Archive pour juin, 2010

Vidéo: Pour mieux comprendre le nouvel ordre mondial

Posted in actualité, documentaire, N.O.M, politique et social with tags , , , , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

En français, le film documentaire de référence sur le sujet par Alex Jones. Réalisé en 2007, ce documentaire couvre tous les aspects de la génese du Nouvel Ordre Mondial (N.O.M) ou New World Order en anglais et son développement moderne.

Le concept n’est pas récent et les élites auto-proclamées de nos sociétés ont toujours planifié une gouvernance mondiale. Alex Jones décortique les rouages historiques, politiques et sociaux et nous dresse un portrait du néo-fascisme globaliste en marche, son modus operandi et la vision totalitaire d’un futur des plus orwellien.

La dictature du Nouvel Ordre Mondial que tous les politiques et grands financiers comme les Warburg, Rockefeller, Rothschild, Turner, Murdoch, Bill Gates, Bush pere & fils, Clinton mari & femme, Obama, Blair, Brown, Rudd, Merkel, Berlusconi, Sarkozy, DSK, Attali, Villepin, Royal,  appellent depuis des décennies est en phase finale d’instauration. Le N.O.M est fait pour la dominance absolue et finale de l’élite politico-financiere mondiale au détriment des peuples, de la justice sociale et de la Liberté. Comprendre son fonctionnement et l’état d’esprit des psychopathes de ses adorateurs est d’une importance primordiale si nous, les peuples, voulons lui survivre.

La 3eme guerre mondiale est déja commencée… Elle oppose l’oligarchie aux peuples et le monde des générations futures dépend de son issue.

http://video.google.fr/videoplay?docid=8597035991576191777#

Documentaire a voir et faire passer sans modération !

Le mythe du Réchauffement Climatique Anthropique (RCA)

Posted in actualité, écologie & climat, sciences with tags , , , , , , on 27 juin 2010 by Résistance 71

Le dogme erroné du réchauffement climatique anthropique ou RCA battait déja de l’aile avant le meeting de Copenhague en Novembre 2009. Depuis le climategate de novembre dernier, l’escroquerie de ce dogme pseudo-scientifique a été exposée ainsi que la dictature de la pensée unique de l’organe politique (et non scientifique) de l’ONU en la matiere: le GIEC, qui a agi en véritable tyran du dogme pseudo-scientifique pendent plus d’une décennie.

Le passage de la tendance « refroidissement global » des années 70 a la tendance « réchauffement global » de la fin des années 80 n’est aucunement prouvé scientifiquement. Ceci est le résultat exclusif d’une décision politique, motivée par des intérêts financiers particuliers. Si le probleme de la pollution est bien réel, celui du RCA est un leurre qui ne profite qu’a une minorité de financiers et de grosses multinationales.

Ci-dessous le manuel du sceptique de Joann Nova, journaliste scientifique australienne qui démonte le dogme pour nous dans ses deux versions complémentaires Manuel du Sceptique I:

http://lemytheclimatique.files.wordpress.com/2010/01/manuel.pdf

et le Manuel du Sceptique II:

http://www.skyfall.fr/uploads/Manuel%20du%20Sceptique%20II-V4.pdf

A lire absolument et faire passer sans modération !

Et si on se trompait de dialectique ?

Posted in philosophie, politique et social on 26 juin 2010 by Résistance 71

Et si on se trompait de dialectique ?

par Résistance71 Mai 2010

« L’anarchie, c’est l’ordre moins l’état. »

— Elisée Reclus —

Il est logique de constater que chacune des deux idéologies qui tentent de faire « fonctionner » nos sociétés: le capitalisme et le communisme (autoritaire d’état) peut être analysée a la lueur de la même méthode dialectique dite hégélienne de la thèse, antithèse et synthèse.

Pour le capitalisme, le cheminement dialectique des fondements de son modele social pourrait être:

  • Thèse: la société féodale et les balbutiements du commerce et du commerce international (dégénérant en colonialisme), débouchent sur la société industrielle confortant la relation inhérente et inéluctable exploiteur-exploité
  • Antithese: la tentative de révolution émancipatrice ouvrière et la nationalisation du capital et de la production au sein d’un appareil d’état qui dégénere en dictature et implose
  • Synthese: l’échec de la révolution communiste et les contradictions du marche amènent la société a totalement libéraliser les marchés et a fusionner les états nations devenus obsolètes et les cartels financo-industriels, c’est la globalisation supra-nationale, appelée également néo-libéralisme, fondement doctrinaire du Nouvel Ordre Mondial. Pour le communisme autoritaire d’état, le cheminement de la dialectique sociale serait le suivant:
  • These: la société est fondamentalement divisée en deux classes qui luttent pour leurs intérêts propres depuis les temps féodaux: les capitalistes propriétaires des moyens de production, protégés par l’état bourgeois et ses lois et le prolétariat qui lutte pour sa survie et est exploité par la classe économiquement dominante car n’ayant que sa force de travail a offrir pour sa substance et son existence sociale
  • Antithese: le peuple reconquiert le pouvoir usurpé et instaure la dictature du prolétariat. Dirigé par un parti avant-gardiste, le peuple doit toujours lutter contre la réaction
  • Synthese: la contre-révolution est vaincue, la société peut progresser vers l’étape ultime de son développement: la société communiste idéale ou l’état n’a plus lieu d’être et s’estompe au profit du peuple libéré de l’exploitation

Nous avons tous lu ou entendu ce genre d’analyse peu ou prou quelque part, la littérature a ce sujet étant assez abondante. Ceci est accepté de maniere générale par l’ensemble d’une intelligentsia bien sûr divisée sur la question en fonction de leur appartenance a un clan ou a l’autre. Cette division se reflete également quotidiennement dans nos rapports politiques et sociaux, influencés par notre condition sociale individuelle et d’appartenance.

Qu’en serait il si tout ceci n’était en fait qu’une vue de l’esprit, si nous nous trompions de dialectique ? En effet, il ne faut pas pousser beaucoup l’analyse pour se rendre compte que les deux doctrines sociales régissant nos sociétés depuis quelques générations maintenant, sont en fait les deux différentes faces de la même pièce capitaliste. Capitalisme et marxisme (communisme autoritaire d’état) sont basées sur le même dogme: le système monétaire, l’économie de marché et la finançiarisation des biens et services. La seule différence réside dans un changement de propriétaire d’un système a l’autre, ce qui ne représente qu’une différence tout a fait cosmétique nous en conviendrons. L’histoire nous a démontré et nous démontre encore que si le rapport exploiteur-exploité, maître-esclave est toujours omniprésent dans la société capitaliste, même si un décalage s’est opéré; il est également bien présent dans les sociétés marxistes ou d’obédience marxistes qui se sont succédées dans l’époque moderne. Le citoyen de base dans les deux sociétés est toujours assujetti a sa condition d’exploité par un système. Il est toujours dépendant de son salaire et d’un rapport a l’argent tout puissant, consolidé et géré par des banquiers qui toujours ont financé pour leurs profits et intérêts les deux côtés de la barrière. Le clivage capitalisme-marxisme (communisme autoritaire d’état) n’a été et n’est entretenu que pour des raisons idéologiques de division des peuples par les mêmes intérêts privés d’une oligarchie manipulatrice et toute puissante.

Tous les systèmes marxistes instaurés depuis le début du XXeme, a commencer par la révolution russe de 1917 et l’avènement de la Russie soviétique des lors,  n’ont pu l’être que grâce au financement occulte de la haute finance internationale et du support des multinationales. Lénine des 1920 est passé en force avec sa NEP (nouvelle politique économique) qui n’était qu’un retour a un capitalisme de parti, géré par la nomenklatura bolchévique et qui nécessitait une répression de la résistance du peuple, qui lui voulait continuer de transférer tout le pouvoir aux soviets, c’est a dire aux assemblées populaires décentralisées qui organisaient le plus équitablement possible le développement économique et social russe, ukrainien et des autres fédérations populaires. Ce sont d’ailleurs les anarchistes russes et ukrainiens qui se sont battus pour la préservation du pouvoir aux soviets et donc au peuple, et ont été réprimés dans un bain de sang entre les événements de Kronstadt et la répression de la Makhnovtchena ukrainienne. Le pouvoir populaire a été reprimé et annihilé en Russie comme il l’avait deja été en France des la chute du régime monarchique en 1789, puis de nouveau en 1830, 1848 et 1871.

L’historien, économiste anglo-américain Antony Sutton du Hoover Institute de l’université de Stanford a très bien documenté dans les années 1970, la relation entre les financiers de Wall Street et de la city de Londres et les leaders de la révolution russe Lénine et Trotski, puis le financement de Staline et de l’URSS post-léninienne dans son ouvrage « Wall Street and the Bolshevik Revolution ».

Ainsi, il a été établi il y a deja longtemps, que le régime marxiste le plus prominent établi sur terre n’était qu’une succursale du business des grands centres financiers et industriels anglo-américains et européens, pendant que bien sur la propagande idoine en occident, démonisait le « monstre rouge » et les bolcheviques mangeurs d’enfants.

Le communisme autoritaire d’état d’obédience marxiste n’est donc que la deuxième face de la même piece capitaliste et est en cela ce que l’on pourrait qualifier en fait de l’antithèse a la thèse capitaliste du développement historique social. Ainsi capitalisme et communisme d’état sont deux sous-ensembles de la doctrine capitaliste et ne sont antagonistes que pour la propagande de l’oligarchie des cartels financiers et industriels qui vise par la même a augmenter son profit sur les deux tableaux et a diviser les peuples pour mieux les contrôler. Si ces deux dogmes ont chacun leurs contradictions internes, ils sont de fait complémentaires et ne sont opposés qu’en apparence et que pour l’intérêt du petit nombre.

Ainsi nous pourrions résumer l’Histoire sociale a la nouvelle lumière d’une thèse capitaliste a laquelle « s’opposerait » l’antithèse communiste d’état. Quelle serait donc la synthèse des deux ?

Les points communs et contradictoires menant a l’échec des deux systèmes sont le système monétaire dans une économie de marché basée sur le profit d’une part et l’état et ses institutions protégeant les privilèges du petit nombre d’autre part. Quand on analyse l’histoire et le muselage social qui en a resulté a travers l’évolution de la classe dominante et la régression (les peuples sont ils plus libres et autonomes aujourd’hui qu’il y a cent, deux cent, trois cent ans ?… ou ont ils été réduits une fois de plus en esclavage par un tour de passe-passe économico-politique tout en gardant l’illusion d’une démocratie établie ?) de la classe exploitée, nous ne pouvons que constater l’échec cuisant des modeles a la fois des « démocraties-sociales » et des dictatures fascistes et communiste d’état. La crise actuelle n’en est qu’une preuve supplémentaire si besoin était.

De fait, nous pourrions considérer la dialectique sociale suivante:

  • These: la société capitaliste émerge du monde féodal  en se métamorphosant en société industrielle et financière au travers des états nations dirigés par l’élite auto-proclamée de ces institutions au détriment des peuples exploités
  • Antithese: la conscience de classes engendre un conflit perpétuel stigmatisé par la tentative de transformation de la société en société communiste par le processus révolutionnaire et l’instauration de la dictature du prolétariat. Expérience qui échoue a cause de l’incapacité chronique de l’état de remplir une fonction révolutionnaire antinomique par essence
  • Synthese: la société résoud les contradictions inhérentes aux deux systèmes en supprimant la racine même du conflit social: l’état et l’économie de marché basée sur un système monétaire obsolète. Les peuples reprennent le pouvoir si longtemps usurpé par les systèmes oligarchiques, et s’auto-gerent sans recours a l’état et aux institutions financières sources des inégalités et de privation de liberté. La révolution sociale établit les bases d’une société libertaire, juste, autonome, fédérée et libre. Elle émancipe les peuples des chaines de l’oppression et de l’exploitation

En simplifiant: thèse, antithèse, synthèse = capitalisme, communisme, anarchie

Dans la conclusion de son ouvrage « Qu’est-ce que la propriété ? » Pierre Joseph Proudhon écrit en 1840:

« La possession individuelle est la condition de la vie sociale; cinq mille ans de propriété le démontrent. La propriété est le suicide de la société. La possession est un droit, la propriété est contre le droit. Supprimez la propriété en maintenant la possession et, par cette simple modification de principe, vous révolutionnerez la loi, le gouvernement, l’économie et les institutions; vous chasserez le mal de la terre…
Tout travail humain étant le résultat d’une force collective, toute propriété devient en conséquence, collective et unitaire. Pour parler plus justement: le travail détruit la propriété…
Les produits ne peuvent être achetés que par des produits. La condition de tout échange commercial est l’équivalence de produits, le profit est impossible et injuste. Observons ce principe fondamental de l’économie et la pauvreté, le luxe, l’oppression, le vice, le crime et la faim disparaitront de la face de la terre…
Le gouvernement de l’Homme par l’Homme (quelque soit le nom sous lequel il se déguise…) est oppression. La société trouve son plus haut degré de perfection dans l’union de l’ordre avec l’anarchie. »

Combien de temps encore pour se rendre a l’évidence que l’on s’est trompé de dialectique ?… Sans reprise de conscience sociale, nous allons droit dans le mur de la dialectique totalitaire capitaliste.

Il n’est jamais trop tard pour changer sa dialectique d’épaule !

DSK l’homme des néo-conservateurs américains au FMI

Posted in économie, N.O.M, politique et social, politique française with tags , , , , , on 26 juin 2010 by Résistance 71
Gouvernance globale
Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI
par Thierry Meyssan

Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années sur les relations de DSK avec les États-Uni

La nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre 2007, a donné lieu à deux messages contradictoires. D’un côté la presse occidentale exalte la capacité du bloc atlantiste à imposer son candidat face à celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d’autre part, elle affirme que la principale mission de M. Strauss-Kahn sera d’associer plus largement les pays du Sud aux décisions, c’est-à-dire de mettre fin à la domination du bloc atlantiste.

