Archive pour janvier, 2011

Société, État et Démocratie: compagnons tunisiens et peuples du monde, sortez du consensus oligarchique ! Autogestion et démocratie participative directe sont la voie de la sagesse…

Posted in actualité, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, résistance politique, société libertaire, syndicalisme et anarchisme with tags , , , , , on 25 janvier 2011 by Résistance 71

Communiqué informatif du syndicat CNT-AIT, qui lui ne mange pas dans la main du patronat et de l’État. Ne défile pas dans la rue pour la forme et maintenir le consensus et paix sociale que les syndicats jaunes dits « traditionnels » encouragent et promeuvent.

La bataille sur les retraites a été perdue parce que les syndicats réformistes avaient déja décidé en accord avec l’État, que la contestation serait « pour la forme », une illusion de plus de la lutte tronquée qu’on fait livrer au peuple de maniere encadrée: promenade en centre ville de 09:00 a 15:00, il y aura des merguez et de la biere, venez nombreux et en famille, tombola et amusement garantis…

Le panurgisme de la lutte sociale dans toute sa splendeur… Pas avec la CNT qui demeure a la pointe du véritable combat social !

Pensez aux alternatives ! Il n’y a pas de solutions au sein du systeme, l’avenir de l’humanité libre et émancipée passe par la société libertaire. Le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, en démocratie et économie participatives directes, sans délégation de pouvoir incontrôlée, se réalisera par l’auto-gestion.

Libre circulation d’une information hors propagande, éducation critique et action directe du peuple depuis la base dans une société enfin débarassée de son systeme pyramidal obsolete ou trône en son sommet une oligarchie psychopathe et parasitaire, sont les piliers du succes émancipatoire de demain.

— Résistance 71 —

CNT-AIT, qui sommes nous ?

« nous allons recevoir le monde en héritage. la bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’histoire. nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. »

Buenaventura Durruti

La Confédération Nationale du Travail (créée à Paris en 1946) est la section française de l’Association Internationale des Travailleurs fondée en 1922-23, en opposition aux Internationales dites d’Amsterdam (réformiste) et de Moscou (bolchevique). La CNT-AIT est une organisation se référant à l’anarchosyndicalisme qui trouve son origine dans le mouvement ouvrier révolutionnaire et son affirmation de la lutte des classes (l’antagonisme irréconciliable entre le Travail et le Capital).

Dans sa théorie et sa pratique, l’anarchosyndicalisme se veut globaliste ; il pose comme principe directeur l’interaction et l’interpénétration entre eux des phé- nomènes économiques, politiques et sociaux. Ces phénomènes sont liés et ne résultent que de la seule praxis des Hommes qui font l’Histoire.

L‘anarchosyndicalisme est antiétatique car la fonction de l’État est de maintenir la domination d’une classe sociale sur une autre classe, actuellement celle des nantis (bourgeois, capitalistes, rentiers, patrons, bureaucrates et technocrates…) sur la classe des exploités ; a contrario les zélateurs de l’État pensent qu’il est la garantie suprême de l’intérêt général, il serait même indé- passable. L’État est par nature coercitif et dispose d’appareils répressifs (justice, police, armée) et idéologiques (partis politiques, syndicats-réformistes, médias, école, organismes culturels et sportifs…), tous ces appareils nous encadrent du berceau à la tombe : « la vie est un enjeux politique » (biopolitique). L’État est devenu hypertrophié et il n’a guère besoin pour le moment de recourir à une violence physique massive, vu la soumission à son ordre.

L‘anarchosyndicalisme est antiparlementariste (Sénat, Assemblée Nationale, collectivités territoriales, comités d’entreprises et autres organismes) et prétend que le fondement d’une véritable démocratie ne saurait être ni la délégation de pouvoir, ni l’artifice du vote majoritaire. D’autre part, le parlementarisme et sa machinerie institutionnelle sont également le lieu de la collaboration de classe : être soi-disant un partenaire du dialogue social auprès des nantis. Cette machinerie institutionnelle possède la capacité de se détacher et de s’autonomiser du reste de la société, en se pérennisant par un recrutement dans les hautes écoles, contribuant par là même au népotisme – cette machinerie institutionnelle glorifie la domination avec l’alibi de sa légitimité.

L‘anarchosyndicalisme est anticapitaliste. Dans le mode de production capitaliste, nous sommes réduit à l’état de marchandise et subissons l’exploitation : nous sommes obligés de vendre notre force de travail pour assurer la satisfaction de nos besoins fondamentaux. En effet, les capitalistes, détenant les moyens de production, tirent de notre travail (non rémunéré ou « surtravail ») la plus-value, dont la finalité est de valoriser le capital et d’accroître le profit, le capital s’accumulant toujours au détriment de la classe des exploités : la contrepartie est chômage, précarité, maladies, misère, famine, guerre, désastres économiques… Certes, les capitalistes octroient des miettes pour que nous nous abrutissions dans le divertissement (le spectacle, si l’on préfère) et l’opium de la consommation à crédit (soupape ayant permis de maintenir le système jusqu’à ce jour).            L’anarchosyndicalisme vise l’abolition de l’État, du parlementarisme et du capitalisme pour leur substituer une société des égaux où le triomphe du « communisme libre » (rien à voir avec le fascisme rouge de l’URSS et son capitalisme d’État). Au nom de la justice sociale, le communisme libre repose sur cette théorie de la répartition égalitaire de toutes les richesses produites pour les besoins de la communauté, dans le cadre d’une démocratie directe.

L‘anarchosyndicalisme défend la mise en place des « conseils », dont l’idée émane de la Première Internationale notamment de son aile bakouniniste (et fut mise en pratique pendant le soulèvement parisien de 1871) : ils seraient les organes d’une fédération des com- munes libres et autonomes à une échelle mondiale. Par conséquent, l’anarchosyndicalisme rejette toutes les frontières politiques et nationales arbitrairement fixées des États- nations : il affirme l’universalisme libertaire. L’anarcho-syndicalisme se défie des luttes de libération nationale et régionale, n’y voyant que le champ clos des rivalités entre les nantis qui s’affrontent pour assurer l’ex- pansion de leurs privilèges respectifs. Les nationalismes ne font qu’illustrer les contradictions dans lesquelles sont confrontés les nantis. En même temps, nationalisme et régionalisme servent d’arme pour annihiler la conscience des intérêts de classe des exploités et des opprimés. Pour ce faire, l’anarchosyndicalisme promeut au quotidien l’action directe : c’est-à- dire agir par et pour soi-même, « sans Dieu, ni Maître ». L’action directe est donc l’acquisition d’une éducation pour acquérir son autonomie. L’action directe forge une trempe d’hommes et de femmes sachant défendre leurs intérêts de classe. Ces hommes et ces femmes structurent « la résistance populaire autonome », comme phase dynamique d’une grève générale pouvant établir le communisme libre.

La bande a Riquiqui…

Posted in actualité, politique française on 24 janvier 2011 by Résistance 71

Toute allusion a Sarkozy est pour une fois fortuite et involontaire vu la date d’écriture de la chanson. Il n’empêche que ce genre de texte pamphlétaire continue a toujours être d’actualité 126 and plus tard… L’universalité des propos n’est pas a démontrer loin s’en faut dans un contexte sociétaire quasiment inchangé; simplement il faudrait sérieusement se pencher sur le probleme pour en venir a bout.

La société libertaire égalitaire est le salut de l’humanité !

— Résistance 71 —

La bande à Riquiqui

Par Jean-Baptiste Clément (1885)

Bien qu’on nous dise en république

Qui tient encore comme autrefois

La finance et la politique,

Les hauts grades et les bons emplois,

Qui s’enrichit et fait ripaille,

Qui met le peuple sur la paille ?

C’est qui ? C’est qui ?

Toujours la bande à Riquiqui !

Qui fait l’assaut des ministères

pour s’engraisser à nos dépens,

Qui joue encore au militaire

avec la peau de nos enfants,

Qui ne rêve que plaies et bosses

Pourvu qu’on fasse bien la noce ?

C’est qui ? C’est qui ?

Toujours la bande à Riquiqui !

Qui conspire avec la calotte

Et tous les mangeurs de bon dieu,

Pour faire une France bigote,

Une république de gueux,

Qui rit avec la sainte clique

Au crochet de la république ?

C’est qui ? C’est qui ?

Toujours la bande à Riquiqui !

Qui se fait pitre et Saltimbanque

pour décrocher le plus de voix,

Qui fait du prêt et de la banque

Comme Cartouche au coin d’un bois,

Et par un train grande vitesse

Qui file un jour avec la caisse ?

C’est qui ? C’est qui ?

Toujours la bande à Riquiqui !

Qui possède toutes les mines,

l’outillage et les capitaux,

le sol fertile et les usines,

l’air, le soleil et les châteaux,

Et qui se moque à panse pleine

Que le peuple meure à la peine ?

C’est qui ? C’est qui ?

Toujours la bande à Riquiqui !

Résistance au nouvel ordre mondial: Wikileaks est-il une opération psy de contre-insurrection du CyberCommand US ?

Posted in actualité, CIA et traffic de drogue, désinformation, média et propagande, presse et média with tags , , , , , on 24 janvier 2011 by Résistance 71

Ceci est la traduction par nos soins d’un nouvel article de Webster Tarpley complémentaire de l’article que nous avons traduit il y a quelques jours, que vous pourrez lire ici si ce n’est déja fait:

https://resistance71.wordpress.com/2011/01/21/quy-a-til-derriere-la-revolution-tunisienne-attention-danger/

Une chose est certaine: plus on fouille dans l’affaire Wikileaks et plus l’eau devient trouble…

— Résistance 71 —

Les nihilistes du monde s’unissent: Wikileaks est l’opération d’infiltration intelligente demandée par Cass Sustein

Par Webster G. Tarpley

TARPLEY.net

Url de l’article original: http://tarpley.net/2011/01/20/wikileaks-cognitive-infiltration-operation/

Le 20 Janvier 2011,

— Traduit par Résistance 71 —

Le directeur du département pour la Russie du NSC (NDT: Conseil de Sécurité National) pour la maison blanche d’Obama Michael McFaul déploie le thérapeute de choc pour le FMI Boris Nemtsov comme force de la tentative de campagne “Stop Poutine en 2012”.

La conscience monte a travers le monde que le théâtre de l’absurde Wikileaks-Julian Assange est radicalement une illusion, une opération psychologique. Wikileaks et son patron représentent une forme classique d’auto-incrimination, une sorte de spectacle obscene dans lequel l’organisation officielle fuite des documents pré-sélectionnés et édulcorés fournis par une agence d’intelligence avec l’intention de toucher non pas la CIA, le Royaume Uni, Israël, mais plutôt les ennemis classiques de la CIA telles des figures comme Poutine, Berlusconi, Karzai, Khadaffi, Rodriguez de Kirchner etc. En Tunisie, des matériaux incriminants a propos de l’ex-président Ben Ali, fuités par Wikileaks, ont déja amené le vent du changement venant de Langley sous la forme d’un rare coup de balais dans un gouvernement arabe retranché de longue date.

A Foggy Bottom et Langley, une fievre est montée depuis le départ de Ben Ali. Les planificateurs américains croient qu’ils peuvent relancer maintenant leur modele éculé de révolution colorée, coups de main de peuples dirigés par la CIA, ou des putschs post-modernes au sein de toute une série de pays arabes et au dela, comme l’Italie. Les révolutions colorées sont tombées en désuétude récemment a cause de l’échec de la révolution verte en Iran a l’été 2009. Précédemment, la révolution des Cedres avait échoué au Liban en 2005. La révolution orange d’Ukraine a subi des retours de bâton avec l’éviction du pouvoir des cleptocrates du FMI et de l’OTAN Yuschenko et Timoschenko. En Géorgie, la révolution des roses a été considérablement discréditée par le régime répressif et belliqueux du psychopathe fasciste Saakachvili.

