Révoltes Moyen-Orient: Comprendre les événements libyens dans leur contexte historique colonial et post-colonial

Nous reproduisons ici une interview de Mohamed Hassan* par Michel Collon et Grégoire Lalieu. L’analyse faite ici replace ces événements libyens dans leur contexte historique et est de loin la meilleure analyse qu’il nous ait été donnée de lire ces derniers temps. Comme d’habitude, les médias va t’en guerre a la solde de l’impérialisme en déroute, vendent la salade de la rhétorique partisane de la levée populaire contre un tyran local. La pensée unique, par nature, simplifie les choses sans avoir peur du grotesque, afin de garder les opinions publiques dans la ligne politique inpérialiste.

Alors Mouamar Kadhafi autocrate et dictateur ? Sans aucun doute, mais tout autant que les monarchies fantôches du Golfe qui répriment la dissidence et les libertés individuelles a qui mieux mieux depuis des décennies sous l’oeil bienveillants de nos autocrates occidentaux; car comme le souligne Hassan ici : « un bon arabe est un arabe qui fait ce que les Etats-Unis lui disent de faire »…

Il y a plus dans ces révoltes moyen-orientales et celle de Libye que ce qu’on veut nous faire croire et que nous pouvons percevoir. Que les administrations américaines et britanniques « s’émeuvent » de la « répression » (alors que nous sommes de toute évidence en face d’une guerre civile) du régime Kadhafi sur son peuple sans broncher ni ciller sur la répression éhontée qui sévit dans les autres pays de la région (pays des « bons arabes » semblent-ils…), c’est vraiment le comble de l’hypocrisie et de la rhétorique du deux poids deux mesures.

Que la France rejoigne la cacophonie diplomatique et fasse raisonner les tambours de la guerre n’a rien d’étonnant, tant la France est devenue de facto un état satellite de l’empire anglo-américain sous la houlette de Sarkozy, qui brade le pays et le peu de crédibilité qu’il lui reste.

Avant que de prendre quelque décision ou d’exprimer quelqu’opinion que ce soit, une analyse historique et géopolitique s’impose. Quoi qu’il en soit, toute option militaire de l’OTAN ou autre nation sera une ingérence flagrante dans les affaires souveraines d’une nation. L’empire a besoin d’une guerre c’est évident sur bien des points. Le suivre sur le sentier de la guerre, c’est monter a bord d’un Titanic qui a déja touché l’iceberg.

Quant a l’argument du « terrorisme » et « Al Ciada », il est nul et non avenu. AQ est une entité créée de toute piece par les services de renseignement US et britanniques. Lutter contre le terrorisme, c’est avant tout lutter contre le terrorisme d’État et l’inégalité sociale source de conflits ciblés et politiquement récupérés par l’oligarchie pour continuer a diviser les peuples en leur sein. Ceci constitue la seule condition de survie de cette minorité oppressive et exploiteuse.

— Résistance 71 —

 

 

Libye révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ?

 

Grégoire Lalieu, Michel Collon

 

url de l’article original: http://www.michelcollon.info/Libye-revolte-populaire-guerre.html?lang=fr

7 mars 2011

 

Depuis trois semaines, des affrontements opposent les troupes fidèles au colonel Kadhafi à des forces d’opposition issues de l’est du pays. Après Ben Ali et Moubarak, Kadhafi sera-t-il le prochain dictateur à tomber ? Ce qui se passe en Libye est-il semblable aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte ? Comment comprendre les frasques et les retournements de veste du colonel ? Pourquoi l’Otan se prépare-t-elle à la guerre ? Comment expliquer la différence entre un bon Arabe et un mauvais Arabe ? Dans ce nouveau chapitre de notre série Comprendre le monde musulman, Mohamed Hassan répond aux questions d’Investig’Action…

Interview : Grégoire Lalieu & Michel Collon

Après la Tunisie et l’Egypte, la révolution arabe aurait-elle gagné la Libye ?

Ce qui se passe actuellement en Libye est différent. En Tunisie et en Egypte, le manque de libertés était flagrant. Mais ce sont les conditions sociales déplorables qui ont véritablement poussé les jeunes à la révolte. Tunisiens et Egyptiens n’avaient aucune possibilité d’entrevoir un avenir.

En Libye, le régime de Mouammar Kadhafi est corrompu, monopolise une grande partie des richesses et a toujours réprimé sévèrement toute contestation. Mais les conditions sociales des Libyens sont meilleures que dans les pays voisins. L’espérance de vie en Libye est plus importante que dans le reste de l’Afrique. Les systèmes de santé et d’éducation sont convenables. La Libye est d’ailleurs l’un des premiers pays africains à avoir éradiqué la malaria. Même s’il y a de fortes inégalités dans la répartition des richesses, le PIB par habitant est d’environ 11.000 dollars. Un des plus élevés du monde arabe. Vous ne retrouvez donc pas en Libye les mêmes conditions objectives qui ont conduit aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte.

Comment expliquez-vous alors ce qui se passe en Libye ?

Pour bien comprendre les événements actuels, nous devons les replacer dans leur contexte historique. La Libye était autrefois une province ottomane. En 1830, la France s’empara de l’Algérie. Par ailleurs, le gouverneur égyptien Mohamed Ali, sous tutelle de l’Empire ottoman, menait une politique de plus en plus indépendante. Avec, d’une part, les Français en Algérie et, d’autre part, Mohamed Ali en Egypte, les Ottomans craignaient de perdre le contrôle de la région : ils envoyèrent leurs troupes en Libye.

A cette époque, la confrérie des Senoussis exerçait une influence très forte dans le pays. Elle avait été fondée par Sayid Mohammed Ibn Ali as Senoussi, un Algérien qui, après avoir étudié dans son pays et au Maroc, alla prêcher sa vision de l’islam en Tunisie et en Libye. Au début du 19ème siècle, Senoussi commençait à faire de nombreux adeptes, mais n’était pas bien perçu par certaines autorités religieuses ottomanes qu’il critiquait dans ses prêches. Après un passage en Egypte et à la Mecque, Senoussi décida de s’exiler définitivement en Cyrénaïque, dans l’est de la Libye.

Sa confrérie s’y développa et organisa la vie dans la région, y percevant des taxes, résolvant les conflits entre les tribus, etc. Elle possédait même sa propre armée et proposait ses services pour escorter les caravanes de commerçants passant par là. Finalement, cette confrérie des Senoussis devint le gouvernement de fait de la Cyrénaïque, étendant même son influence jusque dans le nord du Tchad. Mais ensuite, les puissances coloniales européennes s’implantèrent en Afrique, divisant la partie sub-saharienne du continent. Cela eut un impact négatif pour les Senoussis. L’invasion de la Libye par l’Italie entama aussi sérieusement l’hégémonie de la confrérie dans la région.

En 2008, l’Italie a versé des compensations à la Libye pour les crimes coloniaux. La colonisation avait été à ce point terrible ? Ou bien Berlusconi voulait se faire bien voir pour conclure des accords commerciaux avec Kadhafi ?

La colonisation de la Libye fut atroce. Au début du 20ème siècle, un groupe fasciste commença à diffuser une propagande prétendant que l’Italie, vaincue par l’armée éthiopienne à la bataille d’Adoua en 1896, devait rétablir la primauté de l’homme blanc sur le continent noir. Il fallait laver la grande nation civilisée de l’affront infligé par les barbares. Cette propagande affirmait que la Libye était un pays sauvage, habité par quelques nomades arriérés et qu’il conviendrait aux Italiens de s’installer dans cette région agréable, avec son paysage de carte postale.