Avec chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se trouvent aujourd’hui à la tête de quatre grandes organisations internationales. En effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal Lamy dirige l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre préside la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque centrale européenne (BCE). Mais doit-on mettre ces quatre institutions sur le même plan ? Et surtout, doit-on se réjouir d’une situation qui, loin de manifester la place de la France dans le monde, illustre l’intégration des élites françaises dans la mondialisation, c’est-à-dire leur acharnement à détruire leur pays, en tant qu’État-nation, un cadre politique qu’ils jugent dépassé ?

Le dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des organisations internationales la plus critiquée dans le monde. Il a abondamment financé l’installation de dictatures dans les pays du Sud, notamment en Argentine, au Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux Philippines, en Thaïlande etc… En outre, ses exigences soudaines de remboursement immédiat de prêts ont contraints des États à sacrifier leur avenir en dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux. Ses adversaires l’accusent donc d’avoir provoqué, par l’oppression et la famine, des centaines de millions de morts en un demi-siècle, c’est-à-dire bien plus que les agressions militaires des États-Unis durant la même période. De son côté, le FMI considère au contraire que ses politiques « d’ajustement structurel » loin d’avoir provoqué ces catastrophes y ont mis fin. Des « Prix Nobel » d’économie aussi divers que le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman ont accusé le FMI d’être le grand organisateur des déséquilibres Nord-Sud. En effet, l’action principale du FMI aura été de financiariser l’économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du Nord de s’enrichir en exploitant le travail, plus encore que les ressources, des pays du Sud. S’il n’était la vénération que la société de consommation voue à ses banquiers, il y a longtemps que le FMI aurait été déclaré organisation criminelle. Pourtant, c’est bien cette institution que le socialiste Dominique Strauss-Kahn a ambitionné de diriger, et c’est bien M. Strauss-Kahn qui a obtenu le soutien appuyé des grands argentiers de la planète, pressés de toutes parts par les multinationales les moins scrupuleuses.

Si l’on laisse de côté l’intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn, qui devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec un salaire annuel de base de 461 510 dollars net d’impôts, l’on doit se poser la question de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons un coup d’œil sur sa biographie et découvrons-y ce que la presse mainstream cache depuis des années : ses liens avec les principaux dirigeants de l’administration états-unienne.

Issu d’une famille aisée de gauche, « DSK » a été élevé au Maroc, puis à Monaco. Il reçoit une éducation juive —plus séfarade qu’ashkénaze—, à laquelle il accorde plus d’importance au plan culturel que religieux. Il est diplômé de Sciences-Po Paris, ancien élève d’HEC, licencié en droit et agrégé de sciences économiques. Il se destine à être avocat d’affaires.

Il entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à s’en séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, les deux meilleurs élèves français d’Irving Brown, l’agent de liaison de la CIA avec la gauche ouest-européenne [1]. Jospin et Cambadelis sont issus d’un petit parti trotskiste (les « Lambertistes ») traditionnellement lié à la CIA. Avec une centaine de camarades, ils ont infiltré le PS et ont réussi à prendre les renes.

Il entre en 1986 à l’Assemblée nationale à la faveur du scrutin proportionnel alors brièvement mis en place. Il choisit de s’implanter, en 1988, dans une circonscription du Val-d’Oise, à Sarcelles, qui abrite une forte communauté juive. Il s’y fait élire en faisant jouer le réflexe identitaire. Il devient président de la Commission des finances de l’Assemblée, puis, en 1991, ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur auprès du ministre de l’Économie Pierre Bérégovoy. Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant dilettante vivant au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans l’eau, tandis que « Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses idéaux ouvriers et son besoin de reconnaissance personnelle par le monde de la finance. « DSK » s’amuse de se dire socialiste tout en faisant le contraire, tandis que « Béré » a des états d’âme.

Alors qu’il est ministre délégué à l’Industrie, il a connaissance des problèmes rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit Lyonnais. Il intervient personnellement pour favoriser diverses opérations hasardeuses réalisées en faveur de son ami Franck Ullman-Hamon. Cet homme d’affaires est connu pour avoir par ailleurs réalisé diverses interventions en Amérique latine pour le compte d’Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne de Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les filiales du Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de francs au contribuable français.

À la même époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en troisièmes noces— une star d’une rare beauté, Anne Sinclair, la journaliste préférée des Français. Le couple choisit de tenir la presse à l’écart de la cérémonie, mais de donner de l’éclat à la fête au sein de la communauté juive, où ils s’affirment comme des personnalités brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le professeur de philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline (épouse du patron de presse Jean-François Kahn).

En 1987, il se démarque de François Mitterrand, il conduit une délégation du Parti socialiste en Israël et se rend à la mairie de Jérusalem qu’il considère comme capitale de l’État hébreu. En 1991, il participe à un voyage de solidarité en Israël, organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en pleine Guerre du Golfe.

En 1994, usant de sa qualité d’ancien ministre de l’Industrie, il créé le Cercle de l’Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois 48 des 50 plus grands patrons français. La moitié d’entre eux au moins payent une cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts soient défendus à Bruxelles. Il laisse la présidence de cette association patronale à Raymond Lévy (ex-Pdg de Renault) et en assure la vice-présidence. Incidemment, le même Raymond Lévy sera nommé à la tête du Consortium de réalisation, chargé de liquider les placements pourris du Crédit Lyonnais et, au passage, d’étouffer les affaires Ullman-Hamon.
Simultanément, DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat d’affaires et établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la Sofres et EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour quelques conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette activité peu contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F par an [2].
Par la suite, il donne des cours à l’université, à Stanford et Casablanca, sans compter des conférences ici et là, toujours royalement payées.
Précisément, aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains. C’est là qu’ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover Institution [3]. À l’époque, le prévôt de Stanford —c’est-à-dire la personne qui négocie l’engagement de Dominique Strauss-Kahn— n’est autre que Condoleezza Rice [4]. Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la connaissance de George P. Schultz et des universitaires qui formeront le vivier de l’administration Bush.

En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel Jospin, candidat à la présidence de la République, Propositions pour la France. Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les transactions en devises, dont il affirmera plus tard qu’elle est impraticable.

Député de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d’en confier les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler la plus juive des communes françaises avec la plus française des communes d’Israël », Netanya.

De 1997 à 1999, il est ministre de l’Économie et des Finances. Il pilote le passage à l’euro et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il fait entrer la France dans le processus de financiarisation de l’économie en multipliant les mesures démagogiques sectorielles. L’adoption de la semaine de 35 heures diminue considérablement le nombre d’heures travaillées ; tandis que l’exonération de charges sociales sur les stock-options déplace les revenus des cadres du travail vers la finance. Il résulte de cette politique que le début de décroissance de la production française est compensée, au plan statistique, par un développement des profits financiers. Cependant, en fin de compte, le pouvoir d’achat des classes moyennes s’effrite sensiblement.

Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du pouvoir. Dès 1993, on le voit au Forum de Davos. Anne Sinclair l’introduit au Siècle, l’association la plus mondaine de Paris. Puis, Antoine et Simone Veil le font entrer au Club Vauban. En 2000, l’OTAN l’invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy et Jean-Claude Trichet qui occupent avec lui aujourd’hui de prestigieux fauteuils dans les institutions internationales.

Dominique Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres entre engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l’objet d’une mise en examen dans une affaire concernant la principale mutuelle étudiante, la MNEF, puis dans une autre relative à la caisse noire de la compagnie pétrolière nationale Elf. Les magistrats estimeront en définitive que ses activités étaient licites, à défaut d’être morales.
Cependant les instructions pénales et une commission d’enquête parlementaire mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin, lorsqu’il était ministre de l’Éducation, avait modifié par décret le taux des remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité sociale, transformant la Mutuelle en véritable pompe à finances pour le compte du PS. Puis, il avait étendu les activités de la MNEF dans les campus toujours pour détourner plus d’argent. Dominique Strauss-Kahn lui-même recevait des émoluments considérables pour des prestations imaginaires. Plus tard, il avait fait prendre en charge le salaire de sa secrétaire au Cercle de l’Industrie (ou à son cabinet, il n’est guère possible de différencier) par le groupe Elf.

Derrière des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et les belles femmes, Dominique Strauss-Kahn est un tueur : lorsqu’apparaît, à titre posthume, l’enregistrement vidéo du promoteur immobilier Jean-Claude Méry mettant en cause Jacques Chirac, on ne tarde pas à découvrir qu’il est un des organisateurs de ce mauvais coup.

Ses démêlés avec la Justice l’écarteront un temps de la scène politique. Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair, fera preuve de sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa faveur par sa seule attitude.

Opérant son grand retour, en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux, il prend en mains le développement de la Fondation Jean-Jaurès, le partenaire de la National Endowment for Democracy (NED) pour la gauche française [5]. La chose est d’autant plus aisée que, depuis Stanford, il connaît la nouvelle conseillère nationale de sécurité des États-Unis Condoleezza Rice, et que c’est la sœur adoptive [6] de celle-ci, Mardeleine Albright qui dirige le National Democratic Institute (NDI), organisme tampon de la NED chargé d’acheminer les subsides du département d’État US dans les caisses du Parti socialiste français.

En 2003, le German Marshall Fund of the United States, une des principales officines atlantistes, crée un Forum sur le commerce et la pauvreté. DSK devient l’un des six administrateurs, rémunéré comme toujours [7]. Il y écrit, ou tout au moins signe, divers rapports en faveur du libre-échange absolu.

La même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal Boniface, à démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a eu le toupet de souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est idéologiquement incohérent et électoralement contre-productif alors que le PS doit ambitionner de réunir derrière lui les six millions de Français de culture arabe.
En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote la création du Cercle Léon Blum, au sein du PS, dont l’objectif est de veiller au soutien du parti au mouvement sioniste.

En 2004, il déclare lors d’une interview sur France-Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » [8]

En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe » (AG2E) en faveur du « oui » au référendum d’approbation du projet de Traité constitutionnel européen. Il travaille alors en lien avec le Policy Network (Grande-Bretagne) et la Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les Français votent « non ».

En 2007, alors que l’écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les conséquences sociales actuelles de l’esclavage et de la colonisation, DSK participe activement à la création du Conseil représentatif des noirs de France (CRAN), une organisation qui bénéficie de conseils techniques de spécialistes israéliens et reproduit le modèle du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF) [9]. À défaut de trouver un écho parmi les noirs de France, cette initiative sera une réussite médiatique, comme l’avait été quelques années plus tôt la création de SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.

Lorsque s’ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn apparaît à la fois comme le candidat le mieux placé face à son rival déclaré, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, et comme le candidat officiel des États-Unis pour la gauche française.
Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et plaide pour un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].

Tout semble réglé à l’avance. Les cotisations d’adhésion au Parti socialiste ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les quelques milliers de membres de parti lambertiste ont pu acquérir des cartes, juste pour participer au vote de désignation interne du candidat. La manœuvre a été organisée par le lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce parti et que nous avons déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA.
Pourtant, contre toute attente, c’est un outsider, Ségolène Royal, qui est désigné. C’est qu’à Washington on a un autre projet : placer Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Pour cela, il convient d’installer face à lui un concurrent peu crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera largement récompensé par la direction générale du FMI.

Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza Rice lui apporte son soutien. Tout en participant à la création de l’European Council on Foreign Relations (E-CFR) [11], il sillonne le monde, officiellement pour convaincre les États du Sud de soutenir également sa candidature. En réalité, leur vote importe peu, puisque les USA et l’Union européenne ont à eux seuls 48 % des voix. La campagne de DSK est payée par la France et organisée par l’agence de relations publiques TD International. Ce que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera en prétendant ne travailler qu’avec la correspondante française de l’agence. TD International « vendra » à la presse la légende d’un DSK désœuvré, téléphonant au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lors d’un colloque à Yalta, lequel lui aurait suggéré d’ambitionner le FMI. En réalité, Dominique Strauss-Kahn et Christine Ockrent participaient au Yalta European Seminar, moyennant un défraiement de 7 000 euros chacun indirectement versés par George Soros. Ce colloque avait pour but de soutenir la « révolution orange » et l’arrimage de l’Ukraine à l’OTAN. Or, TD International est une officine de la CIA, notamment chargée de la construction de l’image publique de la « révolution orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un célèbre agent qui n’était ni plus ni moins que le chef de poste du stay-behind en France et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d’une extrême gravité qui ne furent jamais dévoilés au public.

Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Vénézuela, quant à lui, n’a pas été convaincu par le show de Dominique Strauss-Kahn. Il a confirmé le retrait de son pays du FMI « avant qu’ils ne nous pillent » et invité tous les États du Sud qui le peuvent à faire de même.

Url original de cet article:
http://www.voltairenet.org/article151921.html#article151921

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

[1] Selon les propos d’Irving Brown lui-même, rapportés dans Éminences grises, par Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard 1992. Sur le réseau US, voir « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[2] « Dominique Strauss-Kahn, 1993-1997, profession – conseil », par Laurent Mauduit, Caroline Monnot et Martine Orange, Le Monde, 11 décembre 1999. « Influents dans le monde de l’entreprise », par Bérengère Mathieu de Heaulme, Le Figaro, 22 janvier 2002.

[3] « La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains », Réseau Voltaire, 26 octobre 2004.

[4] « La fulgurante intégration de Condoleezza Rice », par Arthur Lepic et Paul Labarique, Réseau Voltaire, 8 février 2005.

[5] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22janvier 2004.

[6] Op. cit.

[7] « Le German Marshall Fund, un reliquat de la Guerre froide ? », Réseau Voltaire, 5 octobre 2004.

[8] Cité in Encyclopédie politique française, Tome 2, Facta éd., 2005.

[9] Les Nègres de la République, par Claude Ribbe, Jean-Paul Bertrand éd., 2007.

[10] « MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances », par Cédric Housez, Réseau Voltaire, 7 novembre 2006. Article plagié depuis. La position de Dominique Strauss-Kahn est partagée par le premier secrétaire du PS, François Hollande, voir « France : le Parti socialiste s’engage à éliminer les diplomates pro-arabes », Réseau Voltaire, 9 janvier 2006. Les propos imputés à M ; Hollande dans ce dernier article ont fait l’objet d’un démenti de l’intéressé, mais ont été maintenus sur le site internet du CRIF.