Les Etats-Unis cherchent a mobiliser une nouvelle génération de jeunes nihilistes a travers la planete

Maintenant, Le NSC, département d’état et la CIA pensent que la révolution colorée a un second souffle, parce que Wikileaks et Assange ont capturé l’imagination d’une nouvelle génération de jeunes nihilistes de part le monde, qui est décrite comme la génération de l’apres 11 septembre, étrangere aux gouvernements et aux parties d’opposition et ainsi toute prête a suivre le chemin illusoire et édulcoré de Langley.

Assange a commencé sa phase de déploiement intensive l’an dernier avec un crime de guerre de classe A en Irak, crime qui était tres graphique dans les faits, mais qui montrait un évenement qui était déja tres connu par ailleurs. Le second document focalisait sur l’Irak, mais il y eut un glissement d’attention sur Maliki le premier ministre et son héritage iranien, que les Etats-Unis par une étrange coincidence, essayaient de virer au profit de leur marionnette Allawi. Avec la troisieme fuite de documents, cette fois-ci des câbles du département d’état, nous trouvons plus de commérage a propos de classiques cibles de la CIA tels que Vladimir Poutine, Berlusconi, l’alliance stratégique russo-italienne, le président Kirchner d’Argentine, le président Karzai d’Afghanistan, ainsi que des coups directs a des alliés supposés des Etats-Unis qui doivent être maintenus en déséquilibre et dépendant, incluant la famille royale saoudienne, le président français Sarkozy, et d’autres. Ainsi Wikileaks dirige la vaste majorité de son feu contre des figures qui font parties de la liste des ennemis de la CIA.

Pour les opérations secretes de la CIA, Assange donne également un superbe prétexte pour l’avénement d’une censure draconienne et des limitations de la liberté d’expression sur internet. Le sénateur totalitaire libéral Feinstein veut revenir au tristement célebre Acte sur l’Espionnage de 1917 édicté par Woodrow Wilson en honneur d’Assange. Assange de fait ne doit pas être vu comme un activiste, ou un journaliste, ni même comme un artiste de spectacle, mais comme un espion. John Young de Cryptome.org, selon certains rapports, a dénoncé Wikileaks, dont il fut un des fondateurs, comme étant une couverture de la CIA. Dans une interview du 20 Décembre 2010 sur RT (NDT: traduit sur Résistance 71, ici), Young a décrit l’internet comme une vaste opération d’espionnage. 1.

L’internet est en effet un immense champs de bataille ou les services de renseignement des Etats-Unis, du Royaume Uni, de la Chine, Israel, Russie et bien d’autres s’affrontent a chaque heure du jour et de la nuit avec des espions commerciaux, des hackers, des membres de cultes, des trolls mercenaires et certains dérangés mentaux sous contrôle. Les agences de renseignement fuitent volontairement des informations réelles ou tronquées a divers sites internet, parfois utilisant leurs propres employés mécontents comme canaliseurs d’information et intermédiaires. Ceci veut dire entr’autre que quelqu’un comme Bradley Manning ne peut pas être pris pour argent comptant, même s’il est tout aussi clair que ni lui ni personne d’autre ne doivent être torturés.

Assange est célebre, mais les médias contrôlés par Wall Street peuvent rendre célebre quiconque, de Lady Gaga a Snooki en passant par Justin Bieber, et ceci s’est produit avec Julian Assange. Il est dangereux et malvenu de capituler face a la puissance démagogique de ces médias en reconnaissant qu’il puisse y avoir une valeur intrinseque en Assange. Jusqu’ici, la CIA a organisé les révolutions colorées en utilisant Facebook, Twitter, YouTube et des véhicules médiatiques similaires. Maintenant ils pensent avoir une figure culte avec laquelle ils pourront vendre leur salade a la jeunese des pays arabes et autres pays en voie de développement dont la population est essentiellement sous l’âge des trente ans. Ceci est une opération psychologique qui doit être exposée au grand public.

Plus récemment, Wikileaks a joué un rôle dans la “révolution du jasmin” en Tunisie organisée par la CIA en publiant quelques câbles du département d’état a propos du style de vie hyper luxueux du clan Ben Ali, ce qui a mené a la chute du régime. La CIA espere maintenant qu’avec l’aide de Wikileaks, elle peut renverser les régimes arabes selon sa volonté, de Moubarak a Khadaffi en passant par Boutelfika en les remplaçant par des marionnettes plus souples et plus enclines a lutter contre l’Iran, la Russie et la Chine.

Si Assange déclanche jamais sa machine infernale contre la Bank of America et quelques autres institutions financieres, nous trouverons les justifications de demander que la SEC (NDT: la commission de sécurité sur les échanges a Wall Street, le soi-disant régulateur des transactions boursieres) rende public l’importance des intérêts a court terme dans les stocks de certains hedge funds, spécifiquement ceux contrôlés par Georges Soros. Aussi loin que les attaques d’Assange sur le Vatican soient concernées, elles s’integrent tres bien dans les quatre siecles de combat du renseignement britannique contre le Saint Siege, remontant aussi loin que le complot de la poudre a canon de Guy Fawke et de Lord Robert Cecil en 1605 et au-dela. Rien de vraiment radical la dedans.

Wikileaks: Pas vraiment d’information sérieuse contre Israel et le Royaume Uni

Il est symptomatique qu’aucune des fuites d’Assange n’ait révélé de véritables scandales concernant le Royaume Uni et Israel. Aucune figure politique américaine n’a eu a démissionner a cause de ce que Wikileaks a révélé. Aucune opération secrete ou aucun agent en place ont été exposés. Apres tous ces mois, il n’y a toujours pas de charges américaines contre Assange, alors que nous savons qu’un grand jury américain inculperait un sandwich au jambon si le procureur général lui demandait. Si la CIA avait voulu réduire Assange au silence, elle aurait tres bien pu utiliser le systeme de kidnapping aussi connu sous le nom de rendition, ce qui veut dire qu’il aurait été enlevé, battu, drogué et transporté pour se réveiller dans une obscure prison en Egypte, Pologne ou a Guantanamo Bay. Nous pouvons aussi présupposer que le Cybercommand US aurait pu utiliser les vastes ressources qui sont les siennes pour neutraliser tous les sites mirroir de Wikileaks et ce indépendemment de leur nombre. La même chose vaut pour Anonymous et autres sites liés a Wikileaks. Mais ces considérations sont de la pure fantaisie; Assange apparait aujourd’hui comme le golden boy du New York Times, du Spiegel, du Guardian, d’El Pais, en bref de toute les groupies officielles médiatiques de l’empire anglo-américain. Il se pavanne aujourd’hui dans les splendeurs baronnieres de la résidence d’un officier britannique a la retraite et tres bien connecté qui devrait être, quant a lui, le fruit d’enquêtes sérieuses par les médias quant a ses liens avec les services de renseignement. Le monde radical snobinard, de Bianca Jagger a Michael Moore est aux pieds d’Assange.

Cass Sunstein présent a la création de Wikileaks

Wikileaks fut apparememnt créé en 2006. A l’origine, le groupe était programmé pour attaquer la Chine et son comité directeur était rempli de Chinois dissidents douteux et d’activistes “pro-démocratie” émanant de la sphere de Georges Soros et de sa fondation. De maniere tres intéressante, le premier boum publicitaire de Wikileaks dans les médias de masse aux Etats-Unis fut donné par un tristement célebre libéral totalitaire aujourd’hui ancré dans la maison blanche d’Obama: Cass Sustein. Dans son article publié dans le Washington Post le 24 Février 2007, sous le titre “Brave New Wikiworld”, nous lisons: “Wikileaks.org, fondé par des dissidents chinois et d’autres nations, planifie de publier des documents secrets de gouvernements et de les protéger de la censure au moyen de logiciel d’encryptage.” N’est-il pas intéressant de savoir que Cass Sustein était présent a la création de la nouvelle opération de guerre psychologique de Wikileaks !

C’est le même Sustein qui aujourd’hui est le chef du département de l’information et des affaires de régulation de la Maison Blanche sous Obama. Dans son analyse de Janvier 2008 a la faculté de droit de Harvard intitulée “Théories de la conspiration”, Sustein demanda que le gouvernement américain déploie des groupes d’agents sous couvert ainsi qu’un réseau d’agents pseudo-indépendants pour influer sur l’infiltration cognitive des groupes extêmistes, ce qui voulaient dire les organisations, les activistes et les sites internet qui embrassent la croyance de ce que Sustein classifie comme “de fausses théories de la conspiration”.

Wikileaks = programme d’inflitration cognitive de l’internet de Cass Sustein

Il doit être clarifié qu’Assange et Wikileaks sont précisément la réalisation pratique de Cass Sustein pour “l’infiltration cognitive” troupe de choc pour contrecarrer et annihiler toute véritable compréhension de masse de la domination oligarchique du monde moderne ainsi que toute discussion sur les politiques économiques qui doivent être appliquées et sont nécessaires pour que le monde puisse se sortir de la dépression économique actuelle.

En accord avec cette recette de Sustein, Assange est un ennemi déclaré du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre. Assange a déclaré au Belfast Telegraph en Juillet dernier en la personne de son journaliste qui l’interviewait Matthew Bell: “Je suis constemment ennuyé par les gens qui sont distraits par de fausses théories de conspiration telle celle du 11 septembre, alors que nous donnons les preuves de véritables conspirations concernant la guerre et la fraude financiere.” En d’autres termes, Assange dispute le fait que la vérité sur le 11 septembre n’est pas aussi radicale que les scandales variés que Wikileaks clame exposer au grand public. Mais il est vrai que les scandales qu’Assange expose prennent pour cible essentiellement les adversaires de la CIA.

Assange se doit aussi d’être vu comme un individu tres troublé et un possible psychopathe. Il a la complexité émotionnelle ravagée que l’on peut attendre d’un ancien pensionnaire d’une des nombreuses opérations MK-Ultra (NDT: programme d’opérations scientifiques de la CIA tres controversé, utilisant des drogues psychotropes et LSD sur des patients a des fins de travaux hypnotiques. Les expériences ce sont déroulés aus Etats-Unis et au Canada dans les annés 1950-60, officiellement terminées a la fin des années 60, elles ont neanmoins continué officieusement a travers les années 1970 – source wikipedia – ). Il a aussi passé plusieurs années dans le culte Anne Hamilton-Byrne (aussi connu sous le nom de Famille et Santiniketan), pres de Melbourne en Australie. La, des enfants étaient séparés de leur famille et étaient forcés d’ingérer du LSD, de l’anatensol, du diazepam, de l’haloperidol, du largactil, du mogadon, du serepax, de la stelazine, du tegretol, du tofranil et autres puissants psychothropes. Des douzaines d’enfants ont été endoctrinés a croire que Hamilton-Byrne était leur véritable mere et avaient leurx cheveux teints en blond. Anne Hamilton-Byrne considérait les cheveux blonds comme ceux d’une race supérieure. Des observateurs attentifs ont noté que la couleur de cheveux d’Assange est tantôt blonde, tantôt plus châtain, posant inévitablement la question de savoir si cela n’est pas un résidu d’une partie de sa vie passée avec Hamilton-Byrne, de laquelle il dit ne pas se souvenir. Quand d’autres enfants de son âge recevaient des biscuits et du lait, Assange était-il lobotomisé a grand renfort de LSD et de psychothropes sous les auspices de Hamilton-Byrne ? Certaines indications pointent dans cette direction.

Avec Assange, nous avons probablement le spectacle tragique d’un produit émotionnellement mutilé des opérations secretes de la CIA (ou du MI6 par sa composante australienne) d’il y a 40 ans, qui a maintenant été réactivé avec un rôle important dans un plan de contre-insurrection du temps présent. La jeunesse mondiale, déja sévérement échaudée par son obsession indécente d’Obama, sera t’elle une fois de plus dupée par un individu aussi dysfonctionnel ?