L’invasion de la Libye déboucha sur la guerre italo-turque de 1911, un conflit particulièrement sanglant qui se solda par la victoire de l’Italie un an plus tard. Cependant, la puissance européenne ne contrôlait que la région de la Tripolitaine et devait faire face à une résistance tenace dans le reste du pays, particulièrement dans la Cyrénaïque. Le clan des Senoussis y appuyait Omar Al-Mokhtar qui dirigea une lutte de guérilla remarquable dans les montagnes. Il infligea de sérieux dégâts à l’armée italienne pourtant mieux équipée et supérieure en nombre.

Finalement, au début des années trente, l’Italie de Mussolini prit des mesures radicales pour éliminer la résistance. La répression devint extrêmement féroce et l’un de ses principaux bouchers, le général Rodolfo Graziani écrivit : « Les soldats italiens étaient convaincus qu’ils étaient investis d’une mission noble et civilisatrice. (…) Ils se devaient de remplir ce devoir humain quel qu’en fût le prix. (…) Si les Libyens ne se convainquent pas du bien-fondé de ce qui leur est proposé, alors les Italiens devront mener une lutte continuelle contre eux et pourront détruire tout le peuple libyen pour parvenir à la paix, la paix des cimetières…  ».

En 2008, Silvio Berlusconi a payé des compensations à la Libye pour ces crimes coloniaux. C’était bien sûr une démarche intéressée : Berlusconi voulait bien se faire voir de Kadhafi pour conclure des partenariats économiques. Néanmoins, on peut dire que le peuple libyen a terriblement souffert du colonialisme. Et parler de génocide ne serait pas exagéré.

Comment la Libye gagna-t-elle son indépendance ?

Pendant que les colons italiens réprimaient la résistance en Cyrénaïque, le chef des Senoussis, Idriss, s’exila en Egypte pour négocier avec les Britanniques. Après la Seconde Guerre mondiale, l’empire colonial européen fut progressivement démantelé et la Libye devint indépendante en 1951. Appuyé par la Grande-Bretagne, Idriss prit le pouvoir. Pourtant, une partie de la bourgeoisie libyenne, influencée par le nationalisme arabe qui se développait au Caire, souhaitait que la Libye soit rattachée à l’Egypte. Mais les puissances impérialistes ne voulaient pas voir se développer une grande nation arabe. Elles appuyèrent donc l’indépendance de la Libye en y plaçant leur marionnette, Idriss.

Le roi Idriss répondit-il aux attentes ?

Tout à fait. A l’indépendance, les trois régions qui constituent la Libye – la Tripolitaine, le Fezzan et la Cyrénaïque – se sont retrouvées unifiées dans un système fédéral. Mais il faut savoir que le territoire libyen est trois fois plus grand que la France. A cause du manque d’infrastructures, les limites de ce territoire n’ont pu être clairement définies qu’après l’invention de l’avion. Et en 1951, le pays ne comptait qu’un million d’habitants. De plus, les trois régions nouvellement unifiées avaient une culture et une histoire très différentes. Enfin, le pays manquait de routes permettant aux régions de communiquer. En fait, la Libye était à un stade très arriéré, ce n’était pas une véritable nation.

Pouvez-vous préciser ce concept ?

L’Etat-nation est un concept lié à l’apparition de la bourgeoisie et du capitalisme. En Europe, durant le moyen-âge, la bourgeoisie capitaliste souhaitait développer son commerce sur une échelle aussi large que possible, mais était freinée par toutes les contraintes du système féodal. Les territoires étaient morcelés en de nombreuses petites entités, ce qui imposait aux commerçants de payer un grand nombre de taxes pour livrer une marchandise d’un endroit à un autre. Sans compter les divers privilèges dont il fallait s’acquitter auprès des seigneurs féodaux. Toutes ces entraves ont été supprimées par les révolutions bourgeoises capitalistes qui ont permis la création d’Etats-nations avec de grands marchés nationaux sans entraves.

Mais la nation libyenne a été créée alors qu’elle était encore à un stade précapitaliste. Elle manquait d’infrastructures, une grande partie de la population était nomade et impossible à contrôler, les divisions étaient très fortes au sein de la société, l’esclavage était encore pratiqué… De plus, le roi Idriss n’avait aucun projet pour développer le pays. Il était totalement dépendant des aides US et britanniques.

Pourquoi la Grande-Bretagne et les Etats-Unis le soutenaient-ils ? Le pétrole ?

En 1951, le pétrole libyen n’avait pas encore été découvert. Mais les Anglo-Saxons avaient des bases militaires dans ce pays qui occupe une position stratégique pour le contrôle de la mer Rouge et de la Méditerranée.

Ce n’est qu’en 1954 qu’un riche Texan, Nelson Bunker Hunt, découvrit le pétrole libyen. A l’époque, le pétrole arabe se vendait aux alentours de 90 cents le baril. Mais le pétrole libyen était acheté à 30 cents le baril tellement ce pays était arriéré. C’était peut-être le plus misérable d’Afrique.

De l’argent rentrait pourtant grâce au pétrole. A quoi servait-il ?

Le roi Idriss et son clan, les Senoussis, s’enrichissaient personnellement. Ils redistribuaient également une partie des revenus pétroliers aux chefs des autres tribus pour apaiser les tensions. Une petite élite s’est développée grâce au commerce du pétrole et quelques infrastructures ont été construites, principalement sur la côte méditerranéenne, la partie la plus intéressante pour commercer avec l’extérieur. Mais les zones rurales dans le cœur du pays restaient extrêmement pauvres et des tas de miséreux s’amassaient dans des bidonvilles autour des cités. Cela a continué jusqu’en 1969, quand trois officiers ont renversé le roi. Parmi eux, Kadhafi.

Comment se fait-il que la révolution soit venue d’officiers de l’armée ?

Dans un pays profondément marqué par les divisions tribales, l’armée était en fait la seule institution nationale. La Libye n’existait pas en tant que telle sauf à travers cette armée. A côté de ça, les Senoussis du roi Idriss possédaient leur propre milice. Mais dans l’armée nationale, les jeunes Libyens issus des différentes régions et tribus pouvaient se retrouver.

Kadhafi a d’abord évolué au sein d’un groupe nassériste, mais lorsqu’il a compris que cette formation ne serait pas capable de renverser la monarchie, il s’est engagé dans l’armée. Les trois officiers qui ont destitué le roi Idriss étaient très influencés par Nasser. Gamal Abdel Nasser était lui-même un officier de l’armée égyptienne qui renversa le roi Farouk. Inspiré par le socialisme, Nasser s’opposait à l’ingérence des puissances néocoloniales et prônait l’unité du monde arabe. Il nationalisa d’ailleurs le canal de Suez, jusque là géré par la France et la Grande-Bretagne, s’attirant les foudres et les bombardements de l’Occident en 1956.

Le panarabisme révolutionnaire de Nasser avait eu un effet important en Libye, notamment dans l’armée et sur Kadhafi. Les officiers libyens auteurs du coup d’Etat de 1969 suivirent le même agenda que Nasser.

Quels furent les effets de la révolution en Libye ?

