts. Cette Union européenne doit, théoriquement pour 2015, constituer un partenariat transatlantique complet avec le Nouveau monde qui lui-même est appelé à s’unifier dans le cadre d’une Union nord-américaine selon les vœux du Council on Foreign Relations (CFR). Cependant, face à la montée en puissance du monde asiatique, en priorité chinois, Londres et Washington veulent s’assurer le contrôle complet des hydrocarbures en provenance des pays sud-méditerranéens et du Proche-Orient. L’indépendance acquise du Sud-Soudan avec le soutien intéressé des Anglo-Saxons s’explique en raison de riches réserves pétroli­ères qui, désormais, échappent à Pékin. Cette politique en direction de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient fut appuyée dès 1995 par l’Union européenne qui lança le «Processus de Barcelone». L’objectif officiel était:

1.    la définition d’un espace commun de paix et de stabilité;

2.    la construction d’une zone de prospérité partagée avec l’instauration progressive d’une zone de libre-échange; enfin

3.    le rapprochement entre les peuples.

En raison de résultats peu probants, la Commission européenne passa à la vitesse supérieure en 2003 en lançant la «Politique européenne de voisinage» (PEV). Cette dernière consiste à imposer aux pays du pourtour sud-méditerranéens le modèle euro-atlantiste en leur présentant toute une série de normes à intégrer: l’économie de marché, le respect des droits de l’homme ou encore l’Etat de droit. Dans l’esprit des concepteurs européistes, des normes communes doivent gérer tous les pays de part et d’autre de la Méditerranée. Une intégration complète doit conduire à l’union d’un Occident «civilisé» à celui d’un Orient «compliqué». En fait, en filigrane, ce qui nous est proposé, c’est la tentative de restauration de l’Empire romain soudée à une excroissance géographique nord-américaine. En matière d’intégration, les textes de la PEV sont très clairs. Ils stipulent: «Le concept qui se trouve ancré dans la politique européenne de voisinage est celui d’un cercle de pays partageant les valeurs et objectifs fondamentaux de l’UE et s’engageant dans une relation de plus en plus étroite allant au-delà de la coopération, c’est-à-dire impliquant un niveau d’intégration économique et politique important».

En raison de cette dynamique, il fut décidé en 2007 la création d’une Union pour la Méditerranée sous l’impulsion du président Sarkozy. L’objectif officiel était de renforcer et d’accélérer le processus d’intégration des deux rives de la Méditerranée. Cependant, le projet fut fondamentalement remanié sous la pression de la chancelière Merkel appuyée par la Fondation Bertelsmann. En effet, en raison du poids croissant de l’Allemagne en Europe centrale et orientale, les autorités françaises ont cherché à contrebalancer cette tendance en créant une forme de «Mitteleuropa» sud-méditerranéenne sous la seule influence de la France. Dans la première mouture d’Union pour la Méditerranée, seuls les pays riverains étaient intégrés au club. Flairant une politique de création de zone d’influence contraire à ses intérêts, Berlin exigea et obtint que tous les pays de l’UE participent à cette Union pour la Méditerranée. Comme le précisa clairement la chancelière:

«Si par exemple, nous construisons une Union pour la Méditerranée qui verrait uniquement la participation des Etats riverains de la Méditerranée disposant des instruments financiers de l’Union européenne, je le dis tout net; d’autres diront: nous devons mettre sur pied une Union de l’Europe de l’Est avec par exemple, l’Ukraine […]. Alors il se passera quelque chose que je tiens pour très dangereux. Il se pourrait que l’Allemagne se sente plus concernée de son côté par les pays d’Europe centrale et orientale tandis que la France, elle, se tourne du côté de la Méditerranée. Cela réveillerait des tensions à l’intérieur que je ne veux pas. C’est pourquoi, il faut être clair: la responsabilité à l’égard de la Méditerranée est aussi l’affaire d’un Européen du Nord au même titre que l’avenir des frontières de la Russie et de l’Ukraine est l’affaire de ceux originaires de la Méditerranée. Si nous n’arrivons pas à arrêter ce mouvement, alors l’Union européenne à mon sens retournerait à son stade primitif.»

