Politique et société: Elections cantonales, voter c’est abdiquer…

Voter c’est abdiquer, s’abstenir c’est lutter ! Ni candides, ni candidats…

par Quartier Pirate

 

Voter, c’est donner sa voix à un-e politicien-ne pour qu’elle ou il parle et décide à notre place. Par différence avec le mandat clair de délégués révocables, élire c’est signer un chèque en blanc, car les promesses électorales n’engagent que celles ou ceux qui les croient. Elles se résument à des opérations de communication superficielles qui maquillent grossièrement des luttes de pouvoir sur fond de grands intérêts économiques.

Les élections passent, les cabinets se renouvèlent, mais à la base, les problèmes de fond restent. La classe politique est coupée des réalités quotidiennes, et défend les intérêts des classes possédantes et dominantes. A gauche ou à droite, personne ne s’attaque au mal à la racine, tou-te-s semblent s’accommoder d’une société fondée sur l’exploitation, la répression, les inégalités économiques et sociales. Nous n’avons rien à attendre d’eux.

Mais justement, les élections cantonales (en tant que locales) ne sont-elles pas plus proches de la base et des réalités du terrain, que les élections présidentielles, nationales ? Participer à des expériences d’administration locale peut sembler une perspective un peu plus attirante aux yeux de celles ou ceux qui veulent changer la société. On s’imagine vaguement que par ce biais quelques camarades pourraient être formé-e-s à faire face aux problèmes concrets que pose l’organisation des transports, de l’éducation, de la culture, du logement…

Faire ce genre de compromis engage sur une pente dangereuse les organisations qui se réclament d’une transformation radicale, révolutionnaire. Dans la mesure où les élu-e-s tirent leur salaire de leur fauteuil, elles ou ils ont tout intérêt à préserver le système qui les entretient. Ces personnalités pèsent sur les orientations stratégiques de l’organisation, et tendent à lui faire renoncer à la perspective révolutionnaire, comme le montre l’exemple historique du glissement réformiste des partis révolutionnaires qui ont choisi de se présenter aux élections. Les rares individus qui n’ont pas abandonné leurs convictions ont été écartés ou mis hors d’état de nuire.

Quant à la possibilité d’acquérir une expérience concrète de la gestion des affaires communes, elle est très réduite. Le plus souvent, elle se résume à la gestion de la pénurie avec des marges de manœuvres politiques très réduites, et entretiennent l’illusion que le système peut être raccommodé sans toucher à ce qui le fonde, et en particulier à l’exploitation salariale.

Plutôt que de perdre notre énergie à gérer des miettes, remettons collectivement en cause le découpage du gâteau. Contre l’exploitation, les inégalités sociales et économiques, nous proposons la perspective d’une gestion directe de la production et de la distribution. Contre la délégation et les faux choix qui nous sont laissés dans les élections, nous proposons l’auto-organisation à tous les niveaux, et des modes de coordination fédéraux. Dès maintenant, nous choisissons d’agir au lieu d’élire. C’est pied à pied dans les luttes sociales, et au quotidien, que nous entendons avancer dans cette perspective.

 

http://quartier-pirate.blogspot.com/2011/03/cantonales-ni-candides-ni-candidats.html

3 Réponses vers “Politique et société: Elections cantonales, voter c’est abdiquer…”

  1. merci pour cette action, pour ce travail de prise de conscience. Toute forme de pouvoir doit être détruite car l’avenir de l’humanité ne réside que dans la collaboration… sinon les imbéciles humains disparaîtront et la planète Terre continuera d’évoluer dans la galaxie, débarassée de ce parasite qui lui causait quelques petites irritations cutanées temporaires.
    … à nous de choisir !
    Je suis certain qu’on arrivera à vivre dans ce monde tellement possible, tellement à notre portée, ce jour où nous ne tenterons pas de conquérir le pouvoir, mais de le détruire.
    Jean-François, raëlien
    Montréal, Canada

  2. Bravo pour votre site. Notre monde est malade et il faut réagir pour faire évoluer nos sociétés vers un monde plus prospère et plus humain et la seule façon d’en arriver c’est de s’unir tous ensembles sans aucun regarde sur nos différences et nous pourrions arriver vers le « Paradisme » un monde de paix fondé sur la coopération et le respect.

    • Merci de votre soutien,

      vous avez tout à fait raison. Nous nous employons à faite plus prendre conscience du pouvoir de la solidarité. C’est cette part fondamentale de la nature humaine qui sauvera les peuples de la folie oligarchique.

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