Le précédent: Les “documents du pentagone” ont blanchi la CIA, accablé l’armée et démonisé Kennedy

Les révélations d’Assange impliquent essentiellement des communications estampillées confidentiel ou secret et qui seraient en réalité sur-classifiées si elles étaient estampillées “Pour usage officiel seulement”. En d’autres termes, Assange n’est en réalité qu’un pourvoyeur de traffic de câbles de bas niveau et non pas de secrets a faire trembler la planete. Ceci nous rappelle une autre opération leurre connue sous le nom de Pentagon Papers (NDT: les documents du pentagone, affaire qui éclata durant la guerre du Vietnam). Ceci consista en une sélection tres spécifique de documents historiques, triés sur le volet, avec en supplément d’autres documents qui eux étaient de complets faux, en relation avec la guerre du Vietnam et compilée par Morton Halperin et Leslie Gelb, deux officiels qui ont connus une carriere charismatique par la suite dans l’establishment de la politique étrangere impérialiste. Gelb est devenu président du CFR (Conseil des relations etrangeres), tandis qu’Halperin est aujourd’hui le directeur des opérations politiques de la meute de loups des fondations de Georges Soros.

Les fameux documents furent fuités par l’ancien officiel de la RAND corporation Daniel Ellsberg, qui fut un des faucons virulents pour la guerre du Vietnam avant d’emprunter un suspicieux chemin de Damas vers la conversion au pacifisme. Il les publia dans la presse de masse etats-uniennes, de la même façon que le fait Assange aujourd’hui. Il n’y avait rien dans les “documents du pentagone” qu’un lecteur occasionnel du Monde ou du Corriere della Serra ne sache déja. Mais, comme le dit plus tard Mort Sahl, les libéraux de gauche avaient eu peu de héros, alors ils se sont rattachés a Ellsberg et l’ont idéalisé, emmené par Noam Chomsky, Howard Zinn et quelques autres. Ceci est un syndrôme que nous voyons encore aujourd’hui: au moment même de la forfaiture d’Obama sur les réductions d’impôts de Bush, un désillusionnement final pour beaucoup de libéraux de gauche, Assange arrive sur la scene comme leur nouveau sauveur. Ceci n’est pas une coïncidence pour Ellsberg d’avoir désigné Assange comme sa propre réincarnation et donc sûrement le nouveau messie.

Les documents du pentagone ont été soigneusement sélectionnés par la CIA elle-même pour couvrir les crimes de guerre de cette même CIA au Vietnam, blâmant des que possible l’armée américaine, tout en obscurcissant le plus possible le programme massif de production de drogue et le narco-traffic qu’elle gérait. Les documents du pentagone ont systématiquement caché le fait politique le plus important de toute l’ere de la guerre du Vietnam, a savoir que le président Kennedy allait mettre fin de facto au rôle combattant des Etats-Unis dans ce pays. En lieu et place, le président Kennedy fut systématiquement démonisé et calomnié, émergeant de la sorte comme le méchant de l’histoire. Inutile de dire que les docuements du pentagone ne jette aucune lumiere sur le rôle de la CIA dans l’assassinat du président Kennedy, exactement de la même façon que les documents fuités d’Assange ne nous apprennent rien d’important sur le 11 septembre, l’assassinat d’Ythzak Rabin, de l’affaire Iran-Contra, du bombardement de la Serbie en 1999, de l’incident du sous-marin Koursk, des multiples révolutions colorées de la CIA ou de quelques grosse opérations clandestines de ces dernieres décennies.

Les révélations leurres ne sont pas nouvelles; ce procédé fut décrit dans un memorandum secret du chef des services de renseignement vénitiens Paolo Sarpi rédigé pour le Sénat de Venise en 1620, comme étant “l’art de dire quelque chose de bon a propos de quelqu’un ou quelque chose tout en ayant l’air de dire quelque chose de mal”. Ceci est le dénominateur commun des opérations de déception psychologique de la CIA de Ellsberg a Philip Agee en passant par Julian Assange; avec au passage quelques anciens agents de la CIA devenus lanceurs d’alerte au fil du temps.

___________________________

1John Young of Cryptome, “‘Internet a very large-scale spying machine’ – info leaking site co- founder,” RT, 29 December, 2010, at http://rt.com/news/cryptome-classified-secret-wikileaks/

Nouvel Ordre Mondial: la revue « The Economist » organe du groupe Bilderberg, admet la conspiration ouverte de « l’élite » globaliste.

Posted in actualité, économie, média et propagande, neoliberalisme et fascisme with tags , , , , on 23 janvier 2011 by Résistance 71

D’apres le magazine du Bilderberg “L’Économiste”: Oui une élite globocrate est en charge du fonctionnement de l’ordre mondial, ce n’est pas une conspiration

L’agenda pour un systeme de contrôle global et centralisé est public et au vu et sus de tous

Par Steve Watson 
Infowars.com le 21 Janvier 2011

– Traduction Résistance 71 le 23 Janvier 2011 –

 

Nous avons qualifié a plusieurs reprises la poussée pour un systeme de contrôle gouvernemental unique mondial centralisé comme étant une “conspiration au vu et sus de tous”. Des groupes comme Bilderberg, la commission trilatérale et le conseil en relations étrangeres (CFR) sont les chefs de file de cet agenda, façonnant les poilitiques des politiciens et des gens de pouvoir qu’ils ont achetés de maniere effective.

Un article étrange dans la revue “The Economist” aujourd’hui fait état de cette structure du pouvoir et loin de la dénigrer comme une théorie de la conspiration, simplement réaffirme le fait que “l’élite cosmopolite” se réunit aux rassemblements des différents clubs exclusifs et secrétifs pour façonner le monde dans lequel cette “super classe” désire vivre.

Bien sûr la revue “The Economist” est l’endroit parfait pour que cette conspiration ouverte soit divulguée dans la mesure ou le rédacteur en chef de la revue participe régulierement aux conférences annuelles du groupe Bilderberg, ce que l’article affirme sans vergogne dans le premier paragraphe.

Ironiquement, l’article décrit le groupe Bilderberg comme étant “une conspiration démoniaque qui aspire a la gouvernance mondiale”, pour ensuite déclarer que oui, le groupe de fait domine les évenements mondiaux. Qu’il était responsable de la monnaie unique européenne, qu’il est l’hôte des aristocrates les plus puissants du monde, ainsi que d’un petit cadre de journalistes représentant les plus grosses corporations médiatiques de la planete, qui ont juré de respecter les regles de Chatham House, ce qui veut dire qu’ils ne peuvent en aucun cas divulguer quelque “grande idée” que ce soit qui a vue le jour au groupe Bilderberg.

“Le monde est un endroit compliqué, avec des océans d’informations nouvelles bougeant en permanence.” Continue l’article, “pour gérer une organisation multinationale, cela aide d’avoir une idée de ce qu’il se passe vraiment. Cela aide également d’avoir des rapports de premiere main avec d’autres globocrates. Ainsi l’élite financiere internationale et cosmopolite, les bureaucrates, les patrons de fondations caritatives et les penseurs se rencontrent et se parlent constemment. Ils peuplent les rassemblements de l’élite. Ils forment des clubs.”

Les clubs les plus importants et au pouvoir décisionnaire le plus affirmé sont, selon l’article, le groupe Bilderberg, le Conseil en Relations Etrangeres (CFR), la Commission Trilatérale, La fondation Carnégie pour la paix internatinale et le grpupe de trente. Ils sont maintenant tous en train de muer leur nature secrete et se revelent au monde pour ce qu’ils sont. “La globocratie s’ouvre au monde”, reconnait l’article.

Puis l’article donne des exemples d’évenements majeurs internationaux qui ont été façonnés au cours des années dans ces réunions de l’élite, incluant des accords diplomatiques et même des décisions concernant des guerres majeures.

“Ces réunions sont une part importante de l’histoire de cette ‘super-classe’, la revue “The Economist” cite l’ex-égérie de la diplomatie Kissinger et l’élitiste international David Rothkopf, l’auteur du livre ‘L’élite de la puissance globale et le monde qu’ils façonnent’. Ce qu’ils offent est l’acces a quelques uns des leaders mondiaux les plus élusifs et secrets. De ce fait, ils sont un des mécanismes officieux de la puissance globale”, ajoute Rothkopf.

L’article poursuit en demandant de ne pas rendre responsable les globocrates internationaux de la crise financiere et économique, clamant que la “super-classe” fut prise dans son sommeil et même si l’article reconnait que quelques banquiers internationaux sont responsables du pillage du systeme financier dans les grandes largeurs, l’article essaie ensuite de convaincre les lecteurs qu’enfin la présence d’une élite internationale inter-connectée a sauvé le monde d’un marasme financier total, ainsi vous pouvez continuer a dormir sur vos deux oreilles.

Bien entendu, quiconque suit de pres les activités de ces groupes élitistes vous dira qu’ils n’ont absolument pas été pris a contre-pied et qu’ils étaient parfaitement conscients que la crise se préparait des 2006. Des rapports du meeting Bilderberg au Canada en 2006 et en Turquie en 2007 ont prédit un crash de la bulle immobiliere et avaient prévu la longue crise financiewre et économique qui s’en suivraient. Le groupe a depuis discuté du comment exactement il doit manoeuvrer pour façonner la situation économique dans le but d’augmenter son influence globale et celle de cette “super-classe” (nonnêtement, nous ne sommes pas du tout méchants…).

Il y a une dizaine d’années encore, quiconque aurait parlé de l’existence même du groupe Bilderberg, sans même mentionner qu’il était un manipulateur conséquent des évenements mondiaux, aurait été étiquetté comme un fou portant un entonnoir sur la tête. Aujourd’hui, les mêmes suggestions font la une des éditoriaux de la presse globale.

——————————————–

Steve Watson is the London based writer and editor for Alex Jones’ Infowars.net, and Prisonplanet.com. He has a Masters Degree in International Relations from the School of Politics at The University of Nottingham in England.

URL to article:

http://www.infowars.com/bilderberg-owned-publication-the-economist-yes-powerful-%e2%80%9cglobocrat%e2%80%9d-elites-are-running-things-it%e2%80%99s-not-a-conspiracy/

Economie charognarde: la dette odieuse dont les peuples ne sont pas responsables doit être éliminée

Posted in actualité, altermondialisme, économie, crise mondiale, néo-libéralisme et paupérisation with tags , , , , on 22 janvier 2011 by Résistance 71

Les peuples d’Europe ont aussi le droit de contrôler leurs financiers

par Eric Toussaint interviewé par Nikitas Kouridakis,  quotidien grec Ethnos tis Kyriakis (1)

Eric Toussaint, Président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde – Belgique.

Url de l’article original: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22890

« L’arrêt du paiement et le refus de remboursement de la dette ont été comparés à un désastre national. Les « images d’apocalypse » visent l’acceptation par les peuples des politiques appliquées par les gouvernements. »

Eric Toussaint est un membre distingué du mouvement altermondialiste, historien et politologue, le président du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM)-Belgique, membre du Conseil scientifique de l’association ATTAC, ainsi que du Conseil international du Forum social mondial. Il est l’auteur de plusieurs livres à propos de la dette, du FMI et de la Banque mondiale.
Il a également été membre de la Commission d’audit des dettes publiques mise en place par le président de l’Equateur, Rafael Correa, afin de réduire une grande partie de la dette publique.

L’audit en Equateur a contribué à économiser 3,2 milliards de dollars

L’effort a été un succès : l’Equateur a répudié unilatéralement comme illégitime une dette de 3,2 milliards de dollars. Malgré l’embargo sur les marchés, les conséquences pour l’Équateur n’ont pas été négatives. Au contraire, en 2010, l’économie a présenté une croissance de 3,7% et en 2011, il est prévu que cette croissance va monter à plus de 5%.

Le travail du Comité en Équateur a été récemment mentionné au Parlement grec par la députée, Sofia Sakorafa.

Vraiment, l’expérience de l’Equateur pourrait-elle être utile pour la Grèce ? Eric Toussaint le pense : «Alors que les économies de ces deux pays sont différentes, la structure de la dette publique en Grèce a beaucoup de points en commun avec celle des pays en développement.

Tout d’abord, la Grèce finance une partie de sa dette sous la forme de titres, délivrés par les Autorités du pays (titrisation de la dette publique), une technique utilisée par l’Equateur.

Deuxièmement, une autre grande partie de la dette grecque est sous la forme de prêts bancaires, comme c’est le cas dans les pays en développement.

Troisièmement, à partir de mai 2010, la Grèce a commencé à emprunter au FMI.