[11] « Création accélérée d’un Conseil européen des relations étrangères », Réseau Voltaire, 3 octobre 2007.

Le vrai visage de la coupe du monde de foot

Posted in actualité, économie, politique et social, sport with tags , , , , , on 26 juin 2010 by Résistance 71

CARTON ROUGE ET NOIR POUR LA COUPE DU MONDE

COUPE DU MONDE … FRIC IMMONDE

Juin 2010

(traduction / adaptation d’une déclaration du front Anarchiste Communiste Zabalaza d’Afrique du Sud au sujet de la coupe du monde de foot)

La Coupe du monde 2010 doit être exposée publiquement comme l’imposture absolue qu’elle est. Le Front Anarchiste Communiste Zabalaza (ZACF) condamne fermement l’audace et l’hypocrisie du gouvernement qui la présente cette occasion comme une opportunité unique « une fois seule dans sa vie » pour l’amélioration économique et sociale des personnes vivant en Afrique du Sud (comme sur le reste du continent). Ce qui est clair – à tel point que c’en est éblouissant – ce que cette « l’opportunité » a été et continue d’être celle de la gloutonnerie frénétique de l’élite dirigeante sud-africaine comme du capital national ou global. En fait la Coupe du Monde, si elle a un effet, il est probable que ce seront des conséquences dévastatrices pour les pauvres d’Afrique du Sud et pour la classe ouvrière – processus qui est déjà à l’oeuvre.

En se préparant à accueillir la Coupe du Monde, le gouvernement a dépensé près de 800 millions de rands [soit plus de 85 millions d’euros] (757 millions pour le développement des infrastructures et 30 millions pour des stades qui ne seront plus jamais remplis après). C’est une immense gifle au visage de tous ceux qui vivent dans un pays caractérisé par une extrême pauvreté, avec près de 40% de chômage. Au cours des cinq dernières années, les travailleurs pauvres ont exprimé leur indignation et leur déception face à l’incapacité du gouvernement à corriger les inégalités sociales massives, organisant dans tous le pays plus de 8000 manifestations pour exiger les services de base [eau, électricité, santé, …] et des logements. Cette répartition par l’Etat des dépenses est une preuve supplémentaire du mode de maintenance du modèle raté capitaliste néolibéral et de sa politique économique du « ruissellement » [1], qui n’a fait d’approfondir les inégalités et la pauvreté globalement. En dépit d’affirmations contraires antérieures, le gouvernement a finit par le reconnaître en faisant vole face : il prétend maintenant qu’il n’a jamais été dans son intention que ce projet soit bénéficiaire [2].

L’Afrique du Sud a désespérément besoin d’infrastructures publiques de grande échelle , en particulier dans le domaine du transport public qui est presque entièrement absent dans certaines villes, notamment à Johannesburg. Le « Gautrain », [sorte de RER] qui a été lancé mardi le 8 juin (juste à temps pour le grand événement) est probablement la plus grande ironie ici : dans un pays où la grande majorité des habitants dépend pour ses transport quotidiens de longue distance des taxis/mini-bus privés sans aucune condition de sécurité, le Gautrain offre grande vitesse, transport de luxe pour les touristes et pour ceux qui voyagent entre Johannesburg et Pretoria [distantes seulement de 54 km]… Mais qui peut se l’offrir, quand un simple aller entre l’aéroport et Sandton [ville du cente d’affaire de Johannesburg] vous coute déjà 100 rand [soit plus de 10 euros, le salaire moyen de ceux qui travaillent étant de 570 euros].. La même image se révèle partout : la compagnie des Aéroports d’Afrique du Sud (ACSA) a dépensé plus de 1,6 millions d’euros pour la mise au norme des aéroports, l’Agence nationale des routes sud-africaine, privatisée, (SANRAL) a dépensé plus de 2,3 millions pour un nouveau réseau de routes à péage… Tout cela justifiera la mise en œuvre de mesures d’austérité drastiques pour récupérer les millions dépensés dans ces infrastructures dont la plupart sont d’un intérêt nul pour les africains du sud pauvres [l’écrasante majorité du pays] Partout dans le pays, les municipalités se sont embarquées dans des schémas de rénovation urbaine … accompagné de leurs inséparables programmes de « gentrification » (boboisation), le gouvernement tentant hâtivement de cacher sous le tapis la crue réalité de l’Afrique du Sud. Rien qu’à Johannesburg, ce sont plus de 15 000 personnes sans abri et des enfants des rues qui ont été raflés et jetés dans des « abris » ; au Cap la municipalité a expulsé des milliers de personnes des zones pauvres et des camps de squatters dans le cadre du projet « World Cup vanity » [« rendre la ville coquette pour la coupe du monde »]. La ville de Cape Town a tenté – en vain – d’expulser de leurs maisons les 10 000 résidents du bidonville Joe Slovo afin de les cacher aux yeux des touristes voyageant le long de l’autoroute N2. Ailleurs il ya eu des déportations pour faire place à des stades, à des parkings pour les touristes, ou à des gares [3]. A Soweto, les routes sont embellies le long des itinéraires touristiques et ceux de la FIFA (fédération internationale de foot), tandis que les écoles adjacentes exhibent toujours leurs fenêtres cassées et leurs bâtiments en ruine.

Bien que de nombreux Sud-Africains ne sont toujours pas convaincus, d’autres sont inondées et emportés par le déluge de propagande nationaliste visant à détourner l’attention du cirque qui est la Coupe du Monde. Chaque vendredi a été déclaré « journée du foot », dans lequel la « nation » est encouragée (et les écoliers forcé) à porter le t-shirt des Bafana-Bafana [l’equipe nationale de l’Afrique du sud]. Les voitures sont affublées de drapeaux, les gens apprennent la « diski-danse », qui est régulièrement démontrée dans tous les restaurants touristiques. Il est de rigueur d’acheter les poupées de la mascotte Zakumi. Quiconque ose exprimer un doute sur ce battage est dénigré comme antipatriotique : L’exemple le plus significatif a été l’appel lancé aux grévistes du Syndicat des transports (SATAWU) d’abandonner leurs revendications « dans l’intérêt national » [4]. Dans un contexte où près d’un million d’emplois ont été perdus au cours de la seule dernière année, les déclarations du gouvernement sur la création de plus de 400 000 emplois par la coupe du monde sont vides et insultantes. Les emplois qui ont été créés dans la foulée sont le plus souvent précaires ou en CDD (contrats à durée déterminée), par des travailleurs qui ne sont pas syndiqués et qui sont rémunérés très en dessous du salaire minimum.

En dehors de la répression contre les syndicats, les mouvements sociaux ont reçu la même hostilité de l’État, qui a officieusement mis une interdiction générale de toutes les protestations pendant la durée de l’événement. Jane Duncan, [de l’institut pour la liberté d’expression] a put démontrer que cette politique est à l’œuvre depuis le 1er mars dernier :

Une enquête menée auprés des municipalités accueillant la Coupe du monde a révélé qu’une interdiction générale de tout rassemblement est en cours. Ainsi dans la municipalité de Rustenberg, « les rassemblements sont fermés pour la Coupe du Monde ». La municipalité de Mbombela été informée par la police nationale qu’ils ne permettront aucun rassemblement au cours de la Coupe du Monde. La conseil municipal du Cap a indiqué qu’il continuerait de recevoir les demandes pour l’organisation de marches, mais a indiqué que « cela pourrait être un problème » pendant la période de la Coupe du Monde. Selon Les municipalités de Nelson Mandela Bay et de Ethekwini, la police n’autorisera pas non plus les rassemblements pendant la période de la Coupe du Monde [5].

Même s’il est clair que la constitution d’Afrique du Sud, souvent salué pour son caractère « progressiste » est loin d’être la garantie de liberté et d’égalité que prétend le gouvernement. Cette nouvelle forme de répression est clairement en contradiction avec le droit constitutionnel à la liberté d’expression et de réunion . Toutefois, les mouvements sociaux à Johannesburg, dont le Forum anti-privatisation et plusieurs autres n’ont pas renoncé si facilement. Ils ont obtenu une autorisation pour une marche de manifestation le jour même de l’ouverture, avec l’aide de la l’Institut pour la liberté d’expression (Freedom of Expression Institute). Toutefois, la marche devra se tenir à trois kilomètres du stade où elle n’attirera pas cette sorte d’attention des médias susceptible d’inquiéter le gouvernement.

Non seulement l’état été d’une répression sévère sur les pauvres et sur toute activité ou manifestation anti-Coupe du Monde, le tout sous un déguisement qui dépeint l’Afrique du Sud comme un hôte tendant ses bras grands ouverts en invitation à ceux qui affluent vers ses hôtels haut de gamme, ses chambres d’hôtes et ses salons à cocktails, mais il le fait sous la direction de l’empire criminel légal de Sepp Blatter et ses amis appelé FIFA (admirablement dénommé THIEFA [le club des voleurs en anglais] par le Forum social de Durban). Non seulement ils attendent de la coupe 2010 des retombées de quelques 1,5 millions d’euros, mais ils ont déjà gagné plus de 1 million d’euros rien que des seuls droits de retransmission télé.

Les stades et les zones autour des stades, qui ont été remis à la FIFA pour la durée du tournoi (« des cocons libres d’impôt », instaurant des zones contrôlées et surveillées par la FIFA et exonérés de l’impôt normal et des autres lois étatiques), y compris les routes et les points d’accès, ont été débarrassée de toute personne vendant des produits sans licence de ainsi que de ceux qui essaient de joindre les deux bouts dans les camps de squatters autour des routes de l’aéroport. Ainsi, ceux qui comptaient sur leurs ventes lors de la Coupe du monde pour augmenter leur revenu de survie sont laissés de côté dans le froid « ruissellement » libéral.

La FIFA, en tant que propriétaire exclusif de la marque la Coupe du Monde et de ses produits dérivés, dispose d’une équipe d’une centaine d’avocats qui éclusent le pays pour traquer toute vente non autorisée de ces produits et pour surveiller la commercialisation de la marque. Les produits illégaux sont saisis et les vendeurs sont arrêtés en dépit du fait que la plupart en Afrique du Sud et sur le continent achetent leurs produits dans le secteur du commerce informel. Car très peu ont les 400 rands (40 euros) à craquer pour les T-shirts des équipes et autres engins. Les journalistes ont également été efficace ment bâillonnés, leur accréditation officielle incluant une clause d’agrément qui empêche les organisations de médias de critiquer la FIFA, compromettant ainsi clairement la liberté de la presse [6].

L’ironie majeure de cette histoire c’est que le football était à l’origine le jeu de la classe ouvrière. Aller regarder les matchs dans les stades était une activité bon marché et facilement accessible aux personnes qui choisissaient ainsi de passer 90 minutes en oubliant les corvées quotidiennes de leur vie sous la botte du patron et l’État. Aujourd’hui, le football professionnel et la Coupe du Monde apportera des bénéfices exorbitants pour une petite équipe de l’élite mondiale et nationale (avec des millions de dépenses inutiles surtout dans un moment de crise capitaliste mondiale) qui font payer à leurs clients-spectateurs des milliers de rands, livres, euros, etc à chaque saison pour regarder d’écoeurant footballeurs surpayés tomber et plonger sur des terrains super-entretenus, et qui se chamaillent, par le biais de leurs agents parasitaires, pour savoir si ils sont dignes ou pas de leurs salaires mirobolants. Un jeu qui, à bien des égards, maintient sa beauté esthétique, a perdu son âme ouvrière et a été réduit à une autre série de produits destinés à être exploités.

Bakounine [le fameux révolutionnaire anarchiste] a dit que « les gens vont à l’église pour les mêmes raisons qu’ils vont dans un bistrot : pour s’abrutir, pour oublier leur misère, pour s’imaginer être, pour quelques minutes, ailleurs, libres et heureux. ». Peut-être que nous pouvons dire la même chose du sport, avec ces drapeaux nationalistes agités aveuglement et les beuglement dans les trompes et autres vuvuzela, tellement cela semble plus facile d’oublier que de prendre part au combat contre l’injustice et l’inégalité.

Mais nombreux sont ceux qui continuent le combat, et la classe ouvrière, les pauvres ainsi que leurs organisations ne sont pas aussi malléables aux illusions que le gouvernement voudrait le croire. Des constructions de camps de squatters temporaires aux portes mêmes des stades jusqu’au manifestations massives, des actions de grève générale – autorisée ou non – malgré les sarcasmes, les quolibets et les étiquettes « antipatriotique », la suppression de la liberté d’expression, nous ferons entendre avec défi nos voix pour dénoncer publiquement les inégalités terribles qui caractérisent notre société et les jeux mondiaux qui se jouent au détriment de la vie de ceux sur lesquels sont construits les empires qui seront, en fin de compte, détruits.

Balayons les affameurs!…

Posted in actualité, politique et social with tags , , , , , , on 26 juin 2010 by Résistance 71

De la Fédération Anarchiste

Url de l’article original:
http://fastrasbg.lautre.net/?Balayons-les-affameurs-sortons-de

Motion adoptée au 67e Congrès de la Fédération anarchiste réuni à Rennes les 22, 23 et 24 mai 2010

Sortir de l’impasse capitaliste

En France comme ailleurs, les grands patrons ne s’en cachent même plus : ils mènent une véritable guerre de classe contre le monde du travail et mettent tout en œuvre pour la gagner avec la complicité active des Etats.

Ils font payer aux salarié-e-s, chômeur-se-s, jeunes, retraité-e-s… l’addition de la crise de leur système économique et financier, le système capitaliste, liquidant ainsi un siècle de conquêtes sociales. Ils affirment leur volonté de maintenir et d’augmenter sans cesse leurs profits et de récupérer ce qu’ils ont été obligés de céder.

A les entendre, il n’y aurait plus d’argent pour le service public, les retraites, les aides sociales alors même que des milliards d’euros ont été trouvés pour les banques et certains secteurs du capitalisme ; et que 30 milliards d’exonération sont accordés par an aux patrons au prix du pillage de notre Sécurité Sociale, fondée sur nos salaires directs et différés.