Kadhafi avait deux options. Soit laisser le pétrole libyen aux mains des compagnies occidentales comme l’avait fait le roi Idriss. La Libye serait alors devenue comme ces monarchies pétrolières du Golfe où l’esclavage est encore pratiqué, où les femmes n’ont aucun droit et où des architectes européens peuvent s’éclater à construire des tours farfelues avec des budgets astronomiques qui proviennent en fait des richesses des peuples arabes. Soit suivre une voie indépendante des puissances néocoloniales. Kadhafi a choisi cette deuxième option, il a nationalisé le pétrole libyen, provoquant la colère des impérialistes.

Dans les années 50, une blague circulait à la Maison Blanche, au sein de l’administration Eisenhower qui se développa ensuite en véritable théorie politique sous Reagan. Comment distinguer les bons des mauvais Arabes ? Un bon Arabe fait ce que les Etats-Unis lui disent. En échange, il reçoit des avions, est autorisé à déposer son argent en Suisse, est invité à Washington, etc. Eisenhower et Reagan nommaient ces bons Arabes : les rois d’Arabie Saoudite et de Jordanie, les cheikhs et émirs du Koweït et du Golfe, le Shah d’Iran, le roi du Maroc et bien-sûr, le roi Idriss de Libye. Les mauvais Arabes ? Ceux qui n’obéissaient pas à Washington : Nasser, Kadhafi, Saddam plus tard…

Tout de même, Kadhafi n’est pas très…

Kadhafi n’est pas un mauvais Arabe parce qu’il fait tirer sur la foule. On fait la même chose en Arabie Saoudite ou au Bahreïn et les dirigeants de ces pays reçoivent tous les honneurs de l’Occident. Kadhafi est un mauvais Arabe parce qu’il a nationalisé le pétrole libyen que les compagnies occidentales considéraient – jusqu’à la révolution de 69 – comme leur appartenant. Ce faisant, Kadhafi a apporté des changements positifs en Libye, au niveau des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de la condition des femmes, etc.

Bon, Kadhafi renverse la monarchie, nationalise le pétrole, s’oppose aux puissances impériales et apporte des changements positifs en Libye. Pourtant, quarante ans plus tard, c’est un dictateur corrompu, qui réprime l’opposition et qui ouvre à nouveau les portes du pays aux compagnies occidentales. Comment expliquer ce changement ?

Dès le départ, Kadhafi s’est opposé aux grandes puissances coloniales et a généreusement soutenu divers mouvements de libération dans le monde. Je trouve qu’il a été très bien pour ça. Mais pour être complet, il faut aussi préciser que le colonel était anticommuniste. En 1971 par exemple, il fit dérouter vers le Soudan un avion transportant des dissidents communistes soudanais qui furent aussitôt exécutés par le président Nimeyri.

En fait, Kadhafi n’a jamais été un grand visionnaire. Sa révolution était une révolution de nationaliste bourgeois et il a instauré en Libye un capitalisme d’Etat. Pour comprendre comment son régime est parti à la dérive, nous devons analyser le contexte qui n’a pas joué en sa faveur, mais aussi les erreurs personnelles du colonel.

Tout d’abord, nous avons vu que Kadhafi était parti de rien en Libye. Le pays était très arriéré. Il n’y avait donc pas de gens éduqués ou une forte classe ouvrière pour appuyer la révolution. La plupart des personnes ayant reçu une éducation faisaient partie de l’élite qui bradait les richesses libyennes aux puissances néocoloniales. Evidemment, ces gens n’allaient pas soutenir la révolution et la plupart d’entre eux quittèrent le pays pour organiser l’opposition à l’étranger.

De plus, les officiers libyens qui ont renversé le roi Idriss étaient très influencés par Nasser. L’Egypte et la Libye prévoyait d’ailleurs de nouer un partenariat stratégique. Mais la mort de Nasser en 1970 fit tomber le projet à l’eau et l’Egypte devint un pays contre-révolutionnaire, aligné sur l’Ouest. Le nouveau président égyptien, Anouar al-Sadate, se rapprocha des Etats-Unis, libéralisa progressivement l’économie et s’allia avec Israël. Un bref conflit éclata même avec la Libye en 1977. Imaginez la situation dans laquelle se trouvait Kadhafi : le pays qui l’avait inspiré et avec lequel il devait conclure une alliance capitale devenait soudainement son ennemi !

Un autre élément contextuel a joué en défaveur de la révolution libyenne : la baisse importante du cours du pétrole dans les années 80. En 1973, dans le cadre de la guerre israélo-arabe, les pays producteurs de pétrole décidèrent d’un embargo, faisant grimper en flèche le prix du baril. Cet embargo provoqua le premier grand transfert de richesses du Nord vers le Sud. Mais dans les années 80, eut lieu ce qu’on pourrait appeler une contre-révolution pétrolière orchestrée par Reagan et les Saoudiens. L’Arabie Saoudite augmenta considérablement sa production de pétrole et inonda le marché, provoquant une chute radicale des prix. Le baril passa de 35 dollars le baril à 8 dollars.

L’Arabie Saoudite ne se tirait-elle pas une balle dans le pied ?

Cela eut en effet un impact négatif sur l’économie saoudienne. Mais le pétrole n’est pas le plus important pour l’Arabie Saoudite. Sa relation avec les Etats-Unis prime avant tout, car c’est le soutien de Washington qui permet à la dynastie saoudienne de se maintenir au pouvoir.

Ce raz-de-marée pétrolier eut des conséquences catastrophiques pour de nombreux pays producteurs de pétrole qui s’endettèrent. Et tout cela se produisit dix années seulement après la montée au pouvoir de Kadhafi. Le dirigeant libyen, parti de rien, voyait en plus les seuls moyens dont il disposait pour construire quelque chose, fondre comme neige au soleil avec la chute des cours du pétrole.

Notez également que cette contre-révolution pétrolière accéléra la chute de l’URSS, alors empêtrée en Afghanistan. Avec la disparition du bloc soviétique, la Libye perdait son principal soutien politique et se retrouva très isolée sur la scène internationale. Isolement d’autant plus grand que l’administration Reagan avait placé la Libye sur la liste des Etats-terroristes et imposé toute une série de sanctions.

Qu’en est-il des erreurs commises par Kadhafi ?

Comme je l’ai dit, ce n’était pas un grand visionnaire. La théorie développée autour de son livre vert est un mélange d’anti-impérialisme, d’islamisme, de nationalisme, de capitalisme d’Etat et d’autres choses encore. Outre son manque de vision politique, Kadhafi a d’abord commis une grave erreur en attaquant le Tchad dans les années 70. Le Tchad est le cinquième plus grand pays d’Afrique et le colonel, considérant sans doute que la Libye était trop petite pour ses ambitions mégalomaniaques, a annexé la bande d’Aozou. Il est vrai qu’historiquement, la confrérie des Senoussis exerçait son influence jusque dans cette région. Et en 1935, le ministre français des Affaires étrangères, Pierre Laval, voulut acheter Mussolini en lui proposant la bande d’Aozou. Mais finalement, Mussolini se rapprocha d’Hitler et l’accord resta lettre morte.