Le président Sarkozy s’inclina, permettant à l’Allemagne, principal contributeur financier européen, de faire d’une pierre deux coups: maintien de son influence en l’Europe de l’Est tout en étendant et renforçant ses liens vers le Sud de la Méditerranée. Désormais baptisé «Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée», cette victoire allemande fut le 1870 de la diplomatie française.

La destruction programmée

En fait, le lancement officiel de la politique de déstructuration étatique et civilisationnelle des pays musulmans du Maroc à l’Afghanistan peut être daté au 7 février 2004. En effet, lors de la 40e Conférence de Munich sur la politique de sécurité sous l’égide de l’OTAN, Joschka Fischer, ministre des Affaires étrangères du chancelier Schröder, présenta un véritable programme politique à appliquer aux pays musulmans de concert avec les Etats-Unis. Porte-parole des travaux de différents think tanks américains (notamment Rand, Canergie Endowment, National Endowment for Democracy) ou allemands (notamment la Fondation Bertelsmann), Joschka Fischer rappela la nécessité d’une «stratégie commune» euro-américaine en deux points:

1.    le lancement d’un processus méditerranéen commun de l’OTAN et de l’Union européenne;

2.    une «Déclaration pour un avenir commun» pour tous les pays du Proche- et Moyen-Orient. Outre l’imposition de réformes touchant les domaines politiques, économiques et militaires à l’image des pays du bloc euro-atlantique, le ministre allemand proposa une refonte complète du système juridique, éducatif et social, la création d’ONG, le développement de la société civile ainsi que la promotion des droits de l’homme en général et de l’égalité homme/femme en particulier pour l’ensemble du monde musulman. Toutes ces mesures doivent, selon l’expression même du ministre, favoriser «l’intégration de leurs économies», le tout reposant «sur la conviction que la modernisation du Proche-Orient élargi sera décisive pour notre sécurité commune au XXIe siècle. Faire participer les populations du Proche- et Moyen-Orient aux conquêtes de la mondialisation est donc dans notre plus grand intérêt».

Ces mesures révolutionnaires destinées à fondre le monde musulman dans les principes euro-atlantistes et mondialistes furent confirmées, le 27 février 2004, lors de la signature de «l’Alliance germano-américaine pour le XXIe siècle» à Washington entre le chancelier Schröder et le président Bush. Outre le rappel des mesures proclamées à Munich, il est clairement affiché que: «Nous devons construire un véritable partenariat qui relie l’Europe et l’Amérique aux pays du Proche- et Moyen-Orient afin de travailler ensemble avec les pays et les peuples de cette région dans un cadre permettant d’atteindre des buts ciblés et de vivre paisiblement les uns à côté des autres […].» En fait, ces affirmations épousent parfaitement les objectifs de la politique du «Grand Moyen-Orient» lancée par l’administration Bush, désormais baptisée «Nouveau Moyen-Orient» (New Middle East) sous le plume de Richard Haass président du CFR dans la revue Foreign Affairs en 2006. Cette coopération euro-américaine est d’autant plus significative qu’elle se retrouve dans les travaux de la Fondation Bertelsmann qui a développé une double politique à l’égard d’Israël et du monde musulman. Dans un premier temps, il s’agit dans le cadre du «Dialogue germano-juif» d’intégrer Israël à l’architecture politique, économique et militaire euro-atlantique. L’Etat hébreu doit constituer un pilier du judaïsme en liaison avec deux autres piliers: les judaïsmes européen et américain. Dans un deuxième temps, cette politique ne peut se concrétiser qu’à la condition de réussir à arrimer le monde musulman à cette construction géopolitique. C’est tout l’enjeu des «Discussions de Kronberg» qui, depuis 1995, permettent des discussions entre euro-américains et élites musulmanes afin d’inciter ces dernières à adopter les principes politico-philoso­phiques des euro-atlantistes dans les structures in­ternes des pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Or, ces discussions achoppent en raison de la fusion du spirituel et du temporel propre à l’Islam. Et c’est là où les autorités américaines ont d’une certaine manière lâché le morceau.

