Résistance politique: Voter comme démission de la conscience politique: un acte de larbin !

Élections et citoyenneté en démocratie représentative : une démission de la conscience politique.
Samuel MOLEAUD

 

Url de l’article original:

http://sam-articles.over-blog.com/article-elections-et-citoyennete-en-democratie-representative-une-demission-de-la-conscience-politique-70411728.html

 

Tiens, il paraît que nous vivons en démocratie, et que celle-ci s’exprime par le vote et la liberté d’expression. C’est même écrit dans la constitution et les livres scolaires que nous sommes des citoyens libres et égaux en droit, que nous pouvons choisir nos représentants au suffrage universel direct. Le papier ne refuse pas l’encre.

L’école, lieu d’apprentissage des codes institutionnels, formatage des cerveaux pour le pouvoir de quelques uns.

On m’avait dit à l’école qu’il était important de voter, car l’exercice de la citoyenneté reviendrait au peuple, et que l’abstention représente un danger pour la démocratie, un acte passif favorisant la montée des extrêmes. C’est plutôt pour consentir à la légitimité d’une petite poignée d’Hommes qui font la loi pour 90% de la population, que nous votons. Et bien j’ai sans vergogne délibérément déserté les urnes lors de ces deux rendez-vous électoraux. Même pas abstentionniste, je suis, pour les politologues éclairés, une espèce de passager clandestin sans conscience politique, doté de capitaux économiques et sociaux si faibles que je ne prends même pas la peine de me déplacer pour m’inscrire et exercer mon droit de vote. Un citoyen dépolitisé et socialement dominé n’ayant pas eu l’éducation politique suffisante pour exercer mon pouvoir démocratique. Enfin ce n’est qu’une analyse sociologique…Est-ce à dire que la non-inscription ou l’abstention dénotent automatiquement un manque d’intérêt pour la politique ? Je suis comme des milliers de personnes, pourtant politisées, qui refusent de participer à ce jeu électoral, car quoi que l’on fasse, il n’œuvre que pour les franges dominantes favorisées de la population. L’abstention n’est pas unanimement un état de flemme passagère et de faiblesse cognitive face à la politique, c’est aussi un combat politique, une forme de résistance ferme à cette myriade de mensonges et de croyances collectives les plus malsaines que l’on veut nous faire rentrer dans le crâne depuis l’enfance pour mieux nous rendre dociles et obéissants aux chiens de garde.

Le système d’enseignement français est magnifiquement organisé dans le but que les jeunes têtes à remplir intériorisent sans broncher les règles du jeu républicain. Ainsi, l’on met dans le même moule éducatif toutes sortes d’individus différents, soumis, à la hiérarchie entre l’autorité du professeur et l’obéissance de l’élève qui courbe l’échine, au contrôle et à la compétition entre élèves, à la torture stressante des devoirs à effectuer sous peine de punition s’il y a manquement. Non seulement ils sont placés sous l’égide du formatage scolaire, mais en plus les jeunes socialisés apprennent la dureté du processus de reproduction des inégalités sociales. Une même classe scolaire peut réunir des fils d’agriculteurs, de petits commerçants-artisans, de médecins ou d’enseignants. Dès l’enfance la plus neutre et dénuée de l’avidité entraînant jalousie, convoitise, conflits, on apprend la guerre des classes aux bambins. For de ces disparités, considérées comme naturelles voire biologiques, vient ensuite le formidable apprentissage de la démocratie. Il faut que les êtres formés à la chaîne industrielle votent « bien », et s’informent en conformité sur les médias considérés comme les prophètes de cette démocratie. C’est un tableau raccourci et noirci, mais voilà que vingt ans plus tard, la non-inscription sur les listes paraît choquante aux électeurs conformes.