Alors, ce qui se passe en Grèce aujourd’hui n’est pas différent de ce qui s’est passé dans de nombreux pays en développement pendant les dernières décennies, c’est-à-dire la soumission au «consensus de Washington» imposé par le FMI. »

M. Toussaint voit un point commun de plus : « La dette de l’Équateur était principalement due aux banques des États-Unis. L’Équateur a abandonné en 2000 la monnaie nationale et a adopté le dollar. Tout comme l’Équateur a adopté la monnaie de ses créanciers, de la même façon la Grèce a une monnaie commune avec ses prêteurs principaux, la France et l’Allemagne. »

Cette dernière observation ne signifie pas que la cessation des paiements sera nécessairement accompagnée par une sortie de l’euro : « Il n’y a pas un lien de sortie automatique de l’euro si la Grèce cesse de payer. La Grèce doit décider -après un débat au Parlement grec et avec le peuple grec- si elle reste dans la zone euro ou non. »

Selon M. Toussaint les salaires, les pensions et les dépôts des épargnants peuvent être garantis. « Si un État refuse de rembourser sa dette, il économise de l‘argent. En effet, le remboursement dévie une grande partie des dépensespubliques vers les créanciers. Si l’Etat utilise cet argent à d’autres fins, il peut payer les salaires de la fonction publique, verser les retraites, faire fonctionner les hôpitaux, les écoles et les organismes publics, il peut aussi assurer la sécurité du pays. Jusqu’à maintenant, tous les pays qui ont récemment refusé de payer leurs créances ont amélioré leur capacité à se conformer à leurs obligations à l’égard des citoyennes et citoyens du pays. »

En plus, concernant les dépôts des épargnants, « l’autorité publique doit prendre ses responsabilités et créer un vaste secteur public du crédit. L’État peut récupérer le coût du renforcement du système bancaire sur le patrimoine des principaux actionnaires des banques ».

Domino

Bien que les raisons de l’accumulation de la dette est différente dans notre pays, M. Toussaint insiste que la dette ne concerne pas que la Grèce. « Les Grecs doivent comprendre qu’ils ne sont pas une exception. Ce qui se passe en Grèce depuis avril 2010 se reproduit en Irlande depuis octobre 2010, la même chose va se passer au Portugal, en Espagne, en Italie. Ce serait vraiment dommage si les Grecs croyant qu’ils sont une exception acceptaient passivement les conditions qui leur sont imposées. »

Argentine – Russie

La cessation de paiement les a sauvés.

Pour défendre son avis pour le non-paiement des dettes illégitimes, Eric Toussaint se réfère à Joseph Stiglitz,économiste Nobel d’économie en 2001, qui -dans une étude de 2010- a révélé que les économies des pays comme la Russie ou l’Argentine se sont trouvées dans une meilleure situation financière après la cessation de paiements. Leurs gouvernants ont économisé de l’argent pour stimuler la croissance.

Dirty Game

Les banques étrangères doivent assumer leurs responsabilités.

Pour M. Toussaint, les Eurobonds -qui servent à ‘légitimer la dette’- ne sont pas une solution à notre problème. Tout d’abord, il faut explorer les conditions sous lesquelles les prêts en Grèce ont été contractés.

La question à laquelle il faut répondre est la suivante : « Est-il normal que les citoyens d’un pays comme la Grèce, remboursent une dette qui n’est pas légitime? ».

Si les prêts ont été réalisés dans l’intérêt des citoyens, respectant leurs besoins fondamentaux et si les banques, principalement françaises et allemandes, ont eu un comportement prudent et raisonnable, nous pouvons dire alors que la dette doit être remboursée. Mais en réalité la majeure partie de la dette est illégitime et les banquiers qui ont acheté des titres grecs doivent assumer leurs responsabilités.

Des conditions abusives

Les prêts ont été octroyés dans des conditions déraisonnables et illégitimes, donc il faut obtenir l’annulation d’une partie importante de la dette.

M. Toussaint se réfère à l’exemple des « dépenses militaires excessives en Grèce », dont une grande partie est due aux industries militaires françaises et allemandes.

(1) Troisième quotidien grec en terme de tirage (100.000 exemplaires), Ethnos tis Kyriakis est de centre-gauche. Version en grec de l’interview publiée le 9 janvier 2011: http://www.ethnos.gr/article.asp?catid=11379&subid=2&pubid=49752949

« L’internet est une vaste machine a espionner »: interview avec le co-fondateur de Cryptome.org John Young

Posted in actualité, média et propagande, presse et média, résistance politique, technologie et totalitarisme with tags on 21 janvier 2011 by Résistance 71

Le lien actif menant a l’article original en anglais donne aussi acces a l’interview de 12 minutes de John Young sur RT. Nous conseillons vivement a ceux qui comprennent l’anglais de se rendre sur la page de RT et de visionner l’interview, plus de choses que la transcription non exhaustive écrite y sont dites et méritent d’être entendues.

Le lien ici: http://rt.com/news/cryptome-classified-secret-wikileaks/

– Traduction de Résistance 71 –

“L’internet est une tres grande machine a espionner”

Interview de John Young (fondateur de Cryptome.org et co-fondateur de Wikileaks) donnée sur RT. Url de l’article original: http://rt.com/news/cryptome-classified-secret-wikileaks/

29 Décembre 2010,

Cryptome.org a publié des documents secrets et classifiés depuis bien plus longtemps que Wikileaks et avant que celui-ci fasse la une des journaux. Le co-fondateur de Cryptome John Young a dit a RT que de tels sites internet sont autorisés a rester en ligne de façon a ce que les réseaux d’espionage puissent gardewr un oeil sur leurs visiteurs.

Il n’y a pas de secret et d’intimité sur l’internet a averti John Young.

“En termes d’être capable de voir tout ce que nous pouvons faire, nous savons que nous ne pouvons pas garder quelques secrets que ce soient au sujet de notre site internet, et nous le disons a nos lecteurs. ‘Vous ne devez pas vous attendre a ce que nous vous protégions, car nous sommes observés et un site sur deux l’est, de la même façon que Wikileaks est observé” a t’il déclaré. “Il n’y a pas de secret sur internet, c’est la leçon que nous avons apprise et c’est ce le message que nous tentons de divulguer maintenant.”

“Elles [les agences de sécurité] utilisewnt notre site pour évaluer ce qu’il se passe en ligne et c’est une chose que nous avons apprise concernant des sites internet tel que le nôtre. Ils sont laissés la pour voir qui vient dessus et quel type d’information est divulguée” ajouta John Young. “La raison pour laquelle nous n’avons pas été fermé est que nous leur sommes utiles afin de déterminer quelle type d’attention les gens donne aux informations que nous divulgons. Nous pensons qu’ils nous fournissent du matériel a publier, de la même maiere qu’ils en donnent a Wikileaks et bon nombre de site internet qui operent de la même façon.”

John Young nous a dit que Cryptome s’est développé a partir de sa participation a un groupe appelé les cypherpunks, qui fut aussi le groupe ou Assange a appris une bonne partie des techniques qu’il connait aujourd’hui.

“Ce groupe était composé d’ingénieurs de tres tres haute qualité et tres éduqués, de scientifiques et de techniciens qui travaillaient essentiellement pour de grosses industries et les gouvernements sur la sécurité de la technologie de communication”, dit-il.

Le co-fondateur de Cryptome déclare que le secret est le pire ennemi de la démocratie. “Les menaces concernant la démocratie viennent des gardiens de secrets et ils se doivent d’être exposés. Ceci est devenu une grosse industrie et c’est tres cher.” Dit-il. “et vous ne pouvez pas le critiquer, vous ne pouvez pas y avoir totalement acces, car ceux qui sont a l’intérieur de ce monde tres fermé ont juré le silence a tout jamais a ce sujet et ne peuvent jamais en parler. Ceci est un systeme qui est anti-démocratique et qui est devenu maintenant un tres gros business. Des milliers de firmes sont dans le business de la cybersécurité depuis le 11 septembre, car c’est tres lucratif. Nous devons avoir moins de secret au Congres, moins de secret a la présidence, moins de secret dans toutes les formes de gouvernement”, a t’il ajouté.

John Young dit que les gouvernements fuitent bien plus d’information eux-mêmes pour leur propre intérêt que tous les sites internet de fuitage réunis.

“Ils [les gouvernements] operent des fuites d’information de leurs propres secrets pour tester leur systeme. Il y a des écoles pour former des gens a faire cela sur le Net. Ils enseignent a leur propre personnel comment monter ces opérations bidons de fuitage en fuitant des informations pour tester leur systeme. Ils sont parfois appelés les Equipes A ou les équipes B.”

Qu’y a t’il derriere la révolution tunisienne ? Attention danger !

Posted in actualité, guerre iran, ingérence et etats-unis, média et propagande, résistance politique with tags , , , , on 21 janvier 2011 by Résistance 71

Le putsch de Wikileaks en Tunisie: La CIA prépare un tsunami de coups d’état dans les pays méditerranéens.

Par Webster G. Tarpley 
TARPLEY.net traduit de l’anglais par Résistance 71

16 Janvier 2011

La communauté du renseignement américain est maintenant en état de transe au sujet du succes du renversement du gouvernement de Ben Ali en Tunisie. Le département d’État et la CIA, au travers d’organes de presse qui leurs sont fideles, sont en train de gonfler a bloc et sans vergogne le putsch tunisien de ces derniers jours, comme értant le prototype d’une nouvelle seconde génération de révolutions colorées, coups d’état post-modernes, et manoeuvres de déstabilisation populaires inspirées par la CIA. A Foggy Bottom et Langley, des plans fiévreux sont manigancés pour un véritable tsunami méditérannéen créé pour renverser les gouvernements existants dans les pays arabes et au-dela. Les planificateurs impérialistes pensent et imaginent maintenant qu’ils peuvent espérer renverser ou considérablement affaiblir des régimes gouvernementaux tels ceux de Lybie, Syrie, Egypte, Jordanie, Algérie, Yémen et peut-être d’autres; tandis que les efforts incessants de la CIA pour faire passer a la trappe le premier ministre italien Berlusconi (a cause de son amitié avec Vladimir Poutine et son support du concept du pipeline passant au sud de l’Europe), fait de ceci non seulement une affaire arabe, mais aussi une affaire d’orgie de déstabilisation des régimes pan-méditerranéen.

Révolution de la faim, pas celle du Jasmin

Les planificateurs impérialistes de Washington pensent qu’ils ont des a présent régénérer leur modele existant de révolution colorée de la CIA. Cette méthode de liquidation des gouvernements a perdu de son prestige apres la tentative infructueuse de la “révolution du cedre” au Liban, le retour du bâton apres la révolution orange ukrainienne qui généra plus de haine pour la coalition FMI-OTAN, le camouflet de la révolution verte dite Twitter en Iran en Juin 2009, ainsi que le discrédit quasi général de la révolution rose de Géorgie a cause de l’attitude belliqueuse et les activités répressives du fou fasciste Saakachvili. Le consensus impérialiste aujourd’hui est que les évenements tunisiens préfigurent une nouvelle génération de coups d’état populaires spécifiquement adaptés aux besoins actuels dans un contexte de dépression économique, crise structurelle et désintégration de l’économie casino globale.

Le tumulte tunisien est décrit dans la presse américaine comme étant la “révolution du jasmin”, mais il est beaucoup plus réaliste de la concevoir comme une variation de la classique révolution de la faim. Le gros du débat n’était pas tant que la classe moyenne tunisenne ne s’exprime, vote et blogue; cela a commencé comme la rapacité de Wall Street qui dévaste la planete: des prix alimentaires et de carburants ignomineusement hauts causés par la spéculation boursiere dérivative, haut niveau de chômage et de sous-emploi et un désespoir économique généralisé. Le détonateur fut le suicide tragique du vendeur de légumes Sidi Bouzid qui était harcelé par la police. Alors que Ben Ali se démenait pour demeurer au pouvoir, il reconnut ce qui causait l’émoi par son geste de faire baisser les coûts de la vie et des produits alimentaires. Le gouvernement jordanien a baissé ses prix dans la foulée de l’ordre de 5%.

