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Résistance politique: L’ère de la réjouissance du manque de travail est venue…

Posté dans actualité, politique et social, économie, politique française, militantisme alternatif, crise mondiale, altermondialisme, autogestion, société libertaire, résistance politique, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, sciences et technologies avec des tags , , , , , , , , , , , le mai 24, 2013 par Résistance 71

Pas mal de bon sens (anarchiste ??..) dans ce billet. Du point de vue anarchiste, le travail fonctionnant sur la base du salariat (nouvel esclavage moderne) est une aberration qui a eu son temps.

L’alternative est le travail pour le bien de collectivités librement associées où la société fonctionne selon l’adage suivant: "A chacun selon sa capacité, à chacun selon ses besoins". Ceci implique la suppression de la propriété privée et étatique des moyens de production, de distribution et de services (propriété et non pas possession…) comme l’avait préconisé Proudhon il y a déjà bien longtemps. C’est de cette façon que fonctionnaient la très vaste majorité des nations aborigènes d’Amérique du Nord avant la conquête et l’imposition dogmatique coloniale. Ce concept serait parfaitement adaptable au monde moderne et signerait la fin des oligarchies…

A lire en complément de ce billet: Le Salariat (Pierre Kropotkine)

– Résistance 71 –

 

Nous vaincrons le travail, vive le chômage !

 

Posté par calebirri

 

le 8 mai 2013

 

url de l’article original:

http://calebirri.unblog.fr/2013/05/08/nous-vaincrons-le-travail-vive-le-chomage/

 

Qu’on le veuille ou non, notre monde est condamné au chômage. Nombreux sont ceux qui- à droite comme à gauche- s’en effraient, mais cela devrait pourtant tous nous réjouir : car cela signifie que le progrès technique n’est pas mort, ce qui permet à l’homme d’espérer atteindre encore ce qui devrait être l’un de ses objectifs prioritaires, à savoir de se séparer, à terme, de la nécessité du travail dans nos sociétés.

Seulement le monde ne fonctionne plus, ne raisonne plus en terme de société, ni d’humain, ni même de progrès ou de besoin : nous en sommes arrivés à considérer le chômage comme une calamité, car le critère de référence universel est la rentabilité ; jusqu’aux décroissants qui raisonnent en termes économiques puisqu’ils veulent faire « mieux » avec « moins » (voir décroissance théorie économique bien trop sage).

Le paradoxe de cette situation réside dans le fait que le progrès technique favorise le chômage de masse et que le capitalisme favorise lui-même ce progrès (enfin jusqu’à il y a peu) ; mais aujourd’hui c’est que l’austérité engagée pour sauver le capitalisme conduit elle-aussi au chômage de masse, cette fois pour cause de « non-rentabilité ». Car si le capitalisme a besoin du travail de l’homme pour ses profits, il a également besoin du progrès technique, car les machines seront toujours, à terme en tous cas, plus rentables que l’être humain (24/24, 7 jours sur 7). Mais ce progrès technique, qui au départ était censé libérer les hommes de la contrainte du travail, est aujourd’hui un facteur de rentabilité privé qui s’oppose à l’économie « publique », en ce sens que les gains de productivité apportés par la technologie entraînent pour l’État un surplus de budget (les aides sociales : en 2009, plus de 30% du PIB, soit plus de 600 milliards) pour éponger les licenciements dus aux moindres besoins de main d’œuvre pour effectuer une même tâche (la « fameuse » privatisation des profits, socialisation des pertes). Mais comme aujourd’hui les investissements de production baissent -et qu’ils ne sont même pas compensés par l’obsolescence programmée (comment dans ces conditions la faire disparaître puisqu’elle contribue à « sauvegarder » l’emploi ?), nous arrivons à une situation « logique » d’un point de vue civilisationnel (il y a nécessairement besoin de moins en moins de travail), mais aberrant d’un point de vue économique (que l’on fasse de l’investissement ou de l’austérité, le chômage est en constante augmentation).

Sauf que nous les citoyens, nous sommes toujours contraints de subir ce qui devrait être une libération (le chômage, que le système capitaliste a transformé en fléau) car en dehors des prestations sociales seul l’argent que nous procure le travail nous permet de vivre- nous obligeant ainsi à trouver coûte que coûte cette denrée de plus en plus rare qu’est l’emploi : le résultat évident (enfin d’un point de vue capitaliste) est que le prix du travail (les salaires) est destiné à baisser au fur et à mesure que nous serons plus nombreux à vouloir en obtenir un. Et parallèlement les Etats se voient eux dans l’obligation -tout du moins s’ils se veulent démocratiques et ainsi éviter les contestations massives (des gens qui ne travaillent pas et n’ont aucun moyen de subsistance deviennent dangereux pour l’ordre public -en plus d’avoir du temps pour réfléchir à leur condition), de pourvoir au minimum vital. Et cela leur coûte cher, de plus en plus cher. A tel point qu’ils cherchent par tous les moyens de se soustraire à cette trop lourde dépense.

C’est ainsi que les pays dits « développés » en arrivent à des absurdités à la fois économiques et politiques comme celles que nous constatons aujourd’hui : ne pouvant décemment pas se résoudre à un changement de paradigme pourtant nécessaire et plutôt que d’engager des politiques de relance (déjà que nous gardons dans l’emploi de nombreux postes rendus inutiles dans de nombreuses administrations ou services publics pour ne pas augmenter le nombre de chômeurs), nos gouvernants préfèrent se soumettre à une politique d’austérité destinée à faire baisser le « coût du travail » (les salaires) ; évitant ainsi d’avoir à faire évoluer la technique qui accentuerait le chômage de masse. Déjà qu’il n’y a pas de travail pour tout le monde ! En définitive l’homme n’est un « outil » plus rentable que la machine que lorsqu’il travaille pour rien : l’esclavage est le seul idéal qui permet le plein emploi. A part peut-être la guerre ou une catastrophe naturelle de grande ampleur, une épidémie meurtrière ou que sais-je encore, la situation ne s’améliorera pas ; mais qui peut souhaiter ce genre « d’améliorations » ?

Donc on arrête d’investir, et ce même si de nombreux emplois ne sont pas pourvus (les métiers les plus pénibles ou considérés comme tels, ou tout simplement déconsidérés). Que peut-on faire pour tous ces gens ? On les indemnise un moment, et puis après ? Soit ils acceptent « n’importe quoi » (et on obtient ainsi de mauvais employés), soit ils vont au secours populaire, soit ils partent grossir les rangs des « émigrés », soit ils luttent contre le système qui ne les satisfait plus. Mais quoi qu’il en soit la situation n’est pas tenable à long terme, car même si tous acceptaient les travaux pénibles il en resterait un paquet sur le carreau.

Du coup on veut se séparer de cette charge, sans pour autant laisser les miséreux sans lien, sans dépendance avec l’Etat. C’est bien pour cela qu’on préfère leur faire creuser des trous qu’ils reboucheront plutôt que de les laisser sans activité ; et même si pour cela on doit recourir à la contrainte comme au travail gratuit ou même aux camps de travail (comme c’est parait-il prévu en Grèce- je n’ai pas trouvé autre chose, du moins en Français). Car ce à quoi nous ne pensons pas assez, c’est que lorsqu’un individu sort du cadre de l’assistance ou solidarité comme on voudra, il devient un anonyme sur lequel le pouvoir étatique n’a plus d’emprise. En quelque sorte il rentre dans la clandestinité et sort de la dépendance vis à vis de l’Etat ; et cela devient un danger potentiel pour le maintien de l’ordre public -en même temps qu’une preuve de l’incapacité de l’Etat à faire correspondre son modèle politique à la réalité sociale, comme on le voit ces derniers temps en Espagne ou en Grèce avec l’augmentation du travail au noir et la généralisation du « système D ».

On est même arrivés à un tel point de saturation -il faut se rendre compte de cet incroyable non-sens – que l’on préfère enterrer des innovations (même rentables d’un point de vue économique ou social caisses automatiques, informatisation) que d’avoir à supprimer encore des postes. Ne sachant plus que faire pour stopper les déficits on va jusqu’à couper les crédits de recherche et de développement, sans se rendre compte que nous sommes tous entrainés dans une spirale infernale qui nous conduira de toutes les manières au même résultat : il faudra bien un jour régler le problème du travail et de sa nécessaire obsolescence et admettre une bonne fois pour toutes que le temps du travail est révolu. Et que si nous voulons éviter les dérives autoritaires inhérentes au capitalisme nous devrons changer de paradigme.

Car si au lieu de nous inquiéter pour les retraites ou le chômage nous nous inquiétions pour notre bien-être ou notre santé, nous comprendrions très vite qu’il nous faut tout d’abord faire des enfants (et oui plutôt que de devoir travailler plus et plus longtemps pour mourir plus jeune sans avoir d’autre emploi que ce que le gouvernement nous autorise ou nous impose, nous n’avons qu’à faire des enfants !), car eux-seuls seront les garants de nos vieux jours, en plus de la promesse qu’ils représentent pour le futur.
Si nous cessions de viser la rentabilité nous comprendrions que le futur de l’homme est de se séparer de la contrainte du travail plutôt que de la désirer, avec des durées hebdomadaires allant sans cesse se réduisant, pour avoir plus de loisirs : « notre société sera une société de loisirs ou ne sera pas », disait un professeur d’économie que j’ai connu. Il avait raison : nous sommes condamnés à travailler de moins en moins. Pourquoi ne pas en faire un objectif avouable et positif , et se réjouir que même le cynisme et le calcul des capitalistes ne suffit pas à empêcher cette inéluctabilité ? Pour mettre en conformité les aspirations humaines avec la réalité sociale d’une société avancée et positive, nous devons changer les règles du jeu (voir); de toutes les manières les riches s’ennuient, tandis que les pauvres aimeraient bien s’ennuyer un peu plus, alors… Et même si nous devons tous « travailler » (on remplacera alors ce terme par un autre) pour notre propre bien -et celui des autres- nous devrions partager ce travail entre tous et dans des conditions équivalentes pour satisfaire chacun.

Et qu’on puisse un jour enfin crier tous ensemble « nous vaincrons le travail, vive le chômage » !