La propagande gouvernementale et le matraquage médiatique ne changeront pas les faits : la spéculation et les profits explosent alors que parallèlement la pauvreté, la précarité, l’exploitation forcenée se développent partout et que les tentatives de résistance sont criminalisées (lutte des sans-papiers, grévistes soi-disant preneurs d’otage, etc.).

Aucune solution ne viendra des combinaisons politiciennes. L’abstention massive aux dernières élections, notamment dans les quartiers populaires, montre que les exploité-e-s n’espèrent rien de ce qui constitue, pour les anarchistes, une impasse.

Dans le même temps, les bureaucraties syndicales mènent un véritable travail de sape, d’émiettement (journées d’actions sans perspective) et d’anesthésie des luttes sociales et accompagnent plus ou moins directement les contre-réformes en cours ou en projet comme celle des retraites. L’unité d’action absolument nécessaire n’a de sens que sur des bases décidées et organisées par ceux et celles qui luttent.

Face au consensus politico-syndical qui tente de tout verrouiller, face à la résignation entretenue par l’idée fausse que le capitalisme est indépassable, les militants et militantes de la Fédération Anarchiste s’engagent résolument dans la bagarre avec tous ceux et celles qui veulent se réapproprier leurs luttes ou faire vivre les alternatives en actes, notamment avec les luttes sur les transports gratuits, la réappropriation des logements, l’éducation populaire… Ils opposent à la résignation la volonté de comprendre et d’agir.

Nous décidons d’expliquer notre point de vue le plus largement possible, avec d’autres organisations lorsque les conditions le permettent.

Nos analyses, nos propositions, notre projet de société seront présentés et débattus lors de réunions, débats, meetings, qui seront organisés partout en France et diffusés avec tous les moyens d’information dont la Fédération Anarchiste dispose (le Monde libertaire, Radio libertaire…).

Fédération Anarchiste

L’oligarchie financiere et le pouvoir

Posted in actualité, économie, N.O.M, politique et social with tags , , , , on 26 juin 2010 by Résistance 71

L’argent qui corrompt (Le Monde Diplomatique)

Pierre RIMBERT, 25 Juin 2010
URL de cet article:
http://www.legrandsoir.info/L-argent-qui-corrompt-Le-Monde-Diplomatique.html

« Qui dirige – les gouvernements ou les marchés financiers ? » La question, posée par l’économiste Robert Skidelsky (Financial Times, 17 juin 2010), ne soulève pas un suspense insoutenable alors que, sous la pression des investisseurs, les pouvoirs publics européens imposent des politiques d’austérité à leurs populations. En l’espace de quelques semaines, Allemagne, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Portugal, Royaume-Uni, Roumanie, etc, ont annoncé des mesures de restriction budgétaire destinées à contenir l’endettement : report de l’âge de départ en retraite, baisse du salaire des fonctionnaires, rabotage des prestations sociales et suppression de certaines allocations, hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), privatisations. Un éventail complété comme il se doit – car il importe d’opposer le gramme au kilo sur l’autre plateau de la balance sociale – par une hausse insensible de la fiscalité sur les hauts revenus, bonus et stocks options.

Pareil virage économique pris sous la pression des marchés ne figurait pas dans les programmes électoraux sur la foi desquels les dirigeants furent portés au pouvoir. Ces choix sont légaux ; sont-ils légitimes ? Leur orientation sociale apparaît tellement déséquilibrée que l’interprétation n’appelle nul recours à la « complexité » : sous la pression des riches, les gouvernements font payer aux pauvres la facture de la spéculation financière.

Car pour les possédants, la crise semble passée. « En 2009, le nombre de foyers millionnaires en dollars a augmenté d’environ 14 % et atteint 11,2 millions, quasiment autant qu’en 2007 », jubile le Boston Consulting Group dans son rapport 2010 sur la richesse mondiale intitulé « Regagner le terrain perdu ». Au même moment, et comme si la leçon ne pouvait être administrée que par une forme de pédagogie du pire, se succèdent en France les révélations sur le train de vie des dirigeants et les conflits d’intérêts qu’engendrent leurs activités lucratives privées ou celle de leurs famille. Au-delà de la situation de M. Jean-François Copé, avocat d’affaires chez Gide-Loyrette-Nouel et président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ou de Mme Florence Woerth, qui fut simultanément épouse du ministre du budget (et trésorier de l’UMP), administratrice du groupe de luxe Hermès et gestionnaire des actifs de la milliardaire Liliane Bettencourt, la confusion de la chose publique et des intérêts privés atteint un point inédit.

Elle procède d’un double mouvement de « privatisation » des grands commis de l’Etat et de « nationalisation » des catégories de pensée en vigueur dans le privé. Bien connue sous l’appellation de « pantouflage », la première dynamique implique des hauts fonctionnaires plus disposés que jamais à vendre leurs services, leurs connaissances et leurs carnets d’adresse à de grandes entreprises. Deux cas exemplaires parmi tant d’autres : celui de M. François Pérol (ancien élève de l’Ecole nationale d’administration [ENA], de Sciences Po et de HEC, inspecteur des finances), passé en 2009 du secrétariat général adjoint de la présidence de la République à la présidence du groupe bancaire BPCE qu’il a lui-même contribué à fonder en tant que conseiller économique du chef de l’Etat ; celui de Mme Emmanuelle Mignon (ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, de Sciences-Po, de l’ENA, de l’Essec), ancienne directrice de cabinet de M. Nicolas Sarkozy quittant en mai 2010 le Conseil d’Etat, son corps d’attache, pour prendre la direction stratégique du groupe Front Line, société du cinéaste Luc Besson. Les nouvelles vies de MM. Anthony Blair et Gerhard Schröder, chefs de gouvernements devenus respectivement administrateur de LVMH et responsable d’un groupe pétrolier russo-britannique, révèlent la dimension internationale du phénomène.

Le second mouvement, moins souvent évoqué, consiste en une importation au sein de la sphère publique de l’idéologie de l’entreprise privée (où, faut-il le rappeler, l’excellence se jauge à la capacité de satisfaire les actionnaires plutôt que d’assurer le bien-être de la collectivité) : non seulement cette vision du monde domine l’enseignement des grandes écoles menant aux carrières administratives mais une part croissante des élites d’Etat sort à présent d’écoles de commerce (1). Le recrutement au gouvernement d’anciens dirigeants de cabinets de conseil (Mme Christine Lagarde : Baker & McKenzie ; M. Eric Woerth : Arthur Andersen ; M. Jean-Louis Borloo, etc.) accentue la tendance. Avocats d’affaires, avocats du monde des affaires ? En la matière, la France n’égale-t-elle pas les Etats-Unis où la liste des personnalités de l’administration Obama occupant ou ayant occupé des positions dans la finance privée donne le tournis (2).

L’histoire enseigne que la corruption des élites et de l’esprit public enfante plus souvent le ressentiment stérile que les mobilisations émancipatrices. Vieille comme le gouvernement des humains, l’émulsion de l’argent et de la politique ne se défait pas facilement. Les liens entre ces deux composantes s’avèrent si foisonnants qu’aussitôt tranchés, ils se reconstituent sous des formes parfois insoupçonnées (lire notre dossier « Le triomphe de l’oligarchie » dans Le Monde diplomatique de juin, en kiosques).

Trente-six ans avant que le chef de l’Etat français ne consomme sur le yacht de l’un de ses amis milliardaires la « République irréprochable » promise au cours de sa campagne, François Mitterrand annonçait, lors du Congrès d’unification des socialistes à Epinay (juin 1971), la rupture avec « toutes les puissances de l’argent, l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ». Un septennat de pouvoir et un tournant libéral feront peu après de lui l’homme des « années fric » et des affaires.

Pierre Rimbert
http://www.monde-diplomatique.fr/ca…

(1) Lire Alain Garrigou, « Comment Sciences-Po et l’ENA deviennent des “business schools” », Le Monde diplomatique, novembre 2000.

(2) Lire John Bellamay Foster et Hannah Holleman, « The financial power elite », Monthly Review, vol 62, n°1, mai 2010, p. 1-19.

Une banque mondiale toujours antidémocratique

Posted in actualité, économie, politique et social with tags , , , on 26 juin 2010 by Résistance 71
Cet article a été publié sur le site du Comité pour l’Abolition de la Dette du Tiers Monde (CADTM) dirigé par Eric Toussaint
Url original de cet article:
http://www.cadtm.org/Une-Banque-mondiale-toujours

Malgré un trafic aérien perturbé par le volcan islandais, la plupart des Ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales se sont retrouvés à Washington en avril dernier pour une rencontre du G20 suivie de l’Assemblée de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

par Jérome DuvalDamien Millet

22 juin 2010

Washington centre de décision planétaire

A cette occasion, après le FMI voici quelques années, la Banque mondiale a annoncé l’aboutissement d’une réforme présentée comme historique : le rééquilibrage de ses droits de vote en faveur des pays du Sud. En effet, depuis sa création en 1944, la Banque mondiale –tout comme le FMI- accorde à ses pays membres des droits de vote proportionnels à leur poids dans l’économie mondiale |1|. Les pays les plus industrialisés, Etats-Unis en tête, se taillent donc la part du lion et règnent en maîtres incontestés au sein de ces institutions tant décriées dans le monde.

Le poids grandissant des pays émergents et la grave crise actuelle dont l’épicentre se trouve au Nord ont fait écho aux demandes de certains pays d’être mieux représentés au sein de la Banque mondiale. Après plusieurs années de discussions et de tergiversations, la montagne a accouché d’une souris : le transfert de 3,13% des droits de vote vers les pays émergents, au bénéfice principalement de la Chine (ses droits de vote passeront de 2,77% à 4,42%), du Brésil (de 2,06% à 2,24%) et de l’Inde (de 2,77% à 2,91%). Autant dire bien trop peu pour modifier les rapports de force à la Banque mondiale, car si la part des pays du Sud progresse, elle reste limitée à 47,19%, alors qu’ils représentent plus de 85% de la population mondiale.

Il s’agit là de la première augmentation du capital de la Banque mondiale depuis 1987, mais elle est bien dérisoire. Ainsi, la Chine, pourtant peuplée d’environ 1,4 milliard d’individus, va détenir des droits de vote à peu près équivalents à ceux de la France avec ses 63 millions d’habitants. La situation pour les pays émergents n’était plus acceptable depuis longtemps et les pays du « BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine) proclamait quelques jours auparavant : « Le FMI et la Banque mondiale ont un besoin urgent de résoudre leur déficit de légitimité » |2|. Pour autant, ne nous méprenons pas : le but n’est pas de promouvoir une autre logique, mais d’accorder à quelques dirigeants un strapontin à la table des grands. La Banque mondiale n’a donc pas fini d’imposer le Consensus de Washington et ses politiques dévastatrices.

« Protégeant la voix des pays les plus petits et les plus pauvres » ?

Comme annoncé au sommet du G20 de Pittsburgh en septembre 2009, la réforme portant sur une nouvelle répartition des droits de vote au sein de la Banque mondiale a donc été validée à Washington le 25 avril 2010. Timothy Geithner, secrétaire au Trésor des Etats-Unis, s’en est félicité : « La nouvelle formule reflètera mieux le poids des pays en développement et en transition dans l’économie mondiale, tout en protégeant la voix des pays les plus petits et les plus pauvres » |3|. C’est en apparence une bonne nouvelle pour les pays africains qui, dans leur ensemble, ne pèsent qu’un peu plus de 7% de ces mêmes droits de vote, soit environ autant que le seul Japon. Quoi qu’il en soit, cette réforme n’enlèvera pas à Washington le mot de la fin : les Etats-Unis gardent leur quote-part inchangée à 15,85% et conservent leur droit de veto de fait puisqu’il est nécessaire de rassembler plus de 85% des voix pour valider toute proposition engageant l’avenir de la Banque mondiale. De même, la règle tacite selon laquelle le poste de président du Groupe de la Banque mondiale serait réservé à un États-Unien est toujours d’actualité.

Pourtant, la question des choix opérés par la Banque mondiale et imposés à la plupart des pays en développement doit être posée. Depuis les années 1970, elle porte une grande part de responsabilité dans le surendettement des pays du Sud et les prêts qu’elle a accordés n’ont en général pas profité aux populations. Au contraire, les réformes d’ajustement structurel exigées par le FMI et la Banque mondiale ont conduit à la réduction des budgets sociaux, à la suppression des subventions aux produits de première nécessité, à la réduction des cultures vivrières au détriment des cultures d’exportation, à une libéralisation économique qui pénalise les producteurs locaux face aux sociétés transnationales, à une privatisation des biens communs, à une fiscalité qui aggrave les inégalités… Les projets financés ont toujours visé à organiser l’accès à moindre coût aux richesses naturelles du Sud et à leur transport sur le marché mondial, sans égard pour leur action sur le réchauffement climatique comme actuellement en Afrique du Sud |4|, le tout sans ciller en cas de violation des droits humains ou de détournement de fonds du moment que le pays sert les intérêts de la Banque mondiale et des grandes puissances.

Cette timide évolution n’est qu’une mascarade de plus, les pays d’Afrique subsaharienne restent particulièrement sous-représentés et les grandes puissances ont toujours les mains libres pour imposer leurs choix si discutables. Le Conseil d’administration, organe de direction de la Banque, reste inchangé avec 24 sièges, 8 étant réservés à des pays développés et les 16 autres destinés à des groupes de pays. L’Europe compte actuellement 9 administrateurs dans cette instance contre 2 sièges tournants pour l’Afrique, qui reste à l’écart dans le processus de décision. L’Afrique dans son ensemble a perdu 0,39 point en 2010, passant de 7,90% à 7,51 % de droit de vote, soit environ autant que la France et l’Allemagne réunis.

Par ailleurs, le fait que le Venezuela, véritable bête noire des Etats-Unis, soit le pays latino-américain qui ait le plus perdu en droits de vote (de 1,27% à 1,11%) ne doit rien au hasard.