Kadhafi a néanmoins voulu annexer ce territoire et s’est livré à une lutte d’influence avec Paris dans cette ancienne colonie française. Finalement, les Etats-Unis, la France, l’Egypte, le Soudan et d’autres forces réactionnaires de la région, ont soutenu l’armée tchadienne qui mit en déroute les troupes libyennes. Des milliers de soldats et d’importantes quantités d’armes furent capturés. Le président du Tchad, Hissène Habré, vendit ces soldats à l’administration Reagan. Et la CIA les utilisa comme mercenaires au Kenya et en Amérique latine.

Mais la plus grande erreur de la révolution libyenne est d’avoir tout misé sur les ressources pétrolières. En effet, les ressources humaines sont la plus grande richesse d’un pays. Vous ne pouvez pas réussir une révolution si vous ne développez pas l’harmonie nationale, la justice sociale et une juste répartition des richesses.

Or, le colonel n’a jamais supprimé les discriminations ancestrales en Libye. Comment mobiliser la population si vous ne montrez pas aux Libyens que, quelque soit leur appartenance ethnique ou tribale, tous sont égaux et peuvent œuvrer ensemble pour le bien de la nation ? La majorité de la population libyenne est arabe, parle la même langue et partage la même religion. La diversité ethnique n’est pas très importante. Il était possible d’abolir les discriminations pour mobiliser la population.

Kadhafi a également été incapable d’éduquer le peuple libyen sur les enjeux de la révolution. Il n’a pas élevé le niveau de conscience politique de ses citoyens et n’a pas développé de parti pour appuyer la révolution.

Pourtant, dans la foulée de son livre vert de 1975, il instaure des comités populaires, sorte de démocratie directe.

Cette tentative de démocratie directe était influencée par des concepts marxistes-léninistes. Mais ces comités populaires en Libye ne s’appuyaient sur aucune analyse politique, aucune idéologie claire. Ce fut un échec. Kadhafi n’a pas non plus développé de parti politique pour appuyer sa révolution. Finalement, il s’est coupé du peuple. La révolution libyenne est devenue le projet d’une seule personne. Tout tournait autour de ce leader charismatique déconnecté de la réalité. Et lorsque le fossé se creuse entre un dirigeant et son peuple, la sécurité et la répression viennent combler le vide. Les excès se sont multipliés, la corruption s’est développée de manière importante et les divisions tribales se sont cristallisées.

Aujourd’hui, ces divisions resurgissent dans la crise libyenne. Il y a bien sûr une partie de la jeunesse en Libye qui est fatiguée de la dictature et qui est influencée par les événements en Tunisie et en Egypte. Mais ces sentiments populaires sont instrumentalisés par l’opposition dans l’est du pays qui réclame sa part du gâteau, la répartition des richesses étant très inégale sous le régime de Kadhafi. Bientôt, les véritables contradictions vont apparaître au grand jour.

On ne sait d’ailleurs pas grand-chose sur ce mouvement d’opposition. Qui sont-ils ? Quel est leur programme ? S’ils voulaient vraiment mener une révolution démocratique, pourquoi ont-ils ressorti les drapeaux du roi Idriss, symboles d’un temps où la Cyrénaïque était la province dominante du pays ? Ont-ils demandé leur avis aux autres Libyens ? Peut-on parler de mouvement démocratique lorsque ces opposants massacrent les Noirs de la région ? Si vous faites partie de l’opposition d’un pays, que vous êtes patriotique et que vous souhaitez renverser votre gouvernement, vous tentez cela correctement. Vous ne créez pas une guerre civile dans votre propre pays et vous ne lui faites pas courir le risque d’une balkanisation.

Selon vous, il s’agirait donc plus d’une guerre civile résultant des contradictions entre clans libyens ?

C’est pire, je pense. Il y a déjà eu des contradictions entre les tribus, mais elles n’ont jamais pris une telle ampleur. Ici, les Etats-Unis alimentent ces tensions afin de pouvoir intervenir militairement en Libye. Dès les premiers jours de l’insurrection, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a proposé d’apporter des armes aux opposants. Dans un premier temps, l’opposition organisée sous le Conseil National a refusé toute ingérence des puissances étrangères, car elle savait que cela jetterait le discrédit sur son mouvement. Mais aujourd’hui, certains opposants en appellent à une intervention armée.

Depuis que le conflit a éclaté, le président Obama a dit envisager toutes les options possibles et le sénat US appelle la communauté internationale à décréter une zone de non-vol au-dessus du territoire libyen, ce qui serait un véritable acte de guerre. De plus, le porte-avion nucléaire USS Enterprise, positionné dans le golfe d’Aden pour combattre la piraterie, est remonté jusqu’aux côtes libyennes. Deux navires amphibies, l’USS Kearsage et l’USS Ponce, avec à leur bord plusieurs milliers de marines et des flottes d’hélicoptère de combat, se sont également positionnés dans la Méditerranée.

La semaine passée, Louis Michel, l’ancien commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire de l’Union Européenne, s’est demandé avec force sur un plateau de télévision quel gouvernement aurait le courage de défendre devant son parlement la nécessité d’intervenir militairement en Libye. Mais Louis Michel n’a jamais appelé à une telle intervention en Egypte ou à Bahreïn. Pourquoi ?

La répression n’est-elle pas plus violente en Libye ?

La répression était très violente en Egypte, mais l’Otan n’a jamais positionné des navires de guerre le long des côtes égyptiennes pour menacer Moubarak. On l’a tout juste appelé à trouver une issue démocratique !

Pour la Libye, il faut être très prudent avec les informations qui nous parviennent. Un jour, on parle de 2.000 morts et le lendemain, le bilan est revu à 300. On a aussi dit dès le début de la crise que Kadhafi avait bombardé son propre peuple, mais l’armée russe, qui surveille la situation par satellite, a officiellement démenti cette information. Si l’Otan se prépare à intervenir militairement en Libye, nous pouvons être sûrs que les médias dominants vont diffuser la propagande de guerre habituelle.

En fait, la même chose s’est passée en Roumanie avec Ceausescu. Le soir du réveillon de Noël 1989, le premier ministre belge Wilfried Martens a fait un discours à la télévision. Il a prétendu que les forces de sécurité de Ceausescu venaient de tuer 12.000 personnes. C’était faux. Les images du fameux charnier de Timisoara ont également fait le tour du monde. Elles étaient censées démontrer la violence aveugle du président roumain. Mais il s’est avéré plus tard que tout cela était une mise en scène : des cadavres avaient été sortis de la morgue et placé dans des fosses pour impressionner les journalistes. On a aussi dit que les communistes avaient empoisonné l’eau, que des mercenaires syriens et palestiniens étaient présents en Roumanie ou bien encore que Ceausescu avait formé des orphelins pour en faire des machines à tuer. C’était de la pure propagande pour déstabiliser le régime.

Finalement, Ceausescu et sa femme furent tués après un simulacre de procès qui dura 55 minutes. Bien sûr, tout comme Kadhafi, le président roumain n’était pas un enfant de chœur. Mais que s’est-il passé depuis ? La Roumanie est devenue une semi-colonie de l’Europe. La main d’œuvre bon marché y est exploitée. De nombreux services ont été privatisés au profit des compagnies occidentales et sont hors de prix pour une grande partie de la population. Et maintenant, chaque année, des tas de Roumains vont pleurer sur la tombe de Ceausescu. La dictature était une chose terrible, mais depuis que le pays a été économiquement détruit, c’est pire !

Pourquoi les Etats-Unis voudraient-ils renverser Kadhafi ? Depuis une dizaine d’années, le colonel est devenu à nouveau fréquentable pour l’Occident et a privatisé une grande partie de l’économie libyenne au profit des compagnies occidentales.