Éducation et pédagogie: La Foire à l’Autogestion des 8 et 9 Juin… Apprenons !… Échangeons !…

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Entrée libre à la seconde Foire à l’Autogestion !

vendredi 17 mai 2013

 par Foire-Autogestion

 

La Foire à l’autogestion dure deux jours : les 8 et 9 juin, à la Parole errante, 9 rue François-Debergue, à Montreuil, métro Croix-de-Chavaux.

On y attend des dizaines de structures associatives, syndicales, coopératives et politiques, et 1500 à 2000 visiteurs.

L’entrée est libre. Vous donnez ce que vous voulez à l’entrée pour financer l’édition de l’année suivante.

Consultez le programme !

Carte et plan des lieux

Supercherie politique: Résister aux faux-nez du système, un devoir quotidien…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le mai 19, 2013 par Résistance 71

IDLE NO MORE.  Editorial 

 

Mohawk Nations News

 

Décembre 2012

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/tag/canada-bill-c-45/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Assemblée des Premières Nations (AFN) et le Caucus Iroquois (CI) ont mergé leurs corporations le 4 Décembre 2012. La Caucus Iroquois représente les conseils de bandes sur les communautés Mohawk au Canada et non pas le peuple légitime Mohawk ou la Confédération Iroquoise. Ils prennent tout le crédit des efforts de nos mouvements populaires et de notre activisme, mais en fait ils travaillent derrière le rideau pour aider leurs commanditaires, le gouvernement canadien, à essayer de nous réduire au silence et à continuer la mascarade de l’illusion de la liberté.

L’AFN représente les autres conseils coloniaux de bandes au Canada (NdT: appelés conseils de tribus aux Etats-Unis). Il apparaît que ces deux branches corporatistes sont en première ligne du mouvement “Idle No More” ou sont en train de prendre en charge son agenda. Ils veulent donner l’impression que tous les Indiens suivent scrupuleusement la loi de l’Indian Act, ce qui est un mensonge.

La fusion est supposée être le commencement d’une relation combattante entre l’AFN et le gouvernement fédéral. Comment ? Ces deux groupes lobbyistes sont payés par l’entreprise commerciale Canada.

Le Caucus Iroquois n’a rien à gagner à résister aux colonisateurs. Ils sont grassement payés pour pacifier, porter le confusion et s’assurer que la véritable confédération ne puisse pas instaurer la Grande Loi de la Paix.

Ils n’ont absolument aucun droit légal de négocier au nom de notre peuple pour le territoire et les ressources. Ils ne représentent que les Indiens du conseil de bandes corporatif et les votards des élections dans les réserves. Les gens de la base ne vont pas s’assoir à la table de négociation alors que ces trois entreprises commerciales (l’AFN, Le CI et le gouvernement du Canada) font tourner la roue de la fortune et nous dépouillent de nos ressources et mettent encore plus de restrictions génocidaires sur nous.

Le premier ministre Harper est frustré de l’échec de l’AFN de nous faire taire et de nous pacifier, de nous asservir. Sa proposition de loi fasciste C-(quelque soit le numéro) va créer encore plus de famine, d’emprisonnement et de mort par génocide économique, racial, culturel et spirituel. Tous les businesses indigènes indépendants ayant du succès sont criminalisés. Harper veut une nouvelle équipe d’Indiens super-obéissants. Comme l’a dit l’assassin économique (NdT: en référence au livre de John Perkins: “Confession d’un assassin économique”): “Ne vous occupez pas des gens, pensez simplement à vous et votre famille.”

L’Indian Advancement Act de 1924 nous a placé sous les sanctions économiques les plus oppressantes de tout peuple sur terre afin de nous affamer et de nous soumettre. Les réserves indiennes étaient et sont toujours des camps de prisonniers de guerre. Nous sommes obligés d’obéir rien que pour manger. Ils veulent nous éliminer pour saisir nos terres riches en ressources naturelles pour les multinationales et afin de créer des décharges de produits toxiques comme à Attawapiskat, Keshachewan, Akwesasne, Kahnawake, Tyendinaga, etc.,,

L’AFN inutile s’est rassemblée récemment à Gatineau pour nous dire que tout est mauvais et sans espoir et nous dire qu’en fait nous devons vivre avec.

Les délégués ont traversé la rivière Ottawa pour marcher sur la colline du parlement et ont essayé de pénétré la chambre des députés. L’échauffourée fut terminée en un instant. Le gouvernement savait très bien que c’était ses marionnettes qui faisaient du foin et il a pu leur fermer la porte au nez, car d’après la loi de l’Indian Act, les Indiens n’ont pas le droit de pénétrer dans le parlement.

Les véritables ongwehonweh de Great Turtle Island ne vont pas mendier pour ce qui nous appartient. Les visiteurs seront rappelés à l’ordre et notifiés de leur occupation illégale de notre territoire, du vol de nos possessions, du génocide et de ce qu’ils nous doivent.

Pourquoi notre peuple se bat-il pour des traités ? Ces contrats illégaux ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits. Nous n’obtenons rien. Ils ont le droit de nous contrôler et de nous prendre tout. Tous les traités ont été brisés, violés, ce qui les rend nuls et non avenus.

Le seul véritable traité fut celui de Guswentha en 1701, leur donnant refuge et leur donnant la possibilité de devenir un avec nous. Ils n’ont jamais pu avoir juridiction sur nous, notre territoire, nos ressources, notre air et notre eau. La loi internationale dit maintenant que lorsqu’un traité est brisé, tout doit revenir comme le jour d’avant le traité, en l’occurence comme au 24 Juin 1701.

Les occupants donnent des cartes de bandes corporatives. Les détenteurs de ces cartes sont supposés être des Indiens canadiens sous la souveraineté et la juridiction de l’entreprise commerciale connue sous le nom de Canada.

Si ces cartes étaient déchirées demain et les corporations canadiennes réfutées, seuls les chefs du conseil des bandes et ceux qui votent dans leurs élections resteraient  comme leurs indiens corporatifs artificiels. Le reste d’entre nous serions aux commandes, et pas partie prenante de corporations étrangères, car n’ayant jamais rien abandonné.

Canada perd 60 millions de dollars par jour, 22 milliards de dollars par an à cause du prix réduit appliqué aux ventes de notre pétrole aux Etats-Unis. Ils veulent le vendre au marché asiatique via la côte Ouest. Nous n’autoriserons jamais le pipeline de traverser le territoire ongwehoneh. Nous avons fait fermer le projet de pipeline du Northern Gateway. Dans les années 1970, nous avons fait fermer le pipeline de la vallée MacEnzie. Le sac à merde Enbridge a été fermé. Les voleurs ne veulent pas être honnêtes avec leur propriétaire. Au lieu de cela, ils envoient leurs flics faussaires pour nous menacer.

Les colons sont arrivés ici avec rien, même pas un langage commun, un peuple ou une histoire commune. Ils ont apporté avec eux la veulerie, la malhonnêteté, la soif du sang. Ils paniquent, ils sont en colère, frustrés et nous menacent parce qu’ils n’ont jamais pensé qu’ils seraient tenus pour responsables. Il est grand temps de dissoudre le squat illégal de l’entreprise commerciale Canada. Oui, nous dirons aux gouvernements étrangers, aux entreprises et leurs entités ce qu’ils pourront avoir ou pas.

Nous devons œuvrer ensemble comme un seul peuple inhérent de Great Turtle Island. Il y a une formule pour venir à un consensus de façon à ce que nous suvivions tous. Si l’un d’entre nous a faim, alors tous avons faim. Pousser pour le contrôle de nos intérêts sur nos ressources est un commencement.

Nous désirons la paix et pas le pacifisme. Nous voulons avoir le contrôle de nos vies, de notre territoire, de nos minerais, de notre pétrole, de notre gaz, de notre sol, de notre éco-système, de l’air, de l’eau et de tout ce qu’il y a dessus.

Politique française: Mise au point sur la supercherie de la "gauche" et de la "gauche de la gauche"…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , le mai 17, 2013 par Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système !…

– Résistance 71 –

 

Le parti du peuple en marche

Le Monde Libertaire

 

16 Mai 2013

 

Url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/france/16421-le-parti-du-peuple-en-marche

 

Périodiquement, la gauche française recherche un nouveau leader plus ou moins charismatique pour faire la nique au PS. Mélenchon s’y colle, populisme en avant.

Voici plusieurs mois déjà que le Front de gauche (FdG), emmené par le tribun Jean-Luc Mélenchon, occupe une partie du devant de la scène politique. La manifestation parisienne du 5 mai a été l’occasion d’une nouvelle démonstration. Revenons sur cette force que l’on dit montante.

Nous savons que, périodiquement, la gauche française recherche un nouveau leader plus ou moins charismatique pour faire la nique au PS. Tour à tour, Arlette Laguiller de LO puis Olivier Besancenot du NPA furent ces nouveaux visages médiatiques ; plus ou moins soumis à un ordre électoral et communicationnel, ils incarnaient – pour un temps – l’espoir d’un vent de révolution. C’est pourtant des rangs du PS que vient le nouveau leader d’un électorat en mal de perspectives politiques. La première réussite de J.-L. Mélenchon fut d’agréger diverses organisations au sein d’un front de gauche, dont le PCF. Ce front de gauche, très inspiré par des expériences similaires en Europe (Syriza en Grèce, Die Linke en Allemagne), réunit des associations politiques et organisations parfois sur le déclin, des réseaux et des groupements nés de récentes scissions, en mal d’ancrage et de moyens. Aujourd’hui, certains de ces partenaires s’efforcent même de manœuvrer pour desserrer l’étau constitué par le PCF et le Parti de gauche et tenter d’exister dans cette cohabitation.