Le Vatican II de l’Islam

En juin 2006, un article intitulé «Frontières de sang» sous la signature de Ralph Peters et paru dans la revue militaire américaine Armed Forces Journal (AFJ), a présenté une carte recomposant le Proche-Orient en fonction des critères ethniques et religieux. Tous ces pays voient leurs frontières bouleversées. En fait, son auteur s’inspire largement des travaux de l’islamologue britannique proche de Zbigniew Brzezinski (conseiller du président Obama), Bernard Lewis. Ce dernier est l’auteur de l’expression «Choc des civilisations» reprise avec succès par Samuel Huntington. Pour Bernard Lewis, il s’agit de balkaniser le monde musulman afin de créer de mini-Etats pétroliers plus faciles à contrôler. Un modèle de restructuration appelé «arc de crise» fut présenté dans la revue «Time» en janvier 1979. Cette recomposition complète repose sur le principe du «divisez pour mieux régner». Cependant, derrière l’aspect politico-économique, la mystique mondialiste s’attaque au cœur du monde musulman concernant un point méconnu de nos sociétés matérialistes. En effet, la nouvelle carte présente un remaniement révolutionnaire: un «Etat sacré islamique» regroupant Médine et la Mecque au sein d’une Arabie Saoudite complètement désarticulée et dont l’éclatement aurait de fatales répercussions sur l’économie mondiale (grandes difficultés d’approvisionnement en pétrole) et sur la stabilité du dollar. Comme le précise son auteur Ralph Peters:

«La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés comme leur fief par la famille saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs ré­gimes au monde ont permis au Saoud [la famille régnante d’Arabie Saoudite, ndlr.] de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières. […] Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé».

En effet, parler de l’intégration du monde musulman à l’axe euro-atlantique et aux principes du nouvel ordre mondial signifie que cela ne peut se faire qu’à la condition de modifier radicalement leurs référents religieux et, par ricochet, politiques, économiques, sociaux et psychologiques. La mystique mondialiste veut imposer son baptême permettant la mise en forme d’un panthéisme. La création d’un «Etat sacré de l’Islam» et d’un «Conseil représentatif tournant» en mesure de modifier la religion de l’intérieur correspond à l’instauration d’un Vatican II de l’Islam.

Pour rappel, les préceptes de l’Eglise catholique étant incompatibles avec la doxa mondialiste, il fut nécessaire de favoriser un aggiornamento complet grâce à Vatican II (1962–1965) afin de permettre aux successeurs de saint Pierre de soumettre la doctrine catholique à l’idéologie mondialiste dans le cadre d’une Agapè inversée et célébrée dans le Temple des Nations Unies. Ce fut affirmé sans ambiguïtés par Jean XXIII qui, dans son encyclique Pacem in terris de 1963, rappelait la nécessité d’un «pouvoir supranational ou mondial» qui ne soit pas institué de force permettant «l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale».

Cette affirmation fut reprise par Benoît XVI qui n’hésita pas à encourager l’humanité à s’engager «dans l’édification d’un nouvel ordre mondial» dans son message de Noël en 2005. Ce pape réitéra son engagement, dans son encyclique Veritas in caritate de 2009, en appelant à créer une «autorité politique mondiale» en liaison avec l’ONU. C’est la même démarche qui attend les pays musulmans si le projet consistant à entièrement déstructurer cette zone géographique du Maroc à l’Afghanistan arrive à son terme. Cette politique du solve et coagula doit favoriser les luttes entre sunnites et chiites, entre musulmans et chrétiens et conduire à une confrontation brutale avec le sionisme. De ce magma en fusion, un «Islam des Lumières» doit théoriquement émerger du chaos engendré par la mystique mondialiste afin de l’intégrer aux dogmes de la gouvernance mondiale. L’heure de vérité a sonné. Finalement, les auteurs de ce drame aux conséquences incalculables (politiques, économiques, énergétiques et en vies humaines) suivent à la lettre les fameux vers du poème de Goethe, «L’apprenti sorcier», qui rappelaient: «Les esprits que j’ai réveillés ne veulent plus m’écouter.»    •

*    Pierre Hillard a publié aux Editions François-Xavier de Guibert «La marche irrésistible du nouvel ordre mondial» en 2007 et «La Fondation Bertelsmann et la ‹gouvernance mondiale›» en 2009.