Depuis sa création, la Banque mondiale a non seulement failli à sa mission de lutter contre la pauvreté puisqu’elle l’accentue en défendant l’imposition de plans d’ajustement structurel, mais elle joue un rôle majeur dans le maintien du modèle néolibéral qui conduit les peuples à leur perte. En défendant une sortie capitaliste de la crise, le FMI et la Banque mondiale conduisent le monde dans une impasse tragique. La preuve vient d’être faite qu’une réforme efficace menée de l’intérieur n’est pas possible. Seule l’abolition de la Banque mondiale, et son remplacement par une institution démocratique fonctionnant sous contrôle citoyen et respectant la souveraineté des peuples, qui abandonne le consensus de Washington et œuvre dans le respect des droits humains fondamentaux, est une issue acceptable. L’annulation inconditionnelle de la dette publique libérerait les peuples opprimés par le néocolonialisme de l’endettement et constituerait un premier pas vers leur émancipation.

notes articles:
|1| Voir Damien Millet et Eric Toussaint, 60 Questions 60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, CADTM-Syllepse, 2008.

|2| Déclaration souscrite par les présidents Luiz Inácio Lula da Silva (Brésil), Dimitri Medvedev (Russie), Hu Jintao (Chine) et le premier ministre indien, Manmohan Singh, « El FMI y el BM urgentemente necesitan resolver sus déficits de legitimidad« , http://www.univision.com/contentroo…

|3| Discours devant le Comité de développement, assemblée générale des Etats membres de la Banque mondiale, dimanche 25 avril 2010.

|4| Voir le financement pour la construction de la centrale à charbon de Medupi qui émettra 25 millions de tonnes de CO²/an. Lire à ce sujet, Eric de Ruest,Eskom : Charbon, mensonges et « greenwashing » à la Banque mondialehttp://www.cadtm.org/Eskom-Charbon-…

Elite globaliste, eugénisme et contrôle des populations

Posted in actualité, N.O.M, politique et social, santé with tags , , , , , , on 26 juin 2010 by Résistance 71

Article publié sur le Gaulois Déchaîné
Url original de l’article:
http://legauloisdechaine.blog.lemonde.fr/2010/04/06/on-vaccine-on-genocide-bien-lentement-mais-surement/

L’élite globaliste, l’eugénisme et le

contrôle des populations

par Anarchix — Avril 2010 –

“Les couches les plus basses de la société, celles les moins équipées génétiquement ne doivent pas avoir accès trop facilement à l’aide, au secours et aux hôpitaux, car cela retirerait le dernier rempart de la sélection naturelle, ainsi rendant les enfants trop facile à produire et survivre.”

– Julian Huxley, fondateur UNESCO et WWF et de la British Eugenics Society, “UNESCO, ses buts et philosophie”, 1947 –

“Lorsque nous devons prendre une décision très importante, nous devons nous demander avant d’agir quel sera l’impact de nos actions sur les prochaines sept générations”

– Proverbe Iroquois –

Lorsque l’on contemple le marasme quasi absolu offert par nos sociétés occidentales en guise d’idéal de développement pour l’Humanité en cette fin de XXeme siècle et début du XXIeme, nous sommes en droit de nous demander si le modele proposé par nos chères élites est juste une boulette de plus à mettre au compte de l’incompétence chronique de nos technocrates modernes, ou si plus insidieusement, il n’y aurait pas à y voir une certaine procédure routinière quant à leur volonté de mener le monde à la ruine à des fins de contrôle oligarchique plus avancé. C’est ce que nous allons essayer de voir ici en identifiant un des traits de caractères élitiste établi depuis l’aube des temps humains: l’obnubilation maladive et quasi psychotique des élites gouvernantes a se protéger du peuple en se réfugiant derrière une pseudo-science (ou derrière une religion) pour se justifier de leur “supériorité”, de leur droit divin puis “génétique” de régner et de gouverner sur des masses rendues serviles. La justification du statut “d’élite” et sa préservation par la caste des dominants et exploiteurs a été récemment (XIXeme siècle) édictée sous la forme du dogme de l’eugénisme, qui est une doctrine pseudo-scientifique visant a promouvoir le développement de la pureté d’une certaine élite, sous le couvert d’humanisme cynique et hypocrite, tout en contrôlant le reste d’une population jugée non conforme et impure. Nous verrons dans cet article l’origine de l’eugénisme, le développement moderne du dogme et comment cette théorie qui évoque de sinistres souvenirs, peut-être rattaché aux élites dominant le monde depuis la création des états-nations.

Cette information est d’une importance capitale, car elle aidera à mieux comprendre avec quel état d’esprit nos “élites” politico-financieres gouvernent et gèrent les activités politico-sociales de ce monde selon un agenda pré-établi et qui ne vise qu’à concentrer toujours plus de biens, de richesses et de pouvoirs dans le moins de mains possibles, de façon à pouvoir imposer leur modele ultime de société néo-féodale, que tous les politiciens actuels de Bush Sr a Bush Jr, en passant par Clinton, Tony Blair, Gordon Brown, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Barack Obama appellent nommément: le Nouvel Ordre Mondial.

L’origine de l’eugénisme:

L’eugénisme peut être défini comme étant toute méthode ou pratique ayant pour but l’amélioration du patrimoine génétique de l’espèce humaine. Dans sa pratique, la controverse ne peut-être que de mise, puisque l’interprétation de cette définition se fait dans un sens très large et très subjectif. Depuis l’origine des royautés, les membres des familles royales ont été obnubilés par ce qu’ils percevaient comme la dégénérescence de leur sang et ont toujours cherché à garder le “lignage” de leur caste. L’obsession du “sang pur” a toujours été une priorité pour la caste exploiteuse et dominante des sociétés humaines.

Dans la seconde moitié du XVIIIeme siècle, un pasteur économiste anglais Thomas Malthus (1766-1834) énonça une théorie qui voulait que les êtres vivants se reproduisaient naturellement au-dela de la quantité de nourriture pouvant être à leur disposition et qu’ainsi l’augmentation des populations se feraient bien au-delà de notre capacité à produire de la nourriture, ce qui conduirait immanquablement à une catastrophe socio-économique globale, nécessitant donc un programme de limitation des populations au vu de la rareté chronique des moyens de subsistances (concept éroné s’il en est, puisque nous savons aujourd’hui que la “rareté” potentielle des denrées alimentaires est induite et contrôlée à des fins spéculatives pour générer plus de profits, mais également pour utiliser la nourriture comme moyen de contrôle des populations comme nous le verrons ultérieurement).

Cette doctrine malthusienne s’est ensuite couplée avec les théoriciens du darwinisme-social: Francis Galton (cousin de Charles Darwin) et Herbert Spencer. Le darwinisme-social a été érigé en dogme, toujours suivi de nos jours par une vaste frange de nos élites, qui affirme que la nature de l’homme est la lutte pour la survie et que cet état de fait est le tissu même de la relation sociale humaine ou, comme dans la nature, seuls les plus forts survivent. Francis Galton fut celui qui utilisa le premier le mot “eugénisme” dont la racine grecque signifie: “eu” [bien] et “gennao” [engendrer] ce qu’on pourrait traduire par “bien naître”… Tout un programme ! Précisons ici que Charles Darwin lui-même n’a jamais endorsé la doctrine dérivée de ses études. Herbert Spencer fut le scientifique qui énonça pour la première fois la théorie de la “survie des plus aptes” en écho a la théorie de l’évolution des espèces de Darwin. Spencer développa l’idéologie qui veut faire croire que les conflits sociaux, l’injustice sociale et les guerres ne sont que l’expression de la nature humaine et l’application de la “sélection naturelle” a l’espèce humaine. On voit à quel point cette théorie, érigée en dogme depuis, est profitable aux élites dominantes et exploiteuses, car elle justifie “scientifiquement” la relation dominant-dominé, maître-esclave, seigneur-serf, sujet-vassal, élu-citoyen, vainqueur-vaincu, bourgeois-prolétaire.

La théorie du darwinisme-social mâtinée de malthusianisme est la base, le fondement véritable de toutes les doctrines de gouvernance moderne depuis la fin du XIXeme siècle. La caste élitiste a utilisé cette doctrine, et l’utilise encore aujourd’hui, pour justifier aux yeux des peuples le bien-fondé de l’ordre de la gouvernance, et induire de fait un état de domination perpétuelle de leur caste sur les peuples jugés moins aptes, inférieurs et juste bons a être commandés. Le darwinisme-social n’a pas de véritable couleur politique, en tant que pseudo-science, il est apolitique; on trouve des adeptes du dogme dans la droite traditionnelle, dans la droite fascisante, mais aussi dans la gauche dorée des beaux quartiers, et les leaders de partis avant-gardistes communistes nés au sein de la caste dominante et ayant gardé un certain mépris mêlé de crainte à l’égard du peuple.

L’eugénisme moderne:

Renforcée de ces doctrines, la British Eugenics Society fut créée en 1908 et est maintenant connue sous le nom de Galton Institute a Londres, tandis qu’aux Etats-Unis, l’American Eugenics Society voyait le jour en 1922; en 1972, sous l’égide des Fondations Rockefeller et Carnégie, elle changea de nom pour devenir la Society for the Study of Social Biology. Des 1913, la Fondation Rockefeller finança les programmes eugénistes américains ainsi que la Société Eugénique Française en 1912. Cette même Fondation Rockefeller finança également les programmes eugénistes de l’Allemagne nazie en aidant à la création et en finançant le Kaiser Wilhem Institute et ce jusqu’en 1939. Des scientifiques américains travaillaient dans cet institut et ont aidé au développement des programmes de stérilisation des populations jugées inaptes à reproduire, ainsi qu’à l’euthanasie des enfants atteints de déficience mentale.

La Fondation Rockefeller a également financé des 1913, par sponsoring des universités et des écoles de médecine qui avaient un interdite dans la recherche pharmaceutique, mettant ainsi les pieds dans le domaine du chimique médical.

En 1939, la Fondation Rockefeller fonde avec le géant du chimique allemand I.G. Farben (restructuré en un cartel de compagnies après la guerre dont Bayer, BASF et Hoechst (Aventis), aujourd’hui de grands noms de la chimie, pharmacologie et de la … production de vaccins… Hazard ?..) le “trust des médicaments”. Il est également à noter que la famille Rockefeller par le truchement de sa compagnie pétrolière Standard Oil, délivra des additifs chimiques a I.G. Farben sans lesquels les Allemands étaient incapables de faire tourner les moteurs de leur machine de guerre. Elle aida également a l’élaboration d’essence synthétique pour l’Allemagne nazie. I.G Farben était 100% en contrôle de camps de concentration, notamment l’abominable Auschwitz. Il a eté établi a la fin de la guerre qu’I.G. Farben produisait également le gaz Zyklon B pour les camps d’extermination. La fondation Rockefeller était en partenariat direct avec la firme allemande. La famille Rockefeller avec sa Standard Oil Company (aujourd’hui connue sous le nom de Exxon, Mobil), et sa banque JP Morgan Chase (ex Chase Manhattan Bank) possede plus de 50% des intérêts pharmaceutiques aux Etats-Unis. Cinquante responsables de la firme allemande ont été traduits devant le tribunal de Nuremberg… La plupart était en liberté des 1951. Certains allèrent aux Etats-Unis, d’autres restèrent en Allemagne et redevinrent cadres des compagnies du cartel résultant du démantèlement d’I.G Farben en plusieurs entreprises. Le financement du Kaiser Wilhem Institute se faisait depuis les Etats-Unis par l’intermédiaire d’une banque sous-traitante privée membre d’un cartel banquier dont Prescott Bush (père de George H. W. Bush, président des Etats-Unis, et grand-père de Deubeuliou, autre président américain…) était un des fondés de pouvoir.

Apres la seconde guerre mondiale et dû à l’embarassement de l’horreur des excès des programmes eugénistes allemands, la Fondation Rockefeller décida de changer le nom “d’eugénisme” pour celui “d’étude de biologie sociale” qu’elle intégra dans la nouvellement créée Society for the Study of Social Biology. Dès ce moment les programmes de contrôle des populations si chers à ces “élites”, passeront sous couvert d’une nouvelle science émergente: la génétique. Gary Allen, auteur d’une étude très documentée sur la famille Rockefeller “The Rockefeller File”, publiée en 1976 et réédité en 1994, écrit: “Le plan Rockefeller est d’utiliser le contrôle de la population, de la nourriture, des énergies et du contrôle de la finance, pour optimiser la dépendance et le contrôle absolu des peuples, ce qui amènera inéluctablement à une grande fusion, un gouvernement mondial et un fascisme global. Comprenez que ceci n’est pas planifié pour l’Inde ou le Sénégal, mais pour les Etats-Unis ou la croissance démographique zéro est déjà quasiment un fait accompli.”

En 1946, Julian Huxley (frère de l’écrivain Aldous Huxley, auteur du célebre roman “Le Meilleur des Mondes”), biologiste de renom et adepte des théories galtoniennes du darwinisme-social, prit part à la création de l’UNESCO (United Nations Educational Scientific and Cultural Organization) et publia dans un texte: “L’UNESCO, ses buts et philosophie”, la ligne de conduite eugéniste de l’organisation, ligne de conduite qu’elle n’a jamais quittée depuis. Julian Huxley est considéré aujourd’hui comme le “père fondateur” du mouvement environnementaliste moderne. Il fut aussi un des créateurs du World Wide Fund for Life, qui deviendra en 1961, sous l’égide de deux autres eugénistes notoires les princes Bernhard de Hollande (ancien officier SS) et le prince Philip d’Angleterre le World Wide Fund ou WWF. Ce même prince Philippe qui déclarait vouloir revenir sur terre après sa mort réincarné en un virus mortel pour pouvoir participer à la réduction de population massive qui s’impose au monde moderne pour sa survie.