Des mots, des idées

Sur le plan politique, le FdG s’inspire beaucoup des mouvements sociaux mondiaux ; dernier exemple en date, vouloir calquer les modèles de mobilisations espagnoles des « marées » pour la France. Évidemment, les charismatiques Evo Morales et Chavez sont des figures de proue de cette rénovation d’une certaine gauche française. S’adressant aux déclassés, à partir d’une inspiration qui fait appel à Robespierre, Jaurès ou Guevara, c’est l’image du travailleur qui est surtout convoquée pour galvaniser les nostalgiques d’une gauche puissante. Dans les meetings, les chants entonnés, de La Marseillaise à L’Internationale, balaient un spectre qui invoque l’esprit de la patrie républicaine en danger ou celui de 1917. Les références à la « nation », à Marianne, à « la France belle et rebelle », à la « patrie républicaine », à l’exemplarité universelle de ce mouvement qui se met en marche… mêlent ainsi des valeurs et des conceptions qui peuvent toucher largement un électorat nostalgique d’une France jacobine des droits de l’homme, des mythes d’un peuple émancipateur, et qui rêve encore au plein emploi.

On ne peut pas nier que contester la prédominance du FN sur son propre terrain est ambitieux, mais on se demande où veut en venir Mélenchon quand il explique qu’il faut défendre les travailleurs menacés comme s’ils étaient les membres d’une même famille, lorsqu’il réaffirme toujours et encore qu’avec lui c’est le « peuple » qui est en marche, et qu’il prend pour cible les Chinois et autres Qataris, ces investisseurs qui achètent le patrimoine français. Ce tribun affirmait récemment que l’usage des mots choisis pour ses déclarations étaient très réfléchis avec son équipe de campagne. Dont acte.

Il n’y a aucune mauvaise foi à écrire ici que si le FdG rejette des institutions européennes et les fonctionnements de la Ve République, il assume déjà le fait d’avoir des députés et sénateurs à Paris comme à Strasbourg. Par rapport au Parti socialiste, la manœuvre étant de rééquilibrer le rapport de force, le secrétaire du FdG, François Delapierre, n’écarte pas de participer à un gouvernement avec des socialistes (entendu sur France Info le 6 mai). Quant aux incantatoires appels à « l’insurrection citoyenne », que penser de la déclaration de Mélenchon sur France Inter le 6 mai : « Je suis un démocrate, je crois aux élections, je crois à l’articulation entre mouvement social et mouvement électoral, tous les gens normaux sont comme ça. » Une insurrection qui finirait donc dans les urnes ?

Cette conception toute partidaire de la contestation sociale qui doit trouver son débouché dans les urnes n’est pas bien originale ; elle est surtout un bel accroc à la notion d’indépendance des mouvements sociaux, chère aux libertaires, entre autres. La vision de banderoles de syndicats (CGT) lors de la manifestation du 5 mai est une belle démonstration d’une conception décalée de l’indépendance syndicale. Toute l’Europe des nouvelles contestations sociales réfléchit au dépassement du capitalisme et de la dépendance au vieux système des partis, mais le FdG, lui, cherche à canaliser électoralement les colères légitimes de ceux qui souffrent du capitalisme.

Une stratégie en trompe-l’œil

Dès lors, la journée du 5 mai s’est inscrite tout naturellement dans la stratégie de conquête d’un pouvoir confisqué depuis des décennies par le PS. Celui-ci avait mis au ban des pestiférés le Parti communiste d’alors, en lui volant électoralement les millions de sympathisants qui votaient pour ses candidats. Mélenchon essaye donc de faire retrouver le lustre d’antan d’une organisation dans laquelle les marxistes-léninistes sont toujours influents. Et qui ne voient pas d’un bon œil le second rôle que veut faire jouer au PCF le leader du Parti de gauche (PG). Mais les différentes étapes imposées par le PG vont dans leur sens. En effet, les prolongements proposés du 18 mai avec la Marche des femmes contre l’austérité et le week-end de manifestations régionales des 1er et 2 juin sont de la même veine : occuper la rue, sur des revendications économiques, pour permettre aux colères de s’exprimer dans un cadre prédéfini. N’oublions pas que, l’année prochaine, il y aura les élections municipales et les élections européennes. Dès lors, la revendication par le FdG d’une VIe République va paraître bien futile au regard des futures élections qui vont déterminer les rapports de force à l’intérieur de la gauche. Le PS ne s’y trompe pas. La situation économique ne joue pas en sa faveur et ses secrétaires fédéraux sont déjà dans une minimisation des résultats à venir.

La VIe République en question

Mais revenons à cette VIe République qui serait celle qui redonnerait « le pouvoir au peuple ». La date du 5 mai n’a pas été prise au hasard. Elle correspond historiquement à l’ouverture des États généraux de 1789, qui furent les deniers de l’Ancien Régime et préfigurent la Révolution française quelques mois plus tard, puisque, face à la grogne de la bourgeoisie, une Assemblée constituante va être mise en place et va se substituer à la monarchie.

La Constituante permet à une société de définir les différents organes politiques, judiciaires… Durant l’élection présidentielle, le Front de gauche appelait déjà, s’il venait au pouvoir, à changer la Constitution de 1958. Les arguments tenus par les responsables du FdG sur la nécessaire évolution de cette Constitution, du fait des changements notoires à la fois dans nos vies quotidiennes, dans l‘évolution des mœurs, du changement des catégories socioprofessionnelles, paraissent

recevables au regard de l’accroissement démographique en cinquante ans. Mais peut-on croire réellement qu’en changeant les règles du jeu démocratique de l’État, on changera le fait que certains sont attirés par le pouvoir ? Et qu’est-ce qui, réellement, va changer dans les modes de décision ?

N’oublions pas que l’État met tout en place pour préserver sa reproduction. Le déterminisme social fait que les classes dirigeantes sont pour la plupart issues d’écoles d’élites. Rares sont ceux qui ont bénéficié d’une ascension sociale et ont été acceptés comme tels par leurs pairs. Dès lors, en quoi une VIe République serait-elle plus avenante pour les libertaires ? Certaines propositions sont alléchantes : le référendum révocatoire par exemple, qui semble être proche de ce que nous appelons la révocabilité des élus. Mais le continuum est là. À aucun moment, le capitalisme n’est remis en cause. Seul, le monde de la finance est montré du doigt !

Or l’affaire Cahuzac a permis de montrer cette connivence entre les oligarchies économiques et politiques. Celles qui se gavent grâce aux intérêts de la dette de l’État, et par là même dictent leurs conditions économiques et sociales à toute la société française et européenne. Pourtant, cette notion de République, les anarchistes peuvent la faire leur. La res publica, la chose publique, nous l’avons toujours mise en avant dans nos expériences autogestionnaires.

Ce que nous ne pouvons prendre à notre compte, c’est l’État, car c’est lui qui crée cette oligarchie. Qui nous dit que ceux qui veulent la disparition de l’ancienne ne vont pas en créer une nouvelle ? Cette élite partidaire que l’on retrouve au sein du Parti de gauche, du Front de gauche, semble être dans cette logique.

Ce n’est pas d’un ravalement de façade dont nous avons besoin, c’est d’une véritable démocratie directe dans les entreprises et les quartiers, au niveau local, puis régional et national. Mais il nous appartient de la construire dans les faits.

 

Daniel, groupe Gard-Vaucluse

Jérôme, liaison Villeurbanne

Une mise au point toujours Ô combien d’actualité sur la science…

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La science moderne et l’anarchisme

 

Pierre Kropotkine (1903)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Mai 2013 ~

 

Quelle est donc la position occupée par l’anarchisme dans le grand mouvement intellectuel du XIXème siècle ?

L’anarchisme est un concept mondial fondé sur l’explication mécanique de tout phénomène, embrassant la nature dans son entièreté, incluant la vie des sociétés humaines ainsi que leurs problèmes économiques, politiques et moraux. Sa méthode d’étude est la même que celles des sciences naturelles, par lesquelles toute conclusion scientifique doit être vérifiée. Son but est de construire une philosophie synthétique comprenant en une généralisation tout phénomène naturel, et donc la vie de toute société, en évitant les erreurs dans lesquelles se sont fourvoyés Auguste Comte et Herbert Spencer.

Il est ainsi naturel que pour toutes les questions de la vie moderne, l’anarchisme doive donner de nouvelles réponses et s’en tenir à une position différente de celle de la politique et dans une certaine mesure, de tous les partis socialistes, qui ne se sont pas encore libérés des fictions métaphysiques anciennes.

Bien entendu, l’élaboration d’une conception mondiale complète n’a pour ainsi dire pas commencé dans sa phase sociologique, c’est à dire dans la partie qui a à faire avec la vie et l’évolution des sociétés. Mais le peu qui a été fait, porte indubitablement la marque, même si faiblement, d’un caractère certain. Dans le domaine de la philosophie du droit, de la théorie de la moralité, de l’économie politique, de l’histoire (à la fois des nations et des institutions), l’anarchisme a déjà montré qu’il ne se satisferait pas de conclusions métaphysiques, mais recherchera, dans tous les cas, une fondation dans les sciences-naturelles. Il rejette la méthaphysique de Hegel, de Schelling et de Kant, il démonte les commentateurs de la loi romaine et canonique, ainsi que les apologistes de l’État; il ne considère pas l’économie politique métaphysique comme une science et il aspire à gagner une compréhension claire sur toute question soulevée dans ces secteurs de la connaissance. Fondant sa méthode de recherche sur les multiples exemples qui ont été révélés ces trente ou quarante dernières années dans le domaine naturaliste.

De la même manière que les conceptions métaphysiques d’un esprit universel ou de la force créative de la Nature, de l’incarnation de l’Idée, du but de la Nature, du sens de la vie, de l’Inconnu, de l’Humanité (conçue comme ayant une existence spirtituelle séparée) etc, de la même manière que tous ces concepts ont été balayé par la philosophie matérialiste d’aujourd’hui, tandis que les embryons des généralités cachés sous ces termes nébuleux sont traduits dans le langage concret des sciences naturelles, nous procédons alors à nous intéresser aux faits de la vie sociale. Nous essayons là encore d’enlever les toiles d’araignées et de voir quels embryons de généralités, s’il y en a, auraient bien pu se cacher en dessous de tous ces mots nébuleux.