Voter en démocratie représentative libérale…

De nos jours, voter en démocratie représentative d’inspiration néolibérale revient à vider le vase républicain de sa substance. Ce que nous appelons démocratie représente la prise du pouvoir des élites bourgeoises et leur sauvegarde pour éviter que la révolution de 1789 ne profite au peuple. Le choix de ce mode de suffrage a été institué pour contenir les révoltes, dans une optique justement profondément antidémocratique. Que l’on n’aille pas me raconter que des gens se sont battus pour que nous ayons ce droit de vote, et que je suis redevable de ces luttes. Les communards de 1871 se battaient contre la monarchie, pour la démocratie directe en république de communes socialistes fédérées, les résistants de 1939-1945 se battaient pour la démocratie sociale…non uniquement pour le vote. Aujourd’hui, l’on considère que le vote est l’exercice le plus fort de la démocratie. Alors, on vote pour celui qu’on veut au premier tour, puis pour le moins pire en second tour. Voila qui montre bien que le pouvoir de l’individu se trouve bien ailleurs puisque le sens du vote est complètement vicié. Celui qui remporte les élections est le parti qui aura investi le plus d’argent dans sa campagne de communication en forme d’échantillons de séduction à vendre.

Les médias, en ce 28 mars 2011, se félicitent que la gauche ait remporté les cantonales à hauteur de 35%, en évitant que la France cantonale ne se dore du front de la haine. La gauche, dites-vous ? La rose caviar qui s’oppose à Fillon-Sarkozy tout en étant d’accord sur les reculs successifs de l’âge à la retraite, sans proposer de taxer le capital et d’interdire les défiscalisations des gros actionnaires pour désarmer les marchés financiers ? La gauche néolibérale qui dirige le FMI et l’OMC ? La gauche sécuritaire qui fait campagne commune avec l’UMP sur l’identité nationale, la sécurité et la défense ? La gauche militariste qui est d’accord avec l’impérialisme français pour aller bombarder les méchants partisans de Kadhafi et des civils innocents avec des bombes gentilles ? Ou parle-t-on de la gauche oligarchique qui a le plus privatisé de toute l’histoire économique et sociale de la France, et qui ne s’oppose pas à la constitution européenne ? Loin s’en faut, une carte rose ou bleue à l’issue des élections ne change rien, mais je suis quand-même mine de rien rassuré que ce ne soit pas le camp de la haine nationaliste et agressive qui ait mobilisé les électeurs…Espoir aussi, que les gens ait compris que nous sommes dirigés depuis 2007 par une droite extrême xénophobe ayant institué son fascisme institutionnel pour récupérer les voix du FN…

Bon, je considère que les dissensions idéologiques qui partagent les Hommes de pouvoir ne sont que l’écran de fumée qui cache le gouvernement économique et oligarchique du monde, de telle manière que les ploutocrates qui dirigent financent leurs amis pour qu’ils soient leurs vassaux, au pouvoir politique. De cette idée, nous avons une alternance UMP/PS qui reproduit en permanence le même cap et interdit toute formation politique alternative : enrichir les riches à coups de privatisations et de coupes franches dans les dépenses publiques de santé, d’éducation, de transport, d’hygiène, de sécurité, de réduction des coûts de production pour satisfaire les actionnaires, rendre la population, celle qui doit travailler pour vivre au lieu de l’inverse, à l’état de servage et surtout conserver le pouvoir bien au chaud. Et refuser l’afflux d’immigrés du Sud tout en continuant à coloniser-piller l’Afrique avec nos entreprises. Voilà pourquoi je pense que toute autorité du pouvoir est malsaine, et que dans les grands partis, l’on s’accorde sur un point : prendre le pouvoir. Donc dominer, écraser les plus faibles en politique, manipuler les foules, jouer au théâtre de la séduction, cacher les réalités. Le reste, les programmes électoraux et discours, ne sont que la robe dorée en fleur de lys que le roi enfile. Impossible, donc, que ce soit des humanistes et des gens respectueux qui soient appelés à gouverner. Pire, même avec seulement 20% de participation au vote, donc moins de dix millions d’électeurs, les nouveaux responsables politiques se diraient toujours légitimement élus devant le peuple.

