Propagande hégémonique occidentale: Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye… Mêmes mensonges, mêmes effets destructeurs !

L’Enfer est pavé des bonnes intentions occidentales.

Pascal SACRE

 

Dans le combat mené pour maintenir les opinions publiques occidentales assises à leur place, et les faire applaudir au moment où leurs gouvernements leur disent de le faire, comme dans ces jeux télévisés stupides, dans ce combat interminable et répétitif, les mots magiques sont à nouveau à l’honneur.

« Frappes ciblées ».
« Frappes chirurgicales ».
« Dommages collatéraux ».
« Zones d’exclusion aérienne ».
« Coalition internationale ».

Dans la réalité, il n’y aura point de frappe chirurgicale ou ciblée, mais des boucheries, et la coalition, si elle implique toujours les mêmes pays belliqueux, n’a pas l’assentiment de toute l’humanité que le mot international pourrait laisser supposer.

Mêmes prétextes fallacieux qu’en 1991, lors de la première guerre du Golfe, et qu’en 2001, pour l’Afghanistan, en 2003 pour la seconde invasion de l’Irak.

Le langage et la propagande sont les premières armes des agresseurs, les plus puissantes, avant les bombes et les missiles.

Les opinions publiques occidentales sont prises dans les filets du vocabulaire travaillé et des connotations orientées habituelles de leurs gouvernants, pendant que les Libyens tomberont eux sous le coup des armes de destruction massive occidentales.

Le peuple Libyen, les enfants, les femmes, les civils, les vrais, opprimés par le régime corrompu de Kadhafi, souffriront tout autant de l’intervention « humanitaire » de Nicolas Sarkozy et de ses alliés, vassaux des Etats-Unis.

Ils mourront tout autant de faim, souffriront de la misère et des maladies causées par les déplacements de population, les déportations, les confinements dans des camps improvisés.

Tortures, viols, destructions, exils, corruptions, exactions, pauvreté attendent les civils Libyens, ceux dont ces messieurs Sarkozy, Cameron, Obama ou de l’OTAN prétendent se soucier, à en croire nos journalistes disciplinés.

Comme toujours dans ce cas et depuis longtemps, nos journalistes sont au garde-à-vous.

Les laboratoires irakien et afghan permettent le mieux de prédire ce qui attend la Lybie, et tout autre pays sur la triste liste des interventions « humanitaires » occidentales ou de l’OTAN, qu’une caution de l’ONU soit obtenue ou non.

Plus personne, ou presque, ne le croit aujourd’hui, mais nous serions allés fièrement en Afghanistan et en Irak pour libérer leurs peuples, affranchir les femmes, protéger les enfants, et mettre dehors un affreux dictateur, un « gentil » tyran devenu subitement monstrueux, ou des intégristes, hier alliés et invités [1] en Occident, puis infréquentables du jour au lendemain.

Depuis, dix années ont passé en Afghanistan (2001), et huit en Irak (2003, seconde guerre du Golfe).

Vérifions les résultats des bonnes intentions occidentales, pour nous faire idée du sort futur des Libyens et de tous les peuples qui auront le malheur d’attirer la cupidité des dirigeants occidentaux.

Selon Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch (HRW),

« Huit ans après l’invasion américaine, les conditions de vie en Irak s’empirent pour les femmes et les minorités, tandis que les journalistes et les détenus subissent de graves violations de leurs droits. » [2]

Pour Human Rights Watch (HRW), qui a enquêté dans sept villes d’Irak en 2010 [3],

« […] la détérioration de la situation sécuritaire a encouragé le retour à certaines pratiques de justice traditionnelle et à un extrémisme politique à caractère religieux, qui ont eu un effet délétère sur les droits des femmes, tant au sein du foyer qu’à l’extérieur. »« Diverses milices qui font la promotion d’idéologies misogynes ont pris les femmes et les filles irakiennes pour cible, recourant à des assassinats et à des actes d’intimidation afin de les empêcher de prendre part à la vie publique. De plus en plus, les femmes et les filles sont persécutées dans leurs propres foyers pour une diversité de transgressions supposées contre l’honneur de leur famille ou de leur communauté. La traite des femmes et des filles à des fins d’exploitation sexuelle tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays est par ailleurs répandue. »

Toujours selon Joe Stork,

« Pour les femmes irakiennes, qui bénéficiaient avant 1991 des degrés les plus élevés de la région en matière de protection de droits et de participation sociale, cela a représenté une pilule extrêmement amère à avaler. »

