Nouvel Ordre Mondial: Les crimes de la CIA et l’urgence de son abolition immédiate et sans concessions

La CIA est au-delà de toute rédemption et doit être abolie

24 Juillet 2010

par Sherwood Ross

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2010/07/24/the-cia-beyond-redemption-and-should-be-terminated-2/

Traduit de l’anglais par Résistance 71

L’agence centrale d’intelligence (CIA) a confirmé la pire des peurs de son créateur le président Truman, qu’elle pourrait facilement dégénérer en une « gestapo américaine ». Elle a juste été cela depuis trop longtemps et elle est au de la de la rédemption. Elle représente 60 ans d’échec et de fascisme grandement en contradiction avec une démocratie et doit être fermée de maniere permanente.

Depuis tant d’années, « L’Agence » comme elle est connue, a donné aux présidents américains tellement d’informations fausses et erronées sur autant de sujets critiques, enfreint tellement la loi, perverti tellement d’élections, renversé tellement de gouvernements, financé tellement de dictateurs, torturé et tué tellement d’innocents que ses pages d’histoire pourraient être écrite avec le sang de ses victimes et non avec de l’encre. Les populations du monde la regardent avec dégoût et cette évaluation, malheureusement pour les Etats-Unis est tout a fait correcte. De plus, comme le président actuel Obama a plus d’une demi-douzaine d’agences de renseignement pour le guider, pourquoi aurait il besoin de la CIA ? D’un coup, il pourrait faire l’économie de 27 000 employées, tous fonctionnaires, faire économiser aux contribuables américains quelques dizaines de milliards de dollars et virer la marque d’infamie de la CIA sur le drapeau américain.

Si vous pensez que ceci est une « idée radicale », repensez-y. Ce qui est franchement radical, est de donner tout pouvoir a une clique d’espions a errer sur la planète pour déclencher le chaos partout ou ils passent sans se soucier de la morale, de la responsabilité qui incombe a une telle puissance. L’idée simple de ne pas poursuivre judiciairement les interrogateurs de la CIA (les bourreaux des salles de torture), comme l’a dit le président Obama, fait froid dans le dos. Ces crimes doivent être arrêtés a un moment donné ou ils se perpétreront encore et encore.

« La CIA a déjà été impliquée dans des interrogatoires pratiqués dans des centres de détention secrets auparavant, des 1950, en Allemagne, au Japon, au Panama », écrit le journaliste du New York Times Tim Weiner dans son livre « Legacy of ashes, the history of the CIA » (éditions Random House). Weiner a reçu un prix Pulitzer pour ses enquêtes sur le monde du renseignement. « Elle a participé a la torture d’ennemis combattants capturés, avant 1967, sous le programme Phoenix au Vietnam. Elle a kidnappé des suspects de terrorisme et d’assassinat auparavant. »

En Iran en 1953 par exemple, un coup d’état a l’instigation de la CIA a restauré le roi (Shah) sur le trône du pouvoir absolu, ce qui a valu ce commentaire du journaliste William Blum dans son livre « Rogue State » (Common Courage Press) « cela a instigué une période de 25 ans de torture, de répression, alors que l’industrie pétrolière était de nouveau sous contrôle et propriété étrangère, avec les Etats-Unis et le Royaume Uni chacun glanant 40%. » A peu pres en même temps au Guatemala, ajoute Blum, un coup d’état organisé par la CIA a renversé le regime démocratiquement élu de Jacobo Arbenz, générant 40 années de gouvernement militaire, d’escadrons de la mort, de répression, de torture, de « disparitions », d’exécutions de masse et d’une cruauté inimaginable, totalisant plus de 200 000 victimes, de maniere indiscutable, un des chapitres les plus inhumains du XXeme siècle. » Ce massacre a très grande échelle peut se comparer, au moins en ce qui concerne le nombre de victimes, avec le massacre de Hitler des juifs roumains et ukrainiens durant l’holocauste. Et pourtant, très peu de citoyens américains sont au courant.

Blum nous donne un autre exemple de crime commis par la CIA. En Indonésie, elle a essayé en 1957-58 de renverser le président Sukarno. Elle a fomenté son assassinat, essayé de le faire chanter avec un faux film porno, et s’est alliée avec les forces des officiers de l’armée dissidents pour déclencher une guerre totale contre le gouvernement; ceci impliqua des bombardements effectuées par des pilotes américains, écrit Blum. Cette tentative, tout comme celle du Costa Rica pratiquement au même moment, échoua. La CIA essaya également d’assassiner en 1960 le président irakien Abdul Kassem. D’autres tentatives furent plus « fructueuses ».