D’une certaine manière, voter constitue l’un des pires consentements à sa propre déresponsabilisation, en déléguant la gestion de sa vie (d’une manière indirecte) à des gens dont on ne peut faire confiance. Le citoyen qui dépose un suffrage dans l’urne a le sentiment d’avoir exercé sa citoyenneté, dans un élan de pensée conforme, là où il contribue à la reproduction institutionnalisée d’élites arrogantes, quasi-autoritaires et opportunistes dont l’avidité du pouvoir rémunéré leur a fait perdre toute notion d’humanisme et d’intérêt général. La démocratie, c’est un peu la nouvelle religion, le nouvel absolutisme dans lequel une autorité, sorte de Clergé, tente de réunir tout acteur social sous sa coupe. Avec cette bannière démocratique, les grandes puissances de ce monde partent alors en guerre impérialiste contre tous ceux qui refusent d’importer notre modèle, tel une armée catholique partait au 12ème siècle en croisade contre les arabes. Notre sinistre de l’Intérieur Claude Guéant précisait d’ailleurs récemment que la France mène actuellement une croisade en Libye…

De nos jours, le gouvernement n’est plus qu’un conseil d’administration, mélangeant des avocats d’affaires, des anciens militants du FN, des ex-PDG de multinationales, ou des ex-directeurs d’institutions financières internationales, et il faudrait que j’aille cautionner ce jeu de chaises tournantes des classes riches possédantes et dirigeantes ? Des milliers de gens travaillent toute leur vie, sont sous-payés pendant 42 ans et usent leur vie pour des objectifs de production, sans pouvoir bénéficier d’une retraite décente, et il faudrait que je crois encore au vote en tant qu’acte citoyen pour choisir celui qui pourra prendre des mesures sociales ?

Bref, l’on pourrait écrire des pages de lamentation sur fond de crise sociale qui paupérise des milliers de personnes, au milieu d’un paysage industriel qui dévaste l’environnement et qui risque de faire exploser le nombre de cancers d’ici peu, une fois que la santé publique aura été privatisée et sera rendue inabordable pour ces nouveaux malades nourris aux OGM et aux radiations nucléaires…on peut se lamenter d’un système politique ploutocratique qui reproduit ses élites, il faut tout de même proposer autre chose, des alternatives.

Je ne jette pas la pierre à ceux qui votent encore, bien évidemment, mais cela ne me paraît pas être un acte de citoyenneté suffisant. Le véritable changement ne peut passer que par le regroupement d’individus en associations et petits syndicats de luttes, pour fédérer les espaces de combat politique et rétribuer à la population sa pleine capacité de pensée critique. L’on n’enrichit pas une démocratie en demandant l’avis au peuple seulement un jour ou deux tous les cinq-six ans. L’acte citoyen le plus démocratique reste la réflexion sur la manière de s’organiser en collectivité, donc cela passe plus à mon sens par la pensée critique et la ré-acquisition de la liberté de penser par soi-même plutôt que de se fier aux médias ou croire ce qu’il est écrit sur les tracts des partis politiques afin de décider pour qui l’on va voter. Ces dernières élections cantonales ne mobilisent évidemment pas les mêmes enjeux que la prochaine échéance de 2012. Surtout que les conseillers généraux et régionaux seront supprimés en 2014 au profit d’une centralisation territoriale sarkozyste, mais la démission de notre propre pouvoir sur les choses qu’entraîne le vote, reste de mise lorsqu’il faut élire un président de la république. A mon sens, agir au lieu d’élire, militer et contribuer au débat public serait donc plus efficace que de déléguer à d’autres le pouvoir de changer les choses que chaque individu pourrait avoir. Le débat est ouvert à qui voudra entendre mon message.