Assange et Wikileaks comme outils principaux de contrôle des jeunes idéalistes

La nature économique des troubles récents pose un véritable probleme aux impérialistes de Washington, car la ligne du département d’état tend a ne définir les droits de l’Homme qu’en termes politiques ou religieux et jamais, jamais en matiere économique ou en droits sociaux. Le contrôle des prix, des salaires, les bénéfices du chômage, paiements de droits sociaux, santé publique, logement, droits syndicaux, régulation financiere et banquiere, protectionisme tarifaire ou autres outils de self-defense économique nationale, n’ont aucune place dans le mantra du consensus de Washington. En ces circonstances, que peut-on faire pour duper la vaste majorité des jeunes sous l’âge de 30 ans qui représentent la réalité démographique de la grande partie du monde arabe ?

En ce domaine, les drônes prédateurs du cyberespace Julian Assange et Wikileaks rendent un service indispensable a la cause impérialiste. A l’automne 2009 en Islande, Julian Assange fut déployé par ses financiers payeurs pour kidnapper et bouleverser un mouvement pour une survie économique dans un moratorium sur la dette, le rejet de l’interférence du FMI et le relancement de l’économie par un programme ambitieux de développement des infrastructures nationales et l’exportation de biens de capital sous la forme de haute technologie, en particulier sous la forme de technologie pour l’énergie géothermique. Assange fut capable de convaincre un bon nombre de gens en Islande de pousser pour la publication d’une série de documents émanants du gouvernement américain, soigneusement pré-sélectionnés, qui d’une maniere ou d’une autre ciblaient des gouvernements et des personnalités politiques que Londres et Washington avaient intérêt a embarrasser ou a affaiblir. En d’autres termes, Assange fut capable de duper des activistes honnêtes a travailler pour les financiers de l’impérialisme. Assange n’a pas de programme sauf celui de la “transparence”, qui est une rengaine constante de la mafia anglo-américaine alors qu’elle essaie de renverser des gouvernements ciblés surtout dans le secteur des pays en voie de développement.

La Tunisie est peut-être le premier cas ou Assange et Wikileaks peuvent clâmer de maniere crédible qu’ils ont été le détonateur d’un coup. La plupart des médias sont d’accord pour dire que certains câbles du département d’état, qui étaient une partie de la fuite récente de Wikileaks, focalisaient sur les exces et la style de vie de Ben Ali et que ces documents ont joué un rôle primordial a mettre dans la rue la petite bourgeoisie tunisienne. Merci en partie a Assange, les réseaux de télévision occidentaux ont été capables de montrer la foule tunisienne portant des pancartes ou était inscrit: “Oui, nous le pouvons !”, plutôt que le plus réaliste “Les prix de la nourriture sont bien trop élevés !”

Ben Ali était au pouvoir depuis 23 ans. En Egypte, le président Moubarak est au pouvoir depuis pres de 30 ans. Le clan Assad en Syrie est aussi au pouvoir depuis trois décennies. En Lybie, le colonel Khadafi est au pouvoir depuis pres de 40 ans. Hafez el Assad a été capable d’organiser une succession de son pouvoir quasi monarchique en légant le pouvoir a son fils quand il décéda il y a plus de 10 ans. Et Moubarak et Khadafi essaient de faire de même. Les USA ne veulent pas de ces dynasties; ainsi la tactique évidente pour la CIA est de développer des réseaux sociaux sous-contrôle tels Twitter, Google, Facebook, Wikileaks etc afin de transformer des membres clés de la jeunesse en colere en une foule déferlante pour mettre a bas les régimes gérontocratiques.

La CIA désire de nouvelles marionnettes agressives pour jouer le jeu contre l’Iran, la Russie et la Chine

Tous ces pays demandent bien sûr de sérieuses réformes politique et économique, mais ce que la CIA est en train de faire avec cette vague de déstabilisation n’a rien a voir avec des changements positifs dans les pays impliqués.Ceux qui doutent de cela devraient se rappeler l’horrible constat politique et économique des mariannettes installées a la suite des récentes révolutions “colorées”. Des gens comme les agents cleptocrates du FMI et de l’OTAN en Ukraine: Yushenko et Timoshenko, le dictateur psychopathe georgien Saakachvili et ainsi de suite. Les forces politiques qui sont assez imprudentes d’accepter les idées de “changement et d’espoir” du département d’état américain se retrouveront bientôt sous le joug d’oppresseurs de ce style. Le danger est tres important en Tunisie, car les forces qui ont sorties Ben Ali n’ont aucun leader visible et aucune organisation politique de masse viable qui pourraient les aider a lutter contre une ingérence extérieure, de la façon dont le Hezbollah fut capable de mettre échec et mat le putsch de la “révolution des cedres” au Liban. A Tunis, la voie est libre pour la CIA d’imposer un candidat de son choix, de préférence sous le “couvert d’élections”. Vingt trois années de régime Ben Ali ont laissé malheureusement la Tunisie dans un état plus déliquescent.

Pourquoi Washington est si obsédée par l’idée de renverser ces gouvernements ? La réponse a tout a faire avec l’Iran, la Russie et la Chine. En ce qui concerne l’Iran, le département d’état tente notoirement de rassembler un front uni des régimes arabes et sunnites contre l’Iran chiite et ses alliés dans la région. Ceci ne s’est pas bien déroulé ainsi que le montre l’incapacité pour les Etats-Unis d’installer leur marionnette préferrée Allawi en Irak, ou le pro-iranien Maliki semble se maintenir au pouvoir pour le futur. Les Etats-Unis désirent de tout coeur un nouveau front de de démagogues instables qui seront plus enclins de mener leur pays contre l’Iran que les régimes sclérosés courants. Il y a aussi la question de la pénétration économique de la Chine dans la région.

Nous pouvons être assurés que les nouveaux leaders politiques installés par les Etats-Unis inclueront dans leur programme politique une rupture des relations économiques avec la Chine, spécifiquement une rupture des livraisons de pétrole, gaz et matieres premieres, exactement dans la ligne de conduite d’un Mir-Hossein Mousavi, qui se préparait a mener l’Iran s’il avait pris le pouvoir durant l’été 2009, aux sons de “Mort a la Russie, mort a la Chine”, scandés par ses supporteurs achetés. De surcroi, l’hostilité des Etats-Unis envers la Russie est toujours aussi forte, malgré les effets cosmétiques de la ratification du traité START II. Si par exemple une révolution colorée venait a surgir en Syrie, nous pourrions être certains que la présence navale russe dans le port de Tartus serait immédiatement terminée. Si les nouveaux régimes démontrent une hostilité envers l’Iran, la Chine et la Russie, nous verrions que bientôt les préoccupations sur les droits de l’Homme, disparaîtraient vite de l’agenda américain.

Les déstabilisateurs clés de l’administration Obama

Pour ceux a qui cela intéressent, il peut être utile de montrer quelques déstabilisateurs dans le régime américain actuel. Il est évident bien sûr que la vague actuelle de subversion contre les pays arabes a été déclanchée par la secrétaire d’état Hillary Clinton par son discours tres remarqué la semaine derniere a Doha au Qatar, quand elle mit en garde les leaders des pays arabes assemblés de réformer leurs économies (en accords avec le dogme du FMI) et de lutter contre la corruption ou bien faire face a l’eviction.

Considérant le rôle critique d’Assange et de Wikileaks dans la phase actuelle, le tsar de la régulation de la Maison Blanche Cass Sustein doit aussi être considéré comme un des putschistes prominant. Nous devons nous rappeler que le 24 Février 2007, Cass Sustein écrivit un article pour le Washington Post intitulé “A brave new wikiworld” dans lequel il déclarait que “wikileaks.org, fondés par des dissidents chinois et d’autres nations planifiait d’exposer et de publier des documents gouvernementaux secrets et de les protéger de la censure par des logiciels d’encryptures secrets.” Ceci fut en fait le gros coup publicitaire de Wikileaks et d’Assange pour leur début dans la grand bain de l’information; tout cela grâce au tsar actuel de la Maison Blanche Cass Sustein. Ne serions-nous pas en droit de supposer que Cass Sustein est en fait le contact et le contrôleur de Wikileaks au sein même de la Maison Blanche ?

Chaque arbre de la forêt arabe risque de tomber

Une autre personne digne d’intérêt et que nous devons mentionner ici est Robert Malley, un agent sous couvert de gauche de l’administration américaine qui est a la tête en ce moment des programmes concernant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de l’International Crisis Group (ICG), une organisation réputée fonctionner avec l’argent de George Soros et les tactiques ellaborées par Zbigniew Brzezinski. Malley était un caractere controversif durant la campagne électorale de 2008 a cause de sa position anti-israélienne feinte afin de leurrer plus efficacement les leaders du monde arabe qu’il cible. Malley a déclaré le 16 Janvier 2011 au Washington Post que dorénavant tous les arbres de la forêt arabe pourraient être sur le point de tomber. “Nous pourrions regarder la liste des leaders des pays arabes maintenant et tres peu ne seraient pas sur la liste,” Les gouvernements arabes seraient tres avisés de garder un oeil averti sur les membres de l’ICG dans leur pays.

Le tsar Cass Sustein est maintenant marié a Samantha Power, qui travaille a l’heure actuelle avec le National Security Council (NSC) comme assistante spéciale aupres du président et directrice du bureau des affaires multilatérales et des droits de l’Homme, le berceau des opérations de déstabilisation comme celle en cours en Tunisie. Power, tout comme Malley est une vétéran des services de renseignement US dans la division des droits de l’Homme et qui est tres efficace a utiliser des infos légitimes a propos de répression pour remplacer de vieux clients des etats-unis avec de nouvelles marionnettes dans un ballet sans fin de subversion et d’ingérence incessantes. Tous deux, Power et Malley furent forcés de démissionner durant la campagne d’Obama en 2008, Malley pour avoir parlé au Hamas et Power pour une tirade offensante contre Hillary Clinton, maintenant sa rivale bureaucratique.

Conseil aux gouvernements arabes, forces politiques et syndicats

Le monde arabe a besoin d’apprendre quelques leçons fondamentales a propos de la mécanique de fonctionnement des révolutions colorées fomentées par la CIA, ou ils répeteront les expériences tragiques qui se sont déroulées en Géorgie, Ukraine et bien d’autres pays. Dans le monde d’aujourd’hui appauvri par une dépression économique globale, un programme de réforme capable de défendre les intérêts nationaux contre les forces charognardes de la globalisation financiere est une préoccupation de premiere importance.

Ainsi, les gouvernement arabes devraient expulser immédiatement tous les représentants du FMI, de la Banque Mondiale et de leurs clônes prêteurs sur gages. Les pays arabes qui sont actuellement sous le joug des conditions du FMI (l’Egypte, la Jordanie parmi les pays arabes et la Pakistan dans le monde musulman) doivent de maniere unilatérale et immédiatement cesser les réformes, expulser les sbires de ces institutions et rétablir leur souveraineté nationale. Tous les états arabes devraient immédiatement et unilatéralement décider d’un moratoire sur la dette sous la forme d’un gel de tout paiement des intérêts et du capital avec ouverture de négociations, sous la forme de ce qu’avait entrepris l’Argentine en 2001, a commencer avec des sommes soi-disant dûes au FMI et la Banque Mondiale. Les biens des compagnies étrangeres, surtout celles oeuvrant dans le pétrole doivent être saisis selon les cas. Instauration d’un contrôle des prix des biens de consommations alimentaire courants et des carburants, incluant des pénalités draconniennes pour toute spéculation, y compris sur les marchés dérivatifs. Des mesures dirigistes comme la protection des prix, tarifs et des prix des biens de consommations alimentaires peuvent être établies tres rapidement.