12 Réponses vers “La déstabilisation planifiée du monde musulman, outil du nouvel ordre mondial”

  1. Amélie Mérévan Says:

    L’enlisement en Lybie n’est qu’un enlisement de façade et permet à la Coalition de gérer tranquillement le probléme des révolutions arabes dans son ensemble et tant pis si les populations lybiennes elles n’y trouvent pas leur compte, car telle que se présente la situation aujourd’hui, c’est bien les lieutenants de kadhafi, lui parti, ancien ministre de l’intérieur et ancien ministre de la justice, qui géreront la situation vu la composition du Conseil de transition.

    les Monarchies du golfe, qui après avoir réglé le problème du Barhein avec leurs chars et les vélleités de ces petits pays qui souhaitent en faire autant s’attaquent au problème du Yémen en proposant un gouvernement d’ Union Nationale, comme la contestation et la répression ne faiblit pas, au grand dam des manifestants.

    et les intervenants de cette coalition qui à l’instar de l’Italie ont l’argent des lybiens dans leur économie, grandes entreprises et club de football qu’ils se sont empressés de ne pas geler réfléchissent aux meilleurs moyens de se re-répartir la manne et des 100 milliards de dollars des contrats à venir, que Kadhafi souhaitait répartir entre les Chinois, indiens, Brésiliens, ce qui n’a pas eu l’heur de plaire aux européens et au grand frère américain.

    D’ailleurs Gbagbo était en train de faire la même chose depuis 2005 en élargissant les possibilités d’entrée des Chinois et en réservant aux ivoiriens pure souche une plus grande part du gateau et on connait le reste. Le grand ami des occidentaux Ouattara ne prisait pas la tournure que prenait les événements et on connait la suite.

    Alors, pour nous il nous reste à attendre, mais ces révoltes, à l’instar des révoltes dans les pays européens ne faibliront pas. On voit, au moins de visu ce que valent nos partis et institutions, plus personne ne fait confiance à cette engeance au pouvoir. Quand on voit au Maroc, qu’à la marche du 20 Février, il n’y avait aucun parti et seul le PC et la CGT, du bout des lévres donnait leur accord, on voit à quel degré de délisquescence, des partis et institutions on assiste !

    • oui Amélie,

      cette guerre impérialiste de Libye n’est en fait que la première étape de la nouvelle guerre froide contre la Chine. Que vont faire les globalistes plus avant ?… Continuer à torpiller l’économie mondiale pour instaurer leur nouvel ordre mondial ou forcer un conflit avec la Chine soit par proxy, Soit directement et provoquer la troisième guerre mondiale ?…
      La Chine en croque t’elle au nouvel ordre mondial ?… Si l’histoire se répète cela est très probable. L’oligarchie chinoise partage les mêmes intérêts que l’oligarchie occidentale, qu’est-ce qui pourrait les empêcher d’être de fait dans le même camp ?…
      Peut-être le fait qu’historiquement, il est impossible de faire confiance a l’occident qui a toujours trahi ses « partenaires » d’un moment. Les Chinois le savent et n’ont certes pas la mémoire courte.

      Quoiqu’il en soit, la situation est inquiétante pour nous, les peuples…

  2. Amélie Mérévan Says:

    Non, la situation n’est pas inqiétante, les révoltes se multiplient et gagnent tous les pays, les médias officiels n’en rendent pas compte mais la réalité est là, en Inde, au bangladesch, en Chine des milliers de manifestants et c’est cela qui va faire changer le monde, contre leurs conditions de travail dégradantes en 1er lieu dans les ateliers du monde, mais également contre l’installation des centrales nucléaires, car il il ne faut pas minimiser l’impact qu’ont les catastrophes nucléaires ou comme en Afrique, Inde, Chine contre les barrages ou la dépossession pure et simple de leurs terres par les fonds de pension et les spéculateurs qui sillonnent la planète à la recherche de terres à concéder ou à vendre dont on expulse manu militari les populations qui ont des droits ancestraux et coutumiers sur ces terres. c’est cela qui fera le levain de la révolution mondiale, car tous les droits bafoués réveilleront la conscinece et réveillent d’ailleurs le patriotisme de gens même indirectement concernés par ces prédations.