Samuel Moleaud

http://sam-articles.over-blog.com

 

4 Réponses to “Résistance politique: Voter comme démission de la conscience politique: un acte de larbin !”

  1. Marie Roche Says:

    C’est certain, mais c’est un petit moyen qui nous reste pour renverser le vent de l’histoire, car toute l’Europe se mettant à la couleur de l’extrême droite, c’est du jamais vu et c’est ce qu’attendaient impatiemment l’oligarchie. je n’ai pas été voter mais si on était dans un scrutin national et que je vois le risque de triomphe de Marine Le Pen, même si Martine Aubry ne me convient pas et d’autres à moitié que je ne crédite que de peu, je me verrais dans l’obligation d’aller soutenir le petit
    grain de sable, car hélas ce n’est que cela dans l’engrenage, car à ce moment là, comme je le disais précedemment, tout serait déjà vérouillé, comme je soutiens le fait qu’on ait empêché de rentrer à Benghasi les pro-kadhafi, pour éviter des massacres et c’est là que l’on doit réfléchir et voir que ce qui nous est raconté n’est pas réel, même si le fait que Kadhafi tirant sur son peuple n’est pas tolérable et là comme ailleurs la famille de Kadhafi détourne l’argent du peuple, et qu’il faut y mettre bon ordre, mais par une négociation que doivent avoir les deux parties les pro-kadhafi et les insurgés, car il semblerait que la lybie se partage entre les deux, en dehors de toute ingérence occidentale, mais les USA et les européens ne veulent pas de cela et préfèrent le cahos remonté par eux, mais je crois qu’ils se leurrent.
    Et pareil chez nous, ces élections ont balayé l’UMP, très bonne nouvelle, Les allemands ont désavoué Merkel et les Finlandais également virage à gauche, c’est le grain de sable mais suffisant pour inquiéter l’oligarchioe européenne dominante; C’est cela qui me paraît interessant et que nous pouvons travailler, cela ne remettra pas l’Europe en marche, elle est trop mal en point, mais la descente aux enfers que nous allons connaître fera comprendre aux foules que nous sommes dans le même combat que le Maghreb et croire le contraire, nous fait perdre beucoup de temps.

    • Nous l’avons dit et le répéterons toujours: il n’y a pas de solutions au sein du systeme qui est au dela de toute rédemption…
      Voter c’est remplacer Bozo par Kiri le clown, c’est cosmétique et purement illusoire.
      Le vrai pouvoir est celui du peuple exercé sans intermédiaires aristocratiques.
      La seule révolution qui amenera un véritable changement social par l’égalité, la solidarité sera une révolution sociale libertaire. L’Histoire a prouvé et prouve toujours que le reste n’est que pisser dans un violon…

      « Si voter changeait quoi que ce soit… Ce serait illégal depuis longtemps! »
      — Emma Goldman —

      • Marie tu es remplie de bonnes intentions mais attention au fait que, même si ton coeur politique est au social, que tu es convaincu que la gauche est forcément mieux, ils veulent des citoyens qui les perçoivent ainsi, parés de leur robe rose ornée de lys, des chaînes dans une main et d’une balance dans l’autre ! La liberté et la justice (sociale), c’est bien avec cela qu’ils tenteront de nous attendrir !

        Il est évident que le nationalisme primaire est à proscrire, mais arrêtons une bonne fois pour toutes de tourner en rond. Comme l’a souligné Résistance 71, et comme la très bien argumenté Samuel, toute cette mascarade circassienne, ce ballet de masques ridicule, doivent être le tremplin qui nous mènera à une réappropriation de nos droits, de ce qui nous est propre, c’est notre apanage !!

        Marie, je n’ai qu’une chose à te dire : l’abstinence de vote n’est pas l’immobilisme, bien au contraire, élire n’est pas agir mais s’assujettir (et c’est là où ils ont été les plus forts; ils ont réussi à ce que nous mettions nos chaînes nous même !)

        Enfin je voulais terminer sur ça:
        Merci Samuel pour ton laïus, je me sens tout de suite moins seul.
        Je voudrais clamer haut et fort qu’on a en Samuel une personne qui a la trempe d’un vrai leader révolutionnaire !
        Si seulement tous les citoyens pouvaient comprendre tout ça, reformater leur disque neuronal, abolir tous leurs préjugés et briser leurs chaînes pour enfin dire NON !