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 Quand les métaphysiciens essaient de convaincre le naturaliste que la vie mentale et morale de l’humain se développe en accord avec de certaines “lois immanentes de l’esprit”, ce dernier hausse les épaules et continue son étude physiologique du phénomène mental et moral de la vie, avec pour but de montrer qu’elle peut être résolue par des phénomènes chimiques et physiques. Il aspire à découvrir les lois naturelles qui en sont la base. De manière similaire, lorsqu’on dit aux anarchistes, par exemple comme Hegel le disait, que chaque développement se constitue d’une thèse, d’une anti-thèse et d’une synthèse ou que “le but de la loi est l’établissement de la Justice qui représente la réalisation de l’idée la plus haute”; ou une fois de plus lorsqu’on leur demande, qu’est-ce qui constitue à leur avis le “sens de la vie” ? Ils haussent simplement les épaules et se demandent dans l’état actuel des choses de la science naturelle, comment peut-on encore trouver des gens si rétrogrades pour croire en pareils mots et s’exprimant toujours dans un langage emprunt d’un anthropomorphisme primitif (conception de la nature comme étant quelque chose de gouverné par une entité à laquelle on prête des attributs humains). La pédantrie verbale n’impressionne pas les anarchistes parce que ceux-ci savent que les mots ne font que cacher une ignorance, c’est à dire une connaissance incomplète ou pire, de vulgaires superstitions. Ils continuent ainsi leur étude des idées sociales présentes et passées et des institutions en fonction de la méthode de recherche inductive. Ce faisant, ils découvrent bien évidemment, que le développement d’une vie sociale est bien plus complexe et bien plus intéressant sur un plan pratique, qu’il ne paraîtrait d’une telle formule.

Nous en avons entendu pas mal au sujet de la “méthode dialectique”, qui fut recommandée pour formuler l’idéal socialiste. Nous ne reconnaissons pas une telle méthode, la science moderne n’a  rien à faire avec elle non plus. “La méthode dialectique” rappelle au naturaliste moderne quelque chose qui n’a plus court depuis bien longtemps, quelque chose de dépassé et maintenant joyeusement oublié par la science. Les découvertes du XIXème siècle en physique, mécanique, technologie, chimie, biologie, psychologie physique, anthropologie, psychologie des nations etc, l’ont été non pas par la méthode dialectique, mais la méthode de la science-naturelle, la méthode d’induction et de déduction. Et comme l’Homme fait partie intégrante de la Nature et comme la vie de son “esprit”, personnel et social, n’est juste qu’un phénomène naturel tout comme l’est la croissance d’une fleur ou l’évolution de la vie sociale au sein d’une fourmilière ou d’une ruche, il n’y a aucune raison pour soudainement changer notre méthode d’étude en passant de l’étude des fleurs à celle de l’Humain ou d’une colonie de castors à une ville humaine.

La méthode inductive-déductive a si bien prouvé ses mérites au XIXème siècle, qui par son application a forcé la science à avancer bien plus en cent ans que les deux mille ans qui ont précédés et lorsque cette méthode a commencé à être appliquée à la recherche sur la société humaine, jamais atteignit-on le point où il devenait nécessaire de l’abandonner et d’adopter encore la scolastique médiévale, révisée par Hegel.

De plus, lorsque les naturalistes philistins par exemple, se basant sur le “darwinisme”, commencèrent à enseigner: “Ecrasons les plus faibles que nous, c’est la loi de la nature”, il fut facile pour nous de prouver par la même méthode scientifique qu’une telle loi n’existait pas; que la vie dans le règne animal nous apprend quelque chose de totalement différent et que les conclusions tirées par les Philistins étaient complètement non-scientifiques. Ils étaient autant anti-scientifique que, par exemple, la suggestion que l’inégalité de richesse est une loi de la nature ou que le capitalisme est la meilleure organisation sociale calculée pour promouvoir le progrès. Précisément, cette méthode de la science-naturelle, appliquée aux schémas économiques, nous permet de prouver que les soi-disantes “lois” de la sociologie de la classe-moyenne, incluant aussi leur économie politique, ne sont pas du tout des lois, mais de simples suppositions, ou plutôt des assertions qui n’ont jamais été vérifiées. De plus, toute recherche ne porte ses fruits que lorsqu’elle a un but défini, lorsqu’elle est effectuée dans le but d’obtenir une réponse à une question bien définie et bien posée. Ainsi l’observateur voit le plus clairement la connexion qui existe entre le problème et son concept général de l’univers, la place qu’occupe le problème dans l’univers.

Mieux il comprend l’importance du problème dans le concept général et plus facile sera la réponse. La question donc, que l’anarchisme se pose peut-être formulée ainsi:Quelles formes de vie sociale assurent à une société donnée et au-delà à l’humanité de manière générale, la plus grande somme de bonheur et donc de vitalité ?” Quelles formes de vie sociale permettent une telle quantité de bonheur de croître et de se développer, quantitativement tout autant que qualitativement et de la sorte, devenir plus complètes et plus variées ?” (desquelles, soit dit en passant, une définition du progrès est dérivée). Le désir de promouvoir l’évolution dans cette direction détermine à la fois l’activité scientifique, sociale et artistique de l’anarchiste.

 

Source:

http://dwardmac.pitzer.edu/anarchist_archives/kropotkin/science/scienceVII.html

Résistance politique au colonialisme rampant…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, guerres imperialistes, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le mai 16, 2013 par Résistance 71

Roi du Canada ?

 

Mohawk Nation News

 

16 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/05/15/king-of-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La lignée héréditaire des banquiers d’Europe essaie de conserver le contrôle des 105 000 milliards de dollars de l’Indian Trust Fund. L’île de la Grande Tortue (NdT: les territoires ancestraux natifs qui sont aujourd’hui le Canada, les Etats-Unis et le Mexique) est gouvernée par la loi de la terre, Kaianerehkowa, la Grande Loi de la Paix. L’entreprise Canada n’a aucun droit sur notre terre, nos ressources et notre argent.

Pour perpétuer la fraude, ils proposent un régent dans la lignée du sang pour être placé sur le trône du Canada. Le prince Charles d’Angleterre est un autre masque de la structure entrepreneuriale qui légitimise leur vol et leur meurtre. Ils vont fomenter une résistance, envoyer l’armée et obtenir le soutien des citoyens, comme ils l’ont déjà fait lors de l’opération psychologique de Whiskey Trench en 1990. Lorsque les colons rejoignent leurs Indiens, l’ensemble de la dette héritée, la guerre, l’escroquerie frauduleuse est fini. La lignée sera “abattue et renvoyée d’où elle vient pour le reste de l’éternité”.

Un terroriste du sérail doit être le détendeur du titre héréditaire du Canada, déplaçant les populations indigènes. Lorsque l’armée arrive, plus personne n’a de droits civils. Les Canadiens ne les accueilleront pas à bras ouverts, comme les Autrichiens l’ont fait d’Hitler en 1936. Il n’y a pas de constitution ratifiée, ainsi les cours de justice n’ont pas à la suivre.

Le chef ne sera plus un gouverneur général du Canada, mais un prince de sang. La loi sur le gouverneur général fut un ordre du conseil signé par le premier ministre St. Laurent en 1952. Elle n’a jamais été approuvée par les parlements britannique ou canadien. Par construction, le premier ministre est un dictateur. Il peut s’enquérir du gouverneur général et court-circuiter le parlement, à ce moment le Canada se retrouve immédiatement sous la loi martiale.

Le premier ministre Harper a annoncé qu’il démantelait la souveraineté du Canada en faveur du globalisme (corporatisme transnational). Les peuples indigènes sont les seuls peuples réellement souverains de Great Turtle Island. Il a déclaré qu’il allait se débarasser de nous et que ses patrons (les actionnaires de l’entreprise Canada), posséderaient tout de plein droit ! Sa récompense sera placée sur les comptes grossissants de sa femme dans les paradis fiscaux.

La hiérarchie est le mensonge originel. Quand elle sera démantelée, alors la grille de contrôle pyramidale s’effondrera sur elle-même et nous aurons une paix éternelle sur terre. Le prince Charles nous dit vraiment qui il est, comme Mick Jagger le chantait dans sa chanson “Sympathy for the Devil”: “Permettez-moi de me présenter, Je suis un homme de richesse et de goût, j’existe depuis de très très longues années, j’ai volé beaucoup d’âmes et de foi humaines, j’étais déjà là lorsque Jesus Christ a eu son moment de doute et de douleur.”

Montreal Gazette story

Harper’s speech on sovereignty

Governor General position

Charles Regent of Canada http://www.montrealgazette.com/news/national/Charles+Prince+Regent+would+send+Canadian+Crown+into/8378934/story.html

 

Résister à l’hégémonie oligarchique: Emma Goldman et la lutte de terrain…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, documentaire, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le mai 13, 2013 par Résistance 71

«Le communiste moyen, qu’il soit fidèle à Trotsky ou à Staline, connaît à peu près autant la littérature anarchiste et ses auteurs que, disons, un catholique connaît Voltaire ou Thomas Paine. L’idée même que l’on doit s’enquérir de la position de ses adversaires politiques avant de les descendre en flammes est considérée comme une hérésie par la hiérarchie communiste.» (Emma Goldman)

 

A propos d’Emma Goldman

 

Yves Coleman

Ni Patrie Ni Frontières, 2002

 

EMMA GOLDMAN (1869-1940) est un personnage de premier plan de l’histoire de l’anarchisme et du féminisme. Née en Russie sous le tsarisme, elle connaît dès son enfance les pogroms antisémites, la répression sanglante contre les populistes russes et travaille à l’âge de 15 ans comme ouvrière, suite aux revers de fortune de ses parents. Refusant le mariage que veut lui imposer son père, elle s’enfuit à 16 ans aux États-Unis où elle épouse brièvement un Américain, ce qui lui permet de s’établir dans le pays et d’être naturalisée.Révoltée par la pendaison de cinq anarchistes à Chicago en 1887, elle s’investit à fond dans le mouvement libertaire local. Militante infatigable, oratrice talentueuse, elle sillonne les États-Unis pendant plus de vingt ans afin de récolter des fonds pour diverses causes et défendre ses idées. «Emma la Rouge», comme l’appelle la grande presse, combat pour le droit des femmes à l’égalité et à l’indépendance. Elle aide les ouvrières dans leur lutte pour s’organiser en syndicats et obtenir la journée de 8 heures. Vivant chichement de toutes sortes de petits boulots, elle collectionne les arrestations et les peines de prison à cause de ses discours sur la contraception, puis plus tard contre la guerre. Emma Goldman irrite les féministes américaines qui ne comprennent pas pourquoi elle refuse de combattre pour le droit de vote des femmes et qui sont scandalisées par ses positions sur l’amour libre, contre le mariage et pour la révolution sociale. Et elle exaspère aussi certains de ses camarades anarchistes: elle ira jusqu’à fouetter, à la tribune d’un meeting, le grand dirigeant anar de l’époque, Joachim Most, avant de quitter dignement la salle, parce que Most refusait de soutenir Alexandre Berkman condamné à 22 ans de prison après avoir tenté d’assassiner un patron de choc.