Il faut analyser tous ces événements à la lumière des nouveaux rapports de force dans le monde. Les puissances impérialistes sont en déclin alors que d’autres forces sont en plein essor. Récemment, la Chine a proposé de racheter la dette portugaise ! En Grèce, la population est de plus en plus hostile à cette Union Européenne qu’elle perçoit comme une couverture de l’impérialisme allemand. Les mêmes sentiments se développent dans les pays de l’Est. Par ailleurs, les Etats-Unis ont attaqué l’Irak pour s’emparer du pétrole mais au final, seule une compagnie US en profite, le reste étant exploité par des compagnies malaisiennes et chinoises. Bref, l’impérialisme est en crise.

Par ailleurs, la révolution tunisienne a fortement surpris l’Occident. Et la chute de Moubarak encore plus. Washington tente de récupérer ces mouvements populaires, mais le contrôle lui échappe. En Tunisie, le premier ministre Mohamed Ghannouchi, un pur produit de la dictature Ben Ali, était censé assurer la transition et donner l’illusion d’un changement. Mais la détermination du peuple l’a contraint à démissionner. En Egypte, les Etats-Unis comptent sur l’armée pour maintenir en place un système acceptable. Mais des informations me sont parvenues confirmant que dans les innombrables casernes militaires disséminées à travers le pays, de jeunes officiers s’organisent en comités révolutionnaires par solidarité avec le peuple égyptien. Ils auraient même fait arrêter certains officiers associés au régime de Moubarak.

La région pourrait échapper au contrôle des Etats-Unis. Intervenir en Libye permettrait donc à Washington de briser ce mouvement révolutionnaire et d’éviter qu’il ne s’étende au reste du monde arabe et à l’Afrique. Depuis une semaine, des jeunes se révoltent au Burkina-Faso mais les médias n’en parlent pas. Pas plus que des manifestations en Irak.

L’autre danger pour les Etats-Unis est de voir émerger des gouvernements anti-impérialistes en Tunisie et en Egypte. Dans ce cas, Kadhafi ne serait plus isolé et pourrait revenir sur les accords conclus avec l’Occident. Libye, Egypte et Tunisie pourraient s’unir et former un bloc anti-impérialiste. Avec toutes les ressources dont ils disposent, notamment les importantes réserves de devises étrangères de Kadhafi, ces trois pays pourraient devenir une puissance importante de la région. Probablement plus importante que la Turquie.

Pourtant, Kadhafi avait soutenu Ben Ali lorsque le peuple tunisien s’est révolté.

Cela montre à quel point il est faible, isolé et déconnecté de la réalité. Mais les rapports de force changeants dans la région pourraient modifier la donne. Kadhafi pourrait changer son fusil d’épaule, ce ne serait pas la première fois.

Comment pourrait évoluer la situation en Libye ?

Les puissances occidentales et ce soi-disant mouvement d’opposition ont rejeté la proposition de médiation de Chavez. Ce qui laisse entendre qu’ils ne veulent pas d’issue pacifique au conflit. Mais les effets d’une intervention de l’Otan seront désastreux. On a vu ce que cela a donné au Kosovo ou en Afghanistan.

De plus, une agression militaire pourrait favoriser l’entrée en Libye de groupes islamistes qui pourraient s’emparer d’importants arsenaux sur place. Al-Qaïda pourrait s’infiltrer et faire de la Libye un deuxième Irak. Il y a d’ailleurs déjà des groupes armés au Niger que personne ne parvient à contrôler. Leur influence pourrait s’étendre à la Libye, au Tchad, au Mali, à l’Algérie… En fait, en préparant une intervention militaire, l’impérialisme est en train de s’ouvrir les portes de l’enfer !

En conclusion, le peuple libyen mérite mieux que ce mouvement d’opposition qui plonge le pays dans le chaos. Il lui faudrait un véritable mouvement démocratique pour remplacer le régime de Kadhafi et instaurer la justice sociale. En tout cas, les Libyens ne méritent pas une agression militaire. Les forces impérialistes en déroute semblent pourtant préparer une offensive contre-révolutionnaire dans le monde arabe. Attaquer la Libye est leur solution d’urgence. Mais cela leur retomberait sur les pieds.

Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.

18 Réponses vers “Révoltes Moyen-Orient: Comprendre les événements libyens dans leur contexte historique colonial et post-colonial”

  1. Bougandou Says:

    Voilà les premières informations détaillées et sensées que je mis depuis le début des troubles en Lybie. Les médias sont creux et effectivement les soupçons de manipulation sont grands. J ai fait moi même le parallèle avec la chute de Ceaucescu. C’est certain que les USA rêvent de poser une base en Lybie entre Égypte et Tunisie a côté des gisements pétrolifères d’Algerie et de Lybie!

    • oui, bien d’accord. Le probleme des médias est qu’ils sont aux ordres, leur fonction est d’aller dans le sens de leurs payeurs, saigneurs et maitres. Donc comme ces mêmes parasites veulent une guerre bien massacrante et longue, qui mettra le monde a genoux définitivement et leur fera engranger les milliers de milliards en budgets et dépenses militaires obsoletes, ces médias aboient et hurlent avec les loups comme de bien entendu.

      Ils n’ont pas réussi a faire avaler la pilule contre l’Iran (ils s’y emploient néanmoins toujours…), alors ils essaient avec la Lybie.
      Un autre parallele que l’on peut établir est celui de Chavez, lorsaque la propagande médiatique avait montré en boucle en 2002 que les « partisans sanguinaires de chavez » tiraient sur la foule pacifique depuis un pont, afin de démoniser Chavez et ses supporteurs qui étaient la vaste majorité de la nation vénézuélienne; pour découvrir quelques semaines plus tard la même scene sous un autre angle, ou on découvrait la rue en contre-bas completement vide et les partisans de Chavez qui en fait retournaient le feu des tireurs d’élites qui les clouaient la…
      De la même maniere, pour nos médias tant « objectifs », Kadhafi a bombardé et fait tirer depuis des helicopteres sur la foule pacifique des manifestants (au début des événements), alors que les Russes ont révélés il y a quelques jours que d’apres leurs observations satellites absolument rien de la sorte ne s’était produit… L’intox continue…

      Ceci n’enleve rien au fait que Kadhafi soit un autocrate psychotique a tendance mégalomaniaque, mais on est loin du compte des dictatures moyen-orientales bien plus rétrogrades pour leur peuple et sanguinaires, mais qui sont les « bonnes dictatures », celles qui supportent l’hégémonie occidentale et l’empire anglo-américain.

      La propagande médiatique a de plus en plus de mal a passer car la presse alternative et citoyenne est maintenant tres tres rapide a mettre en ligne les infos hors propagande. Les peuples s’éveillent enfin. Ils sortent de leur torpeur, du coma ou ils étaient plongé depuis quelques décennies et se rendent compte de la fumisterie totale dans laquelle on nous fait vivre.

