La planete en état de choc

La planète en état de choc

mardi 15 juin 2010

« La politique de la France ne se mène pas à la Corbeille », tout le monde connaît la célèbre phrase du général De Gaulle. Ce dernier, instruit par la collaboration des milieux d’affaires avec le nazisme, savait au moins de quoi étaient capables les hommes d’argent. Les derniers événements nous le montrent : de nos jours la politique de la planète, pire qu’à « la corbeille », se mène dans un tas d’ordures .

Enième épisode de la crise amorcée en 2007, nous voyons les gouvernements de différents pays prendre successivement des mesures antisociales contre leurs propres populations aux seules fins de satisfaire les appétits du capitalisme. Depuis trois ans la presse nous abreuve de termes ésotériques décrivant des techniques spéculatives : des tonnes d’articles spécialisés pour masquer comment les riches volent aux pauvres, pour continuer d’évoquer on ne sait quel néocapitalisme ou ultralibéralisme. Jusqu’à quand ces mots éviteront-ils de parler de l’écœurement qui nous envahit ? Ces pratiques qui réduisent les Habitants de la Terre à la famine et à la misère sont des crimes, et ceux qui les commettent sont des criminels.

Comme pour bien illustrer ce propos, la compagnie BP a réussi un gros coup : une fuite de pétrole qui semble sans fin, aussi inextinguible que la voracité des financiers. Depuis plus d’un mois des centaines de milliers de litres de saletés sont déversées quotidiennement dans le Golfe du Mexique ! On nous dit maintenant que le « trou » serait colmaté… mais BP nous a surtout prouvé, qu’en en plus du reste, le capitalisme est aussi une machine a produire de la m….

Encore une fois soulignons la responsabilité écrasante de cette bande d’affairistes dans la crise écologique permanente qui transforme cette pauvre planète en décharge : il y a quelques décennies, ils ont effectué des choix cruciaux en la matière et nous en payons maintenant les résultats, au prix fort. Ce sont bien ces mêmes dirigeants industriels qui ont poussé leurs complices politiciens à ne rien faire de sérieux dans le domaine de la recherche et du développement des énergies renouvelables pour mieux nous enfoncer dans les industries pétrolières et nucléaires (éventuellement à coups de matraque, pour ceux qui sommes allés manifester sur les chantiers des centrales…) : pour eux il importait trop de continuer à renforcer la dépendance énergétique des populations et donc de continuer à générer des profits là-dessus.

Pour couronner le tout, les innombrables affaires de pédophilie et de prostitution qui secouent le monde des grenouilles de divers bénitiers, celui précisément que la morale dominante et culpabilisatrice veut nous donner en exemple, celui qui inspire les sermons et les remontrances des juges et des médias, nous rappellent que l’ostentation n’est jamais très loin de la tartufferie. Devant un tel spectacle, où le sordide côtoie le catastrophique, le monde semble frappé de stupeur, comme si la colère qui s’en éveillera en était encore à s’en frotter les yeux.

(Editorial de la revue AnarchoSyndicalisme Juin-Juillet-Août 2010)

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