    Dans nos pays, hélas il faut qu’on soit dépouillés pour se révolter, ce qui donne une idée de notre assujettissement mais si cette crise financière n’avait pas l’effet qu’elle a, nous serions descendus lentement encore plus bas avant de nous réveiller !

    iEn Occideznt, nous allons prendre conscience, si ce n’est déjà fait dans beaucoup d’esprits que nous sommes dépuillés à l’instar des pays du Tiers Monde et de la même façon , à partir des mêmes méthodes, alors que nous regardions avec une indifférence totale ce qui se passait dans ces pays.

    Par la dette, on nous impose les cures d’austérité qu’on leur imposait, les multinationales dévastent des territoires entiers, le pétrole était extrait dans les pays du tiers monde pou les entreprises minières opéraient sans la moindre précaution, ils font dsormais de même chez nous, en toute impunité, la catastrophe du Golfe du Mexique, le nucléaire au Japon, les boues rouges en Hongrie, les gaz de shiste
    bientôt.

    Cela entrainera une prise de cinscience et des solidarités, au delà des clivages .

    • Nous abondons dans votre sens, toutefois nous ne partageons pas tout à fait votre vision sur les « révolutions » en cours. La manipulation de ces révoltes par l’occident est à son comble et ce ne sont que des changements cosmétiques pour établir de nouveaux théâtres de marionnettes plus enclins à accepter les diktats de l’empire que la clique de ploutocrates qui avaient fait leur nid.

      La crise financière et économique va empirer dans les mois, année à venir, c’est le but ultime: la destruction de la Société telle que nous la connaissons pour imposer le fascisme global régit par le cartel transnational.

      Pour le reste… tout à fait d’accord…

  3. Amélie Mérévan Says:

    nous sommes face à une tentative non dissimulée d’écrasement des révolutions arabes et d’infantilisation de l’opinion européenne autour de schémas simplistes de défense des droits des peuples !

    On est en train d’assister, à la tentative d’élimination y compris par l’assasinat de kadhafi, qu’on maquillera avec une frappe de l’otan pendant que des commandos opéreront, et pendant que les puissances impérialistes occidentales tenteront de s’emparer des fonds souverains que Kadhafi a dans les banques occidentales et dans l’économie des divers pays européens. N’oublions pas que l’Italie n’a pas basculé dans une situation équivalente au Portugal, à la Grèce et l’Irlande, grâce aux fonds lybiens qui sont injectés dans l’économie locale et dans les banques transalpines.

    A consulter l’article de Marc Wells
    La résurgence des ambitions impérialistes italiennes en Lybie

    Je vous recommande cet article et vous serez édifié !

    • Très juste… Kadhafi est un vieux renard du désert, il est pas encore parti… L’impérialisme italien, tout comme le français est un impérialisme fantoche et de pacotille, l’inféodation est totale. L’empire est anglo-américain, le reste est satellisée.

      Avez-vous le lien de l’article de Marc Wells ?

  4. Amélie Mérévan Says:

    Vous l’avez sur internet, sous le titre indiqué et l’auteur. j’ai trouvé les informations par les internautes
    du blog de Michel Collon. merci encore, grâce à vous et vive ces blogs indépendants qui sont de plus en plus nombreux !

    On n’a plus grand chose dans les médias iofficiels qui sont tenus à une certaine neutralité et je les fréquente encore au journal Marianne, car certains internautes vous conduisent à ces informations !

    Les médias officiels ne sont plus qu’un relais !

    • Ok merci nous allons voir cela.
      Oui très juste, la presse « officielle » ne sert qu’à prendre la température et à évaluer les glissements de propagande. De là, il faut s’orienter vers les médias alternatifs. Grâce au réseau formé, l’info circule a vitesse V. Il y a encore deux ou trois ans, cela aurait pris un temps fou pour avoir un relais d’info hors propagande concernant les « révolutions » moyen-orientales. Maintenant, il n’a fallu que quelques jours pour que l’on sache par exemple que la révolte égyptienne était manipulée de l’extérieur tout autant que de l’intérieur, ou qu’il y avait une sérieuse anguille sous roche avec les « rebelles » libyens armés et entrainés par la CIA et le MI6 bien avant même les évènements…

      Notre but est d’aider à diffuser une info la plus libre et objective possible afin d’éveiller les consciences et modestement participer au changement et à la véritable révolution qui balaiera les fadaises de cette société occidentale tronquée et pervertie.