Avec Berkman, Emma Goldman anime pendant seize ans un hebdomadaire d’agitation Mother Earth (La Terre Mère) qui lui occasionne bien des déboires avec la police et la justice. Son opposition résolue à la conscription obligatoire et ses positions antimilitaristes durant la Première Guerre mondiale lui valent une condamnation à deux ans d’emprisonnement. Elle est ensuite déchue de sa nationalité américaine (pour y parvenir, le gouvernement américain ira jusqu’à dénaturaliser son premier mari!) et expulsée des États-Unis en 1919 en compagnie de 248 autres militants russes, ouvriers anarchistes pour la plupart. Après un séjour de deux ans en URSS, elle perd toute illusion sur le bolchevisme et réussit à quitter la «patrie du socialisme» avant d’y laisser sa peau. Elle vit alors en Angleterre, en Espagne et enfin au Canada où elle continue, dans des conditions d’extrême précarité, son combat pour la révolution jusqu’à sa mort, en 1940.

La vérité sur le bolchevisme est paru dans Mother Earth en 1918. Cet article très permet de comprendre pourquoi certains libertaires, dont Emma Goldman, ont soutenu avec enthousiasme Lénine et les bolcheviks au début de la révolution.

Comment j’ai perdu mes illusions sur la Russie (1923), est la postface d’un livre qui constitue le pendant du Mythe bolchevik d’Alexandre Berkman, puisque les deux auteurs se trouvaient à la même époque en Russie. Ce chapitre offre un point de vue plus général sur la Russie, la révolution et l’anarchisme. Malgré ses faiblesses évidentes (notamment sa croyance en la «virginité» politique du peuple russe et en son «instinct» révolutionnaire), ce texte démontre qu’il n’y avait pas besoin d’attendre L’Archipel du Goulag et les années 70 pour savoir ce qui se passait en URSS… et le dénoncer d’un point de vue révolutionnaire.

Le communisme n’existe pas en Russie a été écrit en 1935.

Trotsky proteste beaucoup trop… a été publié en 1938 sous forme de brochure à Glasgow, en Écosse, par la Fédération anarchiste communiste (Anarchist Communist Federation) et constitue une réponse à un article de Trotsky publié la même année.

Emma Goldman parle d’abord en témoin, puisqu’elle a séjourné en URSS entre décembre 1919 et octobre 1921, à un moment charnière de l’histoire de la révolution. Sans se perdre dans des considérations théoriques fumeuses, elle va droit à l’essentiel: les conditions de vie de la population, la mobilisation des ouvriers et des paysans contre la dictature du Parti bolchevik, la solidarité entre les marins de Cronstadt et les ouvriers affamés de Petrograd. Elle démonte également certains mécanismes de ce qu’il faut bien appeler L’École trotskyste de déformation de l’histoire, école qui continue à sévir de nos jours, bien que les groupes se réclamant de l’Opposition de gauche puis de la Quatrième Internationale aient été eux-mêmes victimes d’une longue campagne de calomnies (et d’assassinats) menée par les partis staliniens.

Tout en polémiquant sans pitié avec Trotsky, Emma Goldman exprime son empathie vis-à-vis des dures épreuves personnelles que son adversaire politique a traversées, attitude suffisamment rare pour être soulignée. Elle n’oublie jamais qu’elle débat avec un être humain, et se garde de le démoniser, comme c’est le cas si souvent dans les débats politiques.

Ce texte se termine par quelques lignes sur la guerre d’Espagne, durant laquelle Emma Goldman déploya tous ses efforts pour soutenir les anarchistes, sans pour autant leur ménager ses critiques («Dès le moment où les dirigeants de la CNT-FAI sont entrés dans les ministères et se sont soumis aux conditions imposées par la Russie soviétique en échange de quelques armes, j’ai pressenti le prix que nos camarades allaient inévitablement payer (…). La participation des anarchistes au gouvernement et les concessions faites à la Russie ont causé un dommage presque irréparable à la révolution», juillet 1937, «L’Espagne et le monde»).

Puissent ces quatre textes d’Emma Goldman sur la révolution russe contribuer à faire réfléchir ceux qui, encore aujourd’hui, croient qu’un Parti omniscient peut se substituer à la classe ouvrière pour faire son bonheur…

Résistance politique ici et maintenant…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société libertaire, syndicalisme et anarchisme avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , le mai 10, 2013 par Résistance 71

De la résistance à l’autogestion, le 14 mai à Paris

 Alternative Libertaire

 

3 Mai 2013

 

url de l’article:

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5325

 

Pendant combien de temps va-t-on encore continuer à nous prendre pour des imbéciles ?

Quand on entend qu’il faut se serrer la ceinture et accepter l’austérité alors que les riches continuent de s’enrichir et que, depuis 20 ans, les actionnaires n’ont pas cessé de s’engraisser sur le dos des travailleurs-euses…

Quand on sait que la fraude fiscale représente entre 60 et 90 milliards d’euros et qu’on voit éclater au grand jour les magouilles et les scandales où se croisent les hommes politiques et les plus grosses fortunes…

Quand on nous promet le changement et qu’en même temps on continue à pourchasser les Rroms, à faire la chasse aux immigré-es, à laisser faire les patrons qui licencient à tour de bras…

Quand on voit un gouvernement soi-disant de « gauche » inscrire dans la loi l’une des pires attaques contre les droits des travailleurs-euses : le fameux « Accord national interprofessionnel » imposé par le MEDEF et une CFDT complice…

Face à cela, l’alternative est simple. Soit on s’écrase et on subit l’exploitation patronale, en laissant la rue aux parades réactionnaires et aux milices fascistes. Soit on se bouge pour répondre à l’austérité par la solidarité, pour lutter contre la loi du plus riche et résister à l’offensive capitaliste avec, en ligne de mire, la reprise en main de l’économie et la transformation de la société.

Parce que nous sommes persuadé-es qu’on ne peut pas attendre un changement venu « d’en haut », parce que nous croyons que c’est par nos résistances et par nos luttes que nous pourrons renverser le rapport de force actuel, parce que nous pensons que c’est par en bas que se construira une société réellement démocratique et égalitaire, nous vous invitons à venir discuter et débattre avec nous le mardi 14 mai, à 20h, au local d’Alternative libertaire.

Meeting le 14 mai, 20h, au 92, rue d’Aubervilliers, Paris 19e (métro Stalingrad, Riquet ou Marx-Dormoy)

 

Et ensuite…

Ne ratez pas la 2e Foire à l’autogestion à Montreuil, les 8-9 juin

Forums, débats, ateliers pratiques, stands, guinguette, cinéma, théâtre, espace enfants…

Une centaine de structures participantes.

www.foire-autogestion.org

*  *  *  *  *  *  *  *  *

Programme de la Foire à l’Autogestion 2013:

 

Samedi 8 juin

Lieu : la Parole errante à Montreuil (9 rue François-Debergue, métro Croix-de-Chavaux).

Stands, buvette, restauration, animation musicale avec Johnny Montreuil, cycle cinéma, vidéos, ateliers, débats… Une centaine de structures participantes.

10 h : Ouverture de la Foire à l’autogestion

10 h-19 h : Espaces permanents

● Village du logiciel libre, avec les associations Parinux, la coopérative Cliss XXI (Liévin)…
● Espace enfants avec, cette année : la construction collective d’une cabane proliférante
● Répar’Café sur le thème du petit électroménager : apprenez à réparer vous-mêmes, plutôt que de dépendre du SAV de Darty !
● Atelier Récup’ : apprenez à recycler utilement (et artistiquement) les objets de la vie quotidienne (quelques exemples ici). 
● Atelier d’écriture collective d’un scénario de jeu. Ou comment mettre en place une activité de loisir imaginatif autogérée à travers l’exemple de l’écriture de scénarios. Organisé par la Mare aux diables sur son stand, 20 participant-e-s max. S’inscrire ici.
● Atelier d’autoréparation de vélo, avec l’association Cyclofficine (Ivry-sur-Seine), accueil auto-réparation air-huile, avec mise à disposition de l’outillage de base pour apprendre à réparer soi-même sa bicyclette. Toute la philosophie Do it yourself tient sur deux roues !
● Atelier vidéo : venez avec votre caméra (même un simple appareil photo numérique) et apprenez les bases du cadre vidéo avec Holistic Productions ; 5 à 8 participant-e-s max. S’inscrire ici.

11 h-13 h : forum « Éducation et pédagogie alternative »

Comment sortir de l’école de la reproduction sociale ? L’éducation : au service de qui ? de quoi ? Pour quels savoirs et quels programmes ?

Débat avec :

● Charlotte Nordmann, auteure de La Fabrique de l’impuissance (éd. Amsterdam, 2008) ;
● Un intervenant du Lycée autogéré de Paris

11 h-13 h : Atelier : Créer son propre fanzine

Par Bernard (Autre Futur) ; max. 10 participant-e-s. S’inscrire ici.

12 h-14 h : Débat : Retour critique sur l’autogestion yougoslave (1950-1990)

L’expérience ambiguë de « l’autogestion socialiste » en Yougoslavie a, dans les années 1960 et 1970, fait couler beaucoup d’encre dans les courants anticapitalistes cherchant une alternative au modèle soviétique. De par les rapports conflictuels qu’elle a révélé avec l’État et avec l’économie de marché, l’expérience de l’autogestion yougoslave n’a pas fini de nous apporter d’utiles enseignements.