Toujours selon HRW, en Irak, huit ans après l’invasion « pacificatrice » de l’Occident,

« […] Des milliers de personnes déplacées internes vivent désormais dans des bidonvilles sans accès à des besoins essentiels tels que l’eau potable, l’électricité et les installations sanitaires. »

Des tortures qui n’ont rien à envier à celles du régime de Saddam Hussein continuent d’être pratiquées sous le nouveau gouvernement irakien. Ainsi [4], en 2010,

« Des Irakiens détenus dans un centre de détention secret à Bagdad ont été pendus par les pieds, empêchés de respirer, frappés à coup de poing et de pied, fouettés, soumis à des chocs électriques et sodomisés. »

Les bombardements ciblés, chirurgicaux, euphémismes dont raffolent nos médias télévisés et radiophoniques, sont un artifice de langage.

« Comme l’a rapporté en détail Human Rights Watch dans son rapport de décembre 2003 sur la guerre, les efforts américains pour bombarder des cibles abritant des responsables ont été un échec total. Le bilan de 0 succès pour 50 tentatives a reflété une méthode de ciblage se rapprochant d’un comportement à l’aveuglette, avec des bombes larguées sur la base de preuves suggérant à peine plus que la présence d’un responsable dans une communauté. Un tel comportement a causé, de façon tout à fait prévisible, de substantielles pertes civiles. » [5]

Pour un occidental assis bien au chaud devant le spectacle de ces feux d’artifice « chirurgicaux », on serait tenté de dire que tout est mieux plutôt que de vivre sous la tyrannie de Saddam Hussein hier, de Kadhafi aujourd’hui, mais malheureusement, il existe des scénarios bien pires. Aussi vicieux que furent ces régimes, le chaos, une guerre civile entraînant des abus se révéleront encore plus meurtriers, comme le montrent l’Irak et l’Afghanistan aujourd’hui.

La peine de mort a été réinstaurée en Irak avec 79 pendaisons en 2009, tandis que 900 condamnés y attendaient leur tour. [6] En 2009.

Sabah Al Mukhtar, interviewé en 2010, nous dit,

« En apparence, tout va pour le mieux : on a 350 partis politiques, 26 satellites TV, 60 journaux. Des élections législatives auront lieu le 7 mars. Une femme va même s’y présenter. Mais en réalité, le pays est laminé, il n’y a plus aucune infrastructure, ni éducation, ni santé, ni sécurité. Quatre millions de réfugiés, deux millions de morts, des milliers de viols et d’emprisonnements […] » [7]

Plusieurs années après la « libération » et l’apport du « savoir-faire occidental »,

« L’effondrement des infrastructures en Irak a entraîné une pénurie d’eau qui ne fait que s’aggraver et qui tue un grand nombre d’Irakiens.Une grande partie du pays souffre d’un manque d’eau aigu, et les faibles quantités fournies sont impropres à l’utilisation humaine.

Le 19 juillet 2007, l’ambassadeur des Etats-Unis, Ryan Crocker, a confirmé que les habitants de Bagdad n’avaient accès, en moyenne, qu’à une heure d’électricité par jour. Avant l’invasion menée par les Etats-Unis, ils en recevaient entre 16 et 24 heures [malgré l’embargo]. Or, sans électricité, on ne peut pas pomper de l’eau vers les habitations.

Un rapport publié le 30 juillet 2007 par l’ONG internationale Oxfam et NCCI, un réseau d’organisations d’aide qui travaillent en Irak, disait que huit millions d’Irakiens – presque un sur trois – avaient un besoin désespéré d’aide d’urgence. Ce rapport, intitulé Répondre au défi humanitaire en Irak déclarait que 70% des Irakiens n’ont pas des fournitures d’eau adéquates, alors qu’en 2003, année de l’invasion de l’Irak menée par les Etats-Unis, ce pourcentage était encore de 50%. Selon ce même rapport, environ 80% des Irakiens manquent d’infrastructures sanitaires.

Selon le rapport d’Oxfam : « le taux de malnutrition infantile, qui était de 19% avant l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003, atteint maintenant 28%. » Le manque d’eau potable est à l’origine de la plupart de ces cas. » [8]

Et du côté de l’Afghanistan.