      « Dans une époque de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire ».
      — George Orwell —

  2. wocpi.r Says:

    Article effectivement très complet mais illisible : un écriture blanche sur fond noir fatigue la vue et incite le lecteur à décrocher rapidement, seul la volonté de s’informer oblige sois, à copier coller le texte dans un éditeur pour arriver à le lire, sois aller sur le site source qui lui est « lisible » et donc ne pas s’attarder sur votre site. Je vous dis sa car je vous soutiens dans votre partage d’information, qui pour une fois parmi tous les sites d’information, est complet, mais votre mise en page fait fuir le lecteur :s

    • Merci de votre commentaire que nous apprécions énormément. La mise en page (texte gris sur fond noir), résulte d’un choix de couleurs (noir et rouge) d’ambiance motivé politiquement. Partant du fond noir, peu de couleurs permettent au texte de n’ être pas trop « agressif » par contraste, le gris étant certainement la meilleure option.

      Nous sommes désolés de l’inconfort que cela peut éventuellement causer chez certaines personnes. Nous espérons néanmoins ne pas faire fuir tout le monde !

  3. Marie Roche Says:

    Excellent article !

    Georges Orwel oui, dictature douce pour nous où tout un chacun participe au contôle et est en même contrôlé, ce qui permet d’isoler ceux et ils sont fort nombreux, qui ne marchent pas dans le même sens tout en établissant des catégories et sous catégories, ceux qui sont dangereux pour leurs proches ou leur environnement et pour cela, on a retiré toute la police de proximité, et ceux qui sont dangrereux pour l’ordre social tels que ceux qui dominent le veulent avec des catégories et sous catégories de contrôlés et de contrôleurs, c’est la raison dêtre de la loi loopsi1 et loopsi2, dont on nous dit qu’en Angleterre plus de 4 millions de personnes étaient fichés, mais que cela n’a plus de raison d’être, je ne crois pas mais ils vont renouveler le sens et modifier les articulations de leur contrôle à l’aune de ces événements nouveaux.

    Donc pour nous dictature douce que nous sommes en train de découvrir et pour les pays arabes, ils sont en train d’essayer d’enrayer ces mouvements ne se plaçant au coeur ( les américians) et en étudiant sur le plan de l’information les plats chauds sans cesse renouvelés qu’ils vont nous servir quotidiennement en matière d’information et pendant ce temps en nous demandant nous la France et l’Europe de réfléchir à ce que que vous voulons faire sous la houlette, des américains.

    Car si on s’est si peu engagé dans les guerres précédentes, ils sont en train de nous piéger complétement à partir d’un fait bien réel nos engagements économiques nous la France dans ces pays et les autres pays européens, alors qu’ils le sont tout autant depuis qu’ils ont fait de Moubarak leur valet et pris appui sur l’Arabie Saoudite.

    « La France dans la nasse » titre plus qu’évocateur. Si avec Chirac, on avait encore quelque chance de se sortir d’ un tel piège, j’ai des doutes vu l’ampleur du problème, avec Sarkozy c’est le nain qui nous dirige avec tout ce que cela veut dire et son VRP ( Juppé) a été envoyé sur place en Egypte.

    • Bien sûr… Il n’y a de fait aucune démocratie en ce monde. La démocratie n’a même jamais vu le jour dans l’Histoire. On nous gargarise de son ersatz a longueur de journée en prenant toujours bien soin de montrer a quel point c’est toujours bien pire ailleurs. Nos « démocrates » ne jugent la « démocratie » que par rapport aux dictatures dures affirmées, ce qui fait toujours dire aux gogos lobotomisés: « ah oui, allez donc voir en Chine ou en Corée du Nord si c’est mieux ».. ou la conviction inepte que parce qu’aucune gestapo ou KGB ne nous oppressent (ça va venir, les dictatures « douces » sociale-démocrates se durcissant par nécessité), alors nous vivons forcément en démocratie !

      Il est impressionnant de constater au fil des jours la puissance de la propagande sous sa forme de lavage de cerveau médiatico-social.

      L’oligarchie a habitué ses ouailles a vivre en alternance d’une dictature douce a une dictature dure selon les concessions accordées au fil des luttes sociales. De ce fait, le citoyen lambda sait ce qu’est la dictature (monarchies, fascismes et fascismes rouges) et acceptera toutes les turpitudes en deça de la ligne historique tracée tout en étant persuadé forcement vivre en « démocratie »…

      effarant, mais diablement efficace ! Le voile de l’illusion embrume les esprits et les consciences depuis trop longtemps. Il est grand temps que cela cesse !

  4. Sachant qu’aux US la moitié (!) des dollars récoltée par le fisc est directement utilisée par l’armée, on ne peut que se dire (et craindre) qu’il faut bien que cela serve à quelque chose.
    Cela étant, sachant que les US ne pourront surmonter une dette phénoménale très longtemps, que leur économie s’effondre, parfois on peut se demander si nous ne sommes pas en train d’assister à une réaction désespérée d’un animal moribond.
    Par ailleurs, quand j’ai le blues, je ne suis pas aussi optimiste quant aux prises de conscience populaires : sont-elles plus nombreuses ou bien plus visibles/accessibles ?

    • Pire que cela !… Aux Etats-Unis comme dans tout l’occident, les impôts collectés vont en quasi totalité aux banquiers pour payer les INTERETS de la dette (oublions même le capital, juste les intérêts…). Les budgets militaires et autres fadaises étatiques ne sont que de la nouvelle dette en tres tres grande partie.
      Les yankees ont survécu jusqu’ici parce qu’ils ont en gros forcé le reste du monde au bout du canon a acheté leur dette immense sous forme de bons du trésor et d’obligations. L’armée yankee ne sert qu’a deux choses: garantir l’expansion impérialiste et l’hégémonie des USA et aussi a être le moyen de pression contre ceux qui se rebellent contre l’ordre établi. D’apres l’historien américain William Blum, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis on renversé directement ou indirectement plus de 50 gouvernements de par le monde. Ces gouvernements étaient pour la tres tres vaste majorité démocratiquement élu, c’est a dire du moins sans fraude électoral constaté.

      Ceci a une limite, et nous las vivons en ce moment, l’empire s’effondre, non pas de lui-même, mais de maniere contrôlée par l’oligarchie, a la maniere des tours du WTC: démolition contrôlée. Le parallele n’est pas innocent !

  5. Marie Roche Says:

    A un internaute qui a peur de faire fuir les entreprises, je lui ai répondu ceci :

    « si ces entreprises déménageaient leurs sièges sociaux, ce serait catastrophique ! »

    Si on examinait plutôt la richesse qu’elles accumulent, parce qu’elles sont présentes sur tous les continents et dans tous les pays et elles n’y sont pas de manière marginale, dans tous les pays du Maghreb, dans presque tous les pays africains et tous les pays africains avec toutes les entreprises européennes et dans tous les pays d’Amérique latine, où elles ne paient quasiment pas d’impôts quand elles ne ravagent pas l’environnement pour les concessions minières et les sociétés pétrolières et se servent de tous les régimes dictatoriaux en les finançant et en les aidant à réprimer les mouvements sociaux pour continuer leurs pillages et elles opèrent même en Europe, dans les pays nouvellement rentrés dans l’Euro où elles se débrouillent pour mettre au pouvoir des autocrates, hongrie en est l’exemple le plus frappant !.

    Et elles y prospèrent dans ces mêmes conditions, avec l’aval de toutes les droites et une grande partie de la gauche !

    Et chez nous avec l’aide des banques, elles nous ont concocté un bon krach financier qui nous met à genoux et qu’on nous demande de payer en nous serrant toujours plus la ceinture.