        Il y a un moment que la résistance est lancée, mais j’en remet une couche: RESISTONS !
        merci

  2. Bonjour,
    je me permets une petite remarque. Je suis en accord avec beaucoup d’arguments proposés par Samuel Moleaud : système de vote qui ne permet qu’à certains partis de gagner, formatage intellectuel de l’école, volonté de désigner les abstentionnistes comme « mauvais citoyens », la perte de pouvoir politique face au monde économique et financier, un PS actuel qui ne fait plus vraiment espérer les sympathisant de gauche…
    Mais que nous dit Samuel de nouveau ? que nous apprend-t-il ? que propose-t-il concrètement à part les modes d’actions citoyens, hormis le vote bien entendu, déjà bien connus de tous ceux qui souhaitent voir leur société évoluée et qui savent ce qu’est l’engagement citoyen? Selon moi, pas grand chose…
    Il parle de formatage, mais son discours est lui-même complètement formaté ! Il ne fait que synthétiser très correctement tous les éléments, les arguments classiques des pensées « altrenatives ». Bref, il a bien digéré sa leçon du bon petit citoyen « anti système »…
    Etant moi-même profresseur d’histoire-géographie, d’education civique juridique et sociale en lycée, je dois donc être un suppôt de satan dans les critères de Samuel. Celui qui permet au système de perdurer et vendre le mensonge républicain à nos chères têtes blondes… En effet, nos classes sont le reflet cruel de la reproduction des inégalités sociales, faute d’une politique d’enseignement réellement équitable (et pas égalitaire ou égalitariste) mais dominé par des théories pédagogistes fumeuses et aggravé par des réformes économiques et non pédagogiques, malgré les beaux discours d’un ministre de l’Education ancien DRH… Pour le moment, je continue de faire ce que je peux de l’intérieur du système, j’assume ma liberté pédagogique et de transmettre un message clair à mes élèves : je vous formate intellectuellement car l’apprentissage passe par là, mais il faut comprendre les règles du formatage, développer son esprit critique, apprendre à s’informer auprès de différentes sources pour se créer sa propre opinion. Et pour parvenir à cela, il faut formater son esprit pour mieux comprendre le fonctionnement de notre société, ses codes implicites et explicites et faire son propre choix, d’y adhérer ou pas…
    Je rappelle qu’historiquement, attention je vais vous formater, les révolutions sont pour l’essentiel la fait des classes bourgeoises qui veulent encore plus de pouvoir et s’appuient sur les masses populaires pour y parvenir. Et très rarement le « petit peuple » n’est sorti le grand vainqueur des révolutions. Nous en revenons donc à l’éternel débat de gauche « révolution ou réformisme? », « Jules Guesde ou Jean Jaurès? » Le problème avec le « grand soir » c’est que tout le monde sait ce qu’on détruit, mais personne ne sait ce qu’on va réellement créer… demander aux sans-culottesde sous le Directoire, demander aux républicains français de 1848, demander aux bolchéviques de 1905 et 1917, demander aux Iraniens socialistes et communistes de 1979… je m’arrête là, le liste est trop longue.
    Pour finir, je redis mon accord avec Samuel sur tous les moyens d’action qui existent (syndicats, associations, groupements de citoyens X ou Y, ONG,espace de dialogue, débats…) sont essentiels pour maintenir notre sens civique en alerte, mais cela n’exclut nullement le vote. Le problème n’est pas le vote. C’est un moyen d’action comme les autres, ce n’est pas le seul ni le meilleur, mais il a le mérite d’exister. libre à chacun de choisir de l’utiliser ou pas parmi toutes les autres possibilités. Je suis syndiqué, je débat avec mes élèves, mes amis, des mecs plus ou moins saouls dans les bars, je participe à des associations, je fais du théâtre amateur avec des messages sociaux et politiques (bref pas du boulevard) et je vote… mais je ne me considère pas comme un larbin, je n’ai pas démissionné politiquement, ma conscience politique est encore en action… N’en déplaise à Samuel, malgré des idées fort honnêtes, sa conclusion est erronée à mon sens.
    Bien à vous.

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