● Catherine Samary (auteure de Le marché contre l’autogestion, l’expérience yougoslave, La Brèche, 1988) ;
● Vladimir Fisera (auteur de Prague, la révolution des conseils ouvriers, Seghers, 1978).

11 h-14 h : ciné-débat : Douce France, la saga du mouvement beur, de Mogniss Abdallah et Ken Fero, 77 min, IM’Média, 1993.

Synopsis : Des affrontements des Minguettes à la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983, de Rock against Police à la lutte contre la double peine, de la lutte des ouvriers arabes dans l’usine Talbot-Poissy au mouvement étudiant de 1986 et aux lois Pasqua… Ce documentaire retrace les temps forts du "mouvement beur" des années 1980. Trente ans après la marche de 1983, ce film est l’occasion d’en faire un état des lieux, de revisiter les mémoires d’un certain nombre d’acteurs et d’exposer la diversité des options prises dans la lutte contre le racisme. Voir des extraits.

Projection suivie d’un débat avec :

● Mogniss Abdallah, coréalisateur du film ;
● Éric Louis, participant à Convergence 84, la « deuxième Marche », en 1984.

14 h-17 h : Atelier : Initiation à l’autodéfense féministe

Un stage axé sur la prévention des situations d’agression et la mise en pratique de défenses physiques simples. Possibilité d’adapter le contenu du stage à la demande des participantes.

Organisé par Irène (AL Orléans) ; max. 20 participantes (non mixte). Pas de tenue de sport nécessaire. S’inscrire ici.

14 h-16 h : Forum : « Auto-organisation et lutte des travailleurs migrants »

Avec, entre autres :

● Bernard Gilles (bureau confédéral CNT-SO) ;
un-e militant-e du syndicat du Nettoyage CNT-SO, qui évoquera la défense des droits des migrants et ses difficultés propres (barrière du langage, racisme…) ;
● Michael Hoare (Comité pour l’avenir des foyers), qui nous parlera de l’enjeu de la rénovation des foyers de travailleurs migrants, et de la lutte des résidents pour le maintien d’espaces de solidarité collective ;
● un délégué du Foyer de travailleurs migrants du Centenaire, qui évoquera l’expérience de ce foyer montreuillois autogéré de facto.

14 h-16 h : Débat : la noblesse des biffins, c’est le recyclage

Traqués par la mairie de Paris, les biffins (chiffonniers) s’auto-organisent contre la misère. Débat avec :

l’Association des marchés économiques locaux individuels et organisés du recyclage (Amelior), qui fédère 200 biffins en région parisienne.

15 h-17 h : Présentation du livre Syndicalistes et libertaires. Une histoire de l’UTCL (1974-1991)

Raconter l’action de l’Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL) dans le syndicalisme des années 1970-1980, c’est raconter la période de « l’insubordination ouvrière » de l’après Mai 68, la lutte contre le recentrage de la CFDT, l’émergence des gauches syndicales, l’irruption des coordinations de grévistes, la formation des SUD… A travers les pratiques du petit groupe d’ouvriers turbulents qui formait l’UTCL, on s’interrogera sur la portée révolutionnaire du syndicalisme d’action directe. Débat avec :

Théo Rival (AL Orléans), auteur du livre ;
● plusieurs anciennes et anciens de l’UTCL.

16 h-18 h : Débat : le logement alternatif, c’est possible. L’exemple du Mietshaüser Syndikat

En Allemagne, il existe une tradition de lieux alternatifs et ouverts dans lesquels s’épanouit une culture alternative. Ces Hausprojekte, terme que l’on pourrait traduire en français par « maisons autogérées », sont à la fois des lieux de vie et d’activités collectives et politiques. Pour renforcer leur indépendance, une structure associative basée à Fribourg, le Mietshaüser Syndikat a imaginé un montage juridique et financier original qui fait sortir de manière définitive les bâtiments du marché immobilier spéculatif. En France, cette initiative a inspiré la création du CLIP, qui se bat pour la propriété d’usage, contre la propriété marchande. Débat avec :

un-e représentant-e du Mietshaüser Syndikat ; 
● un-e représentant-e du CLIP.

17 h-19 h : ciné-débat : Le Champ commun, ensemble on va plus loin, de Marie-Josée Desbois, 26 min, 2012.

Synopsis : La toute jeune coopérative Le Champ commun a ouvert en 2010 une épicerie et un bar-café-concert à Augan (Morbihan). Fort de 96 associés, un groupe de 8 salariés travaille pour créer une alimentation générale de qualité et un lieu de rencontre et de culture en milieu rural. Leur devise : « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Projection suivie d’un débat sur l’auto-organisation de circuits de production, de transformation et de distribution alternatifs, avec :

● Consom’Solidaires,
● la coopérative Le Champ commun,
● la coopérative Minga,
● l’association Andines,
● la coopérative TerraUna.

17 h-19 h : forum « Lutte contre les licenciements et reprise des entreprises »

Avec, entre autres :

● Gérard Cazorla (CGT-Fralib), qui évoquera la lutte des salarié-e-s de l’usine de Gémenos pour la reprise de la production ;
● Laurent Lacoste (Solidaires-Industrie), qui évoquera la campagne pour le droit de veto des CE sur les licenciements collectifs ;
● Une militante d’une entreprise en lutte pour la reprise par ses salarié-e-s ;
● Yannis Androulidakis (revue grecque Rocinante), qui parlera de la « proto-autogestion » dans les entreprises récupérées en Grèce.

18 h-20 h : débat : Le sport (collectif) pour populariser les pratiques autogestionnaires

Avec :

● Nicolas Kssis, militant à la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) et rédacteur à So Foot ;
● Wally Rosell, auteur d’Éloge de la passe, changer le sport pour changer le monde, Éditions libertaires, 2012.

Au terme du débat, rendez-vous sera donné pour une mise en pratique le lendemain matin, avec un match de foot à 7.

21h-22h : Théâtre : Side in/Side out, avec Tom Nanty (compagnie Un jour aux rives)

A la sortie de sa performance de dragking, Tom retrouve le calme de sa loge. Une voix le renvoie aux galères quotidiennes de sa situation de banlieusard. Tom nous fait alors partager ses réflexions sur les inégalités sociales, les travers de l’urbanisme et l’élitisme culturel, pendant qu’il se change après son spectacle et poursuit la transition d’homme en femme. Un dossier sur le spectacle ici. Suivre l’événement sur les réseaux sociaux ici.

Dimanche 9 juin

Lieu : la Parole errante à Montreuil (9 rue François-Debergue, métro Croix-de-Chavaux).

Stands, buvette, animation musicale, vidéos, ateliers, débats… Une centaine de structures participantes.

9 h : match de football à 7

Rendez-vous à 9 heures, « à la fraîche », sur le terrain de foot de proximité Espoir, dans la cité de l’Espoir, à 5 minutes à pieds du site de la Foire à l’autogestion.

Le football à 7 est une version non compétitive du football, davantage fondée sur le jeu, avec équipes mixtes (hommes-femmes, jeunes-vieux…), qui se joue en 2 x 25 minutes, éventuellement même auto-arbitré.

● L’encadrement sera assuré par Nicolas Kssis (FSGT) Wally Rosell (FA).

10 h : ouverture de la Foire à la Parole errante

10 h-19 h : Espaces permanents

● Village du logiciel libre, avec les associations Parinux, la coopérative Cliss XXI (Liévin)…
● Espace enfants avec, cette année : la construction collective d’une cabane proliférante
● Répar’Café sur le thème du petit électroménager : apprenez à réparer vous-mêmes, plutôt que de dépendre du SAV de Darty !
● Atelier Récup’ : apprenez à recycler utilement (et artistiquement) les objets de la vie quotidienne (quelques exemples ici). 
● Atelier d’écriture collective d’un scénario de jeu. Ou comment mettre en place une activité de loisir imaginatif autogérée à travers l’exemple de l’écriture de scénarios. Organisé par la Mare aux diables sur son stand, 20 participant-e-s max. S’inscrire ici.
● Atelier d’autoréparation de vélo, avec l’association Cyclofficine (Ivry-sur-Seine), accueil auto-réparation air-huile, avec mise à disposition de l’outillage de base pour apprendre à réparer soi-même sa bicyclette. Toute la philosophie Do it yourself tient sur deux roues !
● Atelier vidéo : venez avec votre caméra (même un simple appareil photo numérique) et apprenez les bases du cadre vidéo avec Holistic Productions ; 5 à 8 participant-e-s max. S’inscrire ici.

11 h-12 h : L’expérience du Centre autogéré Espace noir, de Saint-Imier (Suisse)

La pratique du centre socio-culturel Espace noir de Saint-Imier, dans le Jura Suisse historique. Nous verrons comment les principes de socialisation du pouvoir, de l’information, de la communication et d’autres principes liés au savoir, à la culture d’entreprise, à la constitution de réseaux, sont appliqués au quotidien par un centre autogéré.

● Par Yves Deconinck (formateur), qui prépare un livre sur cette initiative.

11 h-13 h : forum « Luttes rurales et défense des terres agricoles péri-urbaines »

La« zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est devenue emblématique du slogan « Résister, c’est créer ». Mais ce n’est pas le seul endroit où l’on s’oppose à la destruction des terres agricoles pour de grands projets inutiles. On peut également citer la résistance au projet Europa City, porté par Auchan à Gonesse (Val-d’Oise) ou à la ferme des Bouillons à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Un forum organisé par les Amis de la Confédération paysanne, avec :

Blaise Martin, Collectif pour le Triangle de Gonesse (www.cptg.fr) ; 
Rémy Querbouet, Alternatifs, Collectif d’opposants NDDL ;
un-e représentant-e de la ferme des Bouillons à Mont-Saint-Aignan.