    Attendez pour voir et le tour de vis n’est pas fini, on a mis en faillitte virtuelle 4 petits pays et un moyen avec l’Espagne. Nous ne nous en sortons pas plus honorablement car s’ils s’écroulent, nous nous écroulons avec en attendant qu’on nous donne la potion que Cameron donne à son peuple. Et qui en est responsable ,la City et personne ne songe à demander des comptes pas plus chez eux que chez nous !

    Démocratie ou démocratie malade ou confisquée pour ceux qui croient qu’on est encore en démocratie !

    Trichet qui en est le grand responsable et se contentait de distribuer les crédits, a toutes les banques à un taux d’intérêt dérisoire et les banques prêtaient à qui en voulait sans garanties, mais plutôt aux actionnaires et dirigeants et demandent désormais à des états en faillitte de payer à des taux d’intérêt qui vont de 5 à 10 %, les prêts consentis pour se relever !

    S’ils y arrivent, cela métonnerait !

    • Le moeud de vipere est le systeme des banques centrales qui doit être aboli, tout comme l’ensemble des institutions financieres et étatiques, qui sont les fondations mêmes de l’inégalité sociétaire et du coercitif généralisé.

      L’État, ses institutions, le systeme financier et l’entreprise privée ou étatique n’ont aucun lieu d’être, ils sont non seulement des freins au développement (car basé exclusivement sur le profit poir le plus petit nombre), mais des générateurs de chaos social, des producteurs de disparité grandissante qui elle même produit toujours plus de répression et d’oppression de la minorité réduite a l’aliénation socale du salariat, qui n’est qu’une forme évolutive de l’esclavagisme.

      Il ne sert a rien de discutailler sur comment fixer le systeme, cela revient a clouer des planches sur les voies d’eau du Titanic !
      Le systeme dans son intégralité doit être abattu et les peuples doivent passer a l’étape supérieure de la société: la société autogérée, sans classes, sans verticalité, sans État, sans forme répressive car dénuée de conflits sociaux. Une société horizontale, inter-dépendante, coopérative ou chacun produit selon sa capacité pour la communauté humaine et utilise selon ses besoins.

      Il faut pour cela se débarrasser de l’arrogance et de la faconde de l’Occident, cela passe par la d´faite des globalistes fascistes en route pour imposer leur Nouvel Ordre Mondial totalitaire, archaïque et rétrograde: une société néo-féodale issue du cerveau malade d’une bande de dégénérés psychopathes.

  6. Marie Roche Says:

    Voilà ce que nous a concocté un parterre de gens parmi les puissants, mais je crois que cela ne s’est pas fait en quelqueas années mais concocté et affiné depuis 30 ans, depuis qu »on a mis le pied avec la gauche dans le marché.

    c’est ce nouvel ordre qu’on a patiemment monté avec l’appui des oligarchies, mais surtout de la haute administration, avec des politiques complétement indigents sur le plan des connaissances techniques ou autres, sinon cela n’aurait pas si bien marché.

    En laissant 2 pays qui ont l’air de mieux marcher ( c’est la nouvelle utopie) La France et l’Allemagne mais tout aussi endettés et les 2 créanciers majeurs de ceux qui sont en train de s’effondrer, donc cela n’a pas été concocté depuis Washington mais bien au coeur du système et c’est là que l’on va jouer, d’ailleurs 2 pays où des majorités de droite sont au pouvoir.

    démocraties malades ou confisquées, quand on voit les scores de l’extrême droite en Europe. les 2 termes sont tout aussi exacts.

    • Bien sûr… Le concept de « nouvel ordre mondial » n’est pas nouveau, il a fallu a ces « élites auto-proclamées » et psychopathes plus d’un siecle de préparation dans l’ombre. Tout ceci va bien au-dela du « paradigme gauche-droite » dont on nous abreuve jusqu’a plus soif depuis des décennies. Ceci n’a de seul sens que celui de la division au sein des peuples. Tant que nous nous querellons pour élire tel ou tel bozo de « droite » ou de « gauche », les oligarques eux, continuent a piller et a se barrer avec la caisse, consolidant biens et richesses en de moins de mains possible, pour mieux presser et imposer leur doctrine destructice et fasciste du nouvel ordre mondial.

      Aujourd’hui comme hier, il n’y a pas de « gauche » ou de « droite », tout cela n’est qu’un écran de fumée, une illusion. Il y a ceux qui sont avec les oligarques (consciemment ou non… la vaste majorité des gens adhérents au statu quo le sont par panurgisme, pas par conviction personnelle de « faire partie de l’élite » etc…) et ceux qui sont contre.

      Le véritable clivage est pour ou contre l’oligarchie et le nouvel ordre mondial.
      Nous devons considérer que plus de 90% des gens qui ne bougent pas, restent dans le confort du statu quo, le font non pas par conviction mais par ignorance…

      d’ou la nécessité d’expliquer sans détour de quoi il retourne, que les gens apres tout fassent leur choix, mais de maniere éclairé, en connaissance de cause. Qu’ils ne puissent pas dire « Ah c’était comme ça ?… On ne savait pas… » Ce qui fut le refuge de la population allemande dans sa vaste majorité apres la guerre…

      Dans un éditorial du Financial Time (organe propagandiste des membres du groupe Bilderberg) du 8 décembre 2008, Gideon Rachman déclarait: « La gouvernance internationale ne tend a être efficace que quand elle est anti-démocratique. » On ne peut être plus clair…

      Terminons avec cette citation tout aussi édifiante:

      « Quand le pillage devient une façon de vivre pour un groupe de personnes vivant ensemble en société, ils créent pour eux-mêmes, au cours du temps, un systeme légal qui l’autorise et un code moral qui le glorifie. »
      — Frédéric Bastiat —

  7. Marie Roche Says:

    j’ai fait passer une partie de votre article sur un blog de Marianne où 2 internautes se disputait autour de la vrai histoire de Kadhafi et je constate qu’ils ont du mal à intégrer qu’il y a des subtilités. Aussi
    j’en rajoute en leur expliquant sommairement ce qu’il en est et je crois qu’on devrait ajouter pour l’histoire qu’il y a 2 régimes qui sont hermétiques à l’Occident pour la suite des évènements, c’est l’Algérie qui lorsqu’elle a eu le problème avec le GIA l’a traité toute seule, certainement avec beaucoup de sang mais là c’était une autre armée en face du FlN. Je crois qu’en Côte d’ Ivoire, il se passe ce qui est en train de commencer à se passer en Lybie où l’armée hier commençait à intervenir à la Cité Universitaire et l’OTAN présente et si les américains sont si présents sur ce conflit et soutiennent Ouattara qui est l’autre valet que l’on souhaite mettre en place, car Ggadbo a trop noyé dans le sang je ne sais combien de soulévements avec les occidentaux et à la longue, c’est trop gênant pour tout le monde, donc à dégager. Après de concert ils arrangent la sauce.

    Donc en côte d’Ivoire, c’est une guerre civile, initiée et prise en mains par les 2 parties améeicains qui veulent commencer à supplanter les européens, avant que la Chine ne se taille des parts de marche et la Côte d’Ivoire est choisie car c’est la porte ouverte sur toute l’Afrique. Ce n’est plus un déploiement de militaires à partir d’un centre névralgiques, les entreprises suffisent à installer ce type de QG dont les états occupants ( France et même USA )ne sont même plus averties, si ce n’est en dernier ressort pour offrir une aide décisive ou orienter , sur fond de massacres , dans le bon sens.