En 1947, John D. Rockefeller III donna à l’ONU un des terrains familiaux pour y établir le quartier général de l’organisation à New York (valeur de l’époque: 8,5 Millions de dollars), scellant ainsi le destin de la famille Rockefeller au devenir de l’ONU et au projet de l’élite pour le monde du futur. En parallèle, l’UNICEF fut également créée en 1947 et devint en peu de temps la couverture onusienne pour les programmes eugénistes de contrôle familial dans les pays en voie ce développement. Plus tard en 1967, fut créé l’UNFPA (United Nations Fund for Population Activities), qui reçu des fonds de l’UNICEF pour ses programmes de contrôle des populations par stérilisation volontaire puis a l’insu des populations par voie de campagnes de vaccination massives, vaccins qui étaient intoxiqués aux hormones pour stériliser de manière permanente les femmes de 12 a 45 ans qui se faisaient inoculer en toute confiance (les cas les plus connus étant ceux du Nicaragua, de la Thailande, du Nigeria et des Philippines que nous verrons plus loin).

Ainsi, comme nous pouvons le constater, l’après seconde guerre mondiale a vu une métamorphose des associations eugénistes en un mouvement environnementaliste qui embrasse toutes les thèses importantes des organisations eugénistes précédentes: contrôle des populations dans la plus pure tradition malthusienne, purification de l’espèce humaine, et autres mesures qui dorénavant seront adoptées sous couvert d’écologie et d’intérêt général global. Bien évidemment, ceci ne veut bien pas dire qu’il n’y ait pas de problèmes environnementaux en ce monde. Ils sont nombreux et doivent être adressés par les peuples. Mais à l’ensemble des problèmes réels posés à l’humanité par la surconsommation des pays développés et les pollutions en tout genre qui se sont répandues dans les pays en voie de développement par le truchement de la délocalisation de la production des pays industrialisés pour augmenter toujours et encore les profits des multinationales et de l’élite dominante, vient se greffer des problèmes induits dont les conséquences immédiates et futures pour le monde seront catastrophiques dans un cadre rappelant une triste époque de notre histoire contemporaine ou le génocide planifié était de mise. Des exemples ?… Que penser des campagnes de stérilisation massive menées par l’ONU dans les pays en voie de développement, spécifiquement après l’adoption par le département d’état américain des concepts proposés dans le fameux“Rapport Kissinger” de Décembre 1974, connu officiellement sous le vocable de NSSM 200, dé-classifié par la maison blanche en Juillet 1989. Ce rapport, financé par la Fondation Rockefeller est le document qui a fait endosser le schéma de dépopulation globale comme top priorité pour le département d’état (Ministere des Affaires Etrangères) Etats-uniens. Les raisons étaient également d’ordre stratégique, puisqu’il s’agissait également de:

Sécuriser pour les Etat-Unis les ressources minérales et énergétiques en Afrique et autres nations en voie de développement

Maintenir la stabilité politique pour continuer l’exploitation

Contrôler la croissance démographique mondiale pour s’assurer du résultat

Des recommandations spécifiques y étaient faites pour parvenir aux buts de contrôle et reconnaissait implicitement la nécessité d’utiliser guerres et famines par voie de contrôle des ressources alimentaires contre les pays qui seraient réticents a appliquer une politique de contrôle de leur population:

Urgence d’appliquer des mesures pour réduire la fertilité globale avant la fin des années 1970 et des années 80

Le plan demandera des efforts vigoureux pour les pays impliqués, les leadership états-uniens étant en cela primordial

Des fonds seront mis a disposition des pays reconnaissant les intérêts a long terme des Etats-Unis

La croissance de la population mondiale, dans ce schéma erroné malthusien, y est vu comme une atteinte à la sécurité des Etats-Unis et de fait, au cartel des compagnies pétrolières, chimiques et pharmaceutiques. Depuis lors, des programmes nationaux de stérilisation ont été menés dans différents pays sous les auspices des organismes de l’ONU, tels l’UNICEF et sa comparse de l’OMS, une autre reconversion a succès de l’intention eugéniste. Trouvons ici quelques exemples de ces programmes de stérilisation massive dans les pays en voie de développement tous sous l’égide d’organismes de l’ONU et des gouvernements locaux pour qui les subventions pleuvaient (entretenant bien sûr la corruption endémique des oligarchies locales) pour accueillir ces mesures draconiennes imposées le plus souvent, à l’insu des populations:

Des les années 1920 et jusqu’à la seconde guerre mondiale, une loi fédérale concernant la stérilisation obligatoire des “citoyens inaptes à reproduire” fut adoptée par 33 états des Etats-Unis, générant la stérilisation forcée de 60 000 citoyens américains. Les mesures eugénistes appliquées aux USA furent louées et appliquées par la suite par l’Allemagne nazie

Dès le début des années 1970, l’UNICEF développa des programmes de stérilisation volontaire, qui n’eurent pas le succès attendu même moyennant finance (http://www.lifesitenews.com/ldn/2002/oct/021030a.html )

Programmes de vaccination de l’OMS contre le tétanos au Nicaragua en 1993 et au Mexique en 1994 ont été des couvertures pour la stérilisation de masse des populations, de la même maniere que cela s’est également produit aux Philippines et en Thailande dans la même période.

L’UNICEF fut impliquée dans les année 1990 aux Philippines, dans un programme de stérilisation des populations par l’intermédiaire d’un vaccin anti-tétanique “contaminé” avec l’hormone B-hCG, qui administrée en vaccin, stérilise de maniere permanente les femmes inoculées. Une cour de justice des Philippines ordonna l’arrêt de la campagne de vaccination en 1995 mais après que 3 millions de femmes philippines de 12 a 45 ans aient été vaccinées et donc stérilisées à leur total insu.

L’UNICEF fut de nouveau impliquée dans une campagne de vaccination (orale cette fois ci) contre la polio au Nigéria en 2004 ayant bizarrement les mêmes caractéristiques que celle des Philippines… (http://contraception.fr/f-b0501hf.htm )

Il est également à noter que dans l’entourage immédiat de ces grandes “associations philanthropiques”, se trouvent depuis quelques décennies d’autres grands philanthropes aux relents frelatés eugénistes: la clique du club des milliardaires idoines sans l’argent desquels rien ne serait possible, bien sur les inamovibles Rockefeller, rejoints depuis par les Ted Turner, Bill & Melinda Gates, George Soros, Warren Buffet et autres sous-fifres tel Al Gore, l’homme de Monsanto (roi de l’OGM) et de l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique, autre dogme érigé en arme de destruction massive pour les générations futures et les pays en voie de développement. Nous y reviendrons plus tard.

Ted Turner le milliardaire “philanthrope” déclara en 1991 dans une interview: “Idéalement, la population mondiale devrait être réduite a 500 millions d’individus.” Ted Turner est un des financiers de l’ONU et de ses programmes. Coïncidence ?… Quant à Bill Gates, autre milliardaire “humaniste”, il est devenu avec sa Fondation Bill& Melinda Gates, le gourou de la vaccination pour les enfants des pays en voie de développement. Altruisme authentique ou agenda caché ? Pour ce faire il a déclaré au dernier meeting de Davos en Janvier 2010 que sa fondation donnerai 10 milliards de dollars sur 10 ans pour la vaccination de tous les enfants du tiers monde, sachant également que sa fondation est le financier principal du GAVI (Global Alliance for Vaccinations and Immunization) en partenariat avec l’OMS, la Banque Mondiale et les grands pontes de l’industrie pharmaceutique, qui sont connus globalement pour leur dumping vers le tiers monde de vaccins et de médicaments non testés et “contaminés” qu’ils ne peuvent pas ou plus écouler dans les pays occidentaux. La fondation Gates est également impliquée dans le développement de programmes pour l’implantation des OGM dans les pays émergents et le contrôle des semences bio et originelles.

(http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/Swine_Flu/Gates_Vaccines/gates_vaccines.html), la question de l’innocence d’un tel mécénat peut légitimement se poser. Ceci n’étant qu’une petite partie immergée de l’iceberg.

Nous venons de voir que les campagnes de vaccination officiellement organisées par des organismes supposés altruistes et au-dessus de tous soupçons tels que l’OMS, L’UNICEF et toutes les ONG gravitant dans leur giron, sont largement sujettes à caution. Comment pourrait il être en autrement de la derniere née de ces campagnes: celle du vaccin de la “pandémie” de grippe porcine, H1N1 de 2009-2010. Nous sommes tous en droit de nous le demander, spécifiquement avec toute l’omerta faite sur la commande des vaccins, les conditions de production de ces vaccins, la contamination avérée d’un stock de vaccins de chez Baxter par des virus non atténués H5N1 (dite grippe aviaire) a destination de 18 pays et dont le test inopiné dans un laboratoire de transit en République Tcheque a révélé l’existence, ainsi que la suspicion d’intention criminelle (une enquête est toujours en cours en Autriche ou une plainte a été déposée); ainsi que de l’insuffisance des tests qui ont été effectués sur ces vaccins avant leur commercialisation et leur diffusion au grand public, pour ce qui s’est depuis avéré être une supercherie plus que probable à la pandémie.

La collusion économique et idéologique entre l’industrie chimique et pharmaceutique et la haute finance élitiste et eugéniste n’est pas nouvelle, nous en avons vu une des origines remontant aux années 1920-30, lorsque les fondations Carnegie et Rockefeller se sont impliquées plus avant avec la science dans le but précis de réaliser leur vision délirante d’un monde biologiquement, génétiquement purifié. Suite aux abus génocidaires nazis qu’ils ont aidé a perpétrer, les eugénistes ont trouvé refuge dans une nouvelle science émergente: la génétique et y ont vu une excellente opportunité de dissimuler les intentions de “nettoyage” biologique derrière le paravent d’une nouvelle doctrine naissante dans le sillage du biologiste Julian Huxley: l’environnementaliste. Ceci ne veut bien entendu pas dire que tous les écologistes sont des psychopathes ne rêvant que de purification ethnique, bien au contraire, la vaste majorité des militants écologistes sont convaincus du bienfondé de leurs convictions et les problèmes environnementaux qu’ils adressent sont le plus souvent des problèmes réels. La perversion vient du système, de l’idéologie eugéniste larvée dans le mouvement écologiste et ce depuis son origine avec Julian Huxley. Les militants écologistes sont le plus souvent endoctrinés, manipulés et exploités par les ONG paravents de l’eugénisme moderne, à des fins de réalisation future du grand schéma global d’obédience fasciste de nos élites.

Pour s’assurer d’une domination globale, un groupe d’individus se doit de contrôler deux choses en ce monde:

Les ressources énergétiques

Les ressources alimentaires

C’est le fondement même de la “doctrine Kissinger” (encore lui…), énoncée en 1970…

C’est ce que l’oligarchie globaliste s’est attachée à conquérir depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Nous en vivons aujourd’hui un épisode très important entre les guerres perpétuelles pour le contrôle des sources d’énergie et les multiples “révolutions vertes” qui ont fleuries depuis 1945. La guerre du contrôle alimentaire passe par le contrôle de la production agro-alimentaire mondiale. Nous assistons depuis une cinquantaine d’années au laminage et à l’extinction sans rémission de l’agriculture traditionnelle et naturelle au profit d’une dominance sans partage des cartels agro-alimentaires pilotés de l’intérieur comme de l’extérieur par les multinationales du chimique et du génétiquement modifié, qui s’appuient sur le système politique de nos sociétés, suffisamment corrompu pour y voir leur intérêt et non plus celui de l’intérêt général des peuples dont ils sont devenus l’ennemi au fil du temps.

Pour ce faire, la fondation Rockefeller, le cartel de l’agro-alimentaire et les suiveurs de la révolution génétique ont développé l’étape suivante du contrôle des ressources alimentaires mondiales: L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui est devenue le gendarme de la régulation alimentaire de l’oligarchie.

Pour contrôler l’agriculture de culture, qui représente la partie fondamentale et vitale de l’alimentation mondiale (on peut vivre sans viande, pas sans céréales, fruits, agrumes et légumes…), il faut contrôler la source même des cultures: les semences et dans une autre mesures tout le chimique de substitution des méthodes traditionnelles pour la préservation des cultures contre les pestes naturelles (insectes, parasites, fungus etc…) à savoir: pesticides, insecticides, fongicides et autres poisons utiles à une extermination lente mais certaine des populations. Tel est le but du cartel de l’agro-alimentaire qui impose sa dictature sur le monde développé ou en voie de développement. Nous pouvons ainsi résumer les fonctions primaires de l’avènement des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) et leur application à l’agriculture par le cartel du chimique que l’on retrouve également pour la plupart dans le développement genétique: Monsanto, Syngenta, BASF, Bayer, DuPont.

Notons au passage que Monsanto (le numéro 1 mondial de la semence génétique imposant sa dictature globale) était associée à la fin de la guerre avec la tristement célebre I.G. Farben allemande que nous avons vu précédemment, et que BASF (numéro 1 mondial de la chimie) multinationale naissant de l’éclatement d’I.G Farben, possèdent toutes deux 49% des 52 brevets déposés pour intégrer des gènes de résistance aux plantes sous stress, et que les 5 compagnies sus-mentionnées possèdent 532 brevets déposés sur l’intégration de “genes climatiques” aux plantes de cultures… Un autre domaine à multi milliards de dollars dont on ne parle jamais lorsque qu’on parle du “réchauffement climatique anthropique”, qui bien sûr n’existe que dans la tête de ses créateurs et celles de la cohorte de naïfs que les gardiens du dogme écologique ont convaincus à grand renfort de propagande et de pseudo-Science.

Une fois de plus les fondations Rockefeller, Gates sont liées au financement des recherches dans le domaine génétique et de l’application des mesures de “développement agricole moderne” en Afrique, en Inde, par le truchement d’ONG qu’ils financent également comme la Fondation Africaine de Technologie Agricole ou l‘International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications, aussi financé par Monsanto, Syngenta, Dow AgroScience, DuPont etc… La première “révolution verte” a vu l’avènement des fameuses semences F1, celles dont pour la première fois les agriculteurs devenaient dépendants du fournisseur, car elles étaient (et sont toujours…) stériles ou dégénéraient sur une ou deux générations. La première révolution verte a eu pour effet dévastateur d’éliminer une très grande partie de l’agriculture traditionnelle dans le monde entier et provoqua l’exode massif de populations rurales vers les villes pour la quête de travail de subsistance en industrie. L’oligarchie avait créée de facto la nouvelle main d’oeuvre bon marché pour subvenir à l’essor industriel global de délocalisation des industries des pays développés qu’elle planifiait de longue date. De fait, une des armes les plus redoutables du néolibéralisme économique.