11 h-14 h : ciné-débat : Lorraine-Cœur d’acier : une radio dans la ville de Jean Serres et Alban Poirier , 72 min, 1982

Créée par la CGT en vue de la grande manifestation des sidérurgistes le 23 mars 1979, Paris Radio LCA ne s’est pas cantonné à l’action syndicaliste. Passées les premières semaines d’antenne, les journalistes Marcel Trillat et Jacques Dupont ont choisi de faire tourner leurs micros. Politiques de tout bord, habitants du bassin, femmes d’ouvriers, travailleurs immigrés et même enfants de la cité de fer ont participé à l’aventure LCA. L’antenne était régulièrement brouillée par les forces de l’ordre mais, pendant plus d’un an de lutte, elles ne sont pas venues à bout des habitants du bassin de Longwy qui faisaient bloc pour défendre la radio… Voir un extrait.

Projection suivie d’un débat avec :

Michel Olmi, sidérurgiste, secrétaire de l’UL-CGT de Longwy de 1974 à 1980 ;
● Daniel Cano, de l’association Minga, de Longwy.

12 h-14 h : Rencontre : Monter une entreprise autogérée

Créer une coopérative de production, c’est bien ; lui appliquer une éthique égalitaire et autogestionnaire, c’est mieux. Partage d’expériences, conseils, échanges, avec les coopératives du réseau REPAS :

● la scierie coopérative Ambiance Bois (Creuse),
● la filature coopérative Ardelaine (Ardèche),
● l’épicerie coopérative Le Champ commun (Morbihan),
● la coopérative de communication La Navette (Creuse),
● la boulangerie coopérative La Conquête du pain (Montreuil),
● et d’autres encore…

14 h-16 h : forum « Féminisme et auto-organisation: enjeux et pratiques d’émancipation  »

Le Planning 93 et la bibliothèque grenobloise Antigone présenteront la façon dont ils articulent en pratique féminisme et autogestion, et les implications politiques, dans les contextes où ils agissent. Cela permettra de lancer le débat, qui occupera l’essentiel de la durée du forum. Avec :

● Corinne Mélis (Planning familial 93) ;
● Cécilia (bibliothèque Antigone, Grenoble) ;
● François (bibliothèque Antigone, Grenoble).

14 h-17 h : Atelier : prendre la parole sans prendre le pouvoir

On explorera les comportements et cadres de pensée qui peuvent entraver la libération de la parole, créer des frustrations, de l’aliénation et favoriser les jeux de pouvoir dans un groupe ; et on verra ceux qui favorisent la coopération, l’entraide, la décrispation sur les enjeux de pouvoir/territoire.

Par Adeline (AL), Pascal (LAP) et Jean-Pierre (FRAP) ; max. 15 participant-e-s. S’inscrire ici.

14 h-17 h : Débat sur les monnaies locales et théâtre de l’Opprimé

Avec Michel Lepesant (MOC Drôme) ;
● Création d’une saynète selon la méthode du théâtre de l’Opprimé.

15 h-17 h : Rencontre : L’autogestion… ça ne marche pas toujours !

Débat organisé par le Syndicat unique du bâtiment et des travaux publics (SUBTP-CNT) de la Région parisienne.

Au printemps 2010, le SUBTP-CNT se lance dans l’aventure coopérative avec ses deux camarades travailleurs-coopérateurs en fondant La Belle équipe, une coopérative ouvrière de production dans tous les corps d’état du bâtiment. Il s’agit d’un outil nouveau pour les camarades qui retroussent leurs manches et souhaitent vivre dignement de leur métier, comme pour le syndicat qui peut mettre en pratique ses discours et ses valeurs. La coopérative est fondée sur des statuts clairs, qui placent le syndicat comme légataire en cas de défaillance d’un membre, et lui interdisent de compter des actionnaires non producteurs en majorité, ce qui limite à un seul en l’espèce. Cette coopérative s’insère dans la vie syndicale avec ses actions de formation aux métiers et à la sécurité sur le chantier, avec le placement de militants licenciés pour fait syndical … et reçoit en retour l’appui juridique, pédagogique, logistique et relationnel du SUBTP-CNT. Cette coopérative est depuis fin 2012 en sommeil.

Le SUBTP-CNT propose, en présence de camarades travailleurs-coopérateurs, une intervention et un retour critique sur les points suivants :
a) Histoire et chronologie du projet de la Belle Équipe ;
b) Activités de la Belle Équipe et relations entre les travailleurs-coopérateurs et le syndicat; rôle du syndicat ;
c) Avancement et évolution de la scop (formation, travail sur les chantiers…) ;
d) Analyses et retours critiques sur la mise en sommeil de la scop ;
e) Perspectives pour la création, le développement et la pérennité de nouvelles coopératives dans le bâtiment.

15 h-18 h : Atelier: Brasser sa bière soi-même

« Pensez global, buvez local ! », « Brasser sa bière, un acte révolutionnaire ! » Démonstration pratique, de façon intermittente, sur trois heures, avec :

● la microbrasserie montreuilloise Zymotic, qui désaltèrera la Foire cette année !

17 h-19 h : forum « Autogestion et projet de société »

Comment concevoir une économie postcapitaliste, placée entre les mains des producteurs et des consommateurs ? Selon quels critères décider de qu’il faut produire et comment le répartir ? Autant de questions qui bouleversent les codes actuels de l’économie et notre système de pensée. On cassera donc les codes pour repenser quelques idées fondamentales avec :

● Anselm Jappe, universitaire, un des théoriciens de la « nouvelle critique de la valeur » ;
● Clément Homs, de la revue Sortir de l’économie.

 

De "l’obsolescence programmée" de tout un système…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire avec des tags , , , , , , , , , , , le mai 10, 2013 par Résistance 71

Edito – Monde Libertaire 1705

 

9 Mai 2013

 

Dans un article intitulé « Le cri du grille-pain », Jean-Louis Porquet (Canard enchaîné du 19 septembre 2012) brocardait une société où « les multiples objets manufacturés (surtout en Chine) dont nous ne pouvons plus nous passer sont délibérément conçus pour ne pas durer ». « C’est étudié pour », ajoutait-t-il, citant Fernand Raynaud, un humoriste obsolète du XXe siècle. Porquet concluait en rappelant que « les gadgets jetables menaient à un monde jetable, qu’acheter de la camelote, c’était transformer ce monde en camelote ».

On en convient : quoi de plus paradoxal, inquiétant, nuisible et dispendieux que la gabegie écologique et économique de cette « obsolescence programmée ». Quelques trop rares analystes s’en inquiètent – comme le compagnon Jean-Pierre Tertrais dans ce présent numéro – tandis que les partisans du néolibéralisme ambiant en défendent sournoisement le principe sous prétexte qu’elle favorise la croissance. Croâssance qui – comme chacun est prié de le savoir – serait nécessaire au bonheur consuméro-capitaliste sur terre.

Benoît Hamon était interpellé ce 2 mai par un auditeur du 7/9 de France Inter s’étonnant de sa reculade devant la demande des Verts de légiférer pour condamner la pratique de l’usure programmée. Habilement, le ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la Consommation, a botté en touche. Son gouvernement – contrairement aux allégations de l’auditeur – n’avait en rien renoncé. Il n’allait pas tarder à envisager de pondre une loi garantissant aux acheteurs d’un produit ou d’une machine un temps pendant lequel le constructeur dudit produit sera tenu de mettre à disposition, contre espèces sonnantes bien sûr, les pièces nécessaires au rafistolage de son ratatine ordure ou de sa Clio.

Oubliant de rappeler les marges affriolantes pratiquées par les constructeurs sur la moindre pièce détachée, Hamon insinuait benoîtement que l’usure programmée, à bien y réfléchir, n’était pas si nuisible que ça ; elle favorisait la création et l’essor d’entreprises de réparation – non délocalisables par dessus le marché – générant ainsi de la relance. Ô Tartuffe : voilà comment dans ce monde merveilleux de titatas et de chiffres carambouillés, tombent les faux nez et se retournent les réalités. Il est cependant des obsolescences programmées que les anarchistes appellent de leurs actions et de leurs vœux : celles de la langue de bois, des dieux et des malades de leur foi, des mandats politiques si peu représentatifs, de la professionnalisation du politique, des cupides et égoïstes appétits de pouvoir qui déflorent tous les groupes humains, de la main invisible du marché, de la meurtrière théologie du capitalisme… On en passe et des meilleures.  

Résistance politique: Esquisse d’un modèle de société juste et égalitaire…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , le mai 1, 2013 par Résistance 71

Organisons la convergence pour un autre futur

 

Pierre Bance

 

Avril 2013

 

Url de l’article original:

http://www.autrefutur.net/Organisons-la-convergence-pour-un

 

Voici le mois de mai. Celui de la Commune et des espoirs déçus. Celui de la grève générale et du rêve général de 68. La révolution paraît si loin… Dans un premier texte ici publié en septembre 2012, Pierre Bance a lancé un appel « Pour un projet anarchiste de la convergence », « anarchiste » entendu comme essence du communisme (http://www.autrefutur.net/Pour-un-p…). Dans le présent texte, il explique pourquoi la convergence ne peut se résoudre que dans une organisation nouvelle, autre chose qu’un parti politique, autre chose qu’un syndicat bureaucratique. Quand le monde change, il faut changer nos catégories de pensées pour concevoir un support efficace de l’émancipation et de la libération, pour qu’un autre futur ne soit pas qu’un songe dont s’accommodent la domination et l’aliénation de l’État et du capital.

Comme le précédent, ce texte n’engage pas le site un Autre futur mais en alimente la raison d’être : favoriser l’échange entre toutes les composantes anticapitalistes, syndicalistes, libertaires, anti-autoritaires, autogestionnaires du mouvement ouvrier et révolutionnaire.

 

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Texte de Pierre Bance, syndicaliste, journaliste indépendant

Les révolutionnaires sont enfants de Sisyphe. Un Sisyphe heureux, sans fatalisme. Un échec, dix échecs ne les désespèrent pas. Le texte « Pour un projet anarchiste de la convergence » est venu s’échouer ici en septembre 2012. D’autres avant connurent le même sort [1]. D’autres suivront. Á force de frotter les silex de la mémoire des vaincus, la plaine finira par s’embraser. Alors, la flamme émancipatrice ne sera qu’un feu de paille si rien n’est prévu pour l’entretenir car on ne combat pas les légions capitalistes en ordre dispersé mais avec une autre intelligence de l’ordre garantissant autonomie et efficacité. Autrement dit, si l’appel à la convergence est à renouveler sans répit, « il nous manque une force organisatrice dotée d’une pensée politique capable de donner un sens à l’action » [2]. Et qui sera le cratère d’où naîtra la société communiste. C’est l’objet de cette deuxième contribution.