La presse française se demande si vis-à-vis des femmes afghanes, Hamid Karzai, l’homme placé par la coalition victorieuse, n’est pas pire que les talibans [9],

« Les talibans ne sont plus au pouvoir à Kaboul… mais « la situation des droits de l’homme en Afghanistan empire », s’alarme la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay [10]. Et notamment pour les femmes.Que dit cette loi exactement ? Elle ne laisse une liberté de mouvement aux femmes chiites afghanes que pour des raisons « légitimes ». De ces raisons « légitimes », sont exclues des activités telles que travailler ou suivre des études, précise un communiqué de l’ONU.

Cette nouvelle loi « permet explicitement le viol conjugal, réduit le droit des mères à avoir la garde de leurs enfants dans le cas d’un divorce et rend impossible pour les épouses d’hériter des maisons et des terres de leur mari », poursuit ce communiqué.

En Afghanistan,

« Les chefs de guerre ont remplacé les talibans en adoptant des politiques similaires envers les femmes. » [11]

En attendant l’arrivée de l’équivalent Libyen d’Hamid Karzai, nous saurons dans quelques années comment le peuple de Lybie aura survécu à l’uranium et aux bombes humanitaires de l’Alliance occidentale, mais nous pouvons nous en faire une idée précise en observant le présent de l’Irak et de l’Afghanistan dévastés.

Pascal Sacré

[1] « Guerre et mondialisation », Michel Chossudovsky, Edition Le Serpent à Plumes, 2002, p. 134.

[2] Irak : Les citoyens les plus vulnérables sont dans une situation de danger,http://www.hrw.org/fr/news/2011/02/…

[3] Ibid.

[4] Irak : Des détenus ont témoigné de tortures subies dans une prison secrète,http://www.hrw.org/fr/news/2010/04/…

[5] La guerre en Irak : tout sauf une intervention humanitaire, http://www.hrw.org/fr/news/2004/01/…

[6] « L’Irak reste sans infrastructure, ni éducation, ni santé, ni sécurité » http://www.infosud.org/spip.php?art…

[7] Ibid.

[8] IRAK. Le manque d’eau tue http://www.alterinter.org/article11…

[9] Femmes afghanes : Karzai pire que les talibans ? http://www.lexpress.fr/actualite/mo…

[10] Afghanistan : Pillay dénonce une loi restreignant les droits des femmeshttp://www.un.org/apps/newsFr/story…

[11] http://sisyphe.org/spip.php?article381 Le pouvoir des chefs de guerre met en péril la sécurité des femmes en Afghanistan

Url de l’article original: http://www.legrandsoir.info/L-Enfer-est-pave-des-bonnes-intentions-occidentales.html

 

9 Réponses to “Propagande hégémonique occidentale: Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye… Mêmes mensonges, mêmes effets destructeurs !”

  1. Marie Roche Says:

    Cela ne surprend personne, mais il n’est pas dit qu’ils sortent vainqueurs de leur échappée en Lybie, car il n’ont aucune réflexion à moyen et à long terme et agissent dans la précipitation.

    La déclaration d’Obama est conforme à ce qu’on était en droit d’attendre. ll n’y a aucun changement et ils vont adapter leur discours au fur et à mesure.

    La doctrine des USA est la suivante :

    1 « L’Amérique ne doit pas faire la police partout dans le monde mais ce n’est pas un argument pour ne pas intervenir. Démocrates et républicains restent attachés à l’idée d’un rôle moral de l’Amérique dans le monde. »

    2 « ne jamais hésiter à user de la force de manière unilatérale si la sécurité des USA est en jeu. Si la sécurité des USA n’est pas directement menacée mais ses intérêts ou ses valeurs le sont ».

    3  » enfin rôle de support en se concentrant sur le soutien logistique et de renseignement. Partage du fardeau et le transfert du commandement de l’opération à l’Otan »

    Selon Wolf Blitzer de CNN : l’Otan serait partie intégrante de l’opération même si le rôle est invisible.

    Donc ils laissent en 1ère ligne les alliés, La France, la GB et les autres et eux ils tirent les ficelles. Avec 2 cows boys comme Sarkozy et Cameron, il n’ont aucune peine et la L’Italie qui avait les intérêts les plus importants en Lybie et voit d’un mauvais oeil cette volonté de redistribuer les cartes, y va de ces révélations, dont je n’ai pas le contenu. Pour moi, Sarkozy a été prié de prendre la tête de la croisade
    gentiment et fermement par les USA, parce que les intérêts français sont importants sur les divers pays au Maroc, en Tunisie, en Egypte, etc mais je crois cependant qu’ils vont tous avoir des surprises au bout du compte !!