Au Laos, la CIA fut impliquée dans des tentatives de coups d’états en 1958, 1959 et 1960, créant une armée clandestine de 30 000 hommes pour renverser le gouvernement.En Equateur, la CIA se débarrassa du président José Velasco apres que celui-ci eut reconnu le gouvernement cubain de Fidel Castro. La CIA orchestra également l’assassinat du président congolais démocratiquement élu Patrice Lumumba en 1961 et installa au pouvoir Mobutu Seko qui dirigea le pays avec « un niveau de corruption et de cruauté qui choqua ses conseillers de la CIA même. » rappelle Blum.

Au Ghana en 1966, La CIA sponsorise un coup d’état militaire contre le leader Kwame Nkrumah. Elle finance et arrange le renversement du président chilien, démocratiquement élu, Salvador Allende le 11 Septembre 1973 et amene ainsi au pouvoir le régime meurtrier du général Augusto Pinochet, qui fît exécuter plus de 3 000 opposants politiques et en fît arrêter et torturer des milliers d’autres. En Grece, 1967, la CIA aida a truquer les élections et fomenta un coup d’état militaire qui assassinat 8 000 grecs dans son premier mois d’opération. « Avec des tortures toutes plus horribles les unes que les autres, le plus souvent perpétrées avec du matériel américain, ceci était routinier. » écrit toujours Blum.

En Afrique du Sud, la CIA donna au gouvernement d’apartheid l’information qui mena a l’arrestation du leader du Congres National Africain Nelson Mandela, qui passa de nombreuses années en prison. 1964, Bolivie, la CIA renverse le président Victor Paz; en Australie de 1972 a 1975, la CIA financent l’opposition au parti travailliste avec des millions de dollars, idem au Brésil en 1962; au Laos en 1960, la CIA truque les élections pour mettre son homme fort au pouvoir, dans les années 70 au Portugal, les candidats financés par la CIA triomphent face au gouvernement socialiste. Entre 1970 et 1990, la CIA a financé aux Philippines des gouvernements qui employaient arrestation arbitraires, torture et exécutions sommaires contre son peuple; au Salvador dans les années 1990, la CIA supporta l’oligarchie des riches au pouvoir dans une guerre civile qui fit plus de 75 000 tués chez les civils, et la liste peut s’étendre a l’infini.

Bien sûr la haine que la CIA engendre pour les citoyens américains et les entreprises américaines est énorme. Parce que l’agence opere essentiellement en secret, la vaste majorité des citoyens ignorent les crimes qu’elle commet en leur nom. Comme l’écrit Chalmers Johnson dans son livre « Blowback » (éditions Henry Holt), le directeur de longue date et maintenant le secrétaire a la défense de l’administration Obama Robert Gates a admis que les services de renseignement états-uniens ont commencé a aider les guérilleros mudjahedines en Afghanistan 6 mois avant l’invasion soviétique de décembre 1979.

Comme cela a souvent été le cas dans le passé, la CIA a répondu a un ordre criminel de l’un d’une succession de présidents impérialistes qui ont occupés la maison blanche, en l’occurrence, un en date du 3 Juillet 1979 du président Jimmy Carter. L’agence a reçu l’ordre d’aider les opposants au régime pro-soviétique de Kaboul, une aide qui pourrait forcer la main au Kremlin d’envahir l’Afghanistan. « La CIA a supporté et financé Ossama Ben Laden, ainsi que bon nombre d’autres extrémistes fondamentalistes en Afghanistan, depuis au moins l’année 1984 », écrit Johnson, aidant en cela Ben Laden a entrainer une bonne partie des 35 000 Arabes d’Afghanistan.