La production alimentaire a besoin d’être promue par des primes de production et d’importation ainsi que des accords internationaux. Des stocks de grains doivent être constitués a l’échelle nationale. Le contrôle du capital et des changes devront être implémentés afin de prévenir des attaques sur les monnaies nationales par les hedge funds qui agissent avec l’intention voilée de renverser des gouvernements. Le plus important, les banques nationales doivent être de nouveau nationalisées et reconverties a une politique du crédit a 0% pour le développement des infrastructures nationales, l’agriculture, le logement et la production de commodités physiques avec des mesures spéciales pour développer les exportations. Une fois ces mesures en action, il sera sûrement temps de considérer l’intégration des économies des pays arabes en une communauté de développement économique ou les gains en devises étrangeres résultant de la production et de l’exportation du pétole pourront être mis au travail pour le développement économique de l’ensemble des nations arabes et de leur avantage mutuel pour l’infrastructure et l’investissement du capital de biens tangibles a travers l’ensemble du monde arabe.

L’alternative est une série sans fin de déstabilisations manipulées par les puissances étrangeres et dont l’issue sera tres probablement le chaos terminal.

La dette odieuse: arme de destruction massive du modele néolibéral dominant criminel

Posted in actualité, économie, crise mondiale, neoliberalisme et fascisme with tags , , , on 18 janvier 2011 by Résistance 71
Grèce : Tout un symbole de dette illégitime
Par Eric Toussaint
Le 18 janvier 2011
Résumé  : La dette publique grecque a fait la une de l’actualité au moment où les dirigeants de ce pays ont accepté la cure d’austérité demandée par le FMI et l’Union européenne, ce qui a provoqué de très importantes luttes sociales tout au long de l’année 2010. Mais d’où vient cette dette grecque ? Du côté de la dette à charge du secteur privé, l’augmentation est récente : une première augmentation forte suit l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001, une deuxième explosion de la dette se produit à partir de 2007 quand l’aide financière octroyée aux banques par la Réserve fédérale aux Etats-Unis, par les gouvernements européens et par la Banque centrale européenne (BCE) est en partie recyclée par les banquiers vers la Grèce et d’autres pays comme l’Espagne ou le Portugal. Du côté de l’endettement public, la croissance est plus ancienne. Après la dette héritée de la dictature des colonels, le recours à l’emprunt a servi depuis les années 1990 à combler le trou créé dans les finances publiques par la réduction de l’impôt sur les sociétés et sur les revenus élevés. Par ailleurs, depuis des décennies, de nombreux emprunts ont permis de financer l’achat de matériel militaire principalement à la France, à l’Allemagne et aux Etats-Unis. Il ne faut pas non plus oublier l’endettement faramineux des pouvoirs publics pour l’organisation des Jeux olympiques en 2004. L’engrenage de l’endettement public a été huilé par des pots de vin de grandes compagnies transnationales afin d’obtenir des contrats : Siemens est un exemple emblématique. 

Voilà pourquoi la légitimité et la légalité des dettes doivent être soumises à un examen rigoureux, à l’image du travail accompli par la commission d’audit intégral des dettes publiques de l’Equateur en 2007-2008. Les dettes qui seront qualifiées d’illégitimes, d’odieuses ou d’illégales, devront être déclarées nulles et la Grèce pourra refuser de les rembourser, tout en demandant des comptes en justice à ceux qui les ont contractées. Des signes encourageants provenant de Grèce indiquent que la remise en question de la dette est devenue un thème central et que la demande de création d’une commission d’audit progresse de manière intéressante.

Des éléments évidents d’illégitimité de la dette publique

D’abord il y a la dette contractée par la dictature des colonels, elle a quadruplé entre 1967 et 1974. De toute évidence, elle répond à la qualification de dette odieuse |1|

Pour poursuivre, on trouve le scandale des Jeux olympiques de 2004. Selon Dave Zirin, lorsque le gouvernement a annoncé avec fierté en 1997 aux citoyens grecs que la Grèce aurait l’honneur d’accueillir sept ans plus tard les Jeux Olympiques, les autorités d’Athènes et le Comité olympique international prévoyaient une dépense de 1,3 milliard de dollars. Quelques années plus tard, le coût avait été multiplié par quatre et s’élevait à 5,3 milliards de dollars. Juste après ces Jeux, le coût official avait atteint 14,2 milliards de dollars |2|. Aujourd’hui, selon différentes sources, le coût réel dépasserait les 20 milliards de dollars.

De nombreux contrats signés entre les autorités grecques et de grandes entreprises privées étrangères font scandale depuis plusieurs années en Grèce. Ces contrats ont impliqué une augmentation de la dette. Citons plusieurs exemples qui ont défrayé la chronique en Grèce :

plusieurs contrats ont été passés avec la transnationale allemande Siemens, accusée – tant par la justice allemande que grecque- d’avoir versé des commissions et autres pots de vin au personnel politique, militaire et administratif grec pour un montant approchant le milliard d’euros. Le principal dirigeant de la firme Siemens-HellasV |3| , qui a reconnu avoir « financé » les deux grands partis grecs, s’est enfui en 2010 en Allemagne et la justice allemande a rejeté la demande d’extradition introduite par la Grèce. Ces scandales incluent la vente, par Siemens et ses associés internationaux, du système antimissiles Patriot (1999, 10 millions d’euros en pots de vin), la digitalisation des centres téléphoniques de l’OTE-Organisme Grec des Télécommunications (pots de vin de 100 millions d’euros), le système de sécurité « C4I » acheté à l’occasion des JO 2004 et qui n’a jamais fonctionné, la vente de matériel aux chemins de fer grecs (SEK), du système de télécommunications Hermès à l’armée grecque, d’équipements très coûteux vendus aux hôpitaux grecs.

le scandale des sous-marins allemands (produits par HDW qui a été absorbée par Thyssen) d’une valeur globale de 5 milliards d’euros, sous-marins qui présentaient dès le début le défaut de pencher énormément… à gauche (!) et d’être doté d’un équipement électronique défectueux. Une enquête judiciaire sur des éventuelles responsabilités (corruption) des ex-ministres de la défense est en cours.

Il est tout à fait normal de présumer que les dettes contractées pour faire aboutir ces contrats sont frappées d’illégitimité, voire d’illégalité. Elles doivent être annulées.

A côté des cas qui viennent d’être cités, il est nécessaire de comprendre l’évolution récente de la dette grecque.

L’emballement de l’endettement au cours de la dernière décennie

La dette du secteur privé s’est largement développée au cours des années 2000. Les ménages, pour qui les banques et tout le secteur commercial privé (grande distribution, automobile, construction…) proposaient des conditions alléchantes, ont eu recours à l’endettement massif, tout comme les entreprises non financières et les banques qui pouvaient emprunter à bas coût (taux d’intérêts bas et inflation plus forte que pour les pays les plus industrialisés de l’Union européenne tels l’Allemagne, la France, le Benelux, la Grande Bretagne). Cet endettement privé a été le moteur de l’économie de la Grèce. Les banques grecques (auxquelles il faut ajouter les filiales grecques des banques étrangères), grâce à un euro fort, pouvaient étendre leurs activités internationales et financer à moindre coût leurs activités nationales. Elles ont emprunté à tour de bras. Le tableau ci-dessous montre que l’adhésion de la Grèce à la zone euro en 2001 a boosté les entrées de capitaux financiers qui correspondent à des prêts ou à des investissements de portefeuille (Non-IDE dans le tableau, càd des entrées qui ne correspondent pas à des investissements de longue durée) tandis que l’investissement de longue durée (IDE – Investissement direct à l’étranger) a stagné.

Avec les énormes liquidités mises à leur disposition par les banques centrales en 2007-2009, les banques de l’ouest européen (surtout les banques allemandes et françaises, mais aussi les banques belges, néerlandaises, britanniques, luxembourgeoises, irlandaises…) ont prêté massivement à la Grèce (au secteur privé et aux pouvoirs publics). Il faut aussi prendre en compte le fait que l’adhésion de la Grèce à l’euro lui a valu la confiance des banquiers des pays de l’Ouest européen, pensant que les grands pays européens leur viendraient en aide en cas de problème. Ils ne se sont pas préoccupés de la capacité de la Grèce à rembourser le capital prêté à moyen terme. Les banquiers considéraient qu’ils pouvaient prendre des risques très élevés en Grèce. L’histoire leur a donné raison jusqu’ici, la Commission européenne et, en particulier, les gouvernements français et allemands ont apporté un soutien sans faille aux banquiers privés d’Europe occidentale. Pour cela, les gouvernants européens ont mis les finances publiques dans un état lamentable.

Le graphique ci-dessous montre que les banques des pays de l’ouest européen ont augmenté leurs prêts à la Grèce une première fois entre décembre 2005 et mars 2007 (pendant cette période, le volume des prêts a augmenté de 50%, passant d’un peu moins de 80 milliards à 120 milliards de dollars). Alors que la crise des subprimes avait éclaté aux Etats-Unis, les prêts ont de nouveau augmenté fortement (+33%) entre juin 2007 et l’été 2008 (passant de 120 à 160 milliards de dollars), puis ils se sont maintenus à un niveau très élevé (environ 120 milliards de dollars). Cela signifie que les banques privées d’Europe occidentale ont utilisé l’argent que leur prêtaient massivement et à bas coût la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale des Etats-Unis pour augmenter leurs prêts à des pays comme la Grèce |5|. Là-bas, les taux étant plus élevés, elles ont pu faire de juteux profits. Les banques privées ont donc une très lourde part de responsabilité dans l’endettement excessif de la Grèce.

Comme le montre l’infographie ci-dessous, l’écrasante majorité des dettes grecques est détenue par des banques européennes à commencer par des banques françaises, allemandes, italiennes, belges, hollandaises, luxembourgeoises et britanniques.
Les citoyens grecs sont tout à fait en droit d’attendre que le poids de la dette soit radicalement réduit, ce qui implique que les banquiers doivent être amenés à effacer des créances dans leurs livres de compte.

Le comportement odieux de la Commission européenne

Après l’éclatement de la crise, le lobby militaro-industriel appuyé par les gouvernements allemand, français et par la Commission européenne a réussi à obtenir que le budget de la défense soit à peine écorné alors que dans le même temps, le gouvernement du PASOK a entrepris de tailler dans les dépenses sociales (voir encadré sur les mesures d’austérité). Pourtant, en pleine crise grecque au début 2010, Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc, pays qui entretient des relations tendues avec son voisin grec, s’est rendu à Athènes et a proposé une réduction de 20% du budget militaire des deux pays. Le gouvernement grec n’a pas saisi la perche qui lui était tendue. Il a été mis sous pression par les autorités françaises et allemandes qui voulaient garantir leurs exportations d’armes. Proportionnellement, la Grèce dépense en armement beaucoup plus que les autres pays de l’Union européenne. Les dépenses militaires grecques représentent 4% du PIB contre 2,4% pour la France, 2,7% pour la Grande Bretagne, 2,0 % pour le Portugal, 1,4% pour l’Allemagne, 1,3% pour l’Espagne, 1,1% pour la Belgique |8|. En 2010, la Grèce a acheté à la France six frégates de guerre (2,5 milliards d’euros) et des hélicoptères de combat (400 millions d’euros). A l’Allemagne, elle a acheté 6 sous marins pour 5 milliards d’euros. La Grèce a été l’un des cinq plus importants importateurs d’armes en Europe entre 2005 et 2009. L’achat d’avions de combat représente à lui seul 38% du volume de ses importations, avec notamment l’achat de 26 F-16 (Etats-Unis) et de 25 Mirages 2000 (France), ce dernier contrat portant sur une valeur de 1,6 milliard d’euros. La liste des équipements français vendus à la Grèce ne s’arrête pas là : on compte également des véhicules blindés (70 VBL), des hélicoptères NH90, des missiles MICA, Exocet, Scalp et des drones Sperwer. Les achats de la Grèce en ont fait le troisième client de l’industrie de défense française au cours de la décennie écoulée |9|.

A partir de 2010, les taux d’intérêt de plus en plus élevés, exigés par les banquiers et autres acteurs des marchés financiers avec l’appui de la Commission européenne et du FMI, entraînent un classique effet « boule de neige » : la dette grecque poursuit une courbe haussière car les autorités du pays empruntent du capital pour rembourser des intérêts (et une fraction du capital précédemment emprunté).