Ceux qui donneront vie à cette ambition ne sont pas des personnes indéterminées qui spontanément, par l’effet d’un événement soudain, décideraient de s’associer. Seuls des militants syndicaux, politiques, associatifs sont en mesure de mettre en branle le processus de rencontres et de débats sur un tel projet. Ils se connaissent, ils ont de l’expérience, ils ont agi ensemble, ils partagent plus d’accords que de désaccords ; il ne leur reste plus qu’à se débarrasser de leurs préjugés idéologiques. S’ils ne bougent pas, c’est que la volonté n’existe pas et chacun continuera de jouer les figurants sur une scène où l’État et le capital poursuivent leur exploitation sans perturbations durables. La gauche anticapitaliste restera prise au piège de la démocratie parlementaire qui lui ôte toute légitimité à prétendre changer la société.

Si une volonté convergente existe, la question de l’organisation surgira puisqu’elle en sera l’aboutissement, le prolongement, le support vivant. Ce texte en propose une esquisse.

Préliminaires

Avant d’envisager la forme et le fonctionnement de l’organisation, il convient d’en fixer les parties prenantes et la problématique de départ.

Les parties

L’union se fera avec tous ceux qui se retrouvent dans les idées d’autonomie des unités de base, de démocratie directe, d’autogestion, de fédéralisme.

Participeront des personnes physiques, des syndicats, des groupes politiques, des associations, des passeurs d’idées, divers collectifs dans une fédération locale d’un type nouveau impliquant la volonté non d’en prendre le pouvoir mais de se fondre dans un ensemble de singularités au fur et à mesure qu’elle se construit, se fortifie.

Plutôt que s’allier sur le plus petit dénominateur commun telles les unions de la gauche, sera recherché tout ce qui est commun, chacun s’efforçant pour apprécier sereinement une idée, une prise de position, une action… de mettre à distance ses opinions, ses présupposés, ses ressentiments. La confiance devra vaincre la culture de la méfiance, mortel héritage des dogmatismes.

La problématique

L’histoire récente montre qu’il est aussi illusoire de s’unir dans un parti sur le modèle social-démocrate ou léniniste que dans un mouvement aux liens si lâches que, récupéré par les partis, les religions, les États, il se réduit à des forums ponctuels. Qu’il est, en fin de compte, ridicule de prétendre révolutionner le monde sans être capables d’en présenter un vecteur efficace portant une alternative crédible.

Alors, comment concevoir une union assez structurée pour ne pas se déliter au moindre grippage ou avec le temps, suffisamment organisée pour peser dans les luttes politiques ou sociales, véritablement consciente de sa vocation à mener vers un autre futur, et qui préserve l’autonomie de chacune de ses composantes ?

Renversons les schémas habituels de raisonnement : c’est parce ses membres préserveront les autonomies locales que l’organisation fédérée sera pérenne, efficace et révolutionnaire. L’autonomie sera la garantie de la solidarité comme dans la société future la liberté sera garante de l’ordre.

Fédéralisme

Autonomie locale et fédéralisme charpentent cette alliance pour l’autogestion que ses ennemis jugent improbable.

L’union locale préfiguration de la commune

Une union locale des diversités sera l’unité de base de l’organisation de la convergence, préfigurant la commune de la société sans État.

Son champ territorial se liera à la densité de la population et aux ressources militantes. Elle couvrira le quartier d’une grande ville, ailleurs un département.

Sa compétence ne se limitera pas à la politique et au social, mais s’étendra aussi à l’économie et à la culture. Aucune expression de la vie ne lui sera interdite.

Déjà, dans bien des endroits, des groupes unitaires sont constitués pour une lutte, une action, un objectif à long terme. Ils vivent ou se maintiennent au travers de liens plus ou moins serrés au gré des circonstances. L’union locale transformera ses relations informelles en relations permanentes et regroupera les activités dispersées.

Chaque union locale aura ses propres statuts et s’organisera comme elle l’entend. Là réside l’essence de l’autonomie. Une autonomie qui n’aura de portée et d’efficience que si elle se fédère avec d’autres autonomies.

Le fédéralisme

Les unions locales se fédèrent entre elles et définissent leurs ententes territoriales jusqu’au plan national et international pour mener des réflexions, engager des luttes, résoudre les problèmes qui concernent cette aire géographique. La liberté d’association doit permettre toutes combinaisons fédératives utiles à l’autogestion, notamment au travers de regroupements fédéraux professionnels, économiques, culturels, etc. qui s’inséreront dans la confédération des autonomies.

Dans chaque fédération, l’autonomie des unions locales sera prépondérante, aucune fédération ne pourra imposer une décision collective à des unions locales participantes ou tierces. Seul leur sera demandé de ne pas entraver la décision collective. Dans un autre futur, les communes résoudront des conflits plus difficiles, imaginons le cas d’une commune qui refuse le passage obligé d’une route sur son territoire.

Du bouillonnement fédératif surgira une vraie vie sociale ou chacun, individuellement et en groupe, s’impliquera dans la décision qui le concerne. L’entrelacement confédéral constituera une force en mesure de contraindre l’État et le capital avant que le premier ne devienne superflu, l’autre sans objet. Cette ambition organisationnelle n’est pas plus démesurée que celle des associations professionnelles, des bourses du travail, des groupements ouvriers divers et des syndicats qui s’unirent en confédération au tournant des 19e et 20e siècles. Une histoire qui nous apprend qu’il ne suffit pas de se fédérer pour se prémunir d’un pouvoir bureaucratique si l’on ne met pas en place des outils qui assurent la démocratie directe.

Démocratie directe

Les unions locales, leurs diverses fédérations, la confédération des autonomies ne vaudront que si elles ne reproduisent pas les pratiques autoritaires et la professionnalisation du mandat présentées, par les apparatchiks, comme des gages d’efficacité alors qu’elles se révèlent être des obstacles aux objectifs de responsabilité, de solidarité, d’émancipation, de libération.

Les outils de la démocratie directe protègent des dérives bureaucratiques, encouragent l’initiative, font vivre et durer les autonomies fédérées. On en donnera un aperçu sachant que d’autres instruments sont possibles, tel le tirage au sort comme mode de désignation, d’autres à imaginer.

► L’assemblée générale de l’union locale est l’expression première de la démocratie directe. Instance délibérative de base de la confédération, elle est souveraine, en ce sens que ses décisions ne peuvent être contestées que par elle-même. Chaque personne physique ou groupement représenté participe aux débats et aux choix selon les modalités qu’elle s’est fixées. Aux divers échelons fédératifs, les décisions sont prises par des assemblées générales d’unions locales représentées par des délégués mandatés. Pour les grandes assemblées générales, les unions locales inventeront des modes de représentation qui préserveront les principes de la démocratie directe. Les moyens modernes de communication faciliteront la tenue d’assemblées générales sans déplacement, la prise de décision par des référendums soumis à tous les adhérents, parfois à tous les habitants concernés comme dans la future fédération des communes libres.

► Le mandat des délégués, quel que soit le niveau de mandatement, sera précis, c’est-à-dire que le délégué mandataire devra respecter les prescriptions de l’assemblée générale mandante soit impérativement, soit dans les limites qu’elle aura définies. Ce mandat est révocable à tout moment dans les formes où il a été donné.

► Toutes les charges de représentation et les tâches administratives, dans toutes les instances de la confédération, seront soumises à rotation. Un délégué ne pourra cumuler des mandats dans la fédération des communes ; il ne pourra non plus cumuler son mandat avec celui d’une organisation extérieure à la confédération. Les missions sociales qui exigent un exercice à temps plein ne devront être attribuées que pour des périodes déterminées non renouvelables. Ainsi seront évités la professionnalisation politique, le leader charismatique, la personnalisation médiatique. Les permanents techniques inévitables à partir d’un certain degré de développement ne devront tenir aucun mandat politique dans la structure fédérale qui les emploie.

Directe, la démocratie permettant à chacun de participer à la décision est, finalement, une chose assez simple et c’est ce qui gêne bureaucrates et politiciens. C’est peut-être aujourd’hui que, partout dans le monde, ses outils sont les plus revendiqués, les plus utilisés pour répondre à l’envie de liberté individuelle et d’autonomie collective. Quand les États et le capital, pour résoudre leur énième crise, étranglent les plus faibles, ce n’est pas rêver qu’en appeler à la responsabilité de chacun, à la nécessité de s’unir au-delà des choix philosophiques, des pures affinités, pour se défendre au quotidien, pour en finir avec la domination et l’aliénation. S’organiser car l’émeute et la révolution spontanée comme l’indignation citoyenne et la « subversion » électorale sont par avance condamnées à l’écrasement par les tenants de l’ordre ou à la récupération par des organisations politiques réinstallant l’oppression étatique.

Les gardiens des dogmes diront que tout cela n’est qu’utopie et en prendront prétexte pour ne pas bouger croyant tenir une vérité qui scelle la division. Les intelligents assèneront leurs abstractions et leur hermétisme pour dénier toute validité scientifique à un projet simpliste. Sur un autre mode, les sceptiques en souligneront l’imprécision et l’imperfection, ils auront raison, ce n’est qu’une esquisse dont il leur appartient d’affiner et d’affirmer le trait. Les initiés diront ne rien apprendre, mais que font-ils ? Les pessimistes afficheront leurs inquiétudes, légitimées par le passé, quant aux blocages pratiques et idéologiques, faut-il pour autant renoncer ? Chacun peut trouver un motif pour ne pas croire en la convergence et à son organisation. Chacun sait qu’avec le maintien du statu quo, c’est l’ensemble du mouvement anticapitaliste, libertaire, anti-autoritaire et autogestionnaire qui se condamne à l’impuissance éternelle.

 

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