La nouvelle “révolution verte” est liée à l’impact annoncé frauduleux du réchauffement climatique ou les grands monopolistes de l’agro-chimie mettent la dernière main au terrorisme absolu, celui du terrorisme agricole, qui voit et verra de plus en plus l’extermination des agricultures traditionnelles au profit du tout chimique, tout génétique, générant des profits gigantesques pour ces entreprises et en même temps réalisant le projet a long terme des oligarches, celui du contrôle total des populations par une agriculture de la mort ou une poignée de profiteurs eugénistes décideront de qui mange et qui ne mange pas… Couplé aux vaccinations toxiques forcées et à l’exposition constante à des substances et rayonnement dangereux, voila de quoi réjouir les fanas de la réduction de l’espérance de vie… Une étude autrichienne en 2008 a démontré que les maïs transgéniques de Monsanto Mon 810, Mon 863 et NK 603 présentent de sérieux dangers pour la santé, notamment (encore un hasard ?..) des risques très accrus de stérilité. Les tests de laboratoire ont prouvé que la consommation de ces produits a provoqué la stérilisation de toutes les souris mâles et femelles de l’expérimentation… Le Mon810 était légal en Europe et était cultivé à grande échelle en Allemagne jusqu’en 2009, année où il fut bannit. On attend avec impatience une étude épidémiologique sur les conséquences de la consommation de longue durée de cet outil de contrôle des populations.

Est-ce une fois de plus un hasard en évoquant le génocide latent lié au développement global des cultures OGM et du tout chimique agro-alimentaire que nous nous heurtons sans cesse aux mêmes noms qu’il y a 90 ans ?… Les fondations Rockefeller, Carnégie, qui elles-mêmes ont fait des émules avec les fondations Turner, Gates et les investisseurs privées Soros, Buffett et autres “philanthropes” internationaux qui n’ont que le bien commun en tête c’est évident. Tous sont encore et toujours en toile de fond. Elles ont eu près de cent ans pour acheter et s’assujettir tous les rouages politico-médiatiques qui contrôlent  nos sociétés, elles ont acheté tout ce qui était à vendre y compris les politiciens et leurs conseillers.

Est-ce un hasard de retrouver des noms tels que Rumsfeld, Gore, Cheney, Rice, Bush attachés aux comités directeurs d’entreprises comme Gilead chimie (producteur du fameux Tamiflu et dont Rumsfeld est un actionnaire et ex-membre du bureau directeur), Halliburton chers a Cheney et Rice, Bush et les offices pétroliers, Gore et le Chicago Carbone Exchange (CCX) et Monsanto. Al Gore, l’homme du RCA, de la fraude du réchauffement au CO2, la vitrine médiatique du complot oligarchique sur le climat, l’homme dont la fortune personnelle est passée de 2 millions à 100 millions de dollars entre 2001 et 2007, l’homme dont le chef de cabinet de la vice-présidence des Etats-Unis (1999-2001) n’était autre que Charles Burson, avocat de Monsanto, et ensuite vice-président de Monsanto de 2002 a 2006. Al Gore qui fut enfin l’artisan au sein de l’administration Clinton en 1998 de l’acceptation des OGM par l’Union Européenne et fit signer a Jospin alors premier ministre français, l’introduction en France des premiers maïs transgéniques par le biais d’un chantage aux contrats commerciaux franco-états-uniens d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars. Feriez-vous confiance a cette clique d’élitistes eugénistes ?… A un Al Gore, grand gourou du réchauffement climatique anthropique qui a poussé irrémédiablement avec son comparse Clinton l’Humanité vers l’agriculture de la mort et du génocide ? Moi pas ! Confiance zéro absolu.

(http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/eugenique.html)

A ce titre, le réchauffement climatique anthropique (RCA), n’est qu’une arme de plus dans la panoplie du parfait destructeur pour parfaire l’endoctrinement des masses populaires aux dogmes du nouvel ordre mondial et rendre les foules plus apathiques encore quant au génocide planétaire annoncé par nos “élites” auto-proclamées. L’affaire récente du ClimateGate d’octobre 2009, ou la correspondance de membres du saint des saints du CRU (la branche pseudo-scientifique de l’entité politique du GIEC soit disant experte en la matière du “réchauffement climatique”), faite de milliers de courriers électroniques a été dévoilée et a prouvé sans l’ombre d’un doute et quoi qu’en diront les comités d’exonération idoine, qui ne manqueront pas d’essayer de blanchir les incriminés pour sauver le dogme, que la “science” derrière le dogme du RCA était au mieux interprétée pour faire dire aux chiffres ce qu’on voulait leur faire dire, au pire totalement frauduleuse et bidouillée. Expliquer en détail ici la fraude du RCA serait hors sujet, bon nombre d’articles ont été écrits ce concernant, mais pour cadrer la fraude de l’église de la climatologie avec ce qui nous préoccupe ici, voici ce que nous pourrions en dire:

En 1974, la Fondation Rockefeller (toujours elle..) annonce une réunion sur le “Changement Climatique, Production Alimentaire et Conflits entre les Nations”. Cette réunion devait réunir à la fois des climatologues, des économistes et des scientifiques afin d’analyser les implications futures de la production alimentaire a l’heure du Refroidissement Global, car l’heure dans les années 1970 était au refroidissement et à l’arrivée d’un nouvel âge glaciaire. Ils en décidèrent autrement et la réunion fut annulée pour revenir a la charge quelques années plus tard sous la houlette du “réchauffement climatique global” et d’une meute de scientifiques grassement subventionnés dans leurs recherches pour prouver une quelconque relation humaine entre le “réchauffement” et le gaz carbonique émis. La RCA mania était née.

Quand nous parlons des ONG de l’environnement, qui prend la peine de rechercher ce qui se cache derrière la vitrine médiatique et propagandiste des plus influents ?… Des exemples ?.. En voici deux majeurs: Qui est derrière les célebres WWF et Greenpeace ?

WWF: le gentil panda est financé en partenariat par: les ciments Lafarge, Coca-Cola, Wall-mart, Toyota. Un des plus gros financier est Hoffman-Laroche le géant pharmaceutique qui subside la compagnie de Rumsfeld Gilead produisant le Tamiflu. Novartis, racheteur de Syngenta en est un autre sponsor. Que du beau monde comme on peut le constater.

Greenpeace: financé essentiellement par les deux fondations a vocation eugénistes: Rockefeller et Turner, des super-écolos par nature bien évidemment et aux intentions altruistes et humanistes comme cet exposé l’a démontrée.

(http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/ecolo-thermistes.html) (http://groups.google.com/group/alt.global-warming/browse_thread/thread/3f7465ddb5e48a49)

Nous ne pouvons pas finir cet exposé sans parler de deux choses importantes destinées elles à museler la possibilité des citoyens à rechercher et appliquer des alternatives à la médecine allopathique dite orthodoxe, qui répond parfaitement aux diktats de l’industrie pharmaceutique toute puissante a décider qui doit prendre quoi pour soigner telle ou telle maladie, alors qu’il est parfaitement connu depuis l’aube de l’Humanité, que la médecine naturelle, tant tombée en désuétude dans le monde moderne, peut avoir des succès thérapeutiques et préventifs non négligeables. Bien sûr que certains médicaments ont fait régresser bon nombre de maladies infectieuses, mais la fermeture du débat par une doctrine implacable est certainement néfaste a la santé et au bien-être des gens, cela en étant le but apres tout. Les plus gros abus concernant la “santé publique” sont certainement dans le domaine de la vaccination et du traitement du cancer. D’un côté on inocule aux populations des cocktails de toxines (adjuvants, squalenes, thimérosal a base de sels de mercure, cellules de culture animale contaminées avec des virus, virus actifs), qui sont autant de bombes a retardement sur la santé des citoyens, surtout pour les plus jeunes générations, sans réellement savoir si la vaccination plus que le développement de l’hygiène public est a l’origine de l’éradication de certaines maladies, comme la polio, qui du reste tendent a revenir en force lors de campagne de vaccination dans les pays en voie de développement… D’un autre côté, on traite la pandémie mondiale de cancers avec la sempiternelle trilogie de la mort:

charcuter (biopsie, opération/ablation de tumeurs), empoisonner (chimiothérapie), brûler (radiation) dont l’efficacité est statistiquement non prouvée, mais qui est très lucratif pour les labos pharmaceutiques et le complexe médico-pharmacologique, alors que des alternatives naturelles ou dérivées synthétiquement de thérapies naturelles sont elles prouvées bien plus efficaces, mais totalement vouées aux gémonies des dieux de l’olympe médical, car échappant au contrôle de big pharma…. Est il pensable de pouvoir contrôler et guérir un cancer non -métastatique a 80 ou 90 % à l’aide de graines d’abricots ou de pommes (vitamine B17 ou Laetrile), d’enzymes pancréatiques et de zinc, ou de chlorure de césium qui est le minéral le plus alcalin au monde ?… Des études ont été faites à leurs sujets et ont prouvé l’efficacité curative de ces traitements au-delà de toute espérance; mais la pensée unique de la machine à profit décide de ce que nous devons penser et ce que nous devons croire, non pas pour le bien de la communauté mais uniquement pour le bien des multinationales et des oligarchies en contrôle du système. Le fric et profit rois, pourvoyeurs de pouvoir doivent rester maitres des masses incultes selon la sainte oligarchie.

Ainsi Big Pharma a t’il déclaré une guerre ouverte à la médecine alternative et traditionnelle, ainsi qu’a toutes les entités capables de fournir des suppléments alimentaires bien dosés et efficaces au public. C’est la raison d’être du Codex Alimentarius (ou code alimentaire), programme lancé en 1962 sous l’égide de l’ONU et de l’OMS et qui aurait pour but officiel “d’harmoniser les standards des suppléments nutritifs internationalement et garantir une qualité de produits standardisée”. But bien anodin et altruiste si on veut bien les croire. Il se trouve qu’en analysant les textes (dont la dernière application est entrée en vigueur le 31 Decembre 2009), il n’en est rien et que le but véritable du Codex n’est en aucun cas le contrôle de la qualité des produits en ventes, mais d’utiliser le pouvoir combiné des instances pour promouvoir la restriction globale des vitamines et des suppléments alimentaires, soit en les interdisant purement et simplement, soit en forçant une commercialisation à dosage infime toujours très en deçà des normes quotidiennes nécessaires à une bonne supplémentation en nutriments, vitamines et minéraux. Le but ultime est l’interdiction des vitamines et des suppléments alimentaires qui ne sont pas sous le contrôle des labos pharmaceutiques et ainsi pouvoir continuer a contrioler de A a Z ce que les gens ingèrent en suppléments et en médicaments. Cela remplit deux fonctions en une:

Augmentation du profit en canalisant l’offre et la demande en quasi monopole

Supprime à terme la possibilité pour les populations de pouvoir se suppléer en compléments alimentaires pour rester en bonne santé, ce qui aura pour effet direct la recrudescence de maladies de carence, qui seront traitées par la médecine conventionnelle et les médicaments idoines prescrits dans l’orthodoxie du politiquement et financièrement correct… pour le bien de tous il va sans dire.

Le Codex Alimentarius va même plus loin, puisque provision est faite de bannir les nutriments comme étant “toxiques”, et que à terme seule l’alimentation génétiquement modifiée sera la norme et que toute alimentation bio devra être irradiée afin de rentrer dans les normes imposées, à savoir l’éradication des vitamines et minéraux si nécessaires à la vie. N’est-ce pas le meilleur moyen de contrôler la chaîne alimentaire pour big pharma et leurs acolytes du transgénisme ? Le contrôle se fera entre les thérapies chimiques imposées pour soigner des maladies induites génétiquement et par carence; les vaccinations multiples chargées en cocktail toxiques et viraux, l’imposition a terme des OGM pour toutes les cultures et l’élevage d’animaux à destination de l’alimentation et le Codex Alimentarius donc, qui éradiquera toutes les possibilités de sortir de cette spirale de la mort lente en se suppléant en vitamines, minéraux et nutriments essentiels.

La route est ainsi pavée pour le génocide de masse tant voulu par nos oligarques psychopathes.

Conclusion:

Nous avons vu que la tentation eugéniste chez nos “élites” ne date pas d’hier; que cette tentation est devenue acte avec le développement de la science qui est contrôlée par l’oligarchie financière car en effet que serait la science sans la finance dans nos sociétés capitalistes ou communistes (les deux côtés de la même pièce quoi qu’il en soit) ? De plus, les “élites” dirigeantes ont toujours eu ce caractère obsessionnel de la protection de leur paradigme de caste et de l’asservissement de la majorité aux diktats de leur volonté d’exploitation et de contrôle sans partage. Nous avons vu que les plus grandes instances financières et industrielles de l’époque contemporaine ont été impliquées dans le développement des programmes eugénistes modernes, qu’ils ont dissimulés depuis la seconde guerre mondiale derrière l’écran propagandiste de la nouvelle science de la génétique et du mouvement global environnementaliste.

Les milliardaires eugénistes, sous le couvert de fondations faussement humanistes et altruistes, continuent leur travail de l’ombre pour la destruction et le contrôle de l’Humanité. Ce n’est plus une question d’argent et de profit. Ils ont tout l’argent possible, fortunes reconsolidées par leurs activités hautement monopolistes et spéculatives dans tous les domaines et renforcées par les crises économiques successives, déclenchées de maniere opportune pour assurer une concentration maximum des biens et des richesses dans le moins de mains possible au sommet de leur pyramide. Ils ont tous suffisamment d’argent et de biens pour vivre sur quatre ou cinq générations dans le luxe le plus abject. Non il s’agit de puissance et de contrôle, de la volonté pour ces ultra-milliardaires d’instaurer un système supra-fasciste global, contrôlé par les délégués de la haute finance, et les PDG de multinationales choisies qui leur permettra une fois en place de réduire plus dramatiquement la population mondiale, et permettra également aux oligarches de vivre dans leur bulle aseptisée en oeuvrant pour la transhumanité qu’ils espèrent: la fusion de l’Homme et de la machine, rendant possible de vivre éternellement pour le plus petit nombre s’entend.