Les prêts consentis à partir de 2010 à la Grèce par les pays membres de l’Union européenne et le FMI ne cherchent en rien à servir les intérêts de la population hellène, bien au contraire puisque les plans d’austérité mis en place comportent de multiples atteintes aux droits sociaux de la population. A ce titre |10|, la notion de « dette illégitime » devrait leur être appliquée, et leur remboursement contesté.


Atteintes aux droits sociaux et autres mesures néolibérales en Grèce à partir de 2010

Réduction des salaires du secteur public de 20 à 30%. Réduction des salaires nominaux qui pourrait atteindre 20%, 13e et 14e mois remplacés par un versement unique dont le montant varie en fonction du salaire. Salaires gelés sur les 3 prochaines années. 4 départs à la retraite sur 5 dans la fonction publique ne seront pas remplacés. Réduction massive des salaires du secteur privé allant jusqu’à 25%.

Les allocations chômage ont été réduites et un système d’aide aux pauvres mis en place en 2009 a été suspendu. Réduction drastique des allocations pour familles nombreuses.

Plans pour supprimer les conventions collectives et les remplacer par des contrats individualisés. La pratique des stages très longs non ou très peu payés a acquis force de loi. Le secteur public est désormais autorisé à recourir à l’intérim.

Emploi

Coupes drastiques des subventions aux mairies et communes ce qui entraîne des licenciements massifs des travailleurs municipaux. Licenciement des 10.000 travailleurs CDD du secteur public. Fermeture des entreprises publiques déficitaires.

Taxes

Augmentation des impôts indirects (TVA passée de 19% à 23% et introduction de taxes spéciales sur les combustibles, l’alcool et le tabac). Augmentation de 11% à 13% du taux inférieur de la TVA (ceci concerne les biens de grande consommation quotidienne, l’électricité, l’eau, etc.). Augmentation de l’impôt sur le revenu pour les tranches moyennes. En revanche, réduction des impôts sur les sociétés.

Privatisations

Volonté de privatiser les ports, les aéroports, les chemins de fer, la distribution d’eau et d’électricité, le secteur financier et les terres appartenant à l’Etat.

Systèmes de retraites

Les pensions doivent être réduites puis gelées. L’âge légal de départ à la retraite est augmenté, le nombre d’annuités pour avoir droit à une retraite pleine sera porté de 37 ans à 40 ans en 2015 et son montant calculé sur le salaire moyen de la totalité des années travaillées et non plus sur le dernier salaire. Il faut ajouter l’abolition des 13ème et 14ème mois de pension pour les retraités du secteur privé. Imposition d’un plafond des dépenses consacrées aux retraites, lesquelles ne doivent plus dépasser l’équivalent de 2,5% du PNB.

Tarifs des transports publics

Augmentation de 30% des billets de tous les transports publics.


L’exigence d’un audit de la dette gagne du terrain

En décembre 2010, la députée indépendante Sophia Sakorafa a fait une intervention remarquée au parlement grec en proposant la constitution d’une Commission parlementaire d’audit de la dette publique grecque |11|. Sophia Sakorafa, qui jusqu’il y a quelques mois faisait partie du parti gouvernemental PASOK (parti socialiste), a d’ailleurs voté contre le budget 2011 |12|, notamment à cause du poids du remboursement de la dette. Dans la justification de sa position courageuse, elle s’est amplement référée à l’expérience d’audit menée par l’Equateur en 2007-2008 qui a abouti à une réduction significative de la dette de ce pays. Elle a proposé que la Grèce suive l’exemple équatorien et a affirmé qu’il y avait une alternative à la soumission aux créanciers, qu’ils soient le FMI ou les banquiers. Dans son argumentation, elle a mis l’accent sur « la dette odieuse » qu’il ne faut pas rembourser. Cette prise de position a reçu un écho important dans la presse. Toujours au parlement grec, le leader de Synaspismos (un des partis de la gauche radicale), Alexis Tsipras, a également demandé la constitution d’une commission d’audit « pour qu’on sache quelle partie de la dette est odieuse, illégitime et illégale ». L’opinion publique grecque est en train d’évoluer et les médias ne s’y trompent pas.

Le 5 décembre 2010, un grand quotidien grec publie une tribune de l’économiste grec Costas Lapavitsas intitulée : « Commission internationale d’audit de la dette grecque : Une demande impérative ». Dans sa conclusion, l’auteur affirme : « La Commission internationale d’audit aura un champ d’action privilégié dans notre pays. Il suffit de penser aux contrats de dette conclus avec la médiation de Goldman Sachs ou destinés à financer l’achat d’armes de guerre pour constater la nécessité d’un audit indépendant. Si elles se révèlent odieuses ou illégales, ces dettes seront alors déclarées nulles et notre pays pourra refuser de les rembourser, tout en demandant des comptes en justice à ceux qui les ont contractées. » Des organisations syndicales, plusieurs partis politiques, de nombreux intellectuels soutiennent cette proposition car ils estiment qu’il s’agit d’un instrument pour trouver une solution à la dette en terme d’annulation et en terme de pénalisation des entreprises et des personnes qui se sont rendues responsables de cet endettement illégitime. A noter aussi qu’un comité grec contre la dette est né en 2010 |13|. Ces différents éléments sont prometteurs. L’année 2011 pourrait donc représenter l’amorce d’un tournant bienvenu en ce qui concerne la capacité de la gauche à offrir des perspectives pour résister aux diktats des créanciers.

Notes

|1| Selon Alexander Sack, théoricien de la doctrine de la dette odieuse “ Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier (…) Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir ” (Sack, 1927). Pour une présentation synthétique, voir Hugo Ruiz Diaz, “ La dette odieuse ou la nullité de la dette”, contribution au deuxième séminaire sur le Droit international et la Dette organisé par le CADTM à Amsterdam en décembre 2002, http://www.cadtm.org/La-dette-odieu…. Voir aussihttp://www.cadtm.org/Dette-illegiti… et http://www.cadtm.org/La-position-du… .

|2| Dave Zirin, “The Great Olympics Scam, Cities Should Just Say No”, www.counterpunch.org/zirin07… : « But for those with shorter memories, ne need only look to the 2004 Summer Games in Athens, which gutted the Greek economy. In 1997 when Athens « won » the games, city leaders and the International Olympic Committee estimated a cost of $1.3 billion. When the actual detailed planning was done, the price jumped to $5.3 billion. By the time the Games were over, Greece had spent some $14.2 billion, pushing the country’s budget deficit to record levels. »

|3| Voir un résumé détaillé du scandale Siemens-Hellas sur http://www.scribd.com/doc/14433472/… . Les délits incriminés à Siemens par la justice allemande étaient tellement évidents que pour éviter une condamnation en bonne et due forme, cette entreprise a accepté de verser une amende de 201 millions d’euros en octobre 2007 aux autorités germaniques. Le scandale a tellement terni l’image de Siemens que, pour essayer de trouver une parade, le portail internet de la transnationale annonce en bonne place qu’elle a doté de 100 millions d’euros un fonds de lutte contre la corruption. Voir : http://www.siemens.com/sustainabili…

|4| Tableau repris de C. Lapavitsas, A. Kaltenbrunner, G. Lambrinidis, D. Lindo, J. Meadway, J. Michell, J.P. Painceira, E. Pires, J. Powell, A. Stenfors, N. Teles : « The eurozone between austerity ans default », September 2010. http://www.researchonmoneyandfinanc…. Voir également le résumé en français (rédigé par Stéphanie Jacquemont du CADTM) de cette étude : http://www.cadtm.org/Resume-de-The-…

|5| Le même phénomène s’est produit au même moment envers le Portugal, l’Espagne, des pays d’Europe centrale et de l’Est.

|6| Tableau repris de C. Lapavitsas, op. cit.

|7| Les principaux détenteurs (càd les banques des pays mentionnés) des titres de la dette grecque sont selon l’infographie présentée : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume Uni, les autres détenteurs sont regroupés dans la catégorie « reste du monde ». Cette infographie est reprise de de C. Lapavitsas, op. cit., p. 11 Selon la BRI, en décembre 2009, les banque françaises détenaient la dette publique grecque pour un montant de 31 milliards de dollars, les banques allemandes en détenaient 23 milliards.

|8| Chiffres 2009. Parmi les pays membres de l’OTAN, seuls les Etats-Unis dépensent proportionnellement plus que la Grèce : 4,7% du PIB.

|9| Une partie des données mentionnées proviennent de François Chesnais, « Répudiation des dettes publiques européennes ! » in Revue Contretemps n°7, 2010 qui se base sur Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), www.sipri.org/yearbook

|10| On peut ajouter au moins un autre argument pour déclarer illégitime ou nulle cette nouvelle dette. Le voici : pour qu’un contrat entre deux parties soit valide, selon la Common Law, il faut que chaque partie ait exercé l’autonomie de la volonté, càd il faut que chaque partie ait été en situation de pouvoir dire non ou de pouvoir refuser certaines clauses du contrat qui allaient à l’encontre de ses intérêts. Lorsque les marchés financiers ont commencé à faire du chantage à l’égard de la Grèce en mars-avril 2010 et qu’ensuite la Commission européenne et le FMI se sont coalisés pour imposer des conditions draconiennes à la Grèce (mesures d’austérité très dures qui constituent une violation des droits économiques et sociaux), on peut considérer que la Grèce n’était pas vraiment en état d’exercer l’autonomie de la volonté et de refuser.

|11| Voir http://tvxs.gr/node/73861/450287

|12| http://www.hri.org/news/greek/eraen…

|13| Voir son site http://www.contra-xreos.gr/. Ce comité a adhéré au réseau mondial du CADTM en décembre 2010.

Résistance politique: Non Violence Collective + Objectivité = Anarchie du XXIeme siecle

Posted in actualité, crise mondiale, pédagogie libération, politique française, résistance politique with tags , , , , on 17 janvier 2011 by Résistance 71

NVC + O = A21

Quelle convergence ?

url de l’article original: http://www.monde-libertaire.fr/non-violence/item/13225-quelle-convergence-