    Donc sur la Lybie, j’ai ajouté ceci après leur avoir transféré une partie de l’article :

    Bien entendu, il est comme les autres, je vous signale qu’au Yemen, on fait tirer sur la foule et dans les républiques d’Asie Centrale, il y a quelques mois s’est soldé par des milliers de morts selon le même principe. En a t-on t-on parlé, essaye t-on de traduire devant la justice internationale le président déchu ? Dans les prisons de Moubarak des milliers de gens ont disparu et dans les prisons de Ben Ali des centaines. Est ce qu’on va en faire un sujet même dans les médias. Aucunement ! Donc nos intérêts sur les pays du Magheb comme en Côte d’Ivoire où la quasi totalité de l’économie est entre les mains de nos entreprises fait que nous intervenons avec la pression et l’aval des américains. D’ailleurs en côte d’Ivoire, on est en train aux dernières nouvelles d’intervenir à la Cité Universitaire à Abidjan notre armée tire sur les étudiants retranchés Kadhafi horripile l’Occcident car il est le seul à n’avoir jamais fait ce que les Ocidentaux voulaient et il a fini par aplliquer les recettes ayant cours dans ces pays-là et maintenant c’est une guerre civile.

    • oui il y a deux choses en argumentant: déja d’entrée mettre les interlocuteurs au courant qu’on ne supporte pas les tyrans et dictateurs locaux, car beaucoup font en permanence les amalgames… et aussi toujours comme vous le faites bien ramener au premier plan la tactique récurrente du deux poids-deux mesures si en vogue avec le dogme de la pensée unique.

      Comme disait un politicard yankee a propos d’un dictateur mis en place par le département d’état: « Oui c’est une ordure, mais c’est notre ordure » (je pense qu’il parlait de Suharto, mais je n’en suis plus sûr, faudrait retrouver la citation).

      quand ça réprime chez les dictateurs chéris de l’occident, la c’est du maintien de l’ordre auquel on prêterait bien main forte comme le proposait derechef cette inepte MAM… Quand on pratique le deux poids-deux mesures a tous les étages, ça devient la norme pour tout le monde… c’est ça l’endoctrinement efficace !

  8. Si je peux me permettre, je recommande les documentaires :
    http://www.zeitgeistmovie.com/
    « Moving forward » est sorti récemment, « Addendum » l’opus de 2008 m’avait assis par terre…

    Le problème je dirais, avec toutes ces informations dites « subversives », c’est de ne pas devenir complètement paranoïaque.

    Résistance 71, un idée pour rester zen ?

    Cordialement

    • Merci Marc,

      Oui les films Zeitgeist sont tres bons. Le 1er est a notre sens de loin le meilleur. Le probleme du Zeitgeist movement a notre avis, est qu’il est trop focalisé sur le Venus Project de Fresco, qui s’il mérite une certaine attention, n’en est néanmoins pas moins dangereux sur un plan idéologique puisque le Venus Project propose de remplacer la société capitaliste obsolete par une supra-technocratie ou le pouvoir serait exercer par une élite technicienne forcément toute puissante. Même si ce n’est pas présenté de la sorte, cela reste un travers a notre sens inévitable. Le concept est bon, pas la façon dont ils proposent de le réaliser.

      Rester Zen dans la tourmente potentiellement paranoïaque ? Rester le plus détaché possible, analyser et agir en minimisant les émotions et la passion qui peuvent embrumer les esprits. Agir sans haine et au dela de l’amour… avec compassion, mais sans pitié.
      Si fixer un but et s’y tenir sans haine et sans crainte en vivant une vie la plus normale possible et se dire que quoi qu’il arrive, nous sommes du bon côté de l’Histoire.

      Merci du support.

  9. Marie Roche Says:

    à Marc :

    Vous pouvez tout vous permettre, mais je ne lis pas l’anglais, donc je ne peux pas lire ce que vous me conseillez mais si vous avez des informations interessantes, je prends,

    et en remonttant dans le blog, pour vous répondre, non la partie empire miltaro-industriel n’est pas moribonde, ils regorgent d’argent et de moyens de les employer, mais l’Etat américain, si on pêut considérer qu’il y a encore un état américain, comme chez nous en Europe, c’est le marché qui dirige, donc les entreprises multinationales et comme’ en Europe, elles sont présentes en force dans tout le magheb pour les européennes et dans toute l’Afrique et pour les américaines dans toute l’Amérique latine et pour les américaines, si on compte Coca Cola et Monsanto sur toute la planète, où elles ne paient quasiement pas d’impôts, mais l’Etat américain est exangue comme dans nos pays si on a encore un état, j’en doute, il me paraît complétement virtuel dans la défense de nos intérêts mais extrêmement puissant pour les intérêts des entreprises et ces états là nous demandent de prendre en charge tout ce qui ne va pas et donc d’en être de notre poche, nous les classes moyennes jusqu’à plus soif.

    lorsque je dis que la Côte d’ivoire est entre 2 intérêts puissants, n’oublions pas que Gbagbo est soutenu par l’UA et l’Afrique du sud, sinon où trouverez t-il l’argent pour se maintenir et payer les gens qui sont à sa solde et Ouattara les siens et je prétends qu’il se passe ce qui va se passer en Lybie. Il y a eu plus de 400 morts depuis le début des évènements et 40 000 ivoiriens sont considérés comme des réfugiés et 200 000 ont fui vers le Libéria. N’oubliez pas que les états voisins lorgnent sur les richesses nationales.

    Alors cela fait beaucoup de monde, l’arméee française encercle le campus universitaire et tire sur les étudiants insurgés insurgés retranchés à l’intérieur.

  10. Marie Roche Says:

    Je suis tombé sur un article interessant, concernant les pays africains mais c’est aussi valable pour nous. après les indépendances qui ont été acquises avec des leaders et des intellectuels faisant le travail d’explication surtout à cette époque, où très peu de gens étaient scolarisés, il y a avec les nouveaux gouvernants d’ailleurs c’est nos pays qui ont mis en place des gens qui n’étaient pas les nationalistes empliqués dans la libération, mais d’autres qui nous permettaient de continuer le travail de pillage de ce continent,comme Houphouet Boigny et tant d’autres et qui ont suscité, c’est moi qui le dit des révoltes entrainant la mise ne place de dictateurs plus féroces encore comme Bokassa, entrainant des guerres partout dont l’Occident est totalement responsable, maquillées en guerres tribales dans nos journaux, pour mieux s’en servir.

    Donc je disais que dans cet article, il évoquait les intellectuels traditionnels qui étaient à l’origine des indépendances et qu’après la mise en place de nouveaux dirigeants, tels houphouet Boigny, et d’autres comme le président du Sénégal abdoulade Vade après Senghor, se met en place une couche d’intellectuels organiques destinés à légitimer les nouveaux pouvoirs se mettant au service du pouvoir qui ne sont pas mieux que ceux qui les précédaient, mais font un travail d’approffondissement des bases de ce nouveau pouvoir qui en asseoit ainsi les bases dans la population. On appelle ces intellectuels des intellectuels organiques.

    Et on le voit en Côte d’Ivoire où vous avez les partisans de Ouattara et les partisans de GbagBo. Ces pouvoirs ne perdurent pas sans une technostructure à leur service pour convaincre la population de les suivre et de les appuyer.

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