A cette fin, le processus d’imposition d’une dictature globale est deja bien avancé et l’oligarchie maintien deja les peuples dans la peur, la division, les guerres, les famines, et plus récemment: les privations accrues de libertés individuelles et collectives, la suppression peu a peu de la liberté d’expression, le flicage permanent au nom d’une “guerre a la terreur” fabriquée de toute pièce a partir d’un événement criminel perpétré par les sbires de l’oligarchie: le 11 Septembre, qui a donné l’opportunité a l’empire anglo-américain dominant de déclencher son processus de guerre perpétuelle au nom de la “démocratie” mais surtout pour contrôler les ressources naturelles, énergétiques et humaines des pays envahis. L’imposition aux pays émergents de regles draconiennes de pur chantage pour qu’ils obtiennent des prêts auprès d’institutions financières criminelles totalement sous contrôle de l’oligarchie, comme le FMI et la Banque Mondiale, l’imposition d’autres regles draconiennes et souvent inacceptables sauf par chantage via l’OMC, le développement sans supervision de marchés spéculatifs sauvages qui génerent des effondrement financiers, cascadant en crises économiques mondiales. A cela vient s’ajouter l’assujettissement des réserves énergétiques et alimentaires selon la doctrine Kissinger, la tentative d’imposition d’un impôt global de financement de l’état fasciste par le biais de la taxe carbone, basée sur une escroquerie de première main: le réchauffement climatique anthropique, la création de pandémies et de nouvelles campagnes de vaccination toxiques, et nous voyons clairement que l’emprise de l’oligarchie sur le monde est quasiment totale et que les attaques perpétrées contre les peuples viennent tous azimuths.

Que peut on faire?… Devons-nous baisser les bras et nous laisser mener à l’abattoir?… Chaque crise, chaque conflit historiquement a eu son lot de moutons pris dans le cours de l’histoire, son lot de résistants et son lot de collaborateurs avec les instances dominantes… L’oligarchie globaliste a déclaré la guerre a l’Humanité dans son ensemble, à nous les peuples de la terre. Pour pouvoir résoudre un problème, il faut d’abord avoir la perception qu’il y a un problème. Les peuples des pays en voie de développement savent depuis des lustres qu’il y a un sérieux problème en ce monde… En ce qui nous concerne dans le monde occidental, nous vivons essentiellement en état de déni soit par excès de naïveté, soit par j’en foutisme, soit par complicité tacite. Réalisons ce qui se passe, ouvrons les yeux, pompons les écrans de fumée, et aidons nos concitoyens à réaliser pour et par eux-mêmes ce dont nous sommes tous victimes. Le secret a été de mise pour l’oligarchie pendant pres de cent ans pour être capable de pousser leur agenda a ce point; aujourd’hui ils ne peuvent plus avancer a couvert, l’empereur est nu, mais le public est toujours aveugle…

Que voulons nous pour le monde de demain ?… La réponse est en chacun de nous, mais une chose est certaine, contrairement au dogme de la pseudo-science du darwinisme-social, l’Histoire nous a prouvé que l’Humain n’a pu survivre, s’adapter et modifier son environnement pour développer son bien -être (bien relatif certes au vu de ce qu’il pourrait être sans le parasitisme ambiant…) que par la coopération, l’entr’aide mutuelle et la solidarité, qualités synonymes d’intelligence, de progressisme et de bien-être social. Nous ne sortirons de l’impasse ou nos élites nous ont mis qu’en respectant cette nature profonde de l’Homme qui seule sera émancipatrice des turpitudes élitistes et eugénistes des maîtres de séant.

J’engage les lecteurs à ne rien croire de ce qui a été dit dans ces lignes, et de faire les recherches par eux-memes. Ci-dessous vous trouverez une liste de livres, de sites internet et de mots-clefs que vous pourrez utiliser pour rechercher l’information par et pour vous-même. Lorsque vous aurez emprunté cette voie, et questionné la matrix ou nous vivons… Il n’y aura plus de retour possible en arriere… Alors… Quelle couleur la pilule ?

“La révolte est le fait de l’homme informé, qui possède la conscience de ses droits…La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui-ci, a son tour, ne trouve de justification que dans cette complicité.”

– Albert Camus (L’homme révolté – 1951 – ) —

Bibliographie:

– William Engdahl, 2008, OGM semences de destruction, l’arme de la faim

– G. Edward Griffin, 1997, World Without Cancer

– Ty Bollinger, 2009, Cancer step outside the box

– Gary Allen, 1976, The Rockefeller File

– Antony Sutton, 1976, Wall Street and the Rise of Hitler

Mots clefs de recherche internet:

eugénisme, fondation rockefeller eugénisme, fondation turner eugénisme, ONU OMS vaccins controverses, vaccination sterilisation, OGM eugenisme

en anglais: eugenism, rockefeller foundation eugenism, vaccine sterilization, UN sterilization campaigns, GMO eugenism, codex alimentarius

Liens utiles en ligne sur le sujet:

Eugénisme:

http://www.universalis.fr/encyclopedie/malthusianisme-et-neo-malthusianisme/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eugénisme

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=309

http://fr.wikipedia.org/wiki/Darwinisme_social

http://www.modernhistoryproject.org/mhp/ArticleDisplay.php?Article=CullTheHerd

Fondation Carnegie et eugénisme:

http://www.voltairenet.org/article14683.html

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/06/GUYONNET/17238

Fondation Rockefeller et eugénisme:

http://www.liberterre.fr/liberterres/eugenisme/rockefeller02.html

http://educate-yourself.org/cn/genociderockefellernazis2apr03.shtml

http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Rockefeller_Foundation

http://les7duquebec.wordpress.com/2009/08/11/eugenisme-et-l’agenda-de-depopulation-mondial/

http://www.liberterre.fr/liberterres/eugenisme/gates-vaccins.html

http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/ecolo-thermistes.html

http://www.activistcash.com/foundation.cfm/did/166

http://groups.google.com/group/alt.global-warming/browse_thread/thread/3f7465ddb5e48a49

OGM et eugénisme:

http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/Swine_Flu/Gates_Vaccines/gates_vaccines.html

http://www.organicconsumers.org/articles/article_15588.cfm

http://www.liberterre.fr/liberterres/eugenisme/index-eugenisme.html

http://membres.multimania.fr/ogm/documentation/eugen.htm

http://www.naturalnews.com/026907_food_vaccination_health.html

Population et souveraineté nationale:

http://perso.infonie.be/le.feu/ms/divfr/popsnfr.htm

Dépopulation et NSSM 200:

http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=431012873&blogId=528020194

UNESCO et eugénisme:

http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=282491285&blogId=430244068

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9477

Codex Alimentarius:

http://www.natural-health-information-centre.com/codex-alimentarius.html

http://www.healthfreedomusa.org/?page_id=157

http://www.naturalnews.com/024128_CODEX_food_health.html

Vaccin thimérosal et mercure, adjuvants:

http://www.lepost.fr/article/2009/07/17/1623073_le-poisson-les-vaccins-et-le-mercure.html

http://users.skynet.be/nomoreillusions/vaccin3.html

L’hérésie du peuple grec offre un espoir

Posted in actualité, politique et social with tags , , , , on 25 juin 2010 by Résistance 71

Par John Pilger, Mai 2010. Traduit de l’anglais par Résistance71

Alors que la classe politique britannique prétend que le mariage arrangé entre factions est représentatif de la démocratie, l’inspiration pour nous tous vient de Grece. Ce n’est pas surprenant du tout que la Grece ne soit pas présentée comme un phare mais comme un « pays poubelle » qui ne doit son avènement qu’a son secteur public surgonflé et sa tradition « d’arrondir les angles ». L’hérésie de la Grece est en fait que la révolte de ses gens ordinaires donne un espoir authentique au contraire de celui exhibé par le seigneur de la guerre actuel de la maison blanche.

La crise qui a mené au « sauvetage » de la Grece par les banques européennes et le FMI est le produit d’un système financier grotesque qui est lui-même en crise. La Grece est le microcosme d’une lutte des classes modernes qui est rarement dépeinte de la sorte et qui est agitée avec l’urgence de la panique parmi les riches impérialistes.

Ce qui est différent avec la Grece c’est qu’au sein de sa mémoire vivante, nous trouvons l’invasion, l’occupation étrangère, la trahison du monde occidental, la dictature militaire et la résistance populaire. Les citoyens ordinaires ne sont pas dupes de la corruption industrielle qui domine l’Union Européenne. Le gouvernement de droite conservateur de Kostas Karamanlis, qui a précédé le gouvernement actuel travailliste de George Papandreou a été décrit par le sociologue français Jean Ziegler comme « une machine de pillage systématique des ressources du pays. »

La machine avait des amis tristement célebres. Le comité directeur de la réserve fédérale américaine enquête sur le rôle de Goldman Sachs et d’autres opérateurs hedge funds américains, qui ont pariés sur la banqueroute de la Grece alors que ses biens publics étaient vendus et que sa classe dominante riche déposait 360 milliards d’Euros sur des comptes en Suisse. Les plus grands armateurs grecs transféraient leurs compagnies a l’étranger. Cette hémorragie de capitaux continue avec la bénédiction des banques centrales européennes et des gouvernements.

A 11 percent, le déficit de la Grece n’est pas plus important que celui des Etats-Unis. Néanmoins, lorsque le gouvernement de Papandreou essaya d’emprunter sur le marché international du capital, il fut effectivement bloqué par les agences d’évaluation américaines, qui réduirent la Grece au niveau de « poubelle ». Ces mêmes agences donnèrent en revanche une notation de triple A a des soi-disants emprunts sub-primes pour des sommes de milliards de dollars, ce qui eut pour effet de précipiter l’économie vers l’effondrement de 2008.

Ce qu’il s’est passé en Grece est un vol d’une proportion épique, mais pas a une échelle inconnue. Au Royaume Uni, le « sauvetage » de banques comme Northern Rock ou la Royal Bank of Scotland a coûté des milliards de Livres. Merci a l’ancien premier ministre Gordon Brown et sa passion pour les instincts avares de la City de Londres, ces cadeaux d’argent public furent concédés sans contre-partie et les banquiers purent continuer a se payer mutuellement leurs primes faramineuses. Sous la culture politique britannique de l’unicité, ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Aux Etats-Unis, la situation en est plus que remarquable, car selon le journaliste d’enquête David DeGraw: « Alors que les principales banques de Wall Street ont détruit l’économie, elles ne paient aucun impôt et reçoivent 33 milliards de dollars de remboursements. »

En Grece, comme en Amérique et au Royaume Uni, on a dit aux citoyens qu’ils devront repayer les dettes des riches et puissants qui sont responsables des dettes. L’emploi, les retraites et les dépenses publiques et sociales devront être coupés et détruits avec le secteur privé en gérance. Pour l’Union Européenne et le FMI, se présente l’opportunité de « changer la culture » et de détricoter les acquis sociaux grecs, de la même maniere dont le FMI et la banque mondiale ont « structurellement réajusté » (lire appauvri et contrôlé) les pays en voie de développement.

La Grece est détestée pour la même raison que la Yougoslavie a dû être physiquement détruite derrière le prétexte de protéger le peuple du Kosovo. La plupart des Grecs sont employés par l’état et la jeunesse et les syndicats sont formés d’une alliance populaire qui n’a pas été pacifiée; les chars des colonels sur le campus de l’université d’Athènes en 1967 demeure un spectre politique efficace. Cette résistance est un anatheme aux banques centrales européennes et est vue comme une obstruction au besoin du capital allemand de saisir des marchés dans l’économie de l’apres réunification qui ne fut pas facile.

En Grande-Bretagne, ceci fut la propagande durant les trente dernières années d’une théorie économique extrême connue en premier lieu comme la monétarisation, puis comme le néo-libéralisme, que le nouveau premier ministre peut, tout comme ses prédécesseurs, demander que les citoyens ordinaires paient les dettes contractées par les escrocs. Ce que l’on ne peut mentionner sont les mots pauvreté et classe sociale. Pres d’un tiers des enfants britanniques vivent a la limite du seuil de pauvreté. Dans la ville prolétaire de Kentish dans la banlieue de Londres, l’espérance de vie d’un homme adulte est de 70 ans. Trois kilometres plus loin, a Hampstead, elle est de 80 ans. Quand la Russie fut soumise a une « thérapie de choc » similaire dans les années 1990, l’espérance de vie plongea. Un record de 40 millions d’Américains reçoivent actuellement des coupons nourriture: cela veut simplement dire qu’ils ne peuvent plus se nourrir d’eux-mêmes.

Dans les pays en voie de développement, un systeme de triage imposé par le FMI et la banque mondiale a depuis longtemps servi a déterminer si les gens vont vivre ou mourir. Des que les tarifs, la nourriture et les subventions en énergie sont éliminés par les diktats du FMI, les petits paysans savent qu’ils ont été déclarés « matiere périssable ». L’institut des Ressources Mondiales estime que les pertes atteignent entre 13 et 18 millions d’enfants chaque année. A ce sujet, l’économiste Lester C. Thurow écrit: « Ceci n’est pas une métaphore ou un simulacre de guerre, mais c’est la guerre elle-même. »

Les mêmes forces imperialistes ont utilisé des armes horribles contre des pays diminués dont la majorité de la population est constituée d’enfants et ont approuvé la torture comme un outil de politique étrangère. C’est un phénomene incroyable de déni qu’aucun de ces assauts contre l’humanité, dans lesquels la Grande-Bretagne est dûment impliquée, n’ont été autorisés a s’introduire dans la campagne électorale britannique.

Les gens dans les rues d’Athènes ne souffrent pas de ce malaise. Ils savent qui est l’ennemi et ils se considèrent une fois de plus comme étant sous occupation étrangère. Et une fois de plus, ils se soulèvent avec courage. Quand David Cameron commencera a réduire l’argent public de 6 milliards de Livres, il pariera que les événements grecs n’arriveront pas au Royaume-Uni. Nous devrions lui prouver le contraire. —

http://www.johnpilger.com