Ainsi Carter, comme ses successeurs dans le gouvernement de George H. W. Bush, les Gates, Cheney, Rumsfeld, Condoleezza Rice, Wolfowitz et Colin Powell « tous portent une certaine responsabilité dans les 1,8 millions de victimes afghanes, les 2,6 millions de réfugiés et les 10 millions de mines anti-personnel non explosées qui sont en place suite a leurs décisions, ainsi que des « dommages collatéraux » qui se sont abattus sur New York le 11 Septembre 2001 d’une organisation qu’ils ont aidée a développer durant les années de la résistance anti-soviétique », Johnson ajoute. Pire, le régime Bush-Cheney apres le 11 septembre « enleva les limites de ce que l’agence pouvait faire. Ceci fut les fondations pour un système de prisons secretes ou la CIA et ses agents et contractés utilisent des techniques qui incluent la torture. » écrivit Weiner. Il est estimé que la CIA en 2006, détenait 14 000 prisonniers dans 11 prisons secretes, ce qui constitue un vaste crime contre l’humanité.

La CIA n’a aucun intérêt en la justice et s’engage dans une cruauté gratuite provenant de l’indiscrimination des coups de filet et des arrestations qu’elle a perpétré: « les agents de la CIA ont arrêté plus de 3 000 personnes dans plus de 100 pays apres le 11 septembre 2001 », écrit Weiner, ajoutant que seulement 14 des hommes détenus « étaient de hautes figures du terrorisme d7Al aida ou autre. Avec eux, la CIA a jeté des centaines et des centaines de quidams, qui devinrent les prisonniers fantômes de la guerre contre le terrorisme. »

Quant a fournir la maison blanche avec des informations sûres, ceci a été un fiasco total pour la CIA. L’agence disait en son temps au président Carter que les iraniens adoraient le Shah et qu’il était solidement arrimé au pouvoir en 1979, quand n’importe quel lecteur du magazine Harper’s qu’on pouvait se procurer en étale de rue pour un dollar, pouvait lire que son renversement entait imminent, et tel état le cas. Au long des années, l’agence a eu tort bien plus souvent de fois qu’elle n’a eu raison.

D’apres un rapport d’Associated Press, lorsqu’il fut confirmé par le sénat comme nouveau directeur de la CIA, Léon Panetta déclara que l’administration Obama ne poursuivrait pas en justice les agents de la CIA qui « participent dans des interrogatoires musclés, même si cela constitue un acte de torture, aussi loin qu’ils n’ont pas dépassé le cadre de leurs instructions. » Ceciva permettre aux interrogateurs d’échapper aux poursuite judiciaires pour avoir suivi des ordres criminels qu’ils auraient été pleinement en droit de refuser d’appliquer.

« Panetta a aussi déclaré que l’administration Obama continuera a transférer des détenus étrangers dans d’autres pays pour interrogation, mais seulement si les officiels pensent que les prisonniers ne seront pas torturés. » continue le rapport d’AP. Si le passé prévaut, comment Panetta et ses sbires peuvent ils savoir que l’Egypte et le Maroc vont arrêter de torturer les prisonniers ? Pourquoi la CIA a t’elle fait kidnapper des hommes des rues de Milan ou de New York et les a envoyé dans ces pays si ce n’est pas pour y être torturés ? L’agence ne les a sûrement pas envoyé en vacances méditerranéenne. Par sa longue et parfaite histoire de déni du droit international, la CIA s’est privée du droit même d’exister.

Ce serait pis que de la maladresse pour le preesident Obama de continuer le programme inhumain et illégal de kidnapping et d’exportation de prisonniers commencé sous l’administration Clinton, et continué sous Bush, qui l’a lui grandement étendu. Si la maison blanche pense que ses bourreaux peuvent arpenter le monde pour y arrêter et torturer toute personne qui leur semble suspecte sans un ordre de justice, sans contrôle, sans procès, et sans rendre compte de leurs crimes, ceci signifie simplement que les Américains pensent être une race supérieure, meilleure que le reste du monde et au dessus de la loi internationale. Ceci n’est pas très différent de la philosophie qui motiva le troisième Reich d’Adolf Hitler. Ne serait-ce pas une suprême ironie du sort, si le public américain qui pensait avoir répudié le racisme en Novembre, réalisent qu’ils ont élu au plus haut niveau électoral un avocat constitutionnel qui réaffirme les vues illégales de ses prédécesseurs sur cette activité. Le programme de rendition (kidnapping) doit être arrêter. La CIA doit être abolie.

(Sherwood Ross is a Miami-based public relations consultant and columnist who formerly reported for the Chicago Daily News, the New York Herald-Tribune, and wire services.)

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