      Les peuples vaincront et relègueront l’oligarchie et ses sbires dans les oubliettes de l’Histoire.

  5. Amélie Mérévan Says:

    je crois intimement que l’Afrique et le Proche Orient vont être le tombeau des ambitions impérialistes des puissances occidentales américaines et européennes ! je vous le démontrerai. Nous européenns, nous sommes trop asservis pour être d’une quelconque utilité dans ce projet.

    J’utilise des pseudos, car tous ces trolls qui commencent à envahir les médias m’insupportent, alors pour conserver ma sérénité et communiquer avec des gens qui ont envie de communiquer intelligemment, c’est une parade simple et efficace !

    • Nous espérons que vous ayez raison. Tous les occidentaux ne sont pas asservis, et l’Histoire a montré à maintes reprises qu’il suffit d’une poignée de gens décidés et organisés pour mettre à bas un régime, une société. Des centaines de milliers de gens dans les rues ne sont pas toujours la panacée. Une organisation clandestine et efficace dans ses actions non-violentes peut avoir un impact décisif. Nous verrons à notre avis, une fédération de réseaux de résistance organisés au fur et à mesure qu’il n’y aura plus aucun doute pour beaucoup de l’orientation prise par l’oligarchie. Il y a encore quelques années, parler de « pouvoir/gouvernement de l’ombre » et de « complot de la finance » relevait pour la majorité d’une mythomanie chronique de gentils farfelus… Beaucoup moins de gens rigolent aujourd’hui alors que les évènements corroborent certains faits avancés il y a d´´jà longtemps. Nous progressons, et la prise de conscience s’accélère. Ensuite, qui prendra ses responsabilités le moment venu est une autre histoire, notre rôle est de préparer et réorienter la conscience politique et sociale collective vers le véritable ennemi des peuples: les fascistes psychopathes et eugénistes qui manipulent nos sociétés et nos vies: le cartel des banquiers et de la grosse industrie fédérés en oligarchie transnationale. Ce sont les ennemis, et ils sont facilement identifiables.

      Il faut à notre sens regarder les trolls comme partie intégrante du système que nous combattons, ils sont faciles à détecter, à combattre et à confondre. Leur réthorique est simpliste et dogmatique. Ce ne sont que des cerbères plus ou moins efficaces du système, le plus souvent inefficace du reste. Les pseudos sont effectivement un paravent efficace… jusqu’à un certain point.

  6. Amélie Mérévan Says:

    C’est bien ce que je vous disais hier, la possibilité d’organiser l’assasinat de Khadhafi était la 1er acte d’un début de contrôle des révolutions arabes, qui pouvait indiquer que l’enlisement avait assez duré et qu’il fallait un geste significatif pour en finir et aller ailleurs, en Syrie, Bachar el Assad était à l’ordre du jour, dans tous les médias quotidiennement. Mais évidemment il fallait en finir, mais dans le sens qui convenait à l’Occident avec le Yemen, pour avoir les mains libres en Syrie. C’est chose faite, la Déclaration sous l’égide du Conseil de Coopération du Golfe avec l’appui de l’Arabie Saoudite sous la garantie des « amis » européens et américains.

    Voilà une feuille de route de la dimension  » croisade » de l’Europe et des USA, dévoilée à la planète entière, et surtout Chine, Russie, Brésil.

    En résumé, « pas touche au monde arabe » ( Afrique comprise ) !

  7. quelle connerie votre blog, et que de la paranoia.. je suis chinoise et je me suis maree., non les les Chinois aiment bien la France, pensez a CAI YUAN PEI( LE FRANCOPHILE)< BA JIN.. TOUS CES AUTEURS.. VOUS DITES N'IMPORTE QUOI, LA CHINE PREFERERA IMITER L'EUROPE, MODELE VOULU PAR CAI YUAN PEI QUE LE MODELE ARABE OU LA FEMME EST UNE MERDE!!! VIVE LA CHINE ET L'OCCIDENT..VOUS NE CONNAISSEZ PAS LA CHINE..

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