La chute d’Obama

La chute d’Obama

par Alexander Cockburn, traduit de l’anglais par Résistance 71

Url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/cockburn07162010.html

L’homme qui s’est emparé de la maison blanche en fomentant une humeur d’espoir irrationnelle est maintenant confronté a une récompense amère assénée par la réalité. La réalité est qu’il ne peut pas y avoir de « bon » président américain. C’est une main impossible a jouer. Obama est très proche d’être fini.

Le premier président noir de la nation états-uniennes a promis du changement au moment précis ou personne, même investi de la puissance de communication d’un Franklin Roosevelt, la maîtrise politique d’un Lyndon Johnson ou l’agilité d’un Bill Clinton, n’aurait pu renverser la vapeur du désastre qui est celui de l’Amérique depuis 30 ans.

Cet été, beaucoup d’Américains ont peur. Plus de 100,000 citoyens se mettent en banqueroute chaque mois. 3 millions de propriétaires immobiliers devront faire face a la repossession et l’expulsion cette année. Ajouter a cela les 2,8 millions qui ont été dépossédés en 2009 durant la première année d’Obama au pouvoir. Pres de 7 millions sont sans travail depuis un an ou plus. En y ajoutant le nombre de personnes qui ont abandonnées la recherche d’un emploi et ceux qui travail a temps-partiel, le total est de pres de 20 millions.

Les gens qui ont peur deviennent irrationnels. Tout comme les racistes. Obama est la cible de choses éhontées. Un bon pourcentage du public américain pense qu’il est socialiste, chose aussi stupide que de dire que l’archevêque de Canterbury est un druide. Obama a une révération pour le système capitaliste. Il admire les prédateurs du sérail de wall street qui ont inondés sa campagne électorale avec des millions de dollars. La terrible catastrophe du golfe du Mexique provient directement du feu vert donné a BP par lui-même et son secrétaire a l’intérieur Ken Salazar.

Ce n’est pas la faute d’Obama si les Etats-Unis ont exporté de maniere permanente le travail vers le tiers monde ces 30 dernières années sus les administrations de Reagan, des Bush père et fils et de Clinton. Le travail que les Américains ont tant besoin aujourd’hui n’existe plus ici dans la patrie et n’y existera plus jamais. Le travail est maintenant en Chine, a Taiwan, au Vietnam, en Inde et en Indonésie.

Aucun programme de « stimulus », donnant des fonds a des sous-traitants du ciment pour boucher les nids de poule sur le réseau autoroutier fédéral, ne va ramener ce travail perdu a la maison mère. Les ouvriers hautement qualifiés, les aristocrates du secteur industriel font, au mieux, des hamburgers pour 7,50 US$ de l’heure parce que leurs entreprises ont envoyé leur travail a Guangzhou, avec la bénédiction des politiciens copieusement arrosés par le lobby du « libre échange »

Ce n’est pas la faute d’Obama si depuis 30 ans de plus en plus d’argent a été transféré en haut de la pyramide sociale, jusqu’à ce que les Etats-Unis redeviennent ce qu’ils étaient dans les années 1880: une nation de clochards et de millionnaires. Ce n’est pas de sa faute si chaque exemption fiscale, chaque nouvelle régulation, chaque décision de justice penchent vers le gros business et les riches. C’était l’Amérique néolibérale dans sa vitalité maligne des années 1970.

Mais c’est de la faute d’Obama de ne pas avoir compris que comme toujours, depuis le départ, il a flatté les américains avec leur gloire passée, sans les mettre en garde contre la corruption du système politique et industriel qui détruit ce pays et de la résistance a laquelle il ferait face s’il devait réellement lutter contre les arrangements primordiaux qui détruisent les Etats-Unis. Il leur a offert un espoir facile et gratuit vers un meilleur futur et maintenant ils se rendent compte que la promesse était vide.

C’est la faute d’Obama également qu’il soit incapable comme communicateur de rallier et d’inspirer la nation contre ses peurs. Depuis ses plus tendres années, il s’est ingénié a être discipliné, non excitable, de ne pas être le noir en colère qui alarmerait ses amis blancs de Harvard et plus tard ses commanditaires dans le business. Le self-contrôle a été son passeport pour rencontrer les gardiens du système, ceux qui étaient désespérés de trouver un leader symbolique pour restaurer la crédibilité de l’Amérique dans le monde apres les désastre de l’erre Bush. Il est trop cool.

Ainsi maintenant, un nombre de plus en plus important de citoyens états-uniens ont perdu leur confiance en lui. Pour la première fis dans les sondages, des résultats négatifs dominent les positifs. Il ne commande plus la confiance. Son support est a 40 pour-cent. La rhétorique qui lui permit de flatter les pontes de l’industrie comme les ouvriers semble n’être aujourd’hui qu’un trait d’opportunisme. La campagne pour l’élimination d’Al Qaida en Afghanistan est maintenant soldée dans une campagne désastreuse vue avec hostilité par une majorité de citoyens.

Les sondages montrent le désastre. Il apparait maintenant que les républicains vont probablement s’emparer non seulement de la chambre, mais aussi le plus vraisemblablement du sénat. L’humeur publique est telle, que même si les sondages montrent que les démocrates auraient toujours selon les opinions de meilleurs arguments pour lutter contre la crise économique que les républicains, ils voteront contre les démocrates au pouvoir dans les prochaines élections a l’automne. Le public veut juste virer les clowns.

Obama a demandé le conseil de Bill Clinton en cette heure désespérée. Si Clinton est honnête, il rappellera a Obama que ses espoirs pour un premier mandat progressiste ont été détruits par l’échec de sa réforme de la santé publique au printemps 1993. En août de cette année la, il importait un républicain, David Gergen, pour gérer la maison blanche.

Obama a eu sa fenêtre d’opportunité l’an dernier, quand il aurait pu faire de l’emploi et de la réforme financière ses objectifs principaux. C’est ce que les Américains espéraient. Au lieu de cela, hypnotisé par les conseillers financiers et économiques de son entourage, tous des créatures de la haute finance, il s’est immergé dans la Mer des Sargasses de la réforme de la santé, gâché la meilleure partie de l’année pour finir avec un projet qui ne satisfait personne.

Qu’est-ce qui peut sauver Obama maintenant? Il est très difficile d’entrevoir une brindille a laquelle il pourrait s’accrocher. Il est toujours bien tôt pour le dire, mais comme disait Marlene Dietrich a Orson Welles dans le film « Touch of Evil »: « Ton futur est au bout du rouleau ».

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