Publié dans le Monde Libertaire en Octobre 2009,

Nous sommes dans une situation de lutte. Quels comportements généraux avons-nous intérêt à développer ?
Diagnostic : la situation générale actuelle, dans la mesure où elle est caractérisée par l’accélération de certains déséquilibres écologiques, la faim, la misère, la précarité croissantes des classes les plus dominées et le progrès des régimes totalitaires (avoués ou masqués par des références à la démocratie, aux droits de l’homme, etc.), résulte principalement du maintien de la domination.
Thérapeutique proposée : NVC + O = A 21. Non, c’est pas une équation de chimie, ni une formule magique ! C’est l’expression d’une convergence possible : la non-violence collective associée à l’objectivité équivaut peut-être à l’anarchisme qui se cherche pour le XXIe siècle.
Le diagnostic posé ci-dessus est fourni par l’objectivité. L’objectivité, comme comportement visant à atteindre la réalité, n’est pas une exclusivité des chercheurs professionnels ; elle est pratiquée quotidiennement par tous les êtres humains pour survivre, en même temps que pour satisfaire leurs désirs et les exigences des valeurs auxquelles ils adhèrent. Quant aux recherches systématiques, conformes aux règles générales de l’objectivité, il est capital de ne pas confondre l’objectivité avec ce qu’on appelle confusément « la science », pratique sociale hétérogène, inévitablement orientée, elle aussi, en fonction de valeurs, mais, aujourd’hui plus que jamais, en fonction de celles des dominants. Ceux-ci ont intérêt à financer des recherches sur les armes, sur les techniques de vente, de manipulation de l’opinion, de fichage général, de traitement carcéral, etc., plus que des recherches dont les constats confirment l’arbitraire de toute domination (je pense notamment à la connexion entre neurosciences et sociologie réflexive). Les dominants n’ignorent pas ces derniers savoirs, mais ils ont intérêt à ne pas les diffuser. De sorte que les populations, maintenues en sous-information, continuent à croire à des affirmations métaphysiques, à « faire confiance » à des ploutocrates, dictateurs ou « représentants » démocratiquement élus.
Ainsi, il apparaît déjà que la non-violence, l’objectivité et l’anarchisme sont des comportements qui ont un point commun, « ni dieu ni maître », puisque toute domination est une violence, et que les règles de l’objectivité excluent toute pression des dominants au moment de poser des constats.
Ne pas confondre non plus la non-violence collective avec « la morale », religieuse, naturelle, rationnelle, pacifiste, pragmatiste, etc. Partons de ce qui existe. Les minoritaires de tous horizons qui ne se contentent pas de lutter légalement contre les « abus » du capitalisme, mais luttent sans attendre aucune autorisation et en évitant de recourir à la violence, sont plus nombreux, en France et dans tous les pays, que les grands médias ne le disent, plus nombreux à remonter à l’une des principales causes de la situation actuelle, le système de l’appropriation capitaliste, plus nombreux à voir dans ce système un cas particulier de domination. Dans cette perspective, les initiatives actuelles les plus diverses peuvent converger du moment qu’elles consistent à « lutter sans dominer », comme le dit l’édito du ML du 15 octobre 2009, reprenant le titre d’André Bernard dans le ML du 8 (voir aussi le site anarchismenonviolence2.org). Je pense par exemple aux initiatives conjointes des Israéliens et des Palestiniens, et, pour la France, aux « alternatives » décrites dans la revue Silence et dans L’anarchisme a-t-il un avenir ? (ACL, 2001). Leur point de convergence me paraît être la non-violence collective, qui, associée à l’objectivité, lutte contre toute domination en diffusant les savoirs utiles à cette lutte et en pratiquant une stratégie excluant tout moyen violent, afin de ne pas perpétuer l’interminable spirale de la violence et de la contre-violence.
Cette lutte peut être pratiquée par tous. Elle est aujourd’hui facilitée par des contacts qui se multiplient à toutes les échelles, locale, nationale et internationale. Pronostic : réservé. Le capitalisme se fera-t-il hara-kiri ? C’est peu probable. Il peut survivre, repeint en vert, et prolonger artificiellement la moribonde « civilisation du travail » toujours au profit des dominants, grâce à ses moyens habituels (conditionnement dès l’enfance à subir et à exercer la domination, religions, violences physiques, institutionnelles, informationnelles), rendus plus efficaces par les techniques modernes de contrôle social (armes, fichage généralisé, manipulations génétiques). Chronologiquement, ce qui est au bout de cette trajectoire, ce n’est pas d’abord la fin du capitalisme, mais, pour bientôt, l’écofascisme, à prétexte économique et écologique. Il y a urgence. N’attendons pas que les soldats deviennent des robots et que les populations soient parfaitement abruties. En refusant que la fin justifie les moyens, nous savons que nous prenons des risques, qu’il y aura des victimes, mais il nous semble probable que la non-violence collective fera moins de victimes que les éternels compromis de nos démocraties avec la violence (les guerres prétendues « nécessaires »).
Les anarchistes renonceront-ils, non pas aux sabotages (qui peuvent être utiles pourvu qu’ils soient clairement ciblés, et qui ne sont pas des violences, puisqu’ils ne détruisent que des objets), mais aux combats de rue avec des armes artisanales ? La non-violence collective ne fait pas d’abord appel aux dominants, mais aux dominés, dont les soldats, surtout ceux qui sont situés au bas de leur échelle hiérarchique. Les anars se souviendront-ils qu’au XIXesiècle, les premiers anarchistes, tout comme les socialistes, ont d’abord voulu éviter la violence * ? Les croyants, de leur côté, mettront-ils leur foi entre parenthèses, comme ils font déjà de plus en plus souvent dans leur pratique, au moins quant à certaines injonctions des institutions religieuses (interdits alimentaires ou vestimentaires, interdiction des moyens contraceptifs, exclusions à prétexte religieux, etc.) ?
Ils seront à l’aise sur ce point avec le « matérialisme purement méthodologique » (c’est-à-dire sans a priori métaphysique), le seul exigé par l’objectivité. Enfin, les populations qui ont baigné jusqu’ici dans des civilisations assez différentes les unes des autres arriveront-elles à échanger utilement, c’est-à-dire non pas à se « respecter » (à sacraliser leurs différences), mais à se comprendre, aux deux sens du mot (par empathie et par analyse), donc à se débarrasser de leur commune soumission à la domination ? C’est imprévisible (facteurs en jeu trop nombreux et interagissants). Mais, contrairement à l’intox la plus répandue, la lutte proposée n’est pas « utopique », c’est-à-dire impossible, ici, dans notre monde réel. En effet, on sait assez bien aujourd’hui sur quelles structures sociales agir. Seulement, la lutte non violente n’est pas assurée de s’étendre maintenant assez rapidement pour éviter l’issue totalitaire et ses conséquences. On n’en sait pas plus. 

François Sébastianoff

*. Voir Xavier Bekaert, Anarchisme, violence et non-violence, éditions du Monde libertaire, Paris et éditions Alternative libertaires, Bruxelles, 2000.

Révolution en Tunisie: on reprend (presque) les mêmes… et on remet le couvert ! De l’opportunité politique et sociale au coup d’épée dans l’eau !

Posted in actualité, France et colonialisme, politique et social with tags on 16 janvier 2011 by Résistance 71
Tunisie : « tout changer, pour que tout reste pareil »…

Pierre PICCININ

Url de l’article original: http://www.legrandsoir.info/Tunisie-tout-changer-pour-que-tout-reste-pareil.html

Le 14 janvier dans la soirée, on apprenait le départ du président Ben Ali : après plusieurs semaines d’émeutes, qui avaient pris des allures de révolution, le peuple tunisien renversait le dictateur, contraint de quitter le pays. Zine el Abidine Ben Ali s’est ainsi réfugié en Arabie Saoudite, qui sera donc sa terre d’exil, puisque la France a, semble-t-il, décliné sa demande, lâchant de la sorte son ancien allié sans la moindre vergogne… Dans le respect du processus institutionnel tunisien, le premier ministre, Mohamed Ghannouchi, qui exerçait cette fonction aux côtés du président Ben Ali depuis 1999, a assuré l’intérim de la présidence, le temps de proclamer le nouveau président, Fouad Mebazaâ, un des bras droit de Ben Ali, membre de tous ses gouvernements successifs et, selon certains observateurs, son dauphin désigné.

En effet, après avoir « constaté la vacance de la présidence », le Conseil institutionnel, en vertu de l’article 57 de la Constitution, a établi qu’il revenait au président du Parlement d’assurer la présidence jusqu’aux prochaines élections, qui doivent avoir été organisées endéans un délai de soixante jours au plus. C’est ce qu’à annoncé le président du Conseil, Fethi Abdennadher, lui aussi fidèle de Ben Ali parmi les fidèles…

Dès l’annonce de la fuite du président Ben Ali, en dépit de l’euphorie qui s’emparait des masses populaires tunisiennes dont la joie éclatait dans les rue de Tunis et dans tout le pays, une analyse de la situation ne laissait cependant que peu de doutes sur la suite des événements.

En effet, force était de constater que tous ceux qui venaient de prendre le relai de Ben Ali étaient ses anciens ministres et hauts fonctionnaires, tous ceux qui avaient profité du régime, s’étaient enrichis et possédaient le pays…

Autrement dit, trois hypothèses, a priori, se dégageaient de cette analyse à chaud : 1. Le gouvernement par intérim, qui, à peine en fonction, avait proclamé l’état d’urgence et la loi martiale, réprimait toute opposition dans le sang durant la nuit ; et Ben Ali, une fois la crise jugulée, revenait (Mohamed Ghannouchi n’avait-il pas précisé, d’ailleurs, qu’il assurait l’intérim car le président Ben Ali était « temporairement » incapable d’exercer ses fonctions ?) ou pas, mais, avec ou sans lui, tout continuait comme avant.

2. Les insurgés pensaient avoir gagné, la colère retombait (cas d’école d’une révolution mal organisée qui, refroidie dans son élan, avorte et ne peut que rarement être relancée) et, en douceur et sur le long terme, les anciens dirigeants, qui avaient jusqu’alors agi dans l’ombre de Ben Ali, récupéraient le gâteau et confisquaient à nouveau le pouvoir au peuple. Au mieux, on arrêtait quelques familiers et proches de Ben Ali, juste pour faire bonne figure (et tout le monde en Europe et ailleurs n’y verrait que du feu ; d’autant plus que la Tunisie quittera rapidement l’actualité et retournera à son triste sort, tandis que les charters de touristes recommenceront à affluer vers Djerba).

3. Les insurgés réalisaient qu’ils étaient en train de se faire manipuler par ce tour de passe-passe et poursuivaient le mouvement jusqu’au renversement complet de la dictature et l’arrestation ou la fuite de tous ceux qui l’avaient soutenue. Probablement, alors, la démocratie et les changements socio-économiques avaient leur chance d’aboutir. Certes, face à la ténacité et au courage avec lequel le peuple tunisien avait jusqu’alors conduit sa révolution, il n’était pas impossible qu’il surprît encore.

Qui, en effet, aurait parié sur l’avenir de cette révolution ? Or, elle avait la peau dure. Et, tandis que les gouvernements européens pouvaient aller cacher leur honte pour leur attentisme et leur mutisme scandaleux (espéraient-ils l’essoufflement du mouvement et la fin des troubles, pour à nouveau dormir tranquillement ?), les Tunisiens, quoi qu’il en fût de la suite des événements, avaient déjà offert au monde une extraordinaire leçon de démocratie.

C’est dès lors le lendemain qu’il fallait attendre, pour savoir ce qu’il en serait de la Tunisie et de sa révolution…

Toutefois, le réveil est difficile : les rues de Tunis et des grandes villes sont désormais désertes ; l’armée patrouille ; Ben Ali parti, tout le monde est gentiment rentré chez soi ; la révolution a vécu.

Les chefs de l’armée, en concertation avec les leaders du gouvernement, ont négocié le départ du président Ben Ali, qui a ainsi servi de fusible (avait-il encore vraiment le choix ?), et sa « fuite », d’exutoire à la révolte. Mais ce sont bien tous les anciens de « la bande à Ben Ali » qui demeurent aux commandes et continuent de contrôler tous les rouages du pays et le processus qui mènera aux élections d’un « nouveau » parlement et à la désignation du « nouveau » président.

Le tour de passe-passe magistralement exécuté par les dirigeants tunisiens (et peut-être, déjà, avec la complicité de certains Etats européens), est parvenu a calmer la rue, dont les meneurs, mal organisés et désormais dépouillés des forces vives de la révolte, n’ont plus les moyens de faire aboutir le processus révolutionnaire et d’instaurer leur propre gouvernement provisoire pour organiser des élections libres et effectivement transformer le régime.

La victoire de cette révolution au Maghreb aurait également pu être un motif d’espoir pour le peuple d’Algérie, toujours en lutte contre la junte corrompue qui le dirige. Hélas, l’échec tunisien n’augure rien de positif pour les Algériens.

Bref, les anciens ministres de Ben Ali ont eu très chaud, depuis quelques semaines. Aussi ont-ils eux-mêmes choisi de tout réorganiser, de tout changer, pour que tout reste pareil.

La « priorité absolue » du gouvernement d’intérim est désormais le rétablissement de l’ordre public. C’est pourquoi, depuis hier soir, le couvre-feu a été proclamé en Tunisie, sous le prétexte que des « pillards » profitent de la situation de chaos, « pillards » surgis de nulle part, « pillards » que l’on n’avait pas encore vu agir, alors que des émeutes violentes ébranlent pourtant le pays depuis des semaines, « pillards » parmi lesquels d’aucuns croient bien avoir reconnu des agents des forces spéciales de « l’ancien » régime.

La France a pris « acte de la transition constitutionnelle ». L’Union européenne s’est dite satisfaite par ce dénouement, qui devrait aboutir à « une solution démocratique durable ». Les Etats-Unis ont exprimé leur respect pour « le courage et la dignité du peuple tunisien ». Le secrétaire général de l’ONU, enfin, s’est réjoui de ce « règlement démocratique et pacifique de la crise ».

Tout le monde est maintenant rassuré : tout va pouvoir continuer comme avant, en Tunisie.

Pierre PICCININ
Professeur d’histoire et de sciences politiques
Website : http://pierre.piccinin-publications…