    Les arabes n’ont pas dit leur dernier mot !!!!!

    • sarko et cameron et harper et… obama n’ont pas le choix.. Ils sont aux ordres et heureux de l’être.

      Nous assistons au tout début d’une gouvernance mondiale avec attaques directes sur les etats-nations dissidents pour une intégration des pays sans souverainetés dans une grille de fonctionnement unifiée et totalitaire. Faire une Union noerd-américaine sera une formalité, de même pour une « union » asiatique, l’afrique pose un plus gros probleme, car ses fondations sociétaires tribales sont un obstacle a une unification globaliste. Plus sur ce sujet bientôt…

  2. Marie Roche Says:

    je voulais dire que la propagande qu’on nous sert ne correspond à aucune réalité et la manière dont le monde perçoit Kadhafi en Lybie et Afed el Assad en Syrie qui n’a rien à voir avec ce qu’on nous sert pourrait changer la donne, de plus les révolutions suivent leuir cours et avancent, loin aussi de l’imagerie
    que nous en avons, nous qui les souhaitons, on ne changera pas le monde en quelques semaines, mais les changements ont plus de chance d’être réaliséq en partie dans ces pays-là et de se perpétuer que dans nos prpres pays m^me si l’indignation et les révoltes sont à leut comble chez nous aussi. N’oublions pas que les mesures que le gouverneur du Wisconsin a voulu prendre a su suscité des réactions et des manifestations dans je ne sais combien d’états et de grandes villes des USA comme 0 nem Y

  3. Marie Roche Says:

    ……. Los Angeles, New York, Chicago etc en réponse à tous ceux qui voulaient faire comme le gouverneur du Wisconsin, dans leur projet de démantélement des services publics dans les communes, projet qui est déjà commencé en Europe, Cameron veut réduire de 500 000 postes la fonction publique, et a commencé à fermer crèches, bibliothéques etc. il y a quand même eu 500 000 manifestants à Londres et le saccage des plusieurs banques, palaces dont le Ritz, le constructeur Porche etc. Du jamais vu aux USA dit on depuis 75 ans, ils ont enfin compris dit-ton encore la vrai nature de leur régime
    et de même en Arménie, en Bulgarie, manifestations monstres, mais je maintiens à dire qu’il faut nous qu’on soit dépouillé pour commencer à bouger, comme en Grèce et au Portugal , ce qui ne me rend pas très optimiste sur nos capacités et pendant ce temps à visage découvert ( les puissants, cette crise étant une aubaine pour eux), il refondent le monde à leur manière et bloquent tout retour en arrière sans la moindre dissimulation que ne décryptent que les grands journalistes, économistes et quelques politiques qui sont de plus en plus écoutés par le grand public, mais tant qu’on a en avant scène des BHL, c’est exactement la même chose que si on focalise
    l’attention sur Sarkozy et sa suite qui sont déjà dans les poubelles de l’histoire mais détournent l’attention des réalités de demain qui pointent partout et dont le remodélement du monde arabe, pour une grande part par les révolutionnaires du Maghreb, qui ne cesseront pas d’être actifs. je vois ce qui se passe en Tunisie et c’est de bonne augure. ils nationalisent à tour de bras et jugent la centaine de personnes autour de Ben Ali, changent tous les rouages du gouvernement jusque dans les endroits les plus reculés, en limogeant tout ce qui était de près ou de loin lié à Ben Ali. Bien sûr, les contre-révolutionnaires sont présents et actifs, mais en face, il y a des foules immenses qui n’ont plus la moindre confiance dans leurs élites et partis et n’en veulent plus dont cela les maintient mobilisés et intégralement revendicatifs.

    • tout à fait d’accord sur ces points et nous espérons une chose: que les peuples déjà en révolte finissent par vraiment faire une révolution digne de ce nom, de par et pour le peuple.
      Notre réserve vient à la fois de la contre-révolution et de ses manipulations médiatiques a distance et du fait que RIEN ne peut changer réellement si l’État demeure. L’État (et son système politico-social inepte, réducteur et répressif) ne fait pas partie des solutions, mais bien des problèmes, à la même enseigne que le capitalisme maintenant plein-pot dans le néo-esclavagisme dans sa phase de destruction massive néolibérale.

      Nous devons nous en débarrasser et le plus tôt sera le mieux pour l’humanité…

  4. Marie Roche Says:

    Nous ne disposons pas d’une information fiable, donc à mon avis, il faut attendre une quinzaine de jours pour voir ce qu’il se dégage. Toutes ces grandes réunions à Londres ne sont que des pantalonnades et déjà les changements de gouvernement au Yémen même si le président n’est pas parti y compris en Syrie avec Bachar el Assad est déjà une bonne chose. Le conflit lybien marque le pas et les rebelles se tournent vers Sarkozy pour lui demander des comptes, ce n’est pas si mal. les Occidentaux considérent toujours que tout repose sur eux et que le moindre changement ne peut pas leur échapper et s’il est positif leur est imputable. Or les cartes avaient déjà été remaniées, avec la Turquie qui a démontré un peu avant ses soulévements qu’il fallait compter sur elle et qui en ce moment et avec les changements en Egypte compte bien recevoir un appui et ces 2 grands pays font partie de la nouvelle donne au Moyen Orient et ils ne laisseront pas tomber ni la Syrie et sauront peser sur le cours des évènements au Barhein et en Arabie Saoudite. Et les élites de ces divers pays ne seront pas en reste, car les dictatures tombant et les autres menacées, il va en sortir une recomposition en profondeur, car la domination de l’Occident par le biais des dictateurs pése sur tout le monde et tous sont prêts à saisir des opportunités pour s’en libérer, non massivement mais suffisamment pour que d’autres cartes soient rebattues.

    Et ce qui va apparaître notre stupidité avec cet engagement des s’en va t’en guerre sans la moindre distance.

  5. Marie Roche Says:

    Ce que je disais se concrétise et Erdogan est allé en Irak, où il a rencontré les principaux responsables y compris kurdes au Kurdistan, soit Barzani pour des projets communs dans les domaines économiques et stratégiques et il a rencontré également Bachar el Assad et discute avec lui en lui demandant d’être attentif aux revendications de l’opposition et ils ont discuté de la minorité kurde. ils ont quand même 800 km de frontières communes.

    Alors, continuer à croire qu’on va peser sur le destin de ses peuples et qu’ils ne peuvent que se tourner
    vers Washington, Paris et Londres est stupide.

    Et à l’identique l’Union africaine et la Ligue arabe se refonderont de la même manière, lorsque les révolutions permettront une avancée et une stabilisation. Jusqu’ici ces organismes n’étaient que des dépendances crées et contrôlées par les Occidentaux.

    • On ne peut que souhaiter qu’ils en sortent, ça n’en prend pas le chemin ni en Tunisie ni en Egypte où le fascisme néolibéral occidental est toujours en contrôle.. pour l’instant…

      Il n’y a pas de solutions au sein du système, si les peuples reprennent le pouvoir… Il faut le faire jusqu’au bout et lâcher prise de l’étatisme et autres balivernes de contrôle oligarchique. Erdogan est un représentant du système, et en cela ne peut être pris que pour une solution biaisée selon le côté où la Turquie penche… pas son peuple… ses aristocrates…

  6. Marie Roche Says:

    je le conçois et les américains et les européens en ont conscience, mais pendant qu’ils sont enlisés en Lybie, n’oubliez pas non plus que les Chinois et les Russes ne sont pas en reste et ils éttendent simplement que la situation tourne au désavantage des américains et européens, pour avancer leurs cartes et les arabes n’oublieront pas qu’ils peuvent travailler avec eux contre l’Occident.

    Je n’ai pas dit que cette solution était la meilleure, mais c’est une solution qui va dans la logique de non ingérence et de rapports mulilatéraux avec d’abord les voisins. Comme en Amérique latine, on se débarasse d’abord de celui qui vous opprime, les USA en la matière et ensuite, on tente d’aller de l’avant. Quand on voit l’exemple du Chili, on mesure la difficulté, Bachelet était la 1ère alternative et certainement qu’on voulait aller vers quelque chose de semblable et amélioré, n’empêche qu’après se réinstalle un milliardaire venu de je ne sais où. Aujourd’hui, cet ordre-là peut acheter tout le monde à l’échelle planétaire, mais ils ne pourront indéfiniment le faire, laissons les gens se libérer de leurs chaines eux-mêms, regardez les Kurdes, ils commencnet à pouvoir exister par eux-mêmes et pourtant, dans les 4 pays où ils demeurent, on les a poursuivis sans relâche et Erdogan est aujourd’hui obligé de compter avec eux malgré lui au